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Celui qui ne lutte pas a déjà perdu - Initiative Communiste

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Bulletin de l’Initiative communiste-ouvrière - n° 65 | mai 2016
Communisme-Ouvrier
www.communisme-ouvrier.info | contact@communisme-ouvrier.info | (33) 06 17 56 01 74
Celui qui ne lutte pas a déjà perdu
L
es mobilisations contre la loi
travail sont marquées par une
forte
répression.
Violences
et provocations policières contre
des blocages de lycées et des
manifestations, évacuation par la force
d’universités, arrestations arbitraires
et même condamnations lourdes de
manifestantes et de manifestants à de
la prison ferme.
Se mobiliser contre ce projet de loi reste
plus que jamais nécessaire. Après des
décennies de politiques anti-ouvrières,
de gel des salaires, de licenciements, de
hausse du chômage et de dégradation
de nos conditions de travail, ce projet
de loi c’est la goutte d’eau qui fait
déborder le vase.
On peut regretter qu’il vienne trop
tard, pinailler sur certaines tournures
de phrases mais qu’importe, l’appel
lancé par le 51ème congrès de la
Confédération générale du travail (CGT)
permet de poser la question de l’heure :
celle de la reconduction de la grève.
C’est aujourd’hui la question centrale
pour amplifier et construire le rapport
de force qui peut nous permettre de
faire reculer le gouvernement. Il va de
soi que construire la reconduction de la
grève ne saurait se limiter à crier « grève
générale » dans les manifestations ou
à attendre qu’un mot d’ordre tombe.
Cette grève générale reconductible, il
faut la construire, et cela commence
dans les entreprises, les branches
d’activité ou les zones industrielles.
Si la reconduction de la grève prend, il
nous faudra alors éviter les écueils des
précédents mouvements comme la
grève par procuration ou le culte des
blocages et leur opposer l’extension de
la grève. Dès lors que la reconduction
de la grève sera décidée dans une
entreprise ou un secteur d’activité, il
faudra s’en servir comme de foyers pour
populariser la reconduction de la grève
dans d’autres entreprises, aller vers les
autres boîtes et étendre la grève aux
autres boîtes. ■
Sommaire
p. 2 ‑ Panama Papers : l’urgence
du contrôle ouvrier
p. 3 ‑ Vous êtes pauvres ? Les
départements aussi...
p. 4 ‑ Loi El Khomri : de la
protection à la sélection
médicale des travailleur/ses, une
seule logique : le profit !
p. 5 ‑ Une attaque patronale
contre notre santé
p. 6 ‑ Transition énergétique :
toujours rien ?
p. 7 ‑ C’est le client qui est
coupable, pas la prostituée
p. 8 ‑ Révolte en Macédoine
IPNS - 0€50
2
ACTUALITÉ
Panama Papers : l’urgence du
contrôle ouvrier
L
’affaire Panama Papers n’en finit pas de faire
couler de l’encre dans la presse mondiale. Plus
de 500 banques sont touchées par l’affaire, dont
la Société générale pour la France ou même la
Banque mondiale. Des patrons, des actionnaires mais
aussi des politiciens et chefs d’État du monde entier
sont éclaboussés. En France on y trouve tant l’ancien
ministre du parti socialiste (PS) Cahuzac, Balkany, député
des Républicains (LR), que Jean-Marie Le Pen, président
d’honneur du Front National (FN). À l’échelle internationale,
se côtoient tant le premier ministre de l’Islande que
l’ancien directeur des service secret péruviens, un ancien
conseiller d’Ariel Sharon que des proches de Mahmoud
Abbas, l’actuel président d’Ukraine que des amis de
Poutine, des responsables du parti communiste chinois,
des proches de Chàvez, de Bachar Al-Assad comme des
hommes d’affaires du monde entier, de l’ancien patron de
Belgacom aux des héritiers de la société Schlumberger, en
passant par des patrons de presse ou des trafiquants de
drogue internationaux.
Bref, tout ce que la société capitaliste produit de privilégiés
friqués, de toutes origines, de tout secteur d’activité,
de toute obédience politique et de toute confession
religieuse, monarques ou républicains, dictateurs ou
démocrates, ministres de l’intérieur et maffieux, ont
placé leurs fortunes au Panama. Les mêmes qui saoulent
leurs peuples de fumées dans leurs guerres et discours
nationalistes se retrouvent côte à côte pour placer
leur pognon dans une union sacrée des riches et des
exploiteurs pour défendre leurs coffres-forts.
Les mêmes qui nous abreuvent de campagnes pour
fliquer les chômeurs qui, scandale, toucheraient dix euros
de trop, qui renforcent les contrôles quand on est malade
pour vérifier qu’on est vraiment trop brisé pour reprendre
le travail, les mêmes qui nous imposent des politiques
d’austérité et nous expliquent à longueur de journées qu’il
faut encore et toujours faire des sacrifices, ont placé leur
fric dans des sociétés offshore pour échapper à l’impôt. Et
en France, voilà que des politiciens font mine de découvrir
que le Panama est un paradis fiscal !
