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1946 - 2016, comment la France a changé

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La Croix - samedi 30 avril 2016
Événement
2
1946 - 2016,
comment la
France a changé
t Cent fois plus
mortalité infantile. « La baisse de
la mortalité infantile s’est pourLa loi de finances
de centenaires
suivie tout au long du XX siècle
du 27 avril 1946 a créé
En soixante-dix ans, la promais a commencé dès la fin du
portion de Français de 60 ans
XVIII siècle », précise Gilles Pil’Institut national
son. En revanche, la mortalité
est passée de 16 % à 24 % de la
de la statistique et des population totale. Dans le même aux âges adultes n’a baissé que
études économiques temps, le nombre de centenaires récemment : en 1950, l’espérance de vie à 60 ans était encore
a été multiplié par 100, grimpour la métropole
proche de son niveau de 1850.
pant de 200 en 1950 à plus de
Mais les progrès dans la lutte
20 000 aujourd’hui. En cause :
et la France d’outrecontre les cancers et les maladies
la hausse rapide et continue
mer. Le rôle de
vasculaires – qui touchent les pode l’espérance de vie après la
Seconde Guerre mondiale. En
pulations adultes et âgées – vont
l’Insee ? Produire,
1946, l’espérance de vie à la nais- changer la donne. « La mortaanalyser et publier
lité due aux maladies du cœur et
sance ne dépassait guère 60 ans
des vaisseaux a fortement dimipour les hommes et 65 ans
les statistiques
nué depuis un demi-siècle grâce
pour les femmes. Soixante-dix
officielles en France.
aux progrès de la prévention et
ans plus tard, elle s’établit respectivement
à
79 ans
pour
les
des traitements, analyse Gilles
L’institut organise et
Pison. La mortalité par cancer,
hommes et plus de 85 ans pour
exploite les données
qui avait augmenté, - mainteles femmes.
« La grande nouveauté, c’est la
nant grâce aux diagnostics plus
du recensement,
baisse de la mortalité aux âges
précoces et au recul des compormène des enquêtes
élevés qui ne s’observe qu’à partements à risque comme le tabatir des années 1950 », analyse le
gisme et l’alcoolisme ». Le phéd’intérêt général
démographe Gilles Pison (Ined).
nomène est mondial. Les plus
auprès des ménages
Jusque-là, les progrès de l’espéde 65 ans devraient représenter
rance de vie à la naisprès de 17 % des haet des entreprises
sance étaient dus
bitants de la plaet mesure
pour l’essentiel
nète d’ici à
à la chute
2050 contre
Centenaires
les indicateurs
specta8,5 % auéconomiques
culaire
jourdhui.
stratégiques tels que de la
le produit intérieur
brut ou le taux
de chômage. Autant
de marqueurs dont
l’évolution montre
200
20 000
combien le visage
de la France a changé
2016
1950
en soixante-dix ans.
e
e
Un dossier d’Emmanuelle Réju
Un couple à Ons-en-Bray, dans l’Oise, en juillet 2011. Stéphanie Lacombe/Picturetank
k
La Croix - samedi 30 avril 2016
Événement
Une famille pose devant sa Peugeot 203,
en France, en 1954. LAPI/Roger-Viollet
3
t Les
« rurbains »
remplacent
les paysans
Le sociologue Henri Mendras
l’avait annoncé en 1967 dans un
livre proclamant La Fin des paysans. Et les statistiques de l’Insee
lui ont donné raison. Amorcé dès
la seconde moitié du XIXe siècle,
le déclin du monde rural s’accélère après la Seconde Guerre
mondiale, sous l’effet de la modernisation à marche forcée de
l’agriculture. Alors que cette dernière représente encore 26 % des
emplois en 1955, elle n’en assure
plus que 2,9 % en 2012. Dans le
même temps, le nombre de tracteurs a été multiplié par dix.
