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PROJET DE SALAIRE MINIMUM
” VENIR AVEC UN CHIFFRE
SERAIT ARBITRAIRE”
É DITION 94 –
VENDREDI
06
MAI
2016
L’ HEBDOMADAIRE
ÉLECTRONIQUE GRATUIT
DES PETITS
ENTREPRENEURS
SE SENTENT OUBLIÉS
MYBIZ
CARDIAC CENTRE
UNE PÉNURIE DE ‘STENTS’
PROVOQUE LA COLÈRE
NINETYEAST FINANCIAL
« UNE MAUVAISE
GESTION DES DETTES »
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
ANALYSE BOURSIÈRE
3
J’AI ENTENDU...
PROFITS POUR LUX ET PERTES
POUR HAREL MALLAC
HERRSHA L-BOODHUN
Le groupe hôtelier LUX* Resorts & Hotels affiche un bilan positif sur ces neuf derniers mois
se terminant au 31 mars 2016. En effet, son
chiffre d’affaires note une hausse de 17%, soit
Rs 4,1 milliard alors que ses profits ont, eux,
augmenté par 20%, soit Rs1,04 milliard. Une
hausse de 41% est également constatée dans
les résultats opérationnels du groupe comparativement à la même période en 2015.
Le taux d’occupation pour le trimestre correspondait, quant à lui, au même chiffre que
l’année dernière, soit à 85% alors que le prix
moyen pour la même période s’est amélioré
par 16% comparé à l’année dernière. La
hausse dans le taux d’occupation du trimestre
associée à celle du prix moyen a mené à une
augmentation de 15% dans le RevPAR (Revenue
par chambre disponible) du groupe comparé à
2015. Pour les neuf mois se teminant au 31
mars 2016, le RevPAR a progressé de 27%.
En ce qui concerne le groupe Harel Mallac, il
affiche des pertes après impôt de Rs 19,5 millions au 31 mars 2016 (contre des pertes Rs 23
millions pour la période correspondante en
2015). Son chiffre d’affaires pour le premier
trimestre est à Rs 1 milliard, ce qui était également le cas au 31 mars 2015. . Ce sont les
secteurs du Retail et ‘Chemical’ qui a contribué
positivement tandis que le côté Technologie et
Engineering ont enregistré une baisse au
niveau des ventes.
Clause de NoN-respoNsabilité
LUNDI
PAS D’ÉCHANGE
SUR LA MCB
La séance boursière a été marquée par une absence
d’échange sur les titres de la MCB. Par contre, environ 200 actions de la banque ont changé de main à
Rs 211. La SBM a maintenu le statu quo à 64 sous.
Donc, ce sont les hôtels qui ont fait que le
SEMDEX a atteint 1784.70 points, ce qui ramène
l’indice à son niveau le plus haut en trois semaines.
LUX a terminé la séance à Rs 59,75 (+0,4%) tandis
que New Mauritius Hotels a grimpé de 1,4% à Rs
22, soit son niveau le plus haut en quatre semaines.
Du côté des sucriers, Alteo a fini en baisse à Rs
27,40 pendant que les autres sont restés stables.
Cim Financial Services a terminé en hausse à Rs
7,56, et ENL (P) a chuté à son niveau le plus bas en
cinq mois à Rs 25,60.
MARDI
ASL GLISSE À NOUVEAU
Le SEMDEX a terminé en hausse à 1785.04 points.
Cette fois, il y a eu des échanges sur la MCB et le
prix de l’action a conclu en hausse à Rs 211,50 sur
un volume de 6 800 actions. La SBM est restée stable à 64 sous. Par ailleurs, Ireland Blyth Limited
devait sacrifier 0,6% à Rs 117,25 sur un volume de
1 600 actions, probablement en raison de la fusion
prévue avec GML Investissements Ltée. Au niveau
des jeux, Automatic Systems Ltd perd 2% pour finir
à Rs 48 sur un échange de 300 actions tandis que
Lottotech s’est hissée de 0,9% à Rs 3,55 sur un volume de 10 400 actions. Quelque 20 000 actions de
LUX ont été « crossed » à Rs 59,75. Bluelife a terminé en hausse (+0,7%) ainsi que Terra (+0,3%)
pendant que Rogers délaisse 0,5%.
core grimpé pour finir à 1786.46 points. La valeur
totale échangée a atteint Rs 33,2 millions. La MCB,
Alteo et LUX y ont contribué à hauteur de 62,5%.
Ainsi, la MCB devait atteindre Rs 212,75 pendant
la séance avant de clôturer à Rs 212. Alteo est restée
stable à Rs 27,40 et a enregistré un « cross » de 139
000 actions. LUX est resté stable également à Rs
59,75 et a connu un « cross » de 48 500 actions. Entretemps, la SBM a sacrifié 1,6% pour terminer à
63 sous sur un volume de 4,6 millions d’actions.
Par ailleurs, IBL a grimpé pour conclure à Rs
118,25, ainsi que UBP et NMH à Rs 118,25 et Rs
22,20 respectivement. La compagnie d’aviation nationale a aussi terminé en hausse à Rs 13,75 pendant que Lottotech maintient son trajectoire en
hausse avec +4,2% à Rs 3,70. Autres titres qui ont
terminé en hausse sont CIEL (+0,3%), Rogers
(+0,5%), POLICY (+1,1%), Bluelife (+0,7%).
JEUDI
LE SEMDEX EN BAISSE
Après sept séances de hausses consécutives, le
SEMDEX a perdu 0,02% pour finir à 1786.07
points. La valeur totale échangée a atteint Rs 36,5
millions. La MCB et la SBM y ont contribué à hauteur de 74,4%. Ainsi, la MCB a grimpé à Rs 212,25
pendant que la SBM s’est échangée à son niveau de
la veille, à 63 sous. Par ailleurs, Ireland Blyth Limited s’est hissée à Rs 118,50 tandis que plusieurs
titres ont chuté, à l’instar de Rogers (-0,5%), Fin-
MERCREDI
LA SBM CHUTE
DE NOUVEAU
corp (-1,7%), Promotion & Development (-1,1%).
Décidément, le SEMDEX a la pêche. L’indice a en-
turer la séance en baisse à Rs 13,50 (-1,8%).
CIEL a enregistré une légère hausse et a clôturé la
séance à Rs 6,30. Enfin, Air Mauritius – qui a
connu une hausse pendant la semaine – devait clô-
Les différentes informations contenues dans cette page ont une valeur purement informative. BIZweek ne donne toutefois aucune garantie quant à la précision, l’exactitude, ou l’opportunité des informations ou des données. BIZweek ne s’engage nullement à prodiguer des conseils aux investisseurs et ne vise pas à influencer le marché. Ces textes ont pour objectif principal d’informer et ne constituent en
aucun cas un avis ou une invitation à réaliser un investissement. Pour des informations précises, un conseil professionnel avec un expert en la matière est préconisé.
Biz-Alert
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
4
” VENIR AVEC UN CHIFFRE
SERAIT ARBITRAIRE”
L
PROJET DE SALAIRE
e ministre Soodesh Callichurn ne
compte pas reculer sur son projet de
salaire minimum via la création
d'un National Wage Consultative Council. Le ministre du Travail, des Relations
industrielles, de l'Emploi et de la Formation a le soutien du Premier ministre, voire
du cabinet entier, dans sa démarche d'introduire un salaire minimum.
Les syndicats, eux, sont montés au
créneau pour dénoncer le projet de loi, et
il y a des raisons qui expliquent leur réticence. Mais avant de s’y opposer, laisse-ton entendre du côté du ministère, il faut
d’abord comprendre la logique derrière le
projet de loi.
Tout le monde est d’accord qu'il faut
un salaire minimum à Maurice. Mais
pour les syndicats, c'est une décision politique et le gouvernement aurait dû venir
de l’avant avec un chiffre sans passer par
une instance. Or, cela est contraire aux
principes du Bureau International du Tra-
vail qui insiste que les négociations salariales doivent impérativement se tenir dans
un cadre tripartite. « Donc, si le gouvernement vient avec un chiffre, ce serait arbitraire
et unilatéral, soit l'opposé de ce que préconise
le BIT », soutient-on.
