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Airelle rouge :

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Quelques informations pratiques pour vous aider dans vos choix.
Airelle rouge :
L’airelle rouge, Vaccinium vitis-idaea,
autrement dit airelle du mont Ida, est un
arbuste bas du genre Vaccinium, tout comme
la myrtille, faisant partie de la famille des
Éricacées, avec la bruyère ou le
rhododendron. Comme eux, c’est une plante
de terrain acide. Elle pousse à l’état naturel
dans les régions boisées, notamment en
lisière des pinèdes, des montagnes du nord
de l’Europe et de l’Amérique, et en
Antarctique, c’est une plante très résistante
au froid (jusqu’à -40 °C).
En France, elle est assez commune dans le
Jura et les Alpes, mais assez rare dans les
autres massifs montagneux. C’est d’ailleurs une espèce protégée dans de nombreux
départements, vous ne pouvez donc pas aller en prélever dans la nature pour la
replanter chez vous.
L’arbuste porte le même nom que ses fruits. Haut de 0,15 à 0,30 m, il a un port
rampant et s’étale grâce à ses rhizomes souterrains jusqu’à 1 m et plus. Il présente un
triple intérêt : son feuillage persistant, composé de petites feuilles ovales, coriaces
et vernissées, qui rappelle celui du buis ; sa floraison du printemps à l’été en grappes
de petites fleurs campanulées blanc rosé ; ses fruits, comestibles et très décoratifs
avec leurs petites boules rouge vif. Il peut donc être planté au jardin d’ornement, seul
ou comme couvre-sol au pied d’arbustes de terre de bruyère (rhododendrons, pieris,
érables japonais…) ou en bac, aussi bien qu’au potager ou au verger.
Les fruits de l’airelle rouge sont de petites baies de couleur rouge de 5 à 10 mm de
diamètre. En cuisine, étant donné leur goût acidulé, elles sont généralement
transformées avant d’être consommées : en jus, vin ou liqueur, ou en gelées et
confitures, utilisées pour accompagner du gibier ou des plats en sauce. Elles sont
également utilisées pour faire des compotes, des mousses glacées ainsi que des
condiments qui accompagnent les plats salés. Enfin, elles servent aussi à la fabrication
d’alcool. Toutefois, leur acidité diminue lorsqu’elles sont blettes, après une gelée. Elles
peuvent alors être mangées crues, seules ou en salade de fruits.
Par ailleurs, les baies de l’airelle sont employées en médecine traditionnelle et en
cosmétologie. Ce sont des fruits riches en vitamines A et C, en anthocyanes et en
flavonoïdes, deux antioxydants, en fibres, en magnésium et en pectine, qui
contiennent peu de glucides et qui sont donc peu caloriques.
En revanche, les baies d’airelle sont déconseillées aux personnes qui souffrent de
calculs rénaux, en raison de leur teneur en acide oxalique.
Les baies et les feuilles de l’airelle ont des vertus diurétiques, désinfectantes et
antibactériennes pour les voies urinaires. Le principal domaine d’utilisation de l’airelle
rouge dans la médecine naturelle est la cystite.
Note : les airelles sont surtout consommées dans le nord de l’Europe, en Scandinavie
et en Allemagne. En Amérique du Nord, on cultive à grande échelle une espèce voisine,
la canneberge (Vaccinium macrocarpon), aussi appelée airelle à gros fruits ou
cranberry en anglais.
Semis et plantation de l’airelle
Où la planter ?
L’airelle est ce qu’on appelle une plante de terre de
bruyère, c’est-à-dire qu’elle a une préférence marquée
pour les sols acides, assez humides mais bien
drainés et aérés, par exemple un sous-bois de
résineux ou un mélange de terre de bruyère et de
tourbe. Elle pousse naturellement sur des sols assez
pauvres et tolère les sols secs.
Plantez-la à la mi-ombre, dans un sous-bois clair ou devant une haie ou un massif
d’arbustes.
Quand planter l’airelle ?
Plantez-la de fin septembre à la mi-novembre ou de la mi-mars à fin mai.
Comment la planter ?
Bien qu’elle tolère un sol neutre (pH jusqu’à 7,5), il est recommandé dans ce type de
terrain d’ajouter un substrat acidifiant à la plantation pour faciliter son installation.
• Faites un grand trou.
• Bêchez la terre pour l’ameublir et ajoutez de la tourbe et un peu de terreau de
feuilles ou de terre de bruyère.
• Espacez les plants de 0,50 m.
L’airelle est autofertile, mais il est préférable d’associer deux variétés différentes
pour améliorer la pollinisation.
En bac, plantez-la dans de la terre de bruyère ou un mélange de tourbe, de terreau,
de sable et de feuilles.
Culture et entretien de l’airelle
Maintenez une certaine humidité en été. Arrosez en période sèche, surtout la
première année.
Tant que les plants sont jeunes, vous pouvez pailler entre eux durant la période sèche,
avec des tontes de gazon par exemple. Mais il ne faudra pas laisser ce paillage toute
l’année, car il gênerait l’étalement des plants. Lorsqu’ils seront bien développés, le
paillage deviendra inutile, les airelles formant de bons couvre-sol.
Apportez un peu de compost au printemps.
Arrosez régulièrement les airelles en bac. En région calcaire, préférez l’eau de pluie à
celle du robinet.
Taille de l’airelle
Quand tailler ?
En automne, après la récolte.
Comment tailler ?
Les rameaux fructifères ne sont pas productifs plus de trois ans. Raccourcissez les
plus anciens et éliminez le bois mort. Cela permet de redonner de la vigueur à l’airelle
pour la prochaine saison.
En bac, si l’arbuste devient un peu envahissant, rabattez-le jusqu’à 30 cm pour le
rajeunir.
Multiplication de l’airelle
L’airelle s’étale d’elle-même au fil des années grâce à ses rhizomes souterrains.
Cependant, sa croissance étant assez lente, on peut vouloir la multiplier plus
rapidement.
On peut semer les airelles en automne, marcotter ou bouturer en été.
