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Calcaires du Bajocien-Bathonien

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Mise en œuvre de la Directive-cadre sur l'Eau (2000/60/CE)
District hydrographique international de la Meuse :
Fiche de caractérisation de la masse d'eau RWM094
«Calcaires du Bajocien-Bathonien - Dogger»
Mai 2016
Direction Générale
"Agriculture, Ressources naturelles & Environnement"
Avertissement
Pour plus d'indications sur les informations reprises dans le présent document, veuillez lire le
Guide explicatif des fiches par masse d'eau souterraine et les Deuxièmes Plans de gestion
du District de la Meuse.
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
1.
Description générale des caractéristiques de la masse d’eau souterraine ............................................ 3
1.1. Cartographie de l’emplacement et des limites de la masse d’eau souterraine ............................ 3
1.2. Descriptif de la masse d’eau souterraine .......................................................................................... 3
1.2.1.
Typologie (géologie / hydrogéologie)........................................................................................ 3
1.2.2.
Masses d’eau de surface (MESU) connectées à la masse d’eau souterraine RWM094 ....... 5
1.2.3.
Vulnérabilité.................................................................................................................................. 5
1.2.4.
Ressource annuellement renouvelable (2013) .......................................................................... 6
2. Résumé des pressions et incidences importantes de l’activité humaine sur les eaux souterraines .. 7
2.1. Occupation du sol (CNOSW/2008) .................................................................................................... 7
2.2. Population (INS/2006).......................................................................................................................... 7
2.3. Assainissement ..................................................................................................................................... 8
2.4. Agriculture ............................................................................................................................................ 8
2.4.1.
Caractérisation de l’agriculture .................................................................................................. 8
2.4.2.
Azote d’origine agricole - données du modèle EPICgrid (Sohier et al., 2013) ................... 10
2.5. Activités industrielles (DGARNE/2014) .......................................................................................... 12
2.5.1.
Pressions ponctuelles potentielles sur les eaux souterraines et indicateurs de pression . 12
2.5.2.
Secteurs d’activités classées ...................................................................................................... 14
2.6. Sites contamines (OWD/2007 ; DGALTLP/2004 ; DPA/ ; SPAQuE/2007) ................................... 14
2.7. Prélèvements (DGRNE/2010)............................................................................................................ 16
2.8. Synthèse ............................................................................................................................................... 17
3. Identification des zones protégées ........................................................................................................... 18
3.1. Zones désignées pour le captage d’eau destiné à la consommation humaine........................... 18
3.2. Zones vulnérables .............................................................................................................................. 18
3.3. Zones désignées comme zone de protection des habitats et des espèces ................................... 19
3.3.1.
Sites NATURA 2000 ................................................................................................................... 19
3.3.2.
Zones humides............................................................................................................................ 19
3.3.3.
Ecosystèmes dépendant de la masse d’eau souterraine ........................................................ 19
3.3.4.
Zones d’eaux piscicoles ............................................................................................................. 19
3.4. Synthèse ............................................................................................................................................... 19
4. Surveillance, État de la masse d’eau souterraine et analyse de tendance .......................................... 20
4.1. Volet quantitatif .................................................................................................................................. 20
4.2. Volet qualitatif .................................................................................................................................... 20
4.3. Etat global 2013 de la masse d’eau souterraine .............................................................................. 20
2
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
1. DESCRIPTION GENERALE DES CARACTERISTIQUES DE LA MASSE D’EAU SOUTERRAINE
1.1.
C A RT O G R AP H I E
D E L ’ E M PL A CE M E N T E T D E S L I MI T E S D E L A MA S SE
D ’ E A U S O U T E R RA I N E
La masse d’eau RWM094, située à l’extrême Sud de la province du Luxembourg et appartenant à la Lorraine
2
belge, s’étend sur une superficie de 53 km . Elle est frontalière avec la France et est relation avec la masse
d’eau souterraine française FRB1G020.
Localisation et délimitation de la masse d’eau souterraine RWM094
1.2.