Si les syndicats ont décrié le projet de
loi, on a noté un silence radio parmi l’opposition travailliste, notamment du côté
de Shakeel Mohamed, l'ancien ministre
du Travail. Cela s’explique par le fait que
c'est ce dernier qui avait demandé au Professeur Eyrault de venir de l’avant avec un
rapport sur le salaire minimum. Le Professeur Eyrault,du BIT avait ainsi recommandé la création d’un National Wage
Consultative Council.
Sur ce conseil siégeront sept membres
du gouvernement, sept du patronat, sept
des syndicats, de même que des membres
qui n’auront pas de droit de vote, c’est-àdire deux académiciens et deux membres
d’associations de consommateurs. Il nous
CARDIAC CENTRE
Une pénurie de ‘stents’
provoque la colère
CE QUI semble normal pour les autorités est considéré comme une situation
anormale par les patients cardiaques de
l’île. Il s’avère ainsi qu’il existe une pénurie
de ‘stents’ au Cardiac Centre et ceux qui
doivent se faire opérer sont forcés d’attendre. Nous avons recueilli le témoignage de
deux patients qui ne sont pas au bout de
leurs peines. « Dimoune gagne létan mort
et ‘stent’ pa pou encore gagné parski li
paret éna enn embargo lor sa zistwar là.
Déjà ki ou supposé reposé et garde ou
calme kan ou enn patient cardiac, kouma
ou lé mo reste calme ? » nous confie un
habitant des Plaines Wilhems.
Sous le coup de la colère, un autre patient explique lui que cette situation ne
s’est jamais produite ces dix dernières années, et exige des explications.
« Les autorités enquêtent-elles maintenant sur les fournisseurs des ‘stents’ ? S’il
y a un problème de contrat ou autre, il ne
faut pas pénaliser les patients, car ces
derniers et leurs familles risquent de payer
NINETYEAST FINANCIAL
« UNE MAUVAISE GESTION
DES DETTES »
Le cas de NinetyEast Financial, depuis la publication de sa
mise en liquidation dans les colonnes de BIZweek, a suscité
des réactions. Certains, dans le secteur financier, veulent
savoir ce qui s’est réellement passé. Si on n’a pas pu mettre la
main sur les désormais anciens directeurs de la compagnie, on
a tenté de voir un peu plus clair auprès d’un ancien haut
cadre. Selon ses dires, la holding company gérait plusieurs ‘licensed entities’ à l’instar de NinetyEast Corporate (Mauritius)
Limited, NinetyEast Trustees (Mauritius) Limited, NinetyEast Fund Services Limited, entre autres. Ces entités étaient
« financièrement saines ».
Mais en 2012, lorsque les directeurs d’alors décident de faire
un ‘management buy-out’, donc de racheter les parts de Turnstone Corporate (Mauritius) Limited, ils font un emprunt
auprès d’une banque, étant donné que les entités opérant sous
Turnstone (ce n’est qu’après un rebranding qu’émerge le nom
de NinetyEast) étaient profitables.
pourront être changées. Donc les salaires et
la durée de travail ne sont pas menacés », explique une source du ministère.
L’introduction d’une catégorie de
« Young Worker » a également soulevé des
inquiétudes. Si le but de cette mesure est
d'encourager l'emploi des jeunes, les syndicats y ont vu, eux, un moyen d’exploiter
les jeunes.
« Le gouvernement veut rendre les jeunes
sans qualification et sans expérience employables. Avoir la chance de trouver un job passe
par des sacrifices, notamment d’être payé
moins qu'une personne qualifiée. Est-ce alors
de l’exploitation que de placer des jeunes sous
le Youth Employment Programme ? Ils ne
sont payés qu’un stipend au lieu d’un salaire,
mais l’expérience vise à les faire avoir un travail permanent », arguent certains.
Ailleurs, l’Angleterre et l’Allemagne ont
adopté cette politique et ont réussi. La
France, elle, a résisté et cela a eu un impact négatif sur le chômage des jeunes.
revient, par ailleurs, que certains syndicats
seraient contre l’idée d’un conseil car ils ne
seront justement pas éligibles à y siéger, en
raison de leur faible représentativité.
Le but du conseil sera de recommander
au gouvernement un salaire minimum
tous les cinq ans. Ce qui sera fait en tenant compte de la si-tuation économique,
de l'emploi, etc. Pour ce qui est de la compensation salariale annuelle, rien ne
changera. La compensation à payer sera
basée sur un seul facteur, c’est-à-dire la
perte du pouvoir d’achat en relation avec
le taux d'inflation.
Dans les deux cas – salaire mi-nimum
et compensation salariale – le gouvernement aura le dernier mot quant au quantum à payer.
Les syndicats ont aussi dénoncé le fait
que le salaire minimum sera calculé à
l'heure. « Totalement faux ! Elle sera comptée à l'heure, mais les heures de travail, qui
est de 45 heures dans certains secteurs, ne
cher l’attente », déplore le quinquagénaire
Par ailleurs, il nous revient qu’un patient a même dû se rendre à l’étranger
pour un
examen médical étant donné que son
dossier n’avançait pas ici. N’est-ce pas normal de fi-gurer sur une ‘waiting list’ et
d’attendre son tour ? Tout à fait, répond
cet habitant de la capitale, mais il faut
aussi prendre en considération qu’il y a des
exceptions et des urgences. Il dit d’ailleurs
qu’il l’aurait échappé belle, puisque les examens ont révélé qu’il avait « l’artère principale » bouchée. On lui a prescrit des
médicaments à temps, en attendant une
éventuelle intervention ici, stent permettant…
Le patient cardiaque en attente d’un
stent s’attaque à un parcours du combat-
Plus tard, il y aurait eu « des différends entre les directeurs » et ils
ont décidé de racheter les parts de Deva Marianen (alors
Group CEO de NinetyEast). Pour cela, le groupe a effectué
un nouvel emprunt bancaire. Ce qui a fait grimper les dettes.
« Il semblerait qu’il y ait eu une mauvaise gestion des dettes.
Entre-temps, la holding n’a pas pris les mesures nécessaires
pour protéger le business, donc les autres entités qui étaient profitables », avance-t-on.
tant. Il faut d’abord savoir qu’on n’atterrit
pas directement au Cardiac Centre pour
se faire soigner. La procédure exige en effet
que le patient se rende d’abord dans un
centre régional. C’est à partir de là qu’il
est référé au Cardiac Centre, où il peut attendre trois à quatre mois avant de passer
des tests. Si une intervention et le placement d’un stent sontt nécessaires, le patient n’a d’autre choix que de prendre son
mal en patience. Il risque d’attendre encore des semaines, voire deux à trois mois.
Selon le témoignage d’un membre du
personnel hospita-lier, certains patients
sont admis mais ne peuvent pas être
« opérés » parce qu’il n’y a pas de ‘stent’. «
Si le cas est urgent, on doit passer une commande et attendre que le stent arrive », explique notre source.
le 11 avril. La compagnie continue toutefois à offrir ses autres
services par rapport aux investissements et à la gestion de
portefeuille adaptée, entre autres. A noter que Renaud Lagesse
est le fondateur et un gestionnaire du portefeuille de Confident Asset Management depuis 1997. Olivier Lagesse est,
quant à lui, le président du conseil d’administration.
PRODUITS FINANCIERS
CONFIDENT ASSET
MANAGEMENT REND
SA LICENCE
Le 26 avril dernier, la HSBC de Maurice rendait sa licence de
‘Distribution of Financial Products’ à la Financial Services
Commission (FSC). Cette semaine, c’est Confident Asset
Management qui a fait de même. Même si l’annonce a été
faite le mercredi 4 mai, Confident Asset Management a officiellement cessé la distribution de produits financiers depuis
DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF
Herrsha Lutchman-Boodhun
ADMINISTRATION
Jessie Bappaya
MARKETING ET PUBLICITÉ
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5, Antonio Street, Port Louis
Tél : (+230) 2111744, 2111743 | Fax : (+230) 2137114
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LA TOUR
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
DES PETITS ENTREPRENEURS
SE SENTENT OUBLIÉS
5
MYBIZ
Les entrepreneurs existants ont-ils été oubliés ? Depuis quelque temps déjà, les plaintes fusent, surtout lors
des séminaires ou ateliers de travail organisés autour de MyBiz ou de la SMEDA. Phalraj Servansingh,
Managing Director de la SMEDA, trouve, lui, que les offres de MyBiz sont tellement alléchantes que tous
les entrepreneurs veulent en profiter. Dès lors, ils oublient que le SME Financing Scheme est toujours là.