Mais si scandaleuse que soit l’affaire des Panama Papers,
elle n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est par son ampleur,
dans la société capitaliste. Les scandales financiers et
autres affaires de corruption, les détournements de fonds
et les paradis fiscaux sont au capitalisme ce que la bière
est à la Bavière. Dans quasiment tous les pays capitalistes,
le secret bancaire est garanti par la loi. Au‑delà des
Camille Boudjak
législations, il y a aussi la question de la volonté politique.
Autant les contrôles sur les allocations chômage et les
minima sociaux sont renforcés, autant aucun moyen
efficace n’est mis en place pour réprimer la fraude fiscale.
La base même du système capitaliste, c’est l’exploitation,
le droit divin pour une classe de s’enrichir grâce au
travail d’une autre. Et cette richesse, comme toutes les
fortunes des patrons et actionnaires, elle ne tombe pas
du ciel. Elle vient de notre travail. On ne peut espérer une
« moralisation » du système capitaliste, pas plus qu’on ne
peut compter sur les gestionnaires de l’État capitaliste
pour s’en prendre réellement à la fraude fiscale. Ce
n’est pas une question d’honnêteté mais une question
d’intérêts de classe.
Par contre, nous, les travailleuses et les travailleurs, nous
devrions pouvoir tout contrôler nous-mêmes. Lors d’un
licenciement économique, nous pouvons vérifier certains
comptes de l’entreprise... mais pas les comptes en banque
personnels des patrons et actionnaires, et pourtant cet
argent il vient bien de notre travail. Pour ne prendre qu’un
exemple en lien avec l’affaire Panama Papers, 37 salariés
de l’entreprise Autajon, dans la Sarthe, ont été licenciés
pour raisons économiques en 2012. Mais leur patron avait
dissimulé 22 millions d’euros via des sociétés offshore
dans des paradis fiscaux.
Nous qui produisons tout nous devrions pouvoir tout
contrôler ! Nous en avons les moyens, car ce sont aussi
des travailleuses et des travailleurs qui bossent dans les
banques et aux services comptabilité des entreprises.
Une opération de fraude fiscale peut se faire dans le plus
grand secret, ce sont toujours des petites mains payées au
SMIC qui finalisent les transactions. Mais la bourgeoisie a
mis en place tout un arsenal répressif pour protéger les
secrets des patrons, y compris quand ils nous concernent
directement. Et ce 14 avril, le Parlement européen a voté
une directive renforçant le « secret des affaires »... On
notera que les députés européens FN, LR et PS se sont
retrouvés unis pour voter cette directive, une directive qui
renforce encore l’opacité derrière laquelle se protègent
les capitalistes.
C’est exactement l’inverse qui serait nécessaire : la
levée de tous les secrets bancaires, secrets des affaires,
secrets commerciaux et autres et la possibilité, à nous
les travailleuses et les travailleurs de tout contrôler. Ce
contrôle ouvrier serait un premier pas vers le pouvoir
ouvrier, tant dans l’entreprise que sur l’ensemble de la
société. ■
3
LEUR POLITIQUE
Vous êtes pauvres ?
Les départements aussi...
Pauline Vernon
L
a majorité des conseils départementaux est
dirigée par Les Républicains (LR) et l’Union des
démocrates et indépendants (UDI) depuis les
dernières élections en mars 2015. Les premiers
budgets pour un exercice (une année) budgétaire entier
viennent d’être votés, la date limite pour 2016 étant fixée
au 15 avril. Quel que soit le département, et c’est bien sûr
valable pour ceux qui sont restés dans les mains du parti
socialiste (PS), un seul mot d’ordre : « il faut faire des é-cono-mies ! » Ben oui, ma bonne dame, mon bon monsieur,
y’a pu d’sous !
Mais ce ne serait pas la faute des élus départementaux,
qui en sont réduits à gérer des contraintes budgétaires
imposées par « l’État ». En effet, les dotations et transferts
financiers de ce dernier représentent près d’un quart des
recettes des départements, souvent lourdement endettés,
et diminuent alors que les dépenses, et notamment
celles imposées par la loi (les « dépenses obligatoires »)
augmentent. Ces dernières concernent principalement
l’aide sociale (protection de l’enfance, insertion des
personnes en difficulté, aide aux personnes âgées et
handicapées...), la voirie, les collèges (bâtiments, mobilier,
restauration scolaire, informatique...) ou encore la culture
(archives, médiathèques départementales voire musées)
et le tourisme. De plus, le conseil départemental participe
au financement des services départementaux d’incendie
et de secours (les pompiers).
Sans surprise, c’est par la remise en cause des politiques
vers les plus précaires que les économies commencent.
