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BSV_RA_GC_no15_du_12_05_2016_bis

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Grandes Cultures n°15 du 12 mai 2016
A RETENIR
Colza
Pucerons cendrés : observez les parcelles et veillez à ce que la pression ne dépasse
pas le seuil indicatif de risque. Privilégiez dans un premier temps les bordures de
parcelles, où débutent les infestations.
Charançon des siliques : présence à noter cette semaine sur plantes dans 3 situations
sur 12 à des niveaux supérieurs au seuil. Aucun dégât de cécidomyies n’est cependant
rapporté mais le risque reste présent car associé à la présence de jeunes siliques.
Céréales
Un peu plus de la moitié des parcelles sont concernées par l’épiaison. L’état sanitaire
est dominé nettement par la septoriose, en nette progression. La rouille brune arrive,
elle s’affirme dans la Drôme. Le retour de l’oïdium est à signaler également.
L’annonce d’épisodes pluvieux dans les prévisions météorologiques, le maintien de
températures douces et la fin de la persistance des fongicides sont des facteurs
favorables à l’extension de ces maladies.
Maïs et Tournesol
La lutte alternative contre l'ambroisie : voir en fin de bulletin
Colza
13 parcelles du réseau ont fait l’objet d’observations cette semaine.
Stades des Cultures
- 7 parcelles au stade G4 : les 10 premières siliques sont bosselées (avec encore des fleurs).
- 6 parcelles au stade G4 ont terminé leur floraison
Ravageurs et maladies présents dans le réseau cette semaine
Nombre de parcelles concernées/
nombre de parcelles observées :
Niveau d’attaque
Analyse du risque
4/12 : 0.4 à 1 insecte par plante (Ain+
Isère) mais pas de dégâts de
cécidomyies observés
Seuil dépassé dans 3 cas sur 12. Situation à
surveiller à la parcelle particulièrement en
présence de jeunes siliques.
Bordure :
6/7 : 0,01 à 5 colonies par m²
Présence importante dans le réseau. Une
situation avec seuil dépassé dans la Drôme.
Veillez à ce que la pression ne dépasse pas le
seuil indicatif par des observations régulières.
Ravageur / Maladie
Charançon des
siliques
Puceron cendré
Centre : 7/12 : 0,5 à 1 colonie par m²
Oïdium
1 situation signalée dans la Drôme :
10% de plantes touchées
Risque faible d’après les données du réseau
Ravageurs et maladies au printemps, reconnaissance et seuils de nuisibilité
Identification
L’adulte mesure de 2,5 à 3 mm de long. Il est de couleur gris noire et présente des
stries dorsales.
Modélisation
Selon le modèle Proplant Expert, le vol de cet insecte est terminé pour les différentes
stations de la région.
En revanche, les arrivées de cécidomyies sont encore possibles.
Seuil de risque
0,5 individus par plante. La nuisibilité est à évaluer à partir du comptage des
insectes sur 4*5 plantes consécutives. Faire la moyenne par rapport au nombre total
de plantes (non au nombre de plantes infestées).
NB : le charançon n’occasionne pas de dégâts directs sur la culture mais seulement
en association avec la cécidomyie, diptère qui va pondre dans les siliques via les
piqures de charançons et dont la nuisibilité est très élevée (une silique infestée = une
silique perdue).
Période de sensibilité
de la culture
De G1-G2 jusqu’à G4, lorsqu’il n’y a plus de jeunes siliques tendres et faciles à
piquer.
BSV n°15 du 12 mai 2016
2
Identification
Période de sensibilité
de la culture
De la reprise de végétation au début de maturation (G4)
Seuil indicatif de risque
2 colonies par m²
Nuisibilité
Nuisibilité élevée en cas d’attaques précoces. Les attaques tardives sont moins
préjudiciables
Oïdium : Une situation signalée dans la Drôme avec 10% de plantes touchées.