Le Budget pourrait également proposer quelque chose pour ces entrepreneurs
LA SMEDA
EN CHIFFRES
rop d’accent est mis sur les
start-ups et les nouveaux
secteurs. C’est ce que reprochent les « anciens » entrepreneurs à MyBiz, le
‘SME One-Stop Shop’. Ils se plaignent
ainsi de ne pas avoir accès aux mêmes facilités que les « jeunes entrepreneurs » et les
« jeunes entreprises ».
« MyBiz offre toutes ces facilités uniquement aux start-ups, surtout ceux qui proposent des projets innovants ou dans des
secteurs nouveaux. Que se passe-t-il pour
nous ? Est-ce parce qu’on est ‘vieux’ maintenant ou que nos secteurs sont trop traditionnels qu’on nous rejette ? Nous avons aussi
besoin de financement », lance un entrepreneur dont la société compte plus de
quatre années d’existence.
Il n’est pas le seul à se plaindre de ce
problème.
Interrogé à ce sujet, Phalraj Servansingh, Managing Director de la SMEDA,
dit être au courant du problème. Il soutient qu’il est malheureux que les anciens
(comprenez par là des entrepreneurs qui
sont là depuis plusieurs années) soient en
train de se plaindre, alors que MyBiz ne
peut être tenu responsable des « po-licy decisions » du ministère de tutelle.
« Dans tous les ateliers de travail et sémi-
T
naires qui sont organisés pour mieux faire
connaître MyBiz, les entrepreneurs qui
comptent déjà plusieurs années soulèvent ce
problème. On est donc forcément au courant
de ces plaintes », lance-t-il.
Bien qu’il accepte qu’il y ait une
« positive discrimination », notre interlocuteur soutient que les « anciens entrepreneurs » ont toujours accès aux facilités,
alors même que l’impression qui se dégage
est que le gouvernement les a oubliés.
« Le SME Financing Scheme est pourtant toujours là », rappelle-t-il. « Les anciens
en ont déjà bénéficié à hauteur de Rs 4 milliards. »
La SMEDA et MyBiz seraient cependant en train de retravailler certaines
choses face aux plaintes des anciens. Des
changements au niveau des facilités offertes par MyBiz sont-ils à prévoir ? Difficile de répondre, dira Phalraj Servansingh.
Une source proche du ministère des Entreprises et des Coopératives laisse néanmoins entendre qu’il se pourrait que le
Budget annonce quelque chose pour ces
entrepreneurs…
Pour revenir aux offres de MyBiz, le
Managing Director de la SMEDA se dit
conscient que la plupart se plaignent parce
qu’ils n’ont pas accès au financement à travers MyBiz. Pourtant, MyBiz offre aussi
des services généraux comme la préparation complète du dossier, ainsi que le financement décaissé à travers la MauBank
et le SME Development Scheme Certificate. Ce dernier élément, qui a été approuvé par le gouvernement, est toutefois
réservé aux start-ups.
Sous le SME Development Scheme
Certificate, une entreprise doit être incorporée « le 2 juin 2015 ou après cette date ».
Ce n’est qu’à partir de là qu’elle pourra
bénéficier d’un prêt au taux d’intérêt de
3,4%, d’un ‘Income Tax holiday’ pendant
les huit premières années d’opération, et
d’un financement maximum à 90% sans
besoin de garantie personnelle, à l’exception d’une « fixed and floating charge » sur
les actifs de l’entreprise. Le prêt a, par
ailleurs, été étendu aux micro-entreprises.
« Malheureusement, la grosse majorité des
entreprises, dont des anciens, qui viennent
nous voir, ont davantage besoin de financement qu’autre chose. Et tout ce monde veut
l’obtenir au taux de 3,4%. C’est vous dire
que les facilités de MyBiz sont tellement alléchantes que tout le monde veut en profiter
», explique Phalraj Servansingh.
Qu’en est-il des secteurs ciblés par
MyBiz ? Ce sont, selon notre interlocuteur, des secteurs prioritaires que le gouvernement souhaite relancer, tout en
Les derniers chiffres disponibles remontent à la semaine dernière. En
quatre mois, soit depuis janvier, environ 600 entreprises se sont enregistrées auprès de la SMEDA. De ces
600, soutient Phalraj Servansingh,
près de 400 sont des start-ups.
Environ 80 se sont aussi enregistrées
sous le SME Development Scheme
Certificate. À la semaine dernière, 32
demandes ont été « approved » et
une quarantaine sont toujours à l’étude. Ces demandes sont relatives à
divers secteurs tels le recyclage,
l’aquaculture, le textile, la production
et la boulangerie.
« En termes de financement, le gouvernement ne peut pas octroyer les
mêmes facilités qu’offre MyBiz aux
127 000 entreprises à Maurice. De
plus, on ne finance pas le ‘trading’,
c’est-à-dire boutiques, tabagies, magasins ; alors que beaucoup d’anciens évoluent dans ce domaine »,
lance Phalraj Servansingh.
De ces 127 000 entreprises, notons
qu’environ 80 000 sont des microentreprises.
Dans une réponse au Parlement, le
ministre Sunil Bholah a, par ailleurs,
fait ressortir qu’à ce jour, la
MauBank – qui décaisse l’argent
après que les dossiers ont été préparés et approuvés par MyBiz – a
reçu 20 demandes de MyBiz pour
une assistance financière de Rs 74
millions. Deux demandes ont déjà
été approuvées pour un total de Rs
4,2 millions.
« offrant de nouvelles avenues aux jeunes entreprises ». On y retrouve le secteur des
TIC, les applications mobiles, le
développement des sites web et des demandes, et le secteur manufacturier qui
comprend la menuiserie, la boulangerie,
le textile, etc.
D’autres secteurs concernés sont les
‘bio-farming’ et autres activités liées à l’agri-business, l’aquaculture et autres activités liées à l’économie océanique, les
énergies renouvelables, l’artisanat et
autres, qui pourraient mener à la création
d’emplois.
Phalraj Servansingh rappelle toutefois
que les anciens peuvent toujours bénéficier de financements sous le SME Financing Scheme. Ce financement est
offert à un taux d’intérêt de 7,4% et le
gouvernement est garant à hauteur de
70%.
BIZ DOSSIER
‘Trust’ ?
POURQUOI CRÉER UN
6
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
SERVICES FINANCIERS
À travers le clash Reza Uteem - Showkutally Soodhun, The Atlas Trust a été mis en avant. Qu’est-ce qu’un
trust ? Comment fonctionne-t-il ? Les mineurs peuvent-ils être les bénéficiaires d’un trust ? Les informations
liées à un trust sont-elles accessibles au public ? Quelques réponses aux questions que vous vous posez
rust. Le terme signifie « confiance » en français, mais
dans le cadre de la planification successorale, il a une
tout autre définition. Mais
à la base, on retrouve effectivement cet
élément de confiance, puisqu’une tierce
partie est impliquée.
Qu’est-ce que le trust ? L’un des outils
les plus utilisés pour la planification successorale à travers le monde, il s’applique
particulièrement à la gestion du patrimoine. À Maurice, le trust est un produit qui existe depuis assez longtemps et
la loi qui le gouverne date de 2001.
T
« Pourquoi un trust est-il aussi intéressant ? Il permet à une personne de transmettre son patrimoine à un trustee (Tierce
partie) qui aura une obligation fiduciaire
de s’occuper de ces biens et de l’appliquer
aux bénéficiaires », explique un expert en
la matière sous couvert d’anonymat.
Le trustee est donc quelqu’un d’objectif, qui n’a aucun intérêt particulier
dans le patrimoine.
À Maurice, chaque trustee doit posséder une licence de la Financial Services
Commission (FSC), ce qui fait de lui un
professionnel. Cet aspect rassure beaucoup les propriétaires et les héritiers, qui
ne perdent rien. Et vu qu’il y a un
trustee, la pérennité des actifs est assurée.
La création d’un trust englobe aussi
un aspect discrétionnaire. « Lorsque vous
faites un testament, il est difficile de
prévoir ce qui se passera après votre décès.
Par contre, s’il y a un changement après
votre décès, le trustee a la discrétion de
s’adapter – flexibilité que vous n’avez pas
avec un testament », confie notre interlocuteur.
