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49-3 ou pas

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37e Les progressistes du monde entier se retrouvent
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juin place du Colonel-Fabien à Paris (lire p. 3)
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2, place du Colonel-Fabien - Paris 19e - Comité de rédaction: Obey Ament - Jacques Chabalier - Patrice Falguier - Jean-Louis Le Moing - Yann Le Pollotec - Emilie Lecroq - Frank Mouly Camille Lainé - Julia Castanier - Denis Rondepierre - Lydia Samarbakhsh - Gérard Streiff - Julien Zoughebi - Directeur: Patrice Bessac - Rédaction: Patrice Falguier Tél.: 0140401359 Gérard Streiff Tél.: 0140401241 - Mèl : communistes@pcf.fr - Relecture: Jacqueline Lamothe - Mise en pages: Zouhair@NAKARA.info
SERVEZ-VOUS www.pcf.fr
“49-3 ou pas
Modèle de tracts
La loi on n'en veut pas!” 654352105/.3-302,52+*5).3('30*5+$52+*5).3('30*+*5(#+(5-+"2+($5!3* 52*52+50*+($5!3.
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37e Congrès du PCF
Emparez-vous du débat sur
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#CongresPCF et
#LeTempsduCommun
Et suivez les comptes
'utilisation du 49-3 a permis au
gouvernement de faire passer le
projet de loi El Khomri. Mais il aurait
tort de croire avoir partie gagnée.
D'abord parce que la mobilisation se
poursuit. Elle prend même de nouvelles
formes avec des mouvements de grève
dans plusieurs secteurs. Ensuite parce
que ce passage en force va laisser des
traces chez les Français, au sein de la
gauche et du PS. Dans cette situation, le
débat sur le contenu de l'alternative
devient essentiel. µ
(pp. 2 et 3)
L
phototheque.org
@CongresPCF et
@CNPCF"
Les JC donnent la parole aux
jeunes sur la loi travail (p. 2)
Congrès : De quelles
directions les communistes
ont-ils besoin ?
(p. 4)
637 - Supplément à l’Humanité du 18 mai 2016 - PAGE I
L’ÉVÉNEMENT
Censuré mais pas bâillonné
solé dans le pays comme à l’Assemblée nationale, le gouvernement a choisi le coup
de force pour imposer son projet de régression sociale. Le 49-3 lui a permis de passer l’étape du Palais-Bourbon mais il aurait tort de croire l’affaire réglée pour autant. Dès jeudi, les salariés et les jeunes étaient de nouveau dans la rue pour faire entendre leur opposition à cette loi. D’autres journées d’actions sont prévues les 17 et
19 mai, accompagnées de mouvements de grève. Non, le mouvement social n’a pas dit
son dernier mot ! Ce passage en force laissera aussi des traces sur le plan politique.
Pour la première fois depuis l’élection de François Hollande, une trentaine de députés
socialistes ont choisi de joindre leur voix à celles du Front de gauche et de certains
écologistes, pour censurer le gouvernement. L’entreprise n’a certes pas abouti, mais
à un an de la présidentielle elle témoigne d’un tournant à gauche. « Un pas encoura-
I
geant, selon les mots d’André Chassaigne, qui peut permettre de lever de nouvelles
convergences pour tous ceux qui refusent la dérive libérale de la majorité, l’espoir
qu’il est possible de construire une alternative progressiste. » Dans ce contexte inédit, le débat populaire sur l’alternative devient plus que jamais essentiel. Des initiatives sont prises pour qu’il en soit ainsi, dans les mobilisations en cours, sur les
places occupées. Des appels circulent en ce sens… Pleinement engagé dans ces actions, le Parti communiste a décidé de lancer une vaste consultation citoyenne pour
faire émerger les exigences populaires et construire ainsi un ensemble de propositions alternatives à la politique actuelle. Dans la plupart des départements, la campagne est engagée. Avec la tenue des premières conférences de section, elle devrait
