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Carnet de balades

IntégréTéléchargement
Carnet
de
balades
commentées par les habitants du quartier
dans le cadre de la concertation sur le projet urbain
Comment
est né ce carnet
de balades ?
Dans le cadre du dialogue citoyen mené par la Ville de Nantes et
du lancement de la concertation préalable à la création de la Zone
d’Aménagement Concerté de Doulon-Gohards, Nantes Métropole
a souhaité associer largement les habitants, associations et usagers
du territoire à l’élaboration du projet urbain pour recueillir leurs
points de vue sur les grandes orientations d’aménagement du
secteur.
Entre décembre 2015 et avril 2016, plus de soixante habitants de
Doulon, résidants des quartiers voisins ou personnes intéressées
par le projet, ont participé à ces temps d’échanges et de
construction partagée. La concertation a été menée auprès de
personnes de profils diversifiés, au sein de 5 ateliers participatifs,
animés par l’agence SCOPIC. La participation du groupe s’inscrit
sur la durée, afin de construire progressivement une vision
commune pour le territoire.
Le premier atelier, du 5 décembre 2015, consistait à poser un
diagnostic en marchant. Répartis en 5 groupes, les habitants ont
arpenté chacun un “fragment” de territoire, identifié par les
urbanistes et paysagistes et disposant d’une identité propre. Sur
ces secteurs, ils ont proposé leur propre circuit de balade et croisé
leurs visions des lieux. Ce carnet restitue, de manière non
exhaustive, les points de vue et les questionnements exprimés
lors de cet atelier. Il invite le lecteur à arpenter ces mêmes espaces
afin de se forger son propre point de vue. Le carnet intègre enfin
la vision de quelques uns des acteurs institutionnels ou associatifs
présents sur le territoire, rencontrés en amont du lancement de la
concertation.
Les grandes lignes
du projet urbain
Doulon-Gohards
180 hectares de périmètre d’étude
avec la préservation et la valorisation
de 100 hectares d’espaces naturels
2500 à 3000 nouveaux
logements projetés
25% de logements sociaux,
30% de logements abordables,
45% de logements libres
4 grands enjeux :
construire
un projet innovant
s’appuyer sur la
centralité existante
fabriquer un projet partagé,
tenant compte de l’identité
de quartier
r enforcer la dynamique interquartier
au sein de Doulon-Bottière
SOMMAIRE
P5 à 24
Doulon Gohards
vu par les habitants
P25 à 27
Doulon Gohards vu par les acteurs
institutionnels et associatifs
/4
Circuit
N°1
Un parcours proposé
par Benjamin, Sophie, Christine,
Mélanie, Jean-Marc, Dominique,
Samir, Jean-Yves, Anaïs, Yves
et Philippe
2,2 km,
0h40 environ
DÉPART :
Angle de la rue Basse Chenaie
et du boulevard du manoir Saint-Lô
1.
ur la rue Jean-Jacques
S
Audubon, on remarque le bâti
résidentiel typique qui
marque l’identité
du quartier.
2.
Au n°7 de la rue Chambellan,
l’entrée de l’EHPAD (Établissement
d’Hébergement pour Personnes Agées
Dépendantes).
Il héberge 80 résidents et propose
un accueil à la journée.
/5
3.
partir de la rue de la Papotière,
À
on rejoint le square Abbé Dérideau
qui jouxte l’école maternelle
Maurice-Macé sur la rue du Pontereau.
“Le square est confidentiel, peu
éclairé et il manque des jeux pour
enfants.”
« Sur la rue du Pontereau,
les vélos, les voitures et les
piétons cohabitent par la force
des choses. »
« “C’est compliqué à la sortie des écoles, il y a
beaucoup de voitures sur les trottoirs.” »
4.
À deux pas de là, le centre
commercial Saint-Lô regroupe
plusieurs commerces. À ses côtés,
la supérette Carrefour City
dispose d’une entrée spécifique
un peu plus loin.
