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chabbat parchat a`hareî

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Likouteï Si’hot
Perspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semaine
d’après les causeries du Rabbi de Loubavitch
CHABBAT PARCHAT
A’HAREÏ
29 Nissan 5776 / 7 mai 2016
SEFER VAYKRA
A’hareï
L’extase qui n’est pas souhaitable
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 3, page 987)
Le verset A’hareï 16, 1 dit : «>͛ƚĞƌŶĞůƉĂƌůĂăDŽĐŚĠ͕ĂƉƌğƐůĂŵŽƌƚĚĞƐĚĞƵdžĮůƐĚ͛ŚĂron, quand ils s’approchèrent de l’Eternel(1) et moururent»͘KŶƉĞƵƚƐ͛ŝŶƚĞƌƌŽŐĞƌƐƵƌĐĞƩĞ
formule redondante : «ĂƉƌğƐůĂŵŽƌƚĚĞƐĚĞƵdžĮůƐĚ͛ŚĂƌŽŶ͕ƋƵĂŶĚŝůƐƐ͛ĂƉƉƌŽĐŚğƌĞŶƚĚĞ
l’Eternel et moururent» ?
EŽƵƐĐŽŵƉƌĞŶĚƌŽŶƐůĂĨŽƌŵƵůĂƟŽŶĚĞĐĞǀĞƌƐĞƚĚ͛ĂƉƌğƐů͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶƋƵĞĚŽŶŶĞů͛ĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞůĂ͚,ĂƐƐŝĚŽƵƚăƉƌŽƉŽƐĚĞů͛ĠƉŝƐŽĚĞĚĞůĂŵŽƌƚĚĞƐĮůƐĚ͛ŚĂƌŽŶ(2)͘^ĞůŽŶĐĞƩĞ
ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶ͕ĞŶĞīĞƚ͕EĂĚĂǀĞƚǀŝŚŽƵŶĞĐŽŵŵŝƌĞŶƚƉĂƐƵŶĞĨĂƵƚĞ͕ăƉƌŽƉƌĞŵĞŶƚƉĂƌůĞƌ͘
Bien au contraire, leur mort fut la conséquence de leur grande droiture, de leur probité et
de leur profonde sainteté.
Un amour intense et puissant pour le Saint béni soit-Il brûlait dans le cœur de Nadav et
ǀŝŚŽƵ͕ůĞƐĚĞƵdžĮůƐĚ͛ŚĂƌŽŶ͘ƚ͕ĐĞƚĂŵŽƵƌĞƵƚƉŽƵƌĞīĞƚĚĞůĞƵƌĨĂŝƌĞĐŽŶŶĂŠƚƌĞů͛ĞdžƚĂƐĞ͘
ĞĐĞĨĂŝƚ͕ůĞƵƌąŵĞƋƵŝƩĂůĞƵƌĐŽƌƉƐ͕ƚĂŶƚĠƚĂŝƚŝŶƚĞŶƐĞůĞƵƌĚĠƐŝƌĚĞƐ͛ĂƉƉƌŽĐŚĞƌĚƵ^ĂŝŶƚ
ďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůĞƚĚĞƐ͛ƵŶŝĮĞƌă>Ƶŝ(3).
DĂůŐƌĠƚŽƵƚĐĞůĂ͕ŝůLJĞƵƚĞīĞĐƟǀĞŵĞŶƚ là une faute, car l’attirance de la Lumière divine
au point de provoquer l’extase n’est pas conforme à la Volonté du Créateur(4)͘ŶĞīĞƚ͕ůĞ
Saint béni soit-Il veut que les enfants d’Israël Le servent en étant vivants physiquement,
dans ce monde matériel(5).
͛ĞƐƚĚĞĐĞƩĞĨĂĕŽŶƋƵĞůĞŵŽŶĚĞƉĞƵƚġƚƌĞƚƌĂŶƐĨŽƌŵĠ͕ĂƵƉŽŝŶƚĚĞĚĞǀĞŶŝƌ͗«la Résidence de D.ieu, béni soit-Il, parmi les créatures inférieures»͕>Ğ^ĂŶĐƚƵĂŝƌĞĚĞ͘ŝĞƵďąƟ
ici-bas, par les hommes.
(1) En pénétrant dans le Sanctuaire alors qu’il ne fallait pas le faire.