maintenant s’accélérer et s’élargir.µ
P. F.
« Que demande le peuple »
De premières expériences
GENNEVILLIERS (Hauts-de-Seine)
La consultation au pied des immeubles
Loi El Khomri
Face au 49-3,
les jeunes prennent
la parole
éunis en assemblée générale le 3 mai, dans le cadre de la préparation du Congrès, les communistes de Gennevilliers en ont
R
profité pour discuter du sens de la consultation décidée par le PCF et des initiatives à prendre pour la faire vivre. Bien sûr,
il appartiendra aux militants de chaque quartier de définir le plan de travail précis de la campagne, mais plusieurs types d’initiatives ont cependant été avancés. La première est de mettre dans le coup le maximum de communistes en sollicitant leur
avis et en leur laissant des questionnaires à faire remplir autour d’eux. La seconde est de tenir de façon régulière des points
d’animation sur le marché. La troisième est d’organiser la consultation dans les cités. La méthode envisagée étant de distribuer les questionnaires au porte-à-porte et de les récupérer quelques jours après dans le cadre d’une initiative conviviale organisée au pied de l’immeuble. Une animation qui peut permettre aussi de rencontrer des locataires absents au moment du
porte-à-porte. L’ambition affichée par les communistes de Gennevilliers est de contacter au moins 2 000 personnes d’ici à
l’été. À suivre…
GIRONDE
La Fête départementale, premier rendez-vous de la consultation
Sébastien Laborde, responsable du PCF en Gironde, la réussite de la consultation passe par la mobilisation des commuPavril,our
nistes. C’est pourquoi, avant toute chose, la direction départementale a tenu à réunir les animateurs des sections. Le 27
une trentaine de responsables locaux étaient donc présents à la fédération pour réfléchir au contenu de l’initiative et à
sa mise en œuvre. Comment aller à la rencontre de milliers de citoyens pour les écouter et débattre avec eux de l’alternative à
construire ? Comment engager la discussion avec les syndicalistes, les jeunes, les électeurs de gauche qui ne se retrouvent
pas dans la politique actuelle et bâtir avec eux des États généraux de circonscription dans la perspective de 2017 ?... Dans la
discussion, des militants font part de premières expériences tenues dans la fédération. Tous parlent, après un moment de surprise, d’un bon accueil chez les personnes sollicitées. Leurs attentes recoupant souvent les propositions du PCF, même si sur
la politique les choses sont plus compliquées. Durant la réunion, plusieurs axes de travail sont avancés : points de rencontres,
visites à des personnes qu’on connaît et en premier lieu aux communistes qu’on voit peu, porte-à-porte… Mais la première
grande initiative publique de la consultation girondine sera bien sûr la fête départementale prévue les 21 et 22 mai. À cette
occasion, outre l’animation de la consultation organisée dans les stands, deux ou trois équipes de militants sillonneront les
allées de la fête pour faire remplir plusieurs centaines de questionnaires durant ces deux jours.
PARIS
Le questionnaire présent à Nuit debout
amedi 7 mai, en début d’après-midi, une dizaine de militants communistes s’étaient donné rendez-vous place de la RépuSdu PCF,
blique, point de rencontre des militants de Nuit debout et des promeneurs parisiens. Autour d’une table décorée d’affiches
ils proposent aux personnes présentes de donner leur avis dans le débat sur l’alternative en remplissant le questionnaire édité par le Parti communiste. Si, au départ, la crainte d’être accusé de récupération
existe, elle est rapidement dissipée par l’accueil des personnes sollicitées qui, seules
ou en petits groupes, s’appliquent à remplir
le questionnaire. Dans les mini-débats qui
s’engagent, les intervenants font part de
leurs inquiétudes, de leur colère, de leur désarroi parfois, mais aussi - « une fois n’est
pas coutume » - de la satisfaction d’être
consultés. Au cours de l’initiative, une trentaine de personnes donneront ainsi leur opinion. L’initiative devrait maintenant se prolonger dans plusieurs quartiers. µ
P. F.
ès l’annonce de l’utilisation du 49-3, les représentants des organisations de jeunesse se sont retrouvés pour apporter la réponse qu’il convient à ce
qu’ils qualifient de déni de démocratie : « En réponse au
passage en force du gouvernement à l’Assemblée nationale, nous faisons le choix de la démocratie. Nous appelons les lycéens, les étudiants, jeunes salariés et jeunes
privés d’emploi à faire entendre leur voix en multipliant
les actions : manifestations, grèves, rassemblements,
consultation populaire, meetings... dans les semaines à
venir. » C’est donc tout naturellement qu’elles appellent
à manifester aux côtés des salariés les 17 et 19 mai à
l’occasion des journées de mobilisation décidées par l’intersyndicale.
