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BSV_RA_HOR-PEPI_no2_du_10-05-2016

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BULLETIN DE
Edition RHÔNE-ALPES
Horticulture et Pépinière n°2
Dernières observations en Horticulture
Maladies présentes dans la région
BOTRYTIS
Risque moyen Suite à des conditions climatiques froides et humides sous abris,
des foyers plus ou moins virulents de Botrytis se sont déclarés
dans les cultures encore denses, sur Pelargonium zonale, jeunes
plants de tomates et d’aubergine en Savoie. Les pertes en culture
sur Zinnia, Rudbeckia, sont rarement dues à des dégâts sur racines mais à un Botrytis qui s’attaque au collet de la plante à partir des premières feuilles à la base des tiges.
MALADIES FOLIAIRES DIVERSES
Risque élevé Rouille : 3 cas déclarés de forte pression, un sur estragon, un sur P. zonale; et un cas hors
réseau sur Campanule, hôte secondaire de la rouille des aiguilles du pin.
Mildiou : plusieurs cas déclarés hors réseau sur plantes aromatiques (persil, basilic) et sur
rosiers au forçage (cf. § Pépinière).
Oïdium: Les fortes amplitudes de température sous abris ont aussi permis l’installation de ce champignon sur des Petunia et des verveines de bouture, cultivés en
suspension et sur verveine citronnelle
Septoriose : Taches foliaires sur Gaura et Oenothera dans la Drôme
Maladies racinaires présentes dans la région
FUSARIUM
Toutes les entreprises produisant des Dipladenia sont concernées par cette maladie vasculaire à forte contamination via les
eaux de ruissellement de l’arrosage. Ne pas laisser dans la
parcelle des plantes montrant des symptômes de jaunissement s’accompagnant de chute de feuilles avec nécrose de
l’apex. Le Dipladenia craint les excès d’eau surtout par temps
sombre et froid, les arrosages doivent être modérés.
Risque moyen Sommaire
HORTI /MALADIES : Botrytis, Oïdium,
Rouille, Mildiou, Septoriose, Fusarium
P 1 HORTI / RAVAGEURS : Pucerons,
Thrips
P 2 HORTI / RAVAGEURS / Acariens,
Cicadelles, Mineuses, Aleurodes
P 3 PEPI / MALADIES— foliaires & du sol P 4 PEPI / RAVAGEURS : Pucerons, chenilles, autres ravageurs
P 5 Insectes auxiliaires—EDITORIAL
P 6 BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHONE-ALPES
Les dernières observations en Horticulture
Ravageurs présents dans la région
PUCERONS
Risque élevé Ravageurs cités par la totalité des observateurs du réseau à la fois sur les cultures
principales comme les géraniums lierre à fleurs simples et à fleurs doubles, les Petunia et
verveines de bouture, et sur les cultures secondaires comme les Callibrachoa, Fuchsia,
Dahlia, Bidens, Hibiscus rosa-sinensis, Hibiscus moscheutos, Aubergine, Poivron, Ciboulette, Verveine citronnelle. Rares sont les cas de forte pression
La situation était prévisible, car en absence d’un hiver marqué nous avons eu de novembre à mars une pression diffuse mais quasi générale de pucerons sur bisannuelles et
vivaces sous abris froid.
Concernant les pucerons, en dessous de 10°C, e métabolisme des plantes et des
ravageurs est fortement ralenti.
Il existe plusieurs mélanges de plusieurs parasitoïdes efficaces à basse température,
adaptés aux principaux pucerons des cultures froides contenant entre autre des Praon volucre et des Aphidius matricariae.
THRIPS
Risque élevé La situation initiale était bien différente pour les Thrips, car les conditions climatiques de
Mars et Avril étaient peu propices à leur développement. Les insectes auxiliaires en serre chaude
de pied-mère et d’enracinement semblent avoir bien fonctionnés. Le retard de floraison a peut
être eu un effet négatif sur le développement des Thrips.
Malgré tout, les observateurs annoncent une pression thrips, avec un ratio de 24 relevés
« pression faible » et 11 cas de « pression forte » dans les cultures.
Sont concernés : Pelargonium hederaefolium, (variétés très marquées : ‘Décora Lilas’,
‘Desrumeaux’), Fuchsia, Impatiens double, Impatiens walleriana, Impatiens de Nouvelle Guinée,
Petunia et Verveine de bouture, Callibrachoa, Hibiscus, Aubergine, Poivron, Cucurbitacées.
Avec la montée des températures moyennes sous abris le risque devient désormais élevé.
BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
RHÔNE-ALPES
Dernières observations en Horticulture
ACARIENS
Risque faible Très nombreux cas de Polyphagotarsonemus sur Impatiens de Nouvelle Guinée et Begonia boliviensis. Tous les cas identifiés au sein du réseau sont sur des variétés bien précises. Plusieurs
fournisseurs sont concernés. Cependant le contact des végétaux entre eux, lié à la densité de culture et les opérations culturales ont pu permettre une dispersion du ravageur dans d’autres cultures de proximité.
Le cœur de la plante est bloqué, les feuilles sont atrophiées et déformées. Les plantes les plus atteintes doivent être détruites car les déformations
sont irréversibles. Ce ravageur n’arrivant dans les entreprises qu’avec le jeune
plant, le risque est nul, hors échange commercial.
Deux cas de Tetranychus urticae annoncés, un sur Dipladenia (avec chute de
feuilles), un sur verveine citronnelle
Crédit photographique : Hubert Breton CHENILLES
Risque faible Chenilles : Aucun cas déclaré, mais les entreprises confrontées à la présence de Duponchelia
fovealis l’année dernière doivent impérativement poser des pièges à phéromones dans leurs
serres.
CICADELLES & MINEUSES
Risque moyen Cicadelles : Comme pour les pucerons, la douceur hivernale a permis l’installation d’une première génération précoce et la pression est déjà forte sur de nombreuses aromatiques dans la
Drôme (origan, menthe, mélisse, thym, basilic). Hors réseau, les cultures de thym et romarin, ont
subi des dégâts importants dès l’automne.
Mineuses: Un seul cas déclaré sur Nepeta cataria.
ALEURODES
Trois sites sont confrontés aux aleurodes. Cultures concernées : Anisodontea, Aubergine, Lantana, Pelargonium odorant, Salvia greggii, Salvia farinacea, verveine citronnelle. Surveiller l’état sanitaire des feuilles basales des plantes sensibles à ce ravageur et en particulier les Hibiscus originaires de pays méditerranéen.
Risque faible BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Dernières observations en Pépinière
Maladies présentes dans la région
MALADIES FOLIAIRES
Risque moyen Mis à part ces derniers jours, la végétation au cours des dernières semaines a peu avancé en extérieur en raison d’un climat froid. Peu de maladies sont par conséquent observées pour ce bulletin
de santé du végétal. Les maladies du feuillage recensées sont :