(2) On consultera également, à ce propos, le commentaire du Or Ha ‘Haïm, au début de la Parchat A’hareï.
(3) Ils avaient pleinement conscience de l’exil de la Présence divine, au sein de la matière du monde et, le
jugeant intolérable, ils décidèrent de quitter l’univers matériel. Leur motivation était donc noble, mais l’attitude qu’ils adoptèrent n’est pas celle qui est voulue D.ieu, privilégiant la transformation de la matière du
monde pour en faire la Résidence de D.ieu parmi les créatures inférieures. Ce qui vient d’être exposé nous
permettra de comprendre les multiples avis figurant dans le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 2, au paragraphe
9, à propos de la nature de la faute commise par les fils d’Aharon, «ils pénétrèrent dans le Saint des saints»,
«ils ne portaient pas tous les vêtements nécessaires», «ils n’étaient pas mariés», «ils n’avaient pas d’enfant». Le
point commun à toutes ces explications est le désir de se départir de la matérialité, de s’éloigner de ce monde
matériel et de tout ce qui le concerne, de connaître l’élévation morale et une vie plus spirituelle.
(4) Qui demande, bien au contraire, la réintégration de la matière du monde.
(5) On ne peut imaginer que D.ieu crée un monde matériel et qu’Il charge les hommes de le repousser, autant
que faire se peut.
1
͛ĞƐƚůĂƌĂŝƐŽŶĚĞůĂĨŽƌŵƵůĂƟŽŶŝŶƐŝƐƚĂŶƚĞƋƵŝĞƐƚĂĚŽƉƚĠĞƉĂƌůĞǀĞƌƐĞƚ͗«quand ils s’approchèrent de l’Eternel et moururent»͘>ĂĨĂƵƚĞĚĞƐĮůƐĚ͛ŚĂƌŽŶŶĞĐŽŶƐŝƐƚĂƉĂƐă͗«s’approcher de l’Eternel(6)», mais plutôt à ne fixer aucune limite, avant ce rapprochement, à le
laisser se renforcer en eux, au point de provoquer leur extaseĞƚůĞƵƌƌĞƚƌĂŝƚĚĞůĂŵĂƟğƌĞ͕
«ils moururent».
En d’autres termes, l’expression : «ils moururent» ŶĞ ĚĠĐƌŝƚ ƉĂƐ ůĂ ƉƵŶŝƟŽŶ ĚĞƐ ĮůƐ
d’Aharon, en conséquence de leur acte, comme on aurait pu le penser, à première vue,
mais, bien au contraire, ce que fut leur faute, en l’occurrence le fait de se rapprocher de
͘ŝĞƵĂƵƉŽŝŶƚĚĞĐŽŶŶĂŠƚƌĞů͛ĞdžƚĂƐĞ͘
ĞƌĠĐŝƚĚĠůŝǀƌĞƵŶĞůĞĕŽŶĠƚĞƌŶĞůůĞăĐŚĂƋƵĞ:ƵŝĨ͕ĞŶƚŽƵƚĞŶĚƌŽŝƚ͘ŶĞīĞƚ͕ĐŚĂĐƵŶĂ
ĚĞƐŵŽŵĞŶƚƐĚ͛ĞdžĐĞƉƟŽŶ͕ƉĂƌĞdžĞŵƉůĞăZŽĐŚ,ĂĐŚĂŶĂŽƵăzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͕ĞŶůĞƐƋƵĞůƐŝů
ƌĞƐƐĞŶƚƵŶĞĠůĠǀĂƟŽŶĞƚƵŶĞĠŵŽƟŽŶƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞƐ(7)͘/ůĠƉƌŽƵǀĞĂůŽƌƐůĞĚĠƐŝƌĚĞƐ͛ĞdžƟƌƉĞƌ
de sa vie profane et de se rapprocher plus clairement de la sainteté et de la spiritualité(8).