C’était jusque là relativement discret, comme par exemple
dans les négociations annuelles sur les budgets des
établissements qui accueillent des personnes âgées,
des personnes handicapées ou des mineur-es : ça se
passe structure par structure, et ça a commencé par
leur demander d’utiliser leur épargne, pour celles qui en
avaient, plutôt que « l’argent public », pour fonctionner.
Maintenant, ce sont des services entiers qui ferment, en
particulier pour l’hébergement d’urgence. Concrètement,
ça signifie que des jeunes à peine majeurs se retrouvent
à la rue, que des enfants qui ont besoin d’un placement
parce qu’en danger se retrouvent sur liste d’attente,
que le sous-effectif est tel dans les maisons de retraites
que les personnes âgées accueillies ne sont pas traitées
convenablement, etc. Sans oublier le flicage des
allocataires du revenu de solidarité active (RSA), présumés
fraudeurs et feignants, et qu’il faudrait donc « inciter à
travailler », éventuellement gratuitement. De plus en plus
de départements ont également renoncé à la gratuité du
transport scolaire pour les collégiens, et/ou ont augmenté
les tarifs. Et les pompiers doivent parfois facturer certaines
de leurs interventions, qualifiées de « non urgentes ». Les
associations, qui ont été contraintes de se substituer aux
désengagements successifs de l’État et des collectivités
territoriales pour protéger les mineur-es, informer les
précaires, accueillir les femmes victimes de violences
conjugales..., sont maintenant complètement privées de
subventions.
Outre les pauvres, les personnels départementaux, de
plus en plus précaires eux-mêmes, sont la cible des
recherches d’économie. Ici on allonge le temps de
travail, là on instaure des primes « au mérite », partout
on remet en cause la compétence des fonctionnaires (en
oubliant qu’un quart des agent-es des départements sont
contractuels) et on privatise le nettoyage, l’entretien des
bâtiments, les services informatiques...
Pourtant, pour certaines dépenses, il y a encore de
l’argent : le recrutement de « cabinets d’études » censés
optimiser le fonctionnement des services ou la gestion de
la trésorerie, l’augmentation des indemnités des élus ou
des primes des grands chefs, financement d’associations
« amies »...
Certains élus du PS, désormais dans l’opposition au
niveau local, tentent de se refaire un vernis de gauche en
poussant des cris d’orfraie contre les coupes budgétaires
imposées par LR ou l’UDI. Ne nous y trompons pas : quand
ils étaient au pouvoir, ils appliquaient les mêmes recettes,
à peine moins brutalement. En témoigne par exemple
une lettre ouverte datant de 2013, adressée par plusieurs
syndicats, associations et personnalités aux présidents de
conseils généraux, qui s’inquiétait déjà de la situation des
mineurs isolés étrangers ou des familles d’accueil, sacrifiés
sur l’autel comptable.
C’est bien d’une illustration de la faillite d’un système
électoral qu’il s’agit, un système conçu pour maintenir les
mêmes partis et les mêmes politicien-nes au pouvoir. ■
SOLIDARITÉ OUVRIÈRE
Tous les jours, l’actualités des luttes sociales se trouve sur le blog Solidarité Ouvrière :
communismeouvrier.wordpress.com
4
MONDE DU TRAVAIL
Loi El Khomri : de la protection à la
sélection médicale des travailleur/ses,
une seule logique : le profit !
L
a médecine du travail a subi ces dernières
années plusieurs réformes tendant à chaque
fois à limiter et orienter son action. Elles ont pris
acte du manque de personnel médical dans les
services de santé en allongeant la périodicité des visites
médicales obligatoires. Elles ont modifié profondément
le rôle du médecin du travail en transférant une partie
de ses missions vers d’autres professionnels de santé.
Le résultat : faute de bénéficier d’une visite médicale
programmée, les travailleur/ses font valoir leur droit
individuel à l’examen médical. Les services de santé au
travail sont engorgées, le personnel peine à remplir ses
missions.
Surtout, par les procédures de contestation des avis
d’inaptitude et de saisine du Conseil de l’ordre des
médecins, les médecins du travail se retrouvent attaqués,
parfois violemment, chaque fois que leurs décisions
entrent en contradiction avec le modèle capitaliste de
l’exploitation et de la recherche de profits.
La loi El Khomri accentue cette déroute. A travers une
sélection médicale des salariés selon leur employabilité
et un maintien dans l’emploi limité par les choix
économiques de l’entreprise, la médecine du travail sera
alors sommée de soumettre ses décisions à une logique
de rentabilité.
Avec cette réforme, ce sont les travailleurs et travailleuses
les plus précaires qui seront durement touché-es.
La loi prévoit en effet la suppression de la visite médicale
à l’embauche - aujourd’hui obligatoire pour tous les
salarié-es à l’exception des saisonniers en agriculture.
