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Jeudi 12 mai 2016
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Numéro 91
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Le candidat Donald Trump
Inclassable et
véritable caméléon
économique
PAGE 20
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7937.88
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DOW JONES 17711.12
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CHRIS WATLING DE PASSAGE À GENÈVE
Sombre sur les
marchés actions
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XAVIER COMTESSE ET INDUSTRIE 4.0 (6/6)
L’avant-gardisme de Novartis
PAGE 7
EN CAS DE BREXIT DÈS FIN JUIN
Le franc encore plus recherché
PAGE 8
VISITE DANS LES CENTRES R&D D’ABB SUISSE
Partenariat avec Swatch Group
PAGE 6
26 FORUM WEF EN AFRIQUE (RWANDA)
E
Orienté nouvelles technologies
Etonnante contribution suisse au
projet américain de train du futur
HYPERLOOP ONE. Les Etats-Unis ont transformé la douce utopie Swissmetro en projet ambitieux. Synergies souhaitées.
TIAGO PIRES
C’est peu dire que la nouvelle s’est
répandue hier comme une traînée de poudre dans le monde. La
start-up californienne Hyperloop
One avait communiqué la veille
au soir les contours de son projet
de train futuriste.
L’idée est de transporter des passagers à très grande vitesse en les
propulsant dans des capsules circulant sur des coussins d’air dans
un tube à basse pression. Il s’agira
de relier Los Angeles et San Francisco, deux villes séparées d’environ 600 kilomètres en 30 mi-
nutes. Né en 2013 de l’imagination fébrile du milliardaire américain Elon Musk (Tesla et SpaceX), ce moyen de transport
digne de la science-fiction s’inspire évidemment du projet
Swissmetro des années 19902000. Une filiation que Hyperloop n’hésite d’ailleurs pas à valoriser. Les Etats-Unis ont
simplement transformé une
douce utopie en projet ambitieux.
L’entreprise californienne a
conclu un important partenariat
international avec le consortium
Cargo Sous Terrain (CST). Projet
visant à transférer le transport de
marchandises de la route au tube
souterrain.
Les porteurs du projet en Suisse
en ont parlé publiquement en
janvier. Il s’agirait de creuser un
tunnel de 6 mètres de diamètre à
50 mètres sous la surface de la
terre. Le premier segment devrait
relier Härkingen (Soleure) et Niederbipp (Berne) avec Zurich à
partir de 2030.
Il est prévu de relier plus tard
l’Arc lémanique au lac de
Constance. Hyperloop One envisage dès lors de s’appuyer sur le
développement de la technologie
en Suisse pour favoriser la réalisation aux Etats-Unis.
Le partenariat couvre la construction des tunnels, la technologie et
la propulsion des véhicules, les
concepts de commande et d’exploitation ainsi que la city-logistique destinée à la distribution
fine des marchandises dans les
villes.
Parmi les partenaires industriels
figurent le groupe zurichois Amberg, considéré comme un expert
dans l’infrastructure de transport
et les tunnels. Une contribution
suisse se retrouve dans toutes les
étapes du projet américain. PAGE 8
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GÉRANTS DE FORTUNE INDÉPENDANTS
PAGE 3
ÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE DES VILLES
Swisscom et IMD théorisent
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NORVÈGE ET PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES
Le fonds souverain très sollicité
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UBS Suisse dirigé
par un Allemand
ENTRETIEN AVEC LE COCRÉATEUR ET CTO DE SWISSQUOTE
La forteresse
numérique native
PAOLO BUZZI. Le mindset de Swissquote (banque digitale depuis
16 ans) a intégré dès le départ une importante problématique
de sécurité. Et ce ne sont pas que des questions de technologies.
L’équipe dédiée à a été élargie, drivée par un pôle dont le rôle est
de tout contrôler. Important: les savoirs sont conservés en interne. PAGE 4
ÉDITORIAL FRANÇOIS SCHALLER
Le pointillisme
politique suisse
MARTIN BLESSING. L’ex-directeur général de
Commerzbank succédera à Lukas Gähwiler en septembre. Gähwiler restera au directoire du groupe.
Le président exécutif d’UBS Suisse Lukas Gähwiler
change de fonction dans le groupe bancaire.
L’Allemand Martin Blessing, ancien CEO de
Commerzbank, lui succédera en septembre à la tête
de l’entité suisse. Martin Blessing, 52 ans, compte
quinze ans dans le directoire de la deuxième banque
allemande, dont la moitié à sa tête. Ce diplômé des
universités de Saint-Gall et de Francfort a notamment
été un acteur central de l’intégration de Dresdner
Bank. En Allemagne, le départ de Martin Blessing
était connu depuis l’annonce, fin 2015, qu’il ne
renouvellerait pas son contrat expirant en octobre
2016. Ce directeur est issu d’une dynastie de banquiers allemands. Son grand-père Karl Blessing a présidé la banque centrale allemande (Bundesbank)
entre 1958 et 1969. Son père était à la direction de
Deutsche Bank.