« Le centre commercial
t
et le Carrefour City son
divisés, sans lien entre
les deux pôles, il faudrait
raccorder les deux. »
re uniquement fait
”C’est un cent
pour la voiture.”
5.
n rejoint la place
O
du Vieux Doulon où se tient
chaque dimanche matin un
marché.
“Quand on m’a parlé du bourg à mon arrivée,
je m’attendais à quelque chose de plus chaleureux,
de plus authentique avec des rues pavées.”
Ici, il y a tout mais la place
n’a aucun cachet particulier.
« Il faut sortir du tout bitume, aménager la place pour pouvoir
se poser, installer des bancs sans que cela gène le marché. »
/6
1.
2.
Centre
commercial
du Manoir
Saint-Lô
ÉQUIPEMENTS
DE QUARTIER :
école élémentaire,
église, maison de
retraite
4.
3.
7.
5.
Place du
Vieux Doulon :
commerces,
marché
6.
Ensemble
de logements
ICF
Équipements
sportifs
du RACC
Jardins partagés
Foyer
d’accueil
PARC DU
GRAND-BLOTTEREAU
Ancienne
gare de
triage
/7
fermé
“C’est un secteue. r très re
sur lui-mêm ”
6.
ar la rue de la rivière, on
P
rejoint le secteur des tours
ICF, un bailleur social
historique rattaché à la
SNCF.
7. Par
op
“Ce coin est tr
la
et
l
minéra
résente
végétation pa
tée.”
n’est pas ad p
le boulevard Auguste Peneau,
l’entrée nord du parc du Grand-Blottereau
est à 8 minutes à pied.
« Finalement, sur tout notre
parcours, tout est pensé pour la
voiture, rien pour les piétons et
les vélos ; ces aménagements
n’ont plus de raison d’être
aujourd’hui »
venir
Les questions pour l’a
Comment faire de la place du Vieux Doulon
l’emblème de l’identité du bourg ?
Quelle mise en valeur du pôle commercial ?
Comment faire une place au vélo
et au piéton dans le bourg ?
Quelle liaison verte piétonne et
cyclable vers le parc du Grand Blottereau ?
Q
uel plan de circulation proposer face
à la croissance de population attendue ?
/8
Un parcours proposé par
Denis, Jean,Valérie, Jean-Luc,
Patrick, Jérome, Stéphane,
Yves, Aurélie, Christine et
Jean-Claude
DÉPART :
RUE DE LA PAPOTIÈRE,
ANGLE DE LA RUE SAINTMÉDARD
DE
1. ÀETL’ANGLE
DE LA RUE
LA RUE SAINT-MÉDARD
DE LA PAPOTIÈRE,
L’ACCÈS À L’ANCIENNE FERME DE LA
SAINT-MÉDARD A ÉTÉ SÉCURISÉ.
2.
DEPUIS 2014, LE COLLECTIF «JARDIN DES
RONCES» A INVESTI CETTE FRICHE POUR
LA REMETTRE EN CULTURE DE MANIÈRE
AUTOGÉRÉE, MAIS NON TITRÉE. ON NOTE AU
LOIN LA PRÉSENCE D’UN ANCIEN RÉSERVOIR,
PATRIMOINE TÉMOIN DE LA VOCATION
MARAICHÈRE DES LIEUX.
/9
3.
LE LONG DE LA RUE DE LA PAPOTIÈRE,
LA CIRCULATION EST IMPORTANTE, SANS
AMÉNAGEMENTS PRÉVUS POUR LES PIÉTONS.
ON NOTE UNE BELLE MAISON BOURGEOISE
AINSI QUE D’ANCIENS MURS DE PIERRE.
PEU
4. UN
SERRES
PLUS LOIN, ON APERÇOIT LES
DE L’ANCIENNE FERME DE LA
LOUETRIE.
5.
PLUS LOIN SUR LA GAUCHE, DES CARAVANES
SONT INSTALLÉES SUR UN ESPACE TRAVERSANT,
DONNANT SUR LE RUISSEAU DES GOHARDS.
/10
7.
6.
8.
FERME BERTHO
9.