Dans les prochains jours, les militants du Mouvement
jeunes communistes seront donc à la porte des lycées et
des facultés pour organiser la riposte. Ils y seront avec
des urnes et des bulletins de vote afin de permettre aux
jeunes de dire ce qu’ils pensent de la loi travail. S’ils l’approuvent ou si ils s’y opposent et soutiennent les propositions alternatives avancées dans le mouvement. Dans le
cadre de cette votation, ils envisagent aussi de s’adresser
à des jeunes restés jusqu’alors un peu en retrait des mobilisations en organisant la consultation devant des
foyers de jeunes travailleurs et des CFA.
Face au passage en force du gouvernement, les jeunes
communistes veulent ouvrir des espaces de rencontres et
de citoyenneté pour aider les jeunes à se faire entendre.
Le 49-3 ne les fera pas taire ! Déterminés à obtenir le retrait de la loi, ils rappellent qu’en 2006, la mobilisation
avait eu raison du Contrat première embauche (CPE) imposé par Dominique de Villepin à coups de 49-3. Un encouragement à amplifier le mouvement.µ
P. F.
D
637 - Supplément à l’Humanité du 18 mai 2016 - PAGE II
L’INTERVIEW
Loi travail/Après le 49-3
PARTI PRIS
Le PCF réaffirme sa solidarité avec Dilma Rousseff
Le combat est loin d'être fini
Le pouvoir prétend passer en force avec la loi El Khomri, mais le mouvement d'opposition
non seulement n'est pas cassé mais prend de l'ampleur. Entretien avec Jacques Chabalier,
membre de la direction du PCF, responsable du secteur Vie du Parti.
COMMENT ANALYSES-TU CE CHOIX DU 49-3 POUR IMPOSER LA
LOI TRAVAIL ?
JACQUES CHABALIER : C’est bien sûr un déni de démocratie, un coup de force qui
pose une fois de plus la question du rôle du Parlement. Mais c’est aussi un déni
de démocratie par rapport à tout ce qui s’exprime dans le pays. Une majorité de
gens refusent cette loi, beaucoup l’expriment sous des mobilisations diverses
(manifestations, journées d’action, grèves, Nuit debout…). L’argument du pouvoir disant qu’il y a blocage ne tient pas. Quand il n’y a pas de majorité parlementaire et une majorité dans le pays qui refuse un texte, la règle première de la démocratie c’est de retirer ce texte pour discuter sur de toutes autres bases. Le
gouvernement veut décourager le mouvement en cours ; imposer un texte qui
est dans la droite ligne de sa politique libérale depuis 2012 ; aller encore plus
loin dans ses orientations politiques à droite et au centre. Il essaie de tuer l’idée
même de gauche dans ce pays, l’année où nous allons fêter le 80e anniversaire
du Front populaire. Il y a continuité de sa part et même une accélération, politique et symbolique, de ce qu’il veut faire. Mais le combat est loin d’être fini. Il
y a des points d’appui nouveaux qui apparaissent en ce moment. Il y a bien sûr
tout ce qui s’est passé depuis le mois de mars, les journées de mobilisation, Nuit
debout, etc., qui ont changé le paysage politique dans ce pays. L’action va se
poursuivre. Les discussions au Parlement ne sont pas finies. Et surtout le recours au 49-3 peut entraîner une mobilisation supplémentaire. Des actions sont
annoncées ; il y a eu la journée du 12 ; de nouvelles journées d’action sont annoncées le 17, le 19. On voit bien que tous ceux qui cherchent une alternative à cette
loi travaillent à faire grandir l’expression et la mobilisation. On sent que le mouvement ne s’arrêtera pas.
QUE PENSER DU DÉBAT À GAUCHE AU PARLEMENT ?