• Semis : semez les fruits de l’espèce botanique dans un terreau sableux et
laissez-les passer l’hiver dehors, ils germeront au printemps.
• Marcottage : les variétés améliorées sont marcottées en été et les marcottes
sevrées en hiver.
• Bouturage : on peut aussi faire des boutures semi-aoûtées en été.
Récolte
La récolte a souvent lieu deux fois par an, en juillet et en octobre. Les baies se
cueillent quand elles sont bien rouges et un peu molles, au fur et à mesure des besoins.
L’airelle peut être transformée en confitures, gelées, jus, dans l’alcool, séchée… Elle
peut aussi se congeler.
Maladies, nuisibles et parasites
Dans de bonnes conditions de culture, l’airelle rouge est très résistante aux parasites
et aux maladies, mais les oiseaux peuvent prélever une bonne part des récoltes…
En sol lourd et compact, elle peut souffrir d’asphyxie racinaire. Allégez le sol par des
apports de terreau ou déplacez la plante.
Conseils écologiques
L’airelle est une plante mellifère qui attire abeilles et bourdons, mais aussi les
oiseaux, précieux auxiliaires des jardiniers, même s’ils prélèvent leur part de récolte !
Respectez les besoins de l’airelle en termes de sol et d’hygrométrie, c’est le meilleur
moyen pour avoir une plante saine. Un sol alcalin ou une eau calcaire peuvent lui porter
préjudice.
La végétation dense de l’airelle rouge étouffe les mauvaises herbes. Installez-la en
couvre-sol pour ne plus avoir à désherber.
Amélanchier :
Ce grand arbuste ou petit arbre à feuilles caduques (il peut atteindre 8 m de haut)
est fort accommodant et très décoratif à plus d'un titre. Sa floraison printanière est
abondante et féérique, ses fruits sont comestibles et profitent à la faune du jardin
et sa coloration automnale est souvent superbe, jaune orangée.
Espèce végétale de la famille des Rosaceae. Cet
arbre est originaire d'Amérique du Nord.
Autres appellations en français :
• pour le plant : aronie fleuri.
• Pour le fruit : petite poire, poire sauvage
Historiquement, chez les Amérindiens et les
premiers colons, l'amélanchier représentait une
source de bois, une plante utilisée en médecine
traditionnelle et son fruit était abondamment utilisé
dans l'alimentation.
Les variétés proposées sont amélanchier ovata et laevis.
Conditions de culture
Installer les amélanchiers au jardin en isolé ou en groupes espacés de 5 m dans un
parc. Un peu drageonnnants, ils composent lentement de jolis bosquets.
Plantation
Prévoir un apport de matière organique (compost, terreau, fumier déshydraté) et
d'engrais naturel comme de la corne broyée, incorporés à la plantation.
Arrosage
Soigner les arrosages jusqu'à complète
reprise. Par la suite, ils s'avèrent inutiles.
Engrais et fertilisation
Apporter de la corne broyée en automne
afin de doper leur croissance lente.
Taille
Pour affiner la silhouette des amélanchiers, supprimer les branches qui se croisent,
sont trop grêles ou encombrent le centre des touffes. Opérer juste après la
floraison. Anticiper les repousses épicormiques (qui apparaissent tout au long de
branches raccourcies ou du tronc) disgracieuses. Mieux vaut supprimer les branches à
leur base ou à la base de la ramification précédente.
Floraison
En avril, les petites fleurs, d'un blanc crème, sont regroupées en grappes denses pour
donner à l'arbre un aspect de nuage. Mellifères, elles s'épanouissent juste avant la
pousse des premières feuilles qui sont souvent teintées de brun.
Récolte
Les fruits apparaissent en début d'été, sous forme de petites baies charnues, d'un
rouge sombre, comportant des petites graines. Ils sont sucrés et juteux et ont un
goût à mi-chemin entre la myrtille et la pomme.
Les utilisations possibles sont :
•
Fruits frais, surgelés ou cuits (la cuisson leur donne un goût d'amande);
•
Produits transformés : gelée, confiture, alcool (vin et bière), sirop, garniture,
sauce, coulis, liqueur, jus, concentré de saveur, produit nutraceutique, incorporé
pour agrémenter les chocolats, muffins, yogurts et desserts;
•
Autres : haie, plante ornementale, aménagement paysager, restauration des
milieux naturels, brise-vent.
Aronia :
Aronia prunifolia, l’aronia pourpre est un probable hybride naturel entre l’aronia
rouge, Aronia arbutifolia et
l’aronia noir, Aronia melanocarpa.
Il croit en Amérique du nord,
dans les espaces ouverts, friches
et lisères forestières. Aronia
prunifolia était cultivé au 19e
siècle en Europe et en Russie,
pour ses fruits aux grandes
qualités nutritives, puis sa
culture a périclité. De nos jours,
les jardiniers ont eu un regain
d’intérêt pour les aronias,
notamment du point de vue
ornemental.
Mais depuis quelques années,
Aronia prunifolia est de nouveau
recherché pour sa production de fruits, dont les vertus médicinales ont été remises
au gout du jour. Le fait qu’il soit aussi un excellent arbuste d’ornement ajoute à ses
qualités.
Description de l’aronie pourpre
Aronia prunifolia est un arbuste caduc de petit développement : 2 m de hauteur pour
2 à 3 m d’étalement. Ses branches bien ramifiées portent des feuilles ovales simples,
aux bords finement dentelées. Leur limbe vernissé sur le dessus est plus pâle en
dessous. Les feuilles prennent une couleur rouge violacée en automne avant de tomber
: des couleurs d’autant plus vives si l’arbuste est en situation ensoleillée.
Les fleurs, rappelant celles d’un pommier, sont de petite taille, mais porté en corymbe
de 12 à 20 fleurons. La corolle est blanche à rosée, à 5 pétales. Les fleurs
autofertiles sont mellifères, donc fécondées par de nombreux insectes. Elles produisent
un grand nombre de baies, noires à bleutées à maturité, très décoratives avec leurs
pétioles pourpres. Elles sont comestibles.