PAS DE ‘PUBLIC RECORDS’
Le trust revient donc à un arrangement légal où un ‘settlor’ (le constituant)
effectue un transfert des actifs à une partie indépendante ; le ‘trustee’, qui aura
pour tâche de gérer ces actifs, en concordance avec les termes du Trust Deed
ou la Declaration of Trust, pour les
bénéficiaires. Un trust permet de protéger son patrimoine, mais il peut aussi
bien être créé pour autre chose : ‘asset
sheltering’, ‘tax planning’, ‘asset holding’,
‘collective security’…
Notre interlocuteur avance toutefois
que, comme tout autre chose, un trust
peut être utilisé en mal par certaines personnes, comme par exemple pour l’évasion fiscale.
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
BIZ DOSSIER
7
LE CAS CONSILEX-ATLAS TRUST
D’aucuns s’accordent à dire que lorsque Rogers a acheté 76% de Consilex Ltd –
qui appartenait à Reza Uteem – le conglomérat n’a pas acheté le Trust. Mais désormais, le devoir de Trustee revient à Kross Border Corporate Services Ltd. Le
conglomérat l’explique d’ailleurs dans un communiqué émis le 2 juin :
« On 1 January 2016, Consilex Ltd was amalgamated with Kross Border with as
surviving company Kross Border. As from such date, Kross Border became the
trustee of The Atlas Trust; and save for a professional fee which is charged to The
Atlas Trust in its role as trustee, Kross Border and/or Rogers holds no beneficial
interest and derives no benefit from The Atlas Trust. »
Ce que reproche le ministre du Logement et des Terres, Showkutally Soodhun, à
Atlas Trust, c’est le fait que les bénéficiaires sont des mineurs et qu’à travers Atlas
Trust, ils sont bénéficiaires d’une portion des Pas Géométriques. Or, l’État ne permet pas aux mineurs de bénéficier de terrains à bail.
Comment le trust est-il créé ? « La
confirmation d’un trust se fait à travers le
Trust Deed qui stipule les termes et conditions, les pouvoirs et les devoirs du trustee,
ainsi que les droits des bénéficiaires. Il n’y
a pas de ‘public records’ par rapport à un
trust ou une des parties impliquées », soutient notre expert.
La création du trust peut se faire à travers une Management Company qui
offre ses services, ou alors par le biais
d’un avoué.
Il existe aussi une question de confidentialité par rapport aux documents
concernant les trusts, que personne n’est
autorisé à rendre public. « Il n’existe pas
de registre des trusts à Maurice. En général,
si quelqu’un a besoin d’avoir accès à ces informations, il lui faut un ordre de la cour.
Les documents sont conservés par le trustee
», explique notre interlocuteur.
Dans le cas de ‘due diligence’, le trustee
peut dévoiler certaines informations.
Mais la discrétion demeure un élément
très important lorsqu’il s’agit d’un trust.
La Trusts Act de 2001 stipule ceci en
ce qui concerne le devoir de confidentialité :
(2) « Except where ordered by the Court
or a Judge in Chambers for a reason
specified in subsection (3), a trustee
shall keep as confidential and shall not
be required to disclose to any person not
legally entitled to it under subsection
(1), or be required to produce or divulge to any Court, tribunal, committee of enquiry or other authority in
Mauritius or elsewhere, any information or document in his possession or
under his control relating to (a) the state and amount or any other details of the trust property;
(b) the conduct of the trust administration;
(c) the trustee's deliberations as to the manner in which a power or a discretion
was exercised, or a duty conferred or
imposed by the law or by the terms of
the trust was performed;
(d) the reason for any particular exercise of
such power or discretion or performance of duty or the material upon
which such reason will be or might
have been based; or
(e) the exercise or proposed exercise of such
power or discretion or the performance
or proposed performance of such duty.
(3) Notwithstanding any other enactment, the Court or the Judge in
Chambers shall not make an order
for disclosure or production of any
confidential information referred to
in subsection (2) except on the application of the Director of Public
Prosecutions and on proof beyond
reasonable doubt that the confidential
information is bona fide required for
the purpose of any enquiry or trial into
or relative to (a) the trafficking of narcotics and dangerous drugs and to the proceeds of
such trafficking, contrary to the Dangerous Drugs Act 1986, arms trafficking or economic crime and money
launde-ring under the Economic
Crime and Anti-Money Laundering
Act 2000;
(b) any act done, otherwise than in
Mauritius which, if done in Mauritius, would have constituted an offence of trafficking or economic crime
and money laundering under the Economic Crime and Anti-Money Laundering Act 2000. »
Par ailleurs, un trust n’a pas l’obligation de soumettre de bilan financier,
comme le font les compagnies. Il n’empêche que le trustee a une
obligation de « keep records » de toute
transaction et mouvement d’argent à
travers le trust. Cela lui permet de mon-
trer qu’il a géré le Trust dans l’intérêt des
bénéficiaires. Un trust ne requiert pas
non plus un capital initial minimum.
LE TRUSTEE EST JURIDIQUEMENT
RESPONSABLE
En règle générale, le trustee représente
une entité légale. Les personnes qui se
sentent lésées peuvent poursuivre le
trustee. « D’habitude, les bénéficiaires qui
se sentent lésés par une décision ou action
du trustee peuvent poursuivre ce dernier,
surtout si l’action ou la décision n’est pas en
conformité avec le Trust Deed », affirme
notre expert.
Qu’en est-il du Protector ? Ce dernier
agit un peu comme un ‘Chairman’. Il est
là pour s’assurer que le trust est géré, par
le trustee, selon les termes du Trust Deed.
Il a simplement un œil sur n’importe quel
achat ou vente effectué à travers le trust.
Est-il aussi juridiquement responsable ?
Non, dira notre interlocuteur.
Tout comme on ne peut pas entrer
une action contre un trust, mais contre le
trustee, car le ‘legal owner’ du trust reste
le trustee.
LES MINEURS PEUVENT
ÊTRE BÉNÉFICIAIRES
Pour notre interlocuteur, mettre sur
pied un trust peut aussi permettre d’assurer l’avenir de ses enfants. Ainsi, il est
tout à fait normal, dit-il, que des bénéficiaires d’un trust puissent être des
mineurs. « Au lieu de faire un testament,
qui reste une entité statique, il est mieux
de créer un trust où, en attendant que les
conditions soient réunies pour que les bénéficiaires puissent en bénéficier, le trustee
peut gérer le capital et le faire fructifier »,
assure notre expert.
Une des conditions liées à cela serait
qu’un tiers seulement du capital soit
déboursé par année lorsque le bénéficiaire
a atteint ses 18 ans et entame ses études
tertiaires. Mais les bénéficiaires, en attendant que les conditions du trust soient
réunies, n’ont aucun droit et ne sont ainsi
pas juridiquement responsables.
Il est à faire ressortir qu’un résident
mauricien, selon la Trusts Act de 2001,
a le droit de mettre sur pied un trust,
mais il ne peut pas être l’unique bénéficiaire de ce trust. Il faut d’autres bénéficiaires. À noter également que si un
étranger met sur pied un trust à Maurice
et songe à acheter une propriété ici, il
aura besoin de l’autorisation du Prime
Minister’s Office (PMO).
POST SCRIPTUM
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
OPINION
JEAN PIERRE LENOIR
9
La "Trumpsanderisation" du pays...
T
ÉTATS-UNIS
out le monde en convient : l'Amérique électorale ne sera plus
jamais la même après les élections présidentielles de l'année
prochaine. S’ils n'étaient pas
aussi éloignés l'un de l'autre,
on aurait pu penser que Donald Trump et Bernie Sanders
se soient mis secrètement d'accord pour faire éclater le système. En effet, chacun de son
côté, ils ont donné une claque
magistrale au politiquement
correct américain et un grand
coup de pied dans la fourmilière de l'establishment qui,
depuis les salons feutrés de la
côte est américaine, dirige le
pays depuis des lustres...
Aussi bien chez les Démocrates que chez les Républicains, on était loin d'imaginer
un tel scénario.
