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04 05 2016 casseurs manifestation

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Mercredi 4 mai 2016
Pourquoi, manif après manif, les violences continuent‐elles ? Ultra‐mobiles, cagoulés, organisés : qui sont les casseurs des manifs contre la loi Travail ? CONTESTATION ‐ C'est devenu un classique de ces manifestations anti‐loi Travail : des violences entre certains manifestants et les CRS, qui font que bien souvent, les comptes‐
rendus médiatiques, plutôt que parler du fond, égrènent les dégâts, et les interpellations. Pourquoi est‐ce que les policiers surentraînés au maintien de l'ordre, laissent parfois autant les casseurs sévir ? Metronews s'est posé la question. Ils arrivent, ils cassent. Et repartent souvent sans être trop inquiétés. Dimanche 1er mai, on a compté 18 interpellations... dans toute la France. Pourtant, ils sont bien repérables : cagoulés, masqués, en noir, évoluant en groupe. Et ils sont très peu nombreux. Depuis le début du mouvement contre la loi Travail, les casseurs font grimper le degré de violences dans les affrontements avec les forces de l'ordre. Qui, malgré des effectifs importants, semblent bien impuissantes à contenir ces quelques activistes. Un pic a été atteint ce dimanche, lors des manifestations du 1er mai : malgré des débordements continus, le nombre d'interpellations est resté très faible. Et les casseurs ont pu se livrer à leurs violences. "C'est très curieux", pointe Olivier Cahn, chercheur au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions. "Dimanche, on a bien vu que les policiers ont encerclé 300 casseurs. Ils n'ont rien fait, pourquoi ?" "Lors des manifestations, on est sur du vif, de l'imprévu, on attrape celui qu'on peut, qui est dans le groupe des casseurs. Mais il est difficile de savoir à l'instant T celui qui a le plus cassé"... Pourtant, "il serait possible de les interpeller en amont", estime Denis Jacob, d'Alternative, la branche police de la CFDT. "Installer l'anarchie" Pour Denis Jacob, secrétaire général d'Alternative Police, "ces casseurs n'ont pas le même profil que lors des violences contre le CPE (en 2006, ndlr) qui avaient servi d'exutoire à des jeunes de banlieue pour venir piller. Là, ce sont des anarchistes, radicalisés, d'extrême gauche. Ils veulent en découdre avec l'autorité représentée par les CRS et installer l'anarchie". 
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