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Bien vieillir chez soi

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Bien
en
vieillir
chez
h soi
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Bien
en
vieillir
chez
h soi
Introduction
Vivre chez soi est le souhait de la plupart des Français ; 9 français sur 10, âgés
de plus de 45 ans, l’ont déclaré dans un sondage pour le Parisien.
Plus de 90 % des séniors de 60 ans et plus vivent à domicile et l’immense
majorité d’entre eux souhaite vivre à domicile le plus longtemps possible.
Mais l’âge venant, les difficultés augmentent pour faire les gestes du quotidien,
comme se déplacer, se laver, se coucher…
Cette perte de mobilité avec l’avancée en âge peut entraîner des conséquences :
chutes, inactivité, perte de mobilité, sentiment d’insécurité…
Avec les années, votre champ d’action risque de se réduire. Il peut donc être
utile d’anticiper ce nouvel état.
Le choix de rester chez soi ne s’improvise pas. Pour garder une vraie qualité
de vie en terme de confort et de mobilité, ce choix doit être préparé en amont et
associer une réflexion plus large sur l’habitat et l’environnement, la santé et le
lien social.
Décider de ne pas quitter son domicile, son quartier, ses amis, est un choix légitime.
En effet, le logement que l’on habite, souvent depuis de longues années, est un
lieu chargé d’histoire.
Il existe aujourd’hui quantité d’astuces, d’aménagements, de moyens de
prévention et d’organismes pour faciliter votre quotidien et vous permettre
de rester chez vous le plus longtemps possible.
1- Pourquoi aménager
et sécuriser son logement ?
La prévention des chutes
C’est devenu un enjeu de société. 6 % seulement des logements sont adaptés à
la vie quotidienne de personne en perte d’autonomie.
La moitié des personnes qui chutent vont faire des chutes répétitives. Plus la
personne est dépendante et plus le risque de chute augmente.
Lorsque la chute est responsable de fracture, il s’agit dans la majorité des cas
d’une fracture de l’extrémité supérieure du fémur.
Outre le risque de décès et de fracture l’impact psychologique de la chute peut
être majeur. La peur de tomber existe chez de nombreuses personnes âgées
avant même la première chute. Cette peur est majorée chez les personnes ayant
des troubles de la marche.
La chute entraîne souvent une perte de confiance en soi et une angoisse.
Facteurs de risque d’une chute
• L’âge : une personne sur trois de plus de 65 ans et une personne sur deux
de plus de 80 ans chutent au moins une fois dans l’année.
• Diminution des activités de la vie quotidienne.
• Trouble de l’équilibre et de la marche.
• Désorientation spatiale.
• Pathologies : maladies de Parkinson, d’Alzheimer et démences apparentées.
• Pathologies du pied et des chevilles : déformations, cors, mauvaises chaussures.
• Troubles visuels et auditifs : mauvaise perception de son environnement ;
• Traitements médicamenteux (au-delà de 4) et plus particulièrement certains
médicaments comme les somnifères, les anxiolytiques, antidépresseurs
et neuroleptiques.
• Le domicile : rôle prépondérant dans 30 à 50 % des chutes.
Interventions recommandées
Pratiquer une activité physique et faire fonctionner sa tête : marcher, sortir, échanger.
• Travailler l’équilibre et la marche (atelier équilibre, kinésithérapie).
• Corriger les troubles visuels et auditifs.
• Porter une attention particulière à ses pieds : pédicure, chaussures adaptées.
• Discuter de votre traitement avec le médecin traitant : signaler au médecin
les effets secondaires indésirables observés au niveau des traitements
médicamenteux.
• Repérer les zones à risque de votre logement et aménager votre domicile.
• Porter une téléassistance surtout si vous êtes isolés au domicile.
2- Votre logement est-il bien adapté ?
Comment repérer les zones à risque ?
Quoi faire ?