Elle sera remplacée par une simple visite d’information
et de prévention (art. L.4624-1). A travers cette mesure
gouvernement entend ainsi lever la protection du salarié
contre les risques d’atteinte grave à sa santé, mais aussi
sa protection contre toute discrimination lié à son état
de santé.
Actuellement, le médecin du travail est le seul acteur
en capacité de faire le lien entre la santé et le travail. Il
intervient dans les procédures de reconnaissance des
maladies professionnelles en retraçant l’exposition des
salariés sur l’ensemble de leur carrière. Il est souvent
sollicité dans les situations de harcèlement et de
violences au travail conduisant à la dépression, car il
peut attester du lien entre l’évolution de l’état de santé
et les conditions de travail réelles.
C’est d’ailleurs sur ce terrain que les médecins du travail
Leona Lantana
sont attaqués devant le Conseil de l’ordre. Et ce dernier
n’hésite pas à les sanctionner pour avoir produit une
attestation aux salariés leur permettant d’attaquer leur
employeur devant les tribunaux. Pour exemple, parce
qu’elle a déclaré inaptes deux salariées victimes de
harcèlement moral et sexuel, une médecin du travail
a été sanctionnée de 6 mois d’interdiction d’exercer et
s’est vue imposer une expertise psychiatrique... car son
interprétation du harcèlement leur semblait délirante !
Le Conseil de l’ordre défend pleinement les intérêts des
entreprises, le patriarcat également...
Cette réforme tend finalement à écarter le médecin
du travail trop investi dans sa mission, et enlever
aux travailleur/ses les moyens de se défendre. Le
gouvernement veut en fait lui donner un tout autre rôle :
sélectionneur de main d’œuvre.
Pour décider de l’aptitude et l’inaptitude d’un salarié,
le médecin devra ainsi juger de « sa capacité à exercer
des tâches existantes dans l’entreprise » (art. L.1226‑2 et
L.1226-10) et devra « s’assurer de la compatibilité entre
l’état de santé du salarié avec le poste auquel il est affecté »
(art. L.4624-2). Le rôle du médecin ne sera plus d’agir
sur le travail, tant sur l’aménagement d’un poste que
sur l’organisation, pour l’adapter aux travailleur/ses en
fonction de leur état de santé. Car, ce pouvoir que détient
le médecin du travail, à savoir d’obliger l’entreprise à
intégrer les impératifs de santé dans son organisation,
entrave la liberté d’entreprendre du patronat et limite
sa capacité de profits. Son rôle sera donc de préserver
le mode de production capitaliste et de trier la main
d’œuvre en fonction de ses exigences...
Dans le même sens, le médecin du travail devra évaluer
si l’état de santé d’un salarié présente « un risque
manifeste d’atteinte à la sécurité des tiers » (art. L.4622‑3).
Dans le secteur des transports, cette logique est déjà
à l’œuvre pour les conducteurs. Ils sont examinés
régulièrement sur leurs éventuelles addictions (alcool,
drogue), sur le développement de certaines maladies
(diabète) ou des risques d’accident cardiaque. Les
médecins interrogent non plus les impacts du travail
sur la santé, mais les conséquences de l’hygiène de vie
des salariés - consommation d’alcool ou de cannabis,
régime alimentaire, activité sportive - sur le travail. Ces
travailleur/ses, si l’examen ne conclut pas à une aptitude,
perdent leur poste.
Il s’agit clairement d’une sélection de la main d’œuvre au
profit d’une organisation du travail : à défaut de doubler
MONDE DU TRAVAIL
les effectifs sur les postes à risques, on maintient sur
ces postes les salarié-es aptes à travailler seul-es. Ces
travailleur/ses, en raison de leur âge et de leur état
de santé, sont alors plus exposés au reclassement, au
déclassement et au licenciement pour inaptitude.
Sur ce point encore, la loi El Khomri restreint l’obligation
des employeurs. Actuellement, l’employeur doit
proposer aux salarié-es déclaré-es inaptes à leur
poste, tous les emplois équivalents, vacants ou qu’il
est possible de créer, répondant aux indications du
médecin du travail. Le gouvernement veut limiter cette
obligation en modifiant la terminologie. Il ne s’agit plus
de « proposer un autre emploi au salarié », « approprié à ses
capacités » mais de « proposer un autre poste de travail ».
Cette modification semble être un détail mais elle pèse
énormément ! Lorsqu’un salarié est déclaré inapte sur
un poste de travail de manutentionnaire ou d’ouvrier
en production pour une pathologie empêchant l’effort
physique, l’employeur ne sera plus dans l’obligation de lui
proposer un autre emploi, à savoir un poste administratif
accompagné d’une formation, mais constatera que les
postes équivalents – par leur nature et leur qualification
- exigent tous un effort physique.