͛ĞƐƚƐƵƌĐĞƉŽŝŶƚƋƵĞůĞƌĠĐŝƚĚĞƐĚĞƵdžĮůƐĚ͛ŚĂƌŽŶĚĠůŝǀƌĞƵŶĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚ͕«quand
ils s’approchèrent de l’Eternel et moururent»͘/ůĞƐƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞƋƵĞĐĞĚĠƐŝƌĚĞĐŽŶŶĂŠƚƌĞ
ů͛ĠůĠǀĂƟŽŶƐĂƟƐĨĂƐƐĞĚĞƵdžĐŽŶĚŝƟŽŶƐŽƉƉŽƐĠĞƐ͘
͛ƵŶĞƉĂƌƚ͕ŝůůƵŝĨĂƵƚĐƵůƟǀĞƌĐĞƩĞĠůĠǀĂƟŽŶ͕ůĂŵĂŝŶƚĞŶŝƌ(9)͘hŶŚŽŵŵĞĚŽŝƚƐĞŶƟƌďƌƸůĞƌĞŶůƵŝƵŶĚĠƐŝƌƉĞƌŵĂŶĞŶƚĚĞƐĞĐŽƵƉĞƌĚĞƐŽŶĞdžŝƐƚĞŶĐĞƋƵŽƟĚŝĞŶŶĞƉŽƵƌƐ͛ŝŶƚƌŽĚƵŝƌĞ
dans le Saint des saints, accéder à un monde plus haut, plus spirituel, pour «s’approcher
de l’Eternel».
͛ĂƵƚƌĞƉĂƌƚ͕ŝůĚŽŝƚĂƵƐƐŝĐŽŶƚĞŶŝƌĐĞƩĞĠůĠǀĂƟŽŶ͕ůĂŵĂŠƚƌŝƐĞƌ͕ĂǀŽŝƌĐŽŶƐĐŝĞŶĐĞƋƵĞůĂ
sŽůŽŶƚĠĚƵ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůŶ͛ĞƐƚƉĂƐƋƵ͛ĞůůĞĂďŽƵƟƐƐĞăƵŶĞĐŽƵƉƵƌĞĂǀĞĐůĞŵŽŶĚĞĞƚůĂ
vie concrète, «ils moururent».
/ůĞƐƚĚŽŶĐŝŶĚŝƐƉĞŶƐĂďůĞƋƵ͛ƵŶ:ƵŝĨŝŶƚƌŽĚƵŝƐĞůĞƐƐĞŶƟŵĞŶƚƐĚĞƐĂŝŶƚĞƚĠƋƵ͛ŝůĠƉƌŽƵǀĞă
l’intérieur de son existence physique, de sorte que le monde matériel soit transformé en
Résidence de D.ieu, béni soit-Il, parmi les créatures inférieures, en un endroit adapté à la
ƌĠǀĠůĂƟŽŶĚĞůĂWƌĠƐĞŶĐĞĚŝǀŝŶĞ(10).
* * *
(6) Même si D.ieu ne leur avait pas demandé de le faire.
(7) Il en est ainsi même pour les Juifs les plus simples, comme on peut le vérifier dans la pratique concrète.
(8) Le danger est alors de se maintenir dans la spiritualité, sans chercher à donner à ce sentiment une application concrète.
(9) Car, elle est fondamentalement positive, elle est le tremplin de l’élévation.
(10) On peut découvrir une allusion à tout ce qui vient d’être exposé dans le nom de la Paracha selon la coutume d’Israël, A’hareï Mot, «après la mort». Il faut, dans un premier temps, être animé du désir de s’élever et
de se couper du monde. C’est : «la mort des fils d’Aharon». Puis, il faut descendre dans le monde de l’action,
conformément à la suite de ce verset : «il ne se rendra pas, à tout moment, dans le Sanctuaire».
2
ŶƚƌĞƌƉŽƵƌƌĞƐƐŽƌƟƌ
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 32, page 106)
Le verset A’hareï 16, 3 dit : «C’est avec ceci(1) qu’Aharon entrera dans le Sanctuaire(2)».
ĞƩĞWĂƌĂĐŚĂĚĠĐƌŝƚ(3)ůĞƐĞƌǀŝĐĞĚĞ͘ŝĞƵĚƵŐƌĂŶĚWƌġƚƌĞ͕ăzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͘>ĞZĂŵďĂŵ͕ƋƵŝ
énumèreůĞƐĚŝīĠƌĞŶƚĞƐĠƚĂƉĞƐĚĞĐĞƐĞƌǀŝĐĞ(4), indique, en se basant sur ce qui est enseigné dans la Michna(5)͕ƋƵĞůĞŐƌĂŶĚƉƌġƚƌĞƌĞŶƚƌĞĐŚĞnjůƵŝ͕ăůĂĐŽŶĐůƵƐŝŽŶĚĞƐŽŶƐĞƌǀŝĐĞ
et : «ŽŶůĞƌĂĐĐŽŵƉĂŐŶĂŝƚũƵƐƋƵ͛ăƐĂŵĂŝƐŽŶ͘/ůĨĂŝƐĂŝƚĂůŽƌƐƵŶĞĨġƚĞƉŽƵƌƐĞƐĂŵŝƐƉĂƌĐĞ
ƋƵ͛ŝůĠƚĂŝƚƐŽƌƟĞŶƉĂŝdžĚƵ^ĂŶĐƚƵĂŝƌĞ(6)».
