close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

à télécharger ici - Maison de Quartier des Eaux

IntégréTéléchargement
LE
JOURNAL
N°156 N°161 (MAI À AOÛT 2016)
DE LA MAISON DE QUARTIER
DES EAUX-VIVES
JARDINER C’EST MILITER !
P. 04
Cultiver la terre en plein cœur de
la ville, c’esst le principe de l’urban farming (agriculture urbaine
ou plus communément jardins
urbains) qui connaît depuis plusieurs années un engouement
croissant dans de nombreuses
métropoles à travers le monde.
Genève ne fait pas exception.
Si certains le font dans leur
immeuble pour égayer leur
cadre de vie, d’autres, comme
à Detroit dans le Michigan (ville
sinistrée par le déclin de l’in-
dustrie automobile), tentent une
reconversion des friches industrielles vers l’agriculture et nourrissent l’espoir d’un renouveau
économique.
Entre ces deux extrêmes, le
dénominateur commun est la
volonté des citadins de mieux
contrôler leur alimentation. Loin
d’être un simple effet de mode,
les jardins urbains permettent
aux citoyens qui le désirent de
se réapproprier leurs choix alimentaires dont une partie grandissante se sent dépossédée.
SOMMAIRE
03 Le climat dans tous ses états
06 Le potager
Herbes-Vives s’agrandit
07 Concert à la MQEV
09 Mercredis aérés 2016-17
14 Exposition : Yiriwa Paintings
17 Net’Léman : le nettoyage
annuel du lac
18 Le méli-mélo de J. Fehlmann
EDITO
Nos valeurs : suite et fin
Antonin KUMMER, animateur
part du problème ou de la solution.
La notion d’interdépendance est intimement liée à la diversité.
La difficulté que rencontrent périodiquement les animateurs (trices)
socioculturels à faire comprendre leur
fonction sociale n’est pas nouvelle.
La position dans laquelle ils agissent
explique cette difficulté. D’un côté
leur action s’inscrit en appui à celle
des citoyens et de la société civile :
sans la participation des uns et des
autres leur pratique n’aurait aucun
sens. De l’autre, cette action doit
être articulée le plus intelligemment
possible aux politiques publiques
menées par l’Etat, le sens de leur
mission doit être reconnu par les
différents acteurs sans quoi ils ne
peuvent jouer le rôle de catalyseurs
des changements souhaités.
Alors comment rendre l’action des
animateurs-trices plus lisible pour
tous ? C’est en tentant de répondre à
cette question que j’ai eu l’idée, non
pas de mettre en avant les actions
menées par la MQEV, mais plutôt les
valeurs sur lesquelles elles reposent.
Je fais le pari qu’elles apporteront un
éclairage particulier à notre mission.
Dans le précédent numéro du journal,
il était question de liberté et de
P. 02
solidarité. Aujourd’hui je désire vous
parler d’interdépendance, de diversité
et de démocratie participative. Les
descriptions que nous faisons des
valeurs ci-dessous sont tirées du
projet associatif de la MQEV.
L’interdépendance
Le monde s’avère plus que jamais
interdépendant. L’avenir des uns est
chaque jour davantage lié à celui des
autres. Les phénomènes de transformation sociale à l’échelle globale ont
des répercussions locales : on connaît
maintenant les conséquences collectives de l’empreinte écologique
de chacun, de notre capacité à partager et redistribuer les ressources
naturelles et les richesses. Il convient
désormais de penser globalement et
d’agir localement. Admettre l’interdépendance, c’est accepter qu’il faut
chercher une convergence d’intérêts, et par conséquent qu’il faut faire
l’effort de comprendre les besoins
de chacun. Au travers de la prise de
conscience que la planète est offerte
en partage, nous devons maintenant
poursuivre notre évolution comme
citoyens du monde. En ce sens, nous
sommes tous potentiellement une
La diversité
Plaider en faveur de la diversité,
c’est être réaliste car l’époque où
tout circule engendre le métissage.
L’avenir du monde se fera à partir de
la reconnaissance des différences.
Cela nous conduit à écarter toutes
formes de discrimination, de racisme,
de sexisme, de velléité d’assimilation, bref à bannir tout type de rejet
et d’intolérance au bénéfice de l’intégration de toutes les composantes
de la société et de tous les acteurs
sociaux (jeunes, personnes âgées,
suisses, étrangers, hommes, femmes
etc.). L’ouverture d’esprit, la curiosité
et le respect se départissent de tout
jugement, contrairement à la tolérance qui trop souvent n’est qu’une
manière résignée d’établir des relations de voisinage.
La démocratie participative
Parce qu’elle engage la confrontation d’idées, la démocratie doit idéalement se fonder sur l’écoute et le
dialogue, réprouvant tout rapport de
domination et tout passage en force.
A défaut de cet impératif, la démocratie sombre dans l’affrontement stérile, dans des jeux de mise en échecs
purement stratégiques et démagogiques. La démocratie par délégation montre aujourd’hui ses limites
car elle assigne le citoyen à une mise
en demeure comme simple consommateur-spectateur. La complexité
des problématiques collectives exige
aujourd’hui un dialogue permanent
avec les représentants de la société
civile. La codécision constitue l’objectif premier de la démocratie participative pour des citoyens moteurs
des décisions et acteur dans leur
mise en œuvre.
OPINION
Le climat dans tous ses états
Denis LIENGME, animateur
Il faut agir maintenant !
Suite à la conférence sur le climat
organisée à Paris, réunissant plus
de 190 représentants des Etats,
un accord avec des mesures
contraignantes a été adopté. La COP
21 doit enfin prendre les mesures
qui s’imposent et proposer un projet
de civilisation plus vertueux pour le
monde de demain.
Il était temps. Cependant il reste
encore beaucoup à faire et il
faudra rester vigilants pour que les
engagements pris par les Etats soient
appliqués.
La société civile doit aussi s’engager
pour la diminution des émanations
polluantes. Il ne s’agit plus d’être
spectateur mais acteur à part entière.
Sans effort de notre part, il n’y aura
guère d’améliorations.
S’engager signifie perdre un peu
nos habitudes de consommation
à outrance en faisant quelques
sacrifices sur notre mode de vie
et notre manière d’envisager notre
rapport à la planète.
S’engager ne veut pas dire tout perdre
ou revenir à l’âge de la pierre, il s’agit
simplement d’être plus attentifs à nos
besoins de consommation.
Certaines mesures peuvent très
rapidement être appliquées : prendre
l’avion un peu moins souvent, se
déplacer en voiture uniquement
par nécessité, privilégier la mobilité
douce, réduire ses besoins en
énergie domestique, trier les déchets,
refuser les sacs en plastique donnés
par les commerçants, couper le
moteur de son véhicule à l’arrêt,
partager sa voiture avec la famille…
Ce sont de petits gestes qui ont une
grande importance et une influence
sur l’amélioration du climat et par
conséquent sur notre vie, la vie des
populations mondiales.
