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(contrôle continu) : étudiants assidus - Cursus

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Université Rennes 2
Semestre 6 – 2015-2016
Licence 3ème Année – L3
T.D. MÉTHODOLOGIE CLINIQUE
Contrôle continu pour les étudiants assidus
(non inscrits au SUED)
CONSIGNES GÉNÉRALES
L’évaluation des travaux dirigés de Méthodologie clinique se fait sous la forme d’un
« dossier » à réaliser seul(e) ou par binôme (pas plus de 2 étudiants), à partir d’un sujet
choisi parmi les propositions suivantes.
Ce dossier se présente comme une dissertation de 5 pages au maximum (avec
annexes autorisées, non comptées dans les 5 pages requises), à remettre en main propre à
l’enseignant(e) concerné(e), ou à déposer dans sa case de courrier, ou à lui expédier par
courrier postal (lettre suivie, pas de recommandé), avant le lundi 2 mai 2016 dernier
délai (première session).
ATTENTION : L’envoi par courrier numérique (Internet) n’est pas accepté.
Le nom de l’enseignant(e) correspondant au sujet choisi et le numéro du sujet
seront clairement indiqués sur la page de couverture du document remis.
Dans le cas d’un dossier réalisé à deux, il suffit de remettre un seul document (écrit
commun), en indiquant les noms des deux auteurs en page de couverture. Il est permis de
travailler par deux indépendamment de la distribution des groupes de T.D. (un étudiant
du groupe MC3, par exemple, peut choisir de s’associer avec une étudiante du groupe
MC6).
Ces conditions d’évaluation sont valables pour tous les étudiants assidus ou nonassidus inscrits dans cette option de Méthodologie, hormis ceux inscrits au SUED (consignes
spéciales).
Pour la seconde session, les consignes sont les mêmes. Les travaux sont à
retourner, dans les mêmes conditions, avant le vendredi 3 juin dernier délai (seconde
session).
Enseignants référents :
 Claude Bouchard – bureau I 104 (bât. I, 1er étage)
mél : claude.bouchard@univ-rennes2.fr
 Astrid Hirschelmann – bureau I 103 (bât. I, 1er étage)
mél : astrid.hirschelmann@univ-rennes2.fr
ÉNONCÉS DES SUJETS AU CHOIX
 Sujet 1 (Julie Briec) :
Après avoir fait état des principes déontologiques actuels du bilan psychologique,
vous discuterez les limites et les intérêts de ce dernier.
L3 Psychologie – TD Méthodologie clinique : consignes contrôle continu 2015-2016 / 1
 Sujet 2 (Natacha Lourtioux –Patrick Charrier) :
L’institution peut être assimilée à un système complexe dans lequel sont pris à la
fois l’usager et le psychologue. Après avoir discuté et argumenté la question du « système
complexe », illustrez par des exemples précis les liens positifs et négatifs qu’il peut y avoir
entre l’institution et son organisation, les manifestations psychopathologiques des usagers
et, enfin, la position nécessaire du psychologue dans ce système.
 Sujet 3 (Astrid Hirschelmann) :
Vous êtes psychologue dans un Centre départemental de l'Enfance (CDE) et
travaillez dans une équipe psycho-éducative. On vous adresse une famille qui est
confrontée aux problèmes suivants.
Les deux aînés d'une fratrie de trois (âgés de 6, 4 et 2 ans) rencontrent des
problèmes à l'école. Manifestant de toute évidence des retards de langage, ces deux frères
et sœurs se font remarquer depuis quelque temps par des troubles du comportement qui
se manifestent surtout à l'égard de leurs petits camarades. L'école sait que les enfants sont
issus d'un milieu un peu fruste : les parents vivent à la campagne dans des conditions
modestes ; Madame travaille à temps partiel comme aide ménagère auprès de personnes
âgées ; et Monsieur travaille dans les espaces verts, bénéficiant d'un statut de « travailleur
handicapé » par la MDPH (Maison départementale des Personnes handicapées) du fait
d'une déficience intellectuelle légère. Les parents se montrent présents et investis auprès
de leurs enfants. Les troubles du comportement des enfants éveillent pourtant des
soupçons et conduisent l'école à faire un signalement au Juge des Enfants avec l'hypothèse
que les enfants seraient victimes de violences au sein de leur famille. C'est dans ce
contexte et face à cette interrogation que les enfants vous sont adressés.
