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Comment SNC-Lavalin obtenaitses marchés

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Contribution
MÉDIAS D’ALGÉRIE
Un arsenall
de com’ contre
tre
le journalisme
me
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 19 mai 2016
N 7797 - Vingt-sixième
N°7797
Ving
année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
IS
SS
SN
N:1
11
1
11-03
333 - http://www.elwatan.com
ISSN
1111-0333
ÉDITION DU CENTRE
PAR BELKACEM MOSTEFAOUI
UI
Professeur à l’Ecole nationale de journalisme à Alger
LIRE EN PAGE 5
NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR L’ALGÉRIE
Comment SNC-Lavalin
obtenait ses marchés
■ LIRE L’ARTICLE DE
SALIMA TLEMÇANI EN PAGE 3
PHOTO : DR
Le barrage
Taksebt, dans
la wilaya de
Tizi Ouzou, est
l’un des projets
confiés au
groupe canadien
APRÈS AVOIR CONFORTÉ
SES PARAMÈTRES FINANCIERS
CENTRE D’ENFOUISSEMENT TECHNIQUE
UNE SOLUTION
À PROBLÈMES
LA BEA VEUT CRÉER UNE
BANQUE À L’ÉTRANGER
● La gestion des déchets ménagers est un véritable casse-tête
pour les autorités. Les centres d’enfouissement technique (CET),
préconisés comme alternative aux décharges publiques, sont
déclarés indésirables par les citoyens qui recourent souvent
à la protestation dans la rue pour être entendus.
■ La Banque extérieure d’Algérie
(BEA) ambitionne d’ouvrir
une banque algérienne à
l’international, a révélé hier son
président-directeur général,
Mohamed Loukal.
PHOTO : DR
LIRE LES ARTICLE DE NOURI NESROUCHE
ET MOHAND-HAMED KHODJA EN PAGE 7
Mohamed Loukal,
PDG de la BEA
LIRE L’ARTICLE DE
HOCINE LAMRIBEN EN PAGE 6
Ces capitales historiques
ayant rayonné
sur l’Afrique du Nord
COMMUNIQUÉ D’AMNESTY INTERNATIONAL
RETROUVEZ VOTRE MAGAZINE EN PAGES 11, 12, 13 ET 14
LIRE L’ARTICLE EN PAGE 2
L’ONG DÉNONCE LE RECOURS
DE PLUS EN PLUS FRÉQUENT
À LA RÉPRESSION
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 2
L’ACTUALITÉ
COMMUNIQUÉ D’AMNESTY INTERNATIONAL SUR L’ALGÉRIE
L’ONG dénonce le recours de plus
en plus fréquent à la répression
● Dans le chapitre réservé à la liberté d’expression, l’ONG souligne que «des journalistes, des
caricaturistes et des militants, entre autres, ont fait l’objet de poursuites pénales pour injure,
diffamation et autres chefs d’inculpation similaires».
D
ans un communiqué rendu public
hier, Amnesty International (AI)
considère que «la répression est
en hausse en Algérie». «Les autorités
algériennes doivent mettre fin à leurs efforts
inlassables pour faire taire de paisibles
manifestants», a déclaré cette ONG avant
le début du procès de quatre manifestants
de la ville de Ouargla, poursuivis pour avoir
participé à des manifestations contre le
chômage à Hassi Messaoud. Tahar Belabes,
membre du Comité national pour la défense
des droits des chômeurs (CNDDC), et trois
autres militants du même Comité ont été accusés
d’avoir participé à des «rassemblements non
armés» en 2015. S’ils sont reconnus coupables,
ces manifestants pourraient être condamnés à
un an de prison. Pour AI, «emprisonner Tahar
Belabes et ses collègues simplement pour avoir
participé à des manifestations pacifiques serait
une attaque scandaleuse contre le droit à la
liberté d’expression et de réunion». Leur seul
«crime», indique la même source, semble le fait
qu’ils ont milité pour les droits des chômeurs.
«Ils ne devraient même pas être jugés, les
accusations portées contre eux doivent être
abandonnées immédiatement», a soutenu l’ONG,
qui souligne que «sept manifestants purgent des
peines d’emprisonnement d’un an à Tamanrasset,
au sud du pays, pour avoir manifesté contre le
chômage, le gaz de schiste et pour avoir le droit
de travailler dans les sociétés minières opérant
dans la région». Amnesty International les
considère comme «des prisonniers d’opinion».
«Les autorités algériennes semblent recourir de
plus en plus aux poursuites judiciaires comme
un moyen de faire taire les manifestants», estime
cette ONG, qui s’inquiète que la répression soit
de plus en plus importante.
Amnesty International a rendu public son rapport
annuel sur les droits de l’homme au début
l’ONG souligne que «des
journalistes, des caricaturistes
et des militants, entre autres,
ont fait l’objet de poursuites
pénales
pour
injure,
diffamation et autres chefs
d’inculpation similaires».
«En février, un tribunal
d’Oran a déclaré Mohamed
Chergui coupable d’atteinte
au Prophète Mohamed à
la suite d’une plainte de la
direction du journal pour lequel il travaillait,
El Djoumhouria, à propos d’un article qu’il
avait rédigé en se fondant sur des recherches
universitaires sur l’islam conduites à l’étranger»,
ajoute la même source, qui s’appuie sur le cas de
Hassan Bouras, responsable régional de la Ligue
algérienne pour la défense des droits de l’homme
(LADDH), arrêté par les forces de sécurité en
octobre 2015 dans la ville d’El Bayadh. Sous le
coup d’une information judiciaire pour «outrage
à corps constitué» et pour avoir «incité des
citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité
de l’Etat ou à s’armer les uns contre les autres»
— des chefs d’inculpation passibles de la peine
de mort —, «Hassan Bouras était toujours en
détention à la fin de l’année 2015».
Amnesty International aborde aussi
les événements de Ghardaïa : «A la suite
d’affrontements meurtriers intervenus dans le
nord du Sahara, les forces de sécurité ont arrêté
25 personnes à Ghardaïa en juillet de cette
année-là.» L’ONG rappelle qu’une information
pour «terrorisme» et «incitation à la haine» a
été ouverte contre les personnes appréhendées,
parmi lesquelles Kamaleddine Fekhar et d’autres
militants engagés en faveur de l’autonomie de
la région du M’zab. «Ces personnes étaient
toujours derrière les barreaux à la fin de l’année
2015», note le rapport.
R. P.
de l’année.
Dans la partie consacrée à l’Algérie,
l’organisation non gouvernementale parle de
restrictions touchant la liberté d’expression,
d’association et de réunion par les autorités.
En janvier, lit-on dans le rapport qui traite de
l’année 2015, «des manifestations sans précédent
ont eu lieu dans le Sud de l’Algérie contre la
fracturation hydraulique pour l’extraction du
gaz de schiste». «Au moins 25 personnes ont
été tuées et d’autres blessées en juillet lors de
violences intercommunautaires dans la vallée du
M’zab, à 600 kilomètres au sud de la capitale»,
ajoute le rapport qui décrit le contexte algérien
avant de souligner l’interdiction qui frappe la
liberté de réunion. «Les autorités ont réagi à des
manifestations contre le chômage dans la ville de
Laghouat, dans le sud du pays, en interpellant
des militants et des manifestants pacifiques,
dont ceux qui protestaient pour signifier leur
solidarité avec des militants emprisonnés».
«Certaines des personnes arrêtées ont fait
l’objet de poursuites pénales pour, entre autres,
participation à des ‘‘attroupements non armés’’»,
note Amnesty International, qui cite les cas de
Mohamed Rag, de Belkacem Khencha et d’autres
membres du CNDDC, condamnés à des peines
d’un à deux ans de prison, dont certaines ont été
réduites en appel.
Dans la partie réservée à la liberté d’expression,
JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT
«Nous sommes en présence
d’une perspective effrayante»
’est un tableau effrayant que dresse l’ancien
ministre de la Défense français, Jean-Pierre
Chevènement, de la région du Moyen-orient.
Le «Che» français, qui animait une conférence
à l’Institut français d’Alger, avant-hier, sur
le thème «Enjeux de sécurité dans le bassin
méditerranéen et au Moyen-Orient», estime
que le bassin méditerranéen est en passe de
«redevenir le carrefour stratégique du monde
en raison d’abord de la concentration des
ressources, mais aussi pour les conflits qui
agitent la région». S’appuyant sur une rétrospective des moments forts qui ont remodelé la
géopolitique de la région et qui déterminent
les événements d’aujourd’hui, M. Chevènement retient quatre dates importantes. D’abord
l’année 1979, qui a vu l’arrivée au pouvoir
de Khomeiny en Iran, l’invasion de l’Afghanistan par l’armée soviétique et la montée du
fondamentalisme. Vient ensuite la première
guerre du Golfe qui «marque la fin de la guerre
froide dont le Monde arabe était l’otage». A
l’époque, Jean-Pierre Chevènement, ministre
de la Défense sous la présidence Mitterrand,
avait démissionné de son poste pour son opposition à l’intervention militaire occidentale. En
2003, «Bush junior finit d’achever le travail
engagé par Bush père. En détruisant l’Irak,
les Américains n’avaient pas anticipé sur les
conséquences et cela allait renforcer l’Iran qui
PHOTO : D. R.
C
s’offre la région», analyse le conférencier. Arrive enfin le Printemps arabe qui propulse des
pays comme la Libye et la Syrie dans l’enfer.
«Au face-à-face sanglant entre la régime et la
rébellion s’adosse une guerre par procuration
menée par la Turquie, ce qui va brouiller le jeu
dans la région avec son lot de victimes et de
millions de réfugiés. En arrière-plan, se profile
le conflit chiites-sunnites avec une Arabie Saoudite qui se sent de plus en plus fragilisée avec le
retour de l’Iran dans le jeu régional», observe
Jean-Pierre Chevènement. Il estime qu’à la
faveur des problèmes multiformes qui écrasent
la région que «l’univers est en présence
d’une perspective effrayante et que les Etats
contrôlent de moins en moins les choses dans un
monde chaotique». Que faire pour «reprendre
le contrôle», s’interroge Jean-Pierre Chevènement, qui milite sans relâche pour un règlement
pacifique des crises. L’ancien sénateur français
plaide pour «une gouvernance mondiale et pour
reprendre le contrôle».
Rappelant son double rejet des thèses de «la fin
de l’histoire» de Francis Fukuyama et du «clash
des civilisations» de Samuel Huntington, le
président de l’Association France-Algérie
défend les vertus du dialogue : «Il faut favoriser
le dialogue et l’entente. L’intégrité territoriale
des Etats doit être préservée, sinon c’est ouvrir
la boîte de Pandore. Il faut tout faire pour éviter
le clash des civilisations et fédérer les forces
modérées. De toute évidence, le terrorisme n’est
pas une civilisation.» Effleurant furtivement
le conflit du Proche-Orient, J.-P. Chevènement
ne se fait pas prier pour accuser Washington :
«C’est un scandale. Les Etats-Unis ne souhaitent pas l’application des résolutions de
l’ONU. La France, depuis De Gaulle, a joué
un rôle positif et en ce moment, Ayrault tente, à
l’occasion de sa visite dans la région, de relancer les choses.» Et d’ajouter que «la mort de
Yitzhak Rabin a porté un coup dur aux Accords
d’Oslo». Il n’en dira pas plus.
Hacen Ouali
FORÊT ERRICH
(BOUIRA)
L’armée poursuit
le ratissage
L
’opération de ratissage et de bouclage
des éléments de l’armée continue dans
la région de Aïn Turk, en particulier dans
la forêt Errich, où trois chefs terroristes — qui
ont été identifiés — ont été abattus mardi
dernier par les militaires. Dans la soirée d’avanthier, l’armée a utilisé l’artillerie lourde pour
bombarder le massif forestier, précisément au
lieudit Akkal Azegagh. Des bulldozers ont été
mobilisés pour l’ouverture de chemins d’accès
pour faciliter la tâche aux militaires et leur
permettre d’avancer. Des tirs à l’artillerie lourde
ont été entendus par les habitants durant des
heures. Aucun bilan n’a filtré, pour l’heure, sur
cette opération qui a été entamée lundi dernier.
Le groupe terroriste était composé de 15
éléments, dont des «vétérans» des maquis qui
ont été signalés et qui ont fui la pression des
militaires engagés dans une vaste opération
de ratissage et de nettoyage des maquis de
Lakhdaria après avoir réussi a éliminer la
semaine passée sept terroristes dans la localité
de Laâmarchia, sur les hauteurs de la commune
de Malla. Hier, le dispositif sécuritaire déployé
en force était toujours maintenu, a-t-on constaté.
Des renforts de l’armée ont été même été
acheminés du côté du village Aïn Athmane
dans la commune de Aïn Turk, où une trentaine
de camions de l’ANP sont toujours stationnés.
D’importants moyens humains et matériels
sont mobilisés pour la circonstance, a-t-on
constaté. Cette mobilisation reste motivée par
l’importance du groupe encerclé et surtout par
la crainte d’attaques terroristes durant le mois de
Ramadhan, où le risque terroriste plane toujours
sur la région, a expliqué une source sécuritaire.
Depuis le début des opérations de ratissage
décidées par les services de sécurité,
10 terroristes ont été neutralisés en une semaine.
Les éléments du groupe armé activant au sein
des katibate El Farouk et El Ghoraba, affiliées
à Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) de
l’ex-GSPC, s’apprêtaient à rallier l’organisation
terroriste Daech. Le reste des éléments du
groupe signalé dans la forêt Errich, précisément
dans sa partie nord, serait celui qui avait tenté
de se réunir dans les maquis de Guerrouma
à la limite avec la wilaya de Médéa il y a une
vingtaine de jours.
Les services de police et la Gendarmerie
nationale sont chargés du contrôle des axes
menant vers la forêt Errich et de l’installation de
barrages. Le chef-lieu de wilaya est depuis lundi
quadrillé par plusieurs unités des services de
sécurité. A l’heure où nous mettons sous presse,
l’opération de l’armée dans cette vaste forêt se
poursuit et vise à débusquer le reste du groupe
terroriste.
Amar Fedjkhi
BOUMERDÈS
Le président
de l’APC gagne le
procès face au wali
L
e FFS a annoncé, dans un communiqué rendu public hier, que le juge d’instruction de la
chambre d’accusation de la cour de Boumerdès
a émis une ordonnance de non-lieu en faveur du
président de l’APC de Boumerdès (FFS), Sid
Ali Aït Si Larbi. «Ce verdict, rendu le 16 mai
2016, fait office de jugement définitif et remet
en cause la décision de suspension prise à l’encontre de notre élu par le wali de Boumerdès, le
4 janvier 2016. Une suspension arbitraire que
le FFS avait dénoncée», précise-t-on. Le plus
vieux parti de l’opposition dit avoir pris acte
de ce verdict ; il demande ainsi la réhabilitation
immédiate de Sid Ali Aït Si Larbi dans ses fonctions de président d’APC. «Injustement accusé,
le président de l’APC FFS de Boumerdès a été
innocenté. Le juge d’instruction près la chambre
d’accusation de la cour de Boumerdès a émis
une ordonnance de non-lieu en sa faveur», a
soutenu ce parti.
R. P.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 3
L’ACTUALITÉ
NOUVELLES RÉVÉLATIONS DES PANAMA PAPERS SUR L’ALGÉRIE
COMMENT SNC-LAVALIN
OBTENAIT SES MARCHÉS
● Le géant canadien a utilisé une société offshore pour obtenir des marchés de gré à gré, dont celui de l’usine de traitement
des eaux de Taksebt, d’un montant de 750 millions de dollars.
près avoir été éclaboussé en 2014 par une affaire de corruption qui l’a obligé à faire une
purge au niveau de son staff dirigeant, voilà
que le géant canadien de la construction, SNC-Lavalin, est cité dans l’affaire Panama Papers. Publiés
par le consortium de journalistes d’investigation
qui a mené l’enquête, des documents lèvent le voile
sur une société offshore, Cadber Investments, créée
avec l’aide du cabinet panaméen d’avocats Mossack Fonseca pour obtenir des marchés algériens
— barrages Taksebt, Boukerdane et Bourouni —
au profit de SNC-Lavalin lequel, en contrepartie,
aurait versé 22 millions de dollars d’honoraires
à la succursale de la Banque royale du Canada à
Genève (Suisse). Hier, Radio Canada a fait état,
sur son site web, de nouvelles révélations, tout en
rendant publics six des contrats liant SNC-Lavalin
à Cadber Investments, signés entre 2000 et 2004.
Parmi ces derniers, celui lié à la construction et
l’exploitation de l’usine de traitement des eaux
de Taksebt, pour un montant de 750 millions de
dollars. Selon Radio Canada, une des directrices de
Cadber Investments — dont personne ne connaît le
vrai propriétaire — «qui a échangé des courriels
avec SNC-Lavalin est une employée de bureau
de Mossack Fonseca, Yvette Rodgers. Elle habite
à 30 kilomètres de Panama, en pleine campagne,
dans un coin plus que modeste, loin du monde des
affaires. Yvette Rodgers a prêté son nom comme
directrice pour près de 20 000 sociétés extraterritoriales». Radio Canada a tenté d’aller plus loin
que le Consortium international de journalistes
d’investigation (ICIJ en prenant attache avec les
dirigeants de SNC-Lavalin : «De hauts dirigeants
de SNC-Lavalin International signent les contrats.
Mais joints par téléphone, personne ne sait qui est
Cadber.» L’ancien vice-président de la division
Afrique du géant canadien, Raymond Leroux, que
Radio Canada a contacté, dit ignorer qui est Cadber
Investments. «Pourtant, il était responsable des
contrats en Algérie. Il affirme que ces années-là
il avait été écarté : ‘‘C’est moi, chez SNC-Lavalin
International, qui étais responsable du côté commercial avec l’Algérie. Mais c’est une période un
peu... que je ne maîtrisais pas la situation (...) En ce
temps-là, ce n’était plus SNC-Lavalin qui calait les
coûts, mais la division Construction avec Raymond
Fortin et Sami Bebawi’’.» Selon la même source,
Raymond Fortin «habite maintenant au Maroc où
nous n’arrivons pas à le rejoindre. Quant à Sami
Bebawi, ex-vice-président à la division construction de SNC-Lavalin, il est de retour au Canada
où il fait face à la justice pour fraude. Questionné
à l’assemblée des actionnaires de SNC-Lavalin,
le nouveau PDG de la firme, Bruce Neil, a affirmé
qu’il n’était pas normal de signer de tels contrats
avec des prête-noms. Il a ajouté, en anglais, que la
firme avait dépensé temps et énergie pour faire le
ménage dans les contrats passés et que ce genre de
contrats n’existent pas aujourd’hui».
LES FRÈRES BEDJAOUI ET SNC-LAVALIN
Mieux, souligne Radio Canada, la vice-présidente
principale aux communications mondiales de
SNC-Lavalin, Isabelle Perras, affirme qu’«il est
impossible pour la firme, en 2016, de déterminer qui est Cadber» ; elle explique que la firme
a transigé avec les gens autorisés à signer pour
Cadber : «C’est avec eux qu’on a transigé et signé
des contrats. On a fait ces vérifications de premier
niveau, mais si quelqu’un a voulu frauder ou créer
une société-écran, il n’a pas laissé un mémo dans le
dossier ! Alors, ce n’est pas écrit.»
Il est important de rappeler que la période de 20002004 a connu plusieurs ministres des Ressources
en eau. D’abord Salim Saadi (2000-2001), suivi
de Aïssa Abdellaoui (2001-2002), puis de Abdelmadjid Attar (2002-2004). Force est constater que
la division Construction de SNC-Lavalin éclaboussée par ce scandale est celle-là même qui avait
été, en 2013, au centre de l’affaire de corruption,
pour laquelle son vice-président, Ryad Benaïssa,
a été poursuivi et condamné pour avoir versé des
commissions sur des comptes en Suisse à Saâd El
Gueddafi, fils de l’ancien dirigeant libyen. Ryad
Benaïssa utilisait des contrats fictifs pour verser
des pots-de-vin à Saâd El Gueddafi. Après plus
d’une année en détention, il a reconnu sa culpabilité
dans l’affaire ; il a négocié avec la justice suisse sa
condamnation à 3 ans de prison avec 18 mois de
sursis. Ryad Benaïssa a refusé de servir de bouc
émissaire, déclarant que «la plupart des hauts dirigeants de SNC savaient». Il a accusé directement
Pierre Duhaime (l’ancien PDG de SNC-Lavalin),
Gilles Laramée (ex-chef des affaires financières) et
Michael Novak (ex-responsable de SNC-Lavalin
International). Il faut préciser qu’au moment où
ces affaires étaient livrées sur la place publique
en Algérie, SNC-Lavalin était éclaboussé par le
scandale lié aux conditions d’octroi du marché de
réalisation de la centrale électrique de Hadjret Ennous, obtenu grâce à Farid Bedjaoui. Les bureaux
de la société canadienne ont été perquisitionnés
et de nombreuses personnes auditionnées par le
juge de Sidi M’hamed, dont le PDG de Sonelgaz
(placé d’ailleurs sous contrôle judiciaire pendant
des mois, avant que cette mesure soit annulée). A ce
jour, l’instruction n’a pas livré ses secrets. L’affaire
coïncide avec celle dévoilée par la Banque mondiale au Bangladesh, qui lui a valu son inscription
sur sa liste noire, puis sur celle de l’Algérie durant
l’été 2014.
Après avoir atteint plus de 6 milliards de dollars de
marchés en dix ans — notamment avec le secteur
de l’énergie – les affaires de SNC-Lavalin en Algérie s’effondrent. Ce nom est désormais lié à celui de
Farid Bedjaoui, dont le frère, Réda Bedjaoui, résidant au Canada, suscite l’intérêt de la presse canadienne. Le 22 avril dernier, le Journal de Montréal
a fait état d’une annonce troublante : la vente d’une
luxueuse maison en bois dans un des quartiers
huppés de Montréal. Le journal reprenait l’annonce
d’une agence immobilière : «Un condo de 4000
pieds carrés d’un luxe inégalé à Montréal, situé en
face du Ritz-Carlton, est à vendre pour 3,8 millions
de dollars.» «Directement sorti des pages de nombreux magazines de design», écrit le courtier. «Ce
sont des designers venus de Miami qui ont rénové
ce condo de deux étages, selon la description. Celui-ci appartient à Réda Bedjaoui. Il est le frère de
Farid Bedjaoui, un ex-partenaire de SNC-Lavalin
en Algérie. (…) Réda Bedjaoui a acheté en mai un
condo de 1,8 million dans un immeuble où demeure
aussi Pierre Duhaime, ex-patron de SNC, arrêté
par l’Unité permanente anticorruption en 2012.»
Etrange coïncidence pour SNC-Lavalin, un groupe
qui avait fait couler beaucoup d’encre au début des
années 1980 lorsque les autorités de l’époque lui
avaient accordé le marché de réalisation du complexe de Riadh El Feth, à Alger. Salima Tlemçani
PUBLICITÉ
A
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 4
L’ACTUALITÉ
PHOTO : EL WATAN
Solidarité avec El Khabar
D
es journalistes, des militants
politiques, des syndicalistes ainsi
que des citoyens ont observé
hier un rassemblement en soutien au
quotidien El Khabar devant l’esplanade
de l’ancienne mairie de Tizi Ouzou. Après
une minute de silence à la mémoire des
martyrs de la Révolution, de la démocratie,
de tamazight et de tous les journalistes
assassinés, Ali Raïah, représentant de ce
quotidien à Tizi Ouzou, a pris la parole
pour «remercier vivement tous ceux qui
se sont déplacés pour soutenir El Khabar
que le pouvoir veut coûte que coûte casser
pour étouffer la liberté d’expression et
toute bonne volonté dans notre pays». Le
journaliste rappelle que depuis 1998, El
Khabar n’a pas bénéficié de la publicité
de l’ANEP. «Les difficultés financières
de notre journal ont amené les gérants
à vendre des actions en vue d’éviter la
fermeture du titre et sauver les emplois
des centaines de pères de famille qui y
travaillent», a expliqué M. Raïah. De plus,
dira-t-il, «les actionnaires du journal ont
choisi de vendre leurs parts à quelqu’un
de propre, en l’occurrence Issad Rebrab,
un industriel irréprochable qui a prouvé
au monde entier ses compétences et sa
volonté de travailler dans l’honnêteté
absolue, preuve en est le rayonnement
de l’ensemble de ses entreprises.» Pour
le responsable local d’El Khabar, la
démarche du pouvoir est «d’étouffer la
liberté de la presse et de toute volonté
d’entreprendre dans ce domaine». En
soutien au journal, la foule a scandé le
slogan «Assa azekka, El Khabar yella
yella !» (El Khabar vivra !) pendant
que d’autres ont brandi des pancartes
dénonçant le pouvoir et exprimant leur
soutien au journal. Youcef Bournine,
journaliste aujourd’hui à la retraite, a
dénoncé «le machiavélisme et l’hypocrisie
des autorités nationales qui, au moment de
célébrer la liberté de la presse, ont attenté
à cette liberté en voulant fermer le meilleur
des quotidiens nationaux en arabe. Si on se
tait aujourd’hui, demain ça va être le tour
des autres journaux, des partis politiques
et des syndicats autonomes.» Pour les
participants à ce rassemblement, la société
devra s’élever contre le bâillonnement de
la presse libre que représente El Khabar
et encourager la libre entreprise, à l’image
de Cevital.
SalahYermèche
DÉCLARATION DES JOURNALISTES D’ORAN
«NOS LIBERTÉS SONT MENACÉES, AGISSONS !»
■ La scène médiatique vit ces joursci au rythme de graves dérives, qui
remettent en cause les acquis du
peuple algérien en matière de droit
à l’expression libre de ses opinions,
ses préoccupations et ses aspirations à
vivre dans un Etat de droit.
Nous enregistrons, nous collectif de
journalistes exerçant dans différents
supports de presse, que l’avenir du
libre exercice de notre profession
est sous la menace multiforme
de répression et de harcèlement,
s’inscrivant dans un processus de
remise en cause du droit des Algériens
(nes) à la liberté d’expression et à
l’information consacrées dans les
articles 48 et 50 de la Constitution
algérienne.
Nous enregistrons le retrait de l’Etat
de son rôle de protection des droits
garantis des citoyens et citoyennes
et des travailleurs dans le domaine
médiatique, en laissant le champ libre
aux propriétaires des entreprises de
presse de piétiner les droits légitimes
des travailleurs à un salaire décent
digne du métier qu’ils exercent :
déclaration au niveau de la sécurité
sociale ; orientation éditoriale
contraire à la loi sur l’information ;
exploitation occulte de la rente
publicitaire publique ; octroi sélectif
de la publicité publique ; l’embargo
exercé sur les journaux dits «petites
publications», ce qui les condamne à
ne pas entrevoir leur développement.
L’Etat s’est dessaisi de ses obligations
d’assurer l’information pour le
citoyen, comme stipulé dans l’article
36 du code de l’information, en se
retirant du secteur de la diffusion
de la presse écrite et de son rôle
de régulation et de contrôle
de ce secteur. Cette situation a
engendré des pratiques malsaines,
caractérisées par «des marchandages
et chantages» exercés par des
pseudo-journalistes et pseudoéditeurs de presse, qui s’ajoutent
à «l’octroi occulte» de la publicité
des entreprises publiques à des titres
sans lectorat, et des journaux non
distribués dans les kiosques pour
faire passer des marchés publics dans
l’opacité, portant un grave préjudice
à l’économie nationale.
Nous enregistrons également
les pressions et répressions
sur la liberté d’écriture exercées
par les annonceurs privés sur
les propriétaires de journaux,
au détriment du droit du citoyen
à une presse intègre et crédible.
Les titres bénéficiaires de cette
manne publicitaire se transforment
en entreprises de promotion et non
d’information.