Photo Terres Inovia
Les abeilles butinent, protégeons-les !
Respectez les bonnes pratiques phytosanitaires
1. Les traitements insecticides et/ou acaricides sont interdits, sur toutes les cultures visitées par les abeilles et
autres insectes pollinisateurs, pendant les périodes de floraison et de production d'exsudats.
2. Par dérogation, certains insecticides et acaricides peuvent être utilisés, en dehors de la présence des
abeilles, s'ils ont fait l'objet d'une évaluation adaptée ayant conclu à un risque acceptable. Leur
autorisation comporte alors une mention spécifique "emploi autorisé durant la floraison et/ou au cours des
périodes de production d'exsudats, en dehors de la présence des abeilles".
3. Il ne faut appliquer un traitement sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter
scrupuleusement les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, mentionnées sur la brochure
technique (ou l’étiquette) livrée avec l’emballage de la spécialité commerciale autorisée.
4. Afin d’assurer la pollinisation des cultures, de nombreuses ruches sont en place dans ou à proximité
des parcelles en fleurs. Il faut veiller à informer le voisinage de la présence de ruches. Les traitements
fongicides et insecticides qui sont appliqués sur ces parcelles, mais aussi dans les parcelles voisines,
peuvent avoir un effet toxique pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Il faut éviter toute dérive
lors des traitements phytosanitaires.
Source : DGAL-SDQPV – avril 2015
BSV n°15 du 12 mai 2016
3
Céréales
BLÉ TENDRE
A la date du 10 mai, le réseau d’observation est composé de 20 parcelles de blé tendre réparties sur les
départements de :
l’Ain,
4 parcelles
le Rhône, 2 parcelle
l’Isère
5 parcelles
la Drôme 9 parcelles
La répartition des stades est
représentée dans le graphe cicontre.
40 % des parcelles sont
concernées par le gonflement
alors qu’un peu plus de la moitié
se situent à l’épiaison (entre le
début et les ¾ de l’épiaison).
État sanitaire
L’oïdium est observé sur 4 parcelles ; sur la feuille F3
avec une fréquence de 20% à 40% pour 3 parcelles, sur
F3 à 60% et F1 à 10% pour 1 parcelle. Pour ces quatre
parcelles le seuil indicatif de risque est atteint en cas de
variétés sensibles ; il n’est atteint que sur une parcelle en
cas de variétés peu sensibles. Cette maladie a été
observée également sur tige pour deux parcelles.
On assiste ainsi à un retour de l’oïdium depuis la
semaine dernière qui peut s’expliquer par une alternance
de périodes avec et sans pluie.
Seuils indicatifs de risque pour l'oïdium
Variétés sensibles
Autres variétés
Plus de 20% des 3 dernières Plus de 50% des 3 dernières
feuilles sont couvertes à plus feuilles sont couvertes à plus
de 5% de leur surface par un de 15% de leur surface par un
feutrage blanc
feutrage blanc
La septoriose est signalée sur 13 parcelles soit les deux
Seuils indicatifs de risque pour la septoriose sur blé
tiers du réseau. C’est une forte progression par rapport à
A partir du stade deux nœuds
la semaine dernière. Tous les départements sont
concernés avec cependant des fréquences plus fortes
Variétés sensibles
Autres variétés
dans la Drôme. Elle est présente sur F3 de 12 parcelles
avec une fréquence de 10 à 60%. Pour une de ces Plus de 20% des F2 déployées Plus de 50% des F2 déployées
à 2 nœuds = F4 définitives
à 2 nœuds = F4 définitives
parcelles la feuille F2 est aussi touchée avec une
présentent
des
symptômes
présentent
des symptômes
fréquence de 10%. Par ailleurs cette maladie a été
observée sur F2 et F1 d’une parcelle avec une fréquence Plus de 20% des F3 déployées Plus de 50% des F3 déployées
à dernière feuille pointante
à dernière feuille pointante
respectivement de 20 et 10%.