La production agricole française n’a pas pour autant disparu, non plus que les surfaces
cultivées qui atteignent encore
en 2013 un peu plus de 27 millions d’hectares (33,3 millions
en 1948). Mais l’agriculture
française a changé de visage
en soixante-dix ans, les paysans
cédant la place aux chefs d’exploitation au gré du remembrement des terres, de la mécanisation intensive et de l’adoption de
la politique agricole commune
(PAC) en 1962. Ainsi, la proportion des exploitations de plus
de 50 hectares explose entre
1955 et 2010, passant de 4 %
à plus de 37 %.
1955
2012
Les petites exploitations de
moins de 10 hectares, encore
majoritaires en 1955, ne représentent plus soixante ans plus
tard que le tiers des exploitations. Leur nombre a été divisé
par dix et atteint un total de
163 000 en 2010. La production
agricole, elle, s’est envolée, faisant de la France une nation exportatrice.
Corollaire de cette évolution : la
population française s’urbanise.
Plus des trois quarts des Français
vivent désormais en ville, contre
un peu plus de la moitié en 1946.
Ces trente dernières années, les
sociologues s’intéressent à une
nouvelle catégorie de Français : le
« rurbain », qui ne vit ni à la campagne ni en ville. Entre 1982 et
2011, cette France des lotissements est celle qui a enregistré la plus forte
croissance démographique :
près de 20 %
des Français
sont désormais des
« périurbains ».
t Adieu
la petite
épicerie,
bonjour
la grande
surface !
Au propre comme au figuré, le
supermarché s’est imposé dans le
paysage à partir des années 1960.
On en comptait 1 en 1957, ils sont
désormais 10 500, auxquels s’ajoutent 2 000 hypermarchés dont le
premier est apparu en France en
1963. Parallèlement, le nombre
d’épiceries a été divisé par 6, passant de 87 000 en 1966 à seulement 14 100 en 2006.
Une véritable révolution du
commerce qui accompagne les
bouleversements de ces soixantedix dernières années… ou en résulte. Faire son plein de courses
au supermarché une fois par semaine ne se conçoit que si le ménage est équipé d’une voiture…
et d’un réfrigé-
Nombre
de supermarchés
rateur. Or, au fur et à mesure que
les grandes surfaces poussent en
zone périurbaine, le taux d’équipement des ménages en automobile passe de 21 % en 1953… à plus
de 80 % aujourd’hui ; quant au
« frigo », il trône désormais dans
toutes les cuisines (voir ci-après).
La grande surface et sa diversité de produits correspond par
ailleurs aux besoins d’une population de plus en plus urbaine
et d’une société qui a vu le taux
d’activité des femmes grimper de
39 % en 1946 à 67 % en 2015.
L’émergence de la grande distribution sera l’instrument privilégié de l’accès à la consommation de masse de Français qui, à
la faveur des Trente Glorieuses,
voient leur capacité d’accéder à
de nouveaux biens augmenter, à
mesure que leur revenu s’accroît.
Témoin de cette évolution : l’indice des prix de l’Insee est calculé
à partir de 295 articles en 1970…
contre 34 en 1946. En soixantedix ans, la répartition du budget
des Français a considérablement
évolué : les parts réservées à l’alimentation et à l’habillement se
sont nettement réduites, au profit
notamment du logement et des
transports, de la santé, de la communication et des loisirs. Globalement, les services – y compris les loyers – prennent
dorénavant une part prépondérante dans le budget des ménages, bien
plus importante
qu’en 1960.
1
12 500
1957
2016
Suite page 4. P P P
La Croix - samedi 30 avril 2016
Événement
4
P P P Suite de la page 3.
t L’installation
masque des changements profonds dans la composition du
marché du travail, qui sont décrits par d’autres séries statistiques. Ainsi, la désindustrialisation de la France se lit dans la
marginalisation de l’ouvrier qui
fut « pendant plus d’un siècle la
grande figure de notre société »,
relève une note de l’Insee de
2010. Le nombre d’ouvriers
augmente après la Seconde
Guerre mondiale, culmine
à 8,2 millions en 1982 avant
d’amorcer une lente décrue. En
2010, ils représentent moins de
25 % de la population active,
contre 39 % en 1962. Entretemps, l’emploi s’est féminisé,
tertiarisé et urbanisé.