D E S C RI PT I F
D E L A M A SS E D ’ E A U SO UT E R R AI N E
1.2.1. Typologie (géologie / hydrogéologie)
La Lorraine belge est caractérisée par un relief typique en "cuestas" dû au contexte géologique. La masse d’eau
souterraine RWM094, appartenant à la cuesta « bajocienne », est constituée de couches monoclinales
présentant un faible pendage (1° à 5°) vers le Sud et le Sud-Est et est composée essentiellement de dépôts du
Dogger (Jurassique supérieur – Dogger inférieur – Aalénien-Bajocien) :
1. La Formation de Grandcourt (Toarcien – Lias) est formée essentiellement de roches argilo-calcaires et
d’argilite. La base de la formation est caractérisée par un niveau d’argilite bitumeuse et pyriteuse, appelé
"schistes cartons". Son épaisseur varie considérablement : dans la région de Musson, elle atteint 60 m alors
que dans la région d’Athus-Arlon, elle n’est plus que de 20 m en moyenne.
2. La Formation de Mont-Saint-Martin (Dogger inférieur - Aalénien) consiste en une alternance de calcaire, de
marne et d’oolithes de minerai, qui affleurent d’Est en Ouest uniquement sur une fine bande le long du
front de cuesta bajocienne. Elle est connue pour ses gisements de fer autrefois exploités sous le nom de
"minette" (minerai de fer phosphaté). Son épaisseur varie de quelques mètres jusqu’à 30 m environ au SudEst.
3. La Formation de Longwy (Dogger inférieur - Bajocien) est épaisse d’au moins 50 m. Elle affleure sous forme
d’une cuesta très raide et donc imposante dans le paysage. Elle est constituée essentiellement de calcaire
jaune coquille d’œuf, affecté de diaclases (poches et crevasses) renfermant un minerai ferrugineux
intensément exploité au 19ème siècle.
La succession litho-stratigraphique du Mésozoïque de la Lorraine belge est présentée à la figure 1.
3
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Géologie de la masse d’eau souterraine RWM094
Figure 1 : Schéma litho-stratigraphique général de la Lorraine belge (Source : Boulvain & al., 2001)
4
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Le tableau ci-dessous montre la correspondance géologie-hydrogéologie existant en Lorraine. Les différents
aquifères sont ensuite décrits suivant l’ordre chronologique pour faciliter la compréhension.
Aquifère : formation géologique suffisamment perméable pour emmagasiner l’eau, permettre son écoulement et alimenter des puits et des sources
(en quantités exploitables).
Aquitard : formation de faible perméabilité (semi-perméable), qui retarde mais n’empêche pas totalement l’écoulement de l’eau vers ou depuis un
aquifère (transit de flux à très faible vitesse).
Aquiclude : formation de très faible perméabilité qui interdit tout écoulement significatif et duquel on ne peut extraire économiquement des
quantités d’eau appréciables (eau non mobilisable).
Les calcaires du Dogger (Formation de Longwy et Mont-Saint-Martin) constituent un ensemble aquifère séparé
des macignos d’Aubange et Messancy par les schistes cartons de la formation de Grandcourt. La nappe
contenue dans les calcaires bajociens est libre (en Région Wallonne). Sur le front abrupt de la cuesta, le contact
de la nappe des calcaires avec les schistes cartons sous-jacents a donné naissance à une série de sources. Sur le
revers de la cuesta, la nappe est drainée vers le Sud en direction de la France. Par ailleurs l’élargissement des
diaclases dans la roche calcaire favorise des couloirs préférentiels d’écoulement.
1.2.2. Masses d’eau de surface (MESU) connectées à la masse d’eau souterraine
RWM094
Code MESU
Nom (cours d’eau principal)
Dépendance ESO
SC05R (partiellement)
SC06R (partiellement)
Vire
Ton II
Probable
Probable
1.2.3. Vulnérabilité
Sur base des résultats obtenus par le biais du projet QUALVADOS (EPIC-GRID), la cible de référence considérée
pour la RWM094, c'est-à-dire l’endroit pour lequel la recharge est calculée, est le toit de la zone saturée.
Trois classes de vulnérabilité sont proposées :
 Faible : recharge inférieure ou égale à 80mm/an
 Moyenne : recharge comprise entre 80mm/an et 160mm/an
5
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094

Elevée : recharge supérieure à 160mm/an
La répartition des vulnérabilités des eaux souterraines, par maille kilométrique, est présentée à la carte cidessous. Le graphique montre que 44 % de la masse d’eau est de vulnérabilité élevée. Les zones de faible
vulnérabilité coïncident avec les localisations de la formation de Grandcourt sur la masse d’eau.
