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SAISON
Au pays des rêves
L’Opéra de Dijon est une fabrique
de rêves. Il nous propose, grâce à
sa programmation, à ses artistes en
résidence et associés, un voyage vers
l’imaginaire, vers l’autre, vers l’ailleurs, parfois l’étrange. Ses productions dont beaucoup sont répétées
et créées à Dijon, réalisées en coproduction avec de grands théâtres
lyriques de France et d’Europe, nous
invitent au voyage du cœur et de
l’esprit, à la recherche de la meilleure part de nous-mêmes. C’est
en apprenant sans cesse des chefsd’œuvre de l’esprit humain, des
formes nouvelles, du regard des
artistes sur notre monde, que chacun
peut prendre toute sa place dans la
société. Cette nouvelle saison de
l’Opéra de Dijon fait une large place
au rêve : la Flûte Enchantée bien sûr,
mais aussi le mythe d’Orphée (par
Monteverdi et Gluck), le Retour
d’Ulysse dans sa patrie d’Ithaque, ou
encore l’univers onirique de Little
Nemo. Sans compter les nombreux
concerts et spectacles de danse qui
sauront eux aussi vous émouvoir.
L’Opéra de Dijon propose à tous
plus de 100 levers de rideau, avec
des tarifs parmi les moins chers de
France. Grâce au savoir-faire, à l’ambition et l’excellence de sa direction
et de son équipe, l’Opéra de Dijon
est aujourd’hui reconnu comme une
maison novatrice qui compte en
France et en Europe : en coproduisant avec des maisons toujours plus
nombreuses et prestigieuses, notre
Opéra a su s’affirmer comme une
maison de création et de production sans équivalent au sein de notre
région. Il est devenu un élément
clé de l’attractivité de la nouvelle
Bourgogne Franche-Comté et de sa
capitale, qui bénéficie désormais
d’un double classement UNESCO
au titre des Climats de Bourgogne
et du repas gastronomique des
Français avec la future Cité de la
gastronomie. L’excellence est aussi partagée et au service de tous :
chaque jour, de nombreuses actions
d’éducation culturelle et artistique
sont menées partout, dans les écoles,
collèges et lycées, en milieu rural,
mais aussi pour les plus démunis, à
l’hôpital, en prison. Avec l’Opéra de
Dijon, la culture est plus que jamais un
ciment du vivre ensemble, un
partage, une joie, une fête, une
découverte. Pour Tous.
françois rebsamen
Maire de Dijon
Président du Grand Dijon
3
Sommaire
13LA SAISON
OPÉRAS & SPECTACLES LYRIQUES
18L’Orfeo Monteverdi
37Charpentier | Rameau
Magdalena Kožená | Emmanuelle Haïm
44Orphée & Eurydice Gluck
60Little Nemo
Back to Slumberland
72La Flûte enchantée Mozart
76Le retour d’Ulysse dans sa patrie
Monteverdi
84Gianni Schicchi Puccini
90Nabucco Falvetti
96Kalîla wa Dimna Moneim Adwan
104La clémence de Titus Mozart
MUSIQUE
15Petite messe solennelle Rossini
87Cantates de Pâques J.-S. Bach
35Radu Lupu
Piano
92Romantiques Russes
Borodine | Rimski-Korsakov | Tchaïkovski
38Cantates de l’Avent & de Noël
J.-S. Bach
99David Grimal & Andreas Staier
Schubert | Schumann | Beethoven
39London Symphony Orchestra
John Adams
100Bertrand Chamayou
Orchestre de Chambre de Bâle
40Oratorio de Noël
46I got rhythm!
Sharon Kam
49Musique de la Réforme
J.-S. Bach | G.-C. Schemelli
50La face cachée des Icônes
Frank Zappa | Zorn | Nancarrow…
51New York Quatuor Tana
56Bruckner 7 | Schumann
Les Dissonances | David Grimal
57Le Chant du cygne | Le Voyage d’hiver
Thomas Bauer | Jos van Immerseel
101Requiem de Fauré
106Motets J.-S. Bach
107Les 30 ans du Quatuor Manfred
108Chœurs en fête !
Chœur de l’Opéra de Dijon
DANSE
30Ballet du Grand Théâtre de Genève
Tristan und Isolde | Salue pour moi le Monde !
47Made in America
Lucinda Childs | Merce Cunningham
20Ravel & la danse
Les Dissonances | David Grimal
62Beethoven | Schumann | Brahms
A. Staier | I. Faust
22Nicholas Angelich Piano
63Clara & Robert Schumann
23Brahms, Un requiem allemand
Herreweghe | Henschel
64American Chorus
539 000 PAS
Joanne Leighton
24Danses Symphoniques
Rachmaninov
65Roger Muraro Piano
54Avant le ciel...
Philippe Jamet
26La Création
Haydn
Die Schöpfung
27Kronos Quartet
28L’Ange & le Diable
Immerseel | Siranossian
4
34Madrigaux italiens & français
Ensemble Aedes
Chœur de l’Opéra de Dijon
66Gershwin !
Anima Eterna Brugge
68 Concerto pour deux clavecins
Bach & fils
69Intégrale Louis Couperin
Dernière partie
29Bach méconnu
Concert 1
79L’Amérique ! De Bernstein à
Bartók
Les Dissonances | David Grimal
32Mendelssohn | Beethoven
Anima Eterna Brugge
80Brahms | Schumann | Rachmaninov
Kathryn Stott
33Thomas Enhco & Co
Duo & Trio Jazz
86Let’s improvise!
Jean Rondeau & Thomas Dunford
52Are friends electric?
Yuval Pick
36Le cameraman Buster Keaton
Ciné-concert
48Un après-midi à l’Opéra
Fables & Contes
67Le petit Jean-Sébastien
76Le retour d’Ulysse
Ciné-opéra
78Un après-midi à l’Opéra
New York
SPECTACLES SCOLAIRES
114Ravel Forever!
115Le Violon du Diable
116Les mines de Falun
117Le cameraman Buster Keaton
Ciné-concert
118La face cachée des Icônes
Frank Zappa | Nancarrow...
119Bruckner 7
Les Dissonances | David Grimal
120Little Nemo
Back to Slumberland
121Le petit Jean-Sébastien
122La Flûte enchantée Mozart
123Le retour d’Ulysse
Ciné-opéra
124West Side Story
Les Dissonances | David Grimal
55The State
Affari Esteri
125Kalîla wa Dimna Moneim Adwan
98Tenir le Temps Rachid Ouramdane
126La clémence de Titus Mozart
ÉVÈNEMENT
128 LES EUROPÉENS
21Dîner de Gala
Un cabaret à New York !
160 LES ARTISTES DE LA SAISON
JEUNE PUBLIC
162 L’OPÉRA & VOUS
25Un après-midi à l’Opéra
Dansons !
176 À PROPOS DE L’OPÉRA
31Les mines de Falun
184 ACHETEZ VOS PLACES
5
Rêver éveillé
La saison 2016 2017 de l’Opéra de
Dijon sera celle du rêve, de la fable,
du conte, du merveilleux, de l’ailleurs. Pour cette 9e saison, c’est à
un nouveau voyage musical auquel
vous êtes conviés. Nous avons exploré ensemble l’Europe de Londres
à Istanbul, de Venise à la Scandinavie, des capitales de la Mitteleuropa
à Moscou, et c’est désormais à une
aventure différente que vous êtes invités pour la prochaine saison.
La fable est aux origines de l’opéra.
La favola in musica, est une histoire,
un récit, qui incite, par le mythe
à l’imaginaire : l’Orfeo se voit miroir du monde, microcosme qui
doit refléter l’univers tout entier. Et
c’est à Orphée qu’il appartient in
fine de réenchanter le monde. La
nouvelle production de l’Orfeo de
Monteverdi, œuvre majeure pourtant présentée pour la première fois
à Dijon, grâce à Yves Lenoir et aux
Traversées Baroques, partira à la recherche d’une nouvelle incarnation
du mythe, indissociable de la naissance même de l’opéra. Pas moins
de trente-huit œuvres lyriques lui
furent consacrées (des années 1600
aux années 2000), et il nous fallait
aussi rendre hommage à celle de
Gluck, dans sa trop rare version
française de 1774 : Maëlle Poésy,
jeune metteuse en scène au talent
théâtral confirmé (Candide présenté
à Théâtre en mai en 2014), révéle-
ra les subtilités de cette œuvre aux
côtés d’Iñaki Encina Oyón. Presque
deux siècles séparent les deux
œuvres, comme deux visions du
monde d’alors, de ses interrogations
sur lui-même. Et nous, que nous apprennent-ils ?
De mythe, la Flûte enchantée, dernier opéra de Mozart, en est un en
soi. Pourtant ce chef-d’œuvre n’a été
présenté que 14 fois depuis 1828 à
Dijon, et jamais intégralement dans
sa langue originale, en allemand.
Christophe Rousset et les Talens
Lyriques seront un écrin et un partenaire musical d’exception pour
une distribution de haute lignée que
David Lescot, metteur en scène rêvé
pour son intelligence du plateau,
rendra proche de nous et des questionnements de notre monde. Car
la quête initiatique de Tamino et Pamina n’est finalement que la nôtre,
elle raconte celle de notre construction d’hommes et de femmes, dans
un monde dont on ignore parfois
les codes, que l’on cherche à (re)
construire. Elle nous met en garde,
d’abord contre nous-mêmes, en
espérant que ce qui nous vient de
l’Autre et de la fraternité nécessaire
envers lui, ce monde soit différent.
Cette quête fut aussi celle du Retour
d’Ulysse dans sa patrie, pénultième
opéra de Monteverdi qui nous soit
parvenu. Pour révéler la fin du périple d’Ulysse et son retour mouve-
7
menté à Ithaque, Mariame Clément
à la mise en scène et Emmanuelle
Haïm à la tête de son Concert
d’Astrée, avec les merveilleux chanteurs que sont Rolando Villazón et
Magdalena Kožená dans les rôles
d’Ulysse et Pénélope.