Nous dénonçons la permissivité et la
passivité de la Commission nationale
d’octroi de la carte de presse avec
nombre d’éditeurs qui attribuent cette
carte à des personnes étrangères
à la profession et sans aucune
qualification, aggravant davantage la
pollution du paysage médiatique et
décrédibilisant toute une profession.
Déviation déjà entamée avec la
délivrance d’agréments de création de
titres à des personnes non qualifiées
comme stipulé dans l’article 23
du code de l’information. Cet état
de fait explique en grande partie
le classement peu honorifique de
l’Algérie en matière des libertés et du
respect des droits de l’homme par des
organisations mondiales spécialisées,
malgré le lourd tribut payé par les
Algériens pour la reconquête de la
souveraineté nationale et la survie de
la République.
La scène médiatique vit une
déliquescence avancée, ceci nous
oblige à revendiquer l’application des
dispositions de la Constitution et des
lois de la République garantes du droit
du citoyen à la liberté d’expression et
d’une presse libre et crédible.
Nous appelons les journalistes et
les partenaires sociaux, citoyens,
associations, syndicats et forces
politiques à œuvrer pour la tenue dans
un proche avenir «des états généraux
de la presse» afin de disséquer et
débattre de la situation de la presse et
élaborer une plateforme allant dans
le sens de la protection du droit du
citoyen à une presse libre et intègre,
la protection de ceux qui exercent
le métier du journalisme de toutes
pressions et restrictions illégales.
Notre conviction : sans une large
adhésion de tous les acteurs sociaux,
point de liberté de presse.
Premiers siganataires : Bourbia
Lahcene, Aziz Mouatz, Ziad Salah,
Slama Samir, Benamar Mohamed
Nourine, Bensalah Djaafar, Guelil
Noureddine, Lahdiri Cherif,
Bendaha Hakim, Derki Sidi
Mohamed, OuldAli Samir, Mossaoui
Abdelhalim, Barti Houari, Lardja
Boualem, Benachour Djamel, El
Kébir Akram, Benzerga Abdelkader,
H’mida Ayachi.
PUBLICITÉ
TIZI OUZOU
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 5
CONTRIBUTION
MÉDIAS D’ALGÉRIE : UN ARSENAL
DE COM’ CONTRE LE JOURNALISME
Par Belkacem Mostefaoui
Professeur à l’Ecole
nationale supérieure de
journalisme, Alger
I
l est question, dans cette contribution
proposée au quotidien El Watan, de
s’interroger et répondre le plus synthétiquement possible à ce qui fonde des
paramétrages réels du devenir de la
liberté d’information et du droit à l’information
reconnus aux citoyens par la Constitution en
notre pays aux métiers du journalisme. La profession n’a pas attendu la loi sur l’Information
de janvier 2012 pour forger son devenir, y compris en payant le tribut d’une centaine des siens
assassinés durant la décennie rouge 1990. Fragilisée de multiples ressorts – y compris par cette
loi timorée face aux bouleversements réels en le
domaine – le journalisme risque, sous les coups
de boutoir de nouvelles adversités, de perdre ce
qui fonde sons sens d’être. Et d’être asservi et
servi, en doses homéopathiques et trafiquées,
dans les nouvelles fabriques de communication,
machines lubrifiantes d’idéologies liées aux
pouvoirs politique et à celui de l’argent.
L’affaire pendante actuellement devant la justice
du rachat du groupe de presse El Khabar par
l’homme d’affaires Issad Rebrab est l’un des
symptômes d’un chancre bien plus grave et
complexe qu’il y paraît. Rappelons au passage
que «l’affaire» commerciale était déjà en tractation en 2008 : en majorité, les actionnaires d’El
Khabar s’y sont opposés et ont même publié une
charte d’éthique proclamant l’indépendance du
journal. Plutôt que d’ajouter encore du verbe
sur «l’affaire» pendante en justice, sondons un
peu des points névralgiques du pourtour de ce
chancre même et les ressorts de sa gestation qui
travaillent l’ensemble des médias nationaux.
UNE DÉMONOPOLISATION SUBIE,
NON PRODUCTIVE DE RÉELLE LIBERTÉ
DE COMMUNICATION
L’histoire montre que partout où les sociétés du
monde ont réellement, et du territoire même,
développé leurs médias, elles l’ont fait aussi
dans un espace public où le principe de démocratie ne se négocie pas en simple marchandise
avec les publics. La production médiatique
d’un vigoureux et autorégulé service public de
l’audiovisuel y est mise en concurrence avec
des journaux, des radios et des télévisions de
droit privé, dont les activités sont réglementées.
Ce secteur d’activité économique produit des
marchandises mais a aussi cette singularité si
particulière : il est le moteur vital de production et de diffusion aux plus larges publics de
valeurs symboliques d’une nation. Autant ses
industries culturelles basiques que son patrimoine de spiritualité, qui fonde son âme et ses
luttes pour les droits humains, s’inscrivent en
valeurs universelles ; les médias en irriguent
la société dans un mouvement perpétuel de
création/renouvellement. De fait, qu’est-ce
qui arrive aux médias du pays aujourd’hui par
rapport à ces paramètres universels ? Subséquemment au séisme qui a failli emporter Etat
et société durant la décennie 1990, le patrimoine
médiatique algérien a été mis, au début de la
décennie 1990, dans une posture qui relève d’un
feuilleton «d’ouvertures contrôlées». Ou plus
précisément de velléités de contrôle d’Etat tant
la déréglementation mondialisée n’a plus de
frontière. Ainsi, les premiers éléments du dispositif législatif et réglementaire, mis en socle par
la loi sur l’information d’avril 1990, ont donné
naissance aux entreprises de droit privé éditrices de quotidiens d’information, trois petites
dizaines ces années-là ; gonflées de nombre
depuis 2009/2010 pour atteindre quelque 150
aujourd’hui. Dans cet espace médiatique, les
gouvernants maintiennent mordicus le monopole d’Etat sur le média radio (y compris par des
dispositifs techniques de parasitages draconiens
d’ondes étrangères) et jouent aux «apprentis
sorciers» avec une quarantaine de télés commerciales de statut offshore. Nées en 2011
pour les premières d’entre elles, divers signes
frappent l’entendement quand on observe leurs
articulations aux pouvoirs publics et à la société.
Déclarées «premières télévisions libres d’Algérie» dans une société qui n’a jamais connu de
service public télévisuel, tant l’office ENTV a
été régenté en caisse de résonnance de propagandes renouvelées depuis l’indépendance, ces
structures ne sont pas constituées pour autant
en «entreprises éditrices de télé», même si
trois ou quatre d’entre elles sont adossées à des
quotidiens publiés dans le pays. Télés offshore,
OVNI domiciliés à Amman, Londres, Beyrouth
ou ailleurs dont les signaux sont transportés par
satellites, ces «supérettes d’images télévisées»,
ont pour caractéristique commune de cibler
les auditoires algériens. Un principe basic de
marketing les guide : à côté d’offres de produits
manufacturés étrangers (alimentaires, vestimentaires, ménagers, cosmétiques, etc.) déversés par
containers dans les ports du pays, quoi d’autre
à vendre à la quarantaine de millions d’Algériens, dont de larges strates sociales ont acquis
d’intéressants niveaux de pouvoir d’achat grâce
à la rente pétrolière ? Tout simplement – et au
Demeurée coquille
vide, «l’instance
de régulation de
l’audiovisuel»
n’a à son actif
(depuis septembre
2015) que quelques
épisodiques
communiqués,
consonnant, à la
virgule près, avec
ceux du ministère de
la Communication.
plus bas prix, en visant du côté de la ceinture
– des images «sensationnelles» qui changent
de la morosité encadrée des canaux de l’ENTV.
Avec des coûts d’investissement très réduits, ces
nouvelles «boîtes» créées à la va-vite ont trouvé
le filon porteur. La seconde caractéristique
qui les marque est que toutes fonctionnent en
mode juridique a-légal. Elles n’ont contracté
aucune convention avec l’Etat ni ne disposent de
concession — sauf pour cinq d’entre elles d’un
agrément de «domiciliation de bureau local».
Et, de fait, les pouvoirs publics ne les inquiètent
pas, sauf quand elles dérangent l’agenda médiatique du clan de pérennisation proche du chef de
l’Etat : Atlas TV et El Watania TV (guère plus
«professionnelles» dans le fond que les autres)
ont dû payer cette non-allégeance. Les dispositifs législatifs en la matière (lois de 2012 et de
2014) n’ont pas été suivis d’arsenal réglementaire qui pourrait les y contraindre.
Demeurée coquille vide, «l’instance de régulation de l’audiovisuel» n’a à son actif (depuis
septembre 2015) que quelques épisodiques
communiqués, consonnant, à la virgule près,
avec ceux du ministère de la Communication.
Attentisme, laisser-faire/laisser passer, les auditoires algériens se sont retrouvés livrés abrupto
(à l’image des ventes sur pied dans le commerce
agricole) à des télés «nationales libres» d’un
genre très particulier. Leur soudaine délivrance
du monopole des cinq canaux de l’office d’Etat
ENTV n’est pas pour autant réelle en matière
de nouvelles libertés acquises. Un florilège
de propagandes populistes – d’essence galvanisée par toutes les frustrations et dénis de
droit accumulés sous des décennies de règne
autoritaire – ont trouvé très vite en les chaînes de
télé commerciales leurs fabriques et déversoirs
les plus attentatoires aux principes universels
de liberté de communication et de respect des
publics. Les écrans d’Ennahar TV et de Chourouk TV (adossées à deux puissants quotidiens
éponymes) participent, parfois jusqu’à la nausée, de ce détournement scandaleux du sens à
donner à la liberté de communication. A l’image
de l’actuelle campagne d’Ennahar contre la personne même de Issaad Rebrab. Proches chacune
de clans du pouvoir et des sources de prébendes
y afférentes, ces chaînes se sont instituées en
redoutables auxiliaires de communication institutionnelle des tenants du pouvoir et de l’ordre
moral à propager pour le faire perdurer. Via des
micro-trottoirs, des prêches d’imams cathodiques improvisés, des émissions de plateau à
invités tonitruants (mêlant en foire d’empoigne
anciens généraux et émirs terroristes «repentis») leurs discours disent aussi le ras-le-bol des
citoyens dominés. Dans le fond, ces miasmes
nourris d’idéologies populistes servent davantage à créditer ces médias d’une factice et
nauséeuse «liberté de ton». Celle de propager,
par exemple, des appels à l’excommunication
ou, pire, au meurtre, à l’instar de celui commis
par un imam improvisé contre l’écrivain Kamel
Daoud.
On est frappé de stupeur quand on entend un
«journaliste» de ces entreprises – souvent
rémunéré au lance-pierres et utilisé par sa hiérarchie sans considération aucune des droits
élémentaires du travail – vanter le «journalisme
citoyen» dont il serait professionnel parce le
slogan galvaudé promet qu’avec internet, tout
le monde peut être journaliste. Et que le tout
est de rester «branché» sur les réseaux sociaux,
et ses périmètres «d’information», son smartphone en veille, un peu comme des snipers avec
leur arme. Dans le contexte mondialisé par les
multinationales du domaine et leur foultitude de
robinets locaux, les télés commerciales offshore
ciblant la société algérienne s’ajustent en niches
(de faible investissement) de gains d’argent et
de capacités de diffusion de propagandes. La
centralité en est la communication : publicitaire,
institutionnelle, d’entreprise, servant tout simplement à vendre une marque, un personnage,
une idéologie. C’est tout un arsenal qui est mis
là en branle contre les métiers de la profession
de journalisme, afin de les formater dans un
procès de production dévitalisé de ce qui a fondé
leur raison d’être : produire des valeurs culturelles et de liberté, développer l’esprit critique
afin de répondre aux besoins du droit à l’information des citoyennes et citoyens.
On est ébahi devant les discours, lourdement redondants, orchestrés par le ministre de la Communication dans sa flopée récente de conférences dédiées au «journalisme éthique» tant
ils sont en porte-à-faux par rapport aux actes de
l’institution qu’il gère. Les discours concoctés
par les pouvoirs publics sur ces questions, si
centrales à la démocratie, sont ici et ailleurs souvent sous l’emprise de nouvelles formes de propagande populiste. L’illustration la plus aboutie
est celle du ministre de la Communication.
Autant leurs contenus idéologiques que leurs
modes de formulation détournent le process de
travail des médias de son sens premier : produire
du journalisme et de l’information, d’abord,
pour nourrir l’espace public citoyen dans sa
diversité d’existence et de combat. Dans les pays
à gouvernance d’Etat de droit le plus consolidé,
des médias, anciens et nouveaux, développent
leurs capacités à se constituer comme autant
de remparts contre la pollution charriée par
ces nouvelles propagandes «à visage humain»
empruntant toutes les recettes propres aux pubs
vantant des produits cosmétiques. Et camouflant
les pires propagandes du siècle dernier.
QUATRE ANS APRÈS LA PROMULGATION DE
LA LOI ORGANIQUE SUR L’INFORMATION
ET DEUX ANS APRÈS CELLE PORTANT
SUR L’AUDIOVISUEL, LE MINISTRE DE LA
COMMUNICATION CLAME : «L’AUTORITÉ DE
RÉGULATION, C’EST MOI…»
C’est au lendemain du troisième mandat présidentiel octroyé en avril 2009 à M. Bouteflika
que des dispositifs législatifs et des actions de
réaménagement structurel du secteur médiatique ont été mis en arsenal de reprise en main
soft pour parachever – à partir du ministère de
la Communication et de son sémillant ministre,
M. Grine – un long processus enclenché dès le
début de la décennie 2000. Fini les menaces de
prison brandies contre les journalistes ; bien plus
sournois et efficaces, deux bâtons de chantage
sont mis exercice via deux entreprises de droit
public pour caporaliser les journaux. D’une
part, une modulation pouvant aller à l’exclusion
de l’accès à la mamelle de pub de la centrale
étatique ANEP. Elle a frappé durement le quotidien El Khabar, et en plus elle a été assortie
d’une injonction officieuse décourageant les
grosses marques privées à confier leur pub à
ce quotidien de référence. Et, d’autre part, la
citation à régler les factures d’impression auprès
des imprimeries d’Etat pour des dizaines de
quotidiens qui les avaient «oubliées» durant des
années. Une très forte majorité des quotidiens
a été couvée dans ce système, imposé en mode
opératoire de «régulation».
L’autorité de régulation de la presse, prévue
par la loi de janvier 2012, n’est pas encore installée et le ministre de la Communication va
jusqu’à clamer publiquement : «L’autorité de
régulation, c’est moi…» Dans toutes les nations
du monde développé, en fait vivant sous Etat
de droit, dans les années 1970 notamment, ont
été résolument mises en place des instances de
régulation des médias, autonomes des pouvoirs
publics et du pouvoir de l’argent. Le principe de
base a été de décréter que la puissance publique
ne peut pas gérer démocratiquement la liberté
de communication parce qu’elle ne peut pas être
juge et partie. Parce que trop de pouvoir d’Etat
corrompt les capacités de la société à revendiquer, défendre et construire ses espaces de liberté. Parce que, aussi, l’argent d’investisseurs privés injecté en trop fortes doses débridées dans le
secteur participe à la création de conglomérats et
de concentration du pouvoir d’informer.
Ni la loi organique de janvier 2012 ni celle
relative aux activités de l’audiovisuel de mars
2014 – en principe à ajuster aux dispositions de
la nouvelle Constitution – n’ont été suivies de
textes réglementaires. C’est grave. C’est dire le
formalisme – en fait le populisme – qui inspire
cette batterie de fabriques de lois qui ne servent
pas à grand-chose, sinon de poudre aux yeux.
Comme les orfèvres marabouts savent fabriquer
des amulettes. L’Etat s’étant désengagé progressivement du secteur, même avec son monopole
sur la radio, comme en Corée du Nord, le champ
est libre pour l’investissement privé. De plus,
cerise sur le gâteau, une régulation du secteur,
au point où le marécage s’y est instauré, est très
peu probable à faire respecter.
Deux paramètres de cette «libéralisation des
médias» à l’algérienne vont marquer encore plus
sa logique : les clans gestionnaires du pouvoir
d’Etat ont latitude à choisir les «copains et les
coquins» habilités à y investir ; et la main de
fer sévissant sur la production et la diffusion
du gigantesque secteur public de l’audiovisuel
s’y renforcera. Il n’est que d’entendre les voix
d’animateurs – journalistes vedettes des chaînes
— prêter leurs voix, avec tant de naturel, à des
tas de pubs accompagnant ce nouveau chantier
médiatique dont l’Algérie n’a peut-être même
pas rêvé.
B. M.
* Dernier ouvrage paru : Médias et liberté
d’expression en Algérie (Alger, Dar El
Othmania, novembre 2013)
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 6
L’ACTUALITÉ
PÉTITION D’EL KHABAR
CRI DES HOMMES LIBRES POUR DÉFENDRE L’ALGÉRIE DES LIBERTÉS
Le gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Communication, une sale guerre contre le journal El Khabar.
A travers El Khabar, c’est une guerre qui est déclarée contre les
titres de la presse indépendante, la liberté de la presse et les droits
de l’homme en Algérie. Les événements se sont accélérés en moins
d’une semaine et le journal El Khabar s’est retrouvé dans une bataille
politique sous couvert juridique. Le hasard a fait que cela coïncide avec
le 3 mai, Journée internationale de la liberté d’expression, un des principes fondamentaux des droits de l’homme. Un principe qu’El Khabar
considère comme référence principale de sa ligne éditoriale de laquelle
il n’a pas dévié, quels que soient les circonstances et les chantages.
LES SIGNATAIRES
Lahcene Baraka (avocat à la Cour suprême-M’sila),
Mohamed Adoune (Alger), Saïd Belkacem (retraité-Alger),
Abdelaziz AÏlem (commerçant-Constantine), Cherif
Benchehida (Mostaganem), Mustapha Bourmouche
(retraité de Sonatrach-Alger), Ramdan Boulous (retraitéBéjaïa), Sid Ahmed Hamdaoui (transporteur-Blida),
Mohamed Salah Boussaha, dit Ahmed (fonctionnaire à la
Direction des forêts, Sedrata-Souk Ahras), Mohammed Gaïd
(retraité-Alger), Amar Gaïd (retaité-Alger), Amar Belkhiri
(retraité, Ouled Rechache-Khenchela), Mounir Mihoubi
(Sétif), Abdelhamid Gherbi (Mascara), Mohamed Leslou
(agent administratif principal à la retraite-Alger), Messaoud
Kebab (chauffeur de taxi-Alger), Brahim Djebouri (retraitéTipasa), Mourad Bouterdjine (Bourkika-Tipasa), Meziane
Chebli (responsable AE, Boghni-Tizi Ouzou), Ahmed Harbi
(Boghni-Tizi Ouzou), Amar Haddadi (entrepreneur/
démocrate-Alger), Boualem Amiar (Tadmaït-Tizi Ouzou),
Noureddine Abdeli (Guelma), Aomar Chaoui (retraité-Alger),
Amel Bouzekri (Boukhanefis-Sidi Bel Abbès), Abdelhak
Bendouda (ex-DRH à Numidia News-Tizi Ouzou), Fouad
Moudjedj (prof de formation professionnelle-Batna),
Nasreddine Souissi (ministère de l’Education-Alger), Khalil
Chettouh (étudiant-Tébessa), Mohamed Laïd Amghar
(retraité-Tizi Ouzou), Habib Nedam (médecin, Telagh-Sidi
Bel Abbès), Noureddine Rahmoun (enseignant à la retraite,
Tadjenanet-Mila), Madjid Houali (biologiste-Tizi Ouzou),
Hocine Khelidji (fonctionnaire universitaire-Guelma),
Abdelghani Ben yahia (enseignant-Béjaïa), Hocine
Aberkane (journaliste ouest info-Oran), Saïd Metalas (exfonctionnaire à la radio-Alger), Noureddine Ouadah
(fonctionnaire-Relizane), Abdelhamid Ghabouli (directeur
CEM à la retraite/fils de chahid-Bordj Bou Arréridj), Kamel
Cherif (boulanger-Alger), Hakima Ferrahi (fonctionnaire
étatique-Boumerdès), Miloud Hambli (fonctionnaire à la
direction de la jeunesse et des sports-Guelma), Abdenacer
Bouaziz (ingénieur forestier à la retraite, Oued ZenatiGuelma), Mohamed Ameziane Abadja (Tizi Ouzou), Yazid
Dahoumane (Azazga-Tizi Ouzou), Mokhtar Hamou (agent
polyvalent-Alger), Righi Zitouni (directeur régional dans
une banque à la retraite/fils de chahid-Bordj Bou Arréridj),
Chabane Boumertit (retraité-Alger), Hocine Zelmat (Tizi
Ouzou), Djafaar Goucem (Tizi Ouzou), Hamid Mellah (Tizi
Ouzou), Abdelaziz Challal (fonctionnaire-Alger), Kamel
Mansour (chauffeur-Alger), Hamza Oukil (fonctionnaire,
Thenia-Boumerdès), Afif Bouatou (Sidi Ali-Mostaganem),
Zoulikha Bouatou (Sidi Ali-Mostaganem), Mohamed Smaïl
(membre du Conseil national de la Ligue nationale pour la
défense des droits de l’homme-Relizane), Mohamed
Hamadouche (cadre supérieur à la CNEP banque-Alger),
Rania Amar Youcef (citoyenne-Alger), Anissa Bouyahi
(citoyenne-Alger), Smaïl Chihab (enseignant, Oued RhiouRelizane), Abderrahmane Hadibi (entrepreneur-Alger),
Abdellah Outanzirt (Ighrem, Akbou-Béjaïa), Abderrahmane
Siagh (militant du FFS/chauffeur de taxi-Alger), Elkhoudja
Khadidja (inspecteur de l’enseignement primaire,
Tadjenanet-Mila), Kamel Ould Amar (Mila), Hamid Hamami
(militant démocrate-Béjaïa), Mustapha Bentamra
(Tissemsilt), Mohamed Sahli (conférencier à l’Ecole
d’études supérieures-Constantine), Rachid Saadouni
(fonctionnaire à Naftal-Bouira), Chabane Aït Arab (Aït
Toudert), Abdellah Akkache (Aït Toudert), Mohamed Abbi
(Aït Toudert), Hamenni Mohand Ouidir (juriste à la retraiteAlger), Ikhedalen Yacine (Alger), Toufik Dmani (Tizi Ouzou),
Mechri Benfichouh (Mostaganem), Mouloud Naït, Brahim
Dahmani (Boumerdès), Belkacem Mamou (photographeTizi ouzou), Sofiane Maïzi, Halimi Yacine (cadre-Tébessa),
Mohand Oussaid Khlifa (employé-Souk Ahras), Drifoul
Okba (chef de service comptabilité-Souk Ahras), Mhamedi
Mourad (Batna), Mhamedi Nacer (employé-Batna),
Mhamedi Karim (agent de sécurité-Batna), Zaïr Azeddine
(psy-Batna), Zaïr Elyamine (TS en électronique-Batna),
Slimani Réda (agent technique-Batna), Mhenna Lezhar
(agent technique-Batna), Hamid Aazeb (chargé de gestion),
Mehdi Oueld Rouis (dessinateur), Rassemblement des
Algériens en France, Azoug Elyazid (Béjaïa), Aït Hamid
(retraité-Tizi Ouzou), Sedki Boualem (ex-diplomate-Tizi
Ouzou), Abdelaziz Tamim, Nasri Omar (Béjaïa), Hamoudi
Arezki, Kamel Zirem (journaliste), Bir Sofiane (prof de lycéeBéjaïa), Morsli Djamel Eddine Benabdellah (prof-Chlef), Bit
Farouk (avocat-Béjaïa), Mohamed Sghir Meziane (cadre de
finance et comptabilité-Alger), Kaci Saïd (moujahid,
retraité-Tizi Ouzou), Djamel Bouchama (Tizi Ouzou), Omar
Bentoubal (Tizi Ouzou), Abdelmalek Aberkane (Jijel),
Mansour Beroual (militant des droits de l’homme et
politicien-Alger), Rachemi Aïcha (70 ans, assistante sociale
CNAS à la retraite-Alger), Yazid Ferdjioui (plombier, Beni
Ourtilane-Sétif), Boubaker Ferdjioui (matériel de forage,
Beni Ourtilane-Sétif), Khalef Youghersen (Derguina-Béjaïa),
Amar Zerar (Beni Douala-Tizi Ouzou), Larbi Aït Abdelmalek
(militant RCD, vendeur en pharmacie, Aïn El Hamman-Tizi
Ouzou), Abderrahmane Boudina (Mila), Souad Azouaou
El Khabar, qui est né dans un climat politique particulier, est l’un des
acquis des événements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans
une conjoncture difficile, durant laquelle des journalistes ont sacrifié
leur vie pour la consécration de la démocratie, de la liberté d’opinion,
de pensée et d’expression. El Khabar a mené, durant cette période,
des batailles contre des groupes sanguinaires et obscurantistes et à
plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrôle
et poursuites judiciaires, fermeture de sources d’information et
redressements fiscaux). Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux,
El Khabar a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le
citoyen de l’Algérie profonde. Et personne d’autre. En réponse à cette
(Tizi Ouzou), Salah Eddine Bouhenna (Mila), Hamoudi
Messaouada (retraitée des douanes algériennes-Relizane),
Boussad Toudert (retraité-Alger), Rabah Djouhri (cadre
supérieur au ministère de l’Environnement et des
Ressources en eau-Alger), Cherif Hamissi Ahmed
(fonctionnaire SNTF, Boukadir-Chlef), Omar Branes
(technicien-Italie), Mohamed Tahar Amarouche (militant
Cnapest-Alger), Nora Amarouche (militante Cnapest-Alger),
Massiva Amarouche (étudiante-Alger), Rachid Boudraâ (exfonctionnaire-Batna), Mohamed Boukhari (cadre syndical à
la retraite-Constantine), Fahim Amriche (informaticien-Aïn
Témouchent), Brahim Beghal (Alger), Ahmed Benarmes
(éducateur à la retraite-Oran), Chabane Roumaine (Alger),
Karim Mazeghrane (enseignement secondaire-Bordj Bou
Arréridj), Yazid Dahmoun (commerçant-Tizi Ouzou), Nouar
Maz (Tazmalt-Béjaïa), Chadli Chouatha (Ferdjioua-Mila),
Idir Salhi (fonctionnaire Naftal, Chorfa-Bouira), Abdelkrim
Merzouk (vice-président APC Chorfa-Bouira), Hocine Salmi
(Oum Teboul-Taref), Belkacem Ben Safsaf (retraité, Beni
Ourtilane-Sétif), Adel Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Widad
Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Malika Aourtilane (AkbouBéjaïa), Athmane Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Keddad
Messaoud, dit Idir (délégué du mouvement citoyen,
chauffeur de taxi-Alger), Elhabib Bou Mesdjed (journaliste,
correspondant, Sfisef-Sidi Bel Abbès), Saïd Hamamin
(président de la section libre La voix du peuple, KherrataBéjaïa), Kamel Medghour (section libre La voix du peuple,
Kherrata, Béjaïa), Elhadj Merzoug (section libre La voix du
peuple, Kherrata-Béjaïa), Zakia Ighmouracene (section libre
La voix du peuple, Kherrata-Béjaïa), Hakim Alileche
(opérateur, économiste-Alger), Hakim Mouhoubi (berger,
Beroual-Tizi Ouzou), Malik Boudarene (commerçant-Tizi
Ouzou), Dahmane Abrous (Tagmount Azouz-Tizi Ouzou),
Samir Aït Ali Slimane (commerçant, Aïn El Hammam-Tizi
Ouzou), Mahfoud Derouiche (enseignant, Collo-Skikda),
Mohamed Abdelouaheb Belouafaa (retraité-Alger), Elhadi
Athmani (Babar-Khenchela), Ali Habel (retraité-Alger),
Boualem Idrici (commerçant-Alger), Abderrezak Boudouani
(prof universitaire-Chlef), Mouloud Taghbalout (démocrateAlger), Saïd Bellir (avocat stagiaire-Tizi Ouzou), Nacira Ben
Haddou (prof d’enseignement professionnel, Aïn MeraneChlef), Hocine Amrane (commerçant, Aïn Oussara-Djelfa),
Abderrahmane Bouchami (Alger), Saïd Aït Mebarek (Beni
Douala-Tizi Ouzou), Nadjet Laouar (Laouana-Jijel), Idir
Ouchene (président de la section RCD, Bounouh-Tizi
Ouzou), Mohamed Ifri (retraité, Thenia-Boumerdès),
Abdenour Didi (ex-cadre-Boudouaou), M e Boubaker
Esseddik Hamaïli (élu de l’APC de Sidi Aïch/président de la
section RCD-Béjaïa), Rafik Aïdli (membre de la section RCD,
Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Hamitouche (membre de la section
RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Cherif Zeghlache (membre de la
section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Rafik Oubraham (membre de
la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Habib Ahfir (militant du
RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Dr Aïssa Nasri (secrétaire de la
section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Abdenour Abahour, dit
Chafik (élu APC, Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Aïdli (élu APC, Sidi
Aïch-Béjaïa), Samir Moussaoui (militant du RCD, Sidi AïchBéjaïa), Slimane Amari (Alger), Ali Dahmane (retraité
Sonacome-Alger), Rabah Hemissi (carde à la retraiteGuelma), Noureddine Bouledja (Tizi Ouzou), Lemhalhal
Babouri (poète-Sétif), Hamza Sabri (Oran), Djamel Mechri
(Les Issers-Boumerdès), Réda Sedaïria (Tébessa), Yahia
Saïdi (fils de chahid/ancien membre fondateur RND/
membre du conseil national El fadrj Eldjadid-Béjaïa),
Abdelkader Kessour (retraité SNTF-Borj Bou Arréridj),
Hakim AÏnouche (médecin, M’Chedallah-Bouira), Abdelkrim
Melizi (enseignant langue arabe-Sétif), Adel Amireche
(vendeur de journaux-Constantine), Hassen Berrichi
(citoyen-Boumerdès), Yacine Lakbal (Béjaïa), Amel
Mekdoud (traductrice), Ayachi Abdelhamid (architecteConstantine), Moumouh Mzyaeb (Alger), Mohamed Djouadi
(étudiant en gestion), M. Ouarab (Béjaïa), Sofiane AÏt Bachir
(avocat-Tizi Ouzou), Brahim Daoud (prof de lycée), Bouadila
Walid, Sayeb Samah (étudiante-Batna), Amarouche
Lakhdar Amirouche (directeur centre de tourisme-Batna),
Saïdi Yanis (commerçant-Tizi Ouzou), Habbi Youcef
(consultant juridique en retraite-Tizi Ouzou), Messaoudene
Salem (retraité-Tizi Ouzou), Adel Arab (commerçant-Sétif),
Youcef Habet (médecin-Paris), Zaïdi Ali (prof universitaireBéjaïa), Iliès Boukermouche (commerçant-Sétif), Hamid
Maâlem, Elaïb Abdelkader (prof/retraite-Sétif), Larbi
Zaroual, Rachid Merzouk (cadre société privée), Mourad
Salhi (prof-Belgique), Hamid Ben Kaci (Tizi Ouzou), Hassen
Omar (prof), Chachoua Boukhalfa (syndicaliste/parti Talaie
El houriate-Béjaïa), Chibane Fayçal Mohamed Tayeb
(retraité-Alger), Chibane Fayçal (ingénieur et entrepreneurAlger), Hammouche Sadek (retraité de l’éducation), Kaci
Bouguerra, Faouzi Chaalal, Rachid Zouaamia (professeur
-Béjaïa), Hasnaoui Mohamed, Yahia Harkat (journaliste),
Mokhtar Yemmi, Aziz Racim, Achouri Missah (prof-El Oued),
Yahi Khlifa (ingénieur-France), Azzag Sebti (retraité), A.