La procédure est doublement allégée : le périmètre de
recherche de reclassement est réduit et pour satisfaire
à cette obligation, un seul poste doit être proposé. Les
salarié-es fragilisées par leur état de santé seront donc
plus facilement licencié-es. Notamment les travailleuses
enceintes ou ayant accouché : la loi prévoit que les
dispositions protectrices contre les risques professionnels
ne feront plus obstacle aux procédures de licenciement
pour inaptitude. Le gouvernement offre la possibilité
aux employeurs de commettre les pires abus !
Et c’est justement pour faire obstacle aux nombreuses
contestations qui risquent de naître, que la procédure
de recours contre les décisions du médecin du travail
5
ne sera plus engagée auprès de l’inspection du travail
et du médecin inspecteur du travail - pourtant les plus à
même de décider en fonction de la réalité du poste dans
l’entreprise et garants du service public - mais auprès
du conseil des prud’hommes et des médecins-experts
agréés, dans le cadre d’une procédure privée liée à
l’application du contrat de travail. Une procédure lourde
que peu de travailleur/ses engageront, et qui fragilisera
de fait le respect de leurs droits.
A travers cette loi, le gouvernement entend satisfaire
le patronat sur les revendications qu’il porte depuis
longtemps : l’entreprise capitaliste n’est pas un service
social qui aurait à supporter le coût des différences et
des inégalités, les travailleur/ses doivent être rentables...
ou rejoindre la réserve de main d’œuvre sur le marché
du chômage !
Chaque femme, chaque homme, quels que soient son
âge, son état de santé et son handicap, doit avoir sa place
dans notre société et le droit inaliénable de participer à
une activité économique et sociale.
Temps que les travailleur/ses subiront cette exploitation
destructrice, engendrant la maladie, la souffrance,
l’exclusion et la mort ; temps que les moyens de
production ne seront pas confiés aux travailleur/ses,
nous serons dans les assemblées générales, dans la rue
et en grève, pour défendre et conquérir nos droits ! ■
Une attaque patronale contre notre santé
L’Assurance maladie veut favoriser la « pertinence » d’arrêts de travail dans les critères de la prime donnée aux médecins pour
« améliorer leurs pratiques ». La proposition, présentée le 28 avril lors de la séance des négociations sur la convention médicale entre
les praticiens libéraux et la Sécurité sociale, prévoit notamment la création d’un « malus » pour les médecins qui ne respecteraient pas
les objectifs. Les médecins sont par exemple invités à prescrire maximum 5 jours d’arrêt de travail pour une grippe saisonnière, 3 pour
une angine ou 21 jours pour une entorse grave et seulement si le patient effectue « un travail physique lourd » !
La mesure s’inscrit dans un plan plus global d’action de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) pour « stopper la hausse des
dépenses liées aux arrêts maladie » : renforcement de l’accompagnement des médecins prescrivant trop d’arrêts, meilleur ciblage
des contrôles, contrôles renforcés etc. En 2015, près de 90 000 médecins ont perçu 4 500 euros en moyenne de primes pour avoir
respecté les critères de prescription existants. En clair, on gratifie les médecins qui ne prescrivent pas, ou seulement dans certaines
limites, les arrêts de travail ! Pendant qu’on prétend que les caisses sont vides.
De l’autre côté, quelques jours plus tôt, en pleine affaire Panama Papers, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) a déjà annoncé
le contrôle renforcé des comptes bancaires... des bénéficiaires de couverture maladie universelle (CMU). Tout en stigmatisant les plus
précaires parmi nous, contrôlant celles et ceux qui souffrent ou tombent malades, en les faisant travailler même souffrant-es, en nous
poussant au bout, le patronat et l’État à son service veulent réaliser des économies et des bénéfices sur notre dos, au détriment de
notre santé. Il est temps que nous prescrivons un arrêt définitif à la dictature patronale et que l’on reprenne notre vie et notre santé
entre nos mains !
6
ENVIRONNEMENT
Transition énergétique :
toujours rien ?
D
Aleksa Gvozden
u 26 au 28 avril s’est tenue la 4ème conférence
environnementale sous la présidence de Ségolène
Royal, la ministre de l’environnement, de l’énergie et
de la mer. Elle intervient suite à la COP21 qui a eu lieu
à Paris en novembre 2015 avec un accord international pour le
climat à la clé.
Même si la plupart des actions envisagées n’arriveront par
décret qu’à partir de, au mieux, l’été prochain, on peut déjà
constater que ces conférences passent et se ressemblent. Non,
cette fois il n’y aura pas de propositions choc du type « portiques
d’écotaxe » dont la mise en place coûterait quelques centaines
de millions d’euros avec un abandon total du dispositif, une fois
payé et installé, dès le moment où le patronat taperait la main
sur la table. Non, cette fois la conférence reste modeste et table
sur une palette de mesures qui ne fera, a priori, pas de vagues.
Notamment un point qui concerne la production énergétique.