5.
ÉQUIPEMENTS SPORTIFS
DE LA SAINT-MÉDARD
4.
FERME DE
LA LOUETRIE
3.
INSTITUT
DE LA
PAPOTIÈRE
MURS ANCIENS,
RÉSERVOIRS
FERME DE LA SAINT-MÉDARD,
FRICHE HABITÉE,
CIMETIÈRE DU VIEUX DOULON
(en face)
2.
1.
/11
6. ON
DE
PASSE DEVANT L’INSTITUT DE LA PAPOTIÈRE, LIEU D’ACCUEIL
JEUNES EN RÉINSERTION. À NOTER LA QUALITÉ DU BÂTIMENT
PRINCIPAL. À L’EMBRANCHEMENT SUIVANT, ON TROUVE L’ANCIENNE FERME
BERTHO, DOTÉE D’UN RÉSERVOIR D’EAU REMARQUABLE.
7.
ON EMPRUNTE À GAUCHE LA RUE DES
CHAUPIÈRES AVANT DE LONGER LE CHEMIN
AMÉNAGÉ LE LONG DU RUISSEAU DES
GOHARDS. A PROXIMITÉ, LES JARDINS
FAMILIAUX MUNICIPAUX DES CHAUPIÈRES,
UNE PARCELLE MISE À DISPOSITION PAR
SA PROPRIÉTAIRE ÂGÉE.
8.
9.
LE LONG DU RUISSEAU,
CERTAINS SECTEURS SONT
SALES AVEC DES DÉPOTS
SAUVAGES.
ON REJOINT LES ÉQUIPEMENTS DE LA SAINT-MÉDARD :
TERRAINS DE FOOT, STAND DE TIR À L’ARC DES ARCHERS
DE DOULON.
venir
Les questions pour l’a
Comment aménager autour des Gohards, tout
en ménageant les habitants déjà en place ?
Quel schéma de déplacement pour éviter
l’engorgement du quartier et sécuriser les axes
principaux dont la Papotière ?
/12
Quelle destination pour les bâtiments
existants acquis par la collectivité, notamment
les anciennes fermes ?
Le projet proposera-t-il suffisamment
d’espaces pour faciliter le vivre-ensemble :
squares... ?
Un parcours proposé par Delphine, Antoine, Grégory,
Bernard, Hervé, Fabienne, Johan, Pascal, Catherine,
Marcel, Gabriel, Nolwenn et Aurélien
ANGLE DE LA RUE
JEAN-JACQUES AUDUBON
ET DE LA RUE BASSE CHENAIE
L’ENTRÉE SUR LES TERRAINS DE
LA SAINT-MÉDARD SE FAIT PAR
LA RUE DU PONTEREAU (ACCÈS PRIVÉ).
ON TRAVERSE UN PREMIER TERRAIN DE
FOOTBALL EN HERBE. APRÈS LA HAIE,
LE TERRAIN SYNTHÉTIQUE OÙ JOUE LE
RACC.
1.
“Le terrain en herbe
est très souvent inondé .”
“Ici, le ruisseau des Gohards
a été busé et passe en limite de parcelle “
2.
AU BOUT DU TERRAIN SYNTHÉTIQUE,
UN PASSAGE DANS LE GRILLAGE PERMET
D’ACCÉDER AU RUISSEAU DES GOHARDS.
SUR LA DROITE, LE STAND DE TIR DU
CLUB DES ARCHERS DE DOULON.
« Ce passage est très emprunté,
notamment par les résidents du
nord du quartier, pour aller au
marché du Vieux Doulon le dimanche
matin par exemple. »
/13
3.
LE LARGE ESPACE NATUREL ENTRE
LES GOHARDS ET LES LOTISSEMENTS
EST ENHERBÉ AVEC QUELQUES RONCIERS.
“Ici, c’est vraiment la
nature, il y a même des
lapins”.
“C’est un endroit traversé par des centaines
de gens chaque jour.” »
4.