Alioui (expert international/commissaire aux comptes),
Arab Hadibi (employé dans une banque publique),
Mustapha Maâzouzi (militant politique et journaliste-Tizi
campagne féroce que mène le ministre de la Communication contre
le journal El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout
journaliste libre, nous, signataires de cette pétition, exprimons notre
refus absolu de la position du ministre de la Communication ou de
toute autre partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous
dénonçons avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons
notre refus de toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons,
également, que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et
les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les acquis de la liberté
d’expression et de la presse en Algérie.
• Tél : 021 48 47 67- Fax : 021 48 44 26 - elkhabarpetition16@gmail.com
Ouzou), Zineb Abouzou (Tamanrasset), Fatima Hammal
(Tamanrasset), Abdellah Ould Mohamed (Mauritanie), Ag
Ilyes Teffar (Tamanrasset), Souha Lamsari (Tamanrasset),
Metta Hammal (Tamanrasset), Abdellah Sediki
(Tamanrasset), Ali Kada (secrétaire général du Parti 1er
Novembre-Tiaret), Smaïl Maameri (travailleur-Aïn El HadjelM’sila), Amrane Mahfoud (citoyen-Aïn Defla), Saaï Dif Allah
(sportif-Tébessa), Rabah Limam (directeur général à la
retraite-Bouira), Ali Bouzrida (enseignant à la retraite-Mila),
Kamel Demdoum (enseignant/auteur et journaliste-Oum El
Bouaghi), Khadidja Boudine (membre du bureau politique
du Parti des travailleurs-Alger), Ben Bouzid Ben Saâda (El
Idrissia-Djelfa), Rachid Zaarab (membre du bureau politique
du Parti des travailleurs et ex-député-Bouira), Mohamed
Kenas (agent BADR-Tizi Ouzou), Mohamed Kedyam
(commerçant-Tizi Ouzou), Rachid Si Ahmed (retraité-Tizi
Ouzou), Omar Saïdoun (retraité-Tizi Ouzou), Abdelmadjid
Saoudi Abou Nadjm Eddine (Khenchela), Sofiane Ben Hizia
(Béjaïa), Ziane Hassene Di Mouloud (Larbaâ Nath IrathenTizi Ouzou), Brahim Betou (Bouguara-Blida), Mohand
Ouchabane Semar (technicien-Alger), Mahfoud Abdou
(Cherchell-Tipasa), Nadjib Mati (chef d’entreprise, AkbouBéjaïa), Makhlouf Lahleb (Ksar El Boukhari-Médéa), Amar
Bouguera (Alger), Omar Benaïche (citoyen-Relizane),
Mohamed Elkamel Teraïa (dirigeant syndicaliste à la
retraite-Batna), Abdelhak Sayah (commerçant-Skikda),
Samir (victime du terrorisme-Sétif), Mohamed Saïd Kahia
(Beni Douala-Tizi Ouzou), Karim Kahia (Beni Douala-Tizi
Ouzou), Tassaadit Kahia (Beni Douala-Tizi Ouzou), Madjid
Hachemi (Beni Douala-Tizi Ouzou), Dris Chikhi (directeur à
la retaite-Béjaïa), Messaoud Saghour (enseignant-Alger),
Arezki Ben Hamou (retraité d’éducation-Tizi Ouzou), Djamel
Eddine Temime (technicien-Constantine), Kouider Tires
(vice-président APC de Sfisef-Sidi Bel Abbès), Hocine
Cheniki (fonctionnaire-Constantine), Chabane Artdas
(retraité-Tizi Ouzou), Mahdi Ladjal (militant RCD, FoukaTipasa), Omar Aïnouche (M’Chedallah-Bouira), Achour
Kariche (militant RCD-Tizi Ouzou), Rabah Goulmani
(technicien télécom-Alger), Ali Gueriani (employé, KadiriaBouira), Abdelkader Aït Mouheb (enseignant-chercheurAlger), Ali Ibnouri (militant droit de l’homme, M’ChedallahBouira), Rachid Kaci (retraité-Tizi Ouzou), Kaci Zentar
(retraité-Alger), Moussa Draï (retraité de l’armée,
commerçant-Tlemcen), Mohamed Mahtout (Tizi Ouzou),
Nacer Saou (citoyen-Oum El Bouaghi), Brahim Hamami
(enseignant, Tazmalt-Béjaïa), Mohamed Cheragui (Tizi
Ouzou), Abdelkrim Merzouk (vice-président APC (RCD),
Chorfa-Bouira), Rachid Bacha (El Kala-Taref), Farid Lamrous
(pharmacien-Tizi Ouzou), Ayachi Ben Dehiba (retraitéMostaganem), Hamid Mihoubi (assureur-Tizi Ouzou), Amar
Boukermouche (Annaba), Mustapha Bouache (Beni HaouaChlef), Omar Amiour (Tizi Ouzou), Rachid Boutas (Jijel),
Larbi Gouali (Béjaïa), Salah Yahi (Tazmalt-Béjaïa),
Nasreddine Soussi (Alger), Saïd Achab (Alger), Nacereddine
Amari (Chiffa-Blida), Abdelmalek Boukherouba (étudiant
universitaire-M’sila), Dahmane Amara (avocat-Djelfa),
Brahim Ben Khelifa (retraité, Aïn Touta-Batna), Mohamed
Atek (retraité-Tizi Ouzou), Ahmed Khedouci (membre de
l’association algérienne pour la défense de la langue arabeAlger), Hamid Aouichat (retraité de l’armée-Skikda), Ben
Djerou Dib Moulah (dessinateur et poète, Union des
écrivains-Oran), Laïd Deriadi (Alger), Kamel Ben Mohamed
(retraité PTT-Constantine), Ferhat Aïssani (retraité et poèteAlger), Hama Khedaïr (Béjaïa), Mohamed Chérif Touhouche
(artiste-Alger), Hadj Chebil (membre du comité central de
Talaie El houriate-Tiaret), Youcef Yahyaoui (DRH à la retraite,
Hamadi-Boumerdès), Abdelhafid Ben Salah (association
nationale pour la continuité des générations-Bouira), Louaïl
Adel (Sétif), Elyazid Zaghbib (Sétif), Mahieddine Ahmed
(Sétif), Mezhoud Nacer (écrivain-Amizour), Aït Hocine
Aberkene (retraité-Tizi Ouzou), Abdellah Moussaoui
(chargé d’études-Paris), Boussahoua Madani (retraitéKhemisti), Bakka Khallaf (fonctionnaire), Hamdane
Massinissa (étudiant), Amar Dafer (correspondant de
Liberté-Ouargla), Karim Adlene, Zaaf Habib (Talaie El
Houriate), Nacer Lebbad (prof universitaire-Sétif), Zghini
Fayçal (Batna), Khmidj Rachid (chauffeur de taxi-Batna),
Benflis Yacine (technicien supérieur en hydraulique-Batna),
Madani Abdelhamid (directeur comercial-Batna), Karim
Karim (cadre supérieur), Aliane Mzayeb (RCD-Alger), Akram
El Kebir (journaliste), Bouaali Mohamed Fares (cadre
administratif), M’hamed Belaabidi, Kheireddine Maassam
(prof et syndicaliste-Oum El Bouaghi), Benkhaled Zohir
(France), Madjid Hamidi (prof universitaire-Tizi Ouzou),
Lahmer Mohamed Elarbi, Toufik Saad (technicien supérieurAlger), Larbi Karim (avocat-Tiaret), Sebkhi Abdelbaki
(médecin-Bouira), Kamel Ougmat (vice-président APW de
Tizi Ouzou), Riadh Flita (fonctionnaire au port-Alger),
Madjid Makedhi (journaliste), Haydar Ben Attia (journaliste
indépendant), El Bahi Kortel (ex-sénateur/prof
universitaire-Mila), Djamel Ben Naâman (cadre-Mila),
Mouloud Boumezber (HEMS-Mila), Mohamed Salah Ben
Zerafa (avocat-Mila), Abdelhamid Boughliba (enseignant à
la retraite-Mila), Amar Djouambi (président du bureau
national, Parti des travailleurs-Mila), Chaouki Bouledroua
(médecin-Constantine), Frid Abdelkader (médecin résident
en réanimation médicale, Ksar El Boukhari-Médéa),
Bachouche Rachid (cadre-Alger), Amiar Aïssa (retraité
Sonatrach), Hocine Mokraoui (économiste et enseignant
universitaire), Naas Araba Imadeddine (docteur en
médecine), Karima Boudjri, Chalal Naguib (cadre), Allache
M’barek (étudiant en pharmacie-Tizi Ouzou), Hamid Ouazar
(ancien député), Hamid Fraga (journaliste), Abdelaziz
Temime, Lahcene Oubira (journaliste à Liberté -Béjaïa),
Lounes Abdelmadjid (ex-élu du RCD à l’APW de Béjaïa), Ali
Igoudjil (professeur-université d’Alger), Bensikhaled
Mohamed Cherif (médecin-Béjaïa), Khendek Mohammed
(RCD, ex-député), Menrad Bahmed (journaliste
indépendant-El Tarf), Hakim Hamadi (cadre d’entreprise
étatique), Mohamed Benabdeslem (professeur
universitaire), Aït Wakli Rossafi (contrôleur de gestion),
Mohamed Kentache (APIMC de Sétif), Belmellat Rachid
(ancien cadre de banque en retraite), Abdelkader
Benslimane (infographe), Ounissi Mohamed Faouzi (Sidi
Amar-Annaba), Bouiche Aomar (Canada), Lounis
Belaïtouche (journaliste), Acher Samia (journaliste) , Rachid
Yahou (journaliste), Madjid Hachour (avocat), Azouz
L’Hachemi, (universitaire-Béjaïa), Saïd Khelil (militant des
droits de l’homme), Saïd Boukari (animateur du mouvement
culturel berbère), Naçer Haddad (militant des droits de
l’homme), Chatt Khemissi (Khenchela), Zerrouk Saâd (fils
de chahid/retraité de Sonatrach-Alger), Lakhdar Sandli (Aïn
Larbi-Guelma), Abderrahim Ben Achi (Khenchela),
Mohamed Lekhal (citoyen-Mascara), Djamel Yazli (chanteur,
Beni Douala-Tizi Ouzou), Charif Baïbeche (enseignant à la
retraite, Toub-Skikda), Smaïl Boutekfa (Tipasa), Nassim
Yaffa (coordinateur national Chabiba Horra), Ali Benchadli
(Mascara), Afif Bouattouf (Mostaganem), Mohamed Amira
(Jijel), Riad Bouraï (fonctionnaire, APC MechedellahBouira), Selma Chettah (APC Chorfa-Bouira), Amar Akkache
(APC Chorfa-Bouira), Abdelkader Mokrane (commerçantAlger), Rabah Laribi (secrétaire association El Amel-Sétif),
Abderrezak Drikeche (commerçant-Bordj Bou Arréridj),
Mounir Drikeche (commerçant-Bordj Bou Arréridj), Souad
Daou (Arzew-Oran), Souad Saadi (El Affroun-Blida),
Abdelmalek Moumni (Sétif), Kacmi Menad (artiste-Béjaïa),
Abdelhamid Boudekdak (responsable de l’organisation à la
Confédération nationale pour la société et les associationsConstantine), Abdelhak Laour (Confédération nationale
pour la société et les associations-Constantine), Saïd
Madjour (cadre supérieur à la retraie, Tgzirt-Tizi Ouzou),
Khaled Merimeche (Jijel), Abdelkrim Merzouk (viceprésident de l’APC de Chorfa/RCD-Bouira), Farid Abdelli
(retraité de l’armée, Beni Slimane-Médéa), Mohamed
Kaddour (Alger), Mourad Argoub (Tizi Ouzou), Mourad
Belmahdi (Tizi Ouzou), Mustapha Mebarkia (fils de chahidTébessa), Houcine Redjem (Milia-Jijel), Belkacem Thaalbi
(Tipasa), Mohamed Adam (Tipasa), Youcef Haouache
(Alger), Ali Slimani (ex-député, Boufarik-Alger), Smaïl Zellag
(fils de chahid-Alger), Hichem Ben Djeddi (Béjaïa),
Mustapha Sedoud (Alger), Houria Gaïd (chirurgiennedentiste-Alger), Rania Gaïd (pharmacienne-Alger), Malika
Gaïd (femme d’affaires-Canada), Nazim Nachi (chef
d’entreprise-France), Racim Boushaba (étudiant-Alger),
Lydia Boushaba (étudiante en pharmacie-Alger), Ghezala
Gaïd (Alger), Habiba Gaïd (retraitée-Alger), Naciba Gaïd
(médecin-Alger), Yasmina Khaldoun (Oran), Idir Messaoud
(Béjaïa), Amar Houssou, (enseignant, Dellys-Boumerdès),
Abdelhakim Feni (ex-député FLN, Tissemsilt/médecinAlger), Khaled Naâmoun (chômeur-Alger), Djamel Meziane
(fondateur de l’ONEC-Oum El Boughi), Adda Bzen Youcef
Ghali (écrivain public, Zemoura-Relizane), Hallaz Djamel
(Alger), Chouki Soltani (fonctionnaire à Ferrovial-Annaba),
Boumediene Ben Bachir (représentant fils de moudjahidine,
Remchi-Tlemcen), Kamel Behat (président de la Fédération
nationale des communes-Snapap), Hocine Djebri
(démocrate-Alger), Saïd Abada (retraité de l’arméeTébessa), Oualid Boumaraf (journaliste-Batna), Nabil Aboud
Idir (journaliste, correspondant-Béjaïa), Moussa Arabi
(fonctionnaire-Béjaïa), Sofiane Boutata (membre du conseil
national du RCD-Bouira), Fodil Hamdane (gérant-Canada),
Aghiles Saïdani (Tizi Ouzou), Salah Belmekki (médecinsecrétaire national RCD), Larbi Oumatous (Tizi Ouzou), Fetta
Sadat (avocate/secrétaire nationale RCD), Sara Toulayt
(étudiante universitaire-Tizi Ouzou), Adel Mebarek
(assistant médical en anesthésie et réanimation-Bblida),
Chettah Linda (retraitée du secteur de la santé),
Abdelouaheb Lemaï (carde à la retraire), Tayeb Doukhane,
Amine Belmekki (Alger), Rachid Radji (professeur d’histoireBatna), Mouloud Naït, Ahmed Tegar (commerçant-Chlef),
Mustapha Hamoud (chauffeur de taxi-Chlef), Tayeb Houari
(chauffeur-Chlef), Abderrezak Bakha (membre du syndicat
des transporteurs-Chlef), Cherif Mehantal (fonctionnaireChlef), Mohamed Bouchama (employé dans une société
d’assurance-Chlef), Abdelkrim Aouak (président de
l’association des supporters de l’Olympique-Chlef), Chebra
Heni (représentant de la société civile-Chlef)...
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 7
L’ACTUALITÉ
VIOLENCES À ZIGHOUD YOUCEF (CONSTANTINE)
La population rejette le CET,
la police réprime
● Les habitants exigent la fermeture du centre d’enfouissement technique (CET) de Daghra,
que la wilaya a implanté contre l’avis de la communauté.
D
Les habitants de Zighoud Youcef sont
déterminés et refusent
catégoriquement l’implantation du
CET sur le territoire de leur commune
PHOTO : EL WATAN
e violentes émeutes ont
secoué, mardi, la paisible
commune de Zighoud Youcef
(30 km au nord de Constantine),
où de nombreux manifestants ont
été blessés et une vingtaine d’autres
arrêtés. Un mouvement qui s’est
prolongé hier, mais dans le calme.
Motif : la population exige la
fermeture du centre d’enfouissement
technique (CET) de Daghra, que
la wilaya a implanté contre l’avis
de la communauté. Les habitants
de Zighoud Youcef, échaudés par
l’expérience amère de la commune de
Ben Badis, ont tenté, dès l’annonce du
projet, d’en dissuader le wali, Hocine
Ouadah, en lui signifiant verbalement,
lors de sa visite en novembre
dernier, que le projet constitue une
menace. A sa manière toujours sèche
et autoritaire, Ouadah a opposé un
niet catégorique à la revencication
populaire.
Le conflit est né, mais la population,
à travers une vingtaine d’associations
locales, tente un dernier recours en
écrivant au président de la République,
le 12 mai, pour solliciter son
intervention «afin d’alléger le fardeau
quotidien qu’ils endurent et mettre
fin aux déclarations provocatrices
et irresponsables du wali à l’adresse
de la population locale». Les
rédacteurs du document saisissent
l’occasion pour expliquer le contexte
de leur action : pauvreté et chômage,
marginalisation administrative et
faibles ressources de la commune qui
ne peut compter que sur l’agriculture,
menacée par la pollution que générera
le CET.
Mais devant le mutisme des autorités
et leur persistance à réaliser ce CET,
la population est sortie mardi dans la
rue, pacifiquement, pour signifier son
attachement au rejet du projet. Mais
les renforts des forces antiémeute ont
répondu violemment en chargeant les
centaines de citoyens venus protester
devant le siège de la daïra. «Le chef
de daïra a refusé de nous parler et est
resté dans son bureau jusqu’à la venue
des policiers. Là, il est descendu et
s’est mis à provoquer les manifestants
avec des gestes vulgaires. En réaction,
certains ont commencé à crier et tout
de suite la police a chargé violemment
les manifestants», témoigne Zakaria
A. Un autre citoyen, Nabil B. a confié
à El Watan que les manifestants n’ont
rien cassé en dépit de la répression
et que, bien organisés, ils n’avaient
pas l’intention de recourir aux actes
de sabotage. Les accrochages ont
duré jusqu’à une heure tardive
et la police a eu recours aux gaz
lacrymogènes pour disperser les
émeutiers, qui répliquaient par des
jets de pierres après avoir bloqué des
rues avec des pneus enflammés. Pour
rappel, en août 2014, la commune
de Ben Badis a été secouée par
des événements similaires, suite au
refus de la population du CET de
Bougharb. Le centre, ouvert en 2010,
crée la psychose dans la population
qui le tient pour responsable de
pathologies graves et la destruction
de l’environnement. Des enquêtes
du ministère de l’Environnement
avaient confirmé les reproches
de la population : déversement du
lixiviat («jus» d’ordures), un produit
hautement toxique pour la nappe
phréatique et les terres de la région ;
incinération des déchets à l’air libre
et non-respect total des normes de
traitement. Ces émeutes avaient
occasionné des dégâts estimés à
35 milliards, beaucoup de blessés et
des arrestations. A souligner le rôle
insignifiant joué par la direction de
l’environnement qui a brillé par son
manque de discernement dans le choix
des sites, sa responsabilité dans le
mauvais fonctionnement du premier
CET et son retrait de la gestion des
conflits avec les populations.
Nouri Nesrouche
OPPOSITION AU CET DE OUED GHIR (BÉJAÏA)
Le scénario catastrophe pointe à l’horizon
● La délégation du ministère de l’Environnement, qui a remis en cause la gestion de ce CET, a constaté de visu l’absence des
conditions indispensables pour son fonctionnement sain, a affirmé que le ministère peut l’équiper du matériel nécessaire et
procéder à sa mise à niveau.
U
ne commission ministérielle s’est rendue la semaine
dernière au centre d’enfouissement (CET) de Oued Ghir, à
18 km de Béjaïa, pour inspecter cet équipement qui fait l’objet
d’une fermeture par les riverains pour cause de désagréments.
Contacté par téléphone, un représentant des habitants de
Oued Ghir a déclaré que la commission ministérielle — dont
l’inspectrice générale et le directeur général du ministère
de l’Environnement — a brossé un tableau sombre du
fonctionnement de ce CET. «L’inspectrice du ministère
a qualifié la situation de ce CET de catastrophique. Elle
a reconnu la légitimité de notre revendication, à savoir
la fermeture dudit CET», a indiqué notre interlocuteur. Et
d’insister : «Pour nous, il n’est pas question de rouvrir ce site.
La délégation du ministère de l’Environnement, qui a remis
en cause la gestion de ce CET et a constaté de visu l’absence
des conditions indispensables pour son fonctionnement sain, a
affirmé que le ministère peut l’équiper du matériel nécessaire
et procéder à sa mise à niveau. Toutefois, nous lui avons
affiché un niet catégorique. Nous réclamons sa délocalisation
vers un autre endroit.»
UNE SIMPLE DÉCHARGE
Ouvert tambour battant en août dernier par l’ancien wali,
Hamou Ahmed Touhami, alors qu’il n’était que partiellement
apte à recevoir des déchets, ledit équipement a très vite fait
un bide. Ne disposant pas de tous les casiers nécessaires
au traitement des déchets, il fait office de simple décharge
nichée au milieu des habitations. Mauvaises odeurs, fumées,
liquides toxiques (lixiviats) se déversant dans les oueds,
animaux errants sont le lot des habitants depuis que le
nouvel équipement fait partie du paysage local. En somme,
le constat dressé par la commission n’a fait que refléter les
préoccupations qui ont conduit les habitants de la commune
de Oued Ghir, notamment ceux du village Hellil, à réclamer
la fermeture pure et simple de cette décharge incommodante.
Mais une fois devant le premier magistrat de la wilaya, la
commission a conforté le wali dans les mesures qu’il compte
entreprendre pour mettre la décharge en conformité.
C’est, en effet, ce qu’indique la cellule de communication de
la wilaya : «La commission a approuvé les mesures prises par
le wali qui consistent à réaliser une station de traitement des
déchets prise en charge par l’Agence nationale des déchets,
l’installation de pompes et de turbines pour le traitement des
lixiviats jeunes et autres, en plus d’un dispositif de traitement
des mauvaises odeurs qui arrivera de l’étranger.»
Interrogée pour connaître les délais de réalisation de ces
équipements, l’attachée de presse de la wilaya a affirmé que
«les services en charge de les installer en ont été empêchés
par les citoyens la semaine dernière». Affirmation que
dément notre contact auprès des citoyens de Oued Ghir :
«Personne ne n’est déplacé sur le site la semaine dernière,
à l’exception de la commission ministérielle. De plus, ces
équipements qu’on dit prêts à installer seront importés, ce
qui nécessite à mon sens beaucoup de temps.» La décision
de la commission ministérielle de conforter le wali, Ouled
Saleh Zitouni, et de ne pas satisfaire l’exigence des citoyens
concernant la délocalisation ne va-t-elle pas faire durer la crise
? Car les citoyens ne reviendront pas sur leur revendication.
Ceci est d’autant plus probable qu’un déficit de confiance
s’est installé, après que les pouvoirs publics aient manqué
antérieurement à leur engagement de remédier à la crise dès
ses premières manifestations. C’est ce qui a d’ailleurs poussé
les citoyens à exiger une commission ministérielle.
MESURES
D’après l’attachée de presse de la wilaya, la commission a
été «dépêchée pour sensibiliser les citoyens et les convaincre
du bien-fondé des mesures de mise à niveau du CET» et
elle a même proposé au wali, ajoute-t-elle, «d’emmener des
délégués des citoyens opposants en visite guidée au CET
de Corso (Boumerdès), afin qu’ils reprennent confiance en
constatant de visu le bon fonctionnement de cet équipement
réalisé dans les normes». Il reste maintenant à convaincre le
camp opposé. Trois délégués sont convoqués pour rencontrer
le wali, demain, a affirmé notre contact.
Une solution doit être trouvée en urgence car, entre-temps,
la décharge de Boulimat (sur la côte ouest de Béjaïa) que les
autorités ont rouverte pour évacuer les ordures quotidiennes
des 200 000 habitants de la municipalité, est menacée de
fermeture. Des riverains de cette décharge qui a longtemps
empoisonné l’environnement dans cette région censée
recevoir des touristes, menacent de procéder à sa fermeture
aujourd’hui, nous a confié une source locale. S’ils passent à
l’action, ce seront des tonnes d’ordures qui s’amoncelleront
dans les rues de Béjaïa quotidiennement. Un scénario
catastrophe que seuls les pouvoirs publics endosseront la
responsabilité.