Le document final et les discours de Royal, Valls et Hollande
confirment ce que l’on savait déjà : le gouvernement n’a aucune
intention de faire quoique ce soit à propos du nucléaire, si ce
n’est le développer davantage. Même la centrale de Fessenheim,
dont la fermeture était plusieurs fois mentionnée dans la
campagne du parti socialiste (PS), reste bel et bien ouverte. Au
contraire, tout en vantant « l’excellence du nucléaire français qui
doit être maintenue et renforcée », la sûreté du système français
et des nouveaux réacteurs et son coté « énergie propre », ce
qui est déjà en soi absolument faux, prenant soin d’esquiver
les questions sur le traitement des déchets nucléaires ainsi
que sur les conditions du travail des salarié-es des filières
nucléaires, la conférence nous rappelle tout de même entre
les lignes toute la dangerosité du nucléaire, 30 ans après
Tchernobyl, et nous prépare non à la sortie du nucléaire
mais bien à mieux gérer d’éventuelles catastrophes. Ainsi les
périmètres de sécurité et des plans particuliers d’intervention
passent de 10 à 20 km, les contrôles seront a priori renforcés
avec la participation des organismes étrangers pour plus de
transparence et le déploiement sur l’ensemble du territoire du
plan gouvernemental de réponse à un accident nucléaire ou
radiologique majeur : la distribution d’iode, la prise en charge
sanitaire de la population, la décontamination et la gestion des
biens et denrées contaminés. Tout un programme fait pour
«nous rassurer ».
Bref, en rajoutant le renouvellement des réacteurs en cours et à
venir, avec des contrats colossaux entre EDF, Areva et Bouygues,
entre autres, il s’agit à nouveau des milliards d’euros investis en
nucléaire en détriment d’autres voies.
Même si un autre aspect de ce point touche brièvement les
hydrocentrales (de petite capacité), les éoliennes (dont les
projets de Dunkerque et de Sète) et le photovoltaïque, tout ce
qui est annoncé reste assez loin des ambitions affichées dans
la loi de transition énergétique de 40 % d’énergie renouvelable
sur la totalité de production d’ici 2030. L’annonce de 40 000
emplois créés grâce à cette programmation dépend d’un côté,
et c’est surtout vrai pour le photovoltaïque, de différentes
« obligations » pour les « particuliers » et de l’autre de la reprise
de la filière de la petite hydroélectricité. Concernant cette
dernière, on peut se poser deux questions : 1. Quel impact
sur la biodiversité dans les endroits où ces (très nombreuses!)
installations seront construites alors que justement la
conférence prévoit une attention particulière à la sauvegarde
de la biodiversité et son habitat naturel ? Et 2. En vue d’un
investissement certain pour des capacités moyennes et petites,
quel coût ça représentera en réalité, sachant que pendant que
le gouvernement parle des KWh, pour nous en général ce sont
les euros qui sortent de notre poche ?
Il n’est pas question pour nous de prendre ces sujets à la
légère. La question énergétique doit être l’une des questions
prioritaires. Mais là, on peut sérieusement se demander
comment le gouvernement prévoit une transition énergétique
en renforçant le nucléaire. En même temps, le sujet de l’énergie
renouvelable est traité comme un gage gouvernemental pour
rassurer les entreprises, leur proposer une certaine planification
au niveau national, avec une annonce hypothétique de
40 000 emplois créés, bien plus qu’un réel projet de l’avenir
énergétique. Puis finalement, quel impact tout ça peut
réellement avoir sur l’environnement et le réchauffement
climatique si c’est traité dans le cadre des frontières nationales
et non à l’échelle planétaire. Même si ces mesures font
références à des engagements de la COP21, ils sont eux-mêmes
en soi insuffisants pour le défi qui est face à nous. Pour répondre
sérieusement au réchauffement climatique tout en assurant
une transition énergétique vers les énergies renouvelables, ce
n’est pas d’une conférence nationale dont nous avons besoin,
même en cohérence avec des accords internationaux, espérant
que chaque État fasse de même, ce qui est totalement illusoire
après des décennies d’échecs, mais bien dépasser la notion
d’État et se doter des véritables institutions planétaires. ■
FÉMINISME
C’est le client qui est coupable,
pas la prostituée
L
7
Nicolas Dessaux
a nouvelle loi française sur la pénalisation des clients
de la prostitution a un grand mérite. Elle délivre
clairement un message à la société : le client est
coupable et la prostituée ne l’est pas. La France
est le cinquième pays d’Europe à adopter cette mesure.
Cela correspond à une revendication du mouvement
abolitionniste, qui est la position traditionnelle du
mouvement ouvrier révolutionnaire.