Nous
devons
également
être
attentifs aux placements et autres
investissements que nous faisons
dans certaines banques (UBS, Crédit
Suisse, BNP Paribas, Crédit Agricole,
Société Générale), les assurances
(Swiss Re, Zurich, Bâloise, Vaudoise,
Helvetia et Swiss Life) qui épargnent
notre argent à notre insu dans des
entreprises d’énergies fossiles. Il
est important de placer son argent
dans des institutions soutenant les
produits financiers vecteurs de la
transition énergétique.
Il est temps que :
• Les entreprises d’énergies fossiles
(pétrole, charbon, gaz) s’engagent
dans la transition d’une production
neutre en carbone.
• Les dirigeants des pays industrialisés abolissent les subventions
qu’ils donnent aux entreprises
d’énergies fossiles.
• outes nouvelles constructions
d’habitats comportent un label
écologique en matière d’économie
d’énergie.
• Tout véhicule roulant au diesel avec
ou sans filtre à particules, ainsi que
ceux à essence à injection, soit mis
hors d’usage. Il n’est plus question
de produire des véhicules utilisant
une énergie aussi polluante. Plus de
250 décès à Genève sont liés aux
particules fines, le chiffre devient
vertigineux lorsque qu’il est calculé
au niveau mondial.
• Les entreprises et multinationales qui
ne respectent pas l’environnement
doivent impérativement cesser
toute exploitation sous peine de
se retrouver devant un tribunal
international.
• Il n’est plus temps de tergiverser
ou de douter des conséquences
désastreuses à venir si rien n’est
entrepris dès aujourd’hui.
Il est grand temps d’en finir de
placer l’économie au premier rang
au détriment de la sauvegarde de
notre planète. C’est l’inverse qui
doit prédominer. Nous avons tout
à y gagner dans ce changement
d’approche ; depuis trop longtemps
l’économie a bafoué toute règle
élémentaire en faveur de la protection
du climat.
Produire avec respect en tenant
compte de l’environnement est
possible, que ce soit par les énergies
renouvelables en passant par
une production de cultures sans
pesticides ni produits chimiques.
Produire ce qui est vital avec des
compétences locales et en respectant
notre planète.
Au Bengladesh, 15 millions de
panneaux solaires sont installés. Le
pays planifie de devenir entièrement
branché solaire d’ici 2020. Les
téléphones portables sont rechargés
avec le surplus d’électricité produite
par les panneaux solaires qui font
fonctionner les relais de téléphone.
Les Danois ont obtenu 40%
d’électricité avec leurs éoliennes
et pourtant le Danemark n’a pas le
monopole du vent…
Ces exemples, parmi tant d’autres,
montrent qu’il est possible de
produire de l’énergie renouvelable
en suffisance et que nous n’avons
pas besoin de l’énergie fossile
défendue par le lobby industriel
de multinationales, de politiciens
complaisants incapables d’avoir une
vision d’avenir.
Alors oui, il faut agir maintenant ! Et
si l’on s’y met tous, si chacun de
nous fait sa part, alors l’émergence
d’un monde plus juste et solidaire,
respectueux de l’environnement,
pourra être et sera réelle ! N’oublions
pas que – partout dans le monde
– beaucoup d’actions menées en
faveur de l’environnement sont nées
de la résistance de la société civile !
Bibliographies.
La Revue Durable 2015
«Libérons-nous des énergies fossiles»,
www.larevuedurable.com
Le Monde diplomatique, novembre 2015.
P. 03
NOTRE MAISON
Jardiner c’est militer !
Antonin KUMMER, animateur
• 98% des variétés anciennes
ont disparu depuis le début
du 20e siècle
• 98% de variétés restantes
sont protégées par des brevets
• 90% des variétés inscrites aux
catalogues officiels sont des
hybrides (croisements)
• 50% du marché mondial
des semences est contrôlé par
5 multinationales
Face à ces constats, faire ses courses
au supermarché est devenu pour
certains une manière de contribuer
à un système dont ils ne veulent
plus prendre part. Par leurs actions,
les citoyens actifs dans l’agriculture
urbaine nous rappellent que derrière
ce qui nous est présenté par la
grande distribution comme un large
choix alimentaire, se cache en fait un
non-choix. Celui d’un modèle dont
voici un exemple illustratif, celui des
tomates.
Cultiver la terre en plein cœur de
la ville, c’est le principe de l’urban
farming (agriculture urbaine ou plus
communément jardins urbains) qui
connaît depuis plusieurs années
un engouement croissant dans de
nombreuses métropoles à travers
le monde. Genève ne fait pas
exception. Si certains le font dans
leur immeuble pour égayer leur cadre
de vie, d’autres, comme à Detroit
dans le Michigan (ville sinistrée par
le déclin de l’industrie automobile),
tentent une reconversion des friches
industrielles vers l’agriculture et
nourrissent l’espoir d’un renouveau
économique.
Entre
ces
deux
extrêmes, le dénominateur commun
est la volonté des citadins de mieux
contrôler leur alimentation. Loin d’être
P. 04
un simple effet de mode, les jardins
urbains permettent aux citoyens qui
le désirent de se réapproprier leurs
choix alimentaires dont une partie
grandissante se sent dépossédée.
Le modèle imposé par la grande
distribution est devenu si banal qu’il
est parfois difficile de comprendre
où est le problème. Certes, on
commence à questionner l’intérêt
d’avoir à disposition toute l’année
de beaux fruits et légumes au mépris
de la plus élémentaire logique des
saisons, mais l’analyse s’arrête
souvent là. Voici quelques éléments
chiffrés qui permettent de prendre en
considération l’étendue des enjeux
(données Prospecieara) :
Constatez-le par vous-même, la demidouzaine de variétés de tomates qui
nous sont proposées en supermarché
sont à 100% produites hors-sol. Non
seulement elles ont un goût insipide
pour la plupart mais leurs valeurs
nutritives restent infiniment moins
importantes en comparaison des
tomates ayant poussé en pleine terre.
Pour produire ces légumes, il faut
des ouvriers agricoles, généralement
mal payés et vivant parfois dans
des conditions déplorables (c’est
le cas notamment dans le sud de
l’Espagne d’où proviennent une
bonne part des tomates de la Migros
et de la Coop). Le tout parcourt des
milliers de kilomètres pour atterrir
dans nos assiettes. C’est ce système
absurde qui régit toute notre chaîne
alimentaire auquel une part toujours
plus importante de citoyens refuse de
prendre part.
NOTRE MAISON
Jardiner c’est militer !
L’agrobusiness sentant le vent tourner, s’est mis à lancer des campagnes marketing ciblées, plus
communément appelées greenwashing. Pour rester sur l’exemple des
tomates, on tente de remettre au goût
du jour d’anciennes variétés censées
avoir disparu. On oublie simplement de nous dire que ces variétés
n’existent pas dans la nature puisque
ce sont des hybrides (croisements).