J. C. : Il montre justement cette aspiration à une alternative.
La recherche d’une motion de censure de gauche à l’Assemblée, le vote même
avec ses limites, disent qu’aujourd’hui de plus en plus de gens sont en quête
d’une alternative non seulement à la loi mais une alternative politique. Ils per-
çoivent mieux le scénario dans lequel on veut les enfermer lors des échéances
de 2017 ; ils s’efforcent de construire un socle commun, à partir d’une autre politique, un rassemblement qui permettrait d’affronter ensemble ces échéances et
de sortir du piège dans lequel nous sommes. Le mouvement Nuit debout, l’Appel
des cent traduisent à leur manière cette recherche.
QUELLES INITIATIVES DE LA PART DU PCF ?
J. C. : Le PCF est totalement impliqué dans cette démarche,
avec ses propositions, ses initiatives. Il s’agit de favoriser toutes les convergences possibles, à partir de contenus débattus ensemble. Il convient maintenant
de franchir une étape, en particulier avec le développement de notre consultation, ce questionnaire qui est à présent entre les mains des communistes. Cette
démarche est connue, elle est identifiée y compris par les médias, elle commence
à être visible. L’étape que nous devons franchir, y compris avec notre congrès,
consiste à la populariser, faire en sorte que chaque communiste remplisse luimême le questionnaire et puisse, avec ce document, se tourner vers les gens
qu’il connaît, dans son environnement, faire grandir ainsi la participation et l’exigence de changement. Il faut organiser des moments de restitution de ce travail, qui pourront avoir lieu au plan national, au congrès, à la Fête de l’Humanité,
mais aussi à l’échelle des départements, des circonscriptions pour montrer
toutes les convergences possibles. Je le répète, c’est maintenant une étape essentielle à franchir. Dans le même temps où, bien évidemment, le PCF continuera
à être présent dans tous les mouvements de rassemblement, d’opposition, de
mobilisation contre la loi El Khomri. Cette question sera au cœur de notre
congrès ; il s’agira de voir comment toutes ces recherches d’alternative pourront converger vers un nouvel espoir à gauche, une nouvelle construction politique. Tel est le débat qui anime les communistes, un débat qui ne se fait pas en
conclave mais bien dans les mobilisations, dans la vie, et ça c’est une grande richesse.µ
Propos recueillis par Gérard Streiff
À propos du vote
des communistes
PLANÈTE
1er juin • Rencontre internationale
Un autre monde est (toujours !) possible
ans un éditorial de la Lettre des
Relations internationales (LRI)
publiée par le secteur International du PCF et parue en janvier de
cette année, je rendais compte des
propos tenus par le ministre français
de la Défense dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne – où s’affichent ces mots de Théophile Gautier
dans ses Commentaire sur les Fleurs
du mal de Baudelaire : Pacem Summa
Tenent (« Sur les cimes, règne la
paix »)...
« Le 18 janvier 2016, J.-Y. Le Drian
prononçait la leçon inaugurale, La
stratégie de défense française à un
tournant, du nouveau cycle de conférence de la Chaire des grands enjeux
stratégiques contemporains de l’Université de Paris I. Au 25e anniversaire,
à deux jours près, du déclenchement
de la guerre contre l’Irak (« opération
Tempête du désert ») en 1991 mais
aussi à l’approche de celui, la même
année, de la disparition de l’URSS (26
décembre), le ministre français de la
Défense nationale confiait à son auditoire : « Une première période qui
s’était ouverte avec la fin de la guerre
froide vient de se refermer ». Le
tournant stratégique actuel de la
D
France serait constitué de trois autres : celui de « l’irruption d’un terrorisme militarisé », celui de « la sécurité en Europe », et « la fin de la domination techno-militaire sans
partage de l’Occident ». Quatre tournants en un, n’est-ce pas prendre le
risque de faire un peu de surplace ? Si
l’orateur mentionne, en passant, « le
terreau socio-économique » favorable au développement de ce qu’il
nomme « l’idéologie djihadiste », il
ignore tout au long de son propos le
levier de prévention des conflits que
constitue la lutte contre les inégalités et pour les droits humains, sociaux et écologiques ; un impensé saisissant au moment même de la publication du rapport annuel de l’ONG
internationale, Oxfam, mettant à nouveau en exergue la nécessité d’une
mobilisation mondiale contre les inégalités et contre la confiscation des
pouvoirs. »
2016 est aussi le Centenaire de la bataille de Verdun – qui dura plus de 9
mois et fit près d’un million de morts.
