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30 avril fête de Notre-Dame d`Afrique Mgr Pavy évêque d`Alger

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30 avril fête de Notre-Dame d’Afrique
Mgr Pavy évêque d’Alger, prédécesseur du Cardinal-Lavigerie fit
construire une Eglise dédiée à Marie sur les hauteurs d’Alger. La
construction commença en 1858 et fut complètement achevée par
Mgr Lavigerie en 1872. Le Cardinal en fera le sanctuaire de
Notre-Dame d’Afrique lorsqu’il fonda
la société des
Missionnaires d’Afrique et la congrégation des sœurs de N-D
d’Afrique. Notre fondateur avait une dévotion particulière à Marie
et c’est à elle qu’il confie ses deux congrégations. Toutes ces
fondations, il les mettait en relation directe avec la Vierge et avec
la mission en Afrique. Le 19 octobre 1868 il ouvre près du
sanctuaire de Notre-Dame d’Afrique, le premier noviciat des
Pères Blancs, à St Eugène.
Écoutons Mgr Baunard, premier biographe du Cardinal (1896 : 4
ans après la mort de Lavigerie) raconter le jour de la consécration
de cette église. « La construction de l'église était maintenant
achevée.
Le 4 mai, fête de sainte Monique, l'Archevêque y avait, au sein
d'une grande pompe, fait la translation d'une partie du bras de la
sainte veuve africaine. Maintenant, 8 juin 1872, il annonçait que,
le 1 juillet, fête de la Visitation de Marie, il consacrerait l'édifice
commencé par les soins de Mgr " Pavy, quinze ans auparavant.
Depuis 1846, se cachait près de là une de ces créatures simples et
fortes , humbles et grandes , dont on disait : c'est une sainte !
C'était une Piémontaise d'une éminente vertu , nommé Marguerite
Bergesio, (Mlle Agarithe) venue enfant à Lyon, puis de Lyon
amenée à Alger par Mgr Pavv qui l'avait mise, à Saint-Eugène,
au service des plus jeunes enfants et des malades, et qu'on ne
connut plus dès lors que sous le de « la Sœur de Notre-Dame
d'Afrique ». En elle reposait la première inspiration de l'œuvre,
avec la promesse des bénédictions d'en haut sur ce rivage algérien
et sur toute l'Afrique soit chrétienne soit infidèle. C'était elle qui,
dès son arrivée dans le pays, venait prier et faire prier pour cette
chrétienté renaissante, devant une statuette de Marie qu'elle avait
placée d'abord dans le tronc d'un olivier, puis dans le creux du
rocher. Elle trouvait là un souvenir de Notre-Dame de Fourvière
tant aimée de sa jeunesse! C'est elle qui ensuite, en 1 854» avait
suggéré à Mgr Pavy d'élever une chapelle à la Mère de Dieu, à
l'extrémité de cette falaise, au-dessus des flots, et d'y appeler les
fidèles aux pieds de celle qui désormais s'appellera Notre-Dame
d'Afrique. Là, elle-même, s'installant dans une pauvre cabane,
s'était donné la tâche d'y faire vivre, de la vente de quelques
images et objets de piété, le pèlerinage grandissant. En 1860,
lorsqu'une trombe d’eau emporta la toiture et tout le mobilier du
petit oratoire, elle avait dit bravement à Mgr Pavy : « La chapelle
de Marie est renversée par le démon , bâtissons-lui une église ! »
et, apportant à l'évêque les quelques centaines de francs qui
étaient le fruit de son pieux commerce et de ses quêtes : « Voilà,
Monseigneur, pour. la première pierre, saint Joseph fera le reste.
» . M gr Lavigerie la vénérait et disait d'elle : « J'ai parcouru bien
des pays et vu bien des gens, mais jamais de ma vie je n'ai
rencontré une sainte comme Mlle Agarithe. » A chaque fois que,
selon sa pieuse coutume, il venait recommander ses entreprises à
Notre-Dame d'Afrique, il ne manquait pas de s'arrêter devant le
petit étalage de la pieuse fille et de lui demander de prier pour lui
: « Dieu et Marie ne peuvent rien lui refuser, » disait-il encore.
les orphelins arabes de Mgr Lavigerie venaient chanter en ce lieu
Ylmana Mariam. (Sancta Maria) Au jour de la première prise
d'habit des missionnaires, (1868) Mlle Agarithe leur avait dit, à
genoux devant eux pour être bénie : « Courage, mes Pères! le jour
viendra où cette chapelle sera trop petite pour contenir les futurs
apôtres des Arabes, comme vous! »
La consécration de Notre-Dame d'Afrique en 1872, fut pour elle,
comme pour tous les fidèles d'Alger, une grande journée. Le
clergé, les congrégations religieuses étaient là.
M gr Lavigerie voulut que, dans ce même jour, Notre-Dame
d'Afrique fût témoin du premier mariage chrétien célébré entre
deux jeunes couples indigènes, orphelins de la famine de 1867.
C'était, d'une part, un Kabyle, Ben-Aïssa, et une jeune fille,
Helyma, des montagnes qui entourent Tercès. C'était, d'autre part,
un Arabe, Jean Schériff, et une orpheline, Zohra. Lorsque,
conduits par les Sœurs de la mission à l'autel de sainte Monique,
les deux jeunes couples, revêtus du costume national, vinrent
s'agenouiller aux pieds du pontife, l'émotion fut grande dans
l'assistance. L'Archevêque essaya de parler; il ne le put. Il reçut
lui-même leurs serments. La veille, il avait constitué à chacune
des filles une petite dot de 5oo francs, et fait don à chaque
ménage d'une maison meublée et de vingt-cinq hectares de terre,
sur le territoire des Atafs, (qui deviendra plus tard un village
chrétiens constitué des orphelins baptisés par Lavigerie). Il eût
fallu remonter bien haut dans les siècles passés pour rencontrer
une union ainsi bénie au nom de Jésus-Christ entre des fils et des
filles du Prophète Mohammed !
A partir de cette date, l'Institut des missionnaires, ayant reçu son
raffermissement intérieur, se trouva prêt à se déployer au dehors.
Et c'est de Notre-Dame d'Afrique, maintenant consacrée, que nous
allons voir l'apostolat faire découler la grâce avec la charité, dans
la vallée du Chélif, sur les pentes abruptes de la Kabylie, et
jusqu'au sein des sables brûlants du Sahara » (Mgr Baunard).
Après cette consécration, Lavigerie confie ses oeuvres à NotreDame d’Afrique et insiste constamment devant les premiers Pères
sur ‘la dévotion à la Sainte Vierge’. ‘Recourez à Notre Seigneur
et à Notre-Dame d’Afrique’, écrit-il de Paris, le 29 juin 1875, au
Père Charmetan.
Lorsqu’il envoie en mission une caravane qui se rend à
Ghadamès, il leur laisse une Instruction portant des consignes,
entre autres, sur l’habit des missionnaires : ‘Ils sont libres de faire
à celui qu’ils portent à Alger, les modifications du genre de celles
que la règle autorise, mais je désire qu’ils ne quittent pas le
rosaire qui est comme le bouclier propre de notre petite Société’.
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