On savait les Démocrates
plus à "gauche" que les Républicains, mais on ne pensait pas
que ce que le petit peuple appelle « gauche de salon » tremblerait un jour sur ses bases,
poussée dans ses contradictions par un illustre inconnu,
sénateur de son état et membre du parti Démocrate depuis
un peu plus d'un an. Son
cheval de bataille? Un système
économique ne fonctionnant
réellement que pour une toute
petite frange des Américains
les plus riches. Certes on avait
connu, dans le passé, quelques
trublions du même acabit qui,
avec le même langage contestataire, n'avaient duré que
quelques semaines au plus,
prestement avalés par le sys-
tème et ses garde-fous. Qu'estce qui a donc changé aussi
radicalement pour avoir ainsi
permis à Bernie Sanders d'arriver presque aux portes de la
candidature suprême? D'abord
l'indécence accumulée par
Wall Street à travers sa responsabilité active dans la grande
crise économique de 2008. Il a
senti que les jeunes électeurs
de ce pays voulaient une
économie mieux régulée et un
contrôle plus strict sur les banques-à-tout-faire qui illustrent
la dramatique primauté de l'économie sur le politique.
Alors que Sanders ratissait
large chez les classes moyennes
en faisant appel aux petits
donneurs à 27 dollars chacun,
Hillary Clinton est financée
par les grandes banques de
Wall Street qui savent qu'ils
continueront à faire la pluie et
le beau temps sous le règne
probable de l'épouse de Bill du
même nom.
Côté Républicain, même
réaction de l'électorat des
classes moyennes dont Donald
Trump n'est pourtant pas
représentatif au départ puisque
milliardaire depuis de longues
années. Mais le trublion
Républicain a su jouer francjeu dès le départ en affichant
ses couleurs anti-establishment
et anti-achat de votes massifs
qui caractérisaient, jusqu'ici, le
fonctionnement électoral du
Parti Républicain. Certes, le
personnage semble un
peu..."fou", physiquement et
sur le plan des idées. Et c'est
bien là le paradoxe de cette sit-
uation que personne ne pouvait envisager. Le dernier passage d'un Républicain à la
Maison Blanche s'était soldé
par une guerre injustifiée et la
mise à feu et à sang de la région moyen-orientale justifiée
par des mensonges jusqu'au
plus haut niveau de l'État. Il
semble que, depuis cet
épisode, le Parti Républicain
fait face à une énorme crise
identitaire qui a finalement
débouché sur une absence de
leadership et la candidature de
quelques sénateurs falots qui
ne faisaient pas le poids. On
sait que c'est dans ce genre de
situations que les hommes dits
"providentiels" émergent pour
remplir un vide qui, en politique, est la situation la plus
explosive qui soit.
Comme Bernie Sanders,
Trump a explosé, illustrant à la
perfection la rupture entre
l'électeur lambda et l'exécutif
du parti qui a perdu toute sa
crédibilité ; s'attirant du
même coup la haine de l'establishment pour qui ce qu'il
croyait un simple feu de paille,
et qui s'est transformé en un
gigantesque incendie. Ce qui a
fait son succès, c'est qu'il a
collé à merveille aux aspirations d'une classe moyenne affolée par les ravages de la
mondialisation et d'une immigration totalement débridée et
incontrôlée.
On va donc assister à un
duel au sommet inédit qui va
mettre aux prises, d’une part
l'idole de l'establishment de la
côte est et de Wall Street, et
d'autre part, un candidat totalement atypique du système.
Vraiment une élection pas
comme les autres et passionnante parce qu'intégrant des
données totalement nouvelles.
Reste maintenant à savoir si
l'exécutif républicain va se
ranger bon gré mal gré derrière
le candidat Trump.
AfrAsia Bank honoured “Best Investment
Bank in Mauritius 2016”
INTERNATIONAL BANKER Banking Awards 2016 has awarded AfrAsia
Bank as “Best Investment Bank in Mauritius”. This year’s methodology process
included questions revolving around
the challenges facing the Bank’s services that are unique to the Mauritian
market, its approach to Investment
Banking vis-à-vis its competitors, hiring, training and retention of employees, the approach to customer service
and its stand in the increasing use of
technology as well as its social respon-
sibility initiatives undertaken in the
community.
“Our business embraces a client-centric model which enables us to understand our customers’ needs in order to
provide them with innovative, tailormade and flexible Corporate & Investment Banking solutions and advice. This
achievement is thus clearly the result of a
coherent teamwork to achieve our objectives. We would like to thank our customers for their trust and all employees
for their hard work and unremitting
dedication,” commented Sanjiv Bhasin,
CEO of AfrAsia Bank.
International Banker identifies
banks that are performing exceptionally well, operating on the cutting edge
of the industry and setting new levels
of performance. Being part of the Finance Publishing stable of publications, International Banker is the
leading source of financial intelligence
and opinion on international banking,
finance and technology. Its analysis, reports and commentaries on financial-
data, structural-finance and economicbusiness issues make it one of the most
globally recognised voices in the financial-media landscape.
DEBRIEF
ACCA exam results issued
for March 2016 session
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
10
our sessions a year provide students
with more chances to succeed, says
ACCA
Results have been announced for
ACCA’s (the Association of Chartered
Certified Accountants) professional
qualification with numbers released for
the Skills, Essentials and Options papers sat by candidates in March 2016.
87,300 students entered for the
March 2016 sitting, entering 108,016
exams. The session saw 3,882 students
worldwide complete their final exams,
well on the path to becoming ACCA
members.
To become a member, a student
needs to pass their exams, undertake
36 months of practical experience, and
also work through an interactive, online ethics module – what ACCA calls
the three Es –exams, experience and
ethics.
Dr Mary Bishop, ACCA’s Director
of Learning, comments: “Four exam
sessions a year allow students the flexibility to sit exams when it most suits them,
more quickly, effectively and efficiently.
It means they can manage their studies
more proactively, leading to a greater
chance of success. Our analysis of the results shows that if students use the learning support available to them, and all the
resources ACCA has produced, then there
is more chance of success.”
The March session, which was offered globally, allowed those students
who needed to resit to do so more
quickly, rather than waiting until the
middle of the year, which ACCA and
its stakeholders believe is a tangible
benefit to students. ACCA’s move to
four sessions a year offers students
more opportunities to advance.
Dr Bishop concludes: “The ACCA
Qualification rigorously tests the skills,
abilities and competencies demanded by
a modern day accountant, preparing
F
them for a rewarding career as a qualified and ethical finance professional.
“Pass rates in most exams have at least
remained steady and we’re pleased to see
improvements in almost all of the Professional level exams. It is clear that students
are still adapting to the rigour of the combined breadth and depth of the Skills
exam format, which will better prepare
students for the Professional Level. To ensure success, students must practise regularly questions across the entire syllabus.
DEBRIEF
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
UN Secretary General Ban
Ki-moon to address Africa’s first
ICCA Congress in Mauritius
11
ICCA 2016
The Secretary General of the United Nations, the Hon. Ban Ki-moon will address the 23rd International Council for
Commercial Arbitration (ICCA) Congress to be held in Mauritius from 8 — 11 May 2016. Themed “International Arbitration and the Rule of Law: Contribution and Conformity”, the Congress will offer discussion of cutting-edge issues in international arbitration of relevance to hundreds of seasoned practitioners and young professionals from
around the globe. Nobel Peace Prize Laureate Mohamed ElBaradei will also address the Congress
he ICCA Congress is the preeminent event for international
arbitration
professionals. It typically draws over
1000 attendees and brings together
arbitrators, counsel, corporate counsel and government representatives
from around the world, giving delegates access to key decision - makers
and thought leaders in the field. This
is the first ICCA Congress to be held
in Africa, and the United Nation’s
Secretary General, Ban Ki-moon will
address this 23rd Congress being held
from 8-11 may. Another key speaker
T
will be mohamed ElBaradei, Nobel
Peace Prize Laureate.
“Africa’s first ICCA Congress will address questions of fundamental importance to international arbitration”, says
ICCA Executive Director, ms Lise
Bosman. “Now is the time for this
Congress, as the practice of arbitration
grows strength in one of the most rapidly advancing economic regions of the
world.”
