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Baromètre KPMG-CGPME – 28e vague

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Communiqué de presse
Paris, le 2 mai 2016
Baromètre KPMG-CGPME – 28e vague
• 8 chefs d’entreprise sur 10 restent inquiets pour
l’économie française.
• Signe de ce manque de confiance, les besoins de
financement, notamment les investissements,
diminuent fortement.
• Le prélèvement à la source de l’impôt sur le
revenu est une nouvelle source d’inquiétude pour
54 % des chefs d’entreprise, notamment en raison
de la complexité administrative liée à la réforme.
Pour la 28e édition du baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME, KPMG
et la CGPME ont interrogé, avec IFOP, les chefs d’entreprise sur leur perception de la
conjoncture, leur relation à l’investissement et leur accès au crédit, ainsi que leurs
perspectives face à la mise en place du prélèvement à la source pour l’impôt sur le
revenu.
L’inquiétude des chefs d’entreprise pour l’économie française et leur entreprise
se stabilise à un niveau toujours élevé
Le niveau d’inquiétude face à la situation économique exprimé par les dirigeants de PME se
stabilise à 80 % en avril 2016, dont 18 % de dirigeants se déclarant très inquiets. Cette inquiétude
s’installe en effet depuis 2012 puisqu’un niveau d’inquiétude inférieur à 80 % n’a été observé qu’une
seule fois depuis, en mars 2015 (78 %).
Alors qu’en mars 2015 la proportion de dirigeants de PME inquiets pour leur propre activité passait
sous la barre des 50 % pour la première fois depuis mars 2012, cet indicateur se stabilise depuis
un an entre 43 % et 45 %. S’il s’établit en avril 2016 à 44 %, une progression de la proportion des
dirigeants se déclarant « très inquiets » pour leur activité (11 %, contre 7 % en janvier 2016) est à
signaler. Les difficultés liées au chiffre d’affaires restent la principale préoccupation des dirigeants
(37 %), avant les difficultés RH (32 %), les questions de rentabilité (28 %) ou de financement
(17 %).
Les besoins en financement des PME sont en net recul
Seule la moitié des chefs d’entreprise interrogés déclare avoir actuellement des besoins en
financements (51 %). En recul de 10 points par rapport à janvier 2016 et de 20 points par rapport à
septembre 2015, cet indicateur s’établit à un niveau jamais observé depuis la création du baromètre
en 2009. 34 % des interviewés expriment des besoins en financements d’investissements et 29 %
en financements d’exploitation (trésorerie, escomptes).
Dans ce contexte de recul des besoins de financement, 26 % des dirigeants interrogés déclarent
se restreindre dans leurs investissements et leurs demandes auprès des banques en raison de
difficultés d’accès au crédit, dont 11 % se limitant fortement. Cette autocensure atteint également
un niveau très bas, qui n’avait pas été observé depuis 2011. A l’inverse, la moitié des dirigeants
interrogés déclarent ne pas se restreindre du tout dans leurs investissements ou demandes auprès
des banques.
Le tassement des besoins de financements des PME n’entraîne pas pour autant un recul de la
proportion de celles faisant l’objet d’au moins une mesure de durcissement de conditions de
financement par les banques (69 %, +2 points par rapport à janvier 2016). La restriction de l’accès
au crédit pour les PME prend principalement la forme de financements à des frais élevés ou à des
montants plus faibles que prévus (38 %) ou d’une demande de garanties supplémentaires (36 %).
« La chute des besoins de financement, et notamment des besoins d’investissement, est un signe
complémentaire du manque de confiance des chefs d’entreprise. La reprise, maintes fois annoncée,
tarde à se concrétiser à leurs yeux en dépit d’une certaine restauration de leurs marges » commente
Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.
Prélèvement à la source : les dirigeants sont majoritairement inquiets vis-à-vis
de la perspective de la mise en place du prélèvement à la source pour l’impôt
sur le revenu
Alors qu’à l’automne 2016 le Parlement débattra sur le prélèvement à la source sur les revenus
d’activité des salariés, seuls 20 % des chefs d’entreprise se sont informés sur les modalités de mise
en place de cette évolution.