durable du
chômage de masse
Un chiffre à faire pâlir d’envie tous les ministres du travail
de ces trente dernières années :
en 1965, le taux de chômage en
France culmine à… 1,7 % de la
population active ! « Jusqu’en
1973, le taux de chômage reste
frictionnel », assure l’économiste Bertrand Martinot (Institut Montaigne). Les Trente
Glorieuses assurent le pleinemploi et font presque oublier
le chômage de masse qui avait
frappé, déjà, dans les années
1930.
Le premier choc pétrolier de
1973 signe la fin de la parenthèse enchantée. Le taux
de chômage progresse de manière
quasi continue
à partir de 1976
et ne redescendra jamais
sous la barre
des 7 %. Le
seuil du million de chômeurs est
dépassé en
1977, celui des
%
2 millions en
1984. Quelques
2015
1965
améliorations
conjoncturelles, à la
fin des années 1980 et
au début des années 2000
voient la courbe du chômage
s’infléchir légèrement, mais le
chômage de masse s’installe dut
rablement. « Depuis la moitié des
années 1980, le taux de chômage
moyen se situe aux alentours de
À la rentrée de 2013, 2,4 mil9 %, à un niveau structurellement
lions d’étudiants étaient insélevé, analyse Bertrand Marticrits dans les filières de l’enseinot. Ceci dit, les fluctuations augnement supérieur. Un record.
tour de ce niveau moyen restent
faibles. » Le fonctionnement du
Ils n’étaient qu’un peu moins
marché du travail en France – sa de 155 000 en 1948. « La popurigidité, selon certains – amoinlation des étudiants va s’imdrit l’impact des récessions…
poser à partir des années 1960
mais aussi des épisodes de recomme un nouveau groupe soprise économique. « En France,
cial », assure l’historienne Emcontrairement à la Grande-Bremanuelle Picard.
tagne par exemple, on ne voit pas
La massification du monde
le taux de chômage exploser d’un
étudiant commence au début
coup, mais on ne le voit pas non
des années 1960 à la faveur de
plus baisser fortement », pourdeux phénomènes : l’augmensuit Bertrand Martinot.
tation du nombre de jeunes
liée au baby-boom de l’imCe taux de chômage global
Taux de
chômage
1,7
10,3%
Étudiant, un
nouvel âge de la vie
t Le confort
Foyers avec
un réfrigérateur
Un logement sans W.-C.
intérieur ? Ce qui paraît inimaginable aujourd’hui était la
norme en 1946. À l’époque, un
quart seulement des résidences
principales bénéficiaient de
toilettes privatives. Et seuls
10 % des logements disposaient
d’une douche ou d’une baignoire. Des pourcentages qui
frôlent désormais les 100 %.
À l’issue de la Seconde
Guerre mondiale, le parc de logements est non seulement en
partie détruit mais aussi ancien
et vétuste. Il va se transformer
à marche forcée, sous l’impulsion des pouvoirs publics qui
soutiennent massivement les
efforts de construction. Le parc
de logements va ainsi doubler en cinquante ans, entre
1950 et 2000. De 1954 à 2002,
356 000 logements sortent de
terre chaque année. « L’effort de
construction a porté d’abord sur
les immeubles collectifs jusqu’au
milieu des années 1970 puis a
privilégié les maisons individuelles », relève Alain Jacquot,
chef de la division logement
de l’Insee, dans une note de
2006. Au passage, les Français
deviennent massivement
propriétaires :
35 %
d’entre
eux possédaient
leur résidence
principale
en 1954,
ils sont désormais 58 %
2016
1954
dans ce cas.
Les résidences
principales deviennent non seulement
plus grandes mais plus
confortables grâce à l’accroissement des revenus qui caracen 2004 et 77 % en 2013. Une
térise les Trente Glorieuses.
