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Bureau du commerce extérieur Bureau analyse conjoncturelle

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LES CHIFFRES DU COMMERCE EXTERIEUR
1er trimestre 2016
(source des données : Douanes, Banque de France ;
données cvs-cjo sauf indication contraire)
4 mai 2016
Bureau du commerce extérieur
Bureau analyse conjoncturelle
Déficit commercial stable au 1er trimestre 2016, à 13,1 Md€ – mais nouvelle forte
dégradation du déficit hors énergie et du déficit courant.
Au 1er trimestre, le déficit des échanges de biens est stable (13,1 Md€, après 13,0 Md€ au trimestre précédent). Le déficit hors
énergie continue en revanche de se dégrader. Ces évolutions sont dues à un recul des exportations en valeur et en volume,
touchant la plupart des produits manufacturés et en particulier l’aéronautique. Elles interviennent dans un contexte de
ralentissement de l’activité mondiale et reflètent également le contrecoup de ventes aéronautiques élevées en fin d’année
dernière. Le recul des importations d’énergie, dû à une nouvelle baisse du prix du pétrole, permet néanmoins de neutraliser
l’impact sur le solde commercial. Les échanges se replient sur le trimestre – largement du fait du seul mois de mars (-3,9% à
l’exportation et -5,2% à l’importation), qui enregistre un recul généralisé.
L’excédent des services progresse légèrement mais reste faible (1,5 Md€). Le déficit courant se dégrade fortement (passant de
2,9 Md€ à 7,7 Md€), principalement du fait d’un recul des revenus d’investissements perçus de l’étranger.
ECHANGES DE BIENS
Le déficit commercial (échanges de biens) est stable au 1er trimestre, à 13,1 Md€, après 13,0 Md€.
Hors énergie et matériel militaire, il continue en revanche de se dégrader nettement, à 10,7 Md€ (après 8,6 Md€).
Ces évolutions sont liées à : (i) un recul des exportations (-1,1 % en valeur, soit 1,5 Md€ ; -0,2 % en volume), touchant la plupart
des produits manufacturés mais principalement l’aéronautique (-5,7% soit 1,0 Md€) et dans une moindre mesure la pharmacie
(-6,6% soit 0,5 Md€), tandis dans le même temps que les importations manufacturières progressent légèrement (+1,0% en
valeur) ; (ii) une nouvelle baisse de la facture énergétique (elle passe de 8,8 Md€ à 7,3 Md€, soit un allégement de 1,5 Md€),
grâce à un recul du prix du pétrole. Ce recul permet de compenser l’effet sur le déficit total de la dégradation des échanges
manufacturiers. Il explique aussi la baisse des importations totales en valeur (-1,0% en valeur soit 1,4 Md€ ; +0,6% en volume).
A noter que l’orientation des échanges à la baisse sur le trimestre s’explique en grande partie par le recul sur le mois de mars.
Sur plus longue période, le déficit cumulé sur les 12 derniers mois1 est toujours nettement inférieur à son niveau de l’an dernier
à la même période, à 46,4 Md€ contre 55,4 Md€, soit une réduction de plus de 15%. Cette amélioration reste toutefois
exclusivement due au recul de la facture énergétique : hors énergie, le déficit cumulé sur 12 mois progresse de plus de 31%, à
28,7 Md€.
ECHANGES DE BIENS ET SERVICES
Sur le champ plus large des biens et services2, le déficit se creuse également à nouveau et atteint 6,9 Md€ sur le trimestre, en
dégradation de 1,5 Md€, principalement du fait de la baisse des recettes du négoce international (-2,1 Md€, données brutes).
L’excédent des services progresse légèrement (de 0,4 Md€) mais reste à un niveau relativement faible (1,5 Md€), comme au
trimestre précédent (1,1 Md€).
En volume, les exportations reculent (-0,2% après +1,0% au trimestre précédent), principalement du fait de l’aéronautique, et
les importations continuent de progresser (+0,5%) mais à un rythme qui ralentit fortement par rapport au 4ème trimestre 2015
(+2,0%), notamment grâce à la baisse des importations d’énergie. Au total, la contribution du commerce extérieur à la
croissance serait ainsi négative au 1er trimestre selon l’INSEE, de -0,2%.
BALANCE COURANTE
Au total, le déficit courant se dégrade nettement sur le trimestre, passant de 2,9 Md€ à 7,7 Md€, du fait principalement d’un
net recul des revenus perçus de l’étranger depuis le début de l’année (qui passent de 12,7 Md€ à 8,9 Md€), en particulier les
revenus d’investissements (dividendes, intérêts), ainsi que, dans une moindre mesure, de la baisse des recettes du négoce
international. En cumul sur 12 mois, il se creuse à nouveau fortement et passe de 10,7 Md€ à 18,8 Md€ (données brutes),
dépassant désormais son niveau de l’an dernier à la même période (13,1 Md€).
1
Comparaison entre les périodes avril 2015-mars 2016 et avril 2014-mars 2015.
