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BSV Grandes cultures n°15 du 18 mai 2016 - DRAAF Nord-Pas

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15 18 mai 2016
 COLZA : charançons des siliques : quelques dépassements des seuils de nuisibilité observés
 BLE : Stade « Dernière Feuille dégagée » en moyenne, toujours forte pression septoriose et présence de rouille
jaune, quelques symptômes de rouille brune. Début de la surveillance de la cécidomyies orange.
 ORGES D’HIVER : Floraison en cours, les maladies progressent faiblement dans les témoins, pas de ravageur.
 ORGES DE PRINTEMPS : 1 à 2 nœud. RAS
 POIS : Pucerons verts à surveiller.
 FEVEROLES DE PRINTEMPS : les sitones sont toujours observés. Les coccinelles s'installent sur les parcelles
 MAIS : Limaces : à surveiller si les pluies persistent. Adventices : levées en cours selon la stratégie de lutte
choisie.
 BETTERAVES : Limaces toujours présentes avec le retour de la pluie, tipules à surveiller sur les semis d’avril !
COLZA
Stades : majorité au stade G4 –
floraison en cours
38 parcelles observées
77% des parcelles sont au stade G4 (10 première siliques
bosselées). Environ un quart des parcelles ont fini leur
floraison, ce qui ne les rend plus sensibles au sclérotinia et
au charançon des siliques.
Légende des stades :
G1 : Chute des premiers pétales. Les 10 premières siliques ont une longueur inférieure à 2cm. La floraison des
inflorescences secondaires commence à ce stade
G2 : Les 10 premières siliques ont une longueur entre 2cm et 4cm
G3 : Les 10 premières siliques ont une longueur supérieure à 4cm
G4 : Les 10 premières siliques sont bosselées
1
Charançon des siliques : toujours quelques dépassements de seuil de
nuisibilité
12 avril
2016
Dans les parcelles
encore
au stade sensible (3/4 du réseau), le ravageur est toujours présent (11 parcelles contre 19 la
semaine dernière).
Le nombre moyen d’individus augmente légèrement en milieu de parcelle (0.9 contre 0.6 la semaine dernière), et plus
fortement en bordure (1.8 contre 0.8 la semaine dernière).
Mais le nombre de parcelles au-dessus du seuil de nuisibilité est légèrement plus faible (8 contre 11 la semaine
dernière).
La carte et le tableau présentent la répartition des observations en Picardie. A l’inverse de la semaine dernière, les seuils
sont moins souvent dépassés dans l’Aisne que dans l’Oise et la Somme.
Tableau 1 : parcelles ayant fait l’objet d’une observation cette semaine (en rouge : seuil dépassé)
Répartition des observations de charançons des siliques en Picardie
Absence
0,1 - 0,49
0,5 - 2
1
Abbeville
!
1
2
Péronne
!
Amiens
!
Saint-Quentin
2
!
0 0
0
1
0
Montdidier
0,6
0!
0
Le modèle Proplant ne prévoit pas de vol dans les
deux prochains jours. Le % de vols réalisés a
augmenté de 15-20% par rapport à la semaine
dernière (cf. tableau). La surveillance doit
actuellement se concentrer principalement sur les
parcelles en retard, hétérogènes et qui ont subi
des dégâts de larves d’altises.
!
Laon
!
0
Beauvais
!
1 0,5
0
Clermont
0 0,01
0,1
Compiègne
!
Soissons
!
!
Senlis
!
1!
Château-Thierry
Seuil : 1 charançon des siliques en moyenne pour 2 plantes du stade G2 à courant G4 (lorsqu’il n’y a plus de
jeunes siliques à piquer), soit 10 individus au total sur 20 plantes observées.
2
Puceron cendré : moins présent
que la semaine dernière :
A l’intérieur de la parcelle, 1 seul cas de présence de
colonies sans dépassement de seuil.
En bordure, 3 observations : 0.1, 0.2 et 1 individu par m².
