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2016 Marseille carnet de chants

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Marseille
23 au 30 avril 2016
Carnet de chants
CheminsDeMemoireSociale.asso.fr
Sommaire
1. Il pleut sur Marseille........................................page 4
2. Le Chant des marais.........................................page 5
3. Aux Milles.......................................................page 6
4. La Complainte du partisan...............................page 7
5. La Marseillaise de la paix................................page 8
6. Cane... Cane... Canebière.................................page 10
7. Un petit cabanon..............................................page 12
8. Le Temps des cerises.......................................page 14
Il Pleut sur Marseille – 1997
Du film Marius et Jeannette. Paroles Jean-Louis Milesi, musique Jacques Menichetti
Dans l’enregistrement de 2000 (Menichetti, À l'attaque) dont les paroles diffèrent
légèrement du texte publié, le dernier couplet n'est pas chanté,
Ça pue à Marseille
Notre Dame est moisie
Ça pue à Marseille
Dans le port tout croupit
Il pleut sur Marseille,
Le port rajeunit
Il pleut sur Marseille
Notre Dame sourit
Il pleut, eh oui il pleut
Le soleil se languit
Il pleut, beaucoup, un peu
Ma ieu m’en fouti (bis)
Ma ieu m’en fouti...
[Fin du couplet instrumental]
[Plus un couplet entier instrumental]
Y’a mieux que Marseille
Et que l’Estaque aussi
Y’a mieux que Marseille
Stockfish et aïoli
Y’a mieux, eh oui y’a mieux
Plus propre et moins pourri
Y’a mieux, beaucoup, un peu
Ma ieu resto aqui
Ma ieu resto aqui...
Y’a l’feu sur Marseille
Le peuple rugit
Y’a l’feu sur Marseille
Et son poing se durcit
Y’a l’feu, eh oui y’a l’feu
Mais qui c’est qui l’a mis ?
Y’a l’feu, beaucoup, un peu
Ma ieu m’en fouti
Ma ieu m’en fouti...
Ça pue à Marseille
Notre Dame est moisie
Ça pue à Marseille
Dans le port tout croupit
Ça pue, eh oui ça pue
Ça fouette, ça schlingue, ça chie
Ça pue, beaucoup, beaucoup !
Et moi, je pue aussi
Et moi je pue aussi...
4
Le Chant des marais – 1933
Œuvre collective créée au camp de concentration nazi de Boergermoor.
Loin vers l’infini s’étendent
Des grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
Refrain :
Ô, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher (bis)
Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.
[refrain]
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jours et nuits,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
[refrain]
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai « tu es à moi ».
Ô, terre d'allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer (bis)
Aux Milles – 1939
Max Schlesinger, musicien, homme de théâtre, chanteur et poète, a écrit en 1939
l'Hymne du Camp des Milles sur la musique de Blanche Neige de Walt Disney et/ou
Adolf Sieberth (Adolphe Sibert).
La guerre est dure, mais pas pour nous.
On nous donna un rendez-vous
Aux Milles au joli camp
Nous sommes ici très bien soignés
Comme « Milles-io-nairs » nous sommes traités
Et voilà notre Chant !
Refrain :
Aux Milles près d'Aix-en-Provence nous vivons dans le camp.
Un jour nous appell'ra la France, et nous serons présents !
Un jour nous appell'ra la France, et nous serons présents !
Nous épluchons les pomm's de terr',
Nous nettoyons nos places et verres
Et nous mangeons très bien.
Et si la soupe n'est pas poivrée
Le mistral ajoute la saleté.
Tout cela ne fait rien.
[refrain]
Les apatrides, les Autrichiens
Vivent bien comme chats et chiens.
Ça vous donne une idée
Si quelqu'un tombe dans la latrine
On voit partout des joyeuses mines.
Vive la fraternité !
[refrain]
6
La Complainte du partisan – 1943
Paroles d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit « Bernard »,
musique de Anna Marly
Les Allemands étaient chez moi
On m'a dit résigne toi
Mais je n'ai pas pu
Et j'ai repris mon arme.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L'ennemi l'a su
Il est mort sans surprise.
Personne ne m'a demandé
D'où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.
J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
Et j'ai la France entière.
Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l'ombre.
7
La Marseillaise de la Paix – vers 1892
Cette version de la Marseillaise fut d’abord chantée dans l’orphelinat expérimental
de Cempuis (Oise) dirigé par le pédagogue libertaire Paul Robin (1837-1912).
Elle serait parue dans l'Almanach de la paix pour 1892.
De l'universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n'est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères.
Refrain :
Plus d'armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !
Chantez, chantons,
Et que la paix
Féconde nos sillons !