Mohand-Hamed Khodja
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 8
ÉCONOMIE
APRÈS AVOIR CONFORTÉ SES PARAMÈTRES FINANCIERS
La BEA veut créer une banque à l’étranger
● La Banque extérieure d’Algérie (BEA) est déjà présente à l’international à travers plusieurs filiales et participations en Europe,
aux Emirats arabes unis et au Luxembourg.
Le siège de la Banque extérieure d’Algérie
que la banque, dont le client majeur
est le groupe Sonatrach, a réussi à atténuer «l’onde de choc externe» liée
la baisse drastique des prix de pétrole
grâce à ses «capacités de résilience».
Pour l’exercice 2015, la BEA a réalisé un bénéfice net de 33,4 milliards
de dinars, en hausse de 13% par rapport à 2014. La baisse des ressources
MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION
Un nouveau Batistore
dans la capitale
de la quincaillerie
P
artis de l’idée que le marché
des matériaux de construction
allait, tôt ou tard, être réglementé et les pratiques commerciales
informelles disparaître, les frères
Benyedou, deux jeunes entrepreneurs installés à Ghardaïa, se sont
engagés avec Lafarge-Algérie
pour lancer une nouvelle franchise
Batistore, nom donné au concept
de supermarchés et magasins de
vente de matériaux de construction
et de bricolage, aujourd’hui au
nombre de 9 répartis à travers le
pays.
Installé dans la zone industrielle
de Bounouara, le supermarché
s’étale sur plus de 4000 m², dont
un showroom de 450 m² ; il propose plus de 4500 références de
produits au service des métiers
de la construction : gros-œuvre,
second-œuvre, outillage, équipements, sécurité et protection sur les
chantiers, bricolage et décoration.
A l’occasion de l’inauguration,
mardi dernier, de cette nouvelle
structure par les responsables de
Lafarge-Algérie, Lionel Morenval,
directeur général de Batistore,
a indiqué que cette chaîne de
supermarchés a pour objectif de
mettre à la disposition des clients
«une gamme complète de produits et services issue des plus
grandes marques du secteur du
bâtiment, principalement fabriqués en Algérie, avec les services
associés». L’inauguration de cette
nouvelle structure «s’inscrit dans
l’objectif d’implanter un réseau
de 100 points de vente à l’horizon
2020, sur l’ensemble du territoire
national, permettant la création
d’environ 1500 emplois directs»,
a affirmé le même responsable.
Et de préciser que l’objectif assigné à ces structures commerciales
est «d’offrir aux professionnels
du secteur la possibilité d’une
distribution qui assure la disponibilité de tous les matériaux et
produits en un seul endroit et une
couverture efficace du marché
national». Pour ce faire, LafargeAlgérie s’est engagé à développer
des partenariats avec des investisseurs privés locaux, tout en
favorisant les produits fabriqués
en Algérie et en «consolidant la
relation entre le consommateur
et le producteur par le biais d’un
réseau de distribution efficace et
respectueux des normes de qualité
et de performance».
La franchise Batistore se veut, ainsi, un outil permettant d’apporter
une réponse efficace aux attentes
du marché de la construction, ce
qui passe par l’offre de produits de
qualité, des prix stables et le développement d’une culture client.
Batistore a enfin annoncé que les
prochaines inaugurations se feront
à El Khroub, Azazga et Constantine.
Lyes M.
financières des hydrocarbures (-46%
en 2015) a été «largement compensée», d’après M. Loukal, par une
hausse de 238 milliards de dinars
des ressources d’autres secteurs,
provenant à hauteur de 161 milliards
de dinars de grandes entreprises hors
Sonatrach, de 57 milliards de dinars
de PME/PMI et de 20 milliards de di-
nars des ménages et des particuliers.
«La diversification du portefeuille
de la banque est devenue structurelle. (…) Nos capacités financières
restent intactes», a insisté Mohamed
Loukal, notant que la BEA a augmenté son capital en décembre 2015,
le portant de 100 à 150 milliards de
dinars. Pour ce qui est de l’emprunt
obligataire national, la BEA a collecté jusque-là plus de 50 milliards
de dinars. Une part de 60 à 70% de
ce montant a été souscrite par de
grandes entreprises publiques, contre
30 à 40% par des entreprises privées
et des particuliers. «C’est une performance. Nous n’avons pas encore
épuisé toutes les niches de collecte.
Nous atteindrons bien plus que ce
montant», a commenté le PDG de la
banque publique, relevant que ce mécanisme, visant à financer une partie
de la croissance économique par les
épargnes, a été rendu «flexible» par
les autorités.
Lancé le 17 avril dernier, l’emprunt
obligataire d’Etat, baptisé «Emprunt
national pour la croissance économique», limité jusque-là aux agences
bancaires et postales, aux succursales de la Banque d’Algérie et des
trésoreries principales, centrales et
de wilaya, a été élargi aux agences
des compagnies d’assurance. Les
obligations sont d’une valeur de
50 000 DA chacune et assorties de
deux taux d’intérêt fixés en fonction
du délai de remboursement : les obligations de 3 ans avec un taux d’intérêt de 5% et celles de 5 ans avec un
taux d’intérêt de 5,75%.
Hocine Lamriben
LIONEL MORENVAL. Directeur général de Batistore
«La franchise est avant
tout un projet de partenariat»
Entretien réalisé par
Lyes Mechti
Vous comptez lancer une vingtaine
de magasins sous la franchise Batistore. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Nous avons aujourd’hui neuf magasins Batistore ouverts, dont six déjà
inaugurés. Celui de Ghardaïa ne répond
pas à un choix de localité. Le choix que
nous faisons est celui des personnes qui
veulent bénéficier de la franchise. A
partir du moment où nous avons face à
nous des candidats motivés, passionnés,
qui nous racontent de bonnes choses
sur leur vision, sur leur façon de gérer
et partagent avec nous les mêmes ambitions, nous nous engageons avec eux et
discutons dans le détail comment monter l’affaire et la réussir.
La franchise est avant tout un projet
de partenariat, en ce sens que le promoteur monte son propre projet, va être
son propre responsable, mais le support
est assuré par nous pour que ce soit une
réussite. Cela nous permet de développer, petit à petit, un réseau de distribution moderne et structuré. Quant aux
adhérents, un tel projet leur permet de
développer leur propre entreprise. C’est
la raison pour laquelle nous sommes
très regardants sur la personne qui se
porte candidate.
Comment appréhendez-vous cette
localité ?
Ghardaïa est pour nous est un vrai
challenge en ce sens qu’il faudra approvisionner le magasin de façon correcte
malgré son éloignement. Mais je crois
que son emplacement ne devrait pas
poser problème, puisque nous comp-
PHOTO : DR
a BEA ambitionne d’ouvrir une
banque algérienne à l’international, a révélé, hier à Alger,
son président-directeur général, Mohamed Loukal. «Nous en sommes au
cinquième axe de notre stratégie de
développement. Nous avons conforté
nos paramètres financiers, ce qui
nous permet d’être une banque émergente. Et nous ambitionnons donc
d’aller à l’international», a déclaré
M. Loukal, en marge d’une journée
d’information sur l’emprunt obligataire national lancé par l’Etat le
17 avril. Et d’ajouter : «La loi algérienne permet de créer une banque
à l’international. On passera certainement par le Conseil de la monnaie
et du crédit, entre autres. Mais nous
n’avons pas encore déposé de dossier dans ce sens.»
La BEA est déjà présente à l’international à travers plusieurs filiales et
participations en Europe, aux Emirats arabes unis et au Luxembourg,
selon lui. «Mais pas de banque à
100% algérienne», a-t-il précisé.
En Algérie, la banque publique disposait en 2013 de plus de 20 participations et filiales, tant industrielles
que financières. Lors de la présentation du bilan financier pour l’année
2015, le patron de la BEA a souligné
PHOTO : DR
L
tons sur la réactivité du partenaire. De
plus, nous avons un système informatique performant, qui nous permet un
suivi régulier des magasins. Nous considérons cette wilaya comme étant une
zone très intéressante où l’on retrouve
deux principaux ingrédients, à savoir
les entrepreneurs et un fort potentiel de
développement.
Justement, quelles sont les conditions requises pour bénéficier de la
franchise Batistore ?
Il y en a trois. La premierère concerne
le côté entrepreneuriat. Il nous faut des
personnes qui jouissent vraiment d’une
ambition entrepreneuriale. Le deuxième
point a trait à la localité. Une étude que
nous avons élaborée nous montre que
70% du trafic d’un magasin est fait de
manière naturelle. Si le magasin est
mal localisé, les clients n’y vont pas. Le
troisième point concerne les capacités
financières et la manière dont le projet
va être financé (sur fonds propres,
financement bancaire...).
Lafarge est avant tout un groupe
cimentier. Que peuvent apporter les
magasins Batistore au groupe ?
Lafarge-Algérie est un groupe avec
de très fortes valeurs sociétales et qui
aspire à s’intégrer dans le tissu social
dans lequel il évolue. Nous avons été
motivés par le fait que beaucoup de
clients sont venus vers nous pour nous
demander de les aider à installer un
réseau de distribution de matériaux
de construction. Aussi, ces magasins
permettent de vendre du ciment au prix
réglementaire, sans spéculation aucune.
C’est aussi un moyen de promouvoir
un savoir-faire et des compétences en
matière de vente de matériaux, mais
aussi de promouvoir l’ensemble de nos
systèmes constructifs développés dans
notre laboratoire.
Quels sont vos projets à court et
moyen termes ?
A court terme, nous avons des candidats qui ont bien avancé dans la
réalisation de leurs magasins à Batna,
Bordj Bou Arréridj, Aïn El Beida, In
Salah et Laghouat. D’autres sont en
phase de discussion et d’ici fin 2016,
nous devrions avoir une vingtaine de
Batistore à travers le territoire national.
Nous comptons également apporter
de la proximité à travers ce concept que
nous voulons diffuser dans les centrevilles. Il s’agit de magasins de plus
petite taille, qui permettront d’apporter
aux clients finaux des produits à disposition près de chez eux. Il y en a quatre
qui seront inaugurés vers la fin du mois
à Alger et sa périphérie.
L. M.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 9
ALGER INFO
COMMUNE DE BAB EZZOUAR
COMMUNE
DE REGHAÏA
250 milliards pour
les travaux d’aménagement
UN MARCHÉ DE
FRUITS ET LÉGUMES
ATTENDU
E
● Les travaux concernent toutes les cités de la commune
● La cité du 5 Juillet connaîtra une réelle mutation.
PHOTO : M. SALIM
A
Bab Ezzouar, les travaux
d’aménagement lancés
par l’APC dans les cités
ont atteint un taux d’avancement qui avoisine les 60%,
apprend-on auprès du président
de l’APC, M. Kermia. A la cité
du 5 Juillet, la première tranche
des travaux est presque achevée. «Les travaux consistent en
la réfection du revêtement bitumeux tout au long du boulevard
ainsi que sur les trottoirs. Il est
également question de réaliser
de nouvelles installations relatives à l’éclairage public, des
murs urbains, du sous-grillage
et des espaces verts. Cette
première tranche a nécessité
une enveloppe de 18 milliards
de centimes», confie le P/APC.
Et d’ajouter : «Nous voulons
donner un nouveau visage à la
cité du 5 Juillet. Elle deviendra,
dans un avenir proche, une cité
d’un certain standing.» Pour
ce faire, la municipalité lancera la deuxième tranche des
travaux avant le Ramadhan.
«Une enveloppe avoisinant les
8 milliards de centimes lui sera
consacrée», assure-t-il.
Outre la cité du 5 Juillet, les
travaux concerneront, d’après
M. Kermia, toutes les cités de
la commune. «250 milliards
de centimes seront consacrés
à cette opération. C’est une
vraie aubaine pour notre commune, d’autant plus que les
artères et les ruelles, se trouvant au cœur des cités et lotissements d’habitation, n’ont
pas été refaites depuis 1989,
pour certaines d’entre elles»,
Les travaux ont atteint un taux d’avancement qui avoisine les 60%
confie M. Kermia. Les travaux
d’aménagement concernent en
particulier la cité des 2068
Logements (Smaïl Yefsah),
pour un coût avoisinant les 15
milliards de centimes. Pour
la cité Soummam, les travaux
ont nécessité une enveloppe de
près de 4 milliards de centimes.
D’après le premier responsable
de l’APC, «d’autres travaux
d’aménagement sont en cours
de réalisation à la cité El Djorf,
pour un montant avoisinant les
17 milliards de centimes, en
deux tranches, et pour la cité
Rabia Tahar, une enveloppe de
5 milliards de centimes a été
réservée». Dans le même ordre
d’idées, la municipalité a lancé
des travaux d’aménagement à
la cité Sorecal. L’APC a retenu
les cités UV 1, 2, 3… et 8,
«l’opération a nécessité 35 milliards de centimes», assure-t-il.
Ces travaux concernent la réfection du revêtement en bitume des routes, la pose de
pavés sur les trottoirs, la réalisation de bordures, la réfection des VRD et la réalisation
d’espaces verts. Par ailleurs,
l’APC de Bab Ezzouar a lancé
une opération de plantation
d’arbres dans tout le périmètre
de la commune. «La plantation
d’arbres touchera toutes les
venelles et artères de la commune. Pour ce faire, l’APC a
dégagé près de 6 milliards de
centimes», apprend-on auprès
de M. Kermia. «Des cités ont
été dotées de matériel de puériculture, à savoir des toboggans,
dans 40 endroits de la commune», indique-t-il.
La commune de Bab Ezzouar
compte un nombre impressionnant de cités et de lotissements d’habitation. Ces travaux
d’aménagement auront certainement le mérite d’améliorer le
cadre de vie des citoyens.
K. Saci
SUR LE VIF
24 HEURES
RÉSISTANCE
PRÉPARATIFS
POUR LA SAISON
ESTIVALE, L’APC DE
AÏN TAYA
À L’ŒUVRE
PHOTO : H. LYÈS
Porter le haïk de nos jours est un symbole fort de l’attachement de la femme algérienne
à sa culture vestimentaire.
n attendant la réalisation d’un marché
couvert de fruits et légumes, les habitants
de la commune de Réghaïa devront effectuer
leurs achats dans un immense bidonville. En
plus de l’insalubrité qui prévaut dans cet espace
commercial, l’absence de normes de sécurité
laisse présager le pire en cas d’incendie. Dans
cet enchevêtrement de baraques, certaines
mesures ont été cependant prises par les autorités
locales afin d’assurer un minimum de sécurité,
en obligeant les marchands à doter leurs étals de
compteurs électriques individuels et à supprimer
ainsi les branchements illégaux qui, faut-il le
signaler, ont, dans un passé récent, provoqué un
incendie. En descendant de la gare ferroviaire
vers la ville, on est surpris par l’immensité du
marché, qui est composé de mansardes faites
en parpaing et en tôle ondulée. Ces étals de
fortune sont alignés l’un à côté de l’autre, pour
former un bidonville tentaculaire. En l’absence
de couloirs d’évacuation et des moyens de
lutte contre les incendies, le lieu pose un grave
problème de sécurité. «Il est impératif de réaliser
un marché qui réponde aux normes de sécurité.
Plusieurs incendies se sont déclarés ici, rien
que l’année passée, une dizaine d’étals ont été
ravagés par les flammes. Fort heureusement
le sinistre n’a fait aucune victime», confie
un commerçant. «Avec la réalisation d’un
nouveau marché, nous pouvons exercer dans
de meilleures conditions. Les clients peuvent
également faire leurs achats en toute sécurité»,
poursuit-il. La réalisation d’un marché
contribuera à l’effort général visant à éradiquer
le commerce informel dans la commune de
Réghaïa et permettra d’endiguer par la même
occasion l’anarchie qui règne dans les moindres
coins de la ville, notamment aux abords de
l’ancien marché couvert, qui est ceinturé par les
vendeurs à la sauvette et autres indus occupants,
qui installent leurs étals de fortune à même la
chaussée, bloquant ainsi le passage aux voitures
et aux passants. Cette situation de congestion
généralisée est le résultat de la propagation
du commerce informel, notamment au centreville et au niveau de la plupart des cités de la
commune. Les autorités locales sont appelées
à faire leur travail en matière de lutte contre le
commerce informel.
K. S.
A Aïn Taya, les préparatifs
pour la saison estivale
vont bon train. «Cela fait
presque deux mois que
nous avons lancé les
premières actions de
préparation. L’opération
est toujours en cours.
Nous tablons cette année
sur un nombre important
d’estivants, d’autant plus
que toutes les conditions
sont réunies», confie le
président de l’APC,
Benlamri Ahmed Malek.
Signalons qu’à Aïn Taya,
les plages autorisées à la
baignade sont au nombre
de quatre : le Flot bleu
(Aïn Chorb), Decca-Plage,
les Tamaris et la plage de
Kaf El Arar. «Les
préparatifs portent sur
plusieurs volets. Ce
faisant, les
aménagements tels que
les accès et les voies sont
prêts à accueillir les
estivants ; le nettoyage et
le chaulage ont été
effectués en temps
opportun», ajoute-t-il. A
l’instar de toutes les
communes du littoral,
l’APC de Aïn Taya a été
destinataire de la
directive portant sur
l’organisation des
campings et des camps
de toile. «Nous avons
effectivement reçu cette
directive, pour laquelle
nous ne pouvons pas
répondre favorablement,
étant donné que la
plupart des assiettes
foncières de la commune
de Aïn Taya sont des
terres agricoles», confiet-il. La commune de Aïn
Taya est sur le littoral,
elle compte nombre de
plages. Decca-Plage est
l’une d’elles,elle
accueille chaque saison
un nombre important
d’estivants. En plus des
commodités mises en
place par la municipalité,
telles que les douches et
les points d’eau, la plage
est dotée d’un parking
géré par l’EGCTU. Des
plagistes fournissent aux
baigneurs les
équipements dont ils ont
besoin. La sécurité est
assurée par des éléments
de la gendarmerie
présents en permanence.
Decca-Plage est un lieu
attractif de par
l’immensité de son
rivage, qui s’étend sur
plusieurs centaines de
mètres.
HORAIRES DES
PRIÈRES
Alger et ses environs
JEUDI 12
CHAÂBANE 1437
Fadjr…………...………
Chorouk ...……………
Dohr ………………
Asser………………
Maghreb…………
Îcha ……………
03:53
05:38
12:44
16:34
19:56
21:30
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 9
RÉGION EST
LUTTE CONTRE LE
PILLAGE DU SABLE
À JIJEL
SALLES DE SPORTS À CHELGHOUM LAÏD (MILA)
Les disciplines collectives
mal loties
Saisie de 26 camions et
véhicules en quatre mois
L
● Une dizaine d’associations sportives se disputent l’unique infrastructure, qui n’arrive plus
à satisfaire les exigences des centaines d’athlètes, toutes catégories confondues.
PHOTOS:D.R.
L
es sports collectifs à
Chelghoum Laïd, tels le
handball, le basket-ball
et le volley-ball, toutes catégories confondues, sont à l’étroit,
voire très mal lotis à la salle
OMS, située à quelques encablures du stade OPOW du 11
Décembre 1960.
Une dizaine d’associations
sportives se disputent, jusqu’à
la surexploitation, l’unique
salle omnisports de la ville,
qui n’arrive plus à répondre
aux exigences de l’heure et à
prendre en charge convenablement les nombreux effectifs
de ces disciplines, que ce soit
en matière d’entraînement ou
de compétition. A titre d’illustration, il y a lieu de noter que
le Club de Chelghoum Laïd
de handball (CCL), qui évolue
dans l’élite nationale, compte
de nombreux athlètes, entre
les cadets et les seniors. Il en
est de même pour l’Espérance
de Chelghoum Laïd de volleyball (ECLVB), qui compte à
son actif plusieurs pratiquants,
entre l’école, les minimes et
les cadets. Le Nadi Baladiat
Chelghoum Laïd (NBCL) de
volley-ball regroupe, lui aussi,
plus de 45 volleyeurs, répartis
sur les catégories minimes,
Une nouvelle salle est très attendue par les clubs de la ville
juniors et seniors, et, enfin, Horizon Chelghoum Laïd (HCL),
qui compte environ 70 basketteurs. Tout ce beau monde,
loti dans une même enceinte et
utilisant le même terrain de jeu,
qui commence à donner des
signes d’usure (tapis endommagé par endroits). Et ce n’est
pas fini. Plus de 130 jeunes
sportifs (garçons et filles), âgés
dans les clubs», a expliqué
un cadre de la DJS. L’on nous
indique toutefois que toutes
les carences et contraintes rencontrées seront aplanies avec
la livraison de la nouvelle salle
OMS d’une capacité de 1000
places. A noter que cette structure a pris un retard considérable sur ses délais d’ouverture.
M. Boumelih
entre 8 et 12 ans, dispatchés sur
le volley-ball, le handball et le
basket-ball, sont domiciliés à
la salle OMS, dans le cadre de
l’Ecole pôle développement
(EPD). «Un programme initié
par le ministère de la Jeunesse et des Sports, en vue de
promouvoir et développer le
sport chez les jeunes talents,
en prévision de leur intégration
ABATTOIRS ET BOUCHERIES
Le manque d’hygiène banalisé
D
ans la plupart des souks hebdomadaires,
les opérations d’abattage du cheptel
présentent un risque certain pour la santé
publique, d’autant plus que les conditions
d’hygiène les plus élémentaires sont totalement absentes. Les établissements réservés à
l’abattage, communément appelés «tueries»,
sont de simples hangars crasseux entourés
d’excréments et de rejets liquides fétides.
Dans la plupart des marchés, nous avons
pu constater que les eaux souillées et les
impuretés ne sont pas drainées à travers un
réseau d’évacuation, mais sommairement
acheminées vers une fosse de fortune. «Il y
a vraiment péril en la demeure. La dénaturation des organes à l’aide de la chaux ne suffit
pas pour préserver la santé des intervenants
(usagers, égorgeurs et autres), du moment
que l’enfouissement ne se fait pas», fait
remarquer un gérant de boucherie. Et d’expliquer : «L’abandon à l’air libre d’organes de
bétail (carcasses, abats rouges et blancs)
favorise la propagation de maladies, notamment par le biais des kystes abritant des
larves. Ces dernières, une fois mangées ou
reniflées par les chiens errants, sont hébergées dans le corps des bêtes, puis sécrétées
et transmises à l’homme». Force est de noter
que la majorité des abattoirs de la wilaya est
dans un état déplorable.
En dépit donc du fait que l’hygiène prévalant
dans les lieux d’abattage laisse à désirer,
’intensification de la lutte contre le pillage du sable, un
fléau ravageur qui sévit, notamment, sur la côte est de la
ville de Jijel, a permis aux éléments de la Gendarmerie
nationale de mettre la main sur 26 camions et une voiture,
durant les quatre premiers mois de l’année en cours. Le bilan
présenté dans le cadre des journées portes ouvertes sur la Gendarmerie nationale, organisées, hier, à la maison de la culture
Omar Oussedik, fait état de l’arrestation de cinq personnes
prises en flagrant délit de ce trafic, dont quatre ont été placées
en détention préventive. Les éléments de la gendarmerie ont
été appelés à intervenir dans dix-huit affaires liées au pillage du
sable, dont six ont été traitées. Il faut noter que ces chiffres sont
en nette baisse, par rapport à la même période de l’année 2015,
même si la quantité de sable saisie est presque la même. La présence permanente des éléments de la Gendarmerie nationale
sur le terrain a permis de réduire le nombre d’ affaires traitées.
En 2015, le décompte présenté fait état du traitement de 17 affaires sur les 28 recensées en quatre mois, ce qui a conduit à la
mise en détention préventive de 19 personnes et en liberté provisoire de 14 autres, en plus de la saisie de 29 camions de sable.
Pratiqué à grande échelle dans de nombreuses localités et
mobilisant des groupes organisés en bandes, le pillage du sable
à Jijel est devenu un phénomène qui menace la côte Est sur
plusieurs kilomètres.
Pour tenter de l’endiguer, des blocs de béton ont été placés tout
au long de la RN 43, près du campus universitaire de Tassoust,
pour fermer l’accès aux engins.
Amor Z.
PENSÉE
MEKKIOU SAKINA née KEROUAZ
Triste et douloureux fut ce
jour du 20 avril 2016, où nous
a quittés à jamais notre chère
mère, laissant un grand vide
que personne ne pourra combler. Ton absence est dure à
surmonter. Nous ne pourrons
jamais oublier ta bonté, ta générosité et ton sourire.
En cette douloureuse circonstance, ses filles, ses fils
et toute la famille demandent à ceux qui ont connu la
défunte de prier pour le repos de son âme et d’avoir
une pieuse pensée à sa mémoire.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
Ta fille Karima
personne ne semble s’en émouvoir, à commencer par les responsables concernés. Sollicité pour donner son avis à ce sujet, un cadre
d’une commune du centre de la wilaya soutient que «l’accumulation des eaux souillées
résulte de la nature escarpée du terrain. Nous
sommes sur le point d’installer un réseau
d’évacuation des eaux stagnantes. Quant
à l’électricité, elle n’est pas nécessaire,
sachant que l’activité d’abattage se déroule
de jour». Face au non-respect des règles
d’hygiène, ces semblants d’ateliers, qui sont
conçus pour endiguer le fléau de l’abattage
incontrôlé, peuvent devenir, eux-mêmes, un
vecteur de développement de maladies.
M. B.
PÉRIMÈTRE AGRICOLE DE TÉLEGHMA
3000 hectares irrigués à partir du barrage Grouz
D
ans le cadre de l’opération de mise en
valeur du périmètre de Téleghma, au sud
de Mila, les eaux du barrage de Grouz, à Oued
Athmania, seront réservées à son irrigation. En
effet, pas moins de 3000 hectares de terres, sur
les 8000 que comptera le périmètre agricole
projeté, seront arrosés à partir du lac de Grouz.
Selon Sami Bencheikh, cadre à la direction
des services hydrauliques, les 3000 hectares
en question sont répartis sur les territoires des
communes de Chelghoum Laïd (2000 ha),
Oued Athmania (600ha) et Aïn M’louk (400ha).
Cette source précise que l’arrosage de ces
étendues agricoles nécessitera la mobilisation
d’un volume hydrique annuel de 12 millions de
mètres cubes. Bencheikh souligne qu’en raison
de la vocation dominante de bassin laitier des
régions sud de la wilaya, les 3000 hectares irrigués à partir du barrage Grouz seront affectés à
la culture fourragère essentiellement.
Attribuées à des opérateurs des deux secteurs
(public et privé), ces terres sont, désormais,
interdites à l’investissement immobilier ou
industriel. D’ailleurs, c’est dans le but de sensibiliser les pouvoirs publics à ce sujet, que la
direction des services hydrauliques a réuni,
hier, les responsables locaux des communes du
sud de la wilaya. «Nous avons organisé cette
journée de sensibilisation pour expliquer aux
autorités locales des communes de Chelghoum
Laïd, Aïn M’louk et Oued Athmania qu’il ne faut
plus affecter d’assiettes foncières à d’éventuels
projets industriels ou immobiliers à l’intérieur
des 3000 hectares en question», a expliqué
un intervenant lors de cette rencontre. Il est
à signaler que l’étude de faisabilité du projet
d’irrigation à partir du barrage Grouz a coûté
400 milliards de centimes, affirme-t-on.
Kamel B.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 9
RÉGION OUEST
SIDI BEL ABBÈS
MASCARA
L’université Djilali Liabès paralysée
par un mouvement de grève
La pénétrante
autoroutière accuse
8 mois de retard
● Les étudiants demandent l’amélioration des conditions pédagogiques, la nécessité d’instaurer
un dialogue permanent entre étudiants et responsables des facultés ainsi que la prise en charge
des multiples doléances transmises au premier responsable de l’université.