La loi sur la pénalisation des clients avait contre elle une
coalition de réactionnaires affichés, de conservateurs sexistes,
notamment au Sénat, et de gauchistes, pour qui le dernier
chic de la radicalité est de défendre l’esclavage sexuel. Ces
derniers sont parvenus, ces dernières années, à abriter leur
antiféminisme derrière la défense de la prostitution, et à
mener un travail de lobbying dans des associations autrefois
abolitionnistes. Contre cette loi, ils mettent l’accent sur le
risque que la pénalisation ne contraigne les prostituées
à se faire plus discrètes, donc moins accessibles pour les
associations de soutien social et médical.
Ce que font mine d’oublier les organisations qui prétendent
s’inquiéter de la santé des prostituées, c’est que la protection
de leur santé ne peut se contenter de la réduction des
risques ou de la prévention des infections sexuellement
transmissibles (IST). La prostitution est incompatible avec
la définition de la santé sexuelle donnée par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) : « La santé sexuelle est un état
de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à
la sexualité. Elle ne consiste pas uniquement en l’absence de
maladies, de dysfonctions ou d’infirmités. La santé sexuelle a
besoin d’une approche positive et respectueuse de la sexualité
et des relations sexuelles, et la possibilité d’avoir des expériences
sexuelles qui apportent du plaisir en toute sécurité et sans
contraintes, discrimination ou violence. » La prostitution
sûre, sympathique et avec de bonnes conditions d’hygiène
n’existe pas.
C’est pourquoi les mesures sociales qui accompagnent
la loi semblent dans le bon sens : titres de séjour pour les
prostituées sans-papiers (mais… six mois seulement), accès
au logement, mais dans le contexte actuel (racisme d’État,
coupes massives dans les budgets sociaux), et vu le mépris
affiché des parlementaires pour la question, il y a fort à parier
qu’elles ont peu de chance de durer. Or c’est aujourd’hui
l’essentiel. Une loi n’existe que par les moyens de l’appliquer.
Si ces mesures ne sont pas appliquées, la nouvelle loi sera
limitée à son volet répressif. Cela donnerait raison aux
défenseurs de la prostitution, c’est-à-dire du viol légalisé,
plutôt qu’aux abolitionnistes. C’est un point essentiel à
prendre en considération avant de crier victoire trop vite.
sur le bras de la survivante Mia de Faoite est tatouée
la date où elle a quitté la prostitution
Il serait donc naïf d’attendre de cette loi la disparition de
la prostitution. Celle-ci, loin d’être « le plus vieux métier du
monde », selon l’expression stupide de ses défenseurs, est
la forme la plus exacerbée de la marchandisation de toutes
les activités humaines dans le capitalisme, et du patriarcat,
de la domination masculine. Sa forme actuelle, ce sont les
réseaux internationaux, c’est-à-dire la division internationale
du travail. Les rares études des sociologues sur le sujet sont
victimes d’un biais dangereux : elles mettent en valeur la
figure de la prostituée indépendante, « traditionnelle », tout
simplement parce que c’est la seule accessible aux questions.
Les criminologues, eux, montrent bien que le trafic des
êtres humains est devenu, avec la drogue et les armes, l’un
des principaux fournisseurs de liquidités du capitalisme
contemporain. La prostitution ne disparaîtra qu’avec cette
société fondée sur la marchandise. Cela ne signifie pas,
bien au contraire, qu’il faille reporter à des lendemains qui
chantent l’amélioration de la condition des prostituées
et leur permettre d’en sortir. Le combat abolitionniste fait
partie d’une lutte quotidienne, pied à pied, contre la société
patriarcale et ses défenseurs.
Pourtant, un pas vient d’être franchi. Il est important de
pénaliser le client, parce que cela définit clairement qui est
coupable et qui ne l’est pas. D’autres revendications restent à
satisfaire : une véritable liberté de circulation et d’installation,
et des papiers pour tous et toutes pour empêcher que les
réseaux maffieux spéculent sur la détresse des migrants
et des sans-papiers (80% des prostituées en France sont
étrangères, souvent sans papiers) ; la gratuité des traitements
de transition pour les personnes transgenre, souvent
contraintes à la prostitution pour financer des opérations
et des soins coûteux ; le renforcement des mesures sociales
d’aide aux prostituées qui souhaitent en sortir ; une lutte
active contre le proxénétisme (85% des prostituées au moins
sont victimes d’un proxénète) et la traite d’êtres humains. ■
8
INTERNATIONAL
Révolte en Macédoine
D
epuis le 13 avril, à l’appel d’une centaine
d’organisations de la société civile, des
organisations syndicales, des collectifs des
chômeurs, des organisations féministes, des
associations d’aide aux réfugié-es etc. soutenues par le
« nouveau parti social-démocrate », des dizaines de milliers
de personnes, des travailleuses et travailleurs, des privé-es
d’emploi, des retraité-es, des étudiant-es… manifestent à
Skopje demandant avant tout la démission du président
Gjeorge Ivanov. Les manifestations monstres se déroulent,
à part à Skopje, dans pratiquement toutes les villes à travers
le pays. De nombreuses entreprises sont également en
grève. Et toujours le même ras-le-bol général exprimé par
les manifestant-es, le rejet du VMRO, le parti nationaliste
au pouvoir depuis 10 ans, le rejet des nationalismes, les
revendications de démocratie, de justice et de liberté.