Deux créations contemporaines
(l’une de Moneim Adwan et l’autre
de David Chaillou) font la preuve
que le pouvoir de rêver et de s’inventer un monde, ou celui, par la fable,
de construire le sien, ne sont pas
réservés aux œuvres des quatre derniers siècles mais sont bien vivants
aujourd’hui : Kalîla wa Dimna, inspiré du recueil de fables arabes d’origine indienne éponyme où puisa La
Fontaine pour ses fables, et Little
Nemo, back to Slumberland d’après
la légendaire série hebdomadaire
du New York Times qui marque la
naissance de la bande dessinée aux
États-Unis avec Winsor McCay.
Les États-Unis et l’Amérique seront aussi de nouvelles escales musicales : vous (re)découvrirez les
minimalistes américains grâce notamment au LSO dirigé par John
Adams en personne, au Kronos
Quartet et tant d’autres, vous partagerez l’esprit des compositeurs qui
s’y sont exilés avec Les Dissonances
et David Grimal, vous entendrez le
swing sur instruments historiques
avec Jos van Immerseel et Anima
Eterna Brugge.
Si nous dépassons l’exploration de
la géographie musicale de l’Europe,
c’est pour mieux appréhender les valeurs, les idées, les rêves de ceux qui
y vivent et la font exister et vibrer :
8
laurent joyeux
Directeur général & artistique
les Européens. C’est donc naturellement sur ce thème que Gilles Abegg,
photographe en résidence à l’Opéra
depuis 2008, consacrera son travail
ces trois prochaines années. Il a
choisi de commencer là où est né
l’opéra, l’Italie. Plus de cinquante ans
ont passé depuis la publication de
Cartier-Bresson, Les Européens, et
presque un siècle depuis les travaux
d’August Sander, et la publication de
Antlitz der Zeit : il nous paraissait
pertinent de faire un hommage à ces
grands maîtres de la photographie et
de montrer les visages d’Européens
d’aujourd’hui.
Enfin, c’est avec joie que nous
célébrerons le retour de la danse : le
Ballet du Grand Théâtre de Genève
— pour une chorégraphie de Joëlle
Bouvier d’après Tristan et Isolde — ,
le Ballet de l’Opéra national de Lyon
— qui proposera deux pièces fantastiques de Merce Cunningham et
Lucinda Childs, et les danseurs de
Rachid Ouramdane, ainsi que quatre
spectacles qui sont programmés en
partenariat avec le festival Art Danse.
Avec 8 nouvelles productions
lyriques, 40 concerts, 7 spectacles de
danse, c’est donc une saison particulièrement riche qui s’offre à vous.
Et, nouveauté cette saison, nous présentons plus de 12 spectacles sur le
temps scolaire, afin de permettre à
tous et aux plus jeunes, de découvrir
l’art lyrique et la musique.
En transatlantique, en tapis volant,
avec votre meilleur oreiller, à pied,
à cheval, en bateau à voile, en tram,
venez vivre le rêve éveillé de la
saison 2016 2017 !
Escales lyriques en
Bourgogne Franche-Comté
Le 1er janvier 2016, la grande région
Bourgogne Franche-Comté est
devenue réalité.
Dès 2015, l’Opéra de Dijon, Les 2
scènes, Scène nationale de Besançon et Ensemble Justiniana, compagnie nationale de théâtre lyrique
et musical ont décidé de s’unir pour
inaugurer ce nouveau territoire.
Librement et spontanément, nous
avons eu l’envie de réunir nos forces,
nos différences, nos complémentarités pour les mettre au service de
tous les habitants de cette région.
Nous entendons affirmer la place
d’une production lyrique en région
exigeante et multiforme, et qui va à
la rencontre de tous les publics.
La saison 2015 2016 a posé les prémices d’un projet lyrique régional
ambitieux et responsable. La saison
2016 2017 franchit une étape supplémentaire.
Comme la saison précédente,
les spectateurs de Dijon seront
invités à voyager à Besançon le
4 novembre 2016 pour décou-
vrir l’Après-midi d’un Faune et le
Sacre #2, recréées par la chorégraphe Dominique Brun.
Les spectateurs de Vesoul et
Besançon voyageront aussi : ils
viendront à l’Opéra de Dijon voir
La Flûte Enchantée de Mozart, mise
en scène par David Lescot et dirigée par Christophe Rousset à la tête
des Talens Lyriques.
Plus tard dans la saison les spectateurs de Dijon voyageront dans un
lieu mystère pour découvrir une
adaptation de Don Giovanni, réalisée par l’Ensemble Justiniana.
Les productions voyageront aussi
dans la nouvelle région.
Les 17 & 19 janvier 2017, Orphée et
Eurydice de Gluck, production de
l’Opéra de Dijon, sera présentée à
Besançon (voir p. 44).
Les 11 & 12 avril 2017, la production de Gianni Schicchi par la
co[opera]tive (structure réunissant quatre scènes nationales dont
celle de Besançon) sera présentée à
l’Opéra de Dijon (voir p. 84 ).
9
« Lui qui n'avait pas attendu que
le temps, et tout ce qu’apporte
le temps, lui apprisse que le
suprême degré de la sagesse,
était d’avoir des rêves assez
grands pour ne pas les perdre de
vue pendant qu'on les poursuit. »
William Faulkner​, Sartoris, 1929
Petite messe
solennelle
Auditorium
septembre
dim 18 15h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
Rossini
durée 1h30 environ
solistes & chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Anass Ismat
piano Nicolas Chesneau
orgue Maurizio Prosperi
rossini Petite messe solennelle
« Bon Dieu… la voilà terminée
cette pauvre petite messe. Est-ce
bien de la musique sacrée que je
viens de faire ou de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opera buffa,
tu le sais bien ! Peu de science, un
peu de cœur, tout est là. Sois donc
béni et accorde-moi le Paradis. »
Rossini, dans sa dédicace, semble
bien un peu matois avec cette partition qu’il considérait comme son
« dernier péché de vieillesse ». Car
si cette messe écrite sur le tard —
le compositeur a soixante-quinze
ans — est petite par ses effectifs
instrumentaux, avec son piano et
son harmonium, elle ne l’est guère
dans ses proportions — plus d’une
heure et demie — et se révèle rien
moins que pauvre ! Les genres s’y
entremêlent en effet avec une candide et sincère ferveur emplie de foi
simple, et une réelle grandeur. Testament artistique de Rossini, elle
témoigne d’une évolution du style
du compositeur surprenante si l’on
garde à l’esprit que ce dernier avait
depuis plus de trente ans abandonné toute activité musicale. Pleine
de science et d’audaces, d’une clarté
de facture exceptionnelle, elle n’en
contient pas moins des hardiesses
inattendues chez le compositeur
et, tout en portant un regard nostalgique de vieil homme sur son
passé, n’en scrute pas moins l’avenir
avec bonhommie et gourmandise.
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16
17
ensemble associé
L’Orfeo
Monteverdi
L’Orfeo, favola in musica
livret Alessandro Striggio
musique Claudio Monteverdi
Auditorium
septembre
ven 30 20h
les traversées baroques
direction musicale Étienne Meyer
mise en scène Yves Lenoir
assistanat à la mise en scène Marcin Lakomicki
chorégraphie Émilie Bregougnon
scénographie Céline Perrigon
costumes Marie La Rocca
lumières Victor Egéa
octobre
dim 2 15h
mar 4 20h
orfeo Marc Mauillon
euridice Marine Chagnon
musica Emmanuelle de Negri
messagiera Eva Zaïcik
ninfa Capucine Keller
proserpina Claire Lefilliâtre
speranza Kangmin Justin Kim
pluton Frédéric Caton
caron Renaud Delaigue
apollon Tomáš Král
pastore 1 Paul Figuier
pastore 2 & spirito 1 Benjamin Alunni
pastore 3 & spirito 2 Vincent Bouchot
spirito 3 Guilhem Worms
18
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 3h
en italien,
surtitré en français
créé
au Théâtre de la Cour de
Vincent Ier de Mantoue
le 24 février 1607
production
Opéra de Dijon
avec le mécénat
du Crédit Agricole de
Champagne-Bourgogne
atelier enfants
octobre
dim 2 15h
voir page 166
venez en
famille !
rencontre
avec Yves Lenoir
octobre
dim 2 18h
Le 24 février 1607, aux sons d’une
toccata écrite par son maître de
chapelle Claudio Monteverdi, le
duc Vincent Ier de Gonzague pénétrait dans une salle de son palais
de Mantoue. Autour de lui avaient
pris place les membres éminents
de l’Accademia degli Invaghiti,
société philosophique et musicale
qui œuvrait depuis plus de quarante ans pour l’élaboration d’une
nouvelle musique dramatique, et
avait suscité l’exécution du nouveau
genre de spectacles qui allait avoir
lieu. La salle n’était pas grande et
en rien conçue pour le théâtre : pas
de machinerie, peu de place pour
les décors et les mouvements. C’est
là pourtant que tout commence.
Au milieu d’un cercle d’érudits et
d’intellectuels qui avaient remis,
en plongeant leurs racines dans la
culture antique, l’Homme au centre
du monde, parmi l’élite sociale mécène des arts qui dépensait sans
compter pour donner à l’humanité
ses chefs-d’œuvre, la révolution se
mettait en marche, apportant avec
elle les prémices d’un bouleversement radical de la culture européenne qu’on appellera baroque.
Si L’Orfeo marque une telle réussite
face aux tentatives qui l’ont précédé — la Dafne et l’Euridice de
Jacopo Peri ou encore auparavant
l’inclassable Pellegrina — c’est sans
aucun doute au génie dramatique
propre de Monteverdi qu’il le doit,
qui, pour la première fois, réus-
sit la subtile alliance du mot, de la
note et de l’affect. En puisant dans
les expérimentations de ses cinq
premiers livres de madrigaux, en
développant une récitation musicale d’une fluidité et d’une variété
extraordinaires, en jouant de toute
la palette expressive d’une harmonie où anticipations, retards et dissonances suivent au plus près les
intermittences du cœur, Monteverdi donne de la figure mythique du
poète parti chercher sa bien-aimée
aux enfers une incarnation prodigieusement humaine et incroyablement moderne.
C’est à la poursuite d’une nouvelle
incarnation du mythe que s’est lancé le metteur en scène Yves Lenoir,
en allant chercher Orphée, type
même de l’artiste génial oscillant
entre exaltation et angoisse, dans la
chambre d’un Chelsea Hotel peuplé
de créatures tout droit sorties de la
Factory d’Andy Warhol. Au milieu
des excès, des transgressions, des
révoltes, des compromissions et
des soudaines illuminations, il y accomplira le destin de tout créateur :
consumer son inspiration et faire
face au vide de sa disparition.