PHOTO : DR
L
L’entrée de l’université Djilali Liabès de Sidi Bel Abbès
L
’université Djilali Liabès (UDL)
de Sidi Bel Abbès a été paralysée,
hier, par un mouvement de grève
enclenché par une dizaine d’organisations
estudiantines.
Un mouvement de protestation, presque
inédit, puisqu’il intervient à la veille des
festivités commémorant la Journée de
l’étudiant, prévues aujourd’hui. Hier, les
huit facultés que compte l’UDL ont suivi,
différemment, le mot d’ordre de grève
lancé par la coordination des organisations
estudiantines. Les étudiants indiquent que
les revendications soumises aux autorités
n’ont pas été satisfaites. Celles-ci portent
essentiellement sur l’amélioration des
conditions pédagogiques, la nécessité
d’instaurer un dialogue permanent
entre étudiants et responsables des
facultés, ainsi que la prise en charge des
multiples doléances transmises, depuis
le début de l’année universitaire, au
premier responsable de l’université. Les
protestataires ont évoqué, également,
dans un communiqué transmis aux
responsables de l’université, «la nécessité
d’enquêter sur les nombreux cas de
harcèlements sexuels» portés récemment
à leur connaissance. Signalons que l’UDL
avait connu un autre mouvement de
protestation, initié en mars dernier par le
Syndicat des enseignants du supérieur
solidaires (SESS), suite à la condamnation,
en février, de deux enseignants.
Le président du Conseil scientifique et le
vice-doyen chargé de la post-graduation
de la faculté des sciences exactes avaient,
pour rappel, été condamnés à 6 mois de
prison avec sursis et une amende de 300
000 dinars chacun pour avoir validé deux
procès-verbaux du Conseil scientifique. A
ce propos, les enseignants avaient mis en
évidence «le mutisme incompréhensible
et l’absence totale de la tutelle concernant
cette affaire, malgré que l’administration
locale rejette les allégations de
falsification de PV et confirme que c’est
le mode de travail de cette institution
scientifique qu’est le conseil scientifique
qui est en cause», selon le SESS. Le
syndicat des enseignants avait, alors,
préconisé le gel des activités au sein des
organes pédagogiques délibérants.
M. Abdelkrim
Deux centres d’examen aménagés
pour les candidats hospitalisés
D
eux centres d’examen seront ouverts, dès le 22 mai courant,
au profit des élèves hospitalisés au C.H.U Abdelkader
Hassani de Sidi Bel Abbès. Première du genre dans la wilaya,
cette mesure devrait toucher, pour l’heure, trois élèves malades,
candidats à l’examen de fin de cycle primaire (5e) et deux
autres candidats au BEM. L’ouverture de ces centres, a indiqué
une source proche du secteur de l’éducation, vise précisément
à offrir aux élèves hospitalisés les mêmes chances que leurs
camarades. Il est utile de noter que les épreuves des trois cycles
d’enseignement (primaire, moyen et secondaire) verront, cette
année, la participation d’un effectif global de 30 087 candidats
répartis sur 339 centres d’examen.
M. H.
NARCOTRAFIC
Une base de données informatisée
pour les médicaments psychotropes
U
ne base de données informatisée a été
créée par le corps de la Gendarmerie
nationale pour l’identification des
médicaments psychotropes, a-t-on
appris, hier, en marge du séminaire
organisé, à l’ex-IGMO, sur la drogue et
la toxicomanie, dans la wilaya d’Oran.
Il s’agit de la psychotro-base, un outil
informatisé, où sont répertoriées toutes
les informations utiles et identifiant
les substances suspectes. Cette base de
données a été également appliquée pour
la résine de cannabis, où un fichier
informatisé portant sur l’identification
visuelle de ce produit prohibé
a été également mis en place par la
gendarmerie. Ces données permettront
donc aux enquêteurs d’obtenir toutes les
informations possibles pour résoudre les
affaires liées au trafic et à la consommation
de stupéfiants. Hier, les participants
à cette journée d’étude, organisée par
le 2e commandement régional de la
gendarmerie et les universités Oran I et
Oran II, ont mis l’accent sur la nécessité
de coordonner les efforts pour lutter
contre ce fléau et le prévenir. Selon un
bilan du 2e commandement régional
de la gendarmerie d’Oran, plus de 25
tonnes de kif traité et 251 217 comprimés
psychotropes ont été saisis, au cours des
quatre premiers mois de l’année, à l’ouest
du pays.
F. A.
ancés en 2015, plus précisément le 20 septembre,
les travaux de réalisation de la pénétrante reliant
Mascara à l’autoroute Est-Ouest, sur une distance de
43 km, accusent, selon le wali, «un retard de huit mois».
Selon l’Agence nationale des autoroutes (ANA), le taux
d’avancement physique des travaux est de 25 %.
Un chiffre qui ne reflète pas la réalité sur le terrain, témoignent
certaines sources. «La cadence des travaux de réalisation de ce
projet a beaucoup diminué», a déclaré, ce mercredi, le wali de
Mascara, El Affani Salah. Devant cette situation qui n’honore
pas les engagements pris d’achever le projet avant la fin de
l’année en cours, les entreprises ont été appelées à renforcer les
chantiers par trois groupes (3X8) à partir du dimanche 22 mai.
L’enveloppe dégagée pour la réalisation de cette infrastructure
routière qui comprend la réalisation de 25 ouvrages d’art, 4
viaducs, 23 ouvrages hydrauliques et 5 échangeurs, dans un
délai de 24 mois, est de 35 milliards de dinars. Le projet de la
pénétrante de Mascara est divisé en deux sections.
Les travaux de la première section sont confiés à un
groupement algéro-chinois composé de 4 entreprises (Seror,
Sntpo, SNC-Mezoughi et fils et Shan Dong Luqioad).
Quant à la seconde, elle est confiée à un groupement algéroespagnol composé de quatre entreprises (Sarl Benzamia,
Irrigout, LIC et CHM). L’objectif de ce projet, qui s’inscrit
dans les conditions de l’épanouissement économique et social
de la région et de l’ensemble du pays, est de permettre de
maintenir un niveau de service élevé tout en assurant de bonnes
conditions du point de vue de la sécurité, du temps de parcours
et du confort.
Souag Abdelouahab
ORAN
La médecine du travail
manque d’effectifs
manque de médecins du travail a été souligné par Bendib
L eMohamed,
l’inspecteur régional du travail d’Oran, avanthier, en marge d’une journée de sensibilisation sur le rôle
du médecin du travail et de l’inspecteur dans le suivi des
prescriptions et des recommandations établies lors des visites
des entreprises.
Selon M. Bendib, «devant ce manque d’effectifs, ce n’est
pas tous les travailleurs qui bénéficient des prestations de
la médecine du travail». A titre d’exemple, 65 nouvelles
entreprises ont signé des conventions avec les services de la
médecine du travail à Oran. Ces entreprises emploient 1 760
travailleurs, toutefois seulement 532 employés ont bénéficié des
prestations de la médecine du travail, soit moins du tiers. Cette
situation a poussé les services concernés, à leur tête l’inspection
régionale, à solliciter le ministère de la Santé pour agréer des
médecins généralistes, afin de renfoncer le personnel de la
médecine du travail, surtout que tous les médecins du travail
sont des spécialistes, selon M. Bendib.
Nayla Hammoud
AÏN TÉMOUCHENT
Saisie de 31 quintaux
de kif
brigade des stupéfiants vient de réaliser une importante
dans la lutte contre le trafic de drogue : un réseau a
Lété aopération
démantelé et 31 quintaux de kif traité saisis.
Les dealers arrêtés activeraient de la frontière ouest à celles
du sud et de l’est et jusqu’en Libye. Selon le communiqué
de la sûreté de wilaya, c’est sur la base de renseignements
et d’une surveillance des suspects durant deux mois, sous la
supervision du procureur de la République de Béni Saf, que la
saisie de la marchandise prohibée, soit 31,41 quintaux, a été
opérée à Maghnia à 4h du matin. Elle était à bord d’un camion
transportant des matériaux de construction. Les quatre inculpés
arrêtés disposaient de moyens de communication sophistiqués
leur permettant même de capter les communications des
services de sécurité. Ils seront incessamment présentés au
procureur de la République près le tribunal de Béni Saf.
Pour rappel, les mêmes services ont intercepté, il y a moins d’un
semestre, 52,40 q de cannabis.
M. Kali
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 10
I N T E R N AT I O N A L E
LE MOUVEMENT ISLAMISTE TUNISIEN TIENT SON CONGRÈS
Quand Ennahdha essaye
de devenir un parti comme les autres
● Deux questions interpellent les observateurs locaux et internationaux en marge du congrès d’Ennahdha : l’impact pratique de la séparation
entre le politique et le religieux et le niveau de mainmise de Ghannouchi sur son mouvement.
PRÉCISIONS DE TAILLE
Les observateurs s’interrogent
également pour savoir si le
changement,
annoncé
par
Ghannouchi, concernant «la
séparation entre le politique et le
religieux» impactera le paysage
politique national et les activités
sociales en rapport avec des
polémiques, comme l’égalité entre
l’homme et la femme. «Est-ce qu’on
va continuer à voir des hommes et des
femmes occuper des rangées séparées
dans les meetings d’Ennahdha ?»,
s’interroge la députée Bouchra
Belhaj Hamida. Pour cette avocate,
ex-membre de Nidaa Tounes, le
congrès d’Ennahdha a suscité une
effervescence médiatique depuis la
fixation définitive de sa date. «Les
gens veulent voir de près ce qui
pourrait vraiment changer, plus que
ce qui l’a déjà été au sein du parti de
Ghannouchi», constate-t-elle.
Pour sa part, le politologue
Slaheddine Jourchi rappelle que le
10e congrès d’Ennahdha se tient avec
trois années de retard. En effet, lors
du 9e congrès, tenu en juillet 2012,
il avait été annoncé que le suivant
serait organisé en 2013 et qu’on y
de gouvernance de la troïka, où
les islamistes tunisiens étaient au
sommet du pouvoir en Tunisie. Mais,
rien n’indique qu’une évaluation de
l’expérience du pouvoir sera faite,
lors de ce congrès. «Les années de
clandestinité durant l’ère Ben Ali
aussi n’ont pas été évaluées», note le
politologue Jourchi.
Rached Ghannouchi, président
d’Ennahdha
révélerait les motions du parti, qui
n’ont pas été adoptées lors dudit
congrès. «Les travaux du 9e congrès
s’étaient limités à élire le bureau
exécutif du mouvement et les deux
tiers du conseil de la choura. Le
3e tiers étant choisi par les deux tiers
élus», explique Jourchi, pour qui le
congrès de 2012 a été plutôt assimilé
à un congrès constitutif des islamistes
tunisiens.
Trois années ont passé depuis ce
9e congrès et, surtout, une expérience
DIRECTION ET ORIENTATIONS
Le congrès d’Ennahdha réunira
certes 1200 congressistes, dont
environ 200 viendront de l’étranger.
Il y aura près de 1000 invités. Mais,
au-delà du tapage médiatique et
des festivités, y a-t-il de véritables
courants et une réelle concurrence
au sein du mouvement. A la question
de plusieurs médias, dont El Watan,
concernant l’existence d’autres
candidats (à part Ghannouchi) à la
présidence du parti, les responsables
nahdhaouis s’esquivent d’une
manière ou d’une autre. Les
réponses sont généralement : «La
démocratie veut qu’il y ait plus
d’un candidat à la présidence d’un
parti»; «Personne n’exercera de
pression pour dissuader les éventuels
candidats à abandonner tout projet
de briguer le fameux poste»; ou
«La réussite de l’expérience
démocratique nationale passe
inexorablement par la consécration
de la pratique démocratique au sein
d’Ennahdha», etc. La réponse de
Samir Dilou, député et membre du
bureau exécutif d’Ennahdha, donnée
à la presse, résume tout : «Nous
sommes obligés de démontrer à nos
militants, d’abord, et aux Tunisiens
ensuite, que la démocratie fait partie
intégrante de notre comportement
quotidien et les congressistes auront
l’opportunité de discuter de tout. Il
n’y a pas de non-dits ou de sujets
interdits au sein d’Ennahdha, qui n’a
rien à cacher. Quant à la multiplicité
des candidatures à la présidence du
parti, le premier à n’y voir aucun
inconvénient, voire à l’encourager,
c’est bien cheikh Rached Ghannouchi
lui-même.» Concernant le projet
d’Ennahdha d’islamiser la société
tunisienne, le président du bureau
politique Noureddine Arbaoui est on
ne peut plus clair : «Nous n’avons
jamais eu la prétention d’islamiser la
société ou d’apprendre aux Tunisiens
leur religion. La Tunisie est déjà,
selon l’article 1er de la Constitution,
un Etat dont la religion est l’islam
et personne n’a le droit d’interférer
dans la conscience des Tunisiens,
qui n’ont aucune leçon à recevoir
en matière de pratique de leur
religion.» C’est ainsi que s’annonce
le 10e congrès d’Ennahdha.
Mourad Sellami
PUBLICITÉ
L
es travaux du 10e congrès
d’Ennahdha débuteront demain.
Ils devraient durer jusqu’à
dimanche. Il y aura environ 1200
congressistes et près d’un millier
d’invités, locaux et internationaux,
dont le président de la République
tunisienne, Béji Caïd Essebsi. Il est
déjà clair que Rached Ghannouchi
a la mainmise sur le congrès et qu’il
n’y aura pas la moindre surprise
concernant la direction du parti.
Le président d’Ennahdha affirme
d’ailleurs que «son mouvement
deviendra un parti comme les
autres», ce qui veut dire que la
séparation entre le politique et le
religieux est dès à présent acquise
dans les motions discutées lors des
préparatifs du congrès. Toutefois,
ce qui retiendra particulièrement
l’attention des observateurs, c’est la
place du mouvement international
des Frères musulmans dans ce
congrès, ainsi que le rapport à
certains groupes islamistes radicaux
suscitant la polémique à l’échelle
internationale. «Nous suivrons avec
intérêt les rapports d’Ennahdha avec
les disciples du groupe Ansar charia
de Libye et d’ailleurs», souligne le
politologue libyen Mustapha Younes,
qui considère que «la parole ne suffit
pas pour parler de rupture avec
l’islam radical».
PHOTO : DR
Tunis
De notre correspondant
N°95 - Jeudi 19 mai 2016
elwatanmagazine@gmail.com
L’AUDACIEUX «KINDIL EL BAHR»
PHOTOS : D. R.
Le premier film de fiction du réalisateur
Damien Ounouri, sélectionné à la Quinzaine
des réalisateurs lors de ce 69e Festival de
Cannes sous les couleurs de l’Algérie,
présente un synopsis intriguant, apportant
un vent de fraîcheur sur le cinéma algérien.
Evoquant la situation de la femme en
Algérie, à travers le prisme d’une jeune
mère de famille lynchée à la page, le film de
38 minutes bascule vers le fantastique
lorsque tous les baigneurs meurent
subitement. La critique internationale salue
l’audace du réalisateur et la performance de
son actrice principale et coscénariste, Adila
Bendimerad.
DANS MA TÊTE UN DOS-D’ÂNE
Les autorités locales ont été destinataires d’une circulaire
interministérielle, leur enjoignant de prendre les mesures
nécessaires pour éliminer les ralentisseurs posés anarchiquement
et conçus sans normes, a appris l’APS auprès du ministère des
Travaux publics. On relève, dans cette circulaire, un «recours
anarchique, voire excessif» aux ralentisseurs (dos-d’âne)
comme moyen de réduction de la vitesse et d’accidents. Ils
relèvent également des «anomalies et insuffisances»
dans la conception et l’implantation des ralentisseurs,
occasionnant de graves conséquences sur la sécurité
et le confort des usagers de la route, et causant
parfois de graves dommages aux véhicules. Il s’agit
notamment de l’implantation de ralentisseurs
sans étude ni autorisation préalable, de
l’utilisation de dimensions et de matériaux non
conformes aux prescriptions techniques, du
manque d’information et de concertation
entre les services des communes et ceux
des subdivisions des travaux publics,
ainsi que du défaut de signalisation de
la plupart des ralentisseurs,
constatent-ils.
Les
internautes
algériens
saluent
l’initiative
de ce
commerçant
qui a mis
en place un
mannequin
respectant la
morphologie
masculine
algérienne
DESSINS D’ENFANTS
Des palettes belles et prometteuses
Par S. Arslan
Sur un tableau de forme rectangulaire, de belles maisons aux
fenêtres vertes et aux toitures d’un rouge vif, accessibles par
quelques marches d’escaliers, s’alignent dans une parfaite
symétrie. Au centre trône la mosquée, non loin d’un hammam,
symbolisant la foi et la pureté du corps. Des gens vaquent à
leurs occupations. Un tracteur traverse la place publique. Nous
sommes dans un village socialiste de la belle époque des années
1970, celle du socialisme, de la Révolution agraire et du
volontariat. Un beau village entouré de collines verdoyantes,
arrosées par la lumière d’un soleil printanier. Le dessin est de
Abdelkrim Ouitis, paru sur un timbre de la première série
philatélique consacrée au thème du dessin d’enfants, émise le
15/6/1974. Dans cette belle série, on retrouve également le dessin
de Fodil Touzaline,
illustrant des hommes qui travaillent au champ et des femmes qui portent les récoltes
dans des corbeilles sous un soleil radieux. Fatima El Atrache a été la première
dessinatrice d’un timbre dans cette thématique, avec un tableau aux couleurs intenses,
avec un tracteur qui laboure la terre, un village qui connaît le progrès, la prospérité et la
modernité, avec l’arrivée de l’électrification et tout ce qui suivra après. Une image qui
n’est plus qu’un souvenir lointain. La thématique philatélique des dessins d’enfants a
évolué depuis la célébration de l’année internationale de l’enfant, décrétée par l’Unicef
en 1979. Durant cette année, la Poste algérienne a émis deux timbres à cette occasion.
L’on découvre ainsi l’œuvre de la jeune Salima Ould Slimane, dont le tableau aux couleurs
vives révèle des femmes aux belles robes en train de cueillir des olives. Une image qui
ref
reflète
une tradition toujours perpétuée dans la région de la
Ka
Kabylie.
L’autre figurine a été réalisée par Souhila Belbahar,
rep
représentant
un globe terrestre et trois enfants heureux sous un
cie bleu dansant avec un papillon et une colombe.
ciel
L’i
L’intérêt
pour la nature et les jeux se manifestera dans la
tro
troisième
série de la thématique «Dessin d’enfants», émise le
1/
1/6/1991,
avec un timbre d’une sortie à la campagne de Mehdi
M
Medrar,
et un second réalisé par Ouidad Bounab, illustrant des
fi
filles
et des garçons heureux qui gambadent dans le pré. Comme
s ces apparitions demeuraient toujours collées à la célébration
si
d la Journée mondiale de l’enfance, une nouvelle émission a vu
de
le jour en 2002. Elle compte deux timbres illustrant l’ambiance
d
d’une
enfance souriante, insouciante, dessinés par les jeunes
Yasmine Kourdourli et Farida Mesbahi. Elle sera suivie, en 2004, par
deux autres timbres parus dans le cadre d’une opération de solidarité intitulée «Téléfood,
la nourriture pour tous», une sorte de téléthon pour collecter des fonds au profit des pays
menacés par la famine en Afrique. Deux timbres spontanément illustrés par Mehdi Korichi
et Hayet Meghaoui. Au bout de cinq émissions parues à ce jour, ce qui est très peu par
rapport à d’autres pays, l’expérience de la participation des enfants dans le
développement de sujets pour timbres n’a pas eu toute sa chance en Algérie.
L’administration postale pourrait ouvrir le champ libre à nos enfants, en proposant,
pourquoi pas, des concours du meilleur dessin à illustrer sur des timbres-poste autour de
sujets liés à la nature, l’environnement, le sport, la culture, l’histoire, les loisirs et autres.
Une manière d’enrichir une thématique à part entière.
S. A.
GRAND
ANGLE
P
GRAND
ANGLE
Jeudi 19 mai 2016 - 12
N° 96
eu d’Algériens le savent : c’est à Siga, à quelques
encablures de Béni Saf, et non ailleurs, que
remontent les premiers chapitres du roman national.
«Certains font un forcing éhonté pour le faire coïncider
avec le règne de Massinissa, au point qu’il est devenu
politiquement incorrect de citer Syphax, certaines institutions censées valoriser notre patrimoine historique
n’ont de référence que pour Massinissa et Jughurta.
Pourtant, aucun historien n’a validé sa prééminence sur
Syphax», fulmine ce cadre du secteur de la culture, qui
préfère garder l’anonymat.
La controverse s’est amplifiée, d’autant qu'à travers
quelques productions à la faveur de Constantine, capitale
de la culture arabe 2015, le théâtre s’est, lui aussi, ingénié à dévaloriser la stature de Syphax par rapport à
Massinissa. De la sorte, de passage à Témouchent, une
association a proposé au ministre de la Culture de réconcilier Syphax et Massinissa. Et fait révélateur du malaise,
M. Mihoubi n’a pas manqué d’appeler à cette réconciliation lors de la clôture de la manifestation dédiée à
Constantine, qui fut, elle aussi, capitale de Syphax. Car
la Numidie massaesyle, à la tête de laquelle était Syphax,
allait de la Moulouya jusqu’au-delà de Cirta, soit les trois
quarts de la Numidie. Son Etat était à ce point puissant
qu’il a été le premier à fonder une monnaie. Ses pièces,
à l’effigie de Syphax, se déterrent dès qu’il pleut violemment sur le lieudit Takembrit. Car, c’est sous l’épais
tumulus qui couvre cette colline et sa voisine que gît
Siga. Les fouilles engagées à l’époque coloniale affirment l’existence de vestiges d’une ville romaine aux
niveaux supérieur et inférieur à ceux de la ville numide.
Après la déportation de Syphax par ses vainqueurs, les
Romains, à l’issue de la deuxième guerre punique, Siga
demeure une importante cité. Quatre siècles plus tard,
vers 218/222, elle est habitée par une population estimée
à 8000 âmes. Mais 400 autres années après, Siga est
victime d’un pillage qui entraîne sa désolation. Elle
reprend vie sous le nom de Archegoul, après l’arrivée de
l’islam. A partir du Xe siècle, elle pâtit des luttes que se
livrent les Fatimides et les Omeyyades, puis les
Almoravides et les Almohades. Tlemcen avait alors
gagné préséance sur elle après qu’Idriss 1er en eut pris
possession en 789 et qu’il installa un caïd à la tête
d’Archegoul. Alors, à quand des fouilles à Siga pour
exhumer les traces du passé et relativiser les récits du
colonisateur romain, qui a écrit une tendancieuse histoire
à sa gloire et au détriment de la nôtre ?
M. Kali
Jeudi 19 mai 2016 - 13
N° 96
Ces capitales historiques ayant
rayonné sur l’Afrique du Nord S
i les grandes portes de l’ancienne cité se fissurent
à vue d’œil, Béjaïa garde de son passé prospère une
certaine idée du raffinement. C’est au milieu du
XIe siècle, alors que la carte politique du Maghreb est
bouleversée, que le royaume berbère des Hammadites
choisit de transférer sa capitale à Béjaïa. Sous l’impulsion du prince hammadite En-Nacer, la ville connaît, en
l’an 460 (1067-68), son âge d’or, devenant une plateforme politique, culturelle et scientifique. «En-Nacer,
écrivait le regretté historien Mouloud Gaïd, fit venir de
la Kalaâ des Béni Hammad et des environs des milliers
d’ouvriers pour construire en quelques mois l’immense
mur d’enceinte flanqué de bastions, qui part des rives de
la mer et s’élève jusqu’au mont Gouraya, où il se perd
dans les rochers abrupts. L’enceinte terminée, il encouragea ces ouvriers à construire leur propre maison et
afin que le manque de matériaux ne devint pas un obstacle à leur réalisation rapide, il obligea tout individu
Siga, Tiaret, Béjaïa, Tlemcen, Constantine,
Qalaâ Nath Abbas… autant de villes qui ont
écrit des chapitres importants dans le grand
livre d’histoire de l’Afrique du Nord. El Watan
Magazine revient sur ces capitales légendaires
ayant irradié le Maghreb.
qui voudrait pénétrer dans la cité, quelle qu’en soit la
raison, à apporter au moins une pierre sous peine d’une
amende égale à un ''Naceri''». La ville prit forme en peu
de temps. Le poète Idrissi qui l’avait visitée au XIIe
siècle la décrivit ainsi : «Ses habitants sont riches et plus
habiles, dans divers arts et métiers, qu’on ne l’est ailleurs, en sorte que le commerce y est florissant (…) On y
construit de gros bâtiments, des navires et des galères
(…) En un mot, la ville est très industrieuse… C’est un
centre de communication…» Selon Ibn Khaldoun :
«Al-Nacir le prince Hemadide bâtit à Bidjaya un palais
d’une hauteur admirable qui porta le nom de Palais de
la perle. Ayant peuplé sa nouvelle capitale, il exempta les
habitants d’impôts et, en 1069, il vint s’y établir luimême (…). Cet émir érigea des bâtiments magnifiques,
fonda plusieurs grandes villes et fit des expéditions nombreuses dans le Maghreb.»
Amel B.
M
A
près la défaite de la bataille de Las
Navas de Tolosa (sud de l’Espagne) en
1912, entre Européens et musulmans,
où ces derniers ont perdu leur flotte, la
Méditerranée occidentale est devenue une
mer chrétienne. Pour circuler entre l’ouest et
l’est du Maghreb, il ne restait que la route
terrestre, qui passe obligatoirement par
Tlemcen», explique le Pr Sidi Mohamed
Negadi, chef de département d’archéologie.
Entre le XIIIe et le XVe siècles, Tlemcen fut
la capitale du Maghreb central avec un territoire qui recouvrait celui de l’Algérie actuelle
(moins le Constantinois –faut-il le préciser-)
et le Maroc oriental. Objet de convoitises,
Tlemcen affrontait alors des dangers venus
de l’Ouest comme de l’Est. (Les Mérinides,
depuis Fès, les Hafsides issus de la lointaine
Tunis). En 1299, le souverain mérinide Abou
Yacoub Youssef commence un long siège de
la capitale qui a duré huit ans. Ainsi, il
construit, en face de Tlemcen, Mansourah (la
victorieuse), tant il est sûr de son triomphe.
Elle possède ses remparts, son palais, le
Mechouar (restauré en 2011, pour l’événement Tlemcen, capitale de la culture isla-
mique, sa mosquée, ses bains… Des vestiges
qui sont la fierté, aujourd’hui, des autochtones. «Tlemcen a hérité aussi du nom de
Perle du Maghreb. Une ville qui a eu plusieurs baptêmes : Pomaria, signifiant les
vergers, puis Agadir (le rempart), Tagrart (le
camp) et enfin Tlemcen (nom berbère désignant les sources). Autant de noms, synonymes d’escales civilisationnelles, qui font de
cette ville l’une des plus riches en patrimoine, culture et histoire», explique davantage Abdellatif M’rah, documentariste. Ce
qui suscite la sensation, c’est l’explication
exacte et sans bégaiement des jeunes et
moins jeunes Tlemcéniens de cette richesse
historique. Ici, l’on parle de Tlemcen avec
passion et fierté. «Dès mon jeune âge, mon
père tentait de m’expliquer les différentes
étapes qu’a vécues ma ville. En avançant en
âge, j’ai poussé ma recherche pour connaître
mieux l’histoire. Aujourd’hui, j’inculpe à mes
deux enfants le même savoir que m’a prodigué mon père et les ouvrages que j’ai consultés», confesse un père de famille, commerçant.
Chahredine Berriah
iaret mérite bien son nom de capitale des Hauts-Plateaux de l’Ouest.