Comment recevez-vous les enfants et éventuellement les parents ? Quelles
questions vous posez-vous sur cette situation clinique ? Comment conduiriez-vous
l'entretien, voire les entretiens ? (Notamment, comment vous présentez –vous ? Quel(s)
objectif(s) fixeriez-vous à cette (ou ces) rencontre(s), et comment pensez-vous l'(es)
atteindre ? Quelle est votre mission en tant que professionnel : vis-à-vis de la famille ; de
votre institution d’appartenance (le CDE) ; et du Juge des Enfants ? Qu’est-ce que vous leur
restituez ?
Argumentez vos propositions, sachant qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise
réponse a priori !
 Sujet 4
(Alexandra Lambert-Gimey – Maximilien Dacheville – Angèle Brault) :
En vous aidant des enseignements « Clinique et interculturalité » et « Recherche
clinique en psychologie » présentés lors des TD de « Méthodologie clinique », vous
construirez un protocole de recherche en psychologie clinique à partir d’un thème de
psychologie interculturelle de votre choix.
Exemples : clinique de l’exil ; pathogénie des changements culturels ; enfants de
« la seconde génération », issus de parents immigrés ; immigration, intégration, féminité ;
être antillais(e) en France métropolitaine ; l’enfant né de parents de cultures différentes ;
etc.
Pour résumer, il vous est demandé d’élaborer :
 une introduction présentant le thème choisi (il est conseillé de préciser un
exemple illustrant ce thème – ex. : pour le thème « immigration, intégration,
féminité » : les jeunes filles d’origine maghrébine scolarisées en France) ;
L3 Psychologie – TD Méthodologie clinique : consignes contrôle continu 2015-2016 / 2
 une partie théorique débouchant sur une problématisation et sur des
hypothèses permettant d’opérationnaliser cette problématique pour une étude
concrète ;
 une partie méthodologique proposant et justifiant les moyens de cette
opérationnalisation : définition de la population de l’étude, modes de recueil de
données, modes de traitement des données ;
 une bibliographie, présentée selon les normes APA.
Bon travail !
 Sujet 5 (Annette Von Westerweller) :
En prenant appui sur le cas N. (voir ci-après), et à l’aide de références bibliographiques, déterminez les différentes demandes faites au psychologue et le cadre mis en
place par celui-ci pour proposer une thérapie.
N. est une jeune fille de 13 ans. Elle vit avec son père et ses deux frères cadets. Sa
mère est décédée il y a quatre ans. N. est scolarisée en collège en classe de 4 ème.
L’infirmière et le médecin scolaire (femme) s’alertent car, depuis cette année scolaire, N.
vient en cours seulement les après-midis. Le motif invoqué : elle dort beaucoup et ne se
réveille pas pour aller en cours le matin. N. va devoir redoubler sa 4ème parce qu’elle n’est
pas assez présente en cours.
N. a déjà été suivie par un psychiatre après la mort de sa mère. Le suivi a été arrêté
parce que, selon le psychiatre, N. avait les « capacités de s’en sortir toute seule ».
L’infirmière est préoccupée par l’attitude de repli et de tristesse de N. : elle est
recroquevillée sur elle-même, habillée tout en noir, les cheveux tout en noir avec une
frange qui lui cache toute une partie du visage, des yeux tristes, pas de sourire.
Quand N. était en 5ème un suivi psychologique aurait dû se mettre en place en CMP
(Centre médico-psychologique), demande impulsée par l’infirmière du collège. Mais faute
de trouver un rendez-vous qui convienne au père, rien n’a pu se faire encore.