Après La Pellegrina en 2014,
Étienne Meyer et Les Traversées
Baroques seront à nouveau aux
pupitres pour déployer, autour d’une
distribution où brillent jeunesse
et excellence, les ors et les soufres de
ce Walk on the Wild Side baroque.
19
ensemble & artiste en résidence
Ravel & la danse
Les Dissonances | David Grimal
Auditorium
octobre
sam 8 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30 environ
Dîner de Gala
Un cabaret
à New York !
les dissonances
violon David Grimal
20
tarif individuel
190 € par personne*
tarif entreprise
2 700 € la table
de 12 personnes*
en partenariat
avec la Dame d’Aquitaine
ravel La Valse
ravel Valses nobles et sentimentales
ravel Tzigane, pour violon et orchestre
ravel Boléro
ravel Daphnis et Chloé, Suite n°2
Après les jeux de vagues de La Mer
de Debussy la saison dernière, Les
Dissonances plongent à nouveau
dans les miroitements de couleurs
orchestrales avec l’autre grand nom
de l’impressionnisme musical français, dans un programme qui prend
la danse comme fil d’Ariane. Composées à l’origine pour piano en
1911, les Valses nobles et sentimentales trouveront moins d’un an après
un revêtement orchestral. Le génie
coloriste de Ravel y éclate dans toute
sa splendeur, sa variété et sa finesse,
pour dire la délicate nostalgie pour
une danse qui se fait reflet d’une
époque allant s’évanouissant. Dix
ans plus tard, la guerre aura creusé sa
tranchée sanglante dans le cœur et la
conscience des Européens : noblesse
et sentimentalité n’ont plus lieu
d’être dans une Valse qui tourne sur
Plateau de l’Auditorium
octobre
mar 11 19h30
elle-même jusqu’au vertige macabre
et à l’effondrement, métaphore d’une
Belle Époque qui s’est fracassée sur
l’horreur. De répétition inlassable, il
est plus que jamais question dans le
Boléro, partition en forme de private
joke devenue entre-temps la plus
célèbre de son auteur, où le déroulement musical se construit sur la
seule intensification de l’orchestration, tout autre paramètre musical restant indéfiniment bloqué !
Conçu pour les Ballets Russes de
Diaghilev, Daphnis et Chloé projette
l’univers de la pastorale dans les tons
fauves de l’art pictural du XXe siècle,
tandis que Tzigane se moque avec
ambiguïté du pittoresque tout en
réservant au soliste une redoutable
collection de tous les pièges imaginables. Et tout cela sans chef !
Comme la saison dernière, l’Opéra de Dijon vous propose une soirée exceptionnelle dont les bénéfices serviront à soutenir l’essor de
jeunes ensembles musicaux*. Sur
le plateau de l’Auditorium, avec
vue sur l’immensité de la salle,
un dîner gastronomique préparé par la Dame d’Aquitaine vous
attend. Et cette fois, ce n’est plus à
bord de l’Orient-Express que vous
avez rendez-vous, mais dans un
des clubs de jazz les plus selects
de New York, comme on peut en
trouver à Greenwich Village. Au
menu musical, du jazz donc, mais
pas seulement. C’est à un panora-
ma des différentes facettes de la
musique populaire américaine que
nous vous invitons, avec l’aide des
artistes du Chœur de l’Opéra et de
leur chef Anass Ismat : gospel, comédie musicale, groove et blues se
mêleront aux songs traditionnels
du Far West pour un dépaysement
garanti. Gourmandises pour les
papilles et les oreilles sont donc au
programme cet automne…
* Chaque participation à cet évènement de soutien
peut bénéficier du dispositif de défiscalisation,
dans le cadre du mécénat particulier ou d’entreprise.
Pour plus d’informations, contacter
Sophie Pouchet au 03 80 48 82 65 spouchet@opera-dijon.fr
21
Nicholas
Angelich
Piano
Auditorium
octobre
mer 12 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30 environ
piano Nicholas Angelich
chopin Ballade n°2 en fa majeur op. 38
r. schumann Kreisleriana op. 16
liszt Sonate en si mineur S. 178
Le retour sur le plateau de l’Auditorium de l’un des plus sensibles
et brillants pianistes d’aujourd’hui
se fait sous le signe du romantisme le plus radical et échevelé.
Les trois chefs-d’œuvre choisis par
Nicholas Angelich pour ce concert
sont liés par de secrètes affinités et
se répondent d’une manière peu
commune. Dédiée à Schumann
en remerciement de la dédicace
des Kreisleriana la même année, la
Ballade n°2 de Chopin semble par
moment faire sienne l’instabilité
des sentiments extrêmes qui est la
marque du compositeur allemand,
dont Chopin ne goûtait guère la
musique au demeurant. Elle offre
ainsi une image plus tourmentée
et fantastique qu’à l’habitude de sa
musique. Et si Schumann s’enthousiasmait pour ses folles envolées
sauvages, Chopin préférait la jouer
en n’en conservant que les épisodes
22
de douces rêveries, comme s’il
fallait fuir la face obscure qu’elle
lui révélait de lui-même. Inspirées
du fantasque et torturé musicien
Johannes Kreisler créé par E. T. A.
Hoffmann dans ses Fantaisies à la
manière de Callot, les Kreisleriana
sont sans doute parmi les pages les
plus extraordinaires de Schumann.
Hallucinées, violentes et pleines de
vertiges, elles sont en permanence
écartelées entre des élans d’impérieuse énergie volontaire et de
soudains accès de nostalgie dépressive qui annihile tout mouvement.
Dédiée elle aussi à Schumann, à
l’heure où la folie l’avait écarté du
monde, la Sonate de Liszt est un
véritable, révolutionnaire et faustien poème symphonique au piano
où le compositeur excède de toutes
parts les limites de l’expression
comme de l’instrument.
Brahms, Un
requiem allemand
Herreweghe |
Henschel
Auditorium
octobre
ven 14 20h
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 1h45
orchestre des champs-élysées
collegium vocale gent
direction musicale Philippe Herreweghe
baryton Dietrich Henschel
soprano Ilse Eerens
brahms Vier ernste gesänge (Quatre chants sérieux)
brahms Ein deustches requiem (Un requiem allemand)
Écrire un requiem en allemand,
Brahms y songe depuis presque
quinze ans lorsqu’il met en 1868 la
touche finale à cette partition dont
la genèse est extrêmement complexe. La partie la plus ancienne
provient des esquisses d’une sonate
pour piano en ré mineur à laquelle
il travaille peu après la tentative de
suicide de son maître et ami Schumann — Brahms découvrira d’ailleurs plus tard que ce dernier avait
lui-même projeté un requiem en allemand. C’est à l’occasion d’un autre
évènement douloureux, la mort de
sa mère en avril 1865, que cette
partition le hante à nouveau : si le
compositeur n’en touche mot, Clara
Schumann dira plus tard : « Nous
sommes tous d’avis qu’il l’écrivit
en souvenir d’elle, bien qu’il ne
nous l’ait jamais dit expressément. »
L’idée mûrit donc longtemps dans
le cœur de Brahms, qui se disait
non-croyant mais lisait quotidiennement la Bible de Luther.
Loin de la vision apocalyptique et
terrifiante que la tradition catholique romaine offre de la Prière des
morts, le Deutsches Requiem en
propose une image faite de recueillement et de concentration intérieure, où la foi en la justice divine
et la confiance en la résurrection
apportent apaisement et consolation. À la Bible, le compositeur
empruntera également au soir de sa
vie les textes de ses Quatre chants
sérieux, où la concentration se fait
plus intense et retenue encore pour
ne laisser à l’âme de l’auditeur que
l’essentiel. Sur instruments authentiques et avec le grand baryton
Dietrich Henschel, la lecture de
Philippe Herreweghe devrait s’inscrire au plus haut.
23
Danses
Symphoniques
Rachmaninov
Auditorium
octobre
mar 18 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h45
orchestre des jeunes de rhénanie-palatinat
direction musicale Victor Puhl
piano Caspar Frantz
Dans le cadre du jumelage
de la Ville de Mayence et
de la Ville de Dijon
rihm Brahms Liebeswalzer
brahms Concerto pour piano et orchestre n°1
en ré mineur op. 15
rachmaninov Danses Symphoniques op. 45
Fondé en 1973, l’Orchestre des
Jeunes de Rhénanie-Palatinat regroupe une centaine de jeunes
musiciens étudiants de douze à
seize ans, recrutés sur audition,
qui peuvent en son sein parfaire
leur apprentissage musical et leur
pratique collective de la musique.
Comme beaucoup d’orchestres de
ce type outre-Rhin, où la musique
est comme une seconde nature, la
qualité d’ensemble comme individuelle de ces jeunes gens prometteurs est tout à fait remarquable et
digne d’éloges. Leurs interprétations, où se conjuguent à la fois la
fougue de la jeunesse et la rigueur
que donne le respect d’une longue
tradition musicale, font souffler
un revigorant et stimulant vent de
24
fraîcheur. Leur répertoire, aussi
largement ouvert que possible, leur
permet d’aborder des œuvres d’esthétiques et de styles différents, du
classicisme à la musique contemporaine. C’est ainsi que dans ce
concert, le monumental Premier
concerto pour piano de Brahms,
qui renouvelle profondément le
genre par la fusion constante entre
le soliste et l’orchestre, côtoie une
partition de 1988 de Wolfgang Rihm
écrite en hommage aux cycles des
Liebeswalzer de Brahms. Les Danses
Symphoniques de Rachmaninov,
ultime partition à la fois moderne et
lyrique du compositeur, complètent
un programme particulièrement
exigeant et ambitieux.
Un après-midi
à l’Opéra
Dansons !
Entrée des artistes de
l’Auditorium
novembre
sam 5 14h30
tarif f
de 5 € à 8 €
durée 2h30
tous publics
à partir de 6 ans
voir page 166
venez en
famille !