Vulnérabilité spécifique (recharge) de la masse d’eau souterraine RWM094
22%
Faible R<80mm/an
44%
Moyenne 80<R<160mm/an
34%
Elevée R>160mm/an
1.2.4. Ressource annuellement renouvelable (2013)
La recharge annuelle de la masse d’eau RWM094, correspondant au cumul de la percolation de base (recharge)
et des écoulements hypodermiques lents – « RECH + RHL » – est estimée par le modèle EPIC-Grid à 213 mm en
moyenne sur une période de 20 ans (de 1994 à 2013) avec un minimum de 105 mm en 1996 (année sèche) et
un maximum de 399 mm en 2001 (année humide).
6
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
2. RESUME
DES PRESSIONS ET INCIDENCES IMPORTANTES DE L’ACTIVITE HUMAINE SUR LES
EAUX SOUTERRAINES
2.1.
O C C UP AT I O N
2.2.
P O P U L A T I O N (INS/2006)
D U SO L
(CNOSW/2008)
Nombre d’habitants résidant au droit de la masse d’eau : 2.036
 Densité de population : 38,4 hab./km², faible
Population raccordée à la masse d’eau (estimation) : 5.335
 Taux d’exportation d’eau potable : 62%
7
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
2.3.
A S SA I N I SS E M E N T
En matière de pollution domestique urbaine, 1 habitant est assimilé à 1 équivalent-habitant. Sur base de la
définition admise de l’équivalent-habitant (Arrêté royal du 23/01/1974, M.B. 15/02/1974) : 1 EH correspond,
pour une consommation de 180 litres/jours, à l’apport journalier de :
60 g de DBO5,
135 g de DCO,
90 g de MES,
10 g d’azote Kjeldahl,
2,2 g de phosphore
Dans la problématique de la pollution des eaux souterraines, seule l’évaluation des quantités produites d’azote
s’avère pertinente.
La masse d’eau RWM094 reçoit une charge potentielle de 2.036 EH en provenance de la force motrice
« population ». Cela correspond à 7 tonnes en azote Kjeldahl/an.
Actuellement, sur base du Plan d’Assainissement par Sous-bassin hydrographique (PASH), 3.359 EH sont
répertoriés en tenant compte de la population, mais aussi des industries. Cela équivaut à une production
annuelle de 12 tonnes d’azote Kjeldahl.
Le régime d’assainissement adopté pour ces équivalents-habitants est de 88 % en assainissement collectif et 8
% en assainissement autonome.
Régime d’assainissement
Nombre d’EH
% d’EH
Collectif (>2000 EH) (Ia)
2.263
67
Collectif (<2000 EH)(Ib)
719
21
Autonome (II)
275
8
Transitoire (III)
0
3
Tableau 1 : Répartition du nombre d’équivalent-habitant par type de régime
d’assainissement sur la masse d’eau souterraine RWM094 (SPGE, 2007)
2.4.
A G RI C UL T U RE
2.4.1. Caractérisation de l’agriculture

Nombre de sièges d’exploitation
Le nombre d'exploitations agricoles situées au droit de la masse d'eau souterraine RWM094 est évalué à 81
(Talisol, 2011).
Cependant, cette estimation est supérieure au nombre réel d’exploitations. En effet, l'estimation est réalisée
de la manière suivante :
- lorsqu’il y a déclaration de superficies, chaque déclarant d’une parcelle de minimum dix ares au droit
de la masse d’eau souterraine est comptabilisé.
Cette méthode comptabilise dès lors plusieurs fois une même exploitation si celle-ci est située au droit de
plusieurs masses d’eau souterraine.
- à ce nombre sont ajoutées les exploitations qui n’ont pas fait l'objet d'une déclaration de superficies.
Dans ce cas, elles sont attribuées à la masse d’eau souterraine située au droit du siège d’exploitation.