Le ministre y fera allusion à la toute
fin de son discours : « Souvenonsnous aussi de Verdun (...) Quel meilleur exemple de patience dans
Le PCF exprime sa plus profonde préoccupation après le
vote indigne du Sénat brésilien
qui (…) a donné son accord pour
que la présidente Dilma Rousseff soit soumise à un processus de destitution.
Il s'agit d'une attaque brutale
contre la démocratie et contre
les aspirations du peuple brésilien à des politiques de transformation politiques et sociales
progressistes.
Tout gouvernement issu de ce
véritable coup d’État sera illégitime et illégal. Il sera représentatif des mafias et des
groupes d'intérêts qui dominent le congrès brésilien et qui
agissent au nom des oligarchies
et du capital financier. Face à
cette attaque contre la démocratie dans un pays ami et partenaire, le silence du gouvernement français et l'inertie de
l'Union européenne sont pour le
moins surprenants. Le PCF
condamne le coup d’État en
cours et affirme une fois de
plus sa solidarité avec le peuple
brésilien et avec les forces de
la gauche et les mouvements
sociaux qui entrent dans une
nouvelle phase de leur lutte
pour arrêter le coup d’État en
cours et pour exiger le retour
de la présidente Dilma Rousseff
et pour défendre la démocratie
et les conquêtes gagnées ces
PCF
dernières années.
l’épreuve, de détermination individuelle et collective, d’unité de la nation ? 362 000 Français, 337 000 Allemands, ont laissé la vie dans ce qui
reste à ce jour la plus meurtrière des
batailles de notre histoire. Cent ans
après, alors que l’Union européenne
interroge sa politique de défense et
de sécurité communes, la France et
l’Allemagne, désormais unies par une
solidarité indéfectible, viennent de
réunir leurs industries de défense
terrestres (…) Leurs armées (...) se
retrouvent au Sahel et au Levant,
sous une même bannière, celle de la
paix, de la stabilité, de la sécurité.
Verdun est donc aussi un puissant
symbole de réconciliation. Honorer la
mémoire de nos morts partagés, en
cette année de centenaire, c’est
transmettre un espoir intact aux générations qui viennent » (texte intégral disponible sur
diplomatie.gouv.fr).
Est-ce vraiment la leçon à tirer de la
« boucherie » de 1914-1918 ? Est-ce
vraiment un message « d’espoir »
que d’entretenir la sempiternelle illusion que « toutes les guerres se gagnent et ramènent la paix » en oubliant qu’après la 1re Guerre mondiale,
il y eut la deuxième, les guerres coloniales... en oubliant – plus près de
nous – les décennies de guerre que
connaissent les peuples afghan ou
irakien, pour ne mentionner qu’eux,
depuis les interventions russes ou
occidentales ?
« Face aux impasses des politiques
d’austérité, germe l’idée que le néolibéralisme n’est pas la seule incarnation possible de la mondialisation »
écrit en février 2015 Bertrand Badie
dans son livre, Un monde de souffrances (Éditions Salvator) et le 1er
juin prochain, des militants et personnalités du monde entier se sont
donné rendez-vous – et vous donnent
rendez-vous – à Paris lors d’une Rencontre internationale, « Pour une
Conférence mondiale pour la paix et le
progrès », pour parler de leurs luttes
et de leur vision commune pour notre
humanité, celle qu’un autre monde est
(toujours !) possible. µ
Lydia Samarbakhsh
membre de la Coordination nationale
du PCF chargée des Relations
internationales
Inscriptions : international@pcf.fr
À la lecture du vote des communistes, des militants se sont
inquiétés du recul du nombre
d’inscrits qui passe de 63033
en 2013 à 52933 aujourd’hui.
C’est pourquoi la direction du
Parti a tenu à apporter
quelques éléments d’information. Elle rappelle que c’est le
36e Congrès qui a modifié les
statuts, pour faire des ADF (associations départementales de
financement) la référence des
cotisants, définissant ainsi une
liste électorale rigoureuse et
maîtrisée. Jusque-là le nombre
des inscrits était établi par le
déclaratif des fédérations.