“Mauritius is perfectly suited to play
a leading role in developing the theory
and practice of international arbitration in Africa, reflecting the institu-
LA PROTECTION
DES ENFANTS,
UNE PRIORITÉ
L’HÉBERGEMENT
AU PARADIS SE REFAIT
UNE BEAUTÉ
Séance de travail très fructueuse, au ministère de l’égalite
du genre, du développement de l’enfant et du bien-être
de la famille. Les questions les plus sensibles relatives à la
protection de l’enfant ont réuni l’Ombudsperson for
Children, Rita Venkatasawmy et la ministre Aurore Perraud, lundi dernier. L’ombudsperson n’a pas caché son
appréciation du travail accompli par la ministre en si peu
de temps et des mesures qui seront prises ultérieurement
concernant la protection des petits mauriciens. Elle connaît la motivation de la ministre, qui compte transformer
la CDU (Child Deve-lopment Unit), ce qui représente
un défi de taille pour la ministre.
Les nombreuses doléances du public, des services existants qui ne fonctionnent pas, la situation des shelters, la
vision de la ministre Aurore Perraud et les mesures prises
pour pallier les manquements du système en place ; autant de questions, entre autres, discutées lors de cette rencontre.
La question des enfants qui vivent dans les institutions de
réhabilitation a également été abordée. La situation est
difficile à accepter, selon Aurore Perraud, qui s’inquiète
de l’avenir de ces enfants. Selon la ministre, le terme
« child beyond control » utilisé pour catégoriser ces enfants
doit d’ailleurs être aboli, car il faut comprendre que ces
enfants manifestent leur malaise et leur mal-être à travers
la violence. « Ma collègue, la ministre de la Sécurité sociale,
Fazila Daureeawoo, qui est aussi responsable des institutions
réformatrices, a déjà eu plusieurs séances de travail sur la
question avec l’Attorney General et moi-même », a précisé
Aurore Perraud.
Le Paradis Hotel & Golf Club, sur la Péninsule du morne,
dans le sud-ouest de l’île maurice, continue de s’embellir
du 2 mai au 10 septembre 2016 avec une amélioration du
confort et de la qualité de son offre d’hébergement tout en
continuant d’assurer à sa fidèle clientèle l’excellent service
qui a fait sa renommée. Dans le cadre de ce projet d’embellissement, 50 chambres Deluxe Beach Front seront renommées Ocean Beach Front. Dix autres chambres de la même
catégorie seront aussi jumelées pour créer cinq suites
Famille Ocean Beach Front, conçues exclusivement pour le
confort des familles. En outre, quatre suites Deluxe seront
renommées suites Ocean Beach Front.
L’hôtel continuera d’opérer normalement, sans aucune incidence sur la qualité du service pendant toute la durée des
travaux.
COLORS & SENSES :
LANCEMENT DE MELVITA,
LE COUVENT DES MINIMES ET ERBORIAN
Plus de compromis entre bien-être et respect de la peau.
C’est ce que propose Colors & Senses à sa clientèle avec les
trois nouvelles gammes de soins melvita, Le Couvent des
minimes et Erborian. Les fidèles clients de la boutique ont
ainsi pu découvrir ces marques en exclusivité le jeudi 28
tional development and economic
growth of the region,” says Chairman
of the Host Committee, Salim moollan QC. “I expect that this Congress
will be attended by a record number of
African participants, both practitioners
and academics, alongside their colleagues from around the world.”
The Congress will feature distinguished speakers who have participated in many of the most-discussed
arbitration proceedings of recent
years, including Yukos v. Russia,
White Industries v. India, and Philip
morris v. Australia.
avril lors d’un cocktail au magasin Colors & Senses de
Bagatelle en présence des représentants de Grays.
Veronique Camille, Brand manager - Personal & Home
Care, chez Grays, s’est appesantie sur les particularités de
ces nouvelles marques. « La femme sophistiquée en quête
d’une peau parfaite sera attirée par Erborian. La marque
Melvita met en avant la vie saine à travers ses produits BIO
qui associent miel, huiles végétales et eaux florales tandis que
Le Couvent des Minimes revisite des recettes de beauté traditionnelles qui plairont certainement aux familles.»
Le groupe l’Occitane propose notamment quatre marques
: L’Occitane en Provence, melvita, Le Couvent des minimes et Erborian.
20/VIN SE RÉINVENTE
DANS UN NOUVEL
ESPACE À FLORÉAL
Qualité du service et proximité avec les clients. Voilà les
clés de l’enseigne 20/Vin qui, afin de répondre au mieux à
ces deux critères, a relocalisé sa boutique de Floréal sur la
Route Royale en repensant tout l’aménagement intérieur
des lieux. Ainsi, outre des parkings plus spacieux et facile
d’accès, les heures d’ouverture ont été étendues, le 20/Vin
de Floréal propose une cave à vin dotée d’une plus large
sélection de vins et de spiritueux.Les clients de la boutique
bénéficieront également de formation sur les différents vins
et leurs accords mets. L’ouverture officielle de ce nouvel espace a eu lieu le vendredi 22 avril en présence de clients et
de représentants de Grays.
Cela fait 19 ans que 20/Vin existe à Floréal a d’emblée fait
ressortir Benoit Audibert, Brand manager chez Grays, non
sans quelque émotion ce jour-là.
DEBRIEF
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
12
FUSION IBL ET GML INVESTISSEMENT
Les conseils d’administration
recommandent l’amalgamation
COI : VERS LA RELANCE
EFFECTIVE DE L’ASSOCIATION
DES PARLEMENTAIRES
Lors des réunions tenues le lundi 2 mai, les membres des Conseils
d’Administration d’Ireland Blyth Limited (IBL) et de GML Investissement Ltée (GMLI) ont pris la décision de recommander, à leurs actionnaires respectifs, d’approuver l’amalgamation entre IBL et GMLI. Leurs
actionnaires seront conviés à une Assemblée Spéciale en juin
prochain afin d’approuver cette amalgamation
e 28 janvier, le conseil d’administration de
GmL Investissement Ltée et celui d’Ireland
Blyth Limited donnaient leur accord de
principe pour étudier les mérites d’une fusion des
deux entités. Ainsi lundi, ils ont décidé de recommander aux actionnaires d’approuver l’amalgamation. Une Assemblée spéciale est prévue en juin.
Arnaud Lagesse, CEO de GmL, a expliqué :
« Cette amalgamation apportera une combinaison de
forces et d’avantages stratégiques qui permettront de
renforcer la performance opérationnelle, la croissance
du capital et les résultats financiers sur le long terme,
et ce au bénéfice de l’ensemble des « stakeholders ». Le
nouveau groupe deviendra par conséquent plus
résilient et diversifié sur le marché mauricien, avec des
perspectives de croissance régionales et internationales
ambitieuses. »
Yann Duchesne, CEO d’IBL, a pour sa part
déclaré : « L’accord des deux Conseils d’Administration est une étape importante de ce processus. Cette
amalgamation permettra de tirer parti du capital humain des deux groupes et de leur expertise dans dif-
L
férents secteurs d’activités. Cela nous donnera également un levier puissant pour attirer et retenir les talents nécessaires pour une expansion continue, tout en
explorant de nouvelles opportunités et en optimisant
certaines de nos activités existantes. »
Si l’amalgamation est approuvée par les actionnaires, celle-ci sera effective à compter de juillet
2016. La nouvelle entité issue de cette amalgamation sera listée à la Bourse de maurice une fois le
feu vert des autorités régulatrices obtenu.
Air Seychelles enregistre
un résultat positif en 2015
LA COmPAGNIE aérienne nationale des Seychelles a publié,
cette semaine des résultats positifs
pour la quatrième année consécutive, avec des bénéfices nets de 2,1
millions de dollars pour un chiffre
d'affaires de 105,4 millions de dollars US. Contrôlés par le cabinet
d'audit KPmG, ces rapports fin-
anciers font également apparaître
un accroissement du trafic de passagers ainsi que des volumes élevés
de transport de marchandises. Au
total, 522 873 passagers ont voyagé avec la compagnie aérienne en
2015, 22% de plus qu'en 2014.
La capacité d'Air Seychelles en
matière de transport de passagers,
mesurée en siège kilomètre offert
(Available Seat Kilometres ou ASK
en anglais), a augmenté de 7%
pour atteindre 1,7 milliard fin
2015. malgré cette hausse, le taux
de remplissage de la compagnie
aérienne a gagné 6 points, passant
ainsi de 60% en 2014 à 66% en
2015.
