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Chantiers de France - syndicat des recycleurs btp

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Chantiers de France – 26 avril 2016
Recyclage – Gilles Nantet, président du Syndicat des recycleurs du
BTP : « Nous espérons un début de relance de l’activité cette année »
Après une année 2015 en repli, les recycleurs de déchets du BTP tablent sur un début de relance de l’activité cette année. Les carnets de commandes
sont mieux garnis et le nombre de devis augmente, observe Gilles Nantet, président du Syndicat des recycleurs du BTP (SRBTP). Entre autres priorité,
l’organisation professionnelle souhaite que les pouvoirs publics mettent un terme aux distorsions de concurrence qui affecte le secteur.
Gilles Nantet, président du Syndicat des recycleurs du BTP (SRBTP) : « Les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre doivent prendre en compte la qualité de la
prestation des traitement des déchets dans les appels d’offres et valoriser le mieux disant. »
L’an passé, le chiffre d’affaires des entreprises de recyclage de déchets a été orienté à la baisse, indique Gilles Nantet, président du SRBTP. Un bilan qu’il
explique à la fois par le repli des volumes sur un secteur du BTP en berne, au trop bas niveau de prix des marchés attribués ou encore, à la baisse du cours des
matériaux. Exemple, le fer est passé de 150 à 200 euros la tonne à 30 ou 40 euros.
Contrairement à ce quoi prévalait encore en 2008, la gestion des déchets est passée au second plan sur des marchés négociés à des montants tirés au cordeau.
« Seul compte le prix », insiste Gilles Nantet. Les situations varient selon les régions. Certaines entreprises ont réussi à compenser et à préserver leurs volumes en
se tournant vers le tri et le traitement de matériaux plus faciles à valoriser (plâtre, complexes d’étanchéité…).
Concurrence des centres d’enfouissement
Les recycleurs sont également « en concurrence frontale » avec les centres d’enfouissement qui tendent à abaisser leurs tarifs pour « faire du chiffre d’affaires »
sur un marché où les volumes sont en recul, ajoute le chef de file du SRBTP. Aujourd’hui, l’organisation travaille sur un projet d’évolution et d’application de la
TGAP. Gilles Nantet rappelle que le ministère de l’Ecologie avait obligé, dans les années 90, les centre d’enfouissement illicite de régulariser leur situation ou à
fermer leurs portes pour le début de l’an 2000. Ce dispositif a produit son effet. Bémol, il avait été élaboré « en fonction des conditions technico-économique du
moment » et n’a plus bougé depuis, explique le président du SRBTP. L’organisation professionnelle insiste sur la nécessité de le réactualiser pour que la filière
puisse valoriser comme prévu 70 % des déchets de chantier d’ici à 2020.
Sur le principe, détaille Gilles Nantet, il faut interdire l’enfouissement des matériaux valorisables comme matière ou comme énergie et ne mettre que les déchets
ultimes en centre d’enfouissement. Des centres qui vont parfois chercher des bennes en mélange sur chantier puis les passent en centre de tri avant de les enfouir,
déplore le porte-parole des recycleurs.
Lutter contre les concurrences déloyales
Les professionnels ont abordé 2016 avec confiance. Depuis un ou deux ans, et véritable évolution sur le marché, les fabricants de matériaux recyclés sont très
demandeurs de déchets qu’ils transforment en matière première secondaires, se réjouit Gilles Nantet. La faiblesse des taux d’intérêt, l’augmentation du nombre
des projets de construction et de celui des devis inclinent également les recycleurs à l’optimisme ces derniers temps. Les carnets de commandes des entreprises
sont mieux garnis et celles-ci espèrent un début de relance de l’activité cette année, même si la progression de leur chiffre d’affaires dépendra de l’évolution du
cours des matériaux, nuance le président du SRBTP.
Les pratiques concurrentielles des centres d’enfouissement sur les déchets non inertes non dangereux restent au centre de la focale de l’organisation
professionnelle, comme celles de certains « sites illicites » sur les déchets inertes. Des déchets qu’il importe de sortir les cailloux et les terres pour les valoriser
sur les plateformes de tri et de recyclage, répète Gilles Nantet.
Deux autres sujets mobilisent également les professionnels. A commencer par les possibilités ouvertes par le décret d’application de l’article 93 de la loi de
transition énergétique. Celui-ci oblige les distributeurs et les négociants en matériaux de reprendre les déchets de démolition ou les chutes de chantier du BTP
dans un rayon de 10 km autour de leurs établissements. Les recycleurs se positionnent comme « apporteurs de solutions » de tri et de valorisation auprès
d’enseignes qui n’ont pas forcément l’espace ni les compétences pour les traiter en interne.
Le développement du label Qualirecycle – il garantit la qualité du process de recyclage des déchets – figure toujours parmi les priorités du SRBTP. Plusieurs
autres syndicats de la Fédération française du bâtiment envisagent d’adopter ce label qui renvoie directement aux problèmes du prix des marchés. « Les maîtres
d’ouvrage et les maîtres d’œuvre doivent prendre en compte la qualité de la prestation des traitement des déchets dans les appels d’offres et valoriser le mieux
disant », résume Gilles Nantet.
J.D
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