Les échanges de biens et services comprennent : (i) les biens, (ii) le négoce international (activité de vente et d’achat de biens à des non-résidents, sans que ces
biens franchissent la frontière française), non comptabilisé par les Douanes mais intégré par la Banque de France dans les échanges de biens qu’elle publie et (iii) les
services.
2
Sur les biens, le déficit est stable au 1er trimestre mais se creuse fortement hors énergie. Il affiche depuis l’automne
des niveaux redevenus plus élevés. (Md€)
18
124,9
124,9
125,1
124,5
124,2
125,1
123,7
123,5
126,2
124,2
123,7
126,6
125,4
120
12
116,0
6
130
108,5
110,1
109,9
108,7
108,4
109,0
111,7
109,2
113,6
111,9
113,5
112,3
110
100
0
-3,5
-3,1
-3,0
-4,4
-5,2
-5,2
-4,5
-6,4
-6
-11,8
-12
-16,4
-14,8
-15,3
-15,9
-15,2
-15,3
-4,3
-5,8
90
-8,7
-10,1
-10,2
-12,3
-4,9
-13,1
-10,7
-13,1
Source : Douanes
-18
T1
2013
T2
2013
T3
2013
T4
2013
T1
2014
80
-16,0
T2
2014
T3
2014
Solde commercial global (FAB/FAB)
Exportations - échelle de droite
T4
2014
T1
2015
T2
2015
T3
2015
70
T4
2015
T1
2016
Solde hors énergie et hors matériel militaire (CAF/ FAB)
Importations - échelle de droite
Sur les biens et services, le déficit se détériore à nouveau, confirmant là encore une tendance à la dégradation
depuis l’automne, même si les services atténuent la baisse. (Md€)
6
4
160,8
163,5
165,0
165,0
167,6
165,8
166,9
2
0
155,0
157,5
157,6
160,2
159,3
161,2
160,1
169,3
165,3
171,6
172,8
173,0
175,9
171,6
169,9
170,6
180
171,6
170
166,1
164,7
150
-1,1
-2
-5,8
-5,9
-4
-4,0
-4,8
-7,4
-5,7
-6,4
-7,6
160
-3,2
140
-5,3
-5,4
-6,9
-6
130
120
Source : Banque de France
-8
110
T1
2013
T2
2013
T3
2013
T4
2013
T1
2014
T2
2014
T3
2014
Solde biens et services
Importations de biens et services - échelle de droite
2011
T4
2014
T1
2015
T2
2015
T3
2015
T4
2015
Exportations de biens et services - échelle de droite
2012
2014
2013
(Soldes extérieurs cumulés sur 12 mois, en
Md€)
2015
2016
+1,2
Dernier point : mars 2016
En cumul sur 1 an, le déficit s’est
fortement réduit depuis son pic de
2011 mais se creuse à nouveau
depuis quelques mois.
T1
2016
0
Biens hors énergie et hors -11,4
matériel militaire
Balance courante
-17,9
-18,8
-18,9
-22,8
-34,3
-27,6
-30,7
-28,7
Biens et services
-46,4
-46,6
-55,3
Biens
(solde courant et solde des biens et services en
données brutes)
Source : Douanes, Banque de France, DG Trésor
-75,1
2
Hors énergie, le solde commercial3 se dégrade depuis maintenant 3 ans.
0
avr. 2011mar. 2012
avr. 2012mar. 2013
avr. 2013mar. 2014
avr. 2014mar. 2015
avr. 2015mar. 2016
avr. 2011mar. 2012
-10
-30
-13,2
-15,8
-73,4
-64,9
-61,1
-55,4
avr. 2014mar. 2015
-21,8
avr. 2015mar. 2016
-28,7
-46,4
Evolution
2014/2015 : +31%
Déficit hors énergie et hors matériel militaire
-50
Evolution
2014/2015 : -16%
-60
-70
avr. 2013mar. 2014
-25,0
-20
-40
avr. 2012mar. 2013
Source : Douanes, DG Trésor
Déficit total
-80
La facture énergétique* recule à
nouveau sur le trimestre, grâce à
la poursuite de la baisse du prix
du pétrole
10
100
9
90
8
80
7
70
6
60
5
50
4
40
Facture énergétique (Md€) - échelle de gauche
3
30
Prix du Brent (€) - échelle de droite
* Solde importations - exportations d’énergie
2
20
1
0
10
Source : Douanes, Globalinsight, DG Trésor
Dernier point : mars 2016
0
COMMENTAIRE DETAILLE DES ECHANGES DE BIENS
► D’un point de vue sectoriel, l’aéronautique, l’énergie, les œuvres d’art et la chimie sont les principaux secteurs contribuant à
l’évolution du solde sur le trimestre.