ƵƐĞŶƐůĞƉůƵƐƐŝŵƉůĞ͕ŝůƐĞŵďůĞƋƵ͛ŝůŽƌŐĂŶŝƐĂŝƚĐĞƩĞĨġƚĞƉĂƌĐĞƋƵ͛ăů͛ŝƐƐƵĞĚƵũŽƵƌ
ƐĂĐƌĠ͕ŝůĠƚĂŝƚƐĂŝŶĞƚƐĂƵĨ͘KŶƐĂŝƚ͕ĞŶĞīĞƚ͕ƋƵ͛ŝůŵĞƩĂŝƚƐĂǀŝĞĞŶĚĂŶŐĞƌ͕ƋƵĂŶĚŝůƉĠŶĠƚƌĂŝƚ
dans le Saint des saints(7).
>ĞƐŐƌĂŶĚƐWƌġƚƌĞƐƋƵŝŶ͛ĠƚĂŝĞŶƚƉĂƐĚŝŐŶĞƐĚĞůĞƵƌŵŝƐƐŝŽŶŵŽƵƌƌĂŝĞŶƚ͕ĚĂŶƐĐĞƚĞŶdroit. C’est la raison pour laquelle il leur était demandait d’écourter leur prière, quand ils
s’y trouvaient, «ĂĮŶĚĞŶĞƉĂƐĞīƌĂLJĞƌůĞƉĞƵƉůĞĚ͛/ƐƌĂģů»(8). De ce fait, quand il sortait du
^ĂŝŶƚĚĞƐƐĂŝŶƚƐĞŶƉĂŝdž͕ŝůŽƌŐĂŶŝƐĂŝƚƵŶĨĞƐƟŶĚ͛ĂĐƟŽŶĚĞŐƌąĐĞ(9).
WŽƵƌƚĂŶƚ͕ůĞƌĞƚŽƵƌăůĂŵĂŝƐŽŶĚƵŐƌĂŶĚWƌġƚƌĞĞƚůĂƚĞŶƵĞĚĞĐĞƌĞƉĂƐĚ͛ĂĐƟŽŶĚĞŐƌąĐĞ
ƐĞŵďůĞŶƚŶĞĐŽŶĐĞƌŶĞƌƋƵĞůƵŝ͕ăƟƚƌĞƉĞƌƐŽŶŶĞů͘/ůŶ͛LJĂǀĂŝƚŶƵůůĞŵĞŶƚ là le prolongement
de son service ƉƌĠĂůĂďůĞĚĂŶƐůĞdĞŵƉůĞ͕ăzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͘WŽƵƌƋƵŽŝĚŽŶĐůĞZĂŵďĂŵĚĠĐƌŝƚͲ
il ce retour et ce repas ? L’objet de son ouvrage est de trancher la Hala’ha. Où se trouve
ĐĞƩĞ,ĂůĂ͛ŚĂ͕ĞŶů͛ŽĐĐƵƌƌĞŶĐĞ(10) ?
(1) De la manière que le verset décrit ensuite.
(2) Dans le Saint des saints, à Yom Kippour.
(3) A partir du verset 16, 3 et dans les versets suivants.
(4) Au chapitre 4 de ses Lois du service de Yom Kippour.
(5) Traité Yoma, chapitre 7, à la Michna 4.
(6) C’est ainsi que le lendemain de Yom Kippour est appelé : «joie du Cohen», dans certaines communautés,
«jour de D.ieu», dans d’autres.
(7) De ce fait, il était attaché, quand il pénétrait dans le Saint des saints, afin que l’on puisse en extraire son
corps, si l’issue avait été funeste. Concrètement, il en fut souvent ainsi, à l’époque du second Temple.
(8) Selon le traité Yoma, chapitre 5, à la Michna 1.
(9) C’est le sens simple de cette disposition.