LE CHEMIN REJOINT LES LOTISSEMENTS
RÉSIDENTIELS, PUIS CHEMINE LE LONG
DE CES LOTISSEMENTS.
« Ici, les gens ont voulu habiter un
quartier résidentiel, calme, il faudra
faire attention à la cohabitation avec
les futures constructions. »
/14
Jardins familiaux
des Chaupières
4.
5.
6.
3.
2.
Ruisseau des
Gohards
boisements,
promenade
7.
8.
Équipements
sportifs de la
Saint-Médard
1.
9.
Mail HarounTarzieff,
écoquartier
Bottière-Chénais
/15
5.
« Ce sont les habitants qui ont mis les
gravillons car c’était un chemin en terre
et boueux. »
ON NOTE UN BOUT DE RUE GRAVILONNÉ.
“Beaucoup de voies d’accès sont privées.”
6.
À L’EMBRANCHEMENT SUIVANT, ON PREND À
DROITE SUR LE CHEMIN DES CHAUPIÈRES
DANS UN SECTEUR PLUS BOISÉ. ON NOTE SUR
LA DROITE UN BÂTIMENT ABANDONNÉ ET TAGUÉ.
“Ce secteur est plus négligé, c’est un peu la zone.”
8.
AU BOUT DU CHEMIN, ON RETROUVE LE
PASSAGE DANS LE GRILLAGE DE LA SAINTMÉDARD AVANT DE RÉCUPÉRER L’ACCÈS PUBLIC
VERS LA PLAINE DE JEUX SPORTIFS.
“Ici, des arbres ont été plantés.”
« "Par le chemin des Chaupières, on accède aux Gohards en venant du sud du quartier mais ce
n’est pas signalé au public." »
7.
ON RETRAVERSE LE RUISSEAU SUR UN PONT
MÉTALLIQUE AVANT DE REJOINDRE UN
CHEMINEMENT PUBLIC, RÉCEMMENT AMÉNAGÉ AU
SUD DU RUISSEAU.
9.
DE RETOUR DANS LA RUE AUBUDON, ON
RETROUVE LE POINT DE DÉPART EN BORDURE
DE L’ÉCO-QUARTIER BOTTIÈRE-CHENAIE.
“Elle est vraiment étroite cette rue
Audubon, pas facile de se croiser.”
venir
Les questions pour l’a
/16
Comment assurer une transition douce entre habitat
existant et nouvelles constructions ? Comment garder
une forme d’unité au quartier ?
Quelle desserte routière pour ce secteur aujourd’hui
enclavé et coupé par le ruisseau des Gohards ?
Comment traiter la présence des lignes haute
tension ?
Est-il intéressant de rouvrir le ruisseau des Gohards
busé pour prolonger la coulée verte ?
Un parcours proposé
par Philippe,
Véronique, Pascal,
Anthony, Jean-Michel,
Sophie, Brice,
Valéria, Denis,
Madeleine, Bertrand,
Hubert et Joseph.
ROUTE DE
SAINTE-LUCE, AU COLLECTIF
QUAI DES CHAPS.
1.
SUR CET ESPACE MIS À DISPOSITION
PAR NANTES MÉTROPOLE, LE COLLECTIF
QUAIS DES CHAPS REGROUPE QUATRE
COMPAGNIES RÉSIDENTES (MOBIL
CASBAH, MABOUL DISTORSION, MADAME
SUZIE PRODUCTIONS, SWEATLODGE). IL
ACCUEILLE ÉGALEMENT DES COMPAGNIES
EN RÉSIDENCE.
"Cette implantation donne maintenant une
certaine identité au secteur, notamment avec l'ouverture ponctuelle du site au public".
EN LONGEANT UN VIEUX MUR DE PIERRE,
ON REMONTE SUR LA DROITE LA RUE
DE LA PAPOTIÈRE JUSQU’AU PONT DU
PÉRIPHÉRIQUE.
2.
