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Colloque « Les mondes de la philanthropie (XXe-XXIe

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Colloque « Les mondes de la philanthropie (XXe-XXIe siècles) »
Paris, 15 et 16 décembre 2016
On observe, depuis le début des années 2000, un essor spectaculaire des organisations
philanthropiques dans le monde. En France, le nombre de fondations est passé de 1 100 en
2001 à 2 200 en 2014 (Observatoire de la Fondation de France, 2015). D’autres pays en
Amérique du Nord et en Europe, où les organisations philanthropiques étaient historiquement
plus nombreuses et plus puissantes qu’en France, connaissent des évolutions similaires.
Ce développement des organisations philanthropiques, et de leurs activités, suscite
aujourd’hui des appréciations très variées. Des universitaires, journalistes, hommes politiques,
responsables associatifs ou dirigeants d’organismes internationaux louent ouvertement des
actions comme celles de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a investi des sommes
considérables dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’agriculture. D’autres,
reprenant des critiques adressées aux capitalistes philanthropes du XIXe siècle, rappellent que
l’essor des fondations est lié à des structures sociales inégalitaires, favorisant plus que jamais la
concentration des richesses et des pouvoirs entre les mains d’un petit nombre de personnes. Ils
estiment aussi que les actions philanthropiques permettraient à des entreprises ou à des
individus fortunés de s’acheter une vertu à bon compte et de reléguer dans l’ombre des
pratiques managériales ou économiques douteuses, comme s’il était possible de faire de
« bonnes actions » (good deeds) tout en faisant de « bonnes affaires » (good deals) (McGoey, 2015).
Ils questionnent enfin la prétention des organisations philanthropiques à œuvrer pour le bien
commun et estiment que leur action servirait avant tout les intérêts des classes dominantes. En
écho aux tentatives d’encadrement des classes populaires par certains philanthropes au
e
XIX siècle (Duprat, 1996), le principal effet des politiques promues par les organisations
philanthropiques serait de conforter l’ordre établi et de prévenir toute remise en cause de celuici par des manières d’agir confortant les catégories de pensées et la position des dominants.
Plusieurs travaux de sciences sociales ont montré comment la philanthropie s’est constituée
au XIXe siècle en relation avec divers milieux sociaux – professions savantes, églises, patronat,
haute administration, etc. (Hall, 1992 ; Topalov, 1999 ; Mitsushima, 2015). Dans le
prolongement de ces recherches, ce colloque invite à appréhender la philanthropie
contemporaine comme un univers spécifique, organisé autour de la production et de la
distribution de « biens philanthropiques », et à analyser sa topographie, son fonctionnement et
ses relations avec d’autres espaces sociaux.
Pour cela, ce colloque propose d’effectuer trois opérations principales. En premier lieu, il
s’agit de prendre en considération les formes très diverses que revêtent aujourd’hui les
organisations et les pratiques philanthropiques, notamment en termes d’échelle (Lefèvre, 2015).
Ne pas s’intéresser exclusivement aux grandes fondations, aux plus riches ou aux plus visibles,
revient à documenter la diversité des acteurs et des pratiques philanthropiques, à comprendre
ce qui les lie et ce qui les oppose, en bref à chercher comment se constituent aujourd’hui les
« mondes de la philanthropie ». En second lieu, ce colloque propose d’opérer un autre
1
déplacement en s’intéressant moins aux donateurs eux-mêmes qu’aux agents et organisations
chargés d’administrer leurs donations : plutôt qu’aux carrières des philanthropes, qui ont fait
l’objet d’une importante littérature, souvent à caractère hagiographique ou au contraire
dénonciateur (Kiger, 1987), il vise à porter davantage d’attention aux cadres institutionnels des
pratiques philanthropiques, et donc au travail des agents employés ou enrôlés par ces
organisations. En dernier lieu, ce colloque vise à se départir de la dimension encore très
américano-centrée des travaux sur la philanthropie des XXe et XXIe siècles : plutôt que de
simplement importer des grilles de lecture forgées à partir de l’étude des grandes fondations
américaines, il s’agit, de manière plus inductive, d’analyser comment fonctionnent très
concrètement les organisations philanthropiques de pays variés et quelles relations elles nouent
entre elles et avec d’autres mondes sociaux, afin notamment de faire ressortir les particularités
du cas français à la lumière d’autres traditions nationales.
