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ANNEXE A

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Rapport sur la gouvernance en Afrique IV
ANNEXE A
Adaptation de la méthode pour le calcul de l'indice
de corruption dans administration publique au cas
des groupes de pays
La simple adaptation de la formule de calcul de l’indice (équation 1 dans Escresa et Picci, 2015a) qui est nécessaire
pour calculer cet indice pour des groupes de pays, permet d’effectuer les opérations suivantes : les cas observés, et
les cas attendus, qui servent à calculer la formule de l’indice sont totalisés pour chaque sous-région. Ces totaux sont
ensuite utilisés dans le calcul de l’indice au niveau sous-régional. Ses valeurs représentent des multiples de points de
référence de 100, correspondant à une moyenne mondiale de tri. L’indice a une valeur plancher égale à zéro, lorsqu’
aucune corruption n’a été détectée, mais aucune valeur plafond indiquant que la corruption est un multiple arbitraire
du point de référence 100 - correspondant à une moyenne mondiale de tri. Par souci de clarté, l’indice pour chaque
pays est présenté ci-dessous (équation 1 dans Escresa et Picci, 2015a), auquel le lecteur voudra bien se référer pour
de plus amples renseignements :
PACIz =
N
∑i=1
cases–obs–HQiz
N
∑i=1
E(case–obs–HQiz)
· 100 avec i≠z. (1)
L’indice renvoie à un pays donné z; cases - obs - HQiz représente le nombre de cas observés impliquant des entreprises
ayant leur siège dans un pays i et des fonctionnaires d’un pays z, qui ont été jugés en premier dans le pays i abritant le
siège de l’entreprise. L’indice pour le pays z indique la comparaison entre le nombre total de transactions corrompues
observées entre les fonctionnaires du pays z et les entreprises ayant leur siège dans le pays i, pour tous i ≠ z, (cas
ayant été jugés en premier dans le pays i), et le nombre attendu de transactions semblables qui seraient observées
si leur distribution spatiale reflétait les parts des pays i et z – dans leurs échanges bilatéraux - expression dans le
dénominateur.33 La manière de déterminer le nombre de cas attendus dans le contexte actuel sera illustrée par la suite
(expression 3 ci-dessous).
Pour calculer le PACI pour des groupes de pays, il est nécessaire de rassembler les variables pertinentes (Escresa et
Picci, 2015b). L’équation 1 devient :
PACIr =
N
Nr
∑i=1
∑v=1
cases–obs–HQiv
Nr
N
∑i=1
∑v=1
E(case–obs–HQiv )
· 100 avec i≠v pour tout v appartenant à la sous-région r.
(2)
L’indice renvoie à une sous-région donnée r, composée d’un nombre de pays Nr. L’interprétation des symboles est
la même que ci-dessus. Le PACIr pour la sous-région r est la comparaison entre le nombre total de transactions
corrompues observées entre les fonctionnaires d’un pays appartenant à la sous-région r, et les entreprises ayant leur
siège dans un pays donné i, pour tous i ≠ v, transactions ayant été jugées en premier dans le pays i, et le nombre prévu
de transactions similaires que l’on observerait si leur distribution spatiale reflétait les parts des échanges bilatéraux
entre le pays i et les pays de la sous-région r.
N
Le numérateur, ∑i=1
∑ Nr
cases–obs–HQiv, est le nombre total de transactions corrompues entre les fonctionnaires d’un
v=1
pays v appartenant à la sous-région r et tous les pays i abritant les sièges des entreprises, transactions jugées dans
ces pays.
Le dénominateur est le nombre total de cas de corruption transfrontalière impliquant des fonctionnaires de tout
pays w appartenant à la sous-région r, et les entreprises disposant d’un siège dans un pays i, et ayant été jugés en
premier dans ce pays. Ce nombre total est celui qui aurait été obtenu si les cas de corruption avaient été répartis dans
Nr
N
chaque pays suivant la formule ∑v=1
Xiv / ∑j=1
Xij , qui est le ratio des exportations du pays i vers v avec le montant total
des exportations du pays i vers le reste du monde :
33 Voir expression 2 dans Escresa et Picci (2015a). En fait, la formule adoptée pour le calcul du PACI est la prétendue version "composée"
de l'indice, qui correspond à l'équation 3 dans Escresa et Picci (2015a). Il s'agit d' une généralisation de l'équation 1 ci-dessus, qui
montre l'adaptation du PACI à notre souci actuel de ne pas compliquer inutilement notre présentation.
88
Mesurer la corruption en Afrique : prendre en compte la dimension internationale
N
Nr
Nr
∑i=1
∑v=1
E(case – obs – HQiv ) = ∑i=1N ∑v=1
Xiv
N
∑j=1
Xij
Nr
∑j=1
case – obs – HQij
(3)
Le dénominateur représente le nombre total d’affaires transfrontalières impliquant tout pays v appartenant à la sousrégion r, ayant été jugées en premier lieu ailleurs, qu’on observerait si le niveau de corruption des agents publics était
le même dans tous les pays. Dans cette hypothèse, le numérateur serait égal au dénominateur, et le PACI attendu
serait égal à 100. Zéro est la valeur la plus faible qu’on pourrait attribuer à l’indice, ce qui correspond au cas où aucun
fait de corruption n’a été observé.
Comme dans Escresa et Picci (2015a, 2015b), une formulation plus détaillée a été adoptée pour le calcul du PACI sousrégional. Celle-ci tient également compte des cas d’abord traités dans des pays tiers. L’équation suivante correspond,
pour le cas des sous-régions, à l’équation 3) de Escresa et Picci (2015a) :
PACIrAll =
N
Nr
D
N
Nr
∑i=1
∑v=1
cases–obs–HQiv + ∑w=1
∑i=1
∑v=1
cases–obs–HQiv
N
i=1
Nr
v=1
∑ ∑
Xiv
Xiv
D
Nr
∑ Nr case–obs–HQij + ∑w=1
∑i=1N ∑v=1
∑ Nrcase–obs–HQij
N
N
∑j=1
Xij j=1
∑j=1
Xij j=1
(4)
Sur le plan conceptuel, l’interprétation de PACIrAll l’est identique à celle de la PACIr (eq. 1), mais elle tient compte de tous
les cas de corruption transfrontalière observés, d’abord jugés dans le pays où les entreprises ont leur siège social ou
dans les administrations de pays tiers. C’est la version de l’indice qui est utilisée dans le présent rapport.
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