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Commissioner Pierre Moscovici presents the 2016

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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]
Commissioner Pierre Moscovici presents the 2016 Spring Economic Forecast
Brussels, 3 May 2016
*The slides can be found here.
[slide 1]: Introduction slide
- Bienvenue à cette présentation des prévisions économiques de printemps de la Commission
européenne.
[slide 2]: A moderate and fragile economic expansion
- Je vois cinq enseignements principaux dans ces prévisions.
- Premièrement, la croissance européenne va rester positive mais modérée en 2016-2017, à des
niveaux proches de l’an dernier. Notre croissance est donc stable. Après 1.7% en 2015, la
croissance de la zone euro serait de 1.6% en 2016 et de 1.8% en 2017. Dans l'Union européenne,
la croissance atteindrait respectivement 1.8% et 1.9% en 2016 et 2017 [après 2% en 2015].
- Deuxième observation, cette performance économique se tient malgré l’affaiblissement attendu
des facteurs – tels que le prix du pétrole et le niveau de l'euro– qui sont favorables à la croissance
européenne depuis plus d’un an, et elle se tient aussi malgré un environnement international qui
se dégrade. Il y a donc une résistance de la croissance européenne qui est plutôt un bon signal, ce
qui signifie aussi que les efforts qui ont été faits paient. Mais il faut être clair, quand
l'environnement est moins porteur nous devons tirer les conclusions dans nos politiques
économiques.
- Troisième leçon, la croissance européenne restera tirée par une consommation des ménages
soutenue, qui reste le premier facteur de la croissance européenne, alors que l'investissement
devrait progressivement gagner en vigueur à l'horizon 2017. Les chiffres du premier trimestre
2016 ne sont pas inclus.
- Quatrièmement, un chiffre très attendu: le chômage devrait continuer à baisser en Europe et
passer sous la barre des 10% dans la zone euro en 2017. Cette évolution positive reste trop lente
au regard des attentes sociales légitimes. En parallèle, nous constatons malheureusement que la
reprise économique s’accompagne d’ un creusement des inégalités selon les revenus.
- Enfin, dernier message principal: les déficits publics et la dette continuent de reculer sensiblement
en Europe, passant sous les 2% cette année dans la zone euro.
- Permettez-moi de reprendre ces points dans l’ordre.
[slide 3]: Global growth has slowed down
- Commençons par l’économie mondiale. Les perspectives de croissance mondiale sont moins
bonnes qu'en février.
- En 2015, l'activité économique dans les marchés émergents a connu sa plus faible progression
depuis l'année 2009. La croissance dans ces pays se renforcerait marginalement en 2016, grâce
notamment à la stabilisation des prix des matières premières et à l'atténuation des récessions au
Brésil et en Russie. Cependant, ces perspectives restent encore assez fragiles.
- En particulier, les enjeux liés au rééquilibrage de l'économie chinoise restent considérables même
si jusqu'à présent, le scénario qui est le nôtre, c'est-à-dire un ralentissement progressif et ordonné
de la croissance chinoise est toujours le plus probable et si en même temps on doit observer les
pressions sur le taux de change et les sorties de capitaux qui ont récemment diminuées. C'est un
sujet qui nous a beaucoup occupés pendant des précédents G20, mais je dois constater que c'était
moins présent dans la dernière réunion à Washington.
- Reflétant cette détérioration, la croissance dans les économies avancées a elle aussi décéléré. Elle
devrait se stabiliser à un rythme de 2% cette année et l'année prochaine.
- Enfin, au début de l'année 2016, les marchés financiers ont enregistré des pertes importantes
reflétant les inquiétudes des investisseurs face au ralentissement de l'économie mondiale.
- En 2015, la croissance mondiale hors Union européenne a ralenti pour n'atteindre que 3.2%. Nous
ne prévoyons qu'un redressement marginal pour atteindre 3.3% en 2016 et 3.7% en 2017.
[slide 4]: European growth map 2016
- Regardons maintenant la carte européenne de la croissance pour 2016. L'activité économique
devrait croître dans presque tous les Etats Membres. Cependant, la croissance devrait rester
modeste.
- Pour les grandes économies, la croissance pour 2016 serait au-dessus de la moyenne de l'UE
(1,8%): en Pologne avec 3,7%, et en Espagne avec 2,6%.
- La croissance économique en Allemagne est prévue à 1.6%. Elle continue d'être principalement
alimentée par la consommation, elle est soutenue par des fondamentaux solides ainsi que, j'ai eu
l'occsion de le dire, je le redis ici, des dépenses publiques liées à l'accueil des demandeurs d'asile,
dont l'impact économique est assurément positif.