Le colloque pourra s’organiser autour de quatre ensembles de questionnements, les
communications pouvant s’inscrire au croisement de plusieurs d’entre eux.
1. La constitution des mondes de la philanthropie
Un premier ensemble de questionnements portera sur la manière dont se constituent, en
France ou dans d’autres pays, des mondes sociaux spécifiques, organisés autour de la
production et de la distribution de « biens philanthropiques » (construction d’équipements
collectifs, versement de subventions, organisation d’événements, attribution de prix, mise à
disposition de personnels, etc.), indissociablement matériels et symboliques.
L’État joue un rôle majeur dans la définition des domaines d’action des organisations
philanthropiques et des rapports qu’elles peuvent entretenir avec leurs diverses sources de
financement, notamment par le moyen de la réglementation fiscale (Zunz, 2012 ; Lambelet,
2014). En France, depuis la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat, plusieurs
réformes ont considérablement favorisé l’essor des organisations philanthropiques, d’une part
en encourageant les dons des particuliers et des entreprises par de nouvelles incitations fiscales,
et d’autre part en permettant la création de nouveaux types d’organisations pouvant bénéficier
de certains de ces dons (comme les « fondations d’entreprise » en 1990 ou les « fonds de
dotation » en 2008). L’État et les collectivités locales ont également incité certaines institutions
publiques (musées et institutions culturelles, hôpitaux, universités…) à chercher de nouvelles
ressources auprès des fondations ou d’entreprises mécènes. Enfin, les fondations – et
notamment celles reconnues d’utilité publique en France – peuvent bénéficier de subventions
publiques et comprendre des représentants de l’État dans leurs conseils d’administration. Des
études des politiques publiques touchant la philanthropie seraient donc les bienvenues : par
exemple, comment ont évolué les statuts sous lesquels peut être pratiquée la philanthropie, et
de quels débats ont-ils fait l’objet ? En quoi les pouvoirs publics concourent-ils à la
structuration des mondes de la philanthropie, et à organiser leurs rapports avec les milieux
économiques et d’autres univers sociaux ?
Les communications pourront aussi porter sur le travail des « entrepreneurs de la
philanthropie », c’est-à-dire des acteurs – notamment privés – qui cherchent à favoriser le
développement des organisations philanthropiques (par exemple en faisant évoluer la
réglementation fiscale sur les donations), à élaborer et diffuser des standards de bonnes
pratiques et à unifier des mondes sociaux très hétérogènes. Quels types d’acteurs sont-ils plus
particulièrement investis dans ce travail politique de représentation et de légitimation des
mondes philanthropiques (consultants, grandes fondations, regroupements de fondations
comme la Fondation de France ou l’European Foundation Center…) ? Quels sont leurs
moyens d’action (organisation de colloques, production ou financement d’études, travail
d’advocacy ou de lobbying, etc.) ? Quelles conceptions et pratiques de la philanthropie
2
cherchent-ils à promouvoir ? Quels modèles nationaux ou internationaux mobilisent-ils ? Dans
quelle mesure réussissent-ils à imposer leurs conceptions de ce qu’est ou doit être la
philanthropie aujourd’hui ? De quelles luttes la définition des bonnes manières de faire de la
philanthropie est-elle ainsi l’objet (Bastien, 2011) ?
2. Les organisations philanthropiques et leurs membres
Très peu de chercheurs ont tenté de décrire de manière précise le fonctionnement des
organisations philanthropiques de l’intérieur, notamment en raison des difficultés d’accès à ce
type de terrain. Les communications pourront, tout d’abord, examiner les cadres institutionnels
très divers dans lesquels est aujourd’hui pratiquée la philanthropie. En particulier, observe-t-on
aujourd’hui le transfert d’activités organisées autrefois dans des cadres institutionnels non
spécifiques – comme les entreprises subventionnant directement des événements culturels, des
travaux de recherche ou des activités caritatives (Bory, 2008 ; Rozier, 2013) – vers des
structures spécifiquement philanthropiques (fondations, fonds, trusts, etc.) ? Et quels sont les
effets de ces transformations organisationnelles sur les pratiques philanthropiques ?