8
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094

Répartition des régions agricoles discrétisées selon les pratiques agricoles :
Région agricole
Superficie (ha)
Région jurassique
5.307
% de superficie de la
masse d’eau
100
Tableau 2 : Répartition des régions agricoles, discrétisées selon les pratiques agricoles,
présentes sur la masse d’eau RWM094 (Bogers et al., 2007)

Surfaces agricoles (SIGEC 2011) :
-
-

Répartition de la surface agricole utile :
Principales successions culturales (Bogers et al., 2007) :
o
o
o
o
o
o
o

Surface agricole utile totale : 2.146,77 ha (40,2% de la superficie de la masse d’eau) dont 85% de
prairies et 15% de cultures ;
Surface agricole utile en zone vulnérable : 0% de la superficie de la masse d’eau ;
Surface agricole utile moyenne par exploitation : 26,5 ha (surface sous-estimée suite à la surestimation
du nombre d’exploitation)
Maïs – maïs – maïs : 19%
Maïs – maïs – froment : 9%
Maïs – maïs – céréale : 8%
Maïs – froment – escourgeon : 6%
Maïs – céréale – céréale : 5%
Autre culture – froment – escourgeon : 4%
Maïs – froment – céréale : 4%
Pression en azote organique (Talisol, 2011) :
o
o
o
Azote organique produit : 213.986,75 kg Norg
Azote organique épandu : 212.031,00 kg Norg
Azote organique exporté : 1.955,75 kg Norg
9
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
o
Répartition de la pression en N organique en fonction du type de cheptel :
 Taux de liaison au sol (Talisol, 2011) :
o
o
o
Capacité d'épandage : 456.722,50 kg N
Taux de liaison (LS) interne : 0,47
Taux de liaison (LS) de référence : 0,46
2.4.2. Azote d’origine agricole - données du modèle EPICgrid (Sohier et al., 2013)
 Pertes en azote vers les eaux souterraines :
Le graphique ci-dessous présente l'évolution annuelle des pertes en azote issues de la zone vadose vers les
eaux souterraines pour la masse d'eau souterraine RWM094, ainsi que les moyennes sur des périodes de six
ans (segments rouges). D'après la moyenne calculée sur la période de 2006 à 2011, les pertes en azote peuvent
être qualifiées de faibles.
 Concentration en nitrate des eaux de lessivage :
- A la base de la zone racinaire :
Le graphique ci-dessous présente, pour la masse d’eau RWM094, la concentration en nitrate à la base de la
zone racinaire (1,5m) pour la période 2009-2013. Cette illustration montre que toutes les mailles kilométriques
définies sur RWM094 ont une concentration inférieure à 25 mg de nitrate par litre à la base de la zone
racinaire.
10
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Figure 2 : Répartition des concentrations en nitrate à la base de la zone
racinaire (1,5 m) pour la période 2009-2013.
La concentration moyenne des eaux de lessivage à la base de la zone racinaire (1,5m) est de 3,5 mg de nitrate /
litre en moyenne sur la période 2009-2013 (elle était de 5,9 mg/l pour la période 2000-2005). La pression en
nitrate sur les eaux souterraines de la masse d’eau RWM094 est qualifiée de faible.
- A proximité du toit de la zone saturée :
Le graphique ci-dessous présente la concentration en nitrate à proximité du toit de la zone saturée pour la
période 2009-2013. Cette illustration montre que toutes les mailles kilométriques définies sur la masse d’eau
RWM094 ont une concentration inférieure à 25 mg de nitrate par litre à proximité du toit de la zone saturée.
Figure 3 : Répartition des concentrations en nitrate à proximité du toit de la
zone saturée pour la période 2009-2013.
- Evolution de la situation :
Le graphique ci-dessous (Fig.3) présente l’évolution de la situation des classes de concentration en nitrate entre
les deux plans de gestion tant à la base de la zone racinaire (BZR) qu’au toit de la zone saturée (TZS). Il combine
les deux anneaux qui viennent d’être présentés et ceux obtenus lors du premier plan de gestion.
Pour cette masse d’eau, dont la proportion des deux meilleures classes de concentration (bleu et vert,
concentration < 26 mg/l) atteint 100%, le modèle présente une amélioration tant à la base de la zone racinaire
(BZR) qu’au toit de la zone saturée (TZS). Toutefois, la concentration en nitrate dans les eaux souterraines étant
déjà faible, elle devrait le rester mais sans diminuer significativement.
11
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Figure 4 : Comparaison de la répartition des concentrations en nitrate à la base de la zone racinaire (BZR) et à
proximité du toit de la zone saturée (TZS) pour les périodes 2000-2005 et 2009-2013.
