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Affaire de crime rituel à Fougamou : Un

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Affaire de crime rituel à Fougamou : Un
quatrième suspect arrêté puis relâché
Paul Joachim Koumba, le suspect arrêté puis relâché par la gendarmerie de Fougamou @ Facebook
Paul Joachim Koumba
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le 10 avril 2016, Paul Joachim Koumba, cité
dans l’affaire de disparition du jeune Étienne Doumambila Malata à Fougamou
(sud-du pays) a été arrêté jeudi dernier par les éléments de la brigade de
gendarmerie de la localité puis relâché au grand étonnement des parents du
disparu.
Sieur Koumba est le quatrième suspect de l’affaire dit de crime rituel qui secoue la ville de
Fougamou. Il a été cueilli sur le débarcadère de la rive gauche du chef-lieu du département de
Tsamba-Magotsi dans la province de la Ngounié (sud ). Mais aux dernières nouvelles l’homme a été
curieusement relâché deux jours après, pour une raison inconnue.
De source proche du dossier, Paul Joachim Koumba, quinquagénaire est agent administratif
hospitalier à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) affecté à
Mouila, capitale provinciale de la Ngounié. L’homme a séjourné du jeudi 12 au samedi 14 mai
dernier dans les geôles de la Brigade de Fougamou. Il habite le quartier Ngouassi, situé à la rive
droite de la localité. Il a été placé en garde à vue suite à la sulfureuse affaire de disparition du jeune
Etienne Malata, lui aussi résidant de Ngouassa. Elève en classe de 1ère S au lycée Léon Mboumba
de Fougamou, le jeune Malata est porté disparu depuis le 10 avril dernier après une virée entre
amis.
Dans les heures qui suivent la disparition du jeune Etienne Doumambila Malata, les agents de la
gendarmerie mettent le grappin sur trois individus aperçus pour la dernière fois en compagnie de
l’élève. Il s’agit notamment de John Olivier Geratza, Dieudonné Douanaet et Joe Gero Essono Essono.
D’après des témoignages probants, c’est ce dernier qui est allé chercher le jeune élève chez lui tard
dans la nuit du 9 au 10 avril pour l’inviter à boire de l’autre côté de la rive, où les attendaient déjà
ses présumés complices : Geratza et Douanaet.
Dans le feu de l’enquête, la chefferie de la Waka, village situé dans la haute Ngounié où les
présumés criminels, John Olivier Geratza et Dieudonné Douanaet travaillent respectivement comme
Scieur de bois et enseignant, auraient confié aux enquêteurs qu’à la veille de la disparition d’Etienne
Doumambila Malata, ces deux présumés assassins étaient en compagnie de Paul Joachim Koumba.
La même source aurait ajouté que les trois bonhommes se sont embarqués peu après dans la
pirogue à moteur de l’agent de la CNAMAGS en direction du village ou quartier Ngouassa où il
réside. Cette nuit Paul Joachim Koumba aurait hébergé Olivier Geratza et Dieudonné Douanaet. Des
accusations niées en bloc par Paul Joachim Koumba lors de sa première audition. Ce dernier aurait
même déclaré ne pas connaître les deux individus.
Mais alors qu’il se croyait tiré d’affaire, Paul Joachim Koumba a été rattrapé par la justice suite aux
pressions de la famille du porté disparu qui multiplie les marches de protestation pour que la vérité
triomphe. Sauf que la garde à vue a tourné court. L’homme a été relâché deux jours après.
Jeudi dernier, l’agent de la CNAMGS a été cueilli par les éléments de la gendarmerie de Fougamou
aux environs de 18 heures. Parce qu’il aurait été établi qu’il connaît très bien ces deux hommes et
que c’est bien lui qui les a hébergés cette nuit-là. D’ailleurs, il se raconte que c’est la pirogue à
moteur de Paul Joachim Koumba qui servirait à transporter le bois scié de Geratza du village Waka
jusqu’à Fougamou.
Mais si la famille se réjouissait déjà de cette arrestation, leur joie sera de courte durée. Paul Joachim
Koumba n’ira pas retrouver les trois premiers présumés coupables à « sans-famille » de Mouila, du
moins pas pour l’instant. L’agent de CNAMGS de Mouila a été tout simplement relâché par les
gendarmes de Fougamou. Depuis lors, cette affaire empoisonne la vie à Fougamou, une ville jadis
réputée paisible. Le 1er mai dernier, les parents du jeune disparu ont marché pour exiger la vérité.
L’affaire sulfureuse reste à suivre.
Camille Boussoughou
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