« Ici, le bruit est très présent avec
la proximité du périphérique. »
« Comment imaginer que
l’on puisse habiter là avec ce
bruit ? »
/17
SUR LA GAUCHE, ON EMPRUNTE UN
CHEMIN AMÉNAGÉ AVEC DES BANCS. PUIS
LE CHEMIN LONGE LE RUISSEAU DES GOHARDS
QUI FRANCHIT LE PÉRIPHÉRIQUE SOUS UN
PONT.
3.
“C’est très nature et plutôt rustique.”
« En même temps, on n’entend pas les oiseaux. »
“Le ruisseau des Gohards se prolonge au sud
du périphérique mais il n’y a pas de continuité
piétonne.”
VERS LE NORD, LES POINTS DE VUE AU LOIN SONT
NOMBREUX ; ON DISTINGUE LA FERME DU BOIS DES
ANSES. À L’ARRIÈRE DE CELLE-CI, 34 PARCELLES DE
JARDINS FAMILIAUX MUNICIPAUX ONT ÉTÉ AMÉNAGÉS.
4.
“Avant, il y avait des maraichers ici, aujourd’hui ça semble plutôt en friche.”
"Ces perspectives paysagères larges sont intéressantes, ça
donne un côté très ouvert".
5.
ON CHEMINE ENSUITE VIA UN PARCOURS
PIÉTON AMÉNAGÉ À LA LISIÈRE DE
SAINTE-LUCE SUR LOIRE, EN BORDURE
DU RUISSEAU DE L’AUBINIÈRE
“Ici, c'est propre et bien entretenu.”
/18
CENTRE-BOURG
DE SAINTE-LUCE,
MARCHÉ
ZONE D’ACTIVITÉ
NANT’EST
ENTREPRISES
MAISON DE
RETRAITE
7.
6.
1.
COLLECTIF
QUAI DES CHAPS
2.
JARDINS PARTAGÉS
DU BOIS DES ANSES
3.
FERME DU BOIS
DES ANSES
5.
4.
/19
6.
ON PASSE DEVANT UNE MAISON DE RETRAITE
AVANT DE RETROUVER LA ROUTE DE SAINTELUCE : SUR LA DROITE LA RUE REJOINT
LE BOURG DE SAINTE-LUCE ET SON MARCHÉ
DU SAMEDI MATIN, SUR LA GAUCHE EST
IMPLANTÉE LA ZONE ÉCONOMIQUE NANT’EST
ENTREPRISES.
EN REPRENANT À GAUCHE, ON SURPLOMBE
UNE GRANDE PARCELLE EN FRICHE QUI
PART EN PENTE DOUCE VERS LES JARDINS
FAMILIAUX ET LA FERME DU BOIS DES ANSES.
PLUS LOIN, UN ANCIEN MUR
DE PIERRE.
7.
« Ici, le bruit est plus limité,
on voit mieux des constructions
se développer là ».
de ce secteur,
“En même temps, l’intérêt
ines : il faudrait
ce sont les perspectives lointa
.”
limiter les barrières visuelles
/20
Les questions
pour l’avenir
omment aménager au mieux pour masquer le bruit
C
du périphérique proche?
Quel usage et quelle mise en valeur pour la ferme
du Bois des Anses ?
Comment conserver des perspectives paysagères ?
Comment faciliter les déplacements et créer du lien
entre le bourg de Sainte-Luce et Doulon-Gohards ?
Quel devenir pour le collectif Quai des Chaps au sein
du projet Doulon-Gohards ?
UN PARCOURS PROPOSÉ PAR
ANNE, FRANÇOISE, ABDELOUMAB,
GERMAIN, EMMANUEL, NICOLAS,
MARIE-RENÉE, DIDIER, PASCALE ET CLAUDE
RUE DE LA RIVIÈRE,
LE LONG DU STADE DE FOOTBALL.
1.
« Ici, c’est le quar
tier
des cheminots. Il
y a
beaucoup de propriét
és
de la SNCF dans
le secteur, dont ce
stade de football. »
2.
ON REMONTE LA RUE DE LA RIVIÈRE VERS
LE PONT DES AMÉRICAINS QUI FRANCHIT
UN TRÈS LARGE FAISCEAU DE VOIES FERRÉES.