2.5.
A C T I VI T E S
I N D US T R I E L L E S
(DGARNE/2014)
Le chapitre « Activités industrielles » du document « Guide explicatif des fiches par masse d'eau souterraine»
fournit plus de précisions quant à la méthodologie qui a été suivie.
2.5.1. Pressions ponctuelles potentielles sur les eaux souterraines et indicateurs de
pression
Les données issues de la base de données des permis d’environnement pour l’année 2014 ont été traitées de
façon à permettre leur localisation sur une carte. Les cartes suivantes donnent une vue d’ensemble des sites
potentiellement impactants sur la masse d’eau souterraine, la première représente la superficie de chaque site,
la deuxième sa localisation et son type.
12
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Le tableau suivant récapitule les résultats obtenus pour la RWM094 :
13
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Nombre de sites
(Avec une demande de permis environnement dont au moins une activité est potentiellement impactante pour les eaux souterraines)
Secteur industriel
IPPC
SEVESO
1
1
Non IPPC,
non SEVESO
2
0
0
Secteur tertiaire avec
activités classées
1
2
Secteur agricole avec activités classées
IPPC
0
Non IPPC
0
Densité de pression
(Nombre de sites par 100 km2, sites avec une demande de permis environnement dont au moins une activité est potentiellement
impactante pour les eaux souterraines)
Secteur industriel
Secteur tertiaire avec
activités classées
Secteur agricole avec activités classées
4
4
0
Tableau 3 : Bilan des pressions - Données issues de la base de données des permis d’environnement (janvier 2014) –
nombre de sites potentiellement impactants sur la masse d’eau souterraine et densité de pression
Pour rappel, la densité de pression globale correspond au nombre de sites/100 km2, avec les classes de densité
suivantes :
0-->20 : faible
20-->50 : moyenne
50-->100 : forte
> 100 : très forte
A la lumière des cartes et tableaux précédents, on peut conclure que la densité de pression des secteurs
industriel, des services à activités classées et agricole classé est faible sur la RWM094.
2.5.2. Secteurs d’activités classées
Il n’y a pas de graphiques illustrant la répartition des secteurs d’activités et installations classées au permis
d’environnement, ayant un impact potentiel sur les eaux souterraines. En effet, les données collectées ne sont
pas en nombre suffisamment relevant pour en déduire une tendance représentative.
2.6.
S I T E S C O N T AM I N E S (OWD/2007 ; DGALTLP/2004 ; DPA/ ;
SPAQ U E/2007)
Un état des lieux des sites potentiellement pollués, recensés sur la masse d’eau RWM094, est présenté sur
base des données disponibles (carte 2.3). Il ne reflète que de manière imprécise le risque de rencontrer une
pollution des eaux souterraines, en particulier pour les raisons suivantes :
 l’état pollué ou non pollué du sol ne peut être établi qu’après des investigations de terrain comprenant le
prélèvement et l’analyse d’échantillons, or, aucun de ces sites n’a fait l’objet de telles études.
 Il existe en Région Wallonne des sites non recensés qui peuvent être affectés par une pollution du sol
comme par exemple d’anciennes décharges non répertoriées.
 Un sol pollué n’implique pas automatiquement la pollution de l’aquifère sous-jacent. En effet, les propriétés
chimiques et physico-chimiques du/des polluants ainsi que les propriétés du sol et du sous-sol : propriétés
hydrogéologiques (porosité, perméabilité, milieu karstique, milieu fissuré), propriétés physico-chimiques
(minéralogie, teneur en eau,….) et biologiques (microflore, aptitude à la dégradation), sont des facteurs
déterminants dans la migration d’une pollution.
 On considère généralement l’effet d’un site unique sur la pollution des eaux souterraines alors que l’impact
conjoint de plusieurs sites pollués (même faiblement pris individuellement) sur un même aquifère pourrait
entrainer un dépassement des valeurs seuils. (une approche globale et si besoin, une évaluation des risques
cumulés serait donc nécessaire, ce qui n’est pas considéré dans le cadre actuel)
14
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
Inventaire des sites (potentiellement) contaminés de la RWM094
Nombre de sites pertinents : 5
 Densité de pression : 9,36 sites / 100 km² ( classe de densité : faible)
 Types de sites :
1
1
Dépotoir non réhabilité
non SAR
1
2
SAR
pollution possible aux HAP
Aucune pollution ponctuelle, dépassant 75% de la valeur seuil d’un polluant, n’a été rencontrée sur cette
masse d’eau en 2007. Cela ne signifie pas pour autant que les sites inventoriés ne sont pas pollués, seules les
études d’orientation vérifierons la présence ou pas d’une pollution éventuelle dans les eaux souterraines.