Pour autant, elle ne cache pas
que le nombre de cotisants a
subi une érosion de 12 %. Une
érosion compensée budgétairement par la mise à jour des
cotisations, notamment le prélèvement automatique, et qui
s’établit autour de
6100000 euros. Une situation
qui, selon la direction du PCF,
renvoie à la réflexion du
Congrès sur les nécessaires
transformations du Parti, en
particulier à ce qui touche à
son implantation, sa restructuration dans la proximité, son
lien avec l’adhérent… afin de
valoriser un potentiel militant
qui reste aujourd’hui encore
trop largement inexploité. µ
637 - Supplément à l’Humanité du 18 mai 2016 - PAGE III
37e CONGRÈS
L’AIR DU TEMPS
La lutte (des classes)
continue
Commission
des candidatures
I
A la veille des premiers congrès départementaux,
Isabelle De Almeida, responsable de la commission
des candidatures pour le 37e Congrès, fait le point.
LA COMMISSION A RENCONTRÉ LES MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL. QUEL PREMIER BILAN TIRER ?
ISABELLE DE ALMEIDA : On va terminer en
effet les auditions individuelles des membres du CN. Cette démarche est très appréciée par les camarades. Elle nous
donne une bonne base de réflexion car au
cours de ces rencontres, beaucoup de
suggestions ont été faites pour enrichir,
améliorer la vie, le fonctionnement et
l’efficacité de notre direction nationale. Il
en est ainsi de la proposition d’organiser
plus de séances thématiques et de tisser
des liens plus étroits avec et entre les
différents secteurs de travail du Conseil
national. Vient aussi l’idée d’évaluer plus fréquemment les batailles en cours et de mieux définir nos priorités. De mieux travailler aussi à partir des expériences et de
l’apport des élus. Enfin, plusieurs camarades ont dit apprécier
que les débats du CN soient un peu plus dans la recherche de
construction commune que dans le positionnement de sensibilité.
VERS QUEL TYPE DE DIRECTION VA-T-ON ?
I. D. A. : Les communistes vont décider des orientations politiques du PCF pour les trois années à venir : son projet, son
positionnement pour 2017 et les transformations à apporter
au Parti. Le rôle premier de la future direction nationale sera
donc de mettre en œuvre ces orientations sur l’ensemble du
territoire, et de permettre aux organisations locales, aux
adhérent-e-s de déployer ces mêmes orientations. Cela veut
dire un collectif de responsables nationaux en capacité d’élaborer et de proposer, d’animer le débat politique, de coordonner les initiatives, d’organiser, de représenter le Parti, de
communiquer. Il y a besoin de membres du CN disponibles
pour assurer des responsabilités d’animation, de suivi, de
coordination, de travail d’élaboration à dimension nationale,
ntéressant sondage, l'autre jour, de l'institut Odoxa
pour Le Parisien et France Info sur la lutte des classes.
A la question : « Estimez-vous qu'en France, à l'heure
actuelle, la lutte des classes est une réalité ? », les réponses sont : Oui : 69 % ; Non : 30 %. Soit cinq points de
plus que lors de la précédente enquête Ifop/l'Humanité de
2013. La lutte des classes est donc une réalité pour plus
des deux tiers des Français. L'institut observe que cet
avis est partagé par les sondés dans des proportions
identiques, quelle que soit leur proximité partisane. Et
près de six Français sur dix en moyenne se disent concernés par cette lutte des classes (13 % très concernés,
46 plutôt concernés). Sur cette question, les sympathisants de gauche (69 %) et ceux du FN (68 %) s'affichent
les plus concernés avec des scores de dix points supérieurs à la moyenne. Seuls les gens de droite hors FN renversent les résultats puisqu'ils sont une majorité de 58 %
à ne pas se sentir concernés par la lutte des classes.
Ainsi, après plus de trente ans de laminage idéologique et
de discours dominant, politique, médiatique, culturel, universitaire, sur la fin des luttes, la fin des classes et la fin
des luttes de classes, cette idée se réimpose massivement. On aurait presque envie de dire à tous les penseurs
Gérard Streiff
et plumitifs en cours : remboursez !µ
de dirigeants engagés soit sur un territoire,
soit sur un secteur, soit sur une fonction.