Le seuil indicatif de risque est atteint en cas de variétés
sensibles pour 8 de ces 13 parcelles, et pour deux en cas
de variétés peu sensibles.
BSV n°15 du 12 mai 2016
présentent des symptômes
présentent des symptômes
4
Comme on pouvait s’y attendre la succession d’épisodes pluvieux suivie d’une remontée des températures ont
été favorables aux éclaboussures de gouttelettes chargées de spores et à la montée de la septoriose vers les
dernières feuilles. Les prévisions météorologiques annoncent de nouvelles pluies, qui vont maintenir des
conditions favorables à cette maladie, d’autant plus qu’un certain nombre de premiers traitements fongicides
arrivent en fin de persistance. La visite des parcelles est indispensable pour évaluer le risque.
Échelle de résistance à la septoriose du blé tendre (Source ARVALIS Institut du végétal)
Références
Nouveautés et variétés récentes
Les plus résistantes
CAMELEON
FENOMEN
RUBISKO
CELLULE
GRAPELI
HYFI
LITHIUM
SOLEHIO
LYRIK
FRUCTIDOR
DIDEROT
MANDRAGOR
TENTATION
LEAR
HYBIZA
MATHEO
RECIPROC
VYCKOR
BOREGAR
AREZZO
COLLECTOR
DESCARTES
GRANAMAX
SYLLON
THALYS
FLUOR
(BOLOGNA)
FOXYL
(GOTIK)
SALVADOR
STARWAY
VALDO
ARKEOS
ASCOTT
ARMADA
GALLIXE
(PHILEAS)
RGT KILIMANJARO
SOTHYS CS
AUCKLAND
CALUMET
FALADO
POPEYE
RGT MONDIO
EXPERT
BERGAMO
HYSTAR
ALLEZ Y
AIGLE
(CREEK)
NEMO
(NORWAY)
TRIOMPH
CALABRO
AYMERIC
(HYGUARDO)
LAVOISIER
MODERN
RGT TEKNO
OREGRAIN
(COSTELLO)
DIAMENTO
ESPART
RGT TEXACO
TERROIR
ADVISOR
HYWIN
KUNDERA
RGT VENEZIO
(REBELDE)
SHERLOCK
BERMUDE
SY MOISSON
ATOUPIC
APACHE
TRAPEZ
APLOMB
PAKITO
Les plus sensibles
( ) : à confirmer
Source : essais pluriannuels 2012 - 2015, 34 en 2015
BSV n°15 du 12 mai 2016
5
La rouille brune est observée sur cinq parcelles, toutes situées dans la Drôme. Les symptômes sont signalés
sur feuilles F3 de quatre parcelles avec une fréquence de 10% à 30%. Deux d’entre elles sont aussi
concernées par des symptômes sur F2 avec une fréquence de 10 à 30%. Sur la cinquième parcelle la rouille
est signalée sur F2 et F1 avec une fréquence respectivement de 10 et 40%.
Pour toutes ces parcelles le seuil indicatif de risque est atteint. Cette maladie est en progression par rapport à
la semaine dernière, en particulier dans la Drôme.
La poursuite d’épisodes pluvieux et la remontée des températures sont favorables à l’extension de la maladie
en particulier sur la moitié nord du réseau où elle n’est pas encore ou peu signalée. Il convient de surveiller le
développement de cette maladie sur toutes les parcelles, d’autant plus que la première intervention fongicide
arrive en fin d’efficacité. Cette surveillance est à réaliser même en cas de variétés peu sensibles, variétés sur
lesquelles, également, des symptômes ont pu être observés ces derniers jours.