La connaissance et la provenance des pollutions des eaux souterraines seront approfondies par le biais des
études engendrées par le décret sol entré en vigueur le 18 mai 2009.
Aucun de ces sites n’affecte le bon état de la masse d’eau souterraine.
15
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
2.7.
P R E L E VE M E N T S (DGRNE/2010)
3
3
Volume annuel total : 0,3 Mm (0,5 Mm en 2004)
 Prélèvement moyen : 6 mm/an
1
 Taux d’utilisation de la ressource renouvelable ou WEI = Exploitation index = 3 %
Nombre total de captages déclarés : 11
3
Nombre de captages significatifs (>10 m /j) : 9
3
Nombre de captages importants (>1.000 m /j) : 0
Principaux usages :
0,7%
0,1%
Distribution publique
Activité agricole
Usage domestique
99,2%
1
WEI ou Exploitation Index
= rapport entre le total des volumes prélevés (déduction faite des volumes restitués : fuites, eau de refroidissement,…) et
les ressources totales en eau
= prélèvement moyen annuel (2010) (déduction faite de l’eau rejetée) / ressource annuellement renouvelable à long terme
(moyenne sur 20 ans, de 1994 à 2013)
16
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
2.8.
SYNTHESE
Le tableau ci-dessous résume l’analyse des pressions qui précède en prenant en compte leur capacité
d’affecter substantiellement l’état de la masse d’eau RWM094.
En aucun cas il ne s'agit de quantifier l'impact de tel ou tel secteur sur la masse d'eau mais plutôt d’indiquer
l'origine la plus probable d’une contamination ou d’une surexploitation des ressources.
RWM094
Pression diffuse
Pressions ponctuelles
Pression quantitative
Industrielle
NA
#
#
Agricole
#
#
#
Collective
#
#
#
Historique
NA
#
NA
###: risque important ## : risque modéré # : risque faible NA : non applicable
17
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
3. IDENTIFICATION DES ZONES PROTEGEES
Zones protégées (protection des captages –Natura 2000)
3.1.
ZONES
D E SI G N E E S P O U R L E C A PT AG E D ’ E A U D E S T I N E A L A
CO N SO M M AT I O N H U M A I N E
Zone de protection
Captages d’eau destinée à la consommation humaine
A Risque (NO3 et/ou PEST)
Total
0
4 prises d’eau (2 ZP)
1,06 km²
0
2 prises d’eau
0
5 prises d’eau
0
1 prise d’eau
0 prise d’eau
12 prises d’eau
ZP arrêtées (délimitées)
Etudes ZP déposées
(en cours)
Etudes ZP programmées
(à réaliser)
Etudes ZP non
programmées
Total
En mai 2014, les zones de prévention délimitées sont les mêmes qu’en 2009 et permettent la protection de
plus de 65% des prélèvements annuels moyens pour la production d’eau potable en eau souterraine dans la
masse d’eau RWM094.
3.2.
ZONES
V UL N E R A BL E S
La masse d’eau RWM094 n’est pas en zone vulnérable.
18
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
3.3.
ZONES
D E SI G N E E S C O MM E Z O N E D E P RO T E CT I O N D E S H A BI T AT S E T
D E S E S PE C E S
3.3.1. Sites NATURA 2000
Les zones ‘NATURA 2000’ situées partiellement ou totalement dans la masse d’eau souterraine RWM094 sont
au nombre de 2, dont 1 de type aquatique (Vallée du Ton). Elles y couvrent une superficie totale de 34 km²
(plus de 60 % de la masse d’eau).
3.3.2. Zones humides
La masse d’eau ne comporte pas de zone humide classée.