Moniliose sur Prunus

Tâche noire sur rosier greffé (Marsonnina) & rosier de bouture

Cloque sur pécher

Oïdium sur rosier

Mildiou sur rosier, seule maladie foliaire à être recensée comme forte pression

Botrytis sur lavande & rosier. Les dégâts de cette maladie peuvent parfois être important,
allant jusqu’au dépérissement total du végétal
MALADIES DU SOL
Les premiers dégâts de dépérissement ont été observés sur des cultures de Choysia. L’agent pa- Risque faible thogène incriminé est souvent le Phytophthora (coloration brun rouge de la base du tronc), mais il
peut aussi s’agir de Fusarium (pas de coloration brun rouge) qui est lui aussi un parasite de faiblesse (substrat asphyxiant par exemple). Seule une analyse de végétal permet de différencier de
quel champignon il s’agit. Au niveau de la lutte biologique, une protection est possible au printemps au travers de l’application du champignon antagoniste Gliocladium catelunatum, qui est un
champignon du sol à visée curative sur de nombreuses espèces de champignons pathogènes du
sol. En revanche, ce champignon antagoniste n’est pas utilisable durant les mois d’été lorsque la
température du substrat est supérieure à 25°C.
Zoospores de Phytophthora observées au microscope © Source Internet BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
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Dernières observations en Pépinière
PUCERONS
Risque élevé Pression faible à forte pour ce ravageur emblématique des premières feuilles du printemps :

pucerons noirs et verts sur fruitiers : Prunus avium, Pyrus, Malus,

Pucerons verts sur Spiraea, Hypericum, Betula,

Aphis nerii de couleur orangée sur Nerium,

Pucerons verts Myzus persicae et noirs Aphis fabae sur rosier. On observe sur un même
site des rosiers infestés sous tunnel et d’autres rosiers en culture extérieure & sans aucun pucerons : en effet, les conditions climatiques sont moins confinées en extérieur,
mais il y a également le rôle des insectes auxiliaires qui peuvent plus facilement agir à
l’extérieur que sous tunnels. Il est possible de placer des plantes attractives sous tunnel
afin de favoriser des auxiliaires également en structure abritée,

Pucerons noirs (il s’agit d’Aphis fabae) sur Viburnum, Philadelphus,

Pucerons noirs sur Abies nordmanianna.
CHENILLES
Risque élevé De nombreux dégâts de chenilles sont observés. Outre la pyrale du Buis qui est présente sur
tout le territoire rhône-alpin et dont les dégâts sont toujours aussi élevés, Des dégâts de chenilles sont observés également sur Hedera, Photinia, Rosa, Pinus strobus, Pinus nigra et Acer
japonica.
AUTRES RAVAGEURS
Liés à des cultures ou conditions de culture particulières (cultures sous tunnel), on rencontre
aussi les ravageurs suivants, dont les pressions peuvent être fortes localement :

Acariens sur Hedera, Vinca, Nerium

Cochenille sur Euonymus, une plante particulièrement sensible à ce ravageur,

Galéruque sur Populus & Salix,

Otiorhynque sur rosier & Cyprès de Leyland : des nymphes sont désormais observées,
le passage aux formes adultes est imminent de par la saison et la douceur actuelle,

Cicadelle verte sur Photinia & Euonymus qui provoque des dépigmentations sur le feuillage.
Risque faible BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
OBSERVATION DES AUXILIAIRES
Le début de printemps froid n’a pas permis une présence importante d’auxiliaires. Les coccinelles sont observées partout avec la plupart du temps des populations faibles. Quelques punaises prédatrices (Anthocoris et
Orius) sont recensées et des momies d’hyménoptères (Aphidius, Diaretella) sont observées sporadiquement
dans les cultures lorsque la présence de pucerons est détectée.
Momies d’Aphidius sur Euonymus © Olivier Gros Bulletin édité sous la responsabilité de la Chambre Régionale d’Agriculture de Rhône-Alpes.
Directeur de publication : Jean Luc FLAUGERE, Président du Comité Régional d'Epidémiosurveillance
Animation : Olivier GROS, RATHO
Analyse de risque et Rédaction : Olivier GROS, Hubert BRETON
Comité de validation : RATHO, SRAL
A partir des observations réalisées par : les adhérents et conseillers du RATHO.
Ce bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci
ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRARA dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises
par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base d’observations qu’ils
auront eux-mêmes réalisées sur leurs parcelles et/ou en s’appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques.
Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture, avec l'appui financier de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
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