Seuils indicatifs de risque pour la rouille brune
A partir du stade deux nœuds
Dès l’apparition de pustules sur l'une
des 3 feuilles supérieures
Échelle de résistance à la rouille brune pour les variétés de blé tendre
Les plus résistantes
Références
Nouveautés et variétés récentes
OREGRAIN
RUBISKO
LITHIUM
FAIRPLAY
NEMO
HYFI
CAMELEON
FRUCTIDOR
(PHILEAS)
(SHERLOCK)
AIGLE
FOXYL
(HYGUARDO)
RGT KILIMANJARO
LEAR
(FORCALI)
HYWIN
(NORWAY)
RGT VENEZIO
STARWAY
HYBERY
(POPEYE)
TRIOMPH
VALDO
BOISSEAU
ALTIGO
(AMICUS)
ARMADA
MODERN
SOTHYS CS
TENTATION
TRAPEZ
ARKEOS
ADVISOR
DESCARTES
ESPART
RECIPROC
TERROIR
AYMERIC
(GALLIXE)
LAVOISIER
(TIEPOLO)
RGT MONDIO
(RGT TEKNO)
(VYCKOR)
(GOTIK)
KUNDERA
FALADO
(RGT TEXACO)
HYSTAR
FLUOR
(GALLUS)
GRAPELI
SY MOISSON
LYRIK
APLOMB
FENOMEN
BERMUDE
ASCOTT
DIDEROT
MATHEO
BERGAMO
ALLEZ Y
AUCKLAND
CALUMET
DIAMENTO
BAROK
APACHE
ALHAMBRA
(REBELDE)
SALVADOR
CELLULE
GRANAMAX
SYLLON
ATOUPIC
COLLECTOR
HYBIZA
MANDRAGOR
(COSTELLO)
THALYS
CALABRO
SOLEHIO
PAKITO
EXPERT
AREZZO
(CREEK)
TOBAK
BOREGAR
BOLOGNA
Les plus sensibles
* : variété observée plus sensible sur quelques sites (à des souches encore minoritaires)
() : à confirmer
BSV n°15 du 12 mai 2016
Source : ARVALIS Institut du végétal, données pluriannuelles, 42 en 2015
6
La rouille jaune est signalée sur trois parcelles ; sur F3 et F2 avec une fréquence respectivement de 30% et
20% pour une parcelle, sur F2 avec une fréquence de 10% pour une parcelle et sous forme de quelques
taches pour la troisième parcelle. Hors réseau, des foyers sont toujours signalés sur parcelles de blé et
triticale. Il est difficile d’évaluer la proportion de parcelles concernées mais ces observations sont une alerte à
ne pas négliger. Vis-à-vis de cette maladie la surveillance des cultures reste d’actualité pour ne pas se laisser
dépasser par une explosion possible si les conditions sont réunies : variétés sensibles, temps couvert et
humide, températures modérées (10 à 15°C).
Fusariose des épis : avec l’arrivée du stade épiaison, les premières parcelles au stade floraison, et des
épisodes pluvieux annoncés on peut craindre le développement de la fusariose sur épis sur variétés sensibles
et en cas de résidus de récolte (surtout maïs et sorgho) au sol.
Sensibilité des variétés blés tendres au risque DON* (fusarium graminearum) - échelle 2015/2016
Des taches physiologiques, des symptômes abiotiques et des carences alimentaires en faibles fréquences
sont signalés sur 3 parcelles. Quelques Lémas sont observés sur cinq parcelles.
Pucerons, ils sont là ainsi que les premiers auxiliaires
Il y a sans doute plusieurs espèces de pucerons présentes actuellement sur les feuilles : Metopolophium
dirhodum, Rhopalosiphum padi, et Sitobion Avenae (voir dessins ci-après). Trois espèces qu’il serait bon
d’identifier car seul Sitobion Avenae monte sur les épis. Ce puceron se développe en colonies qui entrainent
des dégâts par prélèvement de sève de floraison à grain laiteux pâteux.