Aronia prunifolia ‘Nero’ est une variété sélectionnée par les cultures en Russie, avec
de plus gros fruits.
Aronia prunifolia ‘Viking’, provient des cultures de Finlande. Il est souvent aussi
présenté sous l’appellation d’Aronia melanocarpa ‘Viking’. Il a de plus gros fruits
également, un peu moins acides.
C'est la variété que nous proposons.
Culture d’Aronia prunifolia
De culture facile, Aronia prunifolia aime une situation ensoleillée mais supporte aussi
la mi- ombre. Il tolère aussi bien les sols acides que basiques, secs que humide, en
zones de berges. Il demande en revanche une bonne richesse au niveau du sol. Lors de
la plantation en automne ou au début du printemps, le trou de plantation est ajouté de
terreau riche. Et durant au moins la première année de plantation, la plante ne doit
pas subir de sécheresse.
Pour une culture fruitière, un apport d’engrais améliore le rendement. Un aronia est
capable de produire dès la première année de plantation, mais son rendement maximal
n’est atteint qu’au bout de 6 à 7 ans.
Entretien et taille
L’aronia pourpre est une plante qui drageonne :
soit on le laisse drageonner pour créer un
ensemble naturel, qui attire une faune
importante, soit on veut le garder en individu
unique, et dans ce cas il faut limiter, détruire, ou
transplanter les rejets émergeant trop loin du
pied d’origine.
Pas besoin de tailler l’aronia pourpre, sauf pour
enlever les branches en mauvaise santé ou qui déséquilibre l’arbuste.
Le fruit : l’aronia
L’aronia est un fruit acide et astringent, considéré comme meilleurs par certains
lorsqu’il a subit une gelée. On peut le consommer, frais ou séché, en confiture ou en
jus, mélangé avec d’autres fruits. Ses qualités nutritives sont importantes, et il a
longtemps été considéré comme une panacée. Il est riches en vitamines, oligoéléments, fibres alimentaires, antioxydants et pectine. Il aide au transit, agit sur le
foie et la vésicule biliaire, la tension artérielle. C’est un diurétique et un agent
régulateur du système immunitaire, du taux de sucre et de graisses dans le sang. Il
est actuellement étudié et utilisé par la médecine.
Casseille :
Voir Groseille noire ou cassis.
Fraises :
Pour des fraisiers en top-forme!
Dès le printemps, un nettoyage des fraisiers est
indispensable. Comment procéder pour en tirer le maximum
comme une vraie pro?
• Supprimez tout ce qui n’est pas bien vert.
• Enveloppez de poudre d’algue marine, afin d’éviter
tout risque de maladie cryptogamique.
• Ameublissez la terre par un travail à la fourche à
dents plates (ou à la grélinette).
• Renfoncez les plants déchaussés.
• Epandez une couche de compost, si possible de broussaille. On peut aussi
fertiliser la terre avec un peu de fumier décomposé (ou du compost) des
feuilles de consoude hachées et de l’engrais bio de B-actif : l’alfalfa+ qui
contient en particulier de la luzerne (alfalfa) et des algues en plus de la
consoude.
• Juste après la floraison, couvrez le sol d’une fine couche d’aiguilles de pins
contre les limaces. Puis d'une couche de paille ou d’écorce de pin. On peut aussi
pailler les fraisiers avec du bois broyé. Utiliser un mélange de bois de chêne et
de bois de résineux. En effet la fraise aime bien les terres acides et le bois de
résineux apporte l’acidité nécessaire. Compte tenu des apports de feuille de
consoude et d’alfalfa+ il n’y a pas de problèmes d’appel d’azote lié au BRF.
Vous n’avez plus qu’à attendre que ces petites merveilles mûrissent.
Durée de vie: max 5 ans!
Les fraisiers ne sont pas éternels: 5 ans
pour les variétés non remontantes (qui ne
produisent qu'une fois par an) et 3 ans
pour les variétés qui produisent plusieurs
fois. Après, ils ne plus très productifs.
Faciles à renouveler
Pas grave si leur durée de vie est limitée, les fraisiers sont très faciles à reproduire.
Explication.
• Vous l'aurez remarqué, Les fraisiers émettent de nombreux stolons, c'est-àdire des bébés fraisiers poussant tout autour en restant attachés à la maman.
• Tranchez et jetez les plus fragiles (sinon, ils prennent les forces du pied)
• Conservez les plus robustes et laissez-les attachés au pied en le mettant dans
un pot.
• Coupez-les après quelques semaines, et replantez-le au printemps suivant.
Astuce de jardinier
Gourmands, les fraisiers épuisent vite un sol. Changez-les de place au moment du
renouvellement . Ensuite, laissez le sol au minimum 3 ans sans fraisiers.
Compagnonnage fraisier, poireau :
Les fraisiers peuvent être associés avec une culture de poireaux. On plante alors des
poireaux mais aussi des salades entre les rangs de fraisiers. Comme le présente le
livre intitulé « Le poireau préfère les fraises » le poireau peut servir de fongicide
naturel pour le fraisier.
Framboise :
Le framboisier est originaire des sous-bois et
des lisières des régions montagneuses d'Europe
occidentale. Il appartient à la famille des
Rosacées. Le nom framboise vient de la
déformation de « fraise des bois ». Ses fleurs
auto-fertiles blanches sont suivies de fruits
dont la couleur varie du noir rougeâtre au jaune
doré.
Le framboisier est un arbuste drageonnant dont
les rameaux, appelés cannes, sont légèrement
épineux.
Les fruits savoureux au goût puissant sont
utilisés frais en dessert ou pour agrémenter une salade (le goût acidulé s'harmonise
parfaitement avec le vinaigre), cuits en confiture, gelée, sirop et liqueur, ou encore
congelés. Les feuilles du framboisier servent aussi à faire du thé.
Bon à savoir : la framboise se démarque comme un des fruits les moins énergétiques tout en étant
riche en vitamine C, en potassium, calcium, magnésium et fer. Ses propriétés médicales sont
semblables à celles des fraises : elles sont analeptiques, adoucissantes, rafraîchissantes et laxatives.
