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Assises de l`édition suisse

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Assises de l’édition suisse
Jeudi 28 avril 2016 – Salon du livre et de la presse de Genève
SYNTHESE DE LA JOURNEE
Les maisons d’édition, les organismes de soutien, les collectivités publiques mais également
les auteur-e-s font le même constat : l’édition se trouve dans un contexte de bouleversements
économiques et technologiques.
Force est de constater que le territoire éditorial suisse n’est pas uniforme : l’aire linguistique
et son bassin de population sont déterminants. Chaque région linguistique lorgne le marché
étranger voisin, crucial pour les maisons d’une certaine taille. Cette présence ne pèse pourtant
pas lourd : 3% en France pour la production romande. Le zurichois Diogenes Verlag,
mammouth national, ne pointe qu’au 46ème rang des ventes de livres en Allemagne. Comment
développer l’exportation de la littérature suisse, de façon à assurer à la fois son rayonnement
et la pérennité de ce riche paysage éditorial ?
L’éditeur genevois Gabriel de Montmollin relève que « l’aide à l’édition peut être vue comme
le soutien à l’exportation d’auteurs locaux ou à un savoir-faire ». Si Genève dispose d’aides
ponctuelles et structurelles depuis vingt ans, Zurich soutient uniquement les auteur-e-s,
l’édition étant un risque commercial… Cette année, la Confédération a débloqué 1,85 million
de francs pour 2016-2020, budget prévu par l’Ordonnance instituant un régime
d’encouragement des maisons d’édition, qui reconnaît enfin aux éditeurs le rôle d’« acteurs
culturels ». Cependant des voix craignent que cantons et villes ne profitent de l’occasion pour
diminuer leur soutien, annulant toute amélioration.
D’autres relèvent que les éditeurs suisses auraient intérêt à unir leurs forces en termes de
stratégie de communication avant de viser le marché étranger. Nicolas Bideau, directeur de
Présence Suisse, résume : « On aurait besoin d’associer davantage la marque suisse à la
culture. Sans marque, pas d’image. » Décomplexées, les éditions Zoé, elles, se lancent à la
conquête de Paris, préparant l’ouverture d’un bureau dans la capitale, tout en sachant qu’elles
y feront figure de petite maison : à peine 25 livres par an contre 80 pour les éditions Stock.
Enfin, autre perspective pour soutenir l’exportation de la littérature suisse : les réseaux
sociaux. Joël Dicker, fervent utilisateur, croit fermement que cet outil attire de nouveaux
lecteurs et insiste sur le rôle de l’auteur-e dans la promotion, ayant lui-même payé de sa
personne. Dans quel but ? « Les éditeurs n’ont pas le temps de faire ce travail », commente-til. Et d’ajouter : « Avoir de l’ambition n’est pas un crime. » L’auteur de best-sellers relève
qu’un écart de génération explique peut-être la réticence des éditeurs à innover en matière de
communication. S’ils continuent de témoigner de leurs doutes face au livre numérique, les
éditeurs suisses sont en tout cas conscients qu’un virage est à prendre.
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