Lukas Gähwiler assumera une nouvelle fonction en
tant que président (chairman) de la Région Suisse et
restera au directoire du groupe. Il quitte «conformément à ses souhaits» ses fonctions opérationnelles
actuelles à la tête de l’exécutif de la banque, ainsi que
de l’unité Personal and Corporate Banking en Suisse.
Il se concentrera désormais sur les clients et sur des
mandats additionnels.n
Quelle histoire, quelle affaire… Quelle
tempête dans un dé à coudre. On savait
que la culture politique suisse pouvait
être exigeante sur les formes, soigner certains détails, devenir pointilleuse. Mais
là… Le pointillisme relève plutôt de la
peinture de genre, entre niaiserie et insignifiance.
Que le président de la Confédération
doive s’expliquer devant des commissions parlementaires sur le fait que le
conseiller fédéral Guy Parmelin ait défendu un dossier agricole au gouvernement alors que son frère est agriculteur
donne l’impression que la politique suisse
fait de l’auto-allumage à froid. Que le
parlement et le gouvernement n’ont rien
d’autre à faire.
La question n’a-t-elle pas occupé hier
une bonne partie de la réunion hebdomadaire de l’exécutif? N’est-elle pas LA
question du moment à Berne? Il ne faut
pas s’étonner qu’une partie croissante
du corps électoral se désintéresse des
institutions et de la politique partisane.
Ou s’en méfie.
Et l’on en revient toujours aux mêmes
impasses affirmant qu’un paysan ne peut
pas parler d’agriculture sans défendre
d’étroits intérêts corporatistes (ou de
classe), qu’un dirigeant d’entreprise ne
devrait pas diriger l’Economie, qu’un ancien enseignant garde bien trop d’amis
dans le métier pour diriger l’instruction
publique et que les politiciens de gauche
sont bien trop proches de leur clientèle
de bénéficiaires d’aide sociale.
La vie est faite de conflits d’intérêt. Il y
en a d’énormes qu’il faut éviter, voire empêcher par des dispositions réglementaires. Mais il n’y aura jamais de limite
inamovible sur ce qui est acceptable et
ne l’est pas. Devoir, vouloir se récuser
chaque fois finit par donner l’impression
que la vraie politique ne peut être
qu’aseptisée, désintéressée et inintéressante. Que les eunuques sont les seuls
profils légitimes de politiciens.
Davantage que la question des conflits
d’intérêt, les fuites organisées venant
d’une institution à huit membres seulement à laquelle on demande de débattre
sereinement, à l’abri des exploitations
politiciennes habituelles, entretient la
suspicion permanente et laisse un goût
amer. Sans parler des partis politiques:
tous peuvent avoir eu intérêt à provoquer
un scandale, tous en provoqueront d’autres en représailles. Voilà où l’on en est,
et ça ne fait pas envie.n
Hermétique aux diktats
et pressions extérieures
CHYPRE. Déterminé à maintenir sa législation sur les trusts.
IAN HAMEL
Limassol est la deuxième ville du
pays (250.000 résidents), le plus
grand port de commerce de Chypre et la véritable capitale économique du pays. «Limassol compte
de très nombreux cabinets d’avocats, explique Stelios Orphanides,
journaliste financier pour le quotidien anglophone Cyprus Mail.
Ce n’est pas compliqué de reconnaître ceux qui travaillent pour
les Russes. Ils présentent les plus
belles façades.»
Dominant l’avenue Makarios III,
Neocleous House a été inauguré
par l’ancien secrétaire général des
nations Unie Boutros Boutros-
L’’enjeu est
majeur,,
nos solutions
globales
Ghali en 2009. Depuis quelques
semaines, cette grande étude est
souvent comparée à Mossack
Fonseca à Panama. On raconte
que c’est grâce à ses services avisés
que l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, au moment de son divorce, a pu mettre à l’abri une
grande partie de sa fortune, actuellement parquée dans deux
trusts chypriotes. Dessaisi de ses
milliards, il n’était plus officiellement qu’un simple consultant.
Reconnaissant, Dmitri Rybolovlev a fait restaurer la cathédrale
orthodoxe de Limassol. Créée en
1965, l’étude Neocleous a été la
première à ouvrir des bureaux à
Moscou (1991). SUITE PAGE 20
w: bmogam
m.com
t : 0 0 4 1 2 2 5 5 7 1 2 78
9HRLEMB*jeiaae+[E\K\A\B\T
Le sens d’une nouvelle union
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