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communique de presse - Syndicat Sud Santé Sociaux Loire

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Contacts : Johann BENOIST Tel 06 77 36 48 43
Franck CORNEVIN Tel 06 70 81 63 69
COMMUNIQUE DE PRESSE
2ème lettre ouverte du Syndicat SUD Santé sociaux 44
au préfet de Loire Atlantique sur les violences policières
Le 17 mai se prépare une journée de mobilisation contre le projet de loi du travail. Notre organisation syndicale SUD
santé sociaux 44 (union syndicale SOLIDAIRES), qui participe à cette mobilisation, s’inquiète du déroulement de cette
future journée.
En effet, lors des précédentes journées de manifestations, nous avons assisté et avons été victimes des interventions
démesurées et injustifiées des forces de l’ordre, cela tout au long du parcours et quasiment sans interruptions.
Vous avez déclaré dans les médias qu’il y aura, lors des prochaines manifestations, encore « plus de fermeté ». Cette
déclaration va à l’encontre du bon sens et du déroulement serein des manifestations.
Comment comptez-vous procéder à plus de fermeté ? : Il y a déjà à chaque journée de manifestation un nombre
incalculable d’agents des forces de l’ordre, un hélicoptère qui vole au-dessus du cortège toute la journée, un camion à
eau, des tirs des grenades lacrymogènes en continu, des tirs de flash-ball. Sans parler des patrouilles de la BAC qui
procèdent à des interpellations plusieurs fois par jour et à des fouilles préventives.
La violence engendre la violence : qu’elle soit sociale, économique ou policière. Actuellement, les citoyen-nes
subissent les trois.
Nous posons donc clairement la question de votre responsabilité et de celle du gouvernement dans cette affaire.
Notre mouvement de contestation en est réduit chaque jour dans les médias, et dans vos déclarations, à des chiffres
sur « la casse », au nombre d’interpellations, de blessé-es au sein des forces de l’ordre principalement. Ce qui permet
d’éviter le débat sur le fond du problème sociétal que pose ce projet de loi.
Vous mettez en cause les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes, alors que celles-ci font le maximum pour
que tout se passe bien.
Pouvez-vous expliquer pourquoi le 28 avril, aucune force de police n’assurait la circulation sur le parcours de la
manifestation mettant les citoyen-nes (manifestant-es ou non) en danger, des véhicules n’hésitant pas à forcer le
cortège ? Dans le même temps, les forces de l’ordre s’en prenaient sans raison aux étudiant-es partant des facultés,
les bloquants pour qu’ils ne puissent rejoindre le lieu de la manifestation.
Nous dénonçons :
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Les tirs de gaz lacrymogènes et de flash ball, parfois à tirs tendus, vers des manifestants pacifiques,
La volonté des force de l’ordre, sur votre ordre de diviser et de bloquer le cortège,
L’attitude provocatrice de la BAC lors des manifestations,
Le traitement inhumain et humiliant des interpellé-es, contraints à marcher menottes dans le dos, à côté des
camions de police. (scène dont nous avons été témoin).
Les témoignages d’incompréhension des citoyen-es sont nombreux, ainsi que ceux des victimes de violences policières
constatées à chaque manifestation.
Nous ne sommes pas dupes que la volonté du gouvernement et de vos services sur ordre du gouvernement est que la
situation s’enlise dans un climat de violence.
Mr le Préfet, vous prenez la responsabilité que la situation s’aggrave et ne dérape encore plus. N’attendez pas un
accident avant de changer de stratégie.
Nantes, le 12 mai 2015
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