- En France, l'activité économique croîtrait à un rythme de 1.3% cette année et accélérerait l'année
prochaine à 1.7%. La croissance dynamique du pouvoir d'achat alimenterait la consommation
privée tandis que l'on s'attend aussi à une reprise progressive de l'investissement. Je rappelle à
nouveau que ces chiffres n'intègrent pas les données du premier trimestre de 2016.
- En Italie, la reprise continuerait en 2016 et 2017, principalement soutenue par la demande
intérieure. La croissance du PIB est prévue à 1.1% en 2016 et 1.3% en 2017.
- Au Royaume-Uni, la croissance ralentirait par rapport à 2015 tout en restant solide à 1,8% cette
année et 1,9% en 2017.
- En ce qui concerne la Grèce, même si nous prévoyons toujours une croissance légèrement
négative pour 2016 dans son ensemble, le pays renouerait avec la croissance au cours du
deuxième semestre, avec une accélération prévue pour 2017 du fait d'un regain de confiance et
des effets positifs des réformes structurelles. Nous misons donc aussi sur un succès du programme
grec. Les prévisions sont donc de -0.3% pour 2016, avec un rebond à 2.7% en 2017.
- L'économie chypriote croîtrait de 1.7% cette année et 2.0% l'année prochaine, grâce notamment à
une demande privée robuste.
- Au Portugal, la croissance serait de 1.5% en 2016 et 1.7% en 2017.
- Enfin pour l’Irlande, qui reste la championne de la croissance, nous prévoyons unecroissance
encore très forte cette année, à 4.9%, qui ralentirait à 3.7% en 2017.
- Regardons de plus près les moteurs et les freins de la croissance européenne.
[slide 5]: Supportive tailwinds starting to fade away
- Comme je vous le disais, les facteurs soutenant la croissance européenne depuis un an devraient
ralentir, ce qui veut dire qu'ils laissent la place à des moteurs plus structurels.
- L'impact positif des prix du pétrole et du taux de change de l'euro devrait bientôt commencer à
s'estomper progressivement et partiellement.
- L'impact de la chute des prix du pétrole étant progressif, il devrait continuer à soutenir le pouvoir
d'achat des ménages cette année. Cependant, le rebond attendu de l'inflation devrait limiter à
terme la croissance du revenu disponible réel des ménages.
- De plus, les bénéfices de la dépréciation passée de l'euro devraient diminuer tandis que
l'appréciation du taux de change de l'euro depuis le début de l'année devrait renforcer l'impact
négatif de la détérioration de l'environnement extérieur sur la zone euro.
[slide 6]: Supportive policy mix in the euro area
- Du côté positif, les mesures additionnelles prises par la BCE en mars ont amélioré l'accès au crédit
et réduit les coûts de financement pour les entreprises et les ménages. Au final, cela renforce
davantage les conditions favorables à l'investissement. Et donc disons-le, il y a un impact positif
sur la croissance de la BCE et cela renforce davantage les conditions favorables à l'investissement.
Ce canal-là est un canal qui est opérationnel.
- En outre, la politique budgétaire, qui était dans le passé fortement récessive ou neutre, devrait
être légèrement expansionniste et soutiendrait la croissance de la zone euro cette année. Cela est
dû en grande partie aux dépenses supplémentaires liées à l'accueil des demandeurs d'asile dans
certains Etats Membres. Nous ne reprenons pas les chiffres de novembre 2015, mais on constate
là un impact positif qui se confirme.
[slide 7]: Private consumption driving growth, though losing momentum
- Still on the positive side, private consumption was the main growth engine last year. In 2016, it
should continue to benefit from the rising growth of household real disposable incomes, thanks to
improving labour market conditions, moderate rises in wages and very low inflation.
- The pace of private consumption growth, however, should slow down next year due to the
expected moderate rebound in inflation.
- Government consumption is also set to lose some momentum next year after having gained
further pace this year.
- The deterioration in the external environment impacted negatively growth last year despite the
improved price competitiveness. Export growth is expected to slow down markedly this year.
European exporters should nevertheless benefit from the expected rebound in global growth next
year.
[Slide 8] Inflation still driven by oil prices
- Inflation turned negative at the start of 2016 as oil prices dropped again. It is expected to remain
negative in the near term and to remain very low for a longer period than previously forecast. As a
result, our projection for inflation in the euro area for 2016 has been revised downward to 0.2%.
- With the assumption of gradually increasing energy prices, inflation is expected to step up in the
second half of this year.
- In 2017 inflation is projected to pick up gradually and to reach 1.4%. Higher real wages and
steady domestic demand growth should then eventually increase domestic price pressures.