Ainsi leurs graines ne peuvent être
réutilisées d’une année à l’autre,
il faut donc en racheter à chaque
plantation. On tait également les
méthodes de production qui sont les
mêmes que celles des tomates habituelles, à savoir monoculture et pesticides. Méthodes qui, chacun le sait,
appauvrissent la terre et polluent les
rivières. Sous couvert de favoriser la
biodiversité, on nous vend en fait des
aliments qui contribuent à l’appauvrir.
Finalement on constate malgré un
vernis vert, que la logique des circuits
de la grande distribution reste celle
du profit à court terme et non celle
du respect de l’environnement et du
consommateur.
Dans ce contexte, lorsqu’une poignée
d’habitants décide de réaliser un
potager en permaculture à deux pas
de chez eux, on peut considérer cela
comme un acte militant. D’autres font
le choix des coopératives maraichères
qui proposent des circuits courts avec
un contact direct entre le producteur
et le consommateur. D’autres encore
tentent de se procurer des graines
de plantes rares ou anciennes et les
font pousser sur leur balcon ou leur
jardin. A y regarder de plus près,
on constate que les moyens (même
modestes) de reprendre contrôle sur
notre alimentation ne manquent pas.
En définitive, le message que les
jardiniers urbains nous font passer
c’est qu’il n’y a pas de petits gestes
si nous sommes des millions à les
faire et que, par conséquent, il ne faut
pas sous-estimer le pouvoir que nous
avons en tant que consommateurs.
Finalement, le plus difficile reste
certainement le fait d’accepter de
consacrer davantage de temps et
d’argent pour son alimentation. Et si
cela était considéré demain comme
un progrès ?
P. 05
NOTRE MAISON
Le potager Herbes-Vives s’agrandit !
Remettre du vert en ville, c’est le pari
du collectif d’habitants Herbes-Vives
qui s’est constitué en septembre
2014 sous l’impulsion de la Maison de
Quartier. Durant le printemps et l’été
2015, un potager urbain constitué de
bacs CFF a vu le jour dans la cour
de la MQEV. Il a été conçu, réalisé
et entretenu par les habitants du
quartier qui ont souhaité s’y investir.
Fort de cette première expérience, le
collectif entame sa seconde saison
avec motivation.
Cette année, de
nouveaux
plans
de culture ont été
élaboré à partir
des réussites et
des échecs de l’an
passé. Toujours
selon les principes de la permaculture, ils ont
été conçus pour
que les plantes
ne soient pas en
concurrence
les
unes avec les
autres. Plusieurs
améliorations vont
être réalisées cette
année,
notamment l’installation
d’un récupérateur
d’eau de pluie,
l’aménagement
d’une petite serre
et d’un lombricompost ainsi que la
construction d’une pouponnière pour
y faire pousser des plantons.
Parallèlement au fonctionnement de
ce potager, le collectif Herbes-Vives
et la MQEV se sont mis en quête
de terrains en pleine terre dans le
quartier. Une balade aux Eaux-Vives
nous a permis de constater qu’il y
avait tout de même passablement
d’espaces potentiels. Les principales
difficultés restent de convaincre les
propriétaires ou les autorités. Les
arguments en faveur des jardins
P. 06
urbains ne manquent pourtant pas,
que ce soit en termes de santé
publique, d’environnement, de qualité
de vie et de cohésion sociale. Malgré
une loi cantonale sur la biodiversité
et un programme « Nature en ville »
censés soutenir les initiatives de ce
type, force est de constater qu’il faut
patience et détermination pour faire
aboutir un projet. Finalement, plus les
habitants seront nombreux au sein du
collectif Herbes-Vives, plus ils auront
de poids pour être entendu.
En attendant d’atteindre cet objectif,
de jolies perspectives s’offrent aux
habitants car nous avons tout de
même réussi à dégoter deux petits
terrains en pleine terre. A l’heure
où nous vous écrivons, nous ne
sommes pas en mesure de savoir si
les habitants vont se mobiliser pour
investir ces espaces. Mais nous
ne sommes pas trop inquiets dans
la mesure où vous avez déjà été
nombreux à manifester votre intérêt.
Sachez
encore
que si vous n’avez
aucune connaissance dans le jardinage mais que
ces projets vous
intéressent,
rassurez-vous nous
mettons à disposition des personnes
compétentes pour
vous épauler. Par
ailleurs, la MQEV
finance la totalité du projet cette
année encore.
Le terrain convoité par le collectif se
situe entre la rue Agasse et ThéodoreWeber (voir photo). Actuellement, il
se présente comme un grand carré
d’herbes au-dessus des travaux du
CEVA. Il a l’avantage de se trouver
au cœur du quartier et aux pieds des
immeubles, soit un emplacement
idéal. Aux dernières nouvelles, il
était question d’y aménager un parc
public. Un jardin urbain pour les
habitants du quartier aurait toute sa
place dans ce cadre, c’est pourquoi
nous allons soutenir le collectif dans
ses démarches.
La seule chose qui
vous est demandé
c’est de prendre
part activement à
la réalisation et à
l’entretien du potager, car il doit être
à votre image, celle des habitants du
quartier des Eaux-Vives !
Plus d’infos sur
www.mqev.ch
NOTRE MAISON
Le Chœur de la MQEV
Le Chœur de la Maison de Quartier des
Eaux-Vives, vous invite à partager un
moment de musique et de rencontre
lors du traditionnel concert estival qui
aura lieu le dimanche 12 juin à 11h.
La représentation aura lieu dans la
cour de la MQEV ou à l’intérieur de la
maison en cas de météo incertaine.
Le concert sera suivi d’un brunch/
buffet canadien.
calme, toute en finesse, onirique, flottante, claire, limpide comme l’eau de
roche, à écouter les yeux fermés, très
sensible, une atmosphère de rêverie,
intense, à écouter aux matines, pour
faire vibrer les âmes et se frotter aux
sons, ... Venez découvrir des œuvres
pour chœur a capella de compositeurs anglais de différentes époques.
On se réjouit déjà !
Selon ceux qui chanteront pour vous,
la musique qui vous sera offerte est :
aérienne, divine, poétique, douce,
Deux autres concerts sont annoncés :
le 10 juin à 19h à l’église anglaise Holy
Trinity (rue du Mont-Blanc 14bis) et
dans le cadre des fêtes de la musique
le 17 juin à 20h dans la magnifique
cour de l’Hôtel de Ville.
Où ?
à la MQEV
Ch. de la Clairière 3
Quand ?
Dimanche 12 juin à 11h
Comment ?
Entrée libre et sans réservation
Combien ?