Aujourd’hui, l’infirmière demande au père de prendre un avis auprès d’un psychologue concernant sa fille pour un éventuel suivi. Elle a également convoqué N. pour un
entretien et l’inciter à faire une démarche « psy » pour l’aider à surmonter son besoin de
dormir.
Pour être sûre qu’un rendez-vous puisse être pris pour N. par le père, l’infirmière
prend contact avec l’un des psychologues avec lequel elle travaille. Elle explique sa
démarche ainsi : elle voudrait qu’un suivi psychologique se mette en place pour N. dès à
présent ; cela lui permettrait de refaire une 4ème dans de bonnes conditions. Le père ne
semble pas comprendre la gravité de la souffrance de sa fille et fait capoter toute prise de
rendez-vous psychologique. Si le père ne se saisit pas de cette occasion, l’infirmière sera
obligée de faire un signalement. Elle a le soutien et l’aval du médecin scolaire.
Un premier rendez-vous pour N. est pris par le père dans la même journée.
N. et son père viennent en consultation. N. est habillée en noir, elle s’est coupée et
teint les cheveux en roux. Elle a le visage dégagé. Elle gardera son manteau tout le long de
l’entretien.
N. n’a pas compris pourquoi l’infirmière l’avait convoquée dans son bureau. Elle
veut bien essayer de trouver de l’aide auprès d’un psychologue pour la « soigner » de son
besoin de dormir. Elle veut « que ça s’arrête ».
Le père ne voit pas pourquoi il est là, sa fille n’a pas « d’affection psychiatrique ». Il
pense que c’est un problème hormonal. D’ailleurs, il a déjà consulté un psychiatre qui lui a
dit que sa fille avait les armes pour se défendre toute seule, qu’elle était capable de
surmonter la mort de sa mère toute seule.
L3 Psychologie – TD Méthodologie clinique : consignes contrôle continu 2015-2016 / 3
Le problème actuel de sa fille est hormonal, et pour cela il la conduit chez une
magnétiseuse une fois par semaine depuis quelques mois. Il trouve d’ailleurs qu’elle va
mieux. Elle dort moins. Il pense que sa fille n’a pas besoin d’un psychologue car elle n’a pas
de maladie psychiatrique. Il ne pourra cependant pas expliquer ce qu’il entend par
« maladie psychiatrique ».
Le psychologue explique qu’il n’est pas là pour diagnostiquer une maladie
psychiatrique, qu’il n’en a pas les compétences. Il trouve par contre qu’il se dégage chez N.
une tristesse infinie. Le père est tout à fait d’accord avec le psychologue sur ce point.
Le psychologue se questionne également sur le besoin de N. de dormir autant. Sans
réfuter la provenance hormonale du « mal », il se pose la question d’une dépression.
Le psychologue propose de travailler avec N. ces deux questions – la tristesse et la
dépression – si elle est d’accord et si le père en est d’accord aussi. Il paraît important au
psychologue que, pour investir l’espace thérapeutique en toute sérénité, N. devrait être
dégagée de tout conflit de loyauté et cela implique donc l’accord de son père.
Le psychologue propose également, dans un premier temps, de voir N. toutes les
semaines, pour établir une relation de confiance. Après quelques séances, un point sera
fait, si oui ou non N. veut poursuivre ce travail psychologique, à raison d’une séance toutes
les deux semaines, autant de temps qu’il lui faudra.
Le psychologue propose à N. et au père soit de prendre un autre rendez-vous tout
de suite, soit de réfléchir et de revenir vers lui pour reprendre rendez-vous, soit d’en
rester à cette première consultation.
N. dit qu’elle veut bien reprendre rendez-vous. Le père dit qu’il est d’accord pour
un suivi psychologique. N. est même d’accord de venir toute seule en bus, s’il le faut. Son
père ne veut pas, il préfère conduire sa fille. Un autre rendez-vous est pris.
L3 Psychologie – TD Méthodologie clinique : consignes contrôle continu 2015-2016 / 4
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