Une majorité des dirigeants de PME se dit inquiet vis-à-vis de cette réforme fiscale (54 %, dont 12
% « tout à fait inquiets »). La complexité administrative de la procédure (89 %, dont 56 % y attribuant
une influence déterminante), le temps à y consacrer (88 %, dont déterminante pour 49 %), et le
coût de mise en place (85 %, dont déterminante pour 44 %) sont les principales raisons de cette
inquiétude.
Pour une majorité des dirigeants interrogés, la mise en place du prélèvement à la source aura un
impact négatif sur leur organisation interne (66 %) et, dans une moindre mesure, sur leurs relations
avec leurs salariés (55 %). Seule une part marginale des patrons interrogés attend des
conséquences positives s’agissant de la mise en place du prélèvement à la source sur ces deux
dimensions (respectivement 6 % et 8 %).
Sept dirigeants de PME sur dix estiment qu’une compensation financière en pourcentage de la
masse salariale la première année faciliterait de manière importante la mise en place de cette
réforme fiscale. Une proportion équivalente juge efficace une compensation financière d’un montant
fixe la première année. Ces incitations financières sont en revanche jugées un peu moins efficaces
que la mise en place d’une assistance en ligne gratuite pour faciliter leurs démarches. 74 %
estiment en effet que cette mesure faciliterait la transition de manière importante. Cette assistance
n’est en revanche jugée utile que si elle est dématérialisée. Le déplacement d’un agent de
l’administration fiscale n’est en effet jugé efficace que par une courte majorité des répondants
(51 %).
Toutefois, une majorité des dirigeants interrogés n’anticipe aucun impact de la mise en place du
prélèvement à la source sur les rémunérations et primes versées en 2017 (70 %) ou sur les dons
aux entreprises dans le cadre de mécanismes comme l’ISF-PME (61 %).
Pour François Asselin, président de la CGPME : « Le chiffre de 54 % de dirigeants de PME qui
se disent inquiets vis-à-vis de cette réforme montre bien que les patrons redoutent qu'on ne rajoute
de la complexité à leur quotidien. Les entreprises sont déjà le premier collecteur d'impôt en France.
Le prélèvement à la source constitue l'obligation de trop en termes de complexité administrative et
financière pour les PME. Au-delà du fait que 7 dirigeants de PME sur 10 estiment qu’une
compensation financière faciliterait la mise en place de cette réforme, sur le fond ce n’est pas à
l’entreprise de lever ce type d’impôt qui relève plutôt d’une relation entre le salarié et l’administration
fiscale. »
Méthodologie
• Echantillon de 401 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à
•
•
500 salariés.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas
(taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 6 au 18 avril 2016.
•
Le baromètre du financement et de l’accès au crédit des PME est réalisé par l’Ifop depuis février
2009.
Contacts
Marion Giroud
mgiroud@kpmg.fr – 01 55 68 91 50 – 06 13 89 74 89
Hélène Carlander
hcarlander@kpmg.fr – 01 55 68 26 34 – 06 15 92 23 99
Soraya Djidel
communication@cgpme.fr – 01 47 62 73 79 / 31 – 06 73 67 89 41
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différents secteurs de l'industrie, du commerce et des services financiers.
CGPME
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Forte de près de 200 fédérations professionnelles et syndicats de métiers, la CGPME est à
l’origine de nombreux services qui simplifient la vie des entrepreneurs. Par ses 104 Unions
Territoriales interprofessionnelles et ses 22 Unions Régionales, la CGPME facilite l’accès à
l’information des PME et TPE. Dans le cadre de la défense des intérêts collectifs de ses
adhérents, elle leur dispense assistance et conseil. Elle est un lieu de rencontre, d’échange
d’expériences et de partage de savoir-faire pour les chefs d’entreprise.
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