SUN RESORTS PRÉSENT SUR « JOURNÉE DÉCOUVERTES
L’AFRASIA BANK MAURITIUS » À LA PLACE CAP
OPEN 2016
TAMARIN
Sun Resorts sera cette année sur les greens du Four Seasons Golf Club at Anahita pour l’exceptionnel AfrAsia
Bank mauritius Open 2016 qui se déroulera du 12 au
15 mai prochain. Cette compétition internationale est
l’unique tournoi de golf tri-sanctionné agréé par les European, Sunshine et Asian Tours. Les plus grands
joueurs du circuit de golf mondial challengeront le SudAfricain George Coetzee, vainqueur du tournoi l’année
dernière, avec à la clé €1000 000 pour la première
place. Sun Resorts est l’un des sponsors de cet événement exceptionnel et accueillera une partie des joueurs
et participants, dont le golfeur indien Shiv Kapur.
L’heure sera au développement durable, au bien-être et
aux loisirs, le samedi 14 mai, à La Place Cap Tamarin.
Une « Journée Découvertes » à laquelle le grand public
est convié pour venir découvrir l’art, le talent et le
métier d’acteurs locaux engagés dans divers domaines
ayant trait au développement durable : artisanat et
revalorisation d’objets, agriculture et écologie, sport et
bien-être et cuisine. Les visiteurs pourront aussi se familiariser avec le milieu associatif actif sur des questions
liées à l’environnement, à l’écologie, à l’enfance, à l’aide
à la personne et à la culture. L’entrée est gratuite et ouverte à tous.
La conférence constituante de l’Association des pays membres de
la Commission de l’océan Indien (AP-COI) s’est ouverte ce mercredi 4 mai à Pointe-aux-Piments, maurice. à l’issue de cette
conférence constituante de deux jours, la vingtaine de parlementaires de l’Union des Comores, de madagascar, de maurice, des
Seychelles et de la France / Réunion adopteront une charte, une
déclaration commune et un plan de travail.
Pour la présidente de l’Assemblée nationale de maurice, mme
maya Hanoomanjee, il ne fait aucun doute que « la diplomatie
parlementaire est appelée à jouer un rôle croissant pour le renforcement des institutions démocratiques, la stabilité politique, la bonne
gouvernance et, in fine, pour le développement de nos pays ». Elle a
également insisté sur « le rôle actif » que devra jouer l’AP-COI «
au regard des calendriers électoraux des pays membres de la COI ».
Le défi qui se pose d’emblée concerne « la pérennisation de l’association afin qu’elle puisse agir sur le long terme et porter une voix
crédible sur le plan régional et international », a précisé la présidente du Parlement mauricien.
La conférence constituante est présidée par la présidente de
l’Assemblée nationale de maurice. Parmi les parlementaires qui
ont fait le déplacement figurent le président et le vice-président
du Parlement de madagascar ainsi que le vice-président de
l’Assemblée nationale des Seychelles.
SA GOLF STAR JACO VAN ZYL
TO PLAY AT THE AFRASIA BANK
MAURITIUS OPEN
South African star golfer Jaco van Zyl is the latest addition to the
star studded field that will battle it out at this year’s AfrAsia Bank
mauritius Open, which will be played from 12 – 15 may 2016,
at the Four Seasons Golf Club mauritius at Anahita.
Playing mostly on the Sunshine Tour, Van Zyl has won 13 Sunshine Tour titles, including a career high four in 2010. He earned
a European Tour card at the Qualifying School in 2010, going
on to enjoy a stellar first season on the European Tour, with five
top-10 placings, and finished 50th on the Race to Dubai. Van
Zyl earned a debut in the prestigious Open Championship in
2015 thanks to a fine performance in the Alstom Open de
France.
LE PRÉSIDENT MALGACHE
TRANSMET UN MESSAGE
PERSONNEL AU MINISTRE DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Le Président de la République malgache, Hery Rajaonarimampianina, a remis, par le truchement de l’ambassade de
madagascar à maurice, un message personnel au ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, concernant la sécurité des ressortissants mauriciens à Tana. « Il s’agit d’un message
visant à rassurer le gouvernement mauricien que les autorités malgaches prennent au sérieux la question de la sécurité des ressortissants
mauriciens à Madagascar. Plusieurs mesures à cet effet qui déjà en
place. C’est un message d’assurance que le Président a voulu
transmettre personnellement au ministre mauricien des Affaires
étrangères » affirme le Chargé d’Affaires malgache à maurice, m.
mija Rasamizafy.
Ce développement fait suite aux appréhensions exprimées par le
Chef de la diplomatie mauricienne après que des cas de violence
à l’encontre des ressortissants mauriciens dans la capitale malgache furent rapportés.
MARKET
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
Future for UK-US trade?
13
ECONOMIC NEWS
Report prepared by
Nishal Babooram
Island Premier Foreign Exchange
(www.iptfx.com)
SOME INTERESTING reading this week
with the EU referendum debate has heard a
lot of arguments about the future of the UK's
trading relationship with Europe. However,
US President Barack Obama's remarks that
Britain would find itself at the "back of the
queue" when drawing up any potential postBrexit trade deals with the US has also put the
focus on Transatlantic commerce. It is not the
first time the US has threatened dire trade
consequences should the UK vote to leave the
EU on 23 June. Last year, US trade representative Michael Froman warned that if the UK
left the EU it would face the same tariffs and
trade barriers as other non-EU countries such
as China, or Brazil or India. The tariffs which
UK exporters pay (as a company based in an
EU member country) on goods sent to the
US are at present relatively low.
The heightening of the trade rhetoric
seems curious when one examines the current
mutually-beneficial trading relationship between the UK and US. While the EU bloc of
nations is the UK's largest export market, that
is a large territory comprising another 27
countries. When it comes to British exports
to a single nation, then the US is the UK's
biggest export destination, a market worth
some £3.5bn. The UK exports a huge variety
of items to the US, from gin and industrial
chemicals to live animals and vegetable fats.
Conversely, the US is the UK's third biggest
source of imports, after Germany and China,
buying some £2.9bn in goods from America.
According to the UK government around
17% of British exports went to the US in
2012. In addition, the US and the UK are
each other's largest foreign investors, and "this
investment supports approximately one million
jobs in each country," it says.
But the government has its eyes on what
it says is an even bigger potential prize, the
signing of a Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) deal between the
EU and US. This is the deal which Barack
Obama says the UK risks missing out on if it
votes to leave the EU. For the past couple of
years negotiations have been taking place on
this bi-lateral deal, which, the UK government says "could add as much as £10bn annually to the UK economy in the long term". It
adds: "It could also add £100bn for the EU and
£80bn for the US."
And according to UK Trade and Investment, which drums up international trade for
British firms: "Negotiations between the US
and EU for the TTIP should generate even more
opportunities for the UK. This will remove trade
barriers by lowering tariffs and making regulations similar." TTIP is primarily a deal to cut
tariffs and regulatory barriers to trade between
the US and EU countries, making it potentially easier for companies on both sides of the
Atlantic to access each other's markets. Industries it would affect include pharmaceuticals, cars, energy, finance, chemicals, clothing
and food and drink. The government says
shoppers would benefit by the removal of EU
import tariffs on popular goods, such as jeans
and cars. It's also claimed that reducing regulation would help UK businesses export to the
US, with small businesses in particular predicted to benefit.
Tariffs between the EU and US are already
low - averaging around 3% - and both sides
foresee they will be eliminated under the
agreement. The main focus of negotiations is
on harmonising regulations, reducing "nontariff barriers" to trade, or getting rid of them
if they're deemed unnecessary. For instance,
Oil rallies on Canada fire and Libya
COMMODITY NEWS
OIL PRICES rose as a huge wildfire near
Canada's oil sands region and escalating tensions in Libya stoked concern among investors over a near-term supply shortage.
"The difference today compared with a year ago
is the market is starting to price in supply disruptions, whereas in a market that is totally
oversupplied, you don't care about losing half a
million barrels a day (in production)," rightly
said by Petromatrix strategist Olivier Jakob.
"The market is becoming much more sensitive to supply disruptions." The wildfire has
forced the evacuation of all 88,000 people in
the western Canadian oil city of Fort McMurray and burned down 1,600 structures,
and has the potential to destroy much of the
town, authorities said. With evacuees being
told to head north towards Alberta's oil sand
fields, and some pipelines in the region being
shut as a precaution, output at several facilities has been disrupted. The volume of the
decline was unclear.