[Slide 9] Favourable conditions for a rebound in investment
- Investment accelerated strongly at the end of last year, but is expected to remain moderate as it is
held back by expectations of relatively weak demand and still considerable economic and policy
uncertainty.
- Nevertheless, the conditions for a rebound in investment have recently improved. Borrowing costs
have eased capacity utilisation rates are above long-term average and global demand should
gradually strengthen.
- The Investment Plan for Europe is expected to yield increasingly tangible results on public and
private investment. Over 82 billion euros worth of projects have been approved so far for 25
Member States. They will gradually move to the implementation phase. This plan is on track and is
continuing to develop investment in Europe.
- Overall, total investment is expected to grow by 2.9% in 2016 and to accelerate to 3.8% in 2017
in the euro area. This is a very positive signal.
[Slide 10] Labour market conditions continue to improve
- Broadly in line with the pace of economic growth, labour market conditions continue improving, but
only moderately. In some Member States, labour market and tax reforms implemented in recent
years are also supporting a rise in job creation.
- Overall, employment is set to continue to grow at about 1% this year and next. The labour force is
also expected to increase, mainly on the back of higher participation rates and, in some Member
States, net immigration flows.
- The unemployment rate in the euro area is projected to fall from 10.9% in 2015 to 9.9% next
year.
- Unemployment is expected to fall in almost all euro area countries over the forecast horizon,
particularly in those that have implemented labour market reforms (e.g. Spain, Cyprus, Ireland
and Portugal). But unemployment is still too high to be complacent, and further efforts are needed,
in particular to reduce youth and long-term unemployment.
[Slide 11] Increased inequality
- Moreover, income inequality in the euro area has increased substantially in recent years. This can
be seen on this graph which shows the evolution of the median income, meaning that 50% of the
population earns more than this median income and that 50% of the population earns less. The
red line represents the evolution of the income of people earning less than 40% of the median
income.
- As you can see, before the crisis, the two lines moved in parallel, suggesting a stable income
distribution. But since 2010 the two lines have diverged, suggesting that low-income earners have
benefitted less from the economic recovery.
- This shows that governments have more work to do to make their tax and spending policies not
only more growth-friendly but also fairer and more inclusive. Labour and product market policies
that provide equality of opportunity and limit rent-seeking behaviour also contribute to fair
outcomes.
- This is a major economic and social policy challenge that cannot be ignored.
[Slide 12] Improving public finances
- In 2016, the deficit in the euro area is expected to continue declining this year and next year to
1.9% of GDP from 2.1% in 2015. It should then decrease further to 1.6% next year under a nopolicy-change assumption.
- This isunderpinned by the ongoing economic growth, improving labour markets and, to a lesser
extent, the drop in interest expenditures.
- Discretionary tax cuts to lower the tax burden on labour in some Member States and additional
government spending related to the inflow of asylum seekers in some countries explain the slightly
slower decline in the headline deficit this year.
- The fiscal stance is expected to be slightly expansionary in the euro area this year but to turn
neutral in 2017.
- Finally, the debt-to-GDP ratio in the euro area is forecast to continue declining gradually, from
around 93% in 2015 to 91% in 2017.
[Slide 13]: Budgetary outlook 2016
- In many Member States, deficit ratios are projected to continue falling in 2016 and 2017.
- In the euro area, we expect only France at 3.4%, Spain at 3.9% and Greece at 3.1% to post
deficits above the 3% threshold this year.
- Our forecast takes into account measures included in the Stability or Convergence Programmes for
2016, provided that these were known before the cut-off date of the spring forecast (22 April) and
provided that they were considered to be credibly announced and specified in sufficient detail. The
Stability or Convergence Programmes will be assessed by the Commission based on these
forecasts in the weeks to come.
- The Commission will assess compliance with the rules of the Stability and Growth Pact against the
background of today's forecast. This assessment will conclude with our country-specific
recommendations.
[slide 14]: EU economic growth map 2016 (repeated)
- To conclude, the European economy continues to expand modestly. The latest data for the first
quarter of this year seemed to point to a clear recovery of our economies as does the decrease in
unemployment, public deficit and debt and the expected rebound of investment.
- We should keep an eye on the internal and external risks and accelerate our reform agenda.
- In this context of solid but modest growth and high risks, economic policy has to support the
ongoing, economic expansion and reinvigorate potential growth through the three-pronged
strategy of monetary policy, fiscal policy and structural reforms, which remain of key importance.
- And now I am looking forward to taking your questions.
SPEECH/16/1649
Press contacts:
Annika BREIDTHARDT (+ 32 2 295 61 53)
Audrey AUGIER (+32 2 297 16 07)
Annikky LAMP (+32 2 295 61 51)
General public inquiries: Europe Direct by phone 00 800 67 89 10 11 or by email
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