(10) Et, ne s’agit-il pas plutôt d’une affaire privée ?
3
KŶƉĞƵƚƌĠƉŽŶĚƌĞăĐĞƩĞƋƵĞƐƟŽŶĞŶƌĂƉƉĞůĂŶƚů͛ŝŵƉŽƌƚĂŶĐĞƋƵŝĞƐƚĂĐĐŽƌĚĠĞƉĂƌůĂ
dŽƌĂŚĂƵĨĂŝƚƋƵĞůĞŐƌĂŶĚWƌġƚƌĞƐŽŝƚŵĂƌŝĠĞƚƋƵ͛ŝůƉƌŝĞŶŽŶƐĞƵůĞŵĞŶƚƉŽƵƌůƵŝͲŵġŵĞ͕
mais aussi pour : «sa maison»(11), c’est-à-dire pour : «son épouse»(12).
ŝŶƐŝ͕ĂǀĂŶƚzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͕ůĞŐƌĂŶĚWƌġƚƌĞĚĞǀĂŝƚƐĞƐĠƉĂƌĞƌĚĞƐĂŵĂŝƐŽŶĞƚƐĞƐĂŶĐƟĮĞƌ(13). En revanche, pendant son service, il devait prier également pour : «sa maison»,
ƉƵŝƐ͕ăů͛ŝƐƐƵĞĚĞĐĞƐĞƌǀŝĐĞ͕ƋƵŝƩĞƌůĞdĞŵƉůĞĞƚƌĞŐĂŐŶĞƌŝŵŵĠĚŝĂƚĞŵĞŶƚƐĂŵĂŝƐŽŶ(14).
ĞƩĞŽƌŐĂŶŝƐĂƟŽŶĞƐƚ͕ĞŶƌĠĂůŝƚĠ͕ůĞƌĞŇĞƚĚĞĐĞƋƵŝĞƐƚů͛ŽďũĞĐƟĨĚƵƐĞƌǀŝĐĞĚĞ͘ŝĞƵ͕
ĚĂŶƐůĞdĞŵƉůĞ͛͘ƵŶĞƉĂƌƚ͕ŽŶLJĂƩĞŝŐŶĂŝƚůĂƉůƵƐŚĂƵƚĞƐĂŝŶƚĞƚĠƋƵŝƐŽŝƚĞƚĐĞƐĞƌǀŝĐĞ
ĂǀĂŝƚ͕ ă Ŷ͛ĞŶ ƉĂƐ ĚŽƵƚĞƌ͕ ƵŶĞ ŝŵŵĞŶƐĞ ĠůĠǀĂƟŽŶ͘ >Ğ ŐƌĂŶĚ WƌġƚƌĞ ĞŶƚƌĂŝƚ ĚĂŶƐ ůĞ ^ĂŝŶƚ
ĚĞƐƐĂŝŶƚƐ͕ů͛ĞŶĚƌŽŝƚůĞƉůƵƐŚĂƵƚĚƵŵŽŶĚĞ͕ƉĞŶĚĂŶƚzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͕ůĞũŽƵƌůĞƉůƵƐƐĂŝŶƚĚĞ
l’année.
DĂŝƐ͕Ě͛ĂƵƚƌĞƉĂƌƚ͕ůĞďƵƚĚĞĐĞƩĞŝŶƚƌŽĚƵĐƟŽŶĚĂŶƐůĞ^ĂŶĐƚƵĂŝƌĞŶ͛ĠƚĂŝƚƉĂƐĚĞŵĂŝŶƚĞŶŝƌůĂƐĠƉĂƌĂƟŽŶĂǀĞĐůĞŵŽŶĚĞ͘ŝĞŶĂƵĐŽŶƚƌĂŝƌĞ͕ŝůĠƚĂŝƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞĚ͛ŝŶƚƌŽĚƵŝƌĞĐĞƩĞ
haute sainteté dans l’existence de ce monde matériel.