Seuil : 2 colonies visibles par m² du stade G2 au
stade G4
Pucerons cendrés – B.Schmitt (Ca 60)
Maladies
Présence de cylindrosporiose dans 1 parcelle : 90% des plantes touchées.
Pas d’oïdium observé et toujours pas d’alternaria signalée.
Premiers symptômes de sclérotinia signalés sur les feuilles dans une parcelle : environ 15% des pieds touchés.
La majorité des parcelles sont encore en période de sensibilité (contamination des pétales sur les feuilles) mais
l’évolution de la chute des fleurs nous achemine vers la fin du risque pour cette maladie.
Pollinisateurs/auxiliaires : présence plus faible.
Des pollinisateurs sont observés sur 1 parcelle, à raison de 3 insectes sur 20m. Les abeilles butinent, protégeons les !
Respectez la réglementation « abeilles » (cf. BSV précédents).
Présence de larves de méligèthes sur les fleurs qui ne sont pas nuisibles pour le colza. Cette présence peut être
accompagnée d’auxiliaires comme des hyménoptères parasitoïdes qui sont à la recherche de larves de méligèthes
pour y pondre leurs œufs à l’intérieur de celles-ci. La larve du parasitoïde va réaliser son développement à l’intérieur de la
larve de méligèthe qui reste vivante mais qui ne donnera pas d’adulte. A noter qu’il existe d’autres espèces
d’hyménoptères parasitoïdes qui font leur cycle au dépend des larves d’autres ravageurs du colza (charançons des
siliques, de la tige, altises…).
De gauche à droite : bourdon, hyménoptère parasitoïde et larves de méligèthes (A. Van Boxsom/L.Jung – Terres Inovia)
28
3
BLE
Stade
Cette semaine, 51 parcelles de blé ont été observées.
Aucune parcelle du réseau n’a encore atteint le stade
épiaison, puisque que les plus avancées sont au stade
gaine éclatée et 8% sont encore au stade 3 nœuds à
dernière feuille pointante. Avec un stade moyen « dernière
feuille dégagée » au 18 mai, nous avons totalement perdu
l’avance de végétation.
Dans la majorité des cas, l’ensemble du bouquet foliaire
qui contribue le plus au rendement, est donc désormais
complètement déployé.
Septoriose
Les parcelles ont maintenant quasiment toutes atteint le stade « dernière feuille étalée » (DFE), les feuilles notées sont
maintenant les feuilles définitives. Les symptômes continuent d’évoluer dans les parcelles non traitées, même sur variétés
plus tolérantes. Les contaminations du mois d’avril sont en cours de sortie sur les F3 et F2 définitives, et les contaminations
de fin avril et du mois de mai sont en cours d’incubation sur la F1 qui , pour l’instant ,est encore saine.
 Pour les variétés tolérantes, les 2 parcelles de Cellule sont relativement saines avec respectivement 20% et 10% de
symptômes sur F3 et F2, par contre la parcelle de Barok présente des symptômes avec des fréquences plus importantes
(90% des F3 et 60% des F2).
 Pour les variétés sensibles à peu sensibles, les symptômes évoluent peu en comparaison à la semaine dernière, avec la
sortie d’une nouvelle feuille (35% à 50% des F3 présentent des symptômes et 2 à 7% des F2)
 Les variétés très sensibles présentent plus de symptômes que les autres avec 65% des F3 touchées et 11% des F2. (cf.
tableau ci-dessous)
Nous remarquons également que les quelques parcelles suivies qui ont été traitées, présentent logiquement moins de
symptômes que les parcelles non traitées.