Et pour cause, il est regrettable qu’on ne retienne de cette vaste
contrée que les seules spécificités liées à son caractère agropastoral
qui s’inscrivit déjà depuis le néolithique, alors que plusieurs autres
royaumes ont défilé dans la région. Au passé historique millénaire, traversé par plusieurs civilisations, toutes défaites, l’on continue aujourd’hui
de focaliser sur le seul royaume ibadite et sa capitale Tihert. Pour le commun des citoyens «les vestiges de pierres et de lettres attestent de civilisations brillantes» et d’aucuns ne purent s’empêcher d’identifier Tiaret aux
Rostémides pour ce qu’a laissé comme traces indélébiles ce royaume.
C’est donc avec l’avènement de l’islam et sur les ruines d’anciens
royaumes qu’est née la cité des Rostémides, capitale du premier Etat
musulman au Maghreb. La nouvelle ville, dont l’importance n’est plus
que secondaire pendant de longs siècles, allait d’ailleurs peu de temps
après être éclipsée par sa voisine Tagdempt ou «Tihert la neuve», fondée
en 761 (144 de l’hégire), à 7 km à l’ouest, par le Persan Abderrahmane Ibn
Rostom. Ce dernier gouverneur kharidjite (secte ibadite) de Kairouan
avait dû s’enfuir et chercher refuge dans la région où la plupart des
Berbères avaient adhéré au schisme nouveau. Cette ville, qu’il construisit
de toutes pièces, allait devenir la capitale très excentrique d’un curieux
royaume. Il s’étendait jusqu’en Tripolitaine et devait durer un siècle et
demi. Son histoire est bien connue. C’est un royaume théocratique, dont
le chef porte le titre d’imam. Sa réputation de sainteté attire de nombreux
Occidentaux, la ville prospère, sa croissance est rapide. Elle devient le
centre d’une brillante vie intellectuelle. D’un autre côté, de nombreux
négociants étrangers contribuent à sa splendeur. La paix est rarement troublée, la ville que l’on nomme la "petite Irak" se dote de mosquées, de
riches demeures et devient en même temps un grand marché. Elle atteint
son développement maximum vers le milieu du IXe siècle. Les habitants
n’ont pas le tempérament guerrier et l’imam ne s’appuie pas sur une force
armée organisée, l’austérité des mœurs s’est relâchée. Aussi, dès la première attaque des Fatimides, le royaume s’effondre. Tihert ne peut résister,
elle est prise et détruite en 296 de l’Hégire (909 après J.-C.) et ne s’est
jamais relevée. Les habitants échappent au massacre et se réfugient
d’abord à Sedrata, près de Ouargla, puis dans la vallée du M’zab. Le souvenir de leur splendeur passée est encore vivace dans les cœurs des
Ibadites, «les puritains du désert», et ils parlent toujours de «l’état de
gloire» qu’ils ont connu à Tiaret.
A. Fawzi
Q
uand on regarde aujourd’hui la
Qalaâ Nah Abbes, on a peine à
croire que ce vieux et si beau
village, accroché à un nid d’aigle des
Bibans, fut un jour la capitale d’un
puissant royaume qui s’étendait
jusqu’à Biskra et qui tint tête aux puissants Espagnols et aux rusés Ottomans.
Dans son livre Bougie, place forte
espagnole, l’historien français, Paul
Wintzer écrit : «Au XIe siècle se produisit alors les grands bouleversements des tribus hilaliennes, qui,
refoulant les tribus berbères, poussèrent leurs incursions vers le Nord et
forcèrent les innombrables familles
sanhadjiennes qui occupaient les
Hauts-Plateaux à s’éparpiller dans
tous les sens de la Berbérie. Les
princes hammadites se virent obligés
de quitter le Hodna et la plaine de
Médjana. Après avoir occupé la Kalâa
des Beni Abbès, ils choisirent l’antique
Bougie comme lieu de refuge et même
comme capitale du nouveau royaume.»
Voilà donc qui confirme que la Qalaâ
Nath Abbes, qui ne portait pas encore
ce nom, a été la première capitale des
Hammadites, bien avant Béjaïa. Sa
position de forteresse naturelle inaccessible et sa position stratégique lui
ont conféré très tôt le rôle de contrôler
les échanges Est-Ouest à travers la la
vallée du Djurdjura (La Soummam) et
surtout le fameux défilé des Portes de
fer (Bibans), passage obligé vers
Constantine et tout l’Est algérien.
Selon plusieurs témoignages concordants que nous avons recueillis, Qalaâ
Nath Abbes a été, successivement, un
fort ziride, hammadite puis hafside,
mais c’est à la chute de Béjaïa, prise
par les Espagnols en 1510, qu’elle va
retrouver son statut de capitale économique, politique et militaire. Sous la
houlette du sultan Abdelaziz
Amokrane, mort au cours d’une
bataille contre les troupes de Hassan
Pacha en 1559, Qalaâ va devenir une
grande puissance, qui va disputer le
contrôle de l’Algérie d’alors aux
Ottomans. Ahmed Amokrane, poursuivra avec intelligence et abnégation
l’œuvre de son frère et partira même à
la conquête du Sud. L’historien français, Charles Féraud, nous apprend
que Sidi Ahmed Amokrane, à la tête
d’une armée de 8000 hommes d’infanterie et de 3000 cavaliers, se lança à la
conquête du Sud, avec autant d’audace
que de succès, afin de mettre sous son
autorité l’oasis du Zab, Tolga, Biskra
et Touggourt. De la sorte, il était parvenu à se ménager un appui et une
retraite dans le Sud et n’était plus
confiné dans ses montagnes kabyles, à
PHOTOS :EL WATAN
T
ans la dernière parution d’un ouvrage
édité par le Crasc d’Oran dans le cadre
du Programme national de recherche
(PNR), et qui avait pour intitulé Dictionnaire
du passé de l’Algérie, de la préhistoire à
1962, un chapitre a été consacré au royaume
de Koukou. Dans cet ouvrage collectif, c’est
Oulhadj Naït Djoudi, géographe et maître de
conférences HDR à l’université de Tizi
Ouzou, qui s’est consacré au chapitre du
royaume de Koukou. On apprend qu’à l’origine, Koukou n’était qu’un petit village dans
la vallée du Sébaou, non loin de Aïn El
Hammam, avant d’être érigé, en 1510, au
rang de royaume. Située sur les premiers
contreforts du Djurdjura, explique l’ouvrage
du Crasc, «ou pour être plus précis à la
confluence orographique du massif de l’Akfadou et du Djurdjura, au cœur même du
finage relevant de la tribu des At Yahia»,
cette cité «offrait à maints égards des conditions de protection idéales». La capitale de
ce nouveau royaume, fondée par Ahmed El
Qadi, était Aourir. La nomination de cette
capitale s’est faite, selon Oulhadj Naït
Djoudi, «suite à l’anarchie qui a régné à la
fin du XVe siècle». L’auteur étaye ses propos
en se référant à de nombreux auteurs, pour
qui Ahmed El Qadi «avait été assez habile et
surtout audacieux pour s’affranchir de la
tutelle hafside et se constituer son propre
royaume». Il se serait alors, de manière toute
naturelle, «retiré dans les montagnes de la
Kabylie, au Djurdjura, y fondant sa première
capitale, Aourir». Et de constater plus loin :
«Où, sinon au milieu des siens, au sein de la
petite tribu des At Ghobbri, se serait-il senti
mieux en sécurité ?» Ensuite, c’est précisément la ville de Koukou qui fut nommée
capitale, «probablement vers 1518». Quant
aux raisons du transfert de la capitale, elles
sont simples, selon l’auteur du chapitre :
elles font «suite à la campagne de Ténès et
Tlemcen, menée aux côtés de Aroudj (où ce
dernier trouva la mort) qu’Ahmed El Qadi
(redoutant les représailles de Kheirddine,
son frère) jugea impératif et impérieux de
transférer sa capitale à Koukou».
Akram El Kebir
PHOTOS : D. R.
D
a Cirta est reconquise, et sur ses hauts remparts,
flottent, légers au vent, mes vainqueurs étendards», déclare Massinissa dans la Carthaginoise
d’Antoine, de Montchrestien. Actuelle Constantine -bien
que les historiens ne soient pas tous d’accord sur la limitation de son territoire-, Cirta fut la capitale du royaume
Massyle, couvrant presque tout le Maghreb actuel. Si de
nombreux rois s’y sont succédé, c’est Massinissa qui a
contribué à sa gloire, le règne fut le plus long dans l’histoire du Maghreb (202 av J.-C - 46 av J.-C), au temps où
Rome et Carthage se disputaient la maîtrise du monde.
L’épopée pour la reconquête de sa ville, sa rivalité avec
Syfax, son génie tactique, son amour pour Sophonisbe ont
fait de lui une figure à part dans l’histoire antique.
Considéré comme l’unificateur de la future Algérie, il eut
un long règne, frappant monnaie et développant la filière
de la céréaliculture, au point d’alimenter les armées
romaines. On gardera de lui l’image d’un Aguellid, qui,
tout en entretenant des rapports cordiaux avec Rome, ne
fut jamais son vassal. «l’Afrique appartient aux Africains»,
déclarait-il.
Amel B.
la merci de ses ennemis. Du temps de
sa splendeur, la Qalaâ Nath Abbes a
compté jusqu’à 80 000 habitants. Les
Israélites formaient un quartier au bas
de la ville, à l’endroit que l’on appelle
encore Thighilt Gudhayene (la colline
des juifs). Les chrétiens avaient leur
quartier à Djamâa Touzzaguine, qui
était à l’origine une église.
A la mort du dernier Amokrane en
1620, la Qalaâ Nath Abbes va perdre
peu à peu son statut de capitale mais
jamais son prestige et sa puissance.
Djamel Alilat
COUP
D'ŒIL
Jeudi 19 mai 2016 - 14
N° 96
Photographie
d’aventure : le
point de FUITE
C
La photo est
devenue, pour
Zako Kheddam,
une échappatoire
lui permettant de
fuir «la société»
hercher du rêve hors des sentiers battus. Les
paysages, à couper le souffle, donnent aux
photos de Zako Kheddam un air irréel. Ces
décors existent-ils vraiment ? Qui se cache
derrière la silhouette longiligne, parfois
tremblante sous l’effet des cours d’eau ? Le
photographe apparaît devant nous tel que dans une pub
d’Adidas : casquette, veste de sport, sac à dos et baskets.
Il nous parle de sa passion pour la photo, dont il a suivi
une formation en 2008, de ses escapades en forêt, de ses
premières expositions. «J’ai choisi ce type d’approche
photographique, dit-il, pour concilier ma passion pour
la photo et celle de l’aventure. Ce ne sont pas des photos
de paysage, les personnes y apparaissent toujours en
mouvement.»
Mais, surtout, il évoque son malaise par rapport à ce qu’il
nomme «la société». La photo est devenue, au fil du
temps, une échappatoire lui permettant de la fuir. Pour
s’éloigner de la pression sociale, souligne-t-il certains
choisissent les salons feutrés, d’autres préfèrent les cabarets ou les paradis artificiels, lui a choisi la forêt.
«Ma fuite est assez marginale», reconnaît-il. «Et puis
l’Europe, ça reste assez loin !», dit celui qui, paradoxalement, n’écarte pas la possibilité de répondre un jour aux
sirènes de l’Occident.
Que veut-il fuir exactement dans cette société qui semble
l’oppresser ? Zako ne saurait le dire. Il souligne, entre
autres, la «hogra» envers les femmes et les jugements
intempestifs qui l’indisposent. «Je sais qu’on ne peut pas
changer la société, il y a des lois dans cette société qui
me dérangent vraiment. Je passe mon temps à entrer
dans des débats, je sais que cela est vain», lance-t-il.
Pour sa première exposition, il a fait le choix de l’organiser dans un café maure à Oran, le Rotana, dont les filles
hésitent habituellement à en franchir la porte. «J’ai voulu
viser le grand public, jeunes ou vieux, femmes et
hommes, cultivés ou pas, dans un café maure à Oran.
Certaines personnes, dont on pourrait penser qu’elles ne
s’intéresseront pas à ce genre de choses, ont été les premières à poser des questions.» Les trois buts qu’il s’était
fixés pour cette première expérience ont été atteints :
vulgariser l’art, partager des photos personnelles et faire
entrer les filles dans un café maure habituellement
réservé à la gent masculine. Plus tard, il renouvellera
l’expérience dans un restaurant branché sur les hauteurs
d’Alger. L’ambiance était différente.
Intitulé «Les intrus», puis «Les intrus récidivent», les
séries de photos exposées présentent une sorte de carnet
intime. Il y a dans ses clichés un soin quasi mystique. Sa
conception de la photographie d’aventure était de s’évader dans un lieu dans lequel il n’est pas invité. «L’histoire
de la série ''Les intrus'' a maintenant changé. C’est
devenu plus compliqué, au début, je partais à la forêt
pour la découverte, faire de l’escalade. Désormais,
quand je pars ce n'est pas pour l’aventure, mais pour me
changer les idées. J’y vais pour me reposer», confesse-til.
A l’heure où les photographes de rue font fureur, Zako
Kheddam choisit, à la manière du photographe amateur
Forrest Woodwards, des chemins escarpés. Il s’est essayé
quelque temps au «pop art» politique, titillant Photoshop
sous le nom KZD. «Ça fait une année que je n’y ai pas
touché. Je profite du peu de temps que j’ai pour me
retirer en forêt. Il y a des artistes talentueux qui excellent
dans ce domaine, je ne vais pas y apporter grand-chose.»
Il y a chez Zako Kheddam comme un désenchantement :
ces partages de photos, comme autant de doigts d’honneur aux dirigeants qui insultent l’intelligence du peuple,
dont il avait été l’un des acteurs, l’indiffèrent aujourd’hui.
«Oui, c’est du sarcasme, c’est drôle sur le coup mais ça
ne changera pas une politique. Je préfère me concentrer
sur quelque chose qui me passionne davantage, qui
apporte des ondes positives. Je préfère faire quelque
chose qui permette aux gens de découvrir autre chose.»
Pour lui, comme pour d’autres photographes algériens,
Facebook aura été une formidable caisse de résonance.
«Même dans les expositions, on ne peut pas atteindre
autant de personnes», glisse-t-il.
A regarder ses photos, on l’imagine bien en naufragé
volontaire, capturant des instants fragiles. Le jeune instituteur oranais semble plus pragmatique : «C’est une fuite
positive, il n’y a pas de conséquence néfaste. Peut-être
qu’un jour, je trouverai une place que je ne voudrais pas
quitter.»
Amel Blidi
PHOTOS : ZAKO KHEDDAM
Zako Kheddam, photographe amateur
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 15
C U LT U R E
HOMMAGE À JEAN SÉNAC À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (ALGER)
«Citoyens de beauté, entrez dans le poème !»
● Jean Sénac, le poète algérien de la ville, demeure toujours inconnu dans son pays.
e poète algérien Yahia El Wahrani
ou Jean Sénac, l’enfant d’Oran
et d’Alger, figure toujours sur la
liste des «oubliés». Assassiné en 1973
pour des raisons encore inconnues,
l’auteur de Aux héros purs, qui n’a
jamais obtenu la nationalité algérienne,
est presque ignoré par le champ de
l’édition et de la recherche universitaire
en Algérie. Son nom est souvent mis de
côté dans les hommages et les célébrations organisés par les cercles culturels.
Ce constat a été établi, mardi aprèsmidi, à la Bibliothèque nationale du
Hamma, à Alger, lors du «Rendez-vous
avec la poésie» que dirige Lamis Saïdi.
«Beaucoup d’Algériens connaissent
Camus, le défendent, mais ne savent
presque rien de Sénac», a regretté le
poète Mohamed Boutghane, le seul
à avoir traduit Jean Sénac à la langue
arabe. Il a rappelé qu’il était banni par
les autorités politiques de l’époque et
a critiqué les générations qui avaient
connu Sénac sans rien faire pour briser
le mur du silence. Il a salué toutefois
les travaux de Hamid Nacer Khodja
sur l’écriture de l’auteur de Matinale
de mon peuple. «Sénac aimait profondément l’Algérie dans son écriture
poétique plus que les autres poètes
algériens. Il a évoqué Larbi Ben M’hidi
et Mostefa Lacheraf. Les premiers
textes traduits furent Les porteurs de
nouvelles et Pieds et poings liés, que
j’ai publiés dans le supplément culturel
du journal En Nasr», a souligné Mohamed Boutghane, évoquant le livre de
VU À LA TÉLÉ
Par A. Merad
PHOTO : D. R.
L
Jean Sénac
Rabah Belamri sur Sénac. «Un livre
dans lequel on apprend que Sénac était
le fils illégitime d’une mère espagnole
et qu’il était homosexuel», a-t-il relevé.
Le poète Salah Badis a découvert Jean
Sénac à travers le livre Pour une terre
possible et le célèbre poème Citoyens
de beauté (écrit en 1963). «Dans ce
poème, il a écrit l’un des plus beaux
vers de la poésie algérienne, ‘‘Comme
un camion plein de rires’’. Je cherchais
un poète d’Alger, un poète de la cité.
La poésie et la littérature ont toujours
boudé la ville chez nous. Sénac, qui a
vécu au quartier de Bologhine, était
le poète de la ville par excellence.
Bologhine est le seul quartier d’Alger
où il n’existe pas de barrière entre la
mer et la ville. Le poète regardait tout le
temps la mer. D’où sa présence dans la
poésie, autant que le soleil et le sable»,
a relevé Salah Badis. Selon lui, Sénac
était clair dans ses choix linguistiques
et politiques après l’indépendance de
l’Algérie. «Il était le poète banni de
la tribu, de la ville. Il a terminé sa vie
dans une cave. Il était le poète de son
temps et de tous les temps. Il a adressé
ses derniers poèmes aux jeunes», a-t-il
noté.
L’hommage rendu à Jean Sénac était
accompagné d’un débat sur la traduc-
CASTING
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tion de la poésie. «La problématique
de cette traduction ne se pose pas en
termes technique ou linguistique. C’est
une question de l’harmonie de l’être algérien avec lui-même et avec d’autres
êtres. De la réconciliation de l’être
algérien avec son identité complexe,
riche et multiple sans haine et sans
fanatisme», a souligné Lamis Saïdi.
Pour elle, la traduction de la poésie en
Algérie est Sur un Pont brisé.
«Jean Sénac a toujours été ce pont
qu’on n’a pas pu casser. Un pont transparent fait d’eau, de mots, de sang,
de poèmes et de soleil. Nous n’avons
pas besoin de rappeler que Yahia El
Wahrani était un Algérien. D’une algérianité qui a suscité parfois la jalousie
d’autres Algériens en raison de sa pureté. Une algérianité débarrassée des
souillures du racisme, du régionalisme,
des rancœurs et de l’identité enfermée
sur elle-même», a-t-elle appuyé. Pour
elle, l’algérianité de Jean Sénac est
enracinée sans racines. «Enracinée par
les mots qui enlacent les voix du peuple
algérien. Sénac disait : ‘‘Le vrai grand
poète, c’est le peuple avec toutes ses
conneries’’», a-t-elle noté, rappelant
l’adhésion sans hésitation du poète au
mouvement nationaliste algérien dès le
début dans les années 1950. Elle a évoqué son combat culturel et politique à
travers les revues, les associations et les
émissions radiophoniques. «A aucun
moment, il n’a abandonné son projet
poétique. Son verbe poétique n’a jamais perdu sa vivacité», a insisté Lamis
Saïdi. Elle a rappelé que l’extrait du
poème Citoyens de beauté, Je t’aime,
tu es forte, comme un comité de gestion
a suscité la controverse sur l’écriture de Jean Sénac, mais également
«beaucoup d’incompréhension» sur
ses engagements idéologiques. Nassira
Saïdi, ex-libraire et ex-chroniqueuse
à la radio, a qualifié Jean Sénac de
«poète algérien essentiel». Selon elle,
le vers Je t’aime, tu es forte, comme un
comité de gestion était utilisé dans les
années 1970 pour draguer à l’université. «A l’époque, les recueils de Jean
Sénac n’étaient pas disponibles. Certains parmi l’élite avaient décrété que
Sénac avait une écriture conformiste.
Citoyens de bonheur est un poème extraordinaire d’enthousiasme et d’envie
de faire et de construire. L’envie populaire qui existait après l’indépendance
du pays», a estimé Nacéra Saïdi. «Il
faut absolument qu’il retrouve la place
qu’il mérite. Il sera celui qui aidera
à libérer le corps et l’esprit», a-t-elle
ajouté.
Fayçal Métaoui
La rançon de la servitude
L
a chaîne de télévision officieuse
du clan présidentiel (que tout le
monde connaît à présent et peut
facilement identifier) est prise
en flagrant délit de «malversation médiatique» par notre confrère Liberté qui publie
en exclusivité un document accablant sur
ses pratiques d’investigations douteuses,
dont les dernières en date ont concerné la
pseudo enquête dirigée contre l’industriel
Rebrab. Au lieu de s’inspirer d’un travail
rigoureux d’information, d’observation et
de recherche sur le terrain qui doit obligatoirement contenir toutes les versions susceptibles de faire éclater la vérité, notamment celle du principal incriminé puisque
c’est lui qui est au centre de la polémique, la
télé privée en question, qui ne cache plus ses
intentions belliqueuses, ne fait en fait qu’appliquer des instructions écrites — voire des
directives — que des hommes de l’ombre lui
ont fait parvenir et dans lesquelles figurent,
comme dans un plan d’attaque guerrière, les
angles de tir sélectionnés au préalable pour
descendre en flammes sans aucune forme de
procès la (ou les) personne(s) mise(s) dans
le collimateur. Un procédé journalistique
tout à fait effarant a donc été inventé pour
salir la réputation et porter atteinte de manière odieuse à l’intégrité de tout individu
que la chaîne a classé dans sa liste noire, et
qui par conséquent sert de moyen d’intimidation et de répression aux commanditaires
invisibles qui tirent les ficelles derrière le
rideau et ajustent leurs funestes opérations
de diffamation. Le document que Liberté
a réussi à avoir est très éloquent sur ces
méthodes pour le moins infâmes et dégradantes qui consistent à énumérer superficiellement et sans vérification aucune les
soi-disant points faibles de la victime potentielle pour les monter en épingle et constituer des sujets de scandales contre lesquels
il n’y aurait aucun argument de défense
pour faire contrepoids. Il y a de tout dans ce
scénario pensé à l’avance comme une redoutable entreprise de destruction : de l’invective, de l’intox, de la désinformation, des
mensonges, de l’insulte, du chantage, de la
menace… C’est sur ces éléments de nuisance
et de forfaiture qui entrent dans les foyers
que surfe la chaîne propagandiste du pouvoir, dont l’objectif essentiel reste cependant de faire barrage, par la dissimulation
et l’entretien des insinuations pernicieuses,
à toutes voix susceptibles de remettre en
cause l’ordre établi par le clan présidentiel.
Car, il ne faut pas être dupe : ce ne sont que
les adversaires déclarés du régime en place
qui subissent la foudre de cette télé-mercenaire sur le plateau de laquelle vous ne
verrez aucun représentant de l’opposition
venir débattre en direct, et qui bien entendu
en contrepartie de sa soumission reçoit une
manne publicitaire providentielle alors que
la plupart de ses consœurs comptent sur les
doigts d’une seule main vainement quelques
hypothétiques annonceurs pour survivre.
Le déséquilibre est flagrant, mais sa nature
est un secret de Polichinelle. Etre acteur de
la servitude en toutes circonstances, c’est
le choix déshonorant et peu glorieux qui
s’imposait pour s’implanter dans le nouveau
paysage audiovisuel, et cette chaîne qui fait
parler d’elle en ces moments et qui ne mérite même pas qu’on la cite n’a pas hésité
un seul instant à franchir le pas pour faire
le sale boulot. De nombreuses personnalités
respectables ont ainsi été prises injustement
à partie juste parce qu’elles gardaient pour
elles leur liberté de réflexion. Rebrab qui
a fait l’actualité ces derniers jours suite à
l’affaire du rachat par une de ses filiales du
groupe de presse El Khabar, laquelle d’ailleurs n’a pas encore connu son épilogue, a
été de surcroît un sujet privilégié de diffamation grossière en raison de ses prises de
position et de ses déclarations publiques
qui n’ont pas du tout été appréciées en haut
lieu. Le capitaine d’industrie dont l’apport
à l’économie algérienne n’est plus à démontrer et auquel on prête une ambition
politique pour renforcer le camp démocratique a, semble-t-il, été trop loin dans ses
résolutions. Il était par conséquent idéalement désigné pour subir l’opprobre dans sa
version la plus dégoûtante. Le fait de faire
«témoigner» contre lui un vieux cacique du
régime — Belaïd Abdesselam pour ne pas le
nommer — qui nous avait promis une économie de guerre à l’époque où il dirigeait le
gouvernement, qui vit actuellement confortablement dans la capitale française alors
qu’il ne cesse de vilipender cette France qui
fait tellement de mal à l’Algérie, qui avait jeté
en pâture les démocrates à la furia intégriste
en les qualifiant de laïco-assimilationnistes,
démontre que les faiseurs de scandales sur-
mesure n’ont pas d’arguments crédibles à
faire valoir pour convaincre l’opinion. Avant
Rebrab, c’est la secrétaire générale du Parti
des travailleurs qui a été clouée au pilori.
Pour cela, on a brassé beaucoup de vent pour
la disqualifier, allant jusqu’à fouiner dans la
vie privée — une spécialité très répandue au
niveau de la chaîne — pour l’atteindre dans
sa dignité et la déstabiliser dans son action
politique dirigée contre les oligarques. Tant
qu’elle se montrait plus ou moins conciliante avec le Pouvoir, Louiza Hanoune restait intouchable. Mais en changeant de ton
envers les tenants du régime, en affûtant ses
critiques contre l’incompétence et l’impéritie des gouvernants, en menant en somme
la guerre contre le clan présidentiel, elle
s’exposa dangereusement. Voilà donc une
télé privée qui ne respecte aucune norme
professionnelle, qui foule aux pieds les principes les plus élémentaires de l’éthique et
de la déontologie et qui se permet en toute
impunité de jouer au justicier, se targuer
d’accroître son périmètre d’influence médiatique sous l’œil bienveillant d’une autorité ministérielle qui a fait de la diffamation
et de l’insulte son cheval de bataille, mais
qui curieusement dans ce cas de figure fait
comme l’autruche. A vrai dire, le ministre
donneur de leçons ne peut rien contre ce
média sponsorisé par bien plus haut. Il est
impuissant devant un danger mortel pour
la liberté d’expression dans notre pays pour
laquelle d’authentiques journalistes se sont
sacrifiés.
A. M.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 16
C U LT U R E
VIBRANT HOMMAGE À AMAR AMSAH À NACIRIA (BOUMERDÈS)
Du «théâtre de la résistance»
à l’orée des maquis
● Mort il y a 67 ans, Amar Kadi dit Amar Amsah mobilise et rassemble autant que les vivants.
PHOTO : D. R.
D
ans sa région natale, Naciria (40 km à
l’est de Boumerdès), ce révolutionnaire
avant l’heure est considéré comme le
symbole de la résistance contre le colonialisme
français. Le parcours de ce militant, qui a fait
vibrer la puissance coloniale entre 1947
et 1949, reste source de fierté pour toute
la population, hommes et femmes, grands
et petits. Né en 1921, Amar Amsah était
membre de l’Organisation spéciale (OS).
«Il a pris le maquis en juillet 1947 dès
qu’il a abattu Dédier Melmoux, un célèbre
inspecteur de la police coloniale à Naciria,
ex-Haussonvillers», précise M. Benameur,
un passionné d’histoire, qui a réalisé une
brochure retraçant le parcours du martyr.