Gratuit
Les jeudis sur le grill
et du potager urbain Herbes-Vives,
un groupe d’irréductibles habitants
se réunit tous les jeudis soirs de
mi-juin à mi-septembre. Vous les
avez reconnus ? Mais oui, ce sont les
jeudis sur le grill !
Au cœur du quartier des EauxVives, dans une magnifique cour
fleurie, à l’ombre de la glycine
centenaire, entouré des pommiers
Le concept est on ne peut plus
simple : vous apportez vos grillades
et vos boissons. Nous mettons à
votre disposition chaises et tables,
grill, charbon, assiettes, verres, et
couverts. Depuis six ans maintenant
que le succès est au rendez-vous,
l’ambiance détendue et l’atmosphère
chaleureuse. Vous hésitez encore ?
Passez donc boire un coup dès 19h !
En attendant l’arrivée de l’été, le
groupe de bénévoles casse du
charbon et affûte son matériel pour le
millésime 2016!
Où ?
à la MQEV
Ch. de la Clairière 3
Quand ?
Tous les jeudis de mi-juin
à mi-septembre dès 19h
P. 07
NOTRE MAISON
Une semaine à la découverte des cours de la MQEV
Pour découvrir la palette de cours et d’ateliers pour enfants et adultes proposés par la MQEV, pour rencontrer les
professeurs et voir comment se déroulent leurs cours ou tout simplement pour attiser votre curiosité et vous donner
envie, nous vous invitons à la Semaine Découvertes du lundi 13 au vendredi 17 juin 2016.
Tous les cours, auditions et spectacles sont ouverts au public et gratuits.
LUNDI 13 JUIN
COURS DE TAÏ-CHI
DE 12H15 À 13H30
ENSEMBLE VOCAL
RÉPÉTITION À 20H
MERCREDI 15 JUIN
COURS DE TAÏ-CHI
DE 18H30 À 21H15
JEUDI 16 JUIN
COURS DE FRANÇAIS
MARDI 14 JUIN
COURS DE YOGA
DE 9H À 11H30
EXPOSITION DE CÉRAMIQUE
COURS DE TAÏ-CHI
DE 15H15 À 17H30
ENFANTS, DE 16H15 À 17H45
EXPOSITION DE CÉRAMIQUE
VENDREDI 17 JUIN COURS DE FRANÇAIS
DE 14H À 15H
AUDITIONS DE PIANO
DÈS 19H
FRENCH CAFÉ
DE 9H30 À 12H
DE 19H À 20H15
ADULTES, DE 19H À 20H30
C’est l’opportunité de vous inscrire pour les cours de l’année scolaire 2016-2017.
Nouveau dès septembre 2016 :
Cours de Yoga-Stretch et Abdotonic basés sur l’Abdologie®
développée par le Dr De Gasquet.
P. 08
NOTRE MAISON
Mercredis aérés 2016-2017
Informations pratiques :
Attention :
il n’y a plus de dates d’inscription.
Vous pouvez inscrire vos enfants tout
au long de l’année. Vous obtenez une
place selon la disponibilité, le cas
échéant votre enfant est mis en liste
d’attente. Les parents des enfants
déjà inscrits reçoivent un courrier
dans le courant du mois de mai pour
savoir s’ils désirent réinscrire leur
enfant pour l’année scolaire suivante.
Priorité est donnée aux enfants du
quartier (code postal 1207 ou 1208).
L’inscription vous engage pour une
année scolaire (ou ce qu’il en reste si
vous inscrivez votre enfant en cours
d’année). Soit environ 38 mercredis
de septembre à juin.
Nous proposons chaque semaine
une journée d’éveil et de découvertes
pour les enfants de 4 à 12 ans.
Un groupe pour les 4 à 7 ans (de la
1P à la 4P). Prise en charge de 8h à
18h.
Un groupe pour les 8 à 12 ans (de la
5P à la 8P). Prise en charge de 11h30
à 18h (repas de midi compris).
Nous proposons :
•apprentissage de la vie en groupe
(autonomie, partage, écoute,
respect, tolérance, etc.)
•excursions en Suisse romande
•activités physiques (jeux en plein
air, sorties de ski en hiver et de
piscine en été)
•activités créatrices (ateliers et
bricolages)
•découverte de la culture
(spectacles, expositions, musées,
théâtres et films)
•découverte de la nature et des
animaux
Notre philosophie :
•de l’entraide et de la coopération
entre les enfants
•un groupe où chacun peut trouver
sa place avec ses particularités
•une journée pour permettre aux
enfants de jouer et de souffler un
peu
•une ouverture sur les enjeux de
notre monde
•privilégier l’être sur l’avoir
•impliquer les parents dans
l’association MQEV
Pour les enfants de 4 à 7 ans uniquement, il est également possible de
s’inscrire seulement pour la période
de ski (de janvier à mars), sans garantie de place disponible. Séance d’information obligatoire en début d’année pour les nouveaux inscrits.
Factures trimestrielles envoyées par
courrier et payables d’avance. Les
tarifs comprennent repas (10h, midi
et goûter), transports et animation.
Pour les détails, veuillez vous reporter
au tableau ci-dessous.
Revenu mensuel
brut en CHF
1 enfant
2 enfants
3 enfants
- 2’500
02’501 à 03’500
03’501 à 04’500
04’501 à 05’500
05’501 à 07’000
07’001 à 08’500
08’501 à 11’500
11’501 à 14’500
14’501 à 17’500
+ 17’501
8.10.12.16.19.24.32.40.46.50.-
7.9.11.15.18.23.31.39.45.49.-
6.8.10.13.16.22.30.38.44.48.-
Prix par journée. Tarifs en fonction du revenu mensuel familial brut et selon le nombre d’enfants
à charge dans la famille.
P. 09
NOTRE MAISON
Les repas du mardi
MARDI 3 MAI
Curry de lentilles à la dinde
MARDI 10 MAI
Aubergines au bœuf, blé vert
(plat syrien)
MARDI 17 MAI
Saucisses de veau, röstis,
salade
MARDI 24 MAI
Huancaina (plat végétarien),
pommes de terre sauce
cacahuète
Chaque semaine, venez passer un
moment à la MQEV en dégustant
de succulents repas préparés par
nos bénévoles. C’est l’occasion
de tisser des liens et de manger
dans une atmosphère conviviale et
chaleureuse.
Comme
toutes
les
activités
proposées par la MQEV, les repas
du mardi sont participatifs. Cela veut
dire que chacun peut apporter sa
contribution selon ses envies, ses
compétences et son temps libre.
Que ce soit pour donner un coup
de main à la préparation, au service
ou à la vaisselle ou encore proposer
un menu et prendre en charge son
élaboration. Une équipe sympathique
vous accompagne, vous conseille
et coordonne le tout dans la bonne
humeur.