Les communications pourront également porter sur les agents qui s’investissent dans les
activités philanthropiques, qu’il s’agisse des salariés employés par les fondations ou détachés
auprès d’elles par des entreprises, des membres de leurs conseils d’administration ou de leurs
comités d’experts, ou encore des consultants qui proposent leurs services à ce domaine
d’activité en plein essor. Comment peut-on faire aujourd’hui carrière dans la philanthropie ?
Quelles dispositions et quelles ressources cela suppose-t-il ? Comment les membres des
conseils d’administration ou des comités d’experts sont-ils sélectionnés ou cooptés, et dans
quelles fractions du monde social sont-ils recrutés ? Quelles formes de gratifications retirent-ils
de ces activités, qu’elles soient exercées ou non à titre bénévole ?
Enfin, les communications pourront porter sur la division du travail au sein des
organisations philanthropiques : quels rôles respectifs les permanents, les membres des comités
d’experts et ceux des conseils d’administration exercent-ils ? Quels types de tâches
accomplissent-ils (collecte de fonds, définition des priorités d’action, sélection et évaluation des
projets financés, activités de représentation, etc.) ? Quelles tensions observe-t-on entre ces
différentes catégories d’acteurs et de quelles marges de jeu disposent-ils ? En particulier, on
pourra se demander quelles formes d’autonomie les acteurs qui assurent le fonctionnement
quotidien des organisations philanthropiques acquièrent par rapport aux donataires
(notamment lorsqu’il s’agit de riches particuliers ou de grandes entreprises), et s’interroger sur
les mécanismes de production du désintéressement au sein de ces organisations.
3. Les politiques philanthropiques et leurs effets
À l’image d’un Carnegie à la fin du XIXe siècle, certains entrepreneurs de la philanthropie
défendent aujourd’hui une gestion plus rationnelle des fonds alloués par les organisations
philanthropiques, notamment à travers le soutien à des « projets » plus circonscrits et de plus
courte durée, avec un contrôle renforcé sur leur mise en œuvre. Des communications pourront
ainsi s’intéresser à la manière dont sont aujourd’hui produites les politiques des organisations
philanthropiques et à leurs effets sur les milieux ou les acteurs qu’elles subventionnent
(associations, institutions publiques ou privées…), tant au niveau de la définition de leurs
agendas que de leurs pratiques (Duvoux, 2015) : comment sélectionnent-elles les projets
qu’elles soutiennent et évaluent-elles leur mise en œuvre ? Quels moyens consacrent-elles à leur
publicisation et à leur valorisation ? Dans quelle mesure remettent-elles en cause les rapports et
régulations internes à certains espaces sociaux (mondes de l’art, de la culture, de la recherche,
de l’aide au développement, etc.) et viennent-elles concurrencer l’action des pouvoirs publics ?
3
Aujourd’hui, le montant des fonds distribués par les organisations philanthropiques est
généralement faible par rapport à l’ensemble des ressources financières dont disposent les
milieux concernés. Néanmoins, les effets de ces financements sont-ils uniquement
proportionnels à l’importance des sommes versées pour les bénéficiaires ? Observe-t-on des
mécanismes qui démultiplient leur effet (par exemple, lorsque leur versement est conditionné à
l’obtention de matching funds ou à une refonte importante des priorités et des pratiques des
organisations bénéficiaires) ? Mais, réciproquement, comment les acteurs subventionnés
peuvent-ils minimiser l’impact de ces exigences sur leurs pratiques ? Et en quoi peuvent-ils
concourir, avec les pouvoirs publics, à orienter l’action des fondations ?
La question de la temporalité de l’action philanthropique a également été peu étudiée : les
effets des « programmes » portés par les organisations philanthropiques cessent-ils lorsqu’elles
y mettent fin pour satisfaire de nouvelles priorités, ou leurs actions produisent-elles des effets
plus durables sur les bénéficiaires de leurs aides ? Et comment ces derniers réorientent-ils leurs
actions quand elles ne sont plus à l’agenda des organisations philanthropiques ?