Venez, en famille, passer un
après-midi de découvertes et de
surprises à l’Opéra de Dijon ! Entièrement réalisées pour les parents,
grands-parents, oncles, tantes (etc.)
et les enfants, ces demi-journées
proposent des ateliers participatifs
et créatifs autour des thèmes principaux de la programmation de
l’Opéra.
La danse fait son retour à l’Opéra !
Chaussez vos chaussons de danse
ou vos plus belles chaussettes, revêtissez votre survêtement et venez
danser dans les espaces de l’Opéra
autour des thèmes chorégraphiques
de notre saison. Au programme, de
la danse contemporaine mais également des échauffements et étirements afin de se glisser le temps
d’un après-midi dans la peau d’un
danseur.
25
ensemble associé
La Création
Haydn
Die Schöpfung
Auditorium
novembre
dim 6 15h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 3h
orchestre dijon bourgogne
chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Gergely Madaras
chef de chœur Anass Ismat
soprano Yeree Suh
ténor Michael Smallwood
basse Matthias Winckhler
haydn Die Schöpfung (La Création)
La première audition de La Création, le 30 avril 1798 au Palais
Schwartzenberg à Vienne, fut
sans doute l’évènement musical
le plus exceptionnel de la fin du
XVIIIe siècle. Destinée à un public
de riches mécènes, de hauts fonctionnaires et de personnalités musicales, cette représentation privée
avait suscité une telle curiosité et
une telle attente auprès du reste
du public qu’il fallut l’intervention
d’une trentaine d’agents de police
pour éviter l’émeute devant le Palais. Joseph Haydn était alors au
faîte de sa gloire, et cette partition
à laquelle « le plus grand compositeur vivant » travaillait depuis plus
de deux ans était attendue comme,
oserait-on dire, le Messie…! Et c’est
du reste après avoir découvert ceux
de Haendel à Londres que l’idée
d’un oratorio composé dans le style
26
classique — c’est-à-dire pour les
contemporains, moderne ! — avait
germé dans l’esprit du compositeur.
La Création raconte donc les premiers instants du monde, du chaos
à la lumière, la création par Dieu de
la Terre, du temps, de la vie et se termine en apothéose sur la création
d’Adam et Eve. Oratorio religieux
donc, mais dans une vision profondément modifiée sous l’influence
des Lumières et des idéaux maçonniques, dans laquelle l’homme n’est
plus la créature pécheresse, humble
et coupable de l’ancienne théologie, mais le dépositaire sur terre de
l’étincelle de lumière divine qu’est
la raison. Comme Mozart dans La
Flûte enchantée, Haydn invente
avec La Création une spiritualité
profane porteuse des espoirs en
une humanité libre et épanouie.
Kronos Quartet
kronos quartet
violon David Harrington
violon John Sherba
alto Hank Dutt
violoncelle Sunny Yang
Auditorium
novembre
mer 9 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h
* Écrit pour le Kronos Quartet
** Arrangé pour le Kronos Quartet
pete townshend (arr. jacob garchik)
Baba O’Riley**
michael gordon Clouded Yellow*
terry riley One Earth, One People,
One Love from Sun Rings*
franghiz ali-zadeh Regs (Rance)*
philip glass String Quartet N° 7*
omar souleyman (arr. jacob garchik) La Sidounak Sayyada
(I’ll Prevent the Hunters from Hunting you)**
laurie anderson (arr. jacob garchik) Flow**
steve reich Different Trains*
Sans doute la musique contemporaine n’aurait-elle pas le même visage
sans le Kronos Quartet, qui en est un
des acteurs essentiels depuis maintenant plus de quarante ans. C’est après
une audition du fondamental Black
Angels de George Crumb que le
violoniste David Harrington décide
de fonder cet ensemble, avec une
ambition : défendre, promouvoir et
susciter la création musicale contemporaine sous toutes ses formes. À
ce jour, le Kronos Quartet a été à
l’origine de plus de 850 œuvres nouvelles ou arrangements pour quatuor
à cordes, répertoire immense qui
dresse un portrait quasi exhaustif des
multiples chemins de traverse que la
musique s’est offerte depuis la fin du
précédent millénaire, et dont la totalité du concert de ce soir est issue.
Enfant de la Contre-Culture améri-
caine, il n’a eu de cesse de faire se croiser les différents courants artistiques,
de la pop des Who aux minimalistes
américains. Un concert qui sera également l’occasion rare d’entendre par
ses créateurs Different Trains de Steve
Reich, évocation poétique et dramatique des trains, qui mêle histoire
personnelle du compositeur — les
trains qu’il prenait enfant pour traverser les U.S.A. d’Est en Ouest pour
rejoindre ses parents divorcés — et
Histoire tout court — ceux qu’il aurait sans doute pris si, enfant juif, il
avait vécu en Europe pendant la seconde guerre mondiale. Alternant
bruitages, sons acoustiques, sons retravaillés électroniquement et témoignages enregistrés, Different Trains
constitue sans doute l’un des jalons
les plus importants dans l’œuvre du
compositeur iconoclaste.
27
artiste associé
artiste en résidence
L’Ange & le Diable
Immerseel |
Siranossian
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h45
violon Chouchane Siranossian
clavecin Jos van Immerseel *
tartini Sonate pour violon en sol mineur
« le trille du Diable »
locatelli Sonate pour violon n°12 op. 6
en ré mineur
forqueray Pièces de clavecin, extraits
de la 5e suite en do
leclair Sonate pour violon n°8 op. 9
en do majeur
« Une nuit, je rêvais que j’avais fait
un pacte, et que le Diable était à
mon service. Tout me réussissait
au gré de mes désirs, et mes volontés étaient toujours prévenues par
mon nouveau domestique. J’imaginai de lui donner mon violon,
pour voir s’il parviendrait à me
jouer quelques beaux airs ; mais
quel fut mon étonnement lorsque
j’entendis une sonate si singulièrement belle, exécutée avec tant de
supériorité et d’intelligence que je
n’avais même rien conçu qui pût
entrer en parallèle. » C’est ainsi que
Giuseppe Tartini raconta un jour à
l’astronome Jérôme Lalande les circonstances qui lui firent composer
sa plus célèbre sonate pour violon
et basse continue : au sortir de ce
rêve étrange, il chercha à retrouver
la musique que le Diable lui avait
28
Auditorium
novembre
jeu 10 20h
* Clavecin de Matthias
Griewisch, d’après un
instrument de Michael
Mietke, Berlin 1714, fait
à Bammental, 2001
(Collection Jos van Immerseel).
jouée, et sans y parvenir, coucha
tout de même sur le papier une
partition qui, par ses difficultés, a
sans doute été maudite par bien des
violonistes ! Autour de cette pièce
maîtresse du répertoire, Jos van
Immerseel et Chouchane Siranossian tissent un programme consacré aux grands du violon du XVIIIe
siècle. Considéré de son temps
comme le plus grand virtuose de
l’instrument, Pietro Locatelli en révolutionna la technique d’une manière qui en fait un Paganini avant
l’heure. Auteur de quatre livres de
sonates pour violon, Jean-Marie
Leclair reste un compositeur encore rare au concert et au disque : là
aussi, les étourdissantes prouesses
que ses partitions demandent le
réservent aux plus aguerris que l’enfer des quatre cordes n’effraie pas !
Bach méconnu
Concert 1
Grand salon
de l’Auditorium
novembre
mar 15 20h
tarif d
de 5,50 € à 20 €
clavecin Brice Pauset
durée 1h30
j.-s. bach
Partita n°1 en si-bémol majeur BWV 825
Toccata en ré mineur BWV 913
Praeludium et Fugue en la mineur BWV 894
Capriccio en mi majeur in honorem Johann Christoph
Bachii Ohrdrufiensis BWV 993
Chorals de la collection Neumeister :
BWV 1090, 1091, 1093, 1094, 1095, 1096, 714,
742, 1104, 1111 Sonate en ré mineur BWV 964
Alors que son intégrale Louis
Couperin se termine — le dernier
concert aura lieu en mars prochain
—, le compositeur et claviériste
Brice Pauset, artiste en résidence
à l’Opéra de Dijon, se lance dans
un nouveau défi : les œuvres pour
clavier méconnues de Johann
Sebastian Bach. Les quelque 200
partitions pour clavecin seul du
compositeur recèlent en effet de
nombreuses pages souvent négligées au concert au profit des grands
cycles — les deux livres du Clavier
bien tempéré, les Suites anglaises et
françaises et les Variations Goldberg
— plus régulièrement joués. Le clavier est pourtant, avec les cantates
sacrées, le genre où la production
renseignée de Bach s’étend sur le
plus grand nombre d’années, donnant ainsi un aperçu unique sur son
évolution musicale, de la jeunesse
à la maturité. Pour ce programme
initial, autour de la première des
Partitas, qui constitueront le fil
rouge de cette nouvelle série de
concerts, se retrouveront principalement des œuvres datant des
toutes premières années du compositeur, alors qu’il était en poste
à Arnstadt (1703 - 1706) et Weimar
(1708 - 1717), avec notamment les
chorals, initialement pour orgue,
redécouverts en 1985 dans la collection Neumeister, et le Capriccio
BWV 993 qui pourrait, lui, dater de
la période antérieure de Lüneburg
(1700 - 1703).
29
Ballet du Grand
Théâtre de Genève
Tristan und Isolde |
Salue pour moi
le Monde !
Auditorium
novembre
ven 18 20h
sam 19 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30 sans entracte
ballet du grand théâtre de genève
chorégraphie Joëlle Bouvier
musique Richard Wagner
scénographie Émilie le Roy
costumes Sophie Hampe
lumières Renaud Lagier
« Salue pour moi le monde ! » :
ainsi Isolde prend-elle congé de
Brangäne après lui avoir demandé
de préparer le philtre de mort qui
doit l’unir à jamais à Tristan. La
servante y substituera le philtre
d’amour, qui vouera les amants à
la clandestinité, aux mensonges et
à la nuit. Après Roméo et Juliette,
la chorégraphe Joëlle Bouvier —
figure de la Nouvelle Danse française — s’attaque à l’autre couple
absolu de la tradition européenne,
avec la gageure, en utilisant la musique de Richard Wagner, d’imprimer le mouvement de la danse
30
sur les ressacs de la grande marée
wagnérienne. Créé en mai 2015 et
unanimement salué par la critique,
ce spectacle onirique, qui retrouve
la puissance d’évocation du chefd’œuvre de Wagner et se coule dans
sa mélodie infinie pour l’incarner
et la sublimer, rejoint en mêlant
la danse, la voix et la musique, le
vieux rêve wagnérien d’œuvre d’art
totale. En livrant les corps à la nuit,
à l’amour et à la mort, Joëlle Bouvier réveille les forces primordiales
du mythe et les met à nu dans leur
violente et poétique crudité.