3.3.3. Ecosystèmes dépendant de la masse d’eau souterraine
La masse d’eau est susceptible de supporter des écosystèmes terrestres ou aquatiques dépendant :
1. du type 2 : les écosystèmes associés aux grottes ;
2
2. du type 3 : du flux des rivières (y compris les écosystèmes aquatiques, hyporhéiques et riverains) ;
3. du type 4 : des zones humides et des sources qui dépendent en permanence de l'écoulement
souterrain, ainsi que les écosystèmes terrestres qui dépendent des eaux souterraines de manière
saisonnière ou épisodique.
La masse d’eau souterraine sera soumise, dans le cadre de la conservation des écosystèmes terrestres
dépendants, à une surveillance normale.
Les résultats des études menées sur les sites pilotes – appartenant aux masses d’eau RWE031, RWM023 et
RWM100 - seront intégrés dans le prochain plan de gestion.
3.3.4. Zones d’eaux piscicoles
La masse d’eau, traversée par le Ton, rivière non classée, et correspondant par ailleurs à des têtes de bassin, ne
soutient aucun zone d’eaux piscicoles.
3.4.
SYNTHESE
La masse d’eau RWM094 est une masse d’eau d’importance régionale secondaire et son intérêt est identifié
comme suit :
Fonction de la masse d’eau
Usage principal
Eau potable
Importance stratégique :
de 1 (faible) à 5 (ressource)
2
2
Le terme « zone hyporhéique » est défini comme l’interface entre les eaux superficielles et les eaux souterraines. Il existe plusieurs
définitions qui varient en fonction des disciplines scientifiques, suivant que l’on se place sous l’angle des processus hydrologiques,
hydrogéologiques ou écologiques.
19
Deuxièmes Plans de Gestion – DHI Meuse – Masse d’eau souterraine RWM094
4. SURVEILLANCE, ÉTAT DE LA MASSE D’EAU SOUTERRAINE ET ANALYSE DE TENDANCE
4.1.
VOLET
Q U A N T I T AT I F
L’état quantitatif de la masse d’eau souterraine RWM094 est évalué depuis 2012 par 1 site de contrôle
(mesures limnimétriques : débit d’une émergence) dans le cadre de la convention portant sur la caractérisation
hydrogéologique et le support à la mise en œuvre de la Directive Européenne 2000/60/CE sur les masses d’eau
souterraines du Sud de la Région Wallonne RWM091, RWM092, RWR092, RWM093 et RWM094, avec
l'Université de Liège (Département des Sciences et Gestion de l’Environnement - Laboratoire des ressources
hydriques).
Par ailleurs, les prélèvements n’étant pas susceptibles d’engendrer un impact significatif sur les eaux
souterraines et de surface, la masse d’eau souterraine RWM094 est actuellement évaluée en bon état
quantitatif.
4.2.
VOLET
Q U A L I T AT I F
La masse d’eau RWM094 est surveillée par 4 sites de contrôle de surveillance qualitative et 5 sites additionnels
du réseau « survey nitrate ». L’analyse des résultats 2009-2013 a permis d’établir l’état de la masse d’eau
comme suit :
Altération
Nitrates
Pesticides
Minéralisation
Macro-polluants
Métaux
Hydrocarbures
Respect de la norme ou valeur seuil
(nombre de sites/total sites)
9/9
4/4
4/4
4/4
4/4
4/4
Indice global SEQEso 2008
Bon
Moyen
Très bon
Très bon
Très bon
Très bon
Indice global SEQEso 2013
Très bon
Bon
Très bon
Très bon
Très bon
Très bon
Bon
Bon
Etat chimique DCE
C’était la déséthylatrazine (principal métabolite de l’atrazine) qui posait problème lors de l’évaluation de l’état
2008 sur l’ensemble de masse d’eau RWM094. Cependant, une tendance à la baisse significative dans la nappe
des calcaires du Bajocien, associée de manière logique à l’interdiction de l’utilisation de l’atrazine depuis 2005,
permet de passer d’un indice de moyenne qualité durant la période 2005-2008 à un indice actuel de bonne
qualité.
4.3.
E T AT
G L O B AL
2013
D E L A M A S SE D ’ E A U SO UT E R R AI N E
Le tableau suivant résume le diagnostic posé en 2013 sur l’état de la masse d’eau RWM094 des Calcaires du
Dogger.
Etat chimique
Bon
Etat quantitatif
Bon
Etat global
Bon
Paramètre déclassant
Aucun
20
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