L’aménagement du logement et le choix d’un environnement adapté sont
indispensables pour continuer à vivre chez vous car ils contribueront à préserver
votre autonomie et votre liberté d’aller et venir.
Essayer de penser globalement et non au coup par coup avant de démarrer
des travaux tant que vous êtes valides et sans attendre le premier problème car,
selon la situation, le chantier peut prendre entre 1 et 6 mois.
C’est entre 60 ans et 70 ans que tout se joue car, ensuite, vous n’aurez peut-être
plus le courage de vous lancer dans de grands travaux.
Pensez aussi à l’environnement autour de votre logement. Si votre logement est
accessible et sécurisé, vous n’aurez aucune appréhension à sortir de chez vous.
La qualité de vie passe aussi par aller chez le boulanger, chez le coiffeur, au club
des aînés, à la pharmacie…
Accéder à son logement c’est pouvoir entrer chez soi en sécurité et en sortir
pour maintenir des relations sociales et préserver une autonomie.
• Accès de plain-pied avec des allées extérieures planes et non glissantes.
• Si l’accès au logement se fait par un escalier, il peut être équipé de
mains courantes de chaque coté des marches, d’un plan incliné pour
supprimer quelques marches, d’un monte escalier ou d’une plate-forme
élévatrice.
• Ouvrir le portail d’entrée sans obstacle et sans frottement.
• Faciliter l’accès aux espaces et éléments extérieurs (boite aux lettres,
poubelles, jardin…).
• Eclairage suffisant : pas de zones d’ombre, contrastes de couleurs, système
de détecteur de présence.
• Visiophone, système de sonnette avec flash (sécurité visualisation,
problèmes visuels/auditifs).
• Se sentir en sécurité ; la porte d’entrée peut être équipée d’un judas,
entre-bailleur ou interphone.
Salle de bains-WC
Aménagement nécessaire pour sécuriser l’accès à la douche, à la baignoire, au
lavabo et garder une hygiène de vie.
• Si l’accès à la baignoire n’est plus possible, une douche de plain pied avec
siphon de sol ou un bac extra plat peut être envisagé. Cette solution se
montre la plus fonctionnelle et très esthétique.
• Sol antidérapant, tapis antidérapant dans la douche ou la baignoire.
• Poser des barres d’appui dans la douche et les WC.
• Des aides techniques existent pour effectuer sa toilette en position assise :
planche de bain, siège de bain pivotant, siège élévateur. Un fauteuil
de douche devant le lavabo avec un miroir inclinable permet de se raser,
de se coiffer en position assise.
• Paroi amovible permettant un accès complet à la douche.
• Mitigeur thermostatique avec commande à levier.
• Eclairage suffisant et prise accessible.
• La pose d’un rehausseur de toilette ou d’un WC surélevé facilite les transferts.
• Serviettes et objets de toilette accessibles.
Cuisine
Des aménagements peuvent être envisagés pour rendre la cuisine fonctionnelle,
sécurisée et permettre une continuité des activités de tous les jours.
• Aménager des plans de travail dégagés avec la présence des objets
courants accessibles autour de celui-ci. Espace vide sous le plan de travail
ou l’évier pour effectuer des taches en position assise.
• Eviter le port de charges lourdes : table sur roulettes pour poser les charges
et les déplacer.
• Réaménager les aliments et les ustensiles dans les placards.
• Appareils électroménagers accessibles (four, micro ondes….).
• Installer des prises électriques à hauteur et autour du plan de travail.
• Sécuriser les espaces de cuisson (coupure automatique, plaques électriques
à la place d’une gazinière).
• Mitigeur à levier et/ou douchette étirable à la place des robinets classiques.
• Aides techniques possibles pour la prise et la préparation des repas.
Chambre
Lieu qui doit être confortable, bien agencé et sécurisé.
• Un lit à bonne hauteur (45-50 cm) avec un matelas ferme facilite les transferts
pour se lever et se coucher. Lit électrique avec relève buste.