Les principaux secteurs contribuant à creuser le déficit sont :
-
le secteur aéronautique et spatial, où les exportations chutent de 5,7% (6,3 Md€) alors que la progression des importations
ralentit, à +1,6% (9,5 Md€) après +18,6% en fin d’année 2015. Les ventes d’Airbus reculent (6,3 Md€), ce qui est largement le
contrecoup de ventes très élevées à la fin 2015. Elles baissent vers l’Asie et le Proche et Moyen-Orient se replient et aucune
livraison d’Airbus n’a été enregistrée en Afrique sur le trimestre. L’excédent se contracte de 1 Md€ et atteint 4,3 Md€ ;
-
le secteur de la chimie, parfums et cosmétiques, où les exportations baissent de 2,6% (13,1 Md€), affectées par un
ralentissement des ventes de produits chimiques vers l’Europe et de parfums, alors que les importations s’accroissent de 1,1%.
L’excédent du secteur se réduit de 0,5 Md€, à 2,3 Md€ ;
-
l’automobile, dont les exportations se replient (-1,4% à 10,7 Md€), en particulier vers les Pays-Bas, tandis que les importations
progressent de 1,1% à 13,2 Md€, dans un contexte d’embellie du marché français, pour un déficit qui se creuse de 0,3 Md€, à
2,5 Md€.
-
les machines, dont les importations progressent fortement (+4,1% après +2,8%), notamment depuis la Chine.
A l’inverse, quelques secteurs pèsent dans le sens d’une réduction du déficit :
-
l’énergie : la facture énergétique (solde importations - exportations d’énergie) s’allège de 1,5 Md€ pour atteindre 7,3 Md€.
Les volumes importés sont stables ; l’évolution s’explique par la poursuite de la baisse des cours du pétrole. A noter que les
exportations françaises de produits pétroliers raffinés enregistrent une forte baisse (-20,5%), à 1,6 Md€, du fait de cette même
baisse de prix ;
-
les œuvres d’art : en raison du transfert exceptionnel vers la Suisse d’une collection privée au mois de janvier, les exportations
et le solde du secteur affichent une progression de 0,7 Md€ ;
-
les produits informatiques, qui enregistrent une croissance des ventes vers l’UE, tandis que les importations ralentissent,
notamment depuis la Chine.
3
Le solde commercial désigne le solde des échanges de biens.
3
A noter que dans la pharmacie, les échanges se replient nettement, à l’export (-6,6% après +4,4%) comme à l’import (-7,4% après
+13,2%), avec un excédent qui progresse légèrement mais à un niveau très faible (0,4 Md€ après 0,3 Md€ fin 2015).
► Au total, le déficit manufacturier se dégrade, à 18,0 Md€ (après 17,4 Md€).
► En termes géographiques, notre déficit se creuse de 1,2 Md€, vis-à-vis de l’Union européenne (à 8,3 Md€). Nos exportations
reculent vers l’Allemagne et subissent le contrecoup des livraisons exceptionnelles à l’Espagne et la Finlande dans le secteur
aéronautique au trimestre précédent. Les importations diminuent également mais dans une moindre mesure (73,9 Md€ en baisse
de 0,2 Md€). Vers l’Europe hors UE, le déficit se réduit fortement (passant de 1,6 Md€ à 0,2 Md€), du fait notamment de la
baisse des importations énergétiques depuis le Kazakhstan (inclus dans la zone Europe par les Douanes) et la Norvège, du transfert
exceptionnel d’œuvres d’art vers la Suisse et du niveau exceptionnel des livraisons d’Airbus à la Turquie.
► L’excédent se détériore de 0,6 Md€ vis-à-vis du Proche et Moyen-Orient (à 1,1 Md€), en raison de la baisse des exportations
aéronautiques et alors que la croissance des importations de produits raffinés depuis l’Arabie Saoudite a compensé la chute
d’approvisionnements similaires depuis Emirats arabes unis. A noter que les exportations vers les pays exportateurs de pétrole
dans leur ensemble reculent de 20% sur le 1er trimestre.
► Le déficit se creuse légèrement vis-à-vis de l’Asie (8,2 Md€ après 7,9 Md€) dans un contexte de légère contraction des échanges.
Les exportations sont tirées à la baisse par le Japon et Hong-Kong, malgré la croissance des ventes vers la Corée, la Chine, la Malaisie
et l’Indonésie. Les importations reculent notamment depuis la Chine (informatique) et l’Inde (produits pétroliers raffinés) mais elles
restent dynamiques depuis le Japon (véhicules et équipements automobiles).
► La France redevient déficitaire vis-à-vis de l’Amérique (-1,0 Md€ après +0,2 Md€), dégradation s’expliquant notamment par le
repli des exportations vers le Brésil et les Etats-Unis. Les importations progressent fortement (+0,8 Md€), en particulier en
provenance des Etats-Unis où elles passent de 8,7 à 9,7 Md€ (turboréacteurs, avions et satellites).
► L’excédent progresse de 0,5 Md€ vis-à-vis de l’Afrique (à 1,4 Md€), en raison du recul des importations énergétiques
notamment depuis l’Algérie, le Nigeria et la Libye et malgré une nouvelle contraction des exportations (-2,0% après -5,7% au
trimestre précédent). Les importations totales reculent de 11,3%.
SERVICES ET
BALANCE COURANTE
BIENS
données et analyses sur le
site des Douanes
données et analyses sur le
site de la Banque de France
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