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Chère Madame, Cher Monsieur, J`ai bien pris connaissance du

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Chère Madame, Cher Monsieur,
J’ai bien pris connaissance du courrier que vous m’avez adressé concernant votre opposition à la
multiplication et à la privatisation des radars embarqués.
Sachez que je partage votre point de vue concernant cette décision du Gouvernement. Je suis
opposé à cette privatisation qui risque d’entraîner une course à la verbalisation entre entreprises, au
détriment des automobilistes et sans effet conséquent sur la sécurité routière. Il est nécessaire que
le maintien de l’ordre public, dont procède la politique de sécurité routière, reste entre les mains des
forces de l’ordre. Cette mesure n’est pas anodine et représente un premier pas vers la privatisation
d’une mission régalienne de l’Etat, un processus dangereux auquel je m’oppose. Les arguments
« techniques » et la communication du gouvernement ne réussissent pas à masquer la réalité: la
consécration d’une logique financière dans la politique de sécurité routière.
Notre politique de sécurité routière a connu des succès importants depuis 2002 mais les derniers
chiffres de mortalité sont inquiétants. Réduire la mortalité routière qui concerne plus de 3000 de nos
concitoyens chaque année et endeuille autant de familles est une priorité absolue mais il faut pour
cela mener une politique courageuse et ambitieuse.
Je suis convaincu qu’une autre politique de sécurité routière est possible, grâce à de meilleures
normes de sécurité, à une lutte impitoyable contre l’alcool et le téléphone au volant, un meilleur
entretien de nos routes et une meilleure formation des automobilistes via une réforme du permis de
conduire. La répression routière à outrance des excès de vitesse suit aujourd’hui la loi des
rendements décroissants, pénalisant en tout premier lieu certaines professions et suscitant
l’exaspération légitime des automobilistes sans pour autant nous prémunir du fléau de la mortalité
routière.
L’automobiliste doit être responsabilisé mais il ne doit pas être traité comme une vache à lait de
Bercy.
Je vous prie d’agréer Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées,
Jean-Luc LAURENT
Député du Val-de-Marne
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