P. 10
Inscriptions pendant nos heures
d’accueil, au 022 736 72 71,
par courrier à l’aide du bulletin
d’inscription ou par mail à l’adresse
mqev@fase.ch. Les menus ainsi
que le bulletin d’inscription sont
disponibles sur notre site : www.
mqev.ch. Possibilité de s’inscrire
au plus tard jusqu’au vendredi qui
précède. Le prix du repas complet
(entrée, plat principal, dessert et café)
vous coûtera CHF 13.– sans vin et
CHF 16.– avec le vin.
MARDI 31 MAI
Goulasch
MARDI 7 JUIN
Cajita (plat bolivien)
MARDI 14 JUIN
Bœuf sauté à la péruvienne
MARDI 21 JUIN
Couscous végétarien
MARDI 28 JUIN
Grillades, salade
MARDI 6 SEPTEMBRE
Parmigiane
MARDI 13 SEPTEMBRE
Gigot d’agneau
MARDI 20 SEPTEMBRE
Moules à la créole, émincé de
poulet sauce cacahuète
MARDI 27 SEPTEMBRE
Croûtes aux champignons
NOTRE MAISON
Retour de la soirée à thème du 28 janvier
Guy SCHNEIDER, journaliste
Franceline James et quelques participants de la soirée
Quels points d’appui pour
traverser les changements ?
Sur quoi/qui s’appuyer ?
Franceline James est psychiatre et
psychothérapeute spécialisée dans
l’ethnopsychiatrie, une branche qui
articule psychiatrie et anthropologie,
liant le psychique et le culturel. Elle
était l’invitée des soirées à thème
du 28 janvier pour parler des points
sur lesquels on s’appuie lors de
changements.
Franceline James débute son
exposé en distinguant deux types
de changements. Alors que l’on
choisit lorsque l’on souhaite changer
de voiture, de fréquentations ou
d’habitudes, on ne choisit pas
les changements physiques (le
vieillissement ou la maladie) et ceux
qui touchent à notre environnement.
Parmi ces derniers, il y a ce qui
change notre proche entourage
(deuil ou divorces par exemple)
et ce qui modifie notre lieu de vie
(migration forcée, catastrophes,
etc.). La psychiatre pose alors les
questions suivantes : Qui change
qui ? Est-ce que nous changeons
notre vie ou est-ce la vie qui nous
change ? Et quels sont les points
d’appui sur lesquels reposer ?
Pensée d’Occident
Dans la pensée de l’Occident existe
le mythe impossible de l’autonomie
individuelle, explique Franceline
James. Il fait croire que chacun est
libre de choisir sa vie selon le mode
« c’est moi qui décide ». La mission
de l’école est d’ailleurs de rendre les
enfants autonomes. Or, en dehors de
l’Occident et quelle que soit la zone
culturelle, c’est avant tout le groupe
qui construit la place de chacun. Et
c’est ce dernier aussi qui la garantit.
Cette dimension collective apporte
une assurance et une sécurité, mais
elle peut aussi enfermer. Il est du
devoir de chacun de trouver sa juste
place par rapport aux autres. Dans
ce modèle, contrairement au nôtre,
la responsabilité est collective avant
d’être individuelle.
Résoudre les problèmes en
collectif
Franceline James évoque l’exemple
des funérailles en Afrique. Lorsque
quelqu’un décède et a été mis en
terre, l’entourage doit résoudre
les problèmes avant de pouvoir
conclure les funérailles. Il faut se
réunir et tout régler, quel que soit le
temps que ça prend. Il s’agit d’une
forme de thérapie au niveau familial
avec des enjeux concrets. Un lien
profond entre les individus est
essentiel pour se mettre d’accord,
sinon ça ne marche pas et des
problèmes surviennent ensuite ; une
vache tombe malade, un jeune rate
ses examens, etc. Les hommes ont
besoin de ces structures collectives
pour fonctionner. Et plus un individu
sent une appartenance à un groupe
(famille ou racines culturelles), plus
il aura de facilité à se joindre à
d’autres. Reste à trouver l’équilibre
entre la réalisation individuelle et la
nécessité du groupe, afin que l’un
n’entrave pas l’autre. Un travail de
réflexion est nécessaire pour être
créatif afin d’avancer en faisant face
aux échecs.
Une soirée riche
L’exposé a été ponctué de
questions ouvertes visant à stimuler
l’assemblée. De nombreuses pistes
qui aident à questionner notre
rapport aux autres, la distinction
entre ce que l’on nous impose et ce
que l’on s’impose soi-même sans
s’en rendre compte.
Franceline James conclut son
exposé avec un proverbe béninois :
« Si tu ne sais pas où tu vas,
souviens-toi d’où tu viens. » Il est
important de retourner aux racines,
de se rappeler les sources dans les
étapes difficiles pour pouvoir mieux
avancer.
Une fois de plus, les participants de
la soirée à thème ont effectivement
fait un bout de chemin avec une
vue singulière et des pistes de
réflexions riches pour la suite.
Comme toujours, les discussions
qui closent la séance en disent long
sur les points de vue individuels et
l’enrichissement de les partager
avec le collectif. On ressort de la
soirée avec un peu plus de bagage
et la sensation d’être moins seul
face aux challenges complexes de
la vie. La soirée se termine avec ces
quelques mots de l’intervenante :
« Nous sommes tous égaux, mais
pas tous les mêmes. »
P. 11
NOTRE MAISON
Une porte s’est ouverte…
©Niels Ackermann / Geneve Sa Gueule
Voici un petit retour en photos de notre semaine d’actions contre le racisme.
P. 12
NOTRE MAISON
Une porte s’est ouverte…
Notre programmation se voulait un
jeu de ping-pong entre les thèmes de
l’asile et du vivre-ensemble.
Vous avez été nombreux à répondre à
l’appel ! Nous avons été ravis de partager avec vous ces moments conviviaux, drôles, instructifs, intenses…
Les émotions ont souvent été fortes :
nous les avons vécues ensemble
dans une perspective d’ouverture et
de compréhension mutuelle. Comme
l’a écrit un participant dans notre livre
d’or : « se rencontrer pour se reconnaître ! ».
Nous remercions chaleureusement
le groupe de travail grâce auquel ce
projet s’est concrétisé. Merci à Magali
Vuffray, Pierre Demont et Mélanie
Berney, bénévoles impliqués dans
différentes activités interculturelles,
à Ninian Van Blyenburg du Service
de l’Agenda 21-Ville de Genève et
Michel Monnier de Point JeunesHospice général. Merci également au
Bureau de l’intégration des étrangers
pour son soutien financier.
Et merci à vous public pour votre participation enthousiaste et engagée.
P. 13
NOTRE MAISON
Exposition d’Yiriwa Paintings
Paintings à la Maison de Quartier des
Eaux-Vives en vue d’un vernissage
fin mai 2016, où l’artiste se réjouit de
vous rencontrer.