Il existe 2 types de variétés :
• les non-remontants ou unifères : ils produisent une seule fois en juin-juillet sur
les pousses de l'année précédente ;
• les remontants ou bifères : ils produisent une première fois à l'automne sur les
pousses qui ont démarré au printemps, puis à nouveau au début de l'année
suivante, en même temps que les unifères.
Cette caractéristique doit être prise en compte pour la taille des framboisiers.
Plantation
Le framboisier pousse partout en France (sa floraison tardive ne craint pas les
gelées). La période de plantation s'étend de novembre à mars; davantage si vous optez
pour des conteneurs. Vous le planterez en tranchées plutôt profondes, dans lesquelles
vous incorporerez une bonne fumure. Répartissez correctement les racines, et veillez
à ce que les jeunes pousses vertes soient enterrées.
Sol
Le framboisier n'est pas exigeant sur la nature du sol. Il préfère une terre légère et
fraîche, plutôt acide (un souvenir de ses origines montagneuses). S'il supporte les sols
calcaires, il redoute les sols argileux, trop compacts pour ses racines superficielles.
Exposition
Les framboisiers s'accommodent de la mi-ombre, mais ils produisent des fruits plus
sucrés et en plus grand nombre s'ils sont plantés au soleil.
Culture
Le framboisier est un arbuste vigoureux. Si vous n'y prenez pas garde, en quelques
années les touffes deviennent inextricables, leur entretien très difficile et les
récoltes moins abondantes. Il est préférable de palisser, soit en éventail, soit en "V",
selon la méthode hollandaise.
Palissage en éventail
Cette forme est facile, bien adaptée au
jardin d'amateur. On peut de la sorte
palisser en espalier (contre un mur), ou en
contre-espalier (entre des fils tendus).
Montez une armature de fil de fer,
constituée de 2 ou 3 rangées tendues à
0,50m - 1m et 1m50 de hauteur. Palissez
dessus les tiges en éventail. Vos touffes
seront espacées de 1m à 1m50 environ (une bonne moyenne est ensuite de conserver 8
à 12 drageons par mètre linéaire, selon la vigueur des tiges).
Palissage "à la hollandaise"
Cette méthode plus originale consiste à tendre 2 lignes de fils de fer parallèles,
espacées de 1m et placées à environ 60cm du sol. Les cannes d'un an sont attachées
sur les fils, celles de l'année sont laissées libre au centre. Cette façon de procéder
est très intéressante :
• les tiges
bénéficient
d'un excellent
ensoleillement
• l'entretien
est
grandement
facilité
• on ne se pose
plus de
question pour
la taille : les tiges attachées sont supprimées en hiver; celles du centre sont
palissées à leur tour, etc.
La taille
Framboisiers ordinaires
Supprimer toutes les pousses ayant fructifié, reconnaissables à leur écorce plus
rugueuse, et leur début de dessèchement. On recommande parfois de raccourcir les
pousses restantes à 80 cm de haut, ce qui n'est pas forcément une bonne idée, car les
plus beaux fruits sont portés par les extrémités. En revanche il est intéressant de
raccourcir une tige sur deux à 40 cm, pour étaler la production. Celles qui sont taillées
donneront leurs fruits plus tardivement.
Eliminez les rejets maigrichons, ou malades (voir paragraphe suivant), et ceux qui
s'écartent trop du rang. Conserver environ une tige tous les 15 à 20 cm sur le rang.
Framboisiers remontants
Ils sont taillés selon le même principe. Attention de ne pas supprimer les jeunes
pousses ayant fructifié à l'automne. Couper également les extrémité ayant produit en
dessous de la trace des premiers fruits.
Fumure, entretien
Apportez en même temps que la taille d'hiver une fumure d'entretien sous forme de
compost jeune, qui sera incorporé à la couche superficielle du sol. La dose est
d'environ une pelletée par mètre sur le rang.
Au printemps et en été , maintenir le sol meuble et exempt de mauvaises herbes par
des binages réguliers. Le framboisier supporte très mal la concurrence des graminées,
qui font dépérir une plantation en quelques saisons.
Faire des pulvérisations de purin d'orties, qui constitue un excellent engrais et
stimulant foliaire.
Donnez un ou deux arrosages après la récolte si le temps est sec, pour favoriser la
croissance des jeunes rejets qui conditionnent la prochaine récolte.
Maladies, nuisibles et parasites
Les maladies et nuisibles du framboisier peuvent atteindre ses feuilles : l'anthracnose
(taches pourpres au cœur blanc argenté), la rouille (pustules jaune-orange vif),
l'oïdium (poudre blanche) et le tétranyque tisserand (dessèchement avec toiles
d'araignées).
Certains sévissent sur les bourgeons, les boutons et les fleurs : brûlure des dards
(taches pourpres violacées), pourriture grise ou botrytis (pourrissement et duvet
gris) et aussi anthracnose.
D'autres attaquent les tiges : le dessèchement et l'anthracnose.
Ou encore les pédoncules, puis les fruits : l'anthonome (petit charançon qui les
sectionne) et le ver du framboisier (petit coléoptère qui les dessèche).
Traitez en cas d'attaque de l'anthonome, du ver ou du puceron vert des framboisiers
avec un produit adapté.
Conseils écologiques
• Orientez vos lignes nord-sud pour éviter les ombres portées.
• Plantez en même temps au pied du framboisier du myosotis ou de la tanaisie, qui
agiront comme des répulsifs sur le ver du framboisier.
• Changez de place vos framboisiers tous les 7 ans, ils s'en porteront mieux.
Nous proposons :
•
une framboise rouge de printemps (unifère)
•
une framboise rouge bifère (remontante)
•
la framboise phoenicolasius aussi appellée framboisier du Japon ou framboisier
à poils rouges
•
la ronce framboise ou tayberry
Framboise du Japon :
Rubus phoenicolasius est un arbuste vigoureux aux tiges
épineuses couvertes de poils soyeux ou glanduleux (3-5
mm) rougeâtres ou roussâtres. Son nom Rubus désigne le
genre en latin, mot venant du latin
« ruber » qui signifie rouge et son
nom spécifique phoenicolasius signifie
muni de poils pourpres.