BSV n°15 du 12 mai 2016
7
Maintenir la surveillance des parcelles afin d’identifier si possible les espèces de pucerons présentes, suivre
l’évolution des populations et plus particulièrement celle de Sitobion Avenae, car le stade floraison est atteint
pour les parcelles les plus avancées.
BSV n°15 du 12 mai 2016
8
BLÉ DUR
3 parcelles de blé dur composent le réseau. Elles sont entre début épiaison pour deux d’entre elles et fin
épiaison pour la troisième. La rouille brune est signalée sur feuilles F3 et F2 d’une parcelle avec une
fréquence de 10%. La rouille jaune est observée sur les feuilles F3 et F2 d’une parcelle avec une fréquence
respective de 10 et 20%. Pour ces deux parcelles les seuils indicatifs de risques sont atteints.
Quelques Lémas ont été observés sur deux parcelles ainsi que des taches physiologiques sur la troisième
ORGE
Le réseau d’observation comprend 5 parcelles : une dans l’Ain, trois dans la Drôme, et une dans la Loire. La
répartition des stades est la suivante :
- début gonflement : 1 parcelle
- 1/4 épiaison : 1 parcelle
- fin épiaison : 1 parcelle
- début floraison : 1 parcelle
- grain laiteux : 1 parcelle
L’oïdium (lavé par les pluies) n’est signalé que sur une parcelle de la Drôme.
La rhynchosporiose est observée sur une parcelle de l’Ain sur feuilles F2 et F1 avec une fréquence de 10%
sur chacune de ces feuilles, et dans l’Isère sur feuille F3 avec une fréquence de 30%.
L’helminthosporiose est signalée sur 2 parcelles, dans la Drôme, sur feuilles F3 avec une fréquence de 10 et
20%.
Au stade où sont actuellement les plantes, la période de contrôle de ces deux maladies est désormais
dépassée exceptée pour une parcelle de l’Isère encore au stade début gonflement.
Quelques symptômes abiotiques sont observés sur une parcelle.
Seuils indicatifs de risque pour la Rhynchosporiose sur orge
Seuils indicatifs de risque pour l'Helminthosporiose sur orge
Période de contrôle : du stade « 1 nœud » au stade
« sortie des barbes »
Période de contrôle : du stade « 1 nœud »
au stade « gaine éclatée »
Variétés sensibles
Variétés moyennement
et peu sensibles
Plus de 10% des feuilles atteintes
et plus de 5 jours avec pluies > 1
mm depuis le stade « 1 nœud »
Plus de 10% des feuilles atteintes
et plus de 7 jours avec pluies > 1
mm depuis le stade « 1 nœud »
Comptabiliser ensemble les taches de Rhynchosporiose et
d'Helminthosporiose dès le stade « 1 nœud ». Si la somme des feuilles
atteintes par l'une ou l'autre des maladies
dépasse 10 ou 25% (selon la sensibilité variétale),
le seuil de risque est atteint.
BSV n°15 du 12 mai 2016
Variétés sensibles
Variétés moyennent
et peu sensibles
Plus de 10% des
feuilles atteintes
Plus de 25% des
feuilles atteintes
Comptabiliser ensemble les taches de Rhynchosporiose et
d'Helminthosporiose dès le stade « 1 nœud ». Si la somme des
feuilles atteintes par l'une ou l'autre des maladies dépasse
10 ou 25% (selon la sensibilité variétale),
le seuil de risque est atteint.
9
Tournesol
8 parcelles ont fait l’objet d’observations cette semaine.
-
2 parcelles sont au stade A0 :
1 parcelle au stade A1 :
2 parcelle au stade A2 :
3 parcelles au stade B1-B2 :
en cours de germination ;
apparition des hypocotyles en crosse ;
émergence des cotylédons ;
première paire de feuilles.
Ravageurs et maladies au printemps, reconnaissance et seuils de nuisibilité
Oiseaux
Photo Terres Inovia
Identification
Plantules sectionnées net sous les cotylédons ou cotylédons pincés. L’apex peut ne pas
être endommagé.