Fréquence de feuilles présentant des symptômes de septoriose (observations du 18 mai 2016)
Tolérance variétale à la
septo
Variétés tolérantes
Variétés peu sensibles
Variétés assez sensibles
Variétés sensibles
Variétés très sensibles
Variétés
Barok, Cellule
Boregar, Fructidor…
Rubisko, Fluor …
Bergamo, Terroir, Bermude
Trapez, Pakito
NON TRAITE
TRAITE
Septori Septori Septori
Nb
Septori Septori
Note
Nb
Septoriose
ose F1 ose F2 ose F3 parcell ose F1 ose F2
Septo parcelle
F3 (%)
(%)
(%)
(%)
e
(%)
(%)
7
3
0
20
40
0
6.5
7
0
6
51
2
0
0
15
6
6
2
7
37
3
0
0
27
5 et 5.5
13
0
2
35
3
0
3
53
4.5
8
0
11
65
2
0
5
50
Seuil de nuisibilité septoriose :
A partir du stade 2 nœuds (F2 définitive pointante) : 20% des f3 du moment touchées sur variétés sensibles, 50%
sur variétés tolérantes.
4
Rouille jaune
Les symptômes de rouille jaune progressent légèrement cette semaine dans les parcelles déjà attaquées. En
revanche, il n’y a pas de nouveau signalement.
Sur les 36 parcelles notées sur cette maladie, 5 parcelles présentent des symptômes sur F3 et F2 sur les variétés : Barok,
Expert, Rubisko (x2), et Trapez. Les fréquences de feuilles touchées sont respectivement de 20%, 20%, 30%, 40% et
jusqu’à 100% des F3 touchées selon l’importance de l’attaque et de 10%, 0%, 10%, 40% et 100% des F2 touchées. Avec
la sortie d’une nouvelle feuille, la F1 est pour l’instant indemne dans toutes les situations.
Retrouvez plus d’informations concernant les résistances variétales dans l’extrait de la note Arvalis / Inra, publié dans le
BSV du 3 mai 2016.
Seuil de nuisibilité rouille jaune
=> à partir du stade 1 nœud, présence de pustules pulvérulentes dans la parcelle.
Rouille brune
Les températures se sont un peu radoucies et quelques symptômes de rouille brune sont maintenant présents sur
variété sensible. Sur 35 parcelles notées sur cette maladie cette semaine, 3 parcelles présentent des symptômes avec
10% des F3 et 10% des F2 touchées (variété Expert et Rubisko) et une parcelle de Boregar présente des symptômes de
manière plus importante avec 70% des F3 touchées. Elle sera à suivre avec des conditions climatiques plus chaudes.
5
Ravageurs
Les pucerons sur feuillage sont toujours signalés depuis maintenant plusieurs semaines dans plusieurs parcelles.
Les populations d’auxiliaires sont également bien installées avec de nombreuses coccinelles et la présence de pontes, ainsi
que des
29pucerons parasités. Les syrphes ne sont pas encore installés.
01 septembre 2015
Puceron parasité (F.Dumoulin)
Pontes de coccinelles (F.Dumoulin)
La présence de criocères est signalée dans 5 parcelles du réseau.
Cécidomyies orange
Le stade de sensibilité aux cécidomyies est proche puisque ce moucheron attend le stade gaine éclatée à début épiaison
pour se mettre en position de ponte sur les épis. Les larves se développent ensuite dans les fleurs puis s’alimentent aux
dépends
en formation avec des conséquences sur le rendement potentiellement importantes. Toutefois les
29des
01grains
septembre
2015
conditions climatiques ne sont pas du tout favorables aux pontes puisqu’il faut du temps chaud et calme le soir, alors
qu’il est frais et agité avec de la pluie.
La pose de cuvettes jaunes dont le bord supérieur est positionné au niveau de la base des épis, permet de détecter les vols.
Si des conditions plus propices se présentent pendant la période épiaison / floraison sur variétés sensibles (soirées chaudes
avec moins de 7km/h de vent), observez les femelles en position de ponte. Surveillez en priorité les parcelles à risque
historique, puisque ce ravageur est assez inféodé à la parcelle.
Cette semaine, 4 parcelles ont été suivies avec la pose de de cuvettes jaunes, mais aucun piégeage n’a été signalé.
Rappelons que certaines variétés (liste non exhaustive) sont tolérantes aux cécidomyies orange . Ce sont : AIGLE, ALLEZ-Y,
ALTIGO, AUCKLAND, AZZERTI, BAROK, BELEPI, BOREGAR, FAIRPLAY, GRANAMAX, HYGUARDO, KORELI,
KUNDERA, LEAR, LYRIK, MEETING, NEMO, OREGRAIN, OXEBO, PHILEAS, POPEYE, RECIPROC, RENAN, RUBISKO,
SHERLOCK, TOBAK.
Seuil de nuisibilité cécidomyies :
=> Entre début épiaison et début floraison : 10 captures en cuvette par 24 heures ET observation le soir de
femelles en position de ponte sur variétés sensibles jusqu’à floraison.
6
ORGE D’HIVER
Stades :
Sur les 15 parcelles observées cette semaine, la
plupart (80%) sont en cours de floraison plus ou
moins avancée, les autres sont en fin d’épiaison.
Les stades sont donc assez homogènes. Dans
quelques parcelles on observe des dégâts liés au
froid se manifestant par des épis raccourcis
comme ici sur une parcelle fixe du réseau.
Gel d’épi sur escourgeon : du plus au moins touché de gauche à
droite (F .Dumoulin)
Etat sanitaire :
Au-delà du stade épiaison, les seuils de nuisibilité ne s’appliquent plus. L’intérêt du suivi des témoins non traités est
de pouvoir suivre l’évolution des maladies en post épiaison, là où elles font le plus de dégât, afin de pouvoir caractériser la
pression sanitaire de l’année.
 Pour la rhynchosporiose : entre la semaine dernière, la maladie passe de 6% des F1 touchées à 18%, de 32 à 37%
sur F2 et de 66 à 65% sur F3. La maladie est donc stable sur feuilles basses en terme de nombre de feuilles touchées
(pas forcément en terme d’intensité), mais elle progresse un peu sur F2 et surtout sur F1. C’est un peu inhabituel à ce
stade mais à rapprocher des conditions climatiques fraîches et pluvieuses.
 Pour l’helminthosporiose : entre la semaine dernière et cette semaine, la maladie passe de 2% des F1 touchées à
3%, de 9% des F2 touchées à 7 % (baisse non significative), et de 19% des F3 touchées à 27%. La maladie progresse
donc sensiblement et plutôt sur les étages inférieurs.
 Pour la rouille naine : avec 4% des F1 touchées en moyenne, 10% des F2 et 10% des F3; cette maladie progresse peu
cette semaine, plutôt en baisse sur F3 et en hausse sur F1.
 Pour la ramulariose : toujours pas de symptômes
 Pour l’oïdium : plus de symptômes. Cette maladie se développe rarement sur orges d’hiver à ce stade de végétation.
C’est donc encore cette semaine la rhynchosporiose qui domine et qui progresse le plus. L’helminthosporiose et la rouille
naine sont moins présentes mais actives sur F3 pour l’helminthosporiose et sur F1 pour la rouille naine.
ORGE DE PRINTEMPS
Les stades des 5 parcelles observées cette semaine varient de 1 à 2 nœuds. Aucune maladie ni aucun ravageur ne
sont signalés.
7
POIS PROTEAGINEUX
Stades :
Stade pois de printemps : de 7 à 12 étages foliaires.
Stade pois d’hiver : début floraison.
Cette semaine, ont été observées en pois de printemps :
 14 parcelles en Picardie ;
 3 parcelles en Nord-Pas-de-Calais ;
Pucerons verts du pois :
Cette semaine, les premiers pucerons verts sont observés sur pois de printemps :
département
commune
Stade
60
80
80
59
62
02
02
02
02
02
CATENOY
AIRAINES
BOUSSICOURT
AUCHY-LEZ-ORCHIES
WANQUENTIN
SAINT-ERME-OUTRE-ET-RAMECOURT
ORAINVILLE
FLAVY-LE-MARTEL
BARISIS
CHAMPS
8F
9F
12F
9F
9F
8F
8F
9F
7F
10F
Nombre moyen
de pucerons verts
1 à 10
1 à 10
1 à 10
1 à 10
0
1 à 10
0
0
0
0
Le stade de sensibilité n’est pas encore atteint sur le pois de printemps.
Afin d'estimer la population présente de pucerons verts, il convient de placer un support blanc rigide (feuille A4) dans la
végétation et secouer le feuillage, puis de dénombrer les pucerons sur ce support blanc. L'opération doit être renouvelée
une dizaine de fois, afin d'obtenir un nombre moyen de pucerons verts par pied de pois.
Le seuil indicatif de risque est de 30 pucerons verts par pied, entre les stades, élongation de la tige principale
(premiers boutons floraux visibles) et fin floraison + 8 à 10 jours (méthode support blanc). Ce seuil de nuisibilité
doit également prendre en compte la vitesse de progression de la population, le développement de la culture ainsi
que la présence d’auxiliaires.
Analyse de risque
Avec l’entrée dans la période de floraison, les parcelles de pois
doivent faire l’objet d’une surveillance attentive de la présence de
pucerons. Les températures douces de cette semaine sont
favorables à l’augmentation des populations.
Les pois d’hiver sont en période de risque, il convient de rester
vigilant.
Les pois de printemps ne sont encore pas dans la période de
risque.
La surveillance des populations d’auxiliaires est également
importante. Ils peuvent permettre le contrôle des populations
de pucerons à des niveaux inférieurs au seuil de risque.
Puceron vert sur pois (C. GAZET – CA 59 62)
8
Tordeuses :
Les premières tordeuses du pois sont capturées (10 captures) sur pois d’hiver à Longpré-les-corps-saints (Somme).
Les pois d’hiver n’ont pas encore atteint le stade sensible.
Au stade « gousses plates du 2ème étage fructifère », les seuils sont de :
- 400 captures cumulées pour les pois destinés à l’alimentation animale,
- 100 captures cumulées pour les pois destinés à l’alimentation humaine ou la production de semences.
FEVEROLE DE PRINTEMPS
Stades :
7 feuilles à apparition des boutons floraux et des
premières fleurs
Cette semaine 11 parcelles ont été observées .
Sitone du pois :
Malgré le stade avancé des féveroles, les sitones sont toujours
présents et les morsures sur les feuilles supérieures sont toujours
aussi nombreuses.
Sur 11 parcelles observées cette semaine 7 parcelles présentent ce
type d'attaques.
Contrairement à la culture du pois, on ne connait pas la
nuisibilité du sitone sur la culture de féverole : c’est la raison
pour laquelle il n’existe pas de seuil de nuisibilité de cet insecte
sur cette culture.
Morsures de sitones sur feuilles supérieures Photos
ATournier CA 02
Pucerons verts :
Des pucerons verts sont toujours signalés ponctuellement.
On ne connait pas de nuisibilité du puceron vert sur la
féverole.
Coccinelles :
Les coccinelles adultes colonisent les cultures . Elles ont
été signalées sur 4 parcelles du réseau.
Ces adultes "colonisateurs" sont des indicateurs de la
présence d'une régulation naturelle dont il faudra tenir
compte dans les interventions des jours à venir.
Coccinelle adulte Photo A Tournier CA 02
Maladies :
La situation est saine : aucun symptôme de maladie n'a été signalé pour l'instant.
9
MAIS
Stades : en cours de levée à 4 feuilles visibles.
Le stade de la plante ci-contre est donc « 7 feuilles visibles »
(Source : ARVALIS)
Les températures plus fraîches et les pluies de ces derniers
jours ont freiné l’évolution des maïs.
Les semis de la semaine du 17 au 23 avril sont à ce jour au
stade 2-3 feuilles. Les semis de début mai sont en cours de
levée.
Cette semaine, 4 parcelles de maïs ont été observées.
Limaces :
Outre la présence dans les parcelles du BSV, des informations
du terrain confirment la présence de limaces. Elles sont à
surveiller si les pluies persistent…
Pucerons :
Dégâts de limace (C. GAZET, CA 62 – 59)
Les informations du terrain font état de présence ponctuelle de
pucerons dans les parcelles de maïs. Compte-tenu de la présence
régulière de pucerons dans les autres cultures, ceux-ci sont à
surveiller également dans les maïs.
Cette semaine, 80 % des pieds sont porteurs de pucerons sur une
parcelle à Marestmontiers dans la Somme (1 à 10 pucerons par
plante)
Pucerons ailés sur maïs (P. LEPOUTRE,
SRAL Picardie)
10
Le tableau ci-dessous décrit les pucerons qui peuvent être présents dans les maïs, ainsi que les seuils de nuisibilité.
Pucerons
Metopolophium dirrhodum
Description
Couleur vert amande pâle
avec une ligne vert foncé
sur le dos. Pattes et
cornicules non colorées.
Taille d’environ 2 mm.
seuils de nuisibilité
- entre 4 et 6 feuilles : 10 pucerons/pied ;
- entre 6 et 8 feuilles : 20 – 50 pucerons/pied ;
- entre 8 et 10 feuilles : 100 pucerons en
moyenne/pied ;
- au-delà de 10 feuilles : 200 pucerons en
moyenne/pied.
Observez à la face inférieure des feuilles
Sitobion avenae
Couleur variable, souvent
d’un vert foncé à brun,
voire rose jaunâtre. On le
distingue du
Métopolophium par ses
cornicules caractéristiques
noires. Taille d’environ 2
mm.
Entre 3 et 10 feuilles du maïs :
plus de 500 pucerons/pied, avant 10 feuilles.
Rhopalosiphum padi
Couleur vert très foncé à
noir avec une zone
caractéristique rougeâtre à
l’arrière de l’abdomen.
Forme globuleuse. Taille
inférieure à 2 mm.
Plus de 10 pucerons ailés/plante avec
formation de colonies d’aptères, avant 6
feuilles ; puis au moment de la floraison mâle :
une panicule sur 2 colonisée.
Source : AGPM
Adventices :
Avec les pluies de la semaine dernière, les adventices sont en cours de levée.
Le désherbage mécanique est une alternative possible au désherbage chimique.
Trois types d’outils peuvent être utilisés, selon le stade du maïs et des adventices.
 En post-semis prélevée du maïs, la herse étrille peut être employée pour détruire les adventices au stade
filament. Au-delà de la levée du maïs, la herse étrille peut occasionner des dégâts sur les plantules de maïs.
 La houe rotative peut être utilisée sur des maïs entre 2 à 5 feuilles, mais sur des adventices n'ayant pas atteint le
stade 2 feuilles. La houe rotative entraîne quelques dégâts sur les maïs.
 La bineuse s’utilise au-delà du stade 3 feuilles du maïs, sur des adventices du stade plantule au stade 3-4
feuilles.
 Les outils mécaniques demandent une bonne technicité pour être efficaces et pour ne pas occasionner de dégâts sur
les maïs.
Les conditions de sol et les conditions climatiques participent à l’efficacité de l’intervention : un passage d'outil
mécanique sur un sol ressuyé et l'absence de pluie les jours suivant limitent la reprise des adventices et améliorent
le résultat.
11
source : Agrotransfert R&T - CA 80
(Pour toute information sur les outils de désherbage mécanique, vous pouvez consulter le site d’Agro-Transfert
BETTERAVES
Les observations de cette semaine, correspondent à celles de la période du 11 au 18 mai. 19 parcelles fixes, complétées
par 6 parcelles flottantes servent de base pour l’élaboration du bulletin de ce 18 mai.
Stades :
Le développement des betteraves se poursuit, il est sensiblement ralenti par des températures plus fraîches.
 6 % des betteraves sont au stade 4 feuilles développées,
 22 % sont au stade 6 feuilles naissantes,
 33 % sont au stade 6 feuilles développées,
 6 % sont au stade 8 feuilles naissantes,
 22 % sont au stade 8 feuilles développées,
 11 % sont au stade 8-10 feuilles
Ravageurs :
Le retour d’un temps plus frais et humide reste favorable aux limaces. Cette semaine, dans 4 parcelles flottantes, 2 dans
l’Aisne et 2 dans la Somme, la voracité de ce parasite a poursuivi son action sur des betteraves du stade 2 feuilles jusqu’à
6 feuilles. Une parcelle dans la Somme a dû être resemée dans la Somme !
Si des dégâts de tipules sont arrivés à leur terme pour les premiers semis, des attaques restent observées pour les
semis tardifs d’avril comme il a été constaté dans l’Oise dans le secteur de Froissy sur 2 parcelles au stade 2 feuilles
naissantes. Ce parasite a entraîné la disparition d’au moins 10 % des betteraves dans ces 2 situations.
Il n’y a pas de seuil de nuisibilité pour les tipules car il n’existe plus aucune solution de protection disponible sur ce
parasite.
12
Betterave fanée sur le sol - ITB
Présence de larves de tipules sur semis
du 20 avril - ITB
Jeunes betterave attaquée sous le collet ITB
Désherbage mécanique :
Le stade 4 feuilles des betteraves permet de débuter l’utilisation de machines pour le désherbage mécanique des
betteraves en remplacement d’un passage conventionnel. L’élimination des adventices ne peut être efficace que sur de
jeunes adventices.
Voir le tableau ci-dessous.
Bulletin édité sur la base des observations réalisées par les partenaires du réseau Picardie : Acolyance, Agora, Arvalis, Asel, Bayer Cropscience, Bully Grains, Calipso, Calira,
Capseine, Capseine, CFA Le Paraclet, CER France 60, Cerena, les CETAS 02, les CETAS 80, Terres Inovia, Chambres d’Agriculture de l’Aisne, de l’Oise, de la Somme, Chambre
d’Agriculture d’Ile de France, Ets Charpentier, Ets Compas, Coop de Milly sur Thérain, Ets Bitz, FREDON Picardie, FREDON Nord Pas de Calais , Inra, ITB 02-60-80, Maison familiale de
Villers Bocage, Noriap, Sanaterra, St Louis Sucre, Tereos, Ternoveo, Textilin, Ucac, Unéal, Valfrance, Vivescia, Van Robaeys Frères, le SRAL Picardie - M. Alain BECUE, M. Arnaud
COLIN, Mr POLIN Technipro.
Bulletin rédigé par les animateurs régionaux des filières : Céréales : F. Dumoulin - Chambre d’Agriculture de l’Oise et E. Gagliardi - Arvalis Institut du Végétal. Colza : A. Vanboxsom –
Terres Inonvia. M. Roux Duparque – Chambre d’Agriculture de l’Aisne. Maïs : V. Duval - Fredon Picardie et B. Carpentier - Arvalis Institut du Végétal. Protéagineux : V. Duval - Fredon
Picardie et A. Tournier - Chambre d’Ag. de l’Aisne. Lin : H. Georges - Chambre d’Ag. de la Somme et D.CAST– Arvalis. Betteraves : H. Hemeryck– Chambre d’Ag. de l’Oise et P.
Delefosse - ITB 60. Luzerne : T. Leroy – Chambre d’Ag. de la Somme
Directeur de la publication : Christophe BUISSET - Président de la Chambre Régionale d’Agriculture Nord Pas de Calais Picardie - 19 bis rue Alexandre Dumas - 80 000 AMIENS Tél. : 03 22 33 69 00 Fax: 03 22 33 69 99
Publication gratuite, disponible sur les sites Internet http://draaf.nord-pas-de-calais-picardie.agriculture.gouv.fr/ et www.chambres-agriculture-picardie.fr - Chambre d’Agriculture
Nord Pas de Calais Picardie
Coordination et renseignements : Jean Pierre Pardoux- Tèl : 03 22 33 69 28 - E-mail : jp.pardoux@somme.chambagri.fr .
Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture et le ministère de l’écologie, avec l’appui financier de l’Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits
issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
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