évolution qui suit la progresDotées de sanitaires, elles
sion de l’accès à Internet, dont
s’équipent de tout le confort
bénéficient désormais trois mémoderne : 100 % des ménages
nages sur quatre. Les « seniors »
possèdent désormais un réfrine sont pas en reste : depuis le
gérateur et 96 % un lave-linge,
début des années 2000, les mécontre respectivement 7,5 % et
nages de 60 à 74 ans ont vu leur
8,4 % en 1954.
taux d’équipement en ordinaLa télévision s’est imposée
teur progresser deux fois plus
dans 97 % des foyers, contre 1 % rapidement que les ménages
en 1954. L’ordinateur fait son
plus jeunes.
apparition dans les tableaux
de l’Insee en 1995 : 17 %
des ménages sont
alors équipés. Ils
seront 45 %
médiat après-guerre et la réforme de l’enseignement secondaire qui impose en 1959
la scolarisation obligatoire
jusqu’à 16 ans. « Le phénomène
va se répéter après 1985 avec
l’objectif d’amener 80 % d’une
classe d’âge au baccalauréat,
explique Emmanuelle Picard.
Dès qu’on augmente le nombre
de bacheliers, on augmente
aussi le nombre d’étudiants. »
L’enseignement supérieur
français, assez peu sélectif
et peu onéreux, ouvre en effet grand les portes aux nouveaux bacheliers, d’autant que
la France se dote d’un grand
nombre d’universités, réparties sur tout le territoire. « Il
y a désormais moins de 30 km
entre
deux
implantations
universi155 000
taires en
France »,
relève Em1948
manuelle Picard. Signe des
efforts consentis
par la nation au développement de l’enseignement :
le budget de l’éducation nationale dépasse celui de la défense depuis la fin des années
1950.
« Ces dernières décennies
ont vu ainsi apparaître un
nouvel âge de la vie, analyse
Emmanuelle Picard. Ce n’est
enfin dans
les habitations
7,5%
100%
Étudiants
dans le supérieur
2 400 000
2013
plus
le
moment
de l’enfance
et de la soumission à la famille, et pas
encore celui de l’autonomie. »
La jeunesse – consacrée par le
mouvement de 1968 – devient
un groupe à part entière, avec
ses habitudes de consommation, son mode de vie et sa capacité de mobilisation, scrutée
de près par les gouvernements.
La Croix - samedi 30 avril 2016
Événement
5
Publicité
repères
16#-*$*5²
70 ans de recensement
4".&%*"73*-
L’Insee est chargé du recensement de la population française – instauré en 1801 –
depuis 1946.
+063/²&*/5&3/"5*0/"-&
%&-"$$&44*#*-*5²
Huit recensements généraux
ont eu lieu depuis cette date :
1946 ; 1954 ; 1946, 1954, 1962,
1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.
Théoriquement, l’opération
devait avoir lieu tous les six
ans, mais a été régulièrement
retardée pour des raisons
budgétaires.
La méthode change en 2004 :
le recensement se déroule
désormais chaque année,
mais sur une partie seulement
de la population.
Pour les communes de plus
de 10 000 habitants,
un échantillon de 8 %
de la population des grandes
villes est recensé chaque
année, soit 40 % de la population au bout d’une période
de cinq ans. Les modèles
statistiques de l’Insee livrent
ensuite une estimation
de la population totale.
Les questions du recensement
évoluent peu, afin de rendre
pertinentes les comparaisons
au fil du temps. Cependant,
quelques nouveautés
apparaissent :
– Nouvelle nomenclature des
professions dans le recensement de 1954 (les catégories
socioprofessionnelles).
– Nouvelles questions sur
la nationalité antérieure
et la possession d’une
automobile en 1962.
– Question sur la surface
du logement en 1999 et
sur la possibilité de garer
son véhicule.
–Introduction du Pacs dans
le recensement de 2015 et
du vélo comme moyen de
transport domicile-travail.
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20 % des communes de moins
de 10 000 habitants sont
visitées chaque année par
des agents recenseurs. Au bout
de cinq ans, l’ensemble de
ces communes aura été recensé
de manière exhaustive.
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