Démarche
Loin de la digitalisation grandissante
de nos modes de communication,
de son métier d’informaticienne,
la vie reprend ombres et lumières,
lignes et contrastes grâce à
l’acrylique. La peinture est épaisse
et couvrante, séchant rapidement,
de nombreuses extravagances sont
permises.
DU 27 MAI AU 18 JUIN
Une étincelle, des coups de crayons
sur la blancheur aveuglante d’une
feuille de papier, la texture du coton
remplace bientôt celle du bois
moulu. De riches rêveries diurnes
débutent, tandis que le pinceau
étale une teinte pastel sur la toile
tendue.
Les voiles sont tirées, un nouveau
départ amorcé.
Yiriwa Paintings s’installe en ville
de Genève, il y a une dizaine d’années. La pratique de la peinture
est néanmoins plus récente, trois
ans. À cette époque, les esquisses
effectuées durant les cours d’informatique sont abandonnées au profit
des croquis des toiles d’acryliques,
tapissant désormais les murs.
D’abord un loisir, cette activité
imprègne les fantaisies de l’artiste
de vives couleurs de couchers
de soleils, de bords de mer et de
visages éloquents. Un mode d’expression inédit s’est ancré dans le
P. 14
quotidien, empreint d’une certaine
nostalgie, celle du voyage, d’idéaux
en partance. Serait-ce une ode à une
contrée lointaine, une terre africaine
irriguée par les eaux du Niger ?
Yiriwa Paintings est en effet originaire
du Mali, ce pays sahélien aux terres
rouges, à l’opposé des paysages
verdoyants et escarpés de la Suisse.
Une même langue, le français, lie les
deux pays lorsque des kilomètres
les séparent. Les teintes de
l’acrylique effacent heureusement la
distance, l’imagination liant le temps
à l’espace en une subtile évasion.
L’aventure débuta l’automne passé
avec deux expositions dans la ville
de Berne, cadre professionnel de
Yiriwa Paintings. Ces dernières se
déroulèrent lors du ‘UNA festival’,
ainsi qu’à la Maison de Quartier
‘Villa Stucki’.
Genève restant la ville de cœur de
l’artiste, il lui était impossible d’y
demeurer artistiquement inactive.
Les flots nacrés et ondoyants du
Léman conduisirent bientôt Yiriwa
Qu’en est-il du style de Yiriwa
Paintings ? La palette des couleurs,
l’intensité des tons employés
rappelle le fauvisme. Les influences
de l’art tribal ne sont pas loin, avec
pour seul impératif la représentation
de l’abstrait, la réalité d’images
fugaces. Qu’il s’agisse de paysages
exotiques, de personnages, de
formes dépaysantes, le récit d’un
ailleurs moins gris, aux antipodes du
binaire est toujours conté.
D’où provient l’inspiration de l’artiste ?
Un livre présentant des masques
africains, un guide dressant un portrait
actuel du Mali, une forte inclination
pour des photographies trouvées
sur Internet, un magazine consacré
au Wax ce tissu communément
utilisé pour se vêtir dans les régions
tropicales… suffisent à occuper
l’artiste durant une dizaine d’heures,
afin de reproduire un sujet parfois
capricieux, de mettre en lumière un
univers fantastique.
Où ?
A la MQEV
Ch. de la Clairière 3
Quand ?
Du 27 mai au 18 juin
Horaire
lu-je 14h-18h30, ve 16h-18h30
Vernissage vendredi 27 mai à 19h
L’artiste sera présente les samedis
28 mai et 18 juin de 14h à 18h
LE QUARTIER
Théâtre Am Stram Gram
Fabrice Melquiot, directeur
L’Hôtel Pax vient d’être rénové.
Au parc des Bastions, un type en
cravate, endormi dans l’herbe ; il
semble spécialement grand, mais
allongé ainsi, on dirait plutôt qu’il
est long.
Fatima prépare ses salades ; Laetitia
sourit en déposant sur ma table le
petit seau de métal qui fait office de
corbeille à pain.
On croise de temps en temps le fantôme de Jose Luis Borges, Nicolas
Bouvier ou Mary Shelley.
Aux Pâquis, le réel fait ses emplettes
dans bien des contradictions.
On parle cent langues autour d’un
lac qui n’en parle qu’une seule,
immuable et grandiose.
A son balcon, Madame Binz n’est
plus.
Partout, des enfants grandissent
sans qu’on s’en aperçoive. Ils grandissent toujours trop vite.
A Genève comme ailleurs.
Je crois qu’il faut aller au théâtre.
Je crois qu’il faut aller au théâtre
quand on a choisi la vie. Aller au
théâtre, c’est dire qu’on a choisi la
vie et qu’on cherche inlassablement
à comprendre pourquoi. Emmener
ses enfants au théâtre, c’est les inviter à choisir la vie plutôt que la passivité, le découragement, l’ennui,
l’affliction.
Place du Molard, des filles et des
garçons se donnent rendez-vous au
pied des grandes enseignes ; checks
rapides, trois bises qui claquent.
Dans les rues basses, on marche
vite, vers des horizons souvent
pragmatiques.
Un vélo manque de me renverser. A
moins que ce ne soit l’inverse.
Au Café de la Renaissance, Maïté
embrasse la plupart des ses clients.
Le Pont du Mont-Blanc tremble
sous le fardeau régulier des autos,
tandis que les touristes mitraillent le
Jet d’eau.
On fait discrètement la manche
devant la poste des Eaux-Vives.
A quelques mètres du Car Touche,
derrière la Vélostation de la gare
Cornavin, cette affiche, collée à la
va-vite, sur laquelle on peut lire noir
sur blanc : « Je veux des quartiers ».
On lit son journal, on boit son
expresso, on rêve, en terrasse de La
Clémence.
Tentons de préserver intacts la force
de nos désirs, notre ouverture à
l’autre, notre curiosité, notre goût
pour le réel et la poésie, pour la naïveté et la sophistication, pour la joie
tragique dont la vie sait nous régaler,
et que l’art entend sublimer.
Ensemble, nous avons beaucoup
à faire, défaire, découvrir, élucider,
connaître, comprendre, partager.
Contre un certain état du monde,
pour un certain état des rêves.
P. 15
LE QUARTIER
Fête des voisins
pied la première fois en 2004 à l’enseigne de la Journée européenne
des voisins ; son succès n’a fait
qu’augmenter d’année en année,
comme le nombre de villes participantes en Suisse et à l’étranger.
Si bien que la Fête des voisins est
aujourd’hui devenue un rendez-vous
incontournable du printemps.
Comment ça marche ?
Le succès de cette fête tient au
fait que l’initiative de son organisation appartient aux habitants euxmêmes. L’administration municipale
les incite à se réunir et facilite la
mise en place de cet événement.