C’EST L’ANCIENNE GARE DE TRIAGE DE DOULON,
FERMÉE DEPUIS 1995.
"Là, c'est le bout. Le projet Doulon Gohards s'arrête ici.
C'est un secteur en limite".
“Dans les années 2000, il y avait un projet de station
multimodale pour limiter l’entrée des camions dans la ville.
Mais ça n’a pas abouti".
/21
SUR LA GAUCHE DU CHEMIN DES
AMÉRICAINS, ON NOTE LA LIGNE À
HAUTE TENSION ET UN TERRAIN REMBLAYÉ.
3.
« Avant, ici, c’était des équipements
sportifs. Maintenant, ça sert de dépot
de matériaux ».
“Quand il pleut, c’est un vrai lac”.
AU CROISEMENT DE LA RUE SAINT MÉDARD,
LES FOSSÉS SONT REMPLIS D’EAU ET UNE
MAISON EST ABANDONNÉE.
4.
« Ici, on se croirait vraiment à la campagne ».
“Sur le secteur, il y a
plusieurs terrains en
friche, c’est un peu
délaissé avec des dépots
sauvages”
“L’eau des fossés ne peut pas
s’écouler, elle bute
sur les remblais
des voies de chemin de fer”.
« Quand il pleut,
la rue est fermée
à la circulation,
au moins 3 mois
« Ce n’est pas
par an ».
facile de se projeter,
d’imaginer l’avenir
sur un secteur
dans un tel état
aujourd’hui ».
5.
A L’EMBRANCHEMENT DU CHEMIN DU MOULIN DES
MARAIS, LES BAS-CÔTÉS SONT GORGÉS D’EAU.
6.
UN PEU PLUS LOIN SUR LA DROITE,
UNE ENTREPRISE DE TRAVAUX PUBLICS.
« Ici, la ville s’approche des entreprises ».
/22
“C’est important que cette activité ne soit
pas cachée : on se rend compte de ce dont
on a besoin pour que la ville se développe.”
INSTITUT
DE LA
PAPOTIÈRE
7.
6.
8.
ACTIVITÉS
ENTREPRISES
5.
9.
LES JARDINS
POTAGERS
10.
VÉGÉTATION DES
MILIEUX HUMIDES
É
R
AM
IN
DE
S
3.
IC
AI
NS
4.
C
HE
M
1.
2.
LE PONT DES
AMÉRICAINS
ÉQUIPEMENTS
SPORTIFS
DU RACC
/23
À L’EMBRANCHEMENT SUIVANT,
PLUSIEURS CARAVANES SONT
INSTALLÉES
7.
“Sur tout le
secteur, il y a
de nombreuses
occupations
illégales”.
8.
SUR LA DROITE LE LONG DE LA RUE DE LA NOË
GARREAU, ON NOTE UN HAUT MUR DE PIERRE.
“Derrière, c’est le domaine de la Papotière.”
“Ce mur referme vraiment le secteur sur lui-même et renforce l’idée
que l’on est à l’écart.”
9.
PLUS LOIN, DERRIÈRE DES PALISSADES
DE TÔLE, ON REMARQUE DES JARDINS
POTAGERS ET DES BARRAQUEMENTS
HABITÉS.
“Lorsqu’on aménagera, il faudra penser au devenir
des personnes qui vivent ici.”
« Finalement l’identité de ce secteur,
ce sont vraiment les espaces
informels ».
À L’EMBRANCHEMENT DE LA RUE JULES
COTTIN DE MELVILLE, ON RETROUVE UN
SECTEUR DE LOTISSEMENT.
10.
“Ici, la villetiscosemmmenents ce,
avec ses lo ences”.
et ses résid
/24
venir
Les questions pour l’a
omment faire pour que cet espace ne soit
C
plus à l’écart, un secteur retiré et renfermé
sur lui-même ?
Comment conserver et mettre en valeur
les multiples zones humides et vertes ?