͛ĞƐƚůĂƌĂŝƐŽŶƉŽƵƌůĂƋƵĞůůĞ͕ĚğƐůĂĮŶĚƵũŽƵƌƐĂĐƌĠ͕ůĞŐƌĂŶĚWƌġƚƌĞƌĞŶƚƌĂŝƚĐŚĞnjůƵŝĞƚŝů
ĞdžƉƌŝŵĂŝƚ͕ĚĞĐĞƩĞĨĂĕŽŶ͕ůĂĮŶĂůŝƚĠƵůƟŵĞĚĞƚŽƵƚĐĞƋƵ͛ŝůĂǀĂŝƚĂĐĐŽŵƉůŝ͕ĚĂŶƐůĞdĞŵƉůĞ͘
Il introduisait la sainteté de son service dans sa maison, dans le mode de vie qu’il avait
adopté dans ce monde(15).
(11) Vaykra 16, 6. Michna du traité Yoma 35b. Rambam, Lois du service de Yom Kippour, chapitre 4, au
paragraphe 1.
(12) Selon la Michna, au début du traité Yoma. Nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, envisagent
même de lui prévoir une seconde épouse, pour le cas où la première viendrait à décéder subitement !
(13) Pour se préparer au service de D.ieu du jour sacré.
(14) C’est-à-dire son épouse.
(15) Dans l’ordinaire du quotidien.
4
On trouve l’équivalent de cela dans un événement de la vie de Rabbi Akiva(16). Il est
dit, à ce propos, que : «ŝůĞŶƚƌĂĞŶƉĂŝdžĞƚŝůƐŽƌƟƚĞŶƉĂŝdž»(17). Rabbi Akiva pénétra dans le
«verger de la Torah»͕ĂĐĐĠĚĂăƐĞƐƐĞĐƌĞƚƐůĞƐƉůƵƐƉƌŽĨŽŶĚƐ͘/ůůĞĮƚ͕Ě͛ĞŵďůĠĞ͕«en paix»,
ŶŽŶƉĂƐƉŽƵƌƋƵŝƩĞƌůĞŵŽŶĚĞĞƚƉŽƵƌƐĞĚĠƚĂĐŚĞƌĚĞůƵŝ͕ŵĂŝƐďŝĞŶ͕ĂǀĞĐů͛ŽďũĞĐƟĨ͕ƉĂƌůĂ
suite, de «ƐŽƌƟƌĞŶƉĂŝdž»ĞƚĚĞŵĞŶĞƌƵŶĞĂĐƟŽŶĞīĞĐƟǀĞ͕ĂƵƐĞŝŶĚĞĐĞŵŽŶĚĞŵĂƚĠƌŝĞů͘
͛ĞƐƚĚĞĐĞƩĞĨĂĕŽŶƋƵĞů͛ŽŶĂĐĐŽŵƉůŝƚůĂĮŶĂůŝƚĠĚĞůĂĐƌĠĂƟŽŶ͕«ďąƟƌůĂZĠƐŝĚĞŶĐĞĚĞ
D.ieu, béni soit-Il, parmi les créatures inférieures»(18)͘ƚ͕ĐĞƩĞĮŶĂůŝƚĠĞƐƚĂƩĞŝŶƚĞƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚůŽƌƐƋƵĞůĂƐĂŝŶƚĞƚĠůĂƉůƵƐŚĂƵƚĞĂƉƉĂƌĂŠƚăů͛ĠǀŝĚĞŶĐĞ͕ĚĂŶƐĐĞŵŽŶĚĞŝŶĨĠƌŝĞƵƌ͛͘ĞƐƚ
ůăƋƵ͛ĞƐƚďąƟĞůĂZĠƐŝĚĞŶĐĞĚĞ͘ŝĞƵ͕ďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ů͘
* * *
(16) Quand il pénétra dans le «verger» et qu’il franchit les quatre paliers successifs d’interprétation de la
Torah, Pchat, le sens simple, Remez, le sens allusif, Drach, le sens analytique, Sod, le sens ésotérique.
(17) Selon l’expression du traité ‘Haguiga 14b. Il «sortit en paix» précisément parce qu’il «entra en paix».
(18) Comme l’indique le Midrash Tan’houma, Parchat Nasso, au chapitre 16. On consultera également le
Midrash Tan’houma, Parchat Be’houkotaï, au chapitre 3, le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 3,
le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 13, au paragraphe 6 et le Tanya, au chapitre 36.
5
‫לע"נ‬
Cette Si’ha est dédiée
pour l’élévation de l'âme de
Hannah Reïzel
bat Ythak Wolf ‫ז"ל‬
Rotsztein
décédée le 4 Iyar 5775
'‫ת' נ' צ' ב' ה‬
Puisse son souvenir être une source de bénédictions.
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