Observations
3 parcelles du réseau font état de dégâts. Ils sont supérieurs à 20% dans deux cas.
Période de
sensibilité de la
culture
Nuisibilité
Surtout les jeunes stades, avant que les premières feuilles ne soient suffisamment
développées.
Très forte lorsque les oiseaux sont présents en nombre.
Limaces
Photo Terres Inovia
Photo Terres Inovia
Piégeage Comptage
2 parcelles sont concernées.
Période de
sensibilité de la
culture
Levée et jeunes stades
Seuil indicatif de
risque
Il n’existe pas de seuil pour ce ravageur, les niveaux d’attaque étant difficilement
prévisibles et pouvant évoluer très rapidement selon les situations.
Nuisibilité
Très nuisible dans les jeunes stades de la culture en cas de fortes pressions.
Analyse indicative
du risque
Soyez particulièrement vigilants vis-à-vis des limaces surtout en situation humide et
évaluer le risque à la parcelle en fonction de l’historique d’attaque, de la présence de
bois ou de bosquets aux alentours mais aussi des pratiques réalisées antérieurement :
préparation du sol trop grossière, présence de résidus pailleux…
BSV n°15 du 12 mai 2016
10
Maïs
Le réseau est en cours de mise en place. Les analyses de risque reprendront la semaine prochaine.
La lutte alternative contre l'ambrosie dans le tournesol et le maïs
Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia) :
problème numéro 1 en tournesol
Source : observatoire de l’ambroisie
Biologie : il s’agit d’une plante annuelle à levées échelonnées dont le stock semencier est particulièrement
persistant dans le sol (longévité supérieure à 10 ans). En conditions non limitantes, elle peut produire jusqu’à
10 000 semences par plante.
Cycle de développement de l’ambroisie à feuilles d’armoise (source Infloweb)
Jan
Fev
Mars
Avril
Mai
Juin
Juill
Août
Sept
Oct
Germination
Floraison
Maturation
BSV n°15 du 12 mai 2016
11
Nov
Dec
Ecologie : L’ambroisie a une bonne affinité pour les sols légèrement acides mais colonise également les sols
argilo-calcaires. En dehors des espaces agricoles où elle se développe préférentiellement concurrençant les
cultures de printemps (tournesol, soja, sorgho…) elle affectionne les terrains de bords de route et autres
milieux bouleversés comme les bords de rivières.
Nuisibilité : C’est une plante présentant une nuisibilité très élevée car elle est très concurrentielle. Elle est
également susceptible de déprécier la qualité des récoltes ainsi que d’héberger l’agent responsable du mildiou
du tournesol. Enfin, l’ambroisie pose de véritables problèmes de santé publique via l’émission de
grandes quantités de pollen très allergène.
Moyens de lutte alternative dans le tournesol et le maïs
Techniques agronomiques
Afin de lutter contre l’ambroisie, il est important de limiter les labours (semences persistantes dans le sol) et de
pratiquer les faux semis. Il s’agit de préparer finement le sol de manière à faire lever les adventices pour
ensuite les détruire. Les destructions peuvent être réalisées chimiquement ou mécaniquement (outils à dent
ou herse étrille). Cette technique culturale permet de réduire la pression en adventices dans le tournesol en
les détruisant au plus près du semis. Les décalages de semis fin avril début mai, ont également montré leur
intérêt pour gérer l’ambroisie ou encore le xanthium dans la culture de tournesol. Enfin, la lutte contre
l’ambroisie doit commencer dès la récolte de la céréale qui précède. En effet, elle se développe très
rapidement après la moisson en bénéficiant de la lumière. Les stocks semenciers peuvent être réduits à ce
moment-là grâce à la pratique du déchaumage.