Quoi ! d'éternelles représailles
Tiendraient en suspens notre sort !
Quoi, toujours d'horribles batailles
Le pillage, le feu, et la mort (bis)
C'est trop de siècles de souffrances
De haine et de sang répandu !
Humains, quand nous l'aurons voulu
Sonnera notre délivrance !
[refrain]
8
Plus de fusils, plus de cartouches,
Engins maudits et destructeurs !
Plus de cris, plus de chants farouches
Outrageants et provocateurs (bis)
Pour les penseurs, quelle victoire !
De montrer à l'humanité,
De la guerre l'atrocité
Sous l'éclat d'une fausse gloire.
[refrain]
Debout, pacifiques cohortes !
Hommes des champs et des cités !
Avec transport ouvrez vos portes
Aux trésors, fruits des libertés (bis)
Que le fer déchire la terre
Et pour ce combat tout d'amour,
En nobles outils de labour
Reforgeons les armes de guerre.
[refrain]
En traits de feu par vous lancée
Artistes, poètes, savants
Répandez partout la pensée,
L'avenir vous voit triomphants (bis)
Allez, brisez le vieux servage,
Inspirez-nous l'effort vainqueur
Pour la conquête du bonheur
Ce sont les lauriers de notre âge.
[refrain]
9
Cane... Cane... Canebière – 1935
Paroles: René Sarvil , musique: Vincent Scotto
Aux quatre coins du monde
Indiscutablement
On aime sa faconde
Et ses mille défauts charmants
Elle a la grâce brune
Des filles du Midi
Il n'en existe qu'une
Voilà pourquoi chez nous l'on dit :
Refrain :
On connaît dans chaque hémisphère
Notre Cane... Cane... Cane... Canebière
Et partout elle est populaire
Notre Cane... Cane... Cane... Canebière
Elle part du vieux port et sans effort
Coquin de sort, elle exagère
Elle finit au bout de la terre
Notre Cane... Cane... Cane... Canebière.
Comment vous la décrire
Son charme est sans pareil
Joyeuse elle s'étire
Comme un lézard au soleil
Internationale
Pour l'amour, troun de l'air!
Elle est la capitale
Des marins de l'univers.
[refrain]
10
[Intro sur l'air du « Divin enfant »]
Il est né le divin enfant
Il est né sur la Canebière
Il est né le divin enfant
Il est né près du Fort Saint-Jean.
[Début du refrain instrumental]
Elle finit au bout de la terre
Notre Cane... Cane... Cane... Canebière.
[Dernier couplet habituellement non chanté]
Dans un port de l'Afrique
Tous en chœur, pleins d'entrain,
Par des noirs authentiques
J'entendis chanter c'refrain
J'eus la clé du mystère
Par un Sénégalais
Qui m'avoua, peuchère !
Qu' son père était marseillais.
11
Un petit cabanon – 1935
Paroles: René Sarvil ,
musique: Vincent Scotto
Je connais des tas de gens
Qui dans la vie voient grand
Cela n'est pas un défaut
Car il faut ce qu'il faut
Pour mon compte, voyez-vous
Il m'en faut pas beaucoup
Moi mon rêve le plus fou
Se borne à cela et c'est tout.
Refrain :
Un petit cabanon
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche
Un petit cabanon
Au bord de la mer sur des roches
Pour vivre qu'il fait bon
Quand la blague à son toit accroche
Son pavillon joyeux
Qui claque dans notre ciel bleu.
À l'intérieur une table c'est tout
Oui mais sur cette table il y faudra surtout
Un aïoli odorant et cordial
Dont se régalera le gourmand provençal
C'est pourquoi sans façon
Je me dis là, dans ma caboche :
Le bonheur, té, mon bon !
C'est un tout petit cabanon.
[ne pas chanter de refrain ici]
12
C'est bien beau ton cabanon
M'a soufflé Cupidon
Mais il sera plus joyeux
Lorsque vous serez deux
Cela est mon vif désir
Si vous vouliez venir
Il deviendra un château
Si nous y chantons en duo.
Refrain : [en duo]
Un petit cabanon
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche
Un petit cabanon
Au bord de la mer sur des roches
Pour vivre il fera bon
Si l'amour sur le toit accroche
Son pavillon léger
Où l'on voit deux cœurs enlacés.
À l'intérieur une chambre et c'est tout
Dans cette chambre-là il faut un lit surtout
Et dans ce lit un oreiller moelleux
Mais sur cet oreiller il faut deux amoureux
C'est pourquoi sans façon
Je me dis là, dans ma caboche :
Le bonheur, té, mon bon !
C'est un tout petit cabanon.
13
Le Temps des cerises – 1868
Paroles de Jean-Baptiste Clément et musique de Antoine Renard
Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.
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