Selon lui, Amar Amsah avait poursuivi son
combat dans la clandestinité jusqu’au jour de
son assassinat, à Sidi Daoud.
Depuis quelques années, la date marquant
l’anniversaire de sa mort, le 16 mai, est vécue
comme un grand moment où l’on se rappelle
des luttes et des hauts faits d’armes de ceux
qui se sont sacrifiés pour que l’Algérie vive
libre et indépendante. Après la réalisation
d’une stèle à l’effigie du héros en 2015, cette
année, les festivités ont été dédiées au 4e art.
L’association locale Tamussni, qui a l’habitude
de fêter l’événement en collaboration avec
les autorités locales, a créé, avant-hier, la
surprise en organisant deux pièces théâtrales
en plein air, au village Aït Aliane, au pied
des monts de Sidi Ali Bounab. Cette région,
considérée jusqu’à récemment comme un
refuge des terroristes, a vibré, avant-hier, sous
La région de Naciria (Boumerdès) se souvient de Amar Kadi
les chants révolutionnaires de Farid Ali et Ali
Idflawen et les applaudissements du public,
venu nombreux assister aux festivités. Malgré
l’éloignement et le mauvais état de la route,
des centaines de personnes s’y sont rendues
pour assister à ces activités commémoratives.
«Il y a quatre ans, personne ne se rendait
dans ce village fantôme. Aujourd’hui, on
a l’impression que tout le monde veut y
habiter», estime un membre de Tamussni.
Le décor et la scène où s’étaient produits les
comédiens ont été plantés entre des maisons
en ruine, entourées de végétation.
La première pièce théâtrale, Sidi Roi, a
été présentée par la troupe Tharwa Lassel,
du village voisin de Bouassem. Elle relate
l’histoire d’un roi mourant qui s’accroche
au pouvoir malgré son âge avancé et la
dégradation de son état de santé.
Après une pause-déjeuner — un couscous —
la troupe de l’association Itran, de Takarboust,
(Bouira) a pris le relais et enchantz l’assistance
par la pièce théâtrale Timest. Cette dernière,
tirée du conte kabyle Ahaddad n’lqalus, traite
de la liberté, de l’amour et des jeux du palais
royal.
Lors de cette magnifique journée printanière,
le public, qui comptait aussi des femmes, des
enfants, a apprécié l’interprétation et le jeu des
comédiens. D’aucuns affirment n’avoir jamais
vu de comédiens se produire au milieu d’une
forêt, avec en fond sonore des gazouillements
d’oiseaux et le ruissellement des eaux de la
rivière. Outre le rire, certains ont goûté au
plaisir de respirer un air pur, loin du brouhaha
et du stress de la ville.
Les organisateurs, eux, ne comptent pas
s’arrêter en si bon chemin. «Ce n’est qu’un
début», affirme M. Bechiri, le président de
Tamussni. «L’année prochaine, nous comptons
réaliser une stèle de Amar Amsah au chef-lieu
de la daïra de Naciria. Comme nous pensons
à l’organisation d’un minifestival du théâtre
en plein air qu’on baptisera Théâtre de la
résistance, en hommage à ce héros. Car en
plus du devoir de mémoire, nous pensons qu’il
est temps de nous réapproprier la forêt, cet
espace qui nous a été interdit pendant plus de
15 ans», ajoute-t-il.
Ramdane Kebbabi
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 17
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depuis que notre cher père Galleze Ali
nous a quittés. En cette douloureuse
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tous ceux qui l'ont connu d'avoir une
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Repose en paix cher père.
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"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."
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du père de M. Bendjeriou
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Djabri dit
Ramdhane
Il y a des peines qui ne
s’effacent pas. Le 17 mai
2008 à 8h30, tu nous
as quittés à jamais cher
papa. La douleur est
toujours aussi intense, un vide immense
s’est installé que nul ne pourra combler.
Une pieuse pensée à Mahieddine
Djabri qui a marqué son passage dans
la vie par une grande gentillesse et
générosité. Prions Dieu le Tout-Puissant
de t’accueillir en Son Vaste Paradis et
t’accorder Sa Sainte Miséricorde. Repose
en paix cher papa.
Ta femme et tes enfants
qui pensent toujours à toi
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Elle est partie un 19 mai 2010, Allah la
voulait, elle l'a rejoint. Cela fait six ans,
jour pour jour, et je ne cesse de la pleurer.
Je ne pense qu'à elle et je ne serai heureuse
que le jour où je la rejoindrai. Je ne vivais
que pour elle et à travers elle. Je ne l'ai
jamais quittée. Je n'ai pas coupé le cordon
ombilical. La vie n'a aucun sens pour moi.
Je demande à tous ceux qui ont connu et
aimé
Agaoua Fettouma
d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire.
Que Dieu l'accueille en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."
Repose en paix maman chérie, tu resteras
toujours vivante dans mon cœur.
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tenue comptabilité, bilans paie
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banque. import à mi-temps
Alger. Tél. : 0551 111 946
Pensée
Cela fait une année, le
19 mai 2015, que nous a
quittés à jamais
Mme Labou
Malha
épouse Ziri
à l'âge de 81 ans laissant un vide que
nul ne peut combler. En cette triste
circonstance, son mari, ses enfants, ses
petits-enfants, sa famille et ses proches
demandent à ceux qui l'ont connue,
appréciée et aimée d'avoir une pieuse
pensée à sa mémoire. Puisse Dieu
Tout-Puissant l'accueillir en Son Vaste
Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."
Condoléances
Me Haddi Guehria, avocat à Alger, très
attristé par le décès subit de son ami et
compagnon d'enfance
Kermiche Abdelkrim
dit Kriki
présente à son épouse, sa bellefille et ses enfants ses sincères
condoléances et les assure de son
entière solidarité en ces pénibles
moments. Kriki a toujours été f'hel,
serviable, un homme de cœur et
de parole. C'est très triste de te voir
partir si tôt et ton sourire moqueur
manquera beaucoup aux tiens et à
tes amis.
Adieu l'ami, le frère !
Tél. :
0771 564 859
JH 30 ans licence en finance 3
ans exper cadre comptable .
Tél. : 0667 002 180
CADRE 42 ans 12 ans d’expérience ingénieur assimilé
technico-commercial chargé
d’études générales technicocommerciales, DESS supply
chain management, technicien
sup en informatique de gestion cherche emploi dans
public ou privé. Tél. : 0774 575
330
ING. BTPH 22 ans d’exp. chantier usine production soumission représentant technicocommercial consulting expertise. Tél. : 0551 002 402 - véhiculé
JH. licence commerce, 02 ans
exp., maîtrise PC paie CACOBATPH, CNAS, DAS. Tél. : 0556
099 849
Pensée
Le 19 mai 2010
nous a quittés à
jamais notre cher
et regretté
Oucherif
Hassan
à l'âge de 56 ans.
Tous ses enfants, ses sœurs,
ses frères ainsi que toute la
famille demandent à tous
ceux qui l'ont connu et
apprécié d'avoir une pieuse
pensée à sa mémoire.
Pensée
Cela fait exactement 14 ans aujourd’hui,
le 20 mai 2002, qu’il est à jamais parti
papa
Agtai Mohamed
Chaque jour, il est au cœur de mes
pensées. Où que je sois, peu importe
le moment, l’endroit, il est toujours
présent…
Il m’arrive souvent de parler avec mon
papa, dans mon cœur, dans ma tête, au
plus profond de moi,
Je trouve terrible de perdre ses parents,
qu’on ait dix, vingt ou cent ans !
Aujourd’hui, l’émotion est toujours là,
car quoi qu’on fasse, un papa ça ne se
remplace pas !
Repose en paix cher papa.
Que Dieu t’accueille en Son Vaste
Paradis.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 20
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Conseils insistants 2.Grande
richesse. Cabossé 3.Pièce de fleur. Petit vantail vitré 4.Amateur
de picotins. Poutre du gréement d'un bateau. Bouquiné. Item
5.Paroles. Taure mythique. Poisson. Métal symbolique 6.
Objectif. Situé à égale distance d'un point 7.Godiches. Boîtes à
bulletins. Règle de cérémonie 8.Economiser à l'excès. Chambre
haute 9.Lettres suivent. Envie. Eléments d'assemblage10.A
fleur de peau. Exprime l’intégralité. Continent 11.Pronom relatif. Firme très puissante. Edenté. Tour symbolique 12.Vont avec
les coutumes. Sournois. Attacha 13.Greffer. Au sein du sein.
Langue. Refus de bambin 14.Bloc éclaté. Dont la violence est
intense 15.Attribuer une affaire à. Cube.
VERTICALEMENT : 1.Rempli de péripéties extraordinaires
2.Qui manifestent de la joie et de la sérénité. Champignon 3.Instruments médicaux. Note. Ancienne radio 4.Fuse après une
passe. Maladie infectieuse contagieuse 5.Est en tête. Roi légendaire de Pylos 6.Relatifs à la mémoire. Court cours. Protecteur
de cousette 7.Actinium. Corruption morale 8.Fleuve de Russie.
Branché. Pièce de bœuf destinée à être rôtie 9.Privés d'humidité.
Amérindien. Ecueil 10.Système de freinage. Qui parle aisément
et avec élégance. Va dehors 11.Films, au cinéma. C'est nickel.
Glace à Londres 12.Né. Bosser 13.Ancien camp médiéval. Réalisées. A recenser 14.Nuançaient. Métal blanc 15.Saint. Donner
un troisième labour à la terre. Ferment.
Quinze sur 15
1
2
3
4
5
6
7
8
9
N° 4438
Mots Croisés
N°4438
Par M. IRATNI
10 11 12 13 14 15
1
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
2
II
3
III
4
IV
V
5
VI
6
VII
7
VIII
8
IX
9
X
10
HORIZONTALEMENT
11
14
I- Disposition à obéir. II - Sénéçon aux fleurs pourpres. III Relatif à un asile psychiatrique. IV - Pouffé - Ça finit bien Fait des hybrides. V - Fleur de jachère - Pleines d’ardeur.
VI- Entièrement clos - Désaccord à Londres. VII - C’est
item - Groupe masculin - Haut de chemise. VIII - Chanteurs épiques - Frêle. IX - Note - Panier en osier. X- Britanniques.
15
VERTICALEMENT
12
13
SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.
APPARTEMENT. GAG 2.COURANT. TORRIDE 3.CLE. ITERATIF. ON
4.EL. AD. TITO. AIRE 5.SUBSIDIAIRE. NES 6.SEL. RIO. SINCERE 7.
IRAI. ANSEE. IRA 8.BASTONS. RTA. TIC 9.UE. SIESTE 10.LA. TR.
STO. EO. AR 11.IDEALEMENT. PART 12.TOT. EPARSES. UMA 13.
EST. RI. TITRAI 14.ATLAS. ADN 15.FRELON. EU. RUSAS.
1- Travail du sol avec des outils à dents. 2 - Désœuvrement.
3 - Sans motif - Symbole chimique - Nécessite un équipier.
IV - Embrouille - Pas un mot ne leur échappe. V - Asiatiques. 6 - Singe à barbe - Sied. 7 - Voix d’eau - Mois. 8 - Impératrice byzantine- Redevance due au seigneur. 9 - Points
opposés - Va dans la mortaise. 10 - Déterminées.
VERTICALEMENT : 1.ACCESSIBILITE 2.POLLUERA. ADO. OR3.
PUE. BLASE. ETE 4.AR. AS. IT. TA. SIL 5.RAIDIR. OURLET 6.TNT.
DIANE. EP. AN 7.ETETIONS. SMART 8.RIA. STERILE 9.
ETATISERIONS. AU 10.NOTORIETE. TETS 11.TRI. EN. ASE. SI 12.
RFA. CI. TOP 13.GI. INERTE. AURAS 14.ADORERAI. ARMADA 15.
GENESE. CERTAINS.
SOLUTION N° 4437
HORIZONTALEMENT
Sudoku
N° 738
4
REGLE DU JEU
5
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
Tout Codé
3
1
6
7
2
5
9
7
Solution
Sudoku
précédent
1
3
7
8
9
6
6
2
8
2
N° 4438
Définition
du mot encadré
3
5
1
9
1
4
souillures
Qui manifeste un vif étonnement ; stupéfait.
7
2
2
7
15
2
9
13
9
15
2
9
4
10
3
9
4
2
2
12
5
3
2
5
1
11
2
14
2
11
10
7
5
2
12
4
11
13
9
5
7
creux
10
1
2
2
9
4
13
11
3
2
M
accord
à Yalta
7
3
6
3
4
7
2
8
1
9
5
6
1
8
5
7
9
6
4
3
2
9
6
2
5
4
3
1
7
8
5
1
8
4
2
9
7
6
3
6
3
9
8
1
7
5
2
4
7
2
4
6
3
5
8
1
9
I- INDIVIDUEL. II- MIROITER. III - PAUSE LIAS. IV - RIS - LEE - RE. V - OS - PERTUIS. VI
- MERISIERS. VII - PRIS - GRUES. VIII- TI TUEES. IX - UELE - ES - NO. X - EROS - CAP.
VERTICALEMENT
1- IMPROMPTUE. 2 - NIAISERIE. 3 - DRUS - RI LE. 4 - IOS - PISTER. 5 VIELES. 6 - IT - ERIGEES. 7 DELETERES. 8 - URI - URUS. 9 - ARISE - NA. 10 LISES - STOP.
Fléchés Express
plante
potagère
monnaie
d’Iran
plantigrade
édénique
petit siège
N° 4438
ville de
France
caches
lunatique
8
2
2
8
7
3
9
5
2
6
4
1
qui relève
de l’époux
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
1
2
9
6
1
7
4
3
8
5
6
3
4
sans plus
attendre
4
5
1
3
6
8
2
9
7
défavorisés
démonstratif
paresseux
de nature
brisé de
fatigue
le propre
de l’homme
liste de
mets
impôts
4
17
9
2
11
10
7
4
2
4
4
9
6
2
4
10
13
2
19
2
16
G
2
2
7
7
9
6
4
5
6
11
2
5
3
18
2
7
11
15
17
2
2
13
11
14
7
17
11
11
9
6
18
5
11
1
11
10
17
4
1
13
11
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
9
5
15
11
2
2
cuvette de
cuisine
6
7
3
18
13
17
2
3
2
11
un
néerlandais
union
médicale
fin de verbe
grande
futaille
du cheval
divisible
par deux
mèche
rebelle
venu par
la mère
berge
des Etats
unis
2
celé
2
de faible
hauteur
AGRAFE - CLORIS LEACHMAN
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
HORIZONTALEMENT : INSIDIEUX / CAPITALE / DOTER / UN / RU / ET / AU / ERRA / REIS /
UNICITE / EPI / OBESE / TNT / UR / MIE / INNE / GRAINE / PLI / MUTER / EN / AXEES.
VERTICALEMENT : INCORRUPTIBLE / SATURNINE / IN / PIPE / AI / DIRE / CO / IRMA / LIT
/ TRIBBUNAUX / EAU / ETERNITE / AULNAIE / ENEE / XE / US / EU / ERS.
chef de
corps
bison
buté
Jeux proposés par
gym C Magazine
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 21
L’ÉPOQUE
TV
EVENT SPACE DE SIDI FREDJ
ON VOUS LE DIT
La fête du fitness !
Bras de fer à l’Itmas de Sétif
L’ Institut de technologie moyen agricole spécialisé (Itmas)
de Sétif vit depuis plusieurs mois une situation de blocage.
D’autant plus que les cours n’y sont plus dispensés
depuis longtemps. Huit formateurs sur les dix que compte
l’institut sont en grève, réclamant le départ de la directrice
pédagogique, avec laquelle le courant ne passe plus. «Les
problèmes exposés à la directrice de la formation, de la
recherche et de la vulgarisation du ministère, qui a pourtant
promis de prendre des mesures, sont restés sans suite,
nous sommes donc dans l’obligation de poursuivre le 2e
mouvement de grève déclenché le 2 mai. Les responsables
de la tutelle, qui ont rapidement réglé un problème
similaire à l’Itmas de Tizi Ouzou, ne font pas l’effort pour
dénouer la situation de notre institut, où les étudiants se
trouvent dans l’expectative. Nous sollicitons l’intervention
de la tutelle pour mettre un terme à cette situation qui
s’enlise», soulignent des représentants des grévistes …
19.55 Série
ALICE NEVERS, LE JUGE EST
UNE FEMME
● Le «Marathon fitness» sera organisé pour la première fois
en Algérie par la société de communication AM SERV.
Noahestretrouvéassassinédansune
cavedesonquartier.Ondécouvreque,à
partsafamilleproche,personnene
savaitqu’ilétaitpolicier.Avait-ilhonte
de son métier ?
19.50 Magazine
ENVOYÉ SPÉCIAL
A travers reportages, portraits et
entretiens,«Envoyéspécial»aborde
chaquesemainetouslessujetsquifont
l’actualité.Commeilestdetradition
depuis1990,l’auteurdureportagequi
vientd’êtrediffuséserendsurleplateau
deGuilaineChenuetFrançoiseJoly.
Le 3e Forum médical national
ce week-end à Chlef
19.55 Film
PHOTOS : DR
Pour la troisième année consécutive, l’Association du corps
médical privé de la wilaya de Chlef organise la troisième
édition de son Forum médical national multidisciplinaire
les 20 et 21 mai, à la Maison de la culture de la ville. Cette
manifestation scientifique réunira, comme à l’accoutumée,
de nombreux praticiens généralistes et spécialistes du
territoire national. Selon le Dr Ahmed Benkhaled, président
de l’ACMPC, cet engouement est dû au fait que le forum
est devenu un rendez-vous incontournable dans l’agenda
national de la formation médicale continue. «Cette
rencontre a pour objectif d’adapter les pratiques médicales
aux données scientifiques validées les plus récentes et aux
progrès technologiques et thérapeutiques afin que nos
patients puissent en profiter», a-t-il précisé, soulignant par
ailleurs la capacité d’organisation de son association et
les bonnes conditions d’accueil qu’offre la wilaya de Chlef.
Il a également mis en relief les facilités octroyées par les
autorités locales compétentes à l’association pour mener
à bien les travaux qui draineront plus de 600 participants
entre médecins et chirurgiens dentistes des 48 wilayas.
On note aussi la participation d’éminents professeurs
des différents CHU et établissements hospitaliers
spécialisés du pays. Le programme du forum comporte
cette année sept sessions traitant chacune d’un ensemble
de pathologies diverses: métabolisme et endocrinologie,
ophtalmologie, cœur et vaisseaux, médecine interne,
pédiatrie, psychiatrie et gynécologie-obstétrique, en plus
de séances consacrées aux affections buccodentaires.
Une journée de folie dédiée donc à la beauté du corps
’Event Space de Sidi Fredj
(ex-complexe sportif Kamal
LBoudjemline)
vivra le 28 mai
une compétition exceptionnelle
et originale à la fois. Il s’agit du
«Marathon fitness», qui sera organisé pour la première fois en
Algérie. Son organisation a été
confiée à la société de communication AM SERV, qui a déjà
à son actif plusieurs manifestations sportives et culturelles de
la même dimension. «Le Fitness
Day, appellation donnée à cette
compétition, est une journée
dédiée aux fervents amoureux
du fitness, nous confie Mme
Imen Merad, l’organisatrice de
l’événement. Toutes les disciplines en vogue actuellement
dans le monde du fitness, qui
El Watan -
Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de
255 623 520 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1er
Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
elwatan.com E-mail :
cale électrique et ouverte aussi
bien aux garçons qu’aux filles
de tous âges et à la disposition
desquels seront mis des coachs
qualifiés.
Mme Imen Merad, qui a conçu
de bout en bout le spectacle,
espère que le Fitness Day sera
à la hauteur des attentes et que
les amateurs de cette discipline
seront nombreux.
A noter que trois importants
sponsors se sont associés à
l’événement sportif pour garantir son succès. Des cadeaux et
des surprises attendent les participants. Le marathon durera
toute la journée de 9h à 19h.
Inscription : Facebook Saturday
fitness day.
Info line : 0773 85 49 63.
LAGHOUAT
Valorisation des monuments
historiques à des fins
touristiques à Ténès
Pour rendre la ville côtière de Ténès plus attractive, les
autorités locales ont initié un vaste projet de réhabilitation
des monuments historiques pour leur utilisation à des fins
touristiques. La décision a été annoncée par le wali de Chlef
lors de la visite qu’il a effectuée, mardi, dans la région. Les
travaux toucheront notamment Notre-Dame de Ténès, les
Portes de la ville et d’autres vestiges du passé. Il faut dire
que la ville de Ténès regorge de sites historiques, qui ont
une valeur économique et culturelle importante, à l’image
du Vieux Ténès, avec sa mosquée millénaire, de Bab El Bahr,
et du phare de Sidi Merouane. Un trésor inestimable qui
nécessite néanmoins d’être réhabilité et valorisé à des fins
touristiques, d’autant plus que la région accueille, chaque
été, plus de 3 millions d’estivants. L’afflux sera encore plus
important cette année, du fait que la fin du Ramadhan 2016
interviendra avant les départs en vacances. C’est pourquoi,
le chef de l’exécutif a saisi l’occasion de sa visite à Ténès,
avant-hier, pour demander aux responsables locaux des
six communes côtières de veiller à la stricte application
du dispositif d’accueil des visiteurs. Celui-ci comporte
diverses actions, dont le bitumage et l’éclairage des accès
aux plages, le nettoyage et la propreté des lieux, ainsi que
la mise en place de sanitaires et de douches. L’opération
est à la charge des collectivités, sachant que la concession
des plages a été retirée au privé pour différentes raisons.
L’aménagement et l’embellissement du centre-ville
n’est pas en reste, puisque des instructions fermes ont
été données aux élus pour améliorer le visage de cette
agglomération avant le démarrage officiel de la saison
estivale, le 1er juin prochain.
font notamment sensation aux
Etats-Unis et en Europe, seront
au programme. Nous aurons
ainsi un mélange détonant de
cardio fitness, zumba, cardio
attack, cardio combat et hitt».
Ce qui promet beaucoup d’émotions. C’est sous un magnifique
chapiteau dressé spécialement
pour la circonstance, dans un
cadre très agréable et surtout
très convivial avec verdure, piscine et cafétéria, qu’aura lieu le
marathon.
Une manifestation festive, qui
offrira, c’est sa vocation aussi,
un spectacle de haute facture et
un moment de divertissement
inoubliable. Une journée de
folie dédiée donc à la beauté du
corps dans une ambiance musi-
Perspectives de développement
du tourisme spirituel
L
a wilaya de Laghouat s’est vu accorder ces
dernières années une série de projets visant à
promouvoir le tourisme de façon générale et
le tourisme spirituel en particulier au regard des
atouts qu’elle recèle dans le domaine. En plus de
ses sites naturels, historiques et archéologiques,
l’existence sur son territoire, plus précisément
à Aïn Madhi, du siège du Califat général de la
Tariqa (confrérie) Tidjania, qui compte des millions d’adeptes à travers le monde, lui a donné les
moyens de s’orienter vers l’investissement dans
le tourisme spirituel. Dans cette perspective, la
zaouïa Tidjania vient d’enregistrer l’achèvement
des travaux de réalisation de son hôtel, d’une
capacité d’accueil de 75 lits, doté d’une salle de
conférences de 1500 places, a-t-on indiqué à la
direction de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Laghouat.
Les responsables locaux du tourisme fondent
aussi leurs espoirs sur la Zone d’expansion touristique (ZET), projetée dans la commune de Aïn
Madhi, afin d’accueillir d’autres projets pour
accroître les capacités d’accueil des nombreux
adeptes et visiteurs, venant chaque année pour
des ziaras (pèlerinages) dans la région. S’étendant sur une superficie de 50 ha, cette ZET, dont
les études techniques ont été finalisées, figure
parmi trois espaces du genre projetés à travers
admin@elwatan.com PAO/Photogravure :
El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir
Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62
Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
la wilaya, a-t-on signalé. Aïn Madhi, ville natale
de Cheikh Sidi Ahmed Tidjani (1737-1815), qui
constitue un lieu emblématique de la confrérie,
regroupe des mausolées et ksour construits
généralement en pierre et toub (pisé), selon des
modèles architecturaux anciens, à l’instar du
vieux ksar et du palais de Kourdane. Cette ville
constitue une destination de pèlerinage pour de
nombreux adeptes, de différents pays, notamment africains au regard du profond ancrage de la
confrérie sur le continent africain.
Les Cheikhs et responsables de la confrérie
Tidjania ont, dans le même cadre, salué la réouverture, en 2015, de l’aéroport Ahmed Medeghri
de Laghouat et la reprise de ses activités, pour
contribuer à l’impulsion de l’activité touristique vers le siège de la Tidjania. La wilaya de
Laghouat accueille, en outre, le colloque annuel
du chant religieux Samaâ, qui connaît un franc
succès, d’une édition à l’autre, au regard de
l’importante participation qu’il enregistre et
de l’attachement de la population locale aux
activités religieuses et spirituelles. La wilaya de
Laghouat renferme également des représentations de zaouïas soufies, à l’instar de la Kadiria,
Taïbiya, Chadhliya et Rahmania, qui constituent
un appui à la promotion du tourisme spirituel
dans la wilaya de Laghouat.
APS
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ;
SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31
0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb
(Oran) Tél : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66
AMOUR
GeorgesetAnnesontoctogénaires,ce
sontdesgenscultivés,professeursde
musique à la retraite. Leur fille,
égalementmusicienne,vitàl’étranger
avec sa famille. Un jour, Anne est
victime d’un accident. Lorsqu’elle
revientchezelle,l’amourquiunitce
vieuxcouplevaêtremisàrudeépreuve.
19.55 Série
THE FIVE
Uninconnus’introduitdanslamaison
deJulieetcelle-ciestpersuadéequ’il
s’agitdeJesse.LepèredeDannylui
avouel’avoirtoujourssoupçonnédu
meurtreetavoirdissimuléleséléments
quirisquaientdel’incriminer.Arrêté,
Paynes’accusedumeurtredePorter.
Commeilleluiavaitproposé,Markle
représente en tant qu’avocat.
19.55 Feuilleton
JORDSKOTT, LA FORÊT DES
DISPARUS
La jeune fille s’est réfugiée dans le
manoirdesThörnblad.Convaincue
qu’ils’agitdeJosefine,Evaprendsoin
d’elle.L’enquêtricedécouvreunpassage
secretmenantàlaforêtvoisine,ainsi
qu’unflaconapparudanslacuisine.
19.55 Série
SCORPION
LaNASAdemandeàl’équiped’aiderau
lancementd’unefuséetopsecrèteetde
collaboreravecl’agentMerrick,affectéà
laSécuritéintérieureaprèssesdéboires
avec Scorpion.
19.35 Divertissement
SUPERKIDS
Ils ont entre 9 et 16 ans et sont des
virtuoses dans leur discipline.
Acrobates, danseurs, musiciens,
sportifs,ilss’affrontentdanslepremier
concours interdisciplinaire pour
enfants.
Les manuscrits, photographies ou
tout autre document et illustration
adressés ou remis à la rédaction ne
seront pas rendus et ne feront l’objet
d’aucune réclamation. Reproduction
interdite de tous articles sauf accord de
la rédaction.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 22
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Des cadres H/F
• Un gérant opérationnel
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Cherche
✓ Lieu de travail : Alger et ses environs
Acquisition
de 12 000 tonnes
de fil machine en acier
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Réf : SAE 1008 en bobines.