Il suffit aux organisateurs de retirer
des cartes d’invitation, des affiches
et de prévenir ses voisins qu’une
fête aura lieu dans l’immeuble pour
que chacun apporte, le jour même,
sa contribution. Les cartes et
affiches sont à retirer gratuitement
à la MQEV. Il est également possible d’emprunter des bancs et des
tables. Le transport doit être assuré
par vos soins.
VENDREDI 27 MAI
Cette fête propose un moment
dédié à la convivialité entre voisins.
Autour d’un verre ou d’une collation,
les habitants de Genève sont invités
à se réunir au bas de leur immeuble,
sur les trottoirs, dans un jardin, ou
encore sur une place pour faire
connaissance.
Le but est de faciliter les contacts
entre les habitants d’un même
immeuble ou d’un même quartier.
De manière plus large, il s’agit de
créer une dynamique de conviviaP. 16
lité, de renforcer les liens de proximité pour lutter contre la solitude,
le repli sur soi, l’individualisme. Car
cette manifestation permet à tous
les habitants de prendre le temps
de se rencontrer alors qu’ils ne font
souvent que se croiser.
La Fête des voisins en Suisse
et en Europe
Organisée pour la première fois à
Paris en 1999, la Fête des voisins
prend chaque année plus d’ampleur.
A Genève, l’événement a été mis sur
Où ?
Dans votre immeuble
Quand ?
Vendredi 27 mai
Plus d’infos :
http://www.ville-ge.ch/
immeublesenfete
LE QUARTIER
Grand nettoyage du lac Léman par l’ASL
Depuis 2005, Net’Léman fédère
à chaque édition près de 1000
participants pour un grand nettoyage
tout autour du lac. Pour la 8e édition,
un nouveau programme a été mis
sur pied par l’Association pour la
Sauvegarde du Léman (ASL).
Net’Léman - une action citoyenne
La grande journée Net’Léman est
une action qui réunit plongeurs,
paddleurs et bénévoles à terre de
tous âges et horizons dans le but
de préserver la beauté et la santé
du Léman. Une fois le nettoyage
effectué, un décompte précis des
déchets récupérés est réalisé, ceci
afin d’identifier leur catégorie, source
potentielle, quantité, etc. Les déchets
sont ensuite triés par les participants
avant d’être évacués et si possible
recyclés.
Le nettoyage aura lieu sur 13 sites
tout autour du lac. Sur le canton de
Genève, ce sera à :
• Tour Carrée-Cologny,
le samedi 21 mai
• Eaux-Vives et Bellevue (Vengeron),
le dimanche 22 mai
Village Net’Léman
au Jardin Anglais
les 21 et 22 mai
En parallèle du nettoyage des rives
et des fonds, l’ASL propose des
activités ludiques pour tout public,
afin de sensibiliser et induire des
changements de comportements
dans les habitudes de consommation
pour préserver ce joyau qu’est le
Léman.
Avec la participation de
• Service Agenda 21 – Ville
de Genève («Appliquer le
développement durable au
quotidien»)
• FRC Genève (Café Réparation)
• Voirie de Genève (gestion du tri et
• Association Plan Vert (atelier
• Oceaneye (pollution plastique dans
• La Caravane/Café histoire de
• Impulsions+ (pour conserver
• et diverses animations de
recyclage)
les océans) Tricrochet (atelier de
bricolage avec sacs plastiques)
son smartphone/tablette le plus
longtemps possible)
• Les Recyclowns (animations
burlesques)
artistique PET’art)
grignoter une bonne tranche de
tarte
l’Association pour la Sauvegarde
du Léman – ASL (observation du
plancton au microscope, jeu des
déchets, origami,...)
• Transvoirie (présentation de leur
camion poubelle 100% électrique)
• Cosedec (jeu de Kim, sauve qui
pêche…)
• 0 Waste Swiss (jeu des bonnes
pratiques)
Infos
et inscriptions sur
www.netleman.ch
P. 17
HISTOIRE
Méli-Mélo
Jakob FEHLMANN, archiviste
Pour vous divertir, voici un petit
florilège de faits anecdotiques
relevés dans les documents de la
Gym des Eaux-Vives depuis 1896.
« Tous les soirs de leçon dans le
préau, où il pleut, la leçon sera
renvoyée au lendemain soir ».
(Moniteur Badoud, PV 6.6.1896).
Bal de novembre : « Guioldy, ancien
moniteur, se chargera d’apprendre à
danser aux gyms, ne sachant pas ».
(PV 12.10.1907).
Manque de vitalité : « Sur réclamation
des membres passifs, trouvant que
la section manque de vitalité, nous
organisons un Festival d’Automne
dans le préau de l’Ecole ». (PV
2.7.1918). P.S. : il faut savoir que
d’après les statuts, « les membres
passifs ont le droit de participer
aux exercices, ainsi qu’aux fêtes et
soirées, organisées par la Société.
Ils ont voix consultative aux
assemblées ».
Démission d’un gymnaste. Réponse
du comité du 6 février 1922 :
P. 18
« Accepté avec regrets, sous réserve
du paiement de votre compte arriéré
s’élevant à 90 centimes ».
Appel dans le « Gym Eaux-Vivien »
de février/mars 1927 : « Jeunes
gens des Eaux-Vives, voulez-vous
avoir de bons et francs camarades,
pratiquer un sport qui donne santé
et force, vous distraire sainement
tout en dépensant peu, faites partie
de la Section des Eaux-Vives. Point
de finance d’entrée. Cotisation
mensuelle 50 centimes ».
Dans la documentation sur la fête
cantonale de gymnastique de 1931,
organisée par la Section des EauxVives, se trouvait un dépliant avec
le titre : « Mise en garde ». Voici
quelques extraits :
« Les médecins vénérologues
savent par expérience que leur
clientèle augmente après les
festivités et grands concours
sportifs. Pour fêter une victoire ou
pour se consoler d’une défaite,
ou tout simplement par curiosité
quand ce n’est pas sous influence
de l’alcool, on se laisse entrainer
à de vulgaires aventures qui sont
toujours dangereuses ».
« Nous rappelons les membres qu’il
est interdit de fumer dans les locaux,
soit local proprement dit, vestiaire
et WC ». (Avis sur des circulaires
d’information, janvier 1932 et mars
1934).
Professions exercées par les gymnastes d’après le « Répertoire
Unique des Membres » de 1884 à
1936 : charron, cocher, palfrenier,
liquoriste, fondeur, forgeron, lithographe (10 fois), commis (30 fois) ;
entre autres un « homme de peine »
(domestique, manœuvre selon « Le
Petit Robert »).
Un gym qui a été radié du rôle des
membres, parce qu’il ne suivait pas
régulièrement les leçons, a écrit
en date du 15 mars 1925 pour sa
défense : « Mon nouvel emploi aux SI
m’oblige à prendre différents cours
du soir, ceci à seule fin de ne pas
rester éternellement « homme de
peine », avec un salaire insuffisant ».