En été, sur les tiges de 2 ans, jolis
fruits rouges comestibles (mûresframboises) orangés à rouge brillants
à saveur très sucrée et fruitée.
Ronce framboise ou Tayberry :
Le framboisier s’est prêté à des croisements avec diverses espèces de mûres afin de
fournir de nouveaux
fruits.
La mûroise (Rubus
xloganobaccus) est
issue d'un croisement
entre une espèce de
mûre sauvage (Rubus
ursinus) et la
framboise. Ses fruits
de couleur rouge ou
noirs selon l'espèce
sont assez peu connus
en France. On trouve
principalement deux
variétés de mûroises :
la Loganberry et la Tayberry.
Goji :
Le lyciet (Lycium barbarum) est un petit arbuste
originaire de Chine qui appartient à la famille des
solanacées (tomate, aubergine, pomme de terre...).
Il produit des baies rouges, semblables à de petites
cerises allongées, légèrement sucrées et de faible
acidité. « Goji » est leur appellation commerciale dans
nos contrées.
Le Goji est consommé en Asie depuis des millénaires,
sous forme séchée ou bien en jus. Il est riche en
vitamines, en minéraux et en oligo-éléments. A ce
titre, il est certainement bénéfique pour la vitalité
générale, et la stimulation de nos défenses naturelles.
On admet généralement que c'est l'un des fruits les
plus anti-oxydants, ce qui lui vaut sa réputation de fruit « anti-vieillissement ». La
baie de goji contient de nombreux acides aminés, caroténoïdes et sucres, oligo
éléments, calcium, protéines, vitamines (B1, B2, B6, C et E)… Bref, un concentré de
bien-être pour notre organisme.
Les feuilles de goji sont aussi consommées, sous forme infusées, donnant un thé aux
vertus particulièrement toniques.
Il trouvera place dans votre jardin, par exemple en haie
fruitière, mais il peut également être cultivé en pot.
Dans quel sol planter le goji ?
Le goji se plait dans toute bonne terre de jardin enrichi
de terreau à la plantation. Plus encore, le goji aime les
sols calcaires et filtrant, par contre évitez les terres
acides.
Sous quelle exposition planter le goji ?
En plein soleil ! Et laissez-lui de l’espace tout autour (2m²), à moins de le palisser
contre un mur. Il aime les situations fraiches au niveau du pied, mais bien ensoleillée
au niveau de la tête.
En grandissant, il prend un port un peu indéterminé, avec des branches arquées ayant
une forte tendance à l'allongement. Il est capable de pousser de 2m au cours de l’été.
N’hésitez pas à raccourcir au sécateur toutes branches gênantes.
Le Lyciet fleurit en été. En début d'été, il se pare de petites fleurs violettes et
blanches en étoile, remplacées vers le mois de septembre par les baies, non moins
décoratives et produit des baies au bout de 3 ans. Fraiches, elles sont désaltérantes,
et peuvent être consommées tout l’hiver sous leur forme séchée.
Quand planter le goji ?
Le goji peut être mis en terre à n’importe quelle période de l’année, hors période de
gel. L’automne est la période idéale pour toute plantation d’arbres et d’arbustes.
Comment planter le goji ?
Au préalable, imbibez la motte du goji acheté en petit pot. Creusez le trou de
plantation dans un sol bien ameubli et mélangez pour moitié du terreau à la terre de
culture. Mettez la motte dans le trou de plantation, laissez affleurer le collet,
refermez, tassez et arrosez pour bien adhérer la motte à la terre.
Cultiver le goji en pot
Le goji est un arbuste cultivable en pot. Il n’atteindra alors pas plus de 1,5m contre 23m en pleine terre. Choisissez-lui un pot d’au moins 50x50 cm pour un jeune sujet.
Remplissez le contenant d’un mélange de terre de jardin, terreau, un peu de sable
pour améliorer le drainage.
Arrosez 1 fois par semaine en hiver et 3 fois par semaine en été. Prenez garde à ne
pas laisser l'eau stagner dans la coupelle ; les racines risquent de pourrir.
Groseille :
D’origine assez incertaine, ce fruit aux couleurs variées a fait son apparition en
France au XVe siècle. Aujourd’hui, sa principale production vient d’Europe de l’Est.
Très rustique, cet arbuste apprécie les hivers rigoureux. De nature conciliante, il
demande peu d’entretien et ses fruits émerveilleront vos papilles durant tout l’été.
Plantation des groseilles : préparation du terrain
Les groseilliers aiment les sols riches en humus et bien
drainés. Si vous habitez au nord de la Loire, choisissez un
emplacement bien ensoleillé. Dans les régions méridionales,
préférez un endroit modérément ensoleillé.
Cette plante craint la sécheresse du fait de son
enracinement superficiel.
Méthode de culture des groseilles
Creusez un trou d’une profondeur supérieure à la taille des racines. Coupez celles qui
sont abimées puis hydratez-les dans un mélange eau/terre avant de planter. Après
avoir rebouché le trou, arrosez abondamment.
Une distance d’environ 1 mètre entre chaque plantation est à prévoir.
Cette plante nécessite une taille sévère durant l’hiver.
Un groseillier bien traité dure entre 12 et 15 ans.
Conserver votre récolte
Il est préférable de consommer les groseilles de suite.
Néanmoins, vous pourrez les conserver dans le bac à
légumes de votre réfrigérateur deux jours maximum.
La congélation reste la méthode de conservation la plus efficace.
Vertus culinaires et thérapeutiques de la groseille
La groseille est très peu calorique, environ 30 calories pour 100g.
Outre les délicieuses gelées et confitures, on la retrouve dans de nombreuses
préparations culinaires sucrées comme les crumbles, clafoutis, coulis mais également
salées tels les sauces acidulées qui agrémentent si bien les gibiers par exemple.
Sa grande teneur en vitamine C est équivalente à celle de la clémentine. La groseille
favorise la bonne fluidité du sang et a un effet protecteur sur les capillaires.