C’est d’autant plus nécessaire que nous
sommes dans une période où nous devons
agir avec moins de permanents, de collaborateurs salariés, nationalement comme localement. Nous voulons une direction nationale
dont les priorités seront de mener des batailles idéologiques et politiques, de travailler sur le projet politique du PCF, d’engager
concrètement des campagnes politiques nationales mobilisant tout le Parti, campagnes
dont on pourra évaluer, quantitativement et
qualitativement, la portée. Nous voulons une
direction nationale qui soit en relation régulière avec les fédérations, avec un double objectif : un lien régulier de coordination entre le
CEN et les 13 régions, avec un-e référent-e national-e pour
chaque région ; et une aide plus individualisée, plus adaptée
aux fédérations et aux secrétaires départementaux.
QUELS SONT LES CRITÈRES DE CHOIX ?
I. D. A. : La commission des candidatures a adressé un courrier
aux secrétaires départementaux pour engager le travail de
construction de la future direction nationale. Nous les invitons à mettre en débat la question du rôle et des missions
des directions. Il s’agit d’une question politique primordiale
pour notre parti, pour son avenir, pour le rayonnement de ses
idées, pour le développement de son implantation territoriale. Nous souhaitons aboutir à une proposition de liste d’un
total de 150 membres. Comment examiner les propositions de
candidatures ? À partir de quelques critères qui sont : la parité, au cœur du dispositif de direction ; la territorialisation,
avec le souci de l’équilibre ; le renouvellement et la pérennité ; la diversité, au service des décisions prises.µ
SOLIDARITÉ
Les communistes avec les
progressistes brésiliens
Propos recueillis par Gérard Streiff
ne belle et combative soirée en défense de la démocraU
tie et contre le coup d’État contre la présidente Dilma
Rousseff était organisée à l'Espace Niemeyer ce 13 mai par
1936-2016
Un pique-nique en hommage
au Front populaire
le Parti des travailleurs-Paris en partenariat avec le PCF.
Des anciens exilés politiques brésiliens ont pris la parole
aux côtés de Lydia Samarbakhsh, responsable des Relations internationales du PCF, de la sénatrice communiste
Laurence Cohen et de Silvia Capanema, vice-présidente du
Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis µ
imanche 5 juin, à partir de 12 h 30, à l’issue de son
congrès, le PCF et le Mouvement des jeunes communistes vous invitent à participer à un pique-nique citoyen à l’occasion des 80 ans du Front populaire. Le Front
populaire a donné ses couleurs à la France et sa grandeur à
la gauche. Dans l’ébullition contre le fascisme, pour la
conquête des droits sociaux et de la dignité ouvrière, la
gauche a su trouver son chemin d’unité. C’est la France populaire des avancées sociales et culturelles, la France du travail et de la création unie dans le combat de la liberté
conquise, de l’égalité acquise, de la fraternité et de la solidarité. C’est cette France qu’on aime, rebelle, politique, poétique, audacieuse qui résonne aujourd’hui dans le combat
contre la loi El Khomri.
Alors, venez avec votre panier, vos salades, vos gâteaux,
votre verre de vin. On prépare les tables ! Ambiance musicale, festive assurée, pour passer simplement un dimanche
après-midi en famille, en chansons, en lutte…µ
NOM : .......................................................................PRÉNOM : ......................................
En partenariat avec des lendemains qui chantent/Zebrock,
la Fondation Gabriel-Péri, l’Humanité, les groupes parlementaires à
l’Assemblée nationale (GDR) et au Sénat (CRC).
Si vous êtes imposable vous
pouvez déduire 66 % de ce montant.
D
SOUSCRIPTION
Je verse:
…………........... .......................
euros
ADRESSE :...........................................................................................................................
CODE POSTAL .....................Ville ....................................................................................
Chèque à l’ordre de “ANF PCF”
2 place du Colonel-Fabien • 75167 Paris Cedex 19
http://adhesion.pcf.fr/soutenir
637 - Supplément à l’Humanité du 18 mai 2016 - PAGE IV
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