The premium of Brent over WTI futures
shrank to its narrowest in six weeks, while the
premium of front-month June WTI futures
over the July contract fell to its smallest in
MAURITIUS RUPEE
seven months, driven by the potential for reduced shipments of Canadian crude to U.S.
refiners. "Events in Canada are yet another example of what has turned out to be a key feature
this year, which is a sequence of unexpected supply disruptions supporting prices," wrote PVM
Oil Associates analyst David Hufton.
Investment firm ETF Securities said unplanned outages within the Organization of
the Petroleum Exporting Countries, including Libya, stood above 2 million barrels per
day (bpd), the highest in at least five years.
"Investor optimism for oil has markedly im-
US and EU regulators have different requirements for testing the safety of cars, drugs and
soft furnishings. Going through the different
tests is expensive for firms, particularly in developing new medicines. TTIP aims to reduce
those costs by bringing in common standards.
Other areas being considered include protection for foreign investors, co-operation to
achieve greater participation by small businesses in EU-US trade and a controversial
procedure to resolve investment disputes between the US and EU. Not everyone is enamoured by the potential agreement, with
concerns the dealwill drive down wages,
weaken environmental protection and labour
rights, and put the demands of big business
before those of citizens.
John Hilary, executive director of campaign group War on Want, says: "TTIP is correctly understood not as a negotiation between
two competing trading partners, but as an assault on European and US societies by transnational corporations seeking to remove regulatory
barriers to their activities on both sides of the Atlantic." Much of the opposition to TTIP in
the UK and other EU countries including
Germany, is focused on its provisions for "investor-state dispute settlement". This procedure
would allow companies to sue foreign governments over claims of unfair treatment and
to be entitled to compensation. Critics say the
measures undermine the power of national
governments to act in the interests of their citizens. For example, they warn that tobacco giants could use the procedure to challenge
restrictive regulations, citing a case in Australia, where Philip Morris Asia used a 1993
trade agreement with Hong Kong as the
basis for a legal move to stop a change to
packaging.
proved. We believe the gains in price are sustainable and not just driven by speculative
gains. We are likely to be in a global oil supply
deficit by Q3 2016," said Nitesh Shah, director of commodity strategy at ETF Securities.
Libya's already crippled oil production is at
risk of further disruption from a stand-off between eastern and western political factions,
which prevented a Glencore cargo from loading. U.S. production continues to fall, with
the latest official figures showing a decline by
over 8 percent since mid-2015 to 8.825 million barrels per day.
While the USD meanders around MUR
35.15-35.25, the Euro showed strength
close to the MUR 40.00 levels. We
recorded quite a bit of volatility this
week, but at the time of writing, the most
awaited data release of the week is still to
come in the form of non-farm employment data from the U.S. Expectations are
for a strong number and that could give
some impetus to the greenback. Next
week will again see a busy data week, but
till then….. enjoy the weekend.
AFRIQUE
VENDREDI 06 MAI 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 94
14
TRANSPARENCY INTERNATIONAL
Nearly 1 in 3 paid a bribe
in Middle East and North
Africa in past 12 months
New Transparency International report shows MENA (Middle
East and North Africa) governments failing to stop corruption
as they suppress citizens’ voices. The level of corruption has,
instead, gone up in the last 12 months
early one in three citizens who tried to
access basic public services in the Middle East and North Africa paid a bribe,
a Transparency International report said this
week, showing that governments across the region have failed to hear their citizens’ voices
against corruption.
According to a public opinion survey by the
international anti-corruption group of nearly
11,000 adults in 9 countries and territories, the
majority of people (61 per cent) across the region think that the level of corruption has gone
up over the last 12 months. The 30 percent who
paid a bribe for a basic service represent the
equivalent of nearly 50 million people.
N
“It’s as if the Arab Spring never happened. Leaders who fail to stop secrecy, fail to promote free
speech and fail to stop bribery also fail to bring dignity to the daily lives of people living in the Middle
East and North Africa. Peoples’ human rights are seriously affected,” said José Ugaz, Chair of Transparency International.
Public dissatisfaction with corrupt leaders and
regimes was a key catalyst for change in region,
notably with Arab Spring protests. Five years on,
the survey finds governments have done little to
enforce laws against corruption and bribery, nor
have they done enough for transparency and accountability through the promotion of freedoms
of the press, civil society and for individuals.
SimbaPay announces single
money transfer of up
to $45,000 (USD) to Africa
SIMBAPAY IS revolutionizing
the remittance space through
its official announcement of
raising the single transaction
limit to a whopping $45,000.
This is substantially higher
than the previous transaction
limit of $3,000.
According to Victor Karanja,
Head of Operations at SimbaPay, sending money home and
buying property across Africa
has just become a whole lot
easier.
“A pain point for customers in
the past has been having to undertake multiple transfers to
complete a single purchase.”
“A key risk with multiple transfers was exchange rate fluctuation. Sending up to $45,000
with just our mobile app will
protect senders from the fluctuation that arises when one splits up
the transfer,” said Karanja.
African immigrants in the European countries can now easily complete larger purchases in
Africa such as that of property,
vehicles and paying large hos-
pital bills or university fees via
the SimbaPay app.
As an incentive to users, SimbaPay money transfers of more
than $3,000 will also automatically qualify for the daily SimbaPay Discounted Exchange
Rates. With the Discounted
Exchange Rate, a user gets to
transfer money at a more
favourable exchange rate than
the standard SimbaPay exchange rate.
EU based Africans will now be
able to send large amounts of
money back home instantly
and free of charge.
SOCIAL ENTREPRENEURS PROVIDE
SUSTAINABLE SOLUTIONS FOR
AFRICA’S DEVELOPMENT PRIORITIES
Is social entrepreneurship the new face of development? A recent impact report released by Reach for Change suggests it might be.
Social entrepreneurs across Africa are contributing to advances in education, healthcare, financial inclusion, environmental protection and other
social issues. This was highlighted in the Reach for Change Africa 2015
Social Impact Report, which shared impact numbers and stories from social
entrepreneurs supported in Reach for Change’s programs. In 2015, over
100 African social entrepreneurs were supported through the organization’s
Accelerator and Incubator programs.
Social entrepreneurs are individuals with innovative solutions for social
challenges their communities face. Social entrepreneurship is seen as an alternative to traditional development projects, by empowering local entrepreneurs to come up with grassroots solutions that are scalable, financially
sustainable and can ultimately contribute to permanent, positive changes
within societies at large.
Reach for Change Africa partners with corporations, non-profits and individuals to find, support and develop some of the best social entrepreneurs
Africa has to offer. Through its Accelerator and Incubator programs, Reach
for Change supports high-potential social entrepreneurs to build sustainable, scalable organizations that achieve social impact and contribute to systemic change.
In 2015, Reach for Change Africa received 1,953 ideas for tackling social
challenges from prospective social entrepreneurs from its innovation competitions in Ghana, Senegal, Chad, Ethiopia, DR Congo, Rwanda and
Tanzania.
THE GUARDIAN NIGERIA LAUNCHES
ONLINE TV PLATFORM
The Guardian, Nigeria’s most trusted newspaper, launched its online TV
platform, Guardian TV, on Wednesday, April 27. Guardian TV will provide exclusive video interviews, as well as up-to-the-minute videos from
across the world, and will be available on virtually any device that has an internet connection, including personal computers, tablets, smartphones, and
Smart TVs.
Guardian TV has partnered with some of the world’s top online news and
video outlets in order to provide it’s viewers with the best in news entertainment and sport. Partners include Al Jazeera, AFP, Reuters, CNBC Africa,
Bloomberg, Forbes Africa TV and France 24. The list also includes Blustar
Entertainment, Ebony Life TV, Ovation TV, Frontera, Channels TV, and
Omnisport, the world’s number one sports content provider.
The service is being launched in partnership with Ventra Media Group a
full-service digital marketing and rights agency whose range of services includes digital strategy, growing social media audiences and planning, as well
as buying digital media for brands and content owners. The outfit also specialises in platform development and monetisation for content owners such
as The Guardian.
The launch of Guardian TV comes after the complete re-launch of The
Guardian’s digital platform. The new service is part of a continued investment by the group in to its digital operations and products. The organisation has signalled its intent to launch products and services that can
compete on an international basis.
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