Bon à savoir
•
Faites vos confitures et gelées très rapidement
après la cueillette. En effet, la pectinase (un
enzyme naturel) va agir sur les pectines de la
groseille et diminuer leur pouvoir gélifiant.
•
Pour égrener vos groseilles, servez vous d’un
peigne à grosses dents ou d’une fourchette.
•
Afin de préserver votre récolte, n’hésitez pas à
poser des filets sur les arbustes. Les oiseaux raffolent de ces petites baies !
•
Les groseilles blanches sont moins acides que les
sont les plus parfumées.
•
le groseillier à maquereaux (Ribes uvacrispa) possède des branches épineuses qui
fournissent de gros fruits
(‘Hinnomäki’) ou
rouges et les roses
verts (‘Invicta’), blancs
rouges (‘Freedonia’).
Groseille noire ou Cassis :
Le cassissier (Ribes nigrum), de la famille des
Grossulariacées, est un arbrisseau de 1,50 m qui produit de
grosses baies noires, à la fois sucrées et acidulées, à l’arôme
caractéristique. Très productif, un cassissier adulte (de 3
ans) produit de 2 à 3 kilos de fruits. La récolte s'étale de
début juin à août.
Le cassissier n'est pas exigeant pour la terre, celle-ci doit
être cependant bien drainée. Il n'apprécie pas les fortes
chaleurs d'été.
L’arbuste est sujet à l’oïdium, la rouille et l’anthracnose, maladies qui se traitent à la
bouillie bordelaise au printemps, mais aussi aux acariens (phytopte) et aux pucerons,
contre lesquels une surveillance attentive est nécessaire, suivie de traitements bio
(jus de prêle, fougère).
Il se bouture en fin d’hiver dans un terreau riche, à l’aide de boutures de tiges de
l’année précédente.
Différentes utilisations culinaires
Le cassis est surtout apprécié pour la saveur particulière qu'il donne aux jus, aux
confitures et aux gelées.
Les groseilles rouges sont utilisées pour la confection de gelées et confitures, mais
aussi de tartes et autres desserts.
Les groseilles blanches, plus rares, se contentent généralement d’accompagner les
rouges dans l’assiette à dessert.
Bon à savoir
•
•
•
Les baies du cassis, extrêmement riches en fer et en vitamine C, sont connues
depuis l’Antiquité pour leurs vertus diurétiques, laxatives. En infusion, les
feuilles soignent les rhumatismes.
La groseille, également riche en vitamine C et flavonoïdes (qui lui donnent sa
couleur rouge), est très bonne aussi à la santé : elle a des vertus antioxydantes (anti-âge, anti-cholestérol, etc.).
Attention à ne pas planter vos cassissiers et groseilliers près d’un pin. Ils
véhiculent la rouille vésiculeuse du pin blanc. Le champignon qui cause cette
maladie passe une partie de son cycle de vie sur les cassissiers et les
groseilliers, et l'autre partie sur le pin blanc, auquel il peut causer de graves
dommages.
La caseille ou casseille est un croisement entre un cassissier et une variété de
groseillier épineux (Ribes uva-crispa)...
Le nom de caseille provient du mixage du mot cassis et
du mot groseille.
Un des avantages de la caseille est sa grande résistance
aux parasites et aux maladies. Elle est également
beaucoup plus productive.
Elle produit des fruits ressemblant à de gros cassis :
peau lisse, noire, à saveur acide. La texture de la chair,
elle, est plus proche de la groseille.
La récolte, très abondante, se fait en juillet. Excellente productivité puisqu'on
atteint plusieurs kilos de fruits par pied. Les fruits sont portés par les rameaux de 2
ans. La cueillette est facile et agréable.
Vous pouvez les utiliser pour les confitures et les sorbets; Utilisées crues, les
caseilles sont appréciée pour leur goût excellent et leur teneur en vitamine C.
Le feuillage est légèrement parfumé.
A planter en exposition ensoleillée. Le plant de caseille est vigoureux et résistant. Il
n'a pas besoin d'autres pieds pour une bonne pollinisation : il est autofertile.
Tous les types de sols lui conviennent.
Voisinage propice - Plantes compagnes : Rue, tanaisie.
Voisinage néfaste - Plantes incompatibles : Pomme de terre.
Choix de la forme et plantation des cassissiers et des groseilliers
La forme buisson est la forme naturelle de développement du cassissier et du
groseillier. C’est la plus adaptée pour ces espèces. Le palissage en haie verticale est
également possible. Dans tous les cas, il est important de laisser environ 1,5 mètre
entre deux pieds.
On plante le groseillier et le cassissier à l'automne ou au printemps dans un sol
fertilisé (à l’aide de fumier décomposé). A la plantation, il faut prévoir puis enfoncer
le pied légèrement sous le niveau du sol et bien étaler les racines sans les casser.
Entretien des cassissiers et groseilliers
La taille d’entretien, réalisée en mars, permet d’obtenir de plus
beaux fruits. Elle doit être pratiquée légèrement, à l’aide d’un
sécateur, et doit permettre à un maximum de lumière de pénétrer
la plante : elle consiste à ôter les branches malingres, mortes et
dirigées vers l'intérieur de l'arbuste.
Taille du cassissier - étape 1
Tous les 3 ou 4 ans, il est également nécessaire de couper les
vieilles branches, devenues stériles. Pour cela, il faut couper en
février les branches ayant porté des fruits et ne garder que les
pousses de l’année.
Taille du cassissier - étape 2
Au printemps, il est indispensable de désherber le pied des
arbustes, souvent envahis d'herbes adventices qui risquent de
concurrencer les arbustes donc de diminuer la mise à fruit. Cet
entretien passe par un sarclage soigneux en évitant de creuser la
terre près des plants. En effet, les racines sont superficielles, il
est donc important de biner avec douceur. Un bon paillage permet
par la suite de faciliter le désherbage. Cette méthode est également valable pour
limiter les arrosages.
La fertilisation permet d’améliorer le rendement : un apport de fumier décomposé lui
sera bénéfique au printemps ou à l'automne.