• Accès de chaque coté du lit.
• Avoir un téléphone près du lit.
• Commande d’éclairage près du lit.
• Pas de tapis et de descente de lit.
Séjour / salon
Garder cette pièce accessible pour favoriser des moments de détente.
Un fauteuil de confort avec assise relevable et dossier inclinable.
Circulation dans le logement
Le risque de chute est important lors des déplacements à l’intérieur de la maison.
Les espaces de circulation doivent être non glissants, sans obstacle, dégagés et
bien éclairés.
• Avoir des chaussures adaptées. Porter des chaussures fermées avec un petit
talon plat et des semelles antidérapantes.
• Sol non glissant. Vigilance pour les parquets ; la moquette rase est le meilleur
revêtement car à la fois, antidérapant et amortisseur en cas de chute.
• Supprimer ou fixer les tapis.
• Réagencer les meubles qui gênent la circulation. Certains peuvent servir
d’appui.
• Pas de fils électriques ou de rallonges au sol. Les fixer au mur ou rajouter
des prises électriques.
• Si possible retirer ou fixer les barres de seuil.
• Mise en évidence des différences de niveaux. Nez de marche, contraste
de couleurs.
• Réaménager les placards, les armoires ; mettre de l’éclairage dans les
placards.
• Eclairage suffisant, détecteur de présence pour un allumage automatique,
veilleuse de nuit, chemin lumineux. Placer des prises électriques au niveau
des interrupteurs.
• Réaménager des pièces de vie (chambre, salle de bain) au rez de chaussée
si l’escalier est devenu inaccessible et non adaptable.
• Les fenêtres et les volets doivent être accessibles et faciles à ouvrir.
Possibilité de les motoriser.
• Barres d’appui et/ou mains courantes dans les couloirs.
• Agrandissement des portes et/ou inversion du sens d’ouverture (comme
pour les WC. Portes coulissantes.
• Si présence d’un étage ou d’un sous-sol, l’escalier doit être équipé de
mains courantes de chaque côté des marches. La pose d’un monte
escalier est à étudier.
Aides financières possibles :
Pour les propriétaires :
Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) :
Direction Départementale des Territoires du Cher
6, place de la Pyrotechnie - CS 20001 18019 BOURGES cedex - Tél. : 02 34 34 62 15
Pact du Cher :
14, rue Jean-Jacques Rousseau - BP 245 18005 BOURGES - Tél. : 02 48 23 10 60
(permanence de M. Anjuerer le lundi après-midi de 13 h 30 à 17 h).
Conseil départemental :
service APA DSCS/DACG rue Heurtault de Lamerville - 18000 BOURGES
Tél. : 02 48 55 44 42
Maison Départementale des Personnes en situation de Handicap (MDPH) :
MDPH route de Guerry - Tél. : 02 48 27 31 31.
Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC) du Cher
Caisses de retraite complémentaires affiliées au groupe AGIRC et ARRCO
Les caisses de retraite principales
Les caisses de retraite complémentaires
Certaines mutuelles
Mairies et auprès des CCAS
Crédit d’impôt
Artisans labellisés Handibat
Conclusion :
Un logement correctement conçu, avec son environnement physique et humain,
constitue un formidable élément de prévention de la perte d’autonomie.
Tout le domicile ne peut pas être aménagé ou adaptable. Portez votre vigilance
sur les zones à risque et agissez dans la prévention tout en respectant vos
propres désirs car le domicile porte des souvenirs, une histoire de vie permettant
des repères.
Plus les choix sont anticipés, plus vous resterez maître des choix qu’ils supposent.
N’attendez pas la chute pour agir et n’hésitez pas à vous faire accompagner.
Quand un logement est bien conçu et qu’il offre un environnement sécurisé, les
personnes parviennent à rester chez elles plus longtemps.
Julien Manigault
Ergothérapeute
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