INFOS
Infos MQEV
La MQEV est
une association
sans but lucratif ouverte à tous.
Elle est rattachée à la Fondation
genevoise pour l’animation
socioculturelle (FASe). Les activités
développées s’inscrivent dans le
cadre des orientations de la charte
cantonale des centres. Son action
est rendue possible grâce aux
subventions cantonales et à celles
du Département municipal de la
cohésion sociale et de la solidarité
de la Ville de Genève.
Adhérez à notre
association
et recevez le journal chez vous !
(L’envoi du journal est réservé aux
membres de l’association et aux
organismes avec lesquels nous
collaborons.) Si vous souhaitez
devenir membre et soutenir la
Maison de Quartier, passez un
simple coup de fil et nous vous
enverrons un bulletin d’adhésion.
Cotisation annuelle
individuel : CHF 20.couple / famille : CHF 30.association : CHF 50.soutien : CHF 40.- ou plus.
La MQEV se trouve au
Chemin de la Clairière 3
(derrière le théâtre Am Stram Gram,
route de Frontenex 56)
T 022 736 72 71
F 022 700 60 46
mqev@fase.ch
www.mqev.ch
Adresse postale :
MQEV Case postale 6230
1211 Genève 6
Lignes TPG :
Bus N° 1 - 9 - 33 - A
arrêt 31-Décembre
Tram N° 12 arrêt Roches.
Notre accueil est ouvert
Lundi à jeudi 14h à 18h30
Vendredi 16h à 18h30
Durant les vacances scolaires,
l’accueil est fermé sauf en été où un
accueil est assuré le jeudi de 9h à
12h et de 15h à 18h30.
Informations, renseignements,
inscriptions et suggestions.
Le charivari
est un lieu vivant et convivial ouvert
à toutes les populations du lundi au
vendredi (sauf mercredi) de 16h à
18h30. Vous pouvez vous y rendre
seul, avec des amis ou vos enfants,
boire un café, lire le journal, discuter
avec un animateur et rencontrer
des gens. Pour les enfants : une
monitrice vous accueille gratuitement
avec goûter, jeux et coin au calme
pour faire ses devoirs.
Location de locaux
A raison d’une fois par année, les
habitants du quartier des Eaux-Vives
(code postal 1207 et 1208) peuvent
louer un espace pour y organiser
anniversaires et autres festivités le
samedi et le dimanche de 8h à 23h.
Les réservations ont lieu uniquement
le lundi de 14h à 18h30 à la
MQEV (sauf pendant les vacances
scolaires). Aucune réservation ne
peut se faire par téléphone. Chaque
premier lundi du mois, nous ouvrons
les locations pour le mois suivant
(pour septembre, venir le premier
lundi de juin).
Membres du
comité de gestion
Aline Bolomey
Celia Pessoa
Joëlle Quevedo
Animatrices
et animateurs
Antonin Kummer
Denis Liengme
Noémie Lonardo
Jean-Yves Parichon
Annick Roduit
Catherine Vionnet
Secrétariat
et comptabilité
Nadia Engdahl
Nicolas Grob
Entretien
Latifa Benmou
Intendance
Emilio Sanchez
P. 19
INFOS
L’agendates
MERCREDI 4 MAI Clôture des inscriptions centres aérés d’été
SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 MAI
Fête de quartier Ô Vives À Vous!
TOUS LES MARDIS JUSQU’AU 17 MAI Permanence impôts
SA 21 ET DIM 22 MAI Installation du potager urbain
VENDREDI 27 MAI Fête des voisins
VE 27 MAI AU SA 18 JUIN Exposition de peintures de Yiriwa Paintings
SA 4 ET DIM 5 JUIN Plantation du potager urbain
DIMANCHE 5 JUIN Cueillette des narcisses
VENDREDI 12 JUINConcert du Chœur de la MQEV
DU 13 AU 17 JUIN Semaine découvertes des cours et ateliers
DÈS MI-JUIN
Inscriptions aux cours et ateliers 2016-17
LES JEUDIS DE MI-JUIN À MI-SEPT. Les grillades de l’été
DU 4 JUILLET AU 26 AOÛT Centres aérés d’été
LUNDI 19 SEPTEMBRE Inscriptions centre aéré d’octobre
SAMEDI 1 ER OCTOBRE Rassemblement surprise
SAMEDI 8 OCTOBRE
Vide-greniers des Eaux-Vives
P.
P.
P.
P.
06
16
14
06
P.
P.
P.
P.
07
08
08
07
| TRÈS BEL ÉTÉ ! |
Venez randonner avec nous, programme encarté..
Où trouver notre journal ?
DANS LES LIEUX SUIVANTS
Bibliothèque des Eaux-Vives
Rue Sillem 2
Ludothèque des Eaux-Vives
Rue du Nant 27
Cinéma Les Scala
Rue des Eaux-Vives 23
Le Balafon
Rue de Villereuse 2
Boucherie Monticelli
Route de Frontenex 45
Boulangerie Taillé
Rue Montchoisy 72
Eaux-Vives Seniors
Rue Montchoisy 46
au 1er étage
Bubbles Kids Sport Club
Rue du Nant 3
Pharmacie du 31 décembre
Rue du 31-Décembre 43
Restaurant Yamori
Av. de la Gare des E.-V. 8
imad
Rue des Vollandes 38
Boulangerie Temps de
Pause
Route de Frontenex 33
Police Municipale
Rue Jargonnant 4
Top Capi
Rue de l’Avenir 5
Restaurant Tout Simplement
Rue de Soleure 2
Ligue Genevoise contre le
rhumatisme
Rue Merle-d’Aubigné 22
Papeterie Wolf,
Rue des Eaux-Vives 12
Restaurant L’Adresse
Rue du 31-Décembre 32
Mischa Hot Dog
Rue de la Terrassière 6
Balsiger SA
Rue du 31-décembre 26
DANS NOS CAISSETTES À JOURNAUX
MQEV Chemin de la Clairière 3
Théâtre Am-Stram-Gram Route de Frontenex 56
La Poste Rue Maunoir
EAUX-VIVES 2000 Rue Jargonnant - Terrassière
Quincailerie Baud Rue des Photographes 7
IMPRESSUM
Le journal : Editeur : Graphisme : Impression : Tirage : P. 20
Le journal de la MQEV paraît gratuitement 3 fois par année.
MQEV, Chemin de la Clairière 3 - Case postale 6230 - 1211 Genève 6 - T 022 736 72 71 - F 022 700 60 46 - mqev@fase.ch
Stéphane Ohanessian — PLUS DE GRAPHISME - www.plusdegraphisme.ch
Imprimerie Genevoise SA - Imprimé sur du papier FSC Cyclus Print 100% recyclé
1’900 exemplaires
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
0
Taille du fichier
7 596 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler