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Jeudi 19 mai 2016
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Numéro 95
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Minutes de la Fed
Porte ouverte
pour une hausse
des taux en juin
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7973.93
7980
7940
7900
7860
DOW JONES 17526.62
17710
17640
17570
17500
+0.85%
-0.02%
CAISSES DE PENSION ET FRAIS DE GESTION
Les moins chères
sous-performent
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COOPÉRATION JUDICIAIRE AVEC LA SUISSE
Vives critiques du côté de Paris
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CROISSANCE DÉCEVANTE POUR SONOVA
La verticalisation pénalisante
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PLAN D’ÉCONOMIE DU CONSEIL FÉDÉRAL
Peine réduite pour l’agriculture
PAGE 8
BEAULIEU EN PÔLE D’ACTIVITÉS PLURIELLES
L’ère post-tour Taoua a débuté
Radiographie partielle et précise
des frontaliers et des pendulaires
Une enquête des banques cantonales de Suisse occidentale et du Crea fait ressortir le peu de données sur ce double phénomène.
TIAGO PIRES
Un franc sur cinq dans la création
de valeur en Suisse romande provient des frontaliers et des pendulaires intercantonaux. Soit un
cinquième du produit intérieur
régional (PIB). C’est ce qu’a
voulu montrer l’analyse présentée hier à Lausanne des banques
cantonales romandes et de l’institut universitaire Crea.
Les pendulaires et frontaliers représentent des parts contributives
à peu près égales sur l’ensemble
de la région. L’étude se veut très
factuelle, évitant de toute évi-
dence les commentaires ou analyses susceptibles d’être mal interprétés. Dans un domaine réputé très sensible. On suppose
qu’il s’agit toutefois de faire ressortir les avantages économiques
de cette mobilité.
Il est vrai que les sources sont essentiellement d’ordre statistique,
avec pas mal de difficultés à en tirer des conclusions définitives,
ou de donner une teinte politique
particulière.
Les questions liées à l’impact fiscal restent sans réponse . La situation des cantons dits «dortoir»
manque également de données
permettant d’évaluer le phénomène. Fribourg enregistre actuellement une baisse nette des frontaliers et pendulaires venant
d’autres cantons.
Là encore, les chercheurs renvoient au cadre initial de l’analyse
visant simplement la répartition
cantonale entre actifs mobiles. La
contribution est sans surprise la
plus élevée à Genève (22%) et
dans le Jura (16%). Plus étonnant
par rapport aux apparents ressentis du public, elle n’est que de 6%
dans le canton de Vaud.
Du point de vue des branches économiques, la part la plus élevée
est celle du secteur secondaire,
c’est-à-dire des activités productives (ou manufacturières).
Dans ce domaine, trois francs sur
dix de valeur ajoutée sont assurés
par des pendulaires intercantonaux et des frontaliers.
La part des actifs mobiles a pratiquement doublé en près de
vingt ans. Aucune perspective
n’est formulée, pour éviter sans
doute les extrapolations hâtives.
Il ressort surout de ce travail que
les données exploitables pourraient être beaucoup plus larges
et étoffées.
PAGE 7
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ANALYSE DU MARCHÉ SUISSE DES ACTIONS
J. Safra Sarasin déclare forfait
LA CHRONIQUE D’EMMANUEL FERRY (BPBS)
Comment braver le cycle baissier
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RÉMUNÉRATIONS DES GRANDS MANAGERS
La France proche du hara-kiri
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La référence smart
de la boîte de montre
PHILIPPE SUBILIA. Il a lancé la marque SwissKubiK
sur un pari technologique et pour s’émanciper des
cycles brutaux de la sous-traitance horlogère.
La boîte remontoir est à la montre automatique ce que
le garage est à la voiture de collection. Un complément
naturel et beaucoup plus indispensable qu’il n’y parait.
Must have absolu dès qu’il est question d’horlogerie
grande complication. L’exemple type, un calendrier perpétuel Patek Philippe: une pièce exclusive, fragile, au
réglage exigeant et qu’aucun propriétaire ne porte
tous les jours, si elle n’est pas simplement déposée
dans un safe, dont la montre ne ressortira que pour
retourner à la manufacture pour un service. Le fait est
établi, l’inactivité est le pire traitement à infliger à une
montre mécanique, première cause des rappels en service après-vente: l’huile fige, les engrenages se collent,
s’abîment, se cassent. Il y a tout juste dix ans, Philippe
Subilia, 30 ans de carrière dans l’industrie, a fait un
autre constat: la production de montres mécaniques
explose (3,3 millions d’unités exportées en 2005,
contre 7,9 millions l’an dernier), mais il y a toujours
moins d’horlogers pour en assurer le service. Il quitte
alors la voie du private label horloger, où il œuvrait en
indépendant au top de la spécialité, pour construire sa
propre marque et son propre produit, SwissKubiK. Un
remontoir entièrement swiss made, assemblé à dans
un atelier protégé à Fribourg. Un simple cube de 10
centimètres par 10 centimètres, habillable à l’envi, et
près de 15.000 pièces vendues par année. PAGE 7
Pression du marché Nouvel intervenant
de plus en plus lourde dans le cautionnement
LUXE ET HORLOGERIE. Richemont présentera ses résultats
vendredi. C’est Swatch qui souffre le plus en ce moment.