Comment faire évoluer le secteur tout en
tenant compte du devenir des habitats
informels / précaires (gens du voyage,
habitants des baraquements...) ?
PAROLES D’ACTEURS
DU QUARTIER.
INSTITUTIONNELS, ASSOCIATIFS
En amont du lancement de la concertation autour du projet
Doulon-Gohards, une série d’acteurs institutionnels et
associatifs du quartier ont été rencontrés et interrogés sur
leur vision du territoire. Les pages suivantes présentent des
propos issus de ces entretiens, sans en constituer le
compte-rendu exhaustif.
« Avant ici, il y avait des vaches et des maraichers. Les cheminots
ont apporté ensuite de la mixité. Aujourd’hui Doulon est un
quartier très vivant avec une culture associative forte qui marque
d’ailleurs tout l’Est nantais. Le quartier est à l’articulation entre
Nantes et Sainte-Luce sur Loire, avec un parcours résidentiel
classique de Nantes vers Sainte-Luce. Mais en terme de transports,
on est quand même un peu au fond à droite avec un manque de
liaisons performantes ».
Jean-Bernard Lugadet, Jérôme Dyon,
et Marc Lefebvre de l’association ANDE
et Maurice Liscouet de l’association
Clémentine
L’association nantaise Déplacements
Environnement (ANDE) et l’association
lucéenne Clémentine sont toutes membres du
collectif transport qui fédère les associations
nantaises en lien avec les questions de
déplacements, interlocuteur de Nantes
Métropole en matière de transport.
Anthony Delamarre, Nicolas Archambeaud
et Madeleine Roussel de l’Amicale Laïque de
Doulon
L’amicale laïque de Doulon est une association
d’éducation populaire créée en 1929 qui
développe une offre sportive et en direction
des écoles du quartier. Elle compte plus de 500
adhérents.
« Il est important de penser ce quartier dans un territoire plus
large. Le secteur est traversé de deux faisceaux ferroviaires avec
la question intéressante du devenir de l’ancienne gare de triage.
Pourquoi ne pas imaginer une halte ferroviaire sur la prairie de
Mauves ? Dans tous les cas, une seule desserte par bus semble
insuffisante. Il faut aussi faire attention à ce que le périphérique
ne soit pas un mur qui coupe le projet. »
« Nous voyons ce quartier plutôt comme un lieu de résidence
qu’un véritable lieu de vie. Seule la place du Vieux Doulon est
plutôt vivante et animée. Certains de nos élèves fréquentent le
Vieux Doulon mais ils restent globalement dans l’enceinte du
lycée car les commerces proposés ne leurs correspondent pas.
Une partie des élèves de la cité scolaire sont issus de la
communauté des gens du voyage implantée sur le quartier. »
Jean-Emmanuel Fauché, proviseur du lycée
de la Colinière et Régis Hurez, principal du
collège de La Colinière.
La cité scolaire accueille 1800 lycéens et 300
collégiens sur un site de 13 hectares en limite
ouest du quartier. Elle dispose d’équipements
sportifs de premier plan dont un gymnase
utilisé par les associations de quartier.
/25
Cyril Allain, directeur de la Maison de quartier
jusqu’à fin 2015.
La Maison de quartier héberge un centre de
loisirs ACCOORD ainsi que 27 associations du
quartier. Elle dispose d’une salle de spectacle
et d’un studio de musique, qui rayonnent au
delà du quartier.
« Il y a sur le quartier un véritable esprit village, de l’entraide,
de l’intergénérationnel, les personnes âgées comprennent la
nécessité de garder de la place pour les jeunes. Le quartier
dispose d’une dynamique associative très forte avec des
associations ancrées depuis longtemps. D’autres sont plus
émergentes mais peuvent gagner un public local, comme Quai
des Chaps. La maison de quartier est un lieu très fréquenté et
bien repéré sur le plan culturel, son projet est avant tout
convivial. »
« Notre installation sur ce site est le fruit du hasard au départ.
Les habitants nous connaissent peu car nous ne savons pas si
notre installation se pérennisera. Depuis 2013, nous ouvrons
ponctuellement notre lieu au public pour des soirées, cabarets...