Les mines
de Falun
D’après le conte de E. T. A. Hoffmann
Musique tirée des opéras de Wagner
récitant nn
piano nn
Au début du XIXe siècle, au retour
d’une traversée, Elis Fröborn rumine sa lassitude du métier de marin. Sa mère, dernière famille qu’il
lui restait, est morte : à quoi bon
s’embarquer à nouveau si personne
ne l’attend plus à terre ? Alors que
la fête bat son plein dans le port,
un mystérieux vieillard apparaît au
jeune homme resté à l’écart et lui
vante le digne métier de mineur,
qui peut faire la fortune des
hommes courageux et travailleurs.
S’il veut changer de vie, pourquoi
ne part-il pas pour les mines de
Falun ? Ensorcelé par le discours
du vieil inconnu, Elis prend la
route dès le lendemain. Il s’engage
dans les mines, où la fille du contremaître, Ulla, semble bien répondre
à son amour. Mais au cœur des
entrailles de la terre, au milieu des
vagues de schiste et de porphyre
Grand salon
de l’Auditorium
novembre
sam 19 16h
tarif f
de 5 € à 8 €
durée 1h
tous publics
à partir de 8 ans
venez en
famille !
qui font comme un immobile
océan, un étrange royaume l’appelle
et semble vouloir le ravir au monde
de la surface…
L’Opéra de Dijon vous propose de
découvrir en famille la musique
d’un des plus extraordinaires magiciens des sons : Richard Wagner.
Car de secrètes affinités relient les
œuvres d’E. T. A. Hoffmann et
du compositeur, dont la musique
semble parfois une illustration
parfaite et ô combien ! évocatrice
des univers à la fois merveilleux
et inquiétants surgis sous la plume
du maître du conte fantastique.
C’est donc dans les pages les plus
célèbres de l’œuvre de Wagner que
sera puisée, et jouée en direct, la
bande-son de cette lecture qui vous
fera pénétrer jusqu’au cœur du
Romantisme allemand.
31
ensemble & artiste associés
Mendelssohn |
Beethoven
Anima Eterna
Brugge
Auditorium
novembre
ven 25 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h40
anima eterna brugge
direction musicale Jakob Lehmann
violon Chouchane Siranossian
mendelssohn Ouverture de Die Schöne Melusine, op. 32
mendelssohn Concerto pour violon en mi mineur op. 64
beethoven Symphonie n°7 en la majeur op. 92
Son nom ne vous dit peut-être pas
grand-chose, mais vous l’avez déjà
entendu et apprécié sur la scène
de l’Opéra de Dijon : le violoniste
Jakob Lehmann occupe régulièrement le poste de Konzertmeister d’Anima Eterna Brugge.
Proche collaborateur de Jos van
Immerseel, dont il est aussi l’assistant, il se voit confier la direction
musicale de ce programme, pour
lequel le chef belge a souhaité
ouvrir l’ensemble à la toute jeune
génération montante (25 ans !),
dans un répertoire qui est le fer de
lance de l’orchestre. Célébrée par
Wagner comme « l’apothéose de la
danse », la Septième Symphonie de
Beethoven est avant tout un sommet d’équilibre et de maîtrise des
forces créatrices du compositeur.
D’une joie dionysiaque emportant
32
tout sur son passage, elle délivre
une énergie véritablement roborative qui se coule dans les formes
classiques pour mieux les déborder
de l’intérieur. Son andante seul,
secret et ambigu, semble ouvrir la
porte vers un univers plus sombre
et d’une nostalgie brûlante. Après le
plus romantique des classiques, le
plus classique des romantiques : si
la pulsion vitale expansive cherche
sans cesse à faire exploser son cadre
chez Beethoven, chez Mendelssohn c’est la fantaisie foisonnante
et prompte à toujours bifurquer
qui aime se couler dans une forme
qui la canalise sans la contraindre.
Pour preuve le plus populaire des
concertos pour violon du grand
répertoire et une ouverture d’une
intense poésie où le merveilleux
surgit à chaque note.
Thomas Enhco
& Co
Duo & Trio Jazz
Auditorium
novembre
sam 26 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30 environ
piano Thomas Enhco
marimba Vassilena Serafimova
batterie Nicolas Charlier
contrebasse Jérémy Bruyère
1re partie : duo Marimba Piano
thomas enhco Éclipse (œuvre originale, 2015) mozart Sonate pour
deux pianos en ré majeur, K. 448, 1er mouvement (transcription pour piano
et marimba patrick zimmerli Signs of Life (œuvre originale commandée
et créée par le duo en 2014) vassilena serafimova & thomas enhco
Variations sur un chant traditionnel bulgare, Dilmano Dilbero
saint-saëns L’Aquarium extrait du Carnaval des animaux (transcription
pour piano et marimba) piazzolla Le Grand Tango
2e partie : Thomas Enhco Trio
Compositions originales de Thomas Enhco extraites de son album Fireflies
(Victoire du Jazz 2013)
Issu d’une grande famille de musiciens français — le chef d’orchestre
Jean-Claude Casadesus est son
grand-père — le jeune pianiste et
violoniste Thomas Enhco a suivi une
double formation musicale, en classique et en jazz. C’est donc tout naturellement que cette passion bipolaire
le conduit à sans cesse jeter ponts et
passerelles entre les deux styles et à
leur faire emprunter d’inattendus
chemins de traverse. Pour preuve
le concert en miroir, conçu comme
les deux faces d’un bon vieux vinyle
de notre enfance, qu’il nous offre en
guise d’introduction à son univers
riche et décalé. En face A, avec la
marimbiste bulgare Vassilena Serafimova, se croisent classiques revisités — une transcription de la sonate
à deux pianos K. 448 de Mozart ou
du Carnaval des animaux de SaintSaëns —, création contemporaine
— sa propre Éclipse et une pièce du
compositeur et saxophoniste américain Patrick Zimmerli —, et tradition musicale populaire — le Grand
Tango de Piazzolla et des variations
sur un chant bulgare. En face B, le
jazz dans sa formation la plus iconique, le trio, s’emparera de la salle
de l’Auditorium avec son swing et
ses imprévisibles et hypnotiques improvisations.
33
Madrigaux
italiens &
français
Auditorium
novembre
mar 29 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
Ensemble Aedes
durée 1h45
ensemble aedes
direction musicale Mathieu Romano
monteverdi Quarto libro de Madrigali (extraits)
gesualdo Sesto libro de Madrigali (extraits)
janequin La Guerre
servin La Fricassée des cris de Paris
berio Cries of London
philippe fenelon Madrigaux (extraits)
Peut-on rapprocher les madrigaux,
art raffiné des cours de la Renaissance italienne, et les chansons
parfois gaillardement paillardes de
la Renaissance française ? À cette
question, l’ensemble vocal Aedes et
son fondateur Mathieu Romano répondent par l’affirmative. Et non sans
raisons. Outre leurs similitudes formelles — un texte chanté a capella à
plusieurs voix sans accompagnement
—, les proximités sont grandes entre
les deux genres pratiqués au même
moment des deux côtés des Alpes.
Si le madrigal évoque aujourd’hui
une écriture élégante et recherchée,
c’est pourtant dans la frottola, chant
de carnaval prosaïque et souvent vulgaire qu’il faut chercher son origine la
plus directe. Et si la chanson de Janequin ou Servin ignore les sublimités
de Petrarque et lui préfère le charme
34
poétique populaire des marchands
crieurs de Paris — celui-là même que
célèbrera Marcel Proust au début de
La Prisonnière — c’est pour lui attribuer les mêmes jeux canoniques
et entrelacs expressifs des voix, les
mêmes trésors de figuralismes, aptes
à donner une existence purement
sonore du fracas des armes — La
Guerre de Janequin, qui évoque la
victoire de Marignan — comme du
remuement continuel d’une grande
ville — La Fricassée des cris de Paris
de Servin. Les richesses inépuisables
d’une formule où la seule combinaison des voix suffit à faire émerger un
monde aura fasciné jusqu’aux compositeurs d’aujourd’hui, de Luciano
Berio à Philippe Fénelon, qui seront
ici mis en miroir avec leur source
d’inspiration.
Radu Lupu
Auditorium
décembre
ven 2 20h
Piano
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 1h30
piano Radu Lupu
À l’heure de l’impression de cette brochure,
le programme de ce concert n’est pas encore connu.
Il est l’un des derniers grands
maîtres du piano de la génération
d’après-guerre, un immense coloriste — ce qui lui aura valu le nom
de « peintre du clavier » —, un artiste d’une exigence extrême dont
la sensibilité et la poésie ont atteint
avec la maturité une concentration
absolue. Tout au long de sa carrière,
il aura été rare au concert comme
au disque, explorant inlassablement un petit nombre d’œuvres,
poursuivant leurs secrets avec un
perfectionnisme total et une remise en question permanente. Le
programme de chacun de ses récitals est ainsi soigneusement pensé
et peaufiné jusqu’au tout dernier
moment, dans un mélange d’intelligence et de libre spontanéité, pour
rester au plus proche de son credo
musical : « Tout le monde raconte
la même histoire différemment, et
cette histoire devrait être racontée
de manière irrésistible et spontanée. Si ce n’est pas le cas, elle est
sans valeur. » Inutile donc de lui
demander à l’avance quelles seront
les œuvres qui dans un an se seront
imposées à son intuition toujours
en éveil, gage de fraîcheur et de naturel de chacune de ses interprétations. Mais qu’importe, puisqu’avec
lui chaque moment est magique.