EXPERT CAUTION. L’entreprise de conseil et courtage
entre dans la caution en ligne business to business.
L’industrie du luxe, l’horlogerie
en particulier, se trouvent en
phase de correction depuis le début de l’année. Si le prix actuel des
titres Richemont ne représente
pas encore une aubaine, la valeur
de Swatch Group semble le redevenir avec environ 16,8 milliards
de francs. La valeur d’entreprise
(déduction faite des liquidités
nettes et de la valeur des actifs immobiliers de prestige) représente
moins de dix fois le bénéfice opérationnel de 2015.
Il est vrai que d’aucuns parient
sur une poursuite du recul des résultats de Swatch Group en
francs et une baisse supplémentaire des actions. La porteur de-
Qui eût cru que SwissCaution,
créé dans les années 1990 à SaintCergue par un ancien cadre du
secteur financier à Genève, allait
faire des émules? Pas seulement
un (FirstCaution), mais deux.
Un nouvel opérateur vient d’être
créé dans le canton de Fribourg.
Expert Caution est une société
anonyme dont le conseil est composé de trois experts de l’immobilier et de la caution. Dont JeanLouis Toffel, président, et Gérald
Follonier,ancien de First et créateur d’Expert Caution.
Plus de 80% du marché passe par
un dépôt bancaire. Les 20% restants sont assurés par une garantie de loyer octroyée par des assu-
meure sans doute la cible préférée
des vendeurs à découvert (short
selling). De sorte que ce titre teste
de nouveau ses niveaux les plus
bas de 2010 et 2011, c’est-à-dire
300 francs.
Les craintes liées à l’important
marché qu’est la Chine, aux touristes chinois et à l’avenir de l’industrie horlogère remis en question dans l’esprit de certains par
la montre connectée entretiennent la pression vendeuse sur les
titres Swatch. En même temps,
cette pression crée des prix intéressants pour des investisseurs patients et confiants dans le futur
de Swatch Group puissamment
capitalisé. PAGE 6
GÉRALD FOLLONIER. Ancien
de First et créateur d’Expert
Caution basé à Fribourg.
rances ou des sociétés spécialisées.
Le marché de la caution de loyer
n’est de loin pas mature. Son taux
de croissance est de l’ordre de
15%. PAGE 3
ÉDITORIAL CHRISTIAN AFFOLTER
Le potentiel de l’oncologie n’est pas épuisé
La série de restructurations du groupe
pharmaceutique Novartis à Bâle ne semble pas près de se terminer. Et créer deux
unités d’affaires dans la division pharma
semble à première vue pertinent. Le positionnement large de Novartis offre
l’avantage de la diversification. Mais au
prix d’une visibilité moindre des compétences dans des domaines spécifiques.
C’est cet aspect qui est actuellement valorisé, une segmentation plus fine améliorant la transparence, et finalement la
perception du potentiel.
L’opération va ainsi au-delà de son aspect
purement comptable à court terme. Il
s’agit de ne pas laisser trop peser l’arrivée
à échéance du brevet de Gleevec sur la
rentabilité du portefeuille dans l’oncologie. Donc de transférer ce produit dans
une autre unité, voire de l’attribuer à la
division des génériques Sandoz. En fait,
l’intégration du portefeuille de GlaxoSmithKline en oncologie ressemble plutôt
à un prétexte.
La création d’une entité dédiée renvoie
en revanche aux efforts que devra accomplir Novartis dans le domaine des
thérapies immunitaires, et la détermination du groupe pour y parvenir. La nouvelle structure permettra également de
comparer beaucoup plus facilement la
performance de Novartis à Roche, l’autre
grand spécialiste suisse dans le domaine
de l’oncologie.
Stimulant ainsi une concurrence permettant de mieux défendre le leadership suisse dans un domaine dont le potentiel de croissance n’est guère à
démontrer. La comparabilité s’en trouve
aussi améliorée à l’intérieur du groupe,
entre oncologie et autres domaines
d’activité de la pharma. Renommer la
division Pharma Innovative Medicines
indique clairement les priorités de Novartis: dans la division comprenant les
médicaments sous protection d’un brevet, la part la plus importante des revenus doit provenir des nouveaux produits, des innovations. Ce qui devrait
L’’enjeu est
majeur,,
nos solutions
globales
éviter à l’avenir un nouveau scénario
ressemblant à Diovan ou à Gleevec. Des
arrivées à échéance de brevets ayant
des répercussions sur la marche des affaires du groupe d’autant plus élevées
que leur succession n’a pu être assurée
que partiellement. Novartis sera focalisé
ces prochaines années sur le développement de candidats d’avenir.n
w: bmogam
m.com
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9HRLEMB*jeiaae+[O\K\A\C\A
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