Rotation
des cultures
Labour
Déchaumage
et faux-semis
Décalage de la
date de semis
Efficacité de la méthode
Efficacité nulle ou technique non pertinente
Efficacité insuffisante ou très aléatoire
Efficacité moyenne ou irrégulière
Efficacité bonne
Source : infloweb
Le désherbage mécanique
Herse étrille
En tournesol, elle est utilisable en prélevée du tournesol (quelques jours après le semis, 8-10 km/h). Par la
suite, on peut la passer avec une vitesse plus modérée (2-3 km/h) et une agressivité des dents réduite du
stade B1 au stade B8 si la végétation n’est pas trop exubérante. Afin d’anticiper les pertes de pieds, le
tournesol doit être semé entre 4 et 5 cm de profondeur et la densité de semis majorée.
En maïs, il faut éviter d’intervenir entre le stade pointant et 3 feuilles, puis quand les maïs sont assez grands
(6 feuilles et plus). Lorsque le maïs commence à être bien ancré (entre 3 et 6 feuilles), les adventices jeunes
sont assez sensibles à ce genre d’interventions.
BSV n°15 du 12 mai 2016
12
Houe rotative
En tournesol, elle peut être utilisée à l’aveugle en prélevée (15km/h) puis avec précaution dès le stade
cotylédon. Intervenir jusqu’à 4 paires de feuilles.
En maïs, la plage d’utilisation de la houe rotative est plus importante que celle de la herse étrille. Elle autorise
des passages en conditions légèrement plus humides à vitesse élevée. Il faut éviter la levée mais dès que la
plante à 2 feuilles, il est possible de faire les premiers passages, jusqu’au stade 6 feuilles.
Bineuse
En tournesol, la bineuse doit être utilisée avec des équipements protège-plants du stade 1 paire de feuilles et
jusqu’au stade limite passage du tracteur avec une vitesse réduite (3 à 5 km/h). Les équipements sont à
adapter à la nature du sol et sa charge en cailloux. La vitesse de passage peut être augmentée à partir du
stade 6-8 feuilles pour augmenter l’effet de buttage du tournesol.
En maïs, la bineuse n’est utilisable que lorsque le maïs est suffisamment développé (après 3 feuilles). L’intérêt
est de pouvoir intervenir tardivement (jusqu’à ce que la hauteur du maïs ne permette plus au tracteur de
passer) sur des adventices relativement développées. Comme pour les autres cultures à biner, l’offre d’outils
disponibles permet de s’adapter à l’ensemble des conditions de sols et de climats.
Bulletin édité sous la responsabilité de la Chambre Régionale d’Agriculture de "Auvergne-Rhône-Alpes."
Directeur de publication : Jean-Luc FLAUGERE, Président du Comité Régional d'Epidémiosurveillance
Analyse de risque et rédaction : Colza et tournesol : Terres Inovia, Blé et maïs : ARVALIS-Institut du Végétal
Animation du réseau : Chambre d’Agriculture de la Drôme
A partir des observations réalisées par :
Coopératives et négoces agricoles : Agridev, Agridrôme, Natura'Pro, Drômoise de Céréales (CDC), Ets Payre, GAIC Cholat, Groupe
Bernard, Groupe Dauphinoise, Groupe Eurea, Pomarel Négoce, Terres Dioises, Top Semence, Valsoleil
Autres organismes : ANAMSO, ARVALIS-Institut du Végétal, Chambre d’Agriculture de la Drôme, Centre Régional d’Expérimentation
Agricole de Satolas (CREAS), FREDONRA, Syndicat des Producteurs de Semences de Maïs et de Sorgho (SPSMS)
"Ce bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle
quelle à la parcelle. La CRARA dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à
prendre ces décisions sur la base d’observations qu’ils auront eux mêmes réalisées sur leurs parcelles et/ou en s’appuyant sur les préconisations issues de bulletins
techniques.
Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture, avec l'appui financier de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la
redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto."
BSV n°15 du 12 mai 2016
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