Parmi les slogans on retrouve : « Pas de Justice, pas de
Paix », « Mort au fascisme, liberté pour le peuple » (un
ancien slogan de la Yougoslavie antifasciste 1941-1945),
« Égalité, Justice, Liberté », « Plus de liberté, moins de
peur » etc. Dans les prises de paroles, à part la démission
du président et les aspirations à plus de liberté et de
démocratie, les revendications concernent les conditions
de vie, les salaires, le chômage, les droits des femmes…
Un témoignage de Gabriela, militante des droits humains,
pour qui la lutte contre les idéologies identitaires et le
nationalisme est primordiale pour mener la lutte des classes.
Elle met l’accent sur l’unité de différentes nationalités, que
le pouvoir s’efforçait à diviser, qui participent ensemble
dans les manifestations :
« Ceux qui sont au pouvoir utilisent des sentiments illusoires
de l’identité nationale, y compris la religion entre autres, et du
patriotisme pour créer des divisions, désaccords et une sorte
de désunion entre nous – les oppressé-es. Leur objectif est de
nous diviser pour nous empêcher de nous soulever ensemble
dans la première et l’unique lutte – la lutte des classes contre
l’exploitation, humaine et des ressources.
Mais l’Histoire nous a appris que les gens de différentes religions,
ethnies et nationalités se sont souvent unis et ont travaillé
ensemble contre le fascisme et l’exploitation capitaliste. Pour
citer un exemple, les Albanais et les Macédoniens se sont
battus ensemble contre les forces fascistes de Bulgarie et
l’Allemagne nazie. Et même parmi ces fascistes, il est vrai, il y
avait d’autres Albanais. Même eux, ils étaient combattus par
des forces jointes des Albanais et Macédoniens qui croyaient
en d’autres idéaux. Pendant la deuxième guerre mondiale,
les Albanais vivant dans le village de Dolno Jabolcishte
ont été tous massacrés sans donner les noms de leurs
camarades, les partisans macédoniens. C’est quelque chose
qui était d’une grande importance pour nous ici aujourd’hui,
Aleksa Gvozden
pendant que l’extrémisme sur des bases nationalistes était
grandissant chez les Macédoniens et les Albanais. N’oubliez
pas que la Macédoine est un pays où à côté d’une majorité de
Macédoniens il y a aussi près de 30% d’Albanais. Mais les livres
officiels d’Histoire ne mentionnent plus ces périodes où nous
avons toutes et tous toujours agis uni-es, non pour le bien de
la nation ou la patrie, mais bien sans les prendre en compte.
Nous en avons été témoins lors des manifestations l’année
dernière, et nous en sommes à nouveau témoins cette année –
les Macédoniens et les Albanais manifestent ensemble contre
un régime dictatorial qui nous oppressent toutes et tous et
nous prive de toutes les ressources, même celles qui n’existent
pas en forme des lourdes dettes.
Vous pouvez voir les drapeaux macédoniens et albanais
attachés les uns aux autres contre ceux qui nous volent, qui
volent nos ressources. Et nous espérons le jour où il n’y en aura
plus de drapeaux du tout.
L’unité est là, la solidarité est là et elles ne connaissent
ni les frontières ni les religions ni les nations. La rue et
la lutte appartiennent aux gens. A nous toutes et tous
– opressé‑es, pour qui la nationalité, la religion, le genre…
ne représentent rien.
Aussi, il est vraiment agréable et motivant de voir les
camarades d’autres pays venir et soutenir « nos combats » car
c’est « leur combat » également. Ils sont là à manifester avec
nous, comme les camarades de Grèce, Bulgarie, etc. » ■
QUI SOMMES-NOUS ?
Le communisme-ouvrier, c’est le mouvement de la
classe ouvrière contre l’exploitation capitaliste.
C’est une société sans classes, c’est l’abolition du
salariat, la propriété commune des moyens de
production, l’égalité et la liberté. C’est une société
qui applique réellement le principe « de chacun
selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».
Le communisme, ce n’est ni l’indépendance nationale,
ni l’étatisation de l’économie, ni la nostalgie de l’URSS,
de la Chine ou de toute autre dictature soi-disant
socialiste, ni le soutien à n’importe quel réactionnaire
sous prétexte qu’il est anti-impérialiste.
Dans les luttes sociales, contre le sexisme, contre le
racisme, contre le nationalisme, contre l’intégrisme,
contre le totalitarisme, contre l’exploitation capitaliste,
contre toute forme d’oppression et les discriminations,
les communistes sont là, pour préparer la révolution
et le véritable changement social.
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