4. Philanthropie, élites et milieux économiques
Les mondes de la philanthropie entretiennent des relations étroites avec le champ du pouvoir,
constitué par des acteurs occupant des positions dominantes dans divers milieux sociaux. Des
communications pourront ainsi appréhender les organisations philanthropiques comme des
espaces privilégiés de sociabilité pour les élites. Elles ont en effet la particularité de constituer
des lieux favorisant les logiques d’entre-soi (Tissot, 2014), tout en facilitant la mise en relation
d’agents appartenant à des milieux sociaux très divers. Par exemple, on pourra se demander en
quoi les pratiques philanthropiques permettent à des dirigeants économiques d’accéder à
d’autres fractions du champ du pouvoir et d’enrôler certains de leurs membres (artistes,
intellectuels, journalistes, sportifs, scientifiques, hommes politiques…), et quels bénéfices ils en
retirent. Mais on pourra aussi s’intéresser à la manière dont certaines organisations
philanthropiques peuvent être érigées en « lieux neutres » et instrumentalisées par certaines
fractions des classes dominantes pour diffuser leurs représentations du monde social et
défendre leurs intérêts (Bourdieu et Boltanski, 1976).
Les élites économiques occupent une place particulièrement importante dans les
organisations philanthropiques, tant dans leur genèse que dans leur financement. Les rapports
entre la philanthropie et les milieux économiques semblent même se renforcer : en France, la
moitié des fondations créées aujourd’hui sont des fondations d’entreprise, et il n’y a guère de
grandes entreprises qui ne soient engagées dans des activités philanthropiques, notamment
dans le cadre de leurs fondations (Fondation BNP Paribas, Fondation EDF, Fondation
L’Oréal, Fondation Nestlé France, etc.). Des communications pourront ainsi s’intéresser aux
relations entre les activités philanthropiques et les stratégies économiques des entreprises et de
leurs dirigeants. Quel rapport le développement de certaines pratiques philanthropiques
entretient-il avec les transformations contemporaines du capitalisme, telles que l’essor de
nouvelles industries – comme pour la net economy –, la montée en puissance des marchés
financiers ou l’internationalisation croissante des firmes (Abélès, 2002 ; Guilhot, 2006) ? Quelle
place occupent également les fondations par rapport à d’autres formes de représentation et de
portage des intérêts des milieux économiques – fédérations patronales, think tanks, agences de
communication ou de relations publiques… (Laurens, 2015) ? Comment s’inscrivent les
activités philanthropiques des entreprises par rapport à d’autres pratiques visant à mettre en
avant leur sens du bien commun, telles que la « responsabilité sociale des entreprises » ou
l’« entreprenariat social » ? Observe-t-on une relation entre le développement de la
philanthropie dans certains secteurs économiques (agroalimentaire, pharmacie, chimie…) et
l’intensité des critiques ou controverses dont ils ont fait l’objet ?
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Calendrier et modalités de soumission
Le colloque est ouvert à toutes les disciplines des sciences sociales (sociologie, science
politique, histoire, anthropologie, sciences de gestion, sciences de l’information et de la
communication…). Les communications de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants)
sont particulièrement encouragées. Les communications questionnant les difficultés de l’accès
au terrain ou les conditions de l’enquête sur les mondes de la philanthropie sans s’inscrire
prioritairement dans l’un ou l’autre des questionnements présentés ci-dessus sont également
bienvenues. Des frais de déplacement pourront éventuellement être pris en charge, dans la
limite du budget imparti au colloque.
Les propositions de communication ne devront pas dépasser les 5 000 signes et devront
comporter une description précise des données empiriques et méthodes d’enquête mobilisées.
Le nom de l’auteur, son statut, son rattachement institutionnel et son e-mail devront figurer
sur une page séparée, avec la mention du titre de la communication et de l’axe ou des axes
traité(s). Les propositions devront être transmises au plus tard le 1er juillet 2016 à l’adresse
suivante : mondes.philanthropie@gmail.com.