Attention : nos amis les oiseaux sont de fins gourmets ! Quand vos cassis et groseilles
arrivent à maturité, tendez dessus des filets (achetés en jardinerie).
Kiwi arguta ou kiwaï :
Le Kiwai, ou kiwi de Sibérie, est, comme son
nom le laisse supposer, un cousin du kiwi.
Originaire d'Asie, il est planté pour la
première fois en France, à la fin des années
80. Il se présente comme son proche parent,
sous forme de liane sarmenteuse. Les
rameaux très vigoureux et volubiles sont à
palisser au fur et à mesure de leur
développement. Les feuilles apparaissent au
printemps, vertes, en forme de cœur, au bord finement denté. La floraison dure de
juin à juillet. Les petites fleurs délicates blanc-vert dégagent un agréable parfum. La
beauté du feuillage et des fleurs en fait une plante utilisée également pour
l'ornement des jardins.
Comme la plupart des espèces du genre Actinidia, le kiwai est une plante dioïque ; un
pied porte soit des fleurs femelles, soit des fleurs mâles, les deux étant nécessaires
pour obtenir des fruits. Identique au kiwi, un pied « mâle » peut subvenir aux besoins
de plusieurs « femelles ». Notez toutefois qu'il existe des variétés monoïques : c'est
le cas de Actinidia arguta 'Issai'.
Fruits vitaminés
Les fruits sont mûrs en septembre. Ce sont des baies
charnues, oblongues, de couleur jaune-vert. La peau,
démunie de tout poil, est comestible. Ils sont plus
petits que le fruit du kiwi, aussi plus sucrés et plus
riches en calcium, en phosphore et en vitamine C.
Sachez également que les variétés les plus récentes
ont des fruits moins nombreux mais plus gros que les variétés anciennes.
Culture
Le kiwai apprécie lumière et chaleur mais supporte une légère ombre. Il prospère sur
un sol drainant, riche et humifère. Les terrains calcaires sont à éviter. Plus rustique
que son cousin, il ne nécessite pas de protection hivernale. Les arrosages sont
nécessaires en période estivale, mais occasionnels le reste de l'année. Un apport
d'engrais, à effectuer tous les ans, est recommandé.
Supports
Le kiwai est une liane ; il est donc nécessaire de le palisser pour que son
développement, plutôt rapide, puisse s'opérer dans les meilleures conditions. Une
tonnelle ou une pergola sont de très bons supports. En y faisant grimper le kiwai tout
le long, vous bénéficierez d'une ombre agréable. Un treillis ou des fils tendus font
également l'affaire.
Tailles
L'hiver, en période de dormance, les rameaux fructifères se taillent à deux yeux audessus de l'emplacement du dernier fruit. L'été, en période végétative, ils se pincent
au-dessus de la quatrième feuille du dernier fruit. Lorsque les fruits commencent à se
regrouper à l'extrémité des rameaux, taillez-les à la base, pour encourager le
développement de nouvelles pousses.
Le saviez-vous ?
• Le goût du kiwai rappelle celui de la groseille à maquereau.
• Certaines variétés possèdent jusqu'à 400 mg de vitamine C pour 100 g.
Lonicera kamtshatica (chèvrefeuille) :
Le chèvrefeuille comestible, appelé
également Baie de mai ou Chèvrefeuille à
baies de miel, est un petit chèvrefeuille
non grimpant, ne dépassant pas 1,50 m de
hauteur, qui trouve ses origines en
Sibérie. De port buissonnant, son
feuillage est caduc. Les feuilles vertes,
légèrement bleu-gris, sont simples et
ovales.
La floraison est discrète et sans
parfum ; au mois de mars, de petites
fleurs blanc crème, tubulaires à la base,
s'épanouissent par paires, sur les
turions.
L'intérêt des baies de mai réside, davantage, dans ses fruits. Ils mûrissent, comme le
nom de l'arbuste laisse le supposer, au mois de mai. Ce sont les premières baies de la
saison que vous pourrez récolter. De forme allongée, et de couleur bleu, elles sont
charnues et recouvertes de pruines, une couche cireuse qui recouvre certains fruits,
comme, par exemple, les prunes.
Ces fruits sont comestibles, chose rare chez les chèvrefeuilles ! Riches en vitamines C
et B, ils sont acidulés et légèrement sucrés. À déguster cru ou cuit.
Planter un chèvrefeuille comestible
Le chèvrefeuille comestible est un arbre très rustique (- 40°C : il vient de Sibérie, ne
l'oublions pas), mais craint deux choses : la sécheresse et les terrains calcaires.
Plantez-le au soleil, sur un sol drainé, frais et humifère.
Lors de la mise en place, remplissez le trou avec de l'eau et n'hésitez pas à apporter
du compost et du terreau de feuille. Installez, ensuite, l'arbuste et sa motte bien
arrosée au fond du trou, puis rebouchez avec un mélange de terre et de terreau.
Son petit format permet au chèvrefeuille comestible d'intégrer une haie fruitière ou
bien une plate-bande.
Conseil : pour favoriser la pollinisation des fleurs et la production de fruits de votre
chèvrefeuille comestible, il est conseillé de planter deux sujets, pas trop éloignés l'un
de l'autre.
Garder le pied au frais
Le chèvrefeuille comestible ne nécessite pas de beaucoup d'attention, hormis l'été ; il
craint la sècheresse. Durant l'été, arrosez-le régulièrement et, si possible, paillez le
sol.
Si vous souhaitez supprimer quelques branches, procédez après la récolte des fruits
ou à la fin de l’hiver.
Myrtillier américain :
La Myrtille à l'état sauvage est connue depuis les temps préhistoriques où elle
poussait spontanément dans les régions septentrionales de l'Europe (Scandinavie et
Sibérie) ainsi qu'en Amérique du Nord.
Remarquée par les premiers explorateurs, appréciée par les premiers colons et les
Amérindiens qui l'incorporaient dans leur alimentation de base et l'utilisaient même
pour se soigner, la Myrtille sauvage, fait l'objet de recherches aux USA en 1908, par
le Docteur Cole. Le développement de ces travaux de sélection à partir des espèces
sauvages, aboutit à la création de nombreuses variétés "domestiquées".