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civil et bâtiment
✓ Lieu de travail : Alger et ses environs
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✓ Lieu de travail : Alger
Exigences : ✓ Formation : diplôme de l’enseignement
supérieur dans la filière ✓ Expérience : 10 ans dans
le domaine de compétence ✓ Langues : maîtrise du
français et de l’anglais
Avantages : ✓ Salaire attrayant ✓ Possibilité
de logement ✓ Perspectives d’évolution et avantages
Adresser CV et lettre de motivation
à : headq@med-investment.com
Condoléances
Nous avons appris avec une grande affliction
le décès du père de
M. le ministre de l’Agriculture
et du Développement rural
En ces douloureux et pénibles moments, les gérants
des conserveries : Sarl Sipa, Sarl Conserverie les Aurès,
Sarl Saca, Sarl Sics Seybouse assurent M. le ministre
de leur profonde sympathie et prient Dieu d’accorder
au défunt Sa Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste
Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."
Pensée
Pensée
A ma mère laâziza
A la splendeur des splendeurs des mamans,
A ma douce mama
El Hadja Fatiha Seray née Baba-Ameur
"Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents
dans la mémoire des vivants." Jean d'Ormesson
Que ceux et celles qui lisent cet écrit aient une pieuse pensée à la mémoire de
ma mère chérie. Allah yarrahmek mama.
Il y a des êtres que nul ne peut oublier et des dates
que nul ne peut effacer, comme le 19 mai 2014,
quand nous a quittés à tout jamais notre cher père
et grand-père
Fédération algérienne des donneurs de sang
52, boulevard Mohamed V - Alger Tél./Fax : 213 21 63.80.07 - Mob. : 0772 20 09 08
CPA Khelifa Boukhalfa n°143.4 18.01.242.11/12 - CCP n° 72372 70 clé 08
La Fédération algérienne des donneurs de sang, en collaboration avec le ministère des Affaires Religieuses et des Wakfs,
et l'Agence nationale du sang lancent un appel à l'ensemble
de la population âgée de dix-huit (18) à soixante-cinq ans
(65) et en bonne santé, de répondre en masse à l'appel du
cœur et aller offrir un peu de son sang.
Ce geste banal rendra l'espoir et le sourire à des gens qui en
ont besoin, et c'est la meilleure aumône qu'on puisse offrir
à un malade.
Le matériel de prélèvement est un matériel à usage unique
et stérilisé, donc aucune crainte de ce côté.
Comptant sur votre générosité à cette action hautement
humanitaire, la Fédération algérienne des donneurs de sang
et l'ensemble des malades vous remercient.
"Dieu vous le rendra"
Pour le bureau fédéral, le président
El Watan
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El Watan
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OUARGLA
une seule adresse...
GUELMA
Avenue de la Palestine, immeuble
Abdessmed, Ouargla
Tél/fax : 029 70 86 86 - Tel / 029 70 23 16
Boulevard Souidani Boudjemaâ
Tél : (037) 26 71 21
une seule adresse...
Matari Abdelkader
Les larmes ne veulent pas sécher, la douleur est
toujours intense, le temps passe mais n'effacera jamais
ton souvenir.
Tu étais et tu resteras toujours dans nos cœurs et nos
pensées. Tu nous as laissé un immense vide.
Ton image est toujours présente dans tous les endroits
de la maison et ta voix résonne partout.
En ce douloureux souvenir, tes filles, tes fils, tes petits-enfants, tes belles-filles, toute
la famille et tes amis demandent à tous ceux qui t'ont connu et aimé d'avoir une
pieuse pensée à ta mémoire. Repose en paix très cher père.
Tes enfants
Remerciements
La famille
Lamri remercie
vivement tous les
parents, proches
et amis de l'avoir
soutenue lors du décès de
Mohand Amokrane
mari, père, grand-père et
frère, survenu le 23 avril
2016.
"A Dieu nous appartenons
et à lui nous retournons."
Condoléances
C'est avec une peine immense
que nous avons appris le décès
dimanche 8 mai 2016 de
Mme Vve Brihmat née
Ouadah Saliha
mère du Dr Brihmat Sid
Ahmed
L'enterrement a eu lieu
le jour-même au cimetière de
Sidi M'hamed. Toute l'équipe
Prestamed médicale et Hysis
médicale présente à sa famille
ses sincères condoléances et prie
Allah de l'aider à surmonter cette
douloureuse épreuve.
Pensée
Il est des dates et des êtres
que nous ne pourrons
jamais oublier. Il y a une
année, le 19 mai 2015, que
notre très cher regretté
Farid
Touahri
nous a quittés
tragiquement à l’âge de
26 ans, laissant un grand vide et un profond
chagrin. Tu resteras ancré dans nos mémoires
à travers ta sagesse, ta bonté, ta charité envers
les autres et surtout ton amour envers toute ta
famille et ton pays d’origine l’Algérie.
Tu resteras gravé dans nos cœurs à jamais.
Repose en paix.
Tes parents, Marta et ta fille Olivia, Salim
ton frère, ta sœur Madelaine et toute la
famille Touahri
Décès
Les familles Ferroukhi,
Hadj Hamou, Bouzar,
Belabbès Nabi, Bouzeliffa,
Harchaoui, Cadi, Sisbane,
Abdelhadi ont la douleur
de faire part du décès du
Dr Hamdane
Ferroukhi
survenu le 15 mai 2016 à
Alger.
Que Dieu l'accueille en
Son Vaste Paradis.
El Watan - Jeudi 19 mai 2016 - 23
SPORTS
LE COIN DU REFEREE
PHASE DE POULES DE LA COUPE DE LA CAF
programme du week-end
nd
Les Crabes dans
la cour des grands
■ Ligue 1 (29 J)
◗ Demain (17h30)
- RC Relizane - ASM Oran
- CR Belouizdad - USM Harrach
- USM Alger - DRB Tadjenanet
- MO Béjaia - MC Alger
- CS Constantine - NA Hussein Dey
- MC Oran - RC Arbaâ
- ES Sétif - JS Kabylie
- JS Saoura - USM Blida
e
La leçon d’arbitrage de
Zaghloul Gehad Grisha
Par Salim Oussaci
Classement
Pts J
1). USM Alger
55 28
--------------------------------------------2). JS Kabylie
44 28
3). DRB Tadjenanet
43 28
4). JS Saoura
42 28
5). CR Belouizdad
41 28
6). MO Béjaïa
40 28
--). ES Sétif
40 28
8). NA Hussein-Dey
39 28
--). USM El-Harrach
39 28
10). MC Alger
37 28
11). MC Oran
36 28
--). CS Constantine
36
28
13). USM Blida
33
28
14). RC Relizane
32
28
--------------------------------------------15). RC Arbaâ
19
28
16). ASM Oran
18
28
Classement
Pts J
1). US Biskra
59 29
--------------------------------------------2). USM Annaba
55 29
3). E. Collo
48 29
4). MO Constantine
44 29
5 ). NC Magra
43 29
6). NRB Touggourt
38 29
--). HAMRA Annaba
38 29
8). AB Merouana
36 29
--). AS Aïn M’lila
36 29
10). USM Khenchela
34 29
--). US Tébessa
34 29
--). HB Chelghoum Laïd 34 29
--). CR Village-Moussa 34 29
14). ES Guelma
32 29
--). USM Aïn Beïda
32 29
16). MSP Batna
27 29
Groupe Ouest
◗ Samedi (15h)
- ES Mostaganem - CRB Ben Badis
- JSM Tiaret - SCM Oran (hc)
- RCB Oued Rhiou - US Remchi
- SKAF Khemis - GC Mascara
- ESM Koléa - WA Mostaganem
- IS Tighennif - SA Mohammadia
- ASB Maghnia - MB Hassasna
- WA Tlemcen - CRB Sendjas
Classement
1 .GC Mascara
2 .RCB Oued Rhiou
3 .CRB Ben Badis
4 .ESM Koléa
5 .SCM Oran
6 .SA Mohammadia
7 .ES Mostaganem
- WA Mostaganem
9 .ASB Maghnia
- US Remchi
11. SKAF Khemis
12. WA Tlemcen
- CRB Sendjas
- MB Hassasna
15. JSM Tiaret
16. IS Tighennif
Pts J
58 29
56 29
51 29
47 29
42 29
41 29
38 29
38 29
37 29
37 29
33 29
32 29
32 29
32 29
27 29
26 29
Groupe Centre
◗ Samedi (15h)
- RC Boumerdès - JSD Jijel
- USM Cheraga - USF Bordj Bou
Arréridj
- CRB Dar El Beïda - MC Mekhadma
- IB Lakhdaria - JS Haï El Djabal
- WA Boufarik - NARB Réghaïa
- US Oued Amizour - IBK El Khechena
- CR Beni-Thour - WR M’Sila
- RC Kouba - JSM Chéraga
Classement
1). NARB Reghaïa
--). WA Boufarik
3). CR Beni-Thour
4). MC Mekhadma
5). USFBB Arréridj
-). WR M’Sila
7). IB Lakhdaria
-). JSD Jijel
-). US Oued Amizour
-). IB Khemis El Khechna
11). RC Boumerdès
--). USM Cheraga
--). JS Haï El Djabal
14).CRB Dar El Beïda
15). JSM Chéraga
16). RC Kouba
Pts
52
52
50
46
38
38
37
37
37
37
35
35
35
34
33
31
J
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
29
Le MOB a réussi l’exploit
de se qualifier à la phase
de poules
L
es Crabes du MOB ont
réussi à se hisser dans la
cour des grands. Pour leur
première participation à une
compétition africaine, les Béjaouis se sont offert le luxe de
décrocher une qualification historique à la phase des poules de
la Coupe de la CAF, et ce, après
le match nul (1-1) arraché mardi
soir à Tunis devant l’EST. Et dire
que les coéquipiers du capitaine
Zahir Zerdab sont partis avec la
défaveur des pronostics après le
nul concédé à Béjaïa au match
aller (0-0). Mais la détermination
des joueurs a fait la différence,
puisque N’Doye et consorts sont
parvenus à s’offrir un autre morceau, en l’occurrence l’ES Tunis
qui n’est plus à présenter. Une
qualification qui fera du bien
pour les capés du coach Abdelkader Amrani, dans la mesure où
elle leur permettra de sauver leur
saison et espérer terminer sur une
bonne note, après les déboires en
championnat. Le coach Amrani
n’a pas caché sa joie à la fin du
match en déclarant : «C’est une
qualification méritée, qui nous
PHOTO : D. R.
DIVISION NATIONALE AMATEUR (30e J)
Groupe Est
◗ Demain (15h)
- NC Magra - Hamra Annaba
- CR Village-Moussa - HBC Laïd
- US Tébessa - AS Aïn M’lila
- USM Khenchela - AB Merouana
- MSP Batna - E Collo
◗ Samedi (15h)
- ES Guelma - NRB Touggourt
- MO Constantine - US Biskra
- USM Annaba - USM Aïn Beïda (hc)
permet de retrouver notre sérénité et les bons résultats, d’autant
plus que nous étions confrontés
à une mauvaise série en championnat. Les joueurs ont fourni
un bon rendement et beaucoup
d’efforts sur le terrain pour être
récompensés d’une telle manière.
C’est une bonne chose pour nous,
car cela va nous permettre de
terminer notre saison sur une
bonne note.» Les joueurs, quant à
eux, ont tenu à afficher leur fierté
et leur joie après cet exploit, en
fêtant dignement cette qualification à l’hôtel à la fin du match. Le
défenseur Mebarakou a déclaré
à propos de cette qualification :
«Nous avons prouvé que nous
avons du caractère en arrachant
cet exploit historique avec cette
qualification pour la phase des
poules pour notre première participation et cela ne nous fera que
du bien.» Les Béjaouis connaîtront leur prochain adversaire
en phase des poules mercredi
prochain, lors du tirage au sort
qui sera effectué au Caire. Enfin,
les Béjaouis reprendront le chemin des entraînements demain
pour préparer le rendez-vous
de demain face au MC Alger,
dans le cadre de la 29e journée
du championnat, au moment où
Abdelkader Amrani a annoncé
son départ après le dernier match
de la saison, la semaine prochaine
face au NAHD.
L. Hama
AMRANI DONNE
SON ACCORD
À L’ESS
Selon des sources crédibles,
l’actuel entraîneur du MOB
pourrait bien rejoindre l’ES
Sétif cet été, après avoir été
mis sur les tablettes des
dirigeants de l’Aigle noir. Ayant
décidé de démissionner de son
poste à l’issue de cette saison,
le technicien tlemcénien
semble avoir tranché sur sa
prochaine destination en
acceptant la proposition des
dirigeants sétifiens. Il se
pourrait bien qu’il officialise
son arrivée dans la capitale des
Hauts-Plateaux dans les
prochaines semaines.
L. H.
CHAMPIONNAT AMATEUR
Luttes acharnées pour
l’accession et le maintien
L
a 30e et dernière journée du championnat
national Amateur (DNA), prévue ce week-end,
s’annonce décisive aussi bien pour l’accession
que pour le maintien, notamment dans les groupes
Centre et Ouest. En effet, si à l’Est l’accession est
déjà assurée par l’US Biskra après sa victoire sur
l’USM Khenchela, il n’en demeure pas moins
que le suspense reste entier dans les deux autres
groupes. Au Centre, le match entre les deux
coleaders, le WA Boufarik et le NRB Reghaïa,
sera déterminant pour désigner l’heureux élu.
Cependant, un nul suffirait à l’équipe de Reghaïa
après sa victoire à l’aller (4-0), et ce, même en cas
de victoire du CR Beni Thour, car le club algérois
dispose toujours d’une meilleure différence de
buts (+1), conformément à l’article 68 des règlements généraux de la LNFA. La guerre psychologique a déjà commencé entre les deux clubs de
tête, surtout après le refus, nous dit-on, du club de
la Mitidja d’octroyer la quote-part de billets pour
les supporters de l’équipe visiteuse. Les dirigeants
du NRBR interpellent les responsables du football
national pour faire appliquer le principe de réci-
procité, comme cela a été le cas au match aller, où
les Boufarikois avaient bénéficié de leur quotepart. Les regards seront braqués également vers
le bas du tableau où se déroulera le match pour
le maintien entre le RC Kouba et la JSM Chéraga. Le prestigieux club algérois, qui faisait les
beaux jours du football national par le passé, doit
impérativement l’emporter pour se maintenir. A
deux longueurs de son invité du jour, le RCK n’a
aucune autre alternative que de gagner pour éviter la relégation en Interrégions. Dans le groupe
Ouest, la lutte à distance pour l’accession entre le
GC Mascara et le CRB Oued R’hiou s’annonce
également intéressante. Pour le GCM, qui pointe
en tête à deux longueurs de son dauphin, doit
gagner à Khemis Miliana pour éviter toute mauvaise surprise. Un résultat autre qu’une victoire
du Ghalia pourrait faire le bonheur du CRBOR en
cas de victoire de ce dernier face à l’US Remchi
car disposant d’un meilleur goal-average après sa
victoire sur le GCM en aller et retour. C’est dire que
la journée de samedi sera suivie avec attention pour
tous les amateurs du football.
S. M.
Sur la belle pelouse du stade
olympique de Radès, les joueurs
de l’EST et ceux du MOB, en
match retour, étaient totalement
libérés et sécurisés par un
arbitrage limpide et surtout
honnête et donc tous les espoirs
de se retrouver qualifiés aux
poules de la Coupe de la CAF
étaient désormais autorisés. En effet, l’Egyptien Gehad
Zaghloul Grisha a, comme à son habitude, montré un
talent en continuel progrès sans la moindre lassitude,
atteignant, dans ses ateliers physique, technique et
tactique sa plénitude. Il a su donner à cette rencontre
qualificative capitale sa véritable dimension arbitrale,
caractérisée par un arbitrage cohérent, juste et
magistral. Sous sa bonne conduite, la rencontre a failli
basculer avantageusement pour les Crabes dès la 4e
minute. Trois minutes plus tard, idem pour les joueurs
du club cher au quartier populaire de Bab Souika. Ces
deux actions (test du hors-jeu) ont confirmé que
l’arbitre et ses assistants étaient concentrés et
attentifs à tout instant. A la 9’, le portier Rahmani
fauche un attaquant dans sa surface, et donc l’arbitre
accorde un penalty très évident pour l’EST par un coup
de sifflet impératif et strident, sans que le score
connaisse le moindre changement ou incident. La 28’,
Chaalali d’un maître tir ouvre le score pour l’EST. A la
33’, Mooiz Bencherifia, le gardien de l’EST, habitué à
retenir les attaquants, le rebond lui fait commettre la
bêtise, mais N’Doye résiste et pousse le ballon dans les
filets tunisiens et égalise. Constatant un échange
nerveux entre joueurs avec des indices avant-coureurs,
Grisha a choisi la 35’ pour appeler les 2 capitaines
d’équipe et prononça son speech moralisateur. Et
réapparaît la sportivité, le restant du match a été joué
dans le respect de l’adversité sans aucune animosité,
car les décisions arbitrales furent prononcées avec
clarté, appuyées judicieusement (7 avertissements,
dont 6 pour témérité) d’une grande autorité.
S. O.
DU 28 AU 30 MAI AU
SIÈGE DU COA
Journées des sciences
sociales en sport (J3S)
L
e laboratoire Marketic de HEC Alger et le Comité olympique
et sportif algérien (COA) organisent en partenariat avec le
LSSAS de l’ES-STS (ex-ISTS) de Dély Ibrahim, l’université
de Nantes (Staps) et son laboratoire CNES, avec le concours de
l’ambassade de France à Alger, les Journées des sciences sociales
en sport (J3S), du 28 au 30 de ce mois, au siège du COA. Ce
séminaire, dont le coup d’envoi sera donné par le Dr Mustapha El
Arfaoui, président d’honneur du COA, et le Pr Abdenour Nouiri,
directeur du laboratoire Marketic (HEC Algérie), sera rehaussé
par les interventions d’éminents spécialistes de différents horizons, qui donneront des conférences sur les sciences sociales en
sport. Un point de presse est prévu à ce sujet, lundi prochain,
pour la présentation de ce séminaire et de ses objectifs. K. G.
UEFA
Election du remplaçant
de Platini le 14 septembre
L
e comité exécutif de l’UEFA, réuni en séance extraordinaire hier à Bâle (Suisse), a fixé la date du 14 septembre, à Athènes (Grèce), pour l’élection du successeur de
Michel Platini à la tête de l’UEFA, après sa suspension de
quatre ans par la FIFA. Sans président élu depuis l’éviction
du désormais ex-président il y a plusieurs mois, l’UEFA
aura un nouveau patron le 14 septembre. Le comité exécutif de l’UEFA a fixé le 20 juillet comme date butoir de dépôt des candidatures. Un premier candidat a déjà annoncé
son intention de briguer ce poste. Il s’agit du Néerlandais
Michael van Praag (68 ans), vice-président au sein de l’UEFA, et prétendant à la succession de Sepp Blatter à la tête
de la FIFA, avant de renoncer à se présenter. En attendant,
c’est le président de la Fédération espagnole de football et
vice-président senior de l’UEFA, Angel Maria Villar, qui
assurera l’intérim à la tête de l’instance européene jusqu’à
l’élection du nouveau président.
T. A. S.
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 19 mai 2016
COMMENTAIRE
L’Emir
Abdelkader II
Par Omar Berbiche
L
SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Des mesures pour l'élimination
des ralentisseurs anarchiques
L
es autorités locales ont
été destinataires d'une
c i r c u l a i r e
interministérielle les
enjoignant de prendre les
mesures nécessaires pour
éliminer les ralentisseurs
posés anarchiquement et non
conformes aux normes, a
appris l'APS auprès du
m i n i s t è r e d e s Tr ava u x
publics.
Signé par les ministres de
l'Intérieur et des Collectivités
l o c a l e s e t d e s Tr ava u x
publics, ce document
s'adresse aux walis, aux chefs
de daïra, aux présidents
d'APC ainsi qu'aux directeurs
des travaux publics des
wilayas. Les deux ministres
relèvent, dans cette circulaire,
un «recours anarchique,
voire excessif» aux dos-d'âne
comme moyen de réduction
de vitesse et d'accidents. Ils
relèvent également des
«anomalies et insuffisances»
dans la conception et
l'implantation des
ralentisseurs, avec «de graves
conséquences sur la sécurité
et le confort des usagers de la
route et causant parfois de
graves dommages aux
véhicules». Il s'agit surtout
de l'«implantation de
ralentisseurs sans étude ni
autorisation préalable, de
l'utilisation de dimensions et
de matériaux non conformes
aux prescriptions techniques,
du manque d'information et
de concertation entre les
services communaux et ceux
des subdivisions des travaux
publics, ainsi que du défaut
de signalisation de la plupart
des ralentisseurs»,
constatent-ils. Près de 42%
des dos-d'âne du réseau
routier national sont
implantés de façon
anarchique, non conformes
aux normes techniques et
sans autorisation des autorités
publiques. Ainsi, il a été
notamment exigé des
autorités locales d'éliminer
tous les ralentisseurs réalisés
sans autorisation et ne
répondant pas aux normes,
d'en interdire la pose en
agglomération et sur les
voies à grande circulation et
d ' i m p l i q u e r
systématiquement les
services techniques de la
subdivision des travaux
publics dans l'examen de
toute demande d'implantation
de ralentisseur.
ASSOCIATION NATIONALE DES PROFESSIONNELS D’INSTRUMENTS DE MESURE
LES INNOVATIONS EN MÉTROLOGIE À L'ÉTUDE
L'Anaprim organise, aujourd’hui au Palais
des expositions (Alger), une journée
sur la métrologie, les raccordements,
l’accréditation et la validation. «Cette
date correspond à l’anniversaire de la
signature de la Convention du mètre
en 1875. Actuellement, les laboratoires
nationaux de métrologie du monde
entier s’intéressent, en permanence, à
la science de la mesure, aux découvertes
et à l’innovation scientifiques dans la
production industrielle, dans le commerce
international, dans l’amélioration de la
qualité de la santé, dans la protection
routière et de l’environnement», rappelle
l’association dans un communiqué
diffusé hier. «De nombreux instruments
de mesure font l’objet de lois ou sont
soumis à des contrôles réglementaires,
comme c’est le cas des radars mesurant
la vitesse des véhicules, des compteurs
d’eau ou d’énergie “intelligents”»,
relèvent les professionnels de ce créneau.
En Algérie, ajoute-t-on dans le même
communiqué, les pouvoirs publics et les
opérateurs économiques sont de plus en
plus mobilisés autour de cette science en
vue de garantir l’exactitude des mesures
effectuées et de protéger le citoyen et
l’économie de tout ce qui peut être inexact,
quantitativement injuste, nocif à la santé et
à l’environnement. L’association souligne
qu’un projet de loi est, dans ce cadre, en
cours d’adoption pour rendre modernes les
méthodes et techniques de gestion de la
métrologie en Algérie.
R. S.
POINT ZÉRO
Passage en force
U
ne chaussure, un pied et de l’étroitesse d’esprit. Le
régime pourrait trouver mieux que de faire passer en
force les gens les moins honnêtes à la tête du pays
mais il ne peut pas. C’est donc par l’argent, la justice, la
police, puis les attaques directes, voyous payés et coups
tordus, que l’on va forcer le pied dans la chaussure, avec le
retour des Men In Black, ces hommes qui ont un pied dans
l’Etat l’autre quelque part, qui font la police sans en avoir les
uniformes, menaçant tous ceux qui refusent. Les plus forts
soumettent les plus faibles, c’est la loi humaine depuis des
millions d’années. Entretemps, il y eut cette tentative
égalitariste : tous les hommes sont égaux et les rapports de
force gérés suivant un ordre collectif, un homme, une voix.
Parce ce que devant le système établi, une révolution
populaire peut à tout moment faire basculer l’édifice et piller
la terre de celui qui a soumis à l'esclavage le paysan qui la
travaille, l’écrasé ayant cette distanciation à la mort que n’a
pas l’écraseur. C’est par exemple ce qui est arrivé à l’Algérie
en 1850, 1870, 1945 et en 1954, où une insurrection contre
Par Chawki Amari
l’injustice a été couronnée de succès. Oui, dans la longue
histoire de l’humain, cette parenthèse a été de courte durée ;
en Algérie, aux Etats-Unis ou en Europe, les forts ont repris
cette manie d’écraser les faibles, cette fois-ci par autre chose
que la force brute de la police et des gens d’armes, utilisant
l’argent, la propagande et le chantage au pain ou au travail,
remplaçant les lances en fer d’autrefois tout en continuant
d’utiliser la force pour les plus récalcitrants. Ceci explique
que pour la jeune Algérie, on a encore choisi la violence pour
sa 11e élection présidentielle. Belayat, opposant déclaré à
Saadani, a été victime d’une embuscade. Bouraoui,
opposante déclarée, éconduite de force par les MIB pour
avoir brandi une pancarte à l’adresse de Khelil. La violence
va reprendre, les dobermans et les barres de fer ont été
ressortis pour une triste compétition, si loin de la civilisation.
De cette bataille, il est évident qu’à celui qui en sortira
vainqueur, il sera très naïf de demander d’être civilisé et
d’appliquer les principes de civilisation à son pays. Si tant
est que c’est le sien.
e fait est inédit en Algérie : un président
de la République en exercice préfaçant un
ouvrage édité par un auteur étranger. En
effet, l’on a appris hier par le canal de
l’agence de presse officielle APS que le président
Bouteflika a pris sa plume pour s’épancher, dans
la préface d’un livre de l’écrivain britannique
Wilfrid Scawen Blunt, consacré à la vie et
l’œuvre de l’Emir Abdelkader, intitulé Le Faucon
du désert, sur les qualités guerrières et
d’humaniste du bâtisseur de l’Etat algérien
moderne. L’information, relayée par les médias
publics lourds, avait été traitée comme une
activité officielle de l’agenda présidentiel. Mais
ce n’est pas tant l’initiative à proprement parler
qui suscite des interrogations. Dans cette Algérie
devenue un immense bazar, où l’affairisme est
aux commandes, on ne peut que se féliciter et se
réjouir de voir nos dirigeants s’intéresser aux arts
et aux lettres et associer leurs noms à des œuvres
de l’esprit. Sauf que dans cet exercice volontariste
de l’incursion de l’homme politique dans le
champ culturel, il faut toujours lire entre les
lignes pour saisir le message caché véhiculé. A
bien décoder les idées-forces mises en relief par
le président Bouteflika dans sa préface, il est aisé
de constater combien l’effet miroir est
omniprésent dans le portrait de l’Emir Abdelkader
dressé par le préfacier. En louant les qualités de
l’Emir Abdelkader de combattant pour une
Algérie libre et souveraine, de chef incontesté, de
guide spirituel éclairé abreuvé aux sources du
soufisme, de tolérance et d’ouverture sur les
peuples et les religions, de réconciliateur dans
une Algérie fraternelle et apaisée à l’intérieur et
dans ses relations avec le monde, Bouteflika se
projette implicitement dans cette image d’Epinal
subliminale d’homme d’Etat et d’homme
providence qu’il semble revendiquer pour luimême, pour ceux qui en doutent encore. Il se
présente comme le digne héritier, précurseur et
descendant de l’Emir Abdelkader, dont il épouse
la pensée politique, les valeurs militantes et
l’humanisme au service de l’Algérie. C’est
l’Emir Abdelkader II réincarné.
Il n’est pas inutile de se demander pourquoi le
président Bouteflika, dont on connaît par ailleurs
l’attachement mystique aux valeurs du soufisme,
a ressenti précisément aujourd’hui le besoin
impérieux de ce devoir mémoriel de rappeler et
d’immortaliser la pensée et l’action de l’Emir
Abdelkader d’un trait de plume avec des mots
ciselés et bien pesés ? En lisant la préface, le
lecteur non averti aura bien du mal à discerner,
dans le parcours de l’Emir Abdelkader revisité
par Bouteflika, qui est l’élève et qui est le maître,
tant les deux personnalités et les deux destins se
confondent pour n’en faire qu’un seul et même
personnage. A travers ce clin d’œil à l’épopée de
l’Emir Abdelkader, Bouteflika ne cherche-t-il
pas à forcer les portes du sacré en entrant au
panthéon de l’histoire marchant sur ses traces ?
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