Les réponses seront communiquées d’ici la fin du mois de juillet. Une version écrite de la
communication (environ 30 000 signes) devra être transmise aux organisateurs le 15 novembre
2016 au plus tard.
Date et lieu du colloque
Le colloque se tiendra les 15 et 16 décembre 2016 dans la salle de conférence du site Pouchet
du CNRS (59-61, rue Pouchet, 75 017 Paris).
Organisateurs
Thomas Depecker (INRA, ALISS).
Marc-Olivier Déplaude (INRA, RiTME).
Nicolas Larchet (EHESS, CSU-CRESPPA).
Comité scientifique
Annie Collovald (Université de Nantes, CENS)
Vincent Dubois (Université de Strasbourg, SAGE)
Nicolas Duvoux (Université Paris 8, LabTop-CRESPPA)
Hervé Joly (CNRS, TRIANGLE)
Sylvain Laurens (EHESS, CESSP)
Sylvie Tissot (Université Paris 8, CSU-CRESPPA)
Christian Topalov (CNRS-EHESS, CMH)
Références
Abélès M. (2002), Les nouveaux riches. Un ethnologue dans la Silicon Valley, Paris, O. Jacob.
Bastien C. (2011), « L’hétéronomie de la philanthropie européenne », Lien social et politiques,
n° 65, p. 155-177.
Bory A. (2008), De la générosité en entreprise. Mécénat et bénévolat dans les grandes entreprises en France et
aux Etats-Unis, Thèse de doctorat en sciences sociales, Université Paris 1.
Bourdieu P., Boltanski L. (1976), « La production de l’idéologie dominante », Actes de la recherche
en sciences sociales, vol. 2, n° 2-3, p. 3-73.
5
Duprat C. (1996), Usage et pratiques de la philanthropie. Pauvreté, action sociale et lien social à Paris, au
cours du premier XIXe siècle, Paris, Comité d’histoire de la sécurité sociale, 2 vol.
Duvoux N. (2015), Les oubliés du rêve américain. Philanthropie, État et pauvreté urbaine aux États-Unis,
Paris, Presses universitaires de France, coll. « Le lien social ».
Guilhot N. (2006), Financiers, philanthropes. Sociologie de Wall Street, Paris Raisons d’agir, coll.
« Cours & travaux », 2e éd.
Hall P.D. (1992), Inventing the nonprofit sector and other essays on philanthropy, voluntarism, and nonprofit
organizations, Baltimore, Johns Hopkins University Press.
Kiger J.C. (1987), Historiographic review of foundation literature : Motivations and perceptions,
New York, Foundation Center.
Lambelet A. (2014), La philanthropie, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Contester ».
Laurens S. (2015), Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Marseille,
Agone, coll. « L’ordre des choses ».
Lefèvre S. (2015), « Pour une approche sociopolitique de la philanthropie financière : plaidoyer
pour un programme de recherche », Politique et Sociétés, vol. 34, n°2, p. 61-85.
McGoey L. (2015), No such thing as a free gift : The Gates Foundation and the price of philanthropy, New
York, Verso.
Mitsushima N. (2014), « Élites reconnues d’utilité publique ». Philanthropie réformatrice et revendications
capacitaires autour de la réforme pénale (1815-1851), Thèse de doctorat en science politique,
Université Paris 1.
Observatoire de la Fondation de France (2015), Les fonds et fondations en France de 2001 à 2014,
Paris, Observatoire de la Fondation de France.
Rozier S. (2013), « Les générosités obligées. Mutations des politiques sociales et mécénat des
entreprises dans la France des années 1990 », in M. Hély et M. Simonet, dir., Le travail
associatif, Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest, p. 127-140.
Tissot S. (2014), « Entre soi et les autres », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 204, p. 4-9.
Topalov C., dir. (1999), Laboratoires du nouveau siècle. La nébuleuse réformatrice et ses réseaux en France,
1880-1914, Paris, Éditions de l’EHESS.
Zunz O. (2012), La philanthropie en Amérique. Argent privé, affaires d’État, Paris, Fayard.
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