Cet arbuste caduc de la famille des Éricacées porte de nombreuses petites baies
bleutées qui ont le goût sauvage des montagnes. Son feuillage est très décoratif. Au
printemps, à partir de mai, apparaissent de jolies grappes de clochettes blanches. A
l'automne le feuillage se pare de belles teintes rutilantes. La myrtille d'Amérique
contient moins de vitamine A moins que la véritable myrtille, et est aussi 3 fois moins
riche en anthocyanes (les colorants bleu-noirs), ce qui explique la coloration blanche
de la chair de la corymbelle alors que celle de la myrtille est de la couleur de la peau.
Des fruits de juin à septembre
Cueillez les fruits à la main, de juin à septembre. Bleus et juteux, ils sont délicieux
nature ou préparés : faites-en des confitures, tartes, salades de fruits, sorbets,
liqueurs. Ils peuvent aussi être congelés. La myrtille accompagne bien les sauces de
viande, particulièrement les gibiers.
Facile à réussir à mi-ombre en sol non calcaire
La myrtille est une plante qui pousse bien, à condition de la planter à mi-ombre, dans
un sol non calcaire. Si votre terre ne convient pas, plantez votre myrtille dans un
grand pot rempli de terre de bruyère. Choisissez alors une variété autofertile. En
mars, apportez un engrais " rhododendrons ". Paillez en automne avec des aiguilles de
pin. Tous les deux ans, ajoutez de la tourbe blonde pour acidifier le sol. Sur le balcon,
plantez dans un pot de 30 à 40 cm, rempli de vraie terre de bruyère, en ayant prévu
un important drainage au fond du contenant. Choisissez son emplacement avec soin.
Une fois installée, la myrtille n'aime pas déménager et peut vivre plus de 50 ans.
Arrosez très généreusement par temps sec, avec de l'eau non calcaire.
La plante demande à être généreusement paillée, pour éviter la pousse de l'herbe (et
surtout les désherbants), maintenir une humidité propice et apporter de la matière
organique.
Nous proposons 2 variétés :
Bluecrop :
•
Variété de mi-saison
•
Vigueur moyenne, port droit et étalé. Très résistant au froid hivernal et à la
sécheresse. Peu sensibles aux gelées de printemps à la floraison.
Feuillage décoratif à l'automne. Productivité élevée et régulière.
Tailler pour éviter la surproduction et les petits fruits,
•
A maturité, les baies sont moyennes à grosses, aplaties, de couleur bleu clair.
Bonne saveur un peu acidulée.
Maturité à partir de début juillet sur 3 ou 4 semaines.
Northland :
•
Fruit de taille moyenne et de bonne saveur, ferme, productif et très rustique,
les premiers arrivent précocement, mais le pic de production s'effectue à misaison;
•
arbuste dense et "drageonnant" nécessitant plus de taille que les autres
variétés
Il est préférable d'avoir 2 myrtilliers pour favoriser la pollinisation.
Vigne :
Le cycle de culture de la vigne commence donc par la taille...
La taille (du 15 novembre au début février)
La taille de la vigne consiste à couper les bois de vigne (sarments) pour ne laisser que 8
bourgeons sur 1 à 2 bois qui donnerons la récolte future, c'est un travail manuel
assisté désormais par des sécateurs électriques.
La Taille pratiquée sur mon exploitation est la taille couramment utilisée dans le
Bordelais « Taille Guyot Simple ».
Le Tombage de bois (même période que la taille)
Le tombage de bois consiste à enlever les bois coupés par le tailleur, ils seront par la
suite brûlés ou broyés sur place.
Le carassonage (février, mars)
Le carassonage consiste à entretenir le palissage de la vigne (Tuteurs, Piquets, Fils de
fer).
Le Calage (mars , avril)
Le calage consiste à attacher les pieds de vigne (ceps) au fil de fer.
Le Pliage (même période)
Le pliage consiste à courber le bois porteur des bourgeons producteurs sur le fil de
fer auquel sont attachés les ceps de vigne. Travail qui peut être assisté d'un
attacheur électrique.
Epamprage, Ebourgeonnage (mai)
L'épamprage consiste au moment de la pousse à enlever les branches superflues afin
que les raisins soient aérés.
Avant et après épamprage
Floraison de la vigne (mai, juin)
La floraison de la vigne a lieu en mai juin, aucune action particulière est requise.
Levage (juin, juillet)
Le levage consiste à serrer les branches de vigne entres 2 fils de fer afin qu'elles
poussent droites et laissent passer un maximum de lumière vers les raisins.
Avant et après levage
Rognage écimage (juin, juillet, août)
Le rognage consiste à limiter la pousse de la vigne pour favoriser la maturité des
raisins.
Effeuillage (fin juillet)
Consiste à enlever les feuilles qui recouvrent les raisins afin d'améliorer la maturité,
travail qui peut se faire manuellement ou mécaniquement.
Éclaircissage ou vendange en vert (début août)
Consiste à supprimer les grappes inutiles ou trop nombreuses afin que celles qui
restent soient meilleures. Ttous ces travaux sont entrecoupés de l'entretien du sol,
qui pour ma part est enherbé. Il faut donc tondre régulièrement.
Le principe de l'enherbement est de laisser entre chaque rang de vigne de l'herbe
naturel ou bien semé (gazon composé d'un mélange de Ray Grass, pâturin et fétuque).
Il y a plusieurs avantages :
• réduction de l'utilisation de produits désherbants,
• meilleur portance pour les tracteurs,
• concurrence pour la vigne très intéressante les années humides "2008" pour
limiter la pourriture grise "Botrytis"
• limite l'érosion du sol
et peu d'inconvénients
• concurrence pour la vigne les années de secheresse "2005".
• travail supplémentaire "tontes"
Récolte (fin septembre début octobre)
La récolte consiste tout simplement à couper les raisins pour les apporter au chai, elle
se fait manuellement ou mécaniquement.
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