Si le Pôle des Arts Nomades venait à voir le jour sur le quartier,
il nous permettrait de nous ouvrir plus largement au territoire et
à ses habitants ».
Bernard Legendre, Philippe Gicquel et Didier
Aubert de La Saint Médard.
L’association regroupe 1400 adhérents dans
9 sections sportives. Elle occupe un site de
18 000 m2 en bordure du ruisseau des
Gohards.
« Il y avait une rivalité historique entre cheminots et maraichers
au sein du quartier de Doulon, incarnée par l’existence de deux
associations sportives, le RACC et la Saint-Médard. Cette rivalité
n’existe plus mais il est nécessaire de respecter cette identité
historique en conservant deux clubs. Notre identité est liée à
notre implantation au cœur du quartier, avec la présence de
notre foyer ouvert 7 jours sur 7, nous sommes aussi un acteur
social important. Notre souhait est de rester sur ce site ».
« Historiquement, l’Institut de la Papotière a peu de lien avec le
territoire : il est peu connu des habitants. Plusieurs outils
pourraient nous permettre de prendre notre place sur le
territoire : la mise à disposition de notre gymnase ou encore
l’ouverture d’un nouveau restaurant d’application. Nous
disposons sur le site d’une section de maraichage qui alimente
notre cantine. En été, une partie de la production est donnée aux
Restos du Cœur. »
/26
Valéria et Mario (Maboul Distorsion), Sylvain
(Madame Suzie) et Brice (Mobil Casbah),
membres du Collectif Quai des Chaps.
Quai des Chaps regroupe 4 associations et
accueille 10 à 20 compagnies circassiennes en
résidence chaque année. Il porte un projet de
création d’un Pôle des Arts Nomades (PAN),
à la fois lieu de résidence, de répétition et de
formation des compagnies mais aussi espace
d’accueil du public.
Béatrice Grinda, directrice de l’institut de la
Papotière
Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique
(ITEP) de l’association Moissons Nouvelles. Il
accueille une soixantaine de jeunes sortis du
système scolaire.
Andrée Forget et Luc Béranget de
l’Association de Quartier de Doulon.
L’association regroupe 300 adhérents autour
du théâtre, d’ateliers d’écriture et d’arts
plastiques. Elle propose ses activités à la salle
festive du parc du Grand Blottereau.
« Le quartier était historiquement plutôt populaire mais
aujourd’hui, c’est plutôt un quartier aisé. D’un quartier vieillot
dans les années 70, on est passé à un secteur en mouvement, très
dynamique, avec des jeunes qui rénovent les maisons anciennes.
Le parc du Grand Blottereau reste un des points forts du secteur.
La place du Vieux Doulon est aussi un repère à conserver. »
« Ce quartier dispose d’un milieu naturel de qualité, des zones
humides de part et d’autre de la voie ferrée, de zones boisées à
proximité du ruisseau de l’Aubinière. Le ruisseau des Gohards
constitue aussi un véritable corridor écologique. Le projet devra
tenir compte du milieu naturel existant et faire venir une
biodiversité adaptée aux constructions. »
Olivier Ganne , secrétaire Loire Atlantique de
Bretagne Vivante
Bretagne vivante est une association régionale
à l’échelle de la Bretagne et de la Loire
Atlantique dont le siège se situe sur le quartier
de Toutes Aides. Elle compte 3000 adhérents,
dont des habitants du quartier.
Dans le cadre du projet et de la concertation,
d’autres acteurs et associations du quartier ont
été rencontrés.
C’est notamment le cas du RACC (Racing
Athlétic Club Cheminots), club sportif historique
de Doulon, dont les équipements se situent au
sud du quartier, en bordure des voies ferrées.
Textes : Claire Lelong
Illustrations : Denis Clavreul
Photos polaroïdes : les membres
du panel de concertation du projet
Doulon-Gohards
Photo : Roberto Giangrande
Cartographies : SCOPIC
Conception-création : Double Mixte
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