35
ensemble & artistes associés
Le cameraman
Buster Keaton
Ciné-concert
Auditorium
décembre
sam 3 16h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h15
tous publics
à partir de 7 ans
quatuor voce
violon Sarah Dayan
violon Cécile Roubin
alto Guillaume Becker
violoncelle Lydia Shelley
piano Hélène Peyrat
venez en
famille !
film de buster keaton The Cameraman
luke shannon Buster Keaton
sally Marceline Day
harold stagg Harold Goodwin
edward j. blake, le redacteur en chef Sidney Bracey
hennessey, le policier Harry Gribbon
36
Auditorium
décembre
dim 4 15h
Magdalena Kožená |
Emmanuelle Haïm
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h
Opéra en concert
musique de mozart, beethoven, joplin...
Luke Shannon, petit photographe de
la vieille école, tombe éperdument
amoureux de Sally, qui travaille aux
actualités cinématographiques de la
MGM. Pour l’approcher, et pour ne
pas la laisser à son rival, il décide de se
faire cameraman. Mais courir après
les scoops peut-il se faire sans embûche quand on a l’âme un peu fêlée
d’un poète du quotidien ? Le Cameraman est l’un des très grands films
de Buster Keaton, à l’égal du Mécano
de la « Genéral ». Sorti en 1929, alors
que le cinéma parlant s’apprête à imposer ses nouveaux codes, il est aussi
l’un des derniers pour lequel le subtil génie du burlesque aura l’entière
maîtrise artistique. Par sa vivacité,
Charpentier |
Rameau
la fluidité de son écriture et la maîtrise de son scénario, par l’immense
poésie qui se dégage de ses moindres
gags, mais aussi par sa réflexion sousjacente sur les rapports complexes
entre fiction et réalité et par la métaphore qu’il tisse de toute l’histoire
du cinéma muet, Le Cameraman
résonne comme le chant du cygne
d’un art sur le point de disparaître.
Comme ils l’ont déjà fait pour Dreyer
ou Murnau, les musiciens du Quatuor Voce font revivre la tradition,
inséparable de cette enfance du Septième Art, de la musique en direct, et
la renouvellent en allant piocher dans
les grands chefs-d’œuvre de Mozart,
Beethoven ou… Scott Joplin !
le concert d’astrée
direction musicale Emmanuelle Haïm
mezzo-soprano Magdalena Kožená
charpentier Extraits de Médée
rameau Extraits de Castor et Pollux, Dardanus,
les Indes Galantes, Hippolyte et Aricie
Avant de les retrouver au mois de
mars dans un Retour d’Ulysse qui
s’annonce d’anthologie, Emmanuelle Haïm et Magdalena Kožená
s’offrent un détour par un répertoire où leurs talents se conjuguent
à merveille : la tragédie lyrique
française. Longtemps tenu éloigné
de la grande forme lyrique par la
mainmise exclusive du Surintendant Lully, Marc-Antoine Charpentier dut attendre la mort de ce
dernier pour enfin donner la pleine
mesure de son génie dramatique.
Médée, créée en 1693, suscitera
cependant les foudres des spectateurs de Lully et fut victime d’une
cabale qui précipita sa chute et éloigna définitivement Charpentier du
genre. Immense perte, tant l’œuvre
regorge de richesses, manie formes
et styles avec une maestria qui ne
cesse de les subordonner à l’action
avec une acuité dramatique prodigieuse, et plie l’harmonie à l’expression avec une subtilité que n’eut
point renié Rameau. Rameau qui,
lui aussi, quarante ans plus tard, eut
à affronter le souvenir encore imposant de Lully pour sa première
tragédie lyrique Hippolyte et Aricie, qui en renouvelait et modernisait profondément la forme. Mais
contrairement à celui de son prédécesseur, ce chef-d’œuvre n’était que
le premier d’une longue série qui
allait inscrire le compositeur au firmament du baroque tardif, et dont
Emmanuelle Haïm et Magdalena
Kožená parcourent pour nous les
plus belles pages.
37
Cantates de
l’Avent & de Noël
Église du Sacré Cœur
Saint-Jean-Bosco de Dijon
décembre
mar 6 20h
J.-S. Bach
tarif c
de 5,50 € à 33 €
solistes & chœur de l’opéra de dijon
ensemble instrumental nn
direction musicale Anass Ismat
orgue Nicolas Bucher
en tournée
Collégiale Notre-Dame
à Dole
novembre
ven 25
durée 1h30 environ
j.s. bach Motet Der Gerechte kommt um
Cantate BWV 61 Nun komm, der Heiden Heiland (extraits)
Cantate BWV 133 Ich freue mich in dir (extraits)
Cantate n°5 de l’Oratorio de Noël BWV 248 Ehre sei dir,
Gott, gesungen (extraits) Cantate BWV 147, chœur final :
Jesus bleibet meine Freude
Pour entrer dans cette période de
fêtes et d’élévation de l’Esprit, le
Chœur de l’Opéra de Dijon et son
chef Anass Ismat vous proposent
un détour par la Thuringe et la
Saxe, où Noël signifie avant tout :
Bach ! Il faut avoir vu, en ces terres
protestantes où la Nativité est un
moment essentiel de l’année liturgique, fleurir dans les moindres petites villes les concerts consacrés à
ce fils du pays, fils prodigue auquel
les habitants sont reliés par une
véritable affection et une légitime
fierté. Quoi de plus naturel alors
que de célébrer pour cette fête fa-
38
miliale par excellence celui qui fait
pour ainsi dire partie de la famille ?
Dijon se mettra donc pour une soirée au diapason de nos voisins de
cœur de l’Allemagne avec un florilège d’airs, de chorals et de chœurs
tirés des cantates composées tout
au long de sa vie par le génial Kantor pour les dimanches de l’Avent et
de Noël, apprêtés autour du célèbre
Jesus bleibet meine Freude (« Jésus,
que ma joie demeure »), extrait
d’une cantate écrite dans une version primitive pour le 20 décembre
1716 à Weimar.
London
Symphony
Orchestra
Auditorium
décembre
ven 9 20h
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 1h30
John Adams
london symphony orchestra
direction musicale John Adams
violon Leïla Josephowicz
bartók Esquisses Hongroises Sz 97
stravinsky Orpheus
john adams Scheherazade.2 pour violon et orchestre
Compositeur prolifique qui puise
aux sources de la musique pop
comme à celles de la musique savante d’hier et d’aujourd’hui, John
Adams est aussi un chef d’orchestre
dont les apparitions sur scène sont
rares et choisies. C’est donc avec
un plaisir plus grand encore que
Dijon l’accueillera à la tête du London Symphony Orchestra pour sa
dernière partition, Scheherazade.2,
symphonie dramatique pour violon
et orchestre créée en mars 2015 à
New York. Plus que par le personnage des Mille et une nuits, elle est
inspirée au compositeur par la brutalité ordinaire à l’égard des femmes
qui est à la base de ces contes — Shéhérazade ne doit elle-même sa survie qu’à son intelligence et à son inventivité inépuisable —, qu’elle met
en scène à travers quatre moments
symboliques. Elle a été composée
à destination de la violoniste Leïla
Josephowicz, qu’une longue complicité lie au compositeur, qui jouera
donc sa pièce lors de ce concert.
Les cinq Esquisses Hongroises de
Bartók, une des pièces pour orchestre les plus populaires du compositeur, sont en fait des transcriptions de différentes pièces pour
piano que Bartók avait composées
dans l’orbite de ces recherches sur les
traditions populaires. Tantôt pleines
d’humour, nostalgiques ou festives,
elles sont une entrée particulièrement aisée dans l’univers poétique
et les couleurs orchestrales fauves du
compositeur hongrois. Ballet écrit
pour Balanchine à la fin des années
quarante, Orpheus offre la version
stravinskienne — un compositeur
qui fait partie des influences avouées
de John Adams —, tour à tour hiératique, douloureuse et violente, du
mythe d’Orphée.
39
Oratorio
de Noël
Auditorium
décembre
lun 19 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
freiburger barockorchester
rias kammerchor
direction musicale Hans-Christoph Rademann
soprano Anna-Lucia Richter
alto Anke Vondung
ténor Maximilian Schmitt
basse Roderick Williams
durée 2h
j.s. bach Oratorio de Noël BWV 248, Cantates 1, 2, 3 & 6
Données pour la première fois entre
le 25 décembre 1734 et le 6 janvier
1735 dans les églises Saint-Michel
et Saint-Thomas à Leipzig, les six
cantates de l’Oratorio de Noël sont
sans doute l’œuvre la plus populaire
de Johann Sebastian Bach. OutreRhin, elles sont un incontournable
des fêtes de la Nativité, dont elles
retracent les différentes étapes,
de la naissance de l’enfant Jésus à
l’adoration des Rois mages. Tantôt
jubilatoires — le fameux chœur
d’entrée « Jauchzet, frohlocket !
Auf, preiset die Tage » —, recueillies et bucoliques — la pastorale de
la deuxième cantate —, ou toutes
en gloire divine — l’éclatant ré majeur de la troisième —, elles offrent
au même titre que les Passions un
condensé du génie musical et dramatique du compositeur, non pas
cette fois sur le mode du désespoir
et de la déploration, mais sur celui
40
de la joie exubérante et de la célébration épanouie, sans que jamais
une ombre ne vienne ternir la plus
parfaite félicité. À l’approche des
fêtes de Noël, quatre de ces cantates
seront ainsi interprétées par des
artistes de tout premier ordre. Le
RIAS Kammerchor, d’une homogénéité et d’une musicalité exceptionnelles, est unanimement considéré
aujourd’hui comme l’un des meilleurs chœurs du monde. Le Freiburger Barockorchester occupe indubitablement la première marche
du podium des orchestres baroques
allemands par la précision de leurs
attaques et la plénitude de leurs
timbres. Emmenés par un des chefs
les plus fins connaisseurs de l’œuvre
du Kantor — il est désormais directeur musical de la Bachakademie de Stuttgart — ce concert est
un véritable cadeau de Noël avant
l’heure.
41
42
43
ensemble associé
Orphée &
Eurydice
Gluck
Tragédie en trois actes
livret Pierre-Louis Moline
musique Christoph Willibald Gluck
orchestre dijon bourgogne
chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Iñaki Encina Oyón
mise en scène Maëlle Poésy
scénographie Damien Caille-Perret
chorégraphie Claudia de Serpa Soares
costumes Camille Vallat
lumières Kelig Le Bars
orphée Anders J. Dahlin
eurydice Élodie Fonnard
amour Sarah Gouzy
44
Auditorium
janvier
mer 4 20h
ven 6 20h
dim 8 15h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h30
en français surtitré
créé
le 2 août 1774 au Théâtre
du Palais Royal à Paris
production
Opéra de Dijon
avec le soutien
du Cercle d’entreprises
de l’Opéra de Dijon
atelier enfants
dim 8 15h
voir page 166
venez en
famille !
rencontre
avec Maëlle Poésy
dim 8 17h30
en tournée
Les 2 Scènes,
scène nationale de Besançon
janvier
mar 17
jeu 19
Avec les Euridice de Caccini et Peri
et surtout L’Orfeo de Monteverdi, le
mythe d’Orphée a présidé à la naissance de l’opéra, qui n’a cessé de
s’y ressourcer depuis. Pouvait-il y
avoir en effet figure plus emblématique des pouvoirs de la musique et
du chant que celui qui de sa voix
avait forcé les portes des enfers ?
Pouvait-il y avoir représentation
plus allégorique de la servitude de
l’homme à ses passions que celui
qui par impatience et désir avait
perdu à tout jamais une bien-aimée qu’il avait pourtant ramenée
du Royaume des Morts ? De 1600
à 2000, ce ne sont pas moins de
trente-huit œuvres lyriques que
l’on peut dénombrer, de toutes les
époques et de tous les styles, de
Guilio Caccini à Philip Glass en
passant par Charpentier, Lully,
Telemann, Haydn, Milhaud, Krenek ou Henze. Dans cette longue
histoire de la réappropriation d’un
mythe par chaque génération,
Christoph Willibald Gluck occupe
une place à part. Compositeur
prolifique — une cinquantaine
d’opéras dont les premiers sont les
contemporains de Rameau et les
derniers de Mozart —, immensément célèbre en son temps dans
toute l’Europe, son œuvre opère
une refonte radicale du genre en
le dégageant des formes baroques
et le projette vers un avenir dont
Berlioz puis Wagner se saisiront.
C’est justement avec Orphée et
Eurydice, créé dans sa première
version italienne à Vienne en
1762, que se mettent en place les
éléments principaux de la « réforme » de Gluck : construction
dramatique serrée et articulée en
vastes tableaux alternant solistes et
chœurs ; abandon du récitatif sec et
de l’aria da capo au profit d’une imbrication plus souple collant à une
action dramatique qui se veut plus
directe, plus simple et efficace que
les foisonnements et digressions
baroques ; économie générale des
moyens au service d’une expression
d’une justesse psychologique et
d’une science de la caractérisation
d’une exceptionnelle sensibilité
théâtrale. Lorsque Paris sera devenu le centre de l’activité musicale de
Gluck — il y déchaînera bien malgré lui une de ces querelles dont la
capitale a le secret — une nouvelle
version, en français, verra le jour.
Fortement remaniée, intégrant
avec une extraordinaire intuition
scénique les spécificités les plus
intéressantes de la tragédie lyrique
à la française, plus libre aussi dans
l’usage des nouveautés formelles
que la version italienne inaugurait,
elle dégage une séduction plus immédiate et plus chaleureuse, tout
en conservant cette noblesse toute
chevaleresque des sentiments — le
fameux « J’ai perdu mon Eurydice »
du troisième acte — qui caractérise
le style unique du compositeur.
Assistant régulier d’Emmanuelle
Haïm, Iñaki Encina Oyón, tiendra
sous sa baguette l’Orchestre Dijon
Bourgogne pour ce spectacle mis
en scène par la talentueuse Maëlle
Poésy.
45
ensemble associé
I got rhythm!
Sharon Kam
Auditorium
janvier
sam 7 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
orchestre dijon bourgogne
direction musicale Gergely Madaras
clarinette Sharon Kam
durée 1h45
ives Central Park in the Dark, S.34
copland Clarinet Concerto
artie shaw Clarinet Concerto
barber Adagio pour cordes
gershwin Summertime They all laughed
The man I love I got rhythm…
Pour ce deuxième concert de la
saison, l’Orchestre Dijon Bourgogne débarque sur les docks de
New York et part à la découverte
de la Big Apple. La visite au milieu des gratte-ciel se fera avec un
guide de premier choix, la clarinettiste Sharon Kam qui, depuis vingt
ans, explore toutes les facettes de
son instrument, des partitions de
la période classique à la musique
contemporaine et au jazz. Et du
swing, il en faudra pour aborder le
concerto d’Aaron Copland (19001990), créé en 1948 par Benny Goodman, qui incorpore dans sa trame
de multiples influences venues de
la musique noire américaine, pour
ne rien dire de celui d’Artie Shaw,
génial clarinettiste à la virtuosité
46
délirante et figure essentielle du
jazz, où il fut un rival de Goodman.
Et pour se remettre de ces émotions
dignes du Luna Park de Coney
Island, quoi de mieux qu’une promenade nocturne dans le Central
Park de Charles Ives, compositeur
fascinant et personnalité artistique
atypique, qui voulut dans cette
pièce donner une « image musicale
des sons naturels et des évènements
qu’on pouvait entendre assis sur un
banc de Central Park la nuit avant
que le moteur à explosion et la
radio ne monopolisent la terre et
l’air. » Avant d’errer jusqu’à l’aube
dans les bars de Greenwich Village
aux rythmes des songs trépidants
de Gershwin en sirotant quelques
manhattans.
Made in America
Lucinda Childs |
Merce
Cunningham
Auditorium
janvier
jeu 12 20h
ven 13 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30
ballet de l’opéra national de lyon
winterbranch
chorégraphie
Merce Cunningham
musique
La Monte Young, 2 Sounds
décors et costumes
Robert Rauschenberg
lumières
Beverly Emmons
dance
chorégraphie
Lucinda Childs
musique
Philip Glass
costumes
A. Christina Giannini
lumières
Beverly Emmons
Que serait la danse contemporaine
sans l’extraordinaire et révolutionnaire créativité des chorégraphes
américains, qui depuis les années
d’après-guerre interrogèrent sans
relâche les fondements mêmes de
son langage et le projetèrent vers
l’avenir ? Le Ballet de l’Opéra de
Lyon, qui, en véritable mémoire
vivante de la danse, explore depuis
plus de trente ans les grandes créations qui ont fait l’Histoire, a choisi
de faire revivre deux chorégraphies
séminales et essentielles. Créée en
1964, Winterbranch de Merce Cun-
ningham est l’une de ses œuvres
les plus fortes. Sur une musique du
pionnier du minimalisme américain
La Monte Young — constituée de
seulement deux sons, un cendrier
raclant un miroir et un bois frotté
contre un gong — Cunningham
interroge deux éléments constitutifs
de la danse, la chute et le redressement. Dance de Lucinda Childs
est considéré depuis sa création en
1979 comme un des sommets de la
post-modern dance, qui dépouille
la danse de toute virtuosité au profit
du langage pur des corps.
47
artiste en résidence
Un après-midi
à l’Opéra
Fables & Contes
Entrée des artistes
de l’Auditorium
janvier
sam 14 14h30
tarif f
de 5 € à 8 €
durée 2h30
tous publics
à partir de 6 ans
voir page 166
venez en
famille !
Venez, en famille, passer un
après-midi de découvertes et de
surprises à l’Opéra de Dijon ! Entièrement réalisées pour les parents,
grands-parents, oncles, tantes (etc.)
et les enfants, ces demi-journées
proposent des ateliers participatifs
et créatifs autour des thèmes principaux de la programmation de
l’Opéra.
48
Grands thèmes de la saison, la fable
et le conte sont réunis pour vous
faire passer un moment magique.
En compagnie d’artistes plasticiens,
venez imaginer et créer votre univers féérique peuplé de références
aux grands opéras de la saison, de La
Flûte enchantée à Kalîla wa Dimna.
Laissez-vous porter par la magie et
découvrez lors de votre voyage les
coulisses les plus secrètes de l’Auditorium.
Musique de
la Réforme
Auditorium
janvier
sam 14 20h
J.-S. Bach |
G.-C. Schemelli
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30
clavecin Andreas Staier
soprano Anna-Lucia Richter
baryton Georg Nigl
violon Petra Müllejans
violoncelle Robert Dieltiens
schemelli Gesangbuch (extraits)
j.-s. bach Extraits du Notenbüchlein pour Anna Magdalena Bach
Pour ce premier concert de sa saison
16 17 à Dijon, Andreas Staier nous
invite à plonger dans l’intimité familiale de la pratique musicale et de la
pratique religieuse, si étroitement
associées en terres protestantes. Dès
le début de la Réforme, et à l’instigation de Luther lui-même, les
Gesangbücher, recueils d’aria et de
chorals spirituels, se multiplient et
se diffusent dans toute l’Allemagne
protestante. Essentielle dans le nouveau culte, la pratique collective du
chant, qui unit les âmes dans un
même recueillement, ne se limite
pas aux seuls offices, mais pénètre
la vie religieuse quotidienne et domestique : autour du père qui fait
office de pasteur et guide la prière,
la famille se réunit et chante. Le
Gesangbuch de Georg Christian
Schemelli, kantor à Zeitz, paraît à
Leipzig en 1736, et doit d’être resté
dans l’histoire à son illustre collaborateur, Johann Sebastian Bach. Trois
des soixante-neuf arias et chorals
harmonisés sont en effet avec certitude de sa main — Vergiss mein
nicht BWV 505, Dir, dir Jehova BWV
452 et Komm süsser Tod BWV 478
— tandis que les autres furent vraisemblablement révisés et améliorés
par ses soins. Le Notenbüchlein pour
Anna Magdalena est plus intime
encore : Bach, sa seconde épouse
et ses enfants y noteront tour à
tour pièces didactiques, essais de
composition, arias trouvées au détour d’une lecture et petits chorals
comme dans un herbier musical,
dans lequel Andreas Staier, Georg
Nigl, Anna-Lucia Richter, Petra
Müllejans et Robert Dieltiens nous
proposent de piocher avec eux.
49
La face cachée
des Icônes
Frank Zappa |
Zorn Nancarrow...
Auditorium
janvier
mar 17 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h45
soirée étudiante
mar 17 20h
voir page 168
ensemble contrechamps
direction musicale Michael Wendeberg
pianos Antoine Françoise & Stefan Wirth
john zorn For your Eyes Only (1989)
conlon nancarrow Études pour piano mécanique 6 et 7
(version de Thomas Adès pour 2 pianos)
jorge lopez Gonzales the Earth Eater (1996)
frank zappa Suite de Yellow Shark
Un communiste américain engagé
volontaire dans la guerre d’Espagne
qui part se terrer au Mexique pour
composer loin de tout de délirantes
pièces pour piano mécanique ; une
icône du rock West Coast qui retourne la pop music contre ellemême et la projette dans un univers
où Varèse et Boulez s’entichent de
guitares électriques ; un saxophoniste
de jazz qui juxtapose dans un mouvement jubilatoire death metal,
punk hardcore, musique klezmer et
musique contemporaine ; un surréaliste cubano-américain expatrié à
Vienne qui fait chanter La Machine
molle de William Burroughs par un
tuba wagnérien : Conlon Nancarrow,
Frank Zappa, John Zorn et Jorge
Lopez, voici le cocktail (Molotov ?)
détonnant concocté par l’ensemble
Contrechamps en hommage aux
risque-tout de la musique améri-
50
caine. Précurseurs ou petits-enfants
de la Beat Generation, ces quatre
compositeurs mettent la création
contemporaine sens dessus dessous,
osent les plus improbables accouplements et partent en pionniers à l’assaut d’un nouveau Far West musical
où l’horizon est libre et les entraves
s’avèrent de vulgaires mirages. Ensemble à géométrie variable basé à
Genève, Contrechamps œuvre depuis sa création en 1980 pour une
approche vivante, réfléchie et ouverte de la musique contemporaine.
Sa saison de concerts se double d’un
travail unique d’édition de textes
fondateurs dans le domaine musical
et de médiation auprès d’un nouveau
public, faisant ainsi de l’ensemble une
cheville ouvrière essentielle dans le
monde musical d’aujourd’hui. Pour
toutes ces raisons, un concert à ne
manquer sous aucun prétexte !
New York
Quatuor Tana
quatuor tana
violon Antoine Maisonhaute
violon Pieter Jansen
alto Maxime Desert
violoncelle Jeanne Maisonhaute
Auditorium
janvier
ven 20 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h45
john cage Four (extraits)
elliott carter Quatuor n°5
philip glass Quatuor n°3 Mishima
steve reich WTC 9/11
Dans les pas des grands aînés du
Kronos Quartet, le Quatuor Tana
œuvre depuis plus de dix ans pour
le répertoire contemporain, suscitant commandes et créations.
Pour cette soirée, ils s’embarquent
outre-Atlantique pour un programme qui fait la part belle aux
explorations qui caractérisent le
melting-pot musical américain.
Élève de Charles Ives comme de
Nadia Boulanger — il étudiera en
France dans les années trente —
Elliott Carter est une figure essentielle de la musique savante américaine du XXe siècle, dont il est l’un
des pères fondateurs. Exigeante
et d’une grande indépendance à
l’égard des courants dominants de
son époque, sa musique sait puiser
à de nombreuses sources culturelles de toutes époques et origines
pour se forger un langage à la fois
universel et personnel.
Son Cinquième Quatuor (1995)
tente ainsi d’intégrer le travail de
répétitions d’un quatuor à l’œuvre
musicale elle-même, à travers une
série d’interludes qui montrent le
travail sur la pièce en train de se
faire. Autre grand créateur de la
musique du Nouveau Monde, Steve
Reich poursuit dans WTC 9/11
(2010) ses expérimentations de
Different Trains (voir le concert du
9 novembre) sur la voix parlée enregistrée comme matériau musical
à part entière. Cette pièce écrite sur
l’attentat de 2001 au World Trade
Center — auprès duquel le compositeur a habité près de 25 ans —
superpose en effet les instruments
du quatuor à des enregistrements
d’archives de l’époque ou des témoignages réalisés par Steve Reich dix
ans après, que les cordes viennent
doubler et harmoniser.
51
Art Danse, Le Festival 2017
Art Danse, Le Festival 2017
Are friends
electric?
Grand Théâtre
janvier
jeu 19 20h
tarif d
de 5,50 € à 20 €
Yuval Pick
durée 1h
Pièce pour 6 danseurs
chorégraphie Yuval Pick
musique Kraftwerk Franz Schubert Olivier Renouf
danseurs Julie Charbonnier Madoka Kobayashi
Fernando Carrión Caballero Jérémy Martinez
Adrien Martins Alexander Standard
lumières Nicolas Boudier
costumes Frederick Denis
scénographie Bénédicte Jolys
réalisation sonore Olivier Renouf
Précurseur de la musique électro,
de l’ambient music et de la cold
wave, le groupe allemand Kraftwerk fut une figure centrale de la
scène underground du Krautrock
d’outre-Rhin. Cette musique répétitive aux ambiances étales et
aux rythmes savamment calculés
s’offrait en miroir d’un nouveau
rapport de l’homme à son environnement post-industriel aliénant et s’inventait une posture de
romantisme froid — une âme de
braise dans un corps de glace —
qui n’hésitait pas à aller piocher
dans l’œuvre de Franz Schubert.
La démarche chorégraphique de
52
production
CCNR (Centre
Chorégraphique National
de Rillieux-la-Pape),
Direction Yuval Pick
Yuval Pick, qui aborde souvent le
mouvement comme une sorte de
mécanique humaine déployée sur
scène comme un rituel, ne pouvait
que rencontrer l’œuvre des musiciens de Düsseldorf. Créé à la fin de
l’année 2015, Are friends electric ?
montre à quel point la rencontre a
été fructueuse : en s’inspirant des
trajectoires spatiales des danses
européennes comme le menuet, en
démontant la boîte noire de Kraftwerk pour en tirer la secrète pulsation, en explorant l’élasticité de
l’espace qui se tisse entre les êtres,
Yuvel Pick élabore les éléments
d’une nouvelle forme de danse.
9 000 PAS
Joanne Leighton
chorégraphie & direction Joanne Leighton
créé en collaboration avec Marion Carriau
Marie Fonte Marie-Pierre Jaux Cédric Lequileuc
Arthur Perole Alexandre Da Silva
musique Drumming, Steve Reich
installation sonore Peter Crosbie
scénographie lumineuse Sylvie Mélis
costumes Alexandra Bertaut
décors Tovo & Jamil
Sur la musique hypnotique du mythique Drumming de Steve Reich,
sur un sol recouvert de sel, six
danseurs marchent, se croisent, se
frôlent et s’entraident ; leurs pas et
les phrases chorégraphiques, répétés, se répondent, se juxtaposent,
s’imbriquent, s’entremêlent et se libèrent, créant de nouvelles formes.
9 000 PAS, de la chorégraphe belgo-australienne Joanne Leighton,
se veut un retour à l’essence d’un
spectacle en termes de danse, de
Plateau de l’Auditorium
janvier
lun 23 20h
tarif d
de 5,50 € à 20 €
durée 1h
créé
dans le cadre de la saison
évidanse 2014 / 2015
production
WLDN
coproduction
Centre Chorégraphique
National de Franche-Comté
à Belfort
Scène Nationale du Granit
mouvement et de site, un retour à
sa matière fondamentale, par une
simplification qui prend son inspiration dans la pureté géométrique
— les courbes et cercles tracés par
les danseurs s’organisent selon la
suite mathématique de Fibonacci,
liée au nombre d’or — et épouse le
geste fondateur de la marche, qui
touche à l’individu comme au collectif, en inscrivant ce mouvement
quotidien et inconscient, non théâtral, dans l’espace de la scène.
53
Art Danse, Le Festival 2017
Art Danse, Le Festival 2017
Avant le ciel…
Philippe Jamet
Spectacle vidéo chorégraphique
direction artistique & réalisation
Philippe Jamet
collaboration artistique Patrick Harlay
montage Jean-Marie Roignant
danseurs Émilie Camacho Patrick Harlay
Martin Kravitz Nikola Krizkova Philippe Lebhar
création lumières Renaud Lagier
création musicale Joachim Olaya
costumes & accessoires Rose-Marie Melka
scénographie Jean-Baptiste Lavaud
Le travail du chorégraphe et vidéaste Philippe Jamet, formé au
Merce Cunningham Studio de New
York, s’organise autour du thème
de la rencontre et d’un questionnement sur le sens de la vie : s’interroger et interroger l’autre. Avant
le ciel… propose ainsi un double
spectacle. D’une part un film, réalisé au printemps 2016 avec quinze
personnes de différents âges et de
quatre villes de France, où chacun
est invité à se mettre en scène, à
partir d’actes simples, entrant en
54
Grand Théâtre
janvier
mer 25 20h
tarif d
de 5,50 € à 20 €
durée 1h15 environ
production
Groupe Clara Scotch
coproduction
Maison de la Culture
de Bourges, scène nationale
Théâtre de l’Agora,
scène nationale d’Évry
Art Danse CDC Dijon
Bourgogne
Le Rive Gauche,
scène conventionnée à
Saint-Étienne-du-Rouvray
Théâtre Sénart,
scène nationale
résonances avec la question fondamentale du spectacle : qu’est-ce
qui est important pour vous aujourd’hui ? D’autre part, une chorégraphie pour cinq danseurs, élaborée à l’automne de la même année
en dialogue avec le film, et à partir
de l’expérience personnelle, du désir artistique et de l’imaginaire de
chacun des interprètes. Ce sont ces
multiples interactions, diffractant
la question à travers des points de
vue individuels et vivants, qui feront émerger le spectacle.
The State
Théâtre Mansart
janvier
ven 27 20h
Affari Esteri
tarif spécial
spectacle commercialisé
par Art Danse
Création 2017
durée 1h
chorégraphie Edmond Russo & Shlomi Tuizer
musique De Staat de Louis Andriessen et une création
de Elysian Fields (Jennifer Charles et Oren Bloedow)
danseurs Yann Cardin Émilie Cornillot
Aurore Di Bianco Lauriane Madelaine Julien Raso
lumières Laurence Halloy
son Jérôme Tuncer
La nouvelle création d’Edmond
Russo et Shlomi Tuizer s’appuie sur
deux pièces musicales différentes :
une partition du compositeur hollandais Louis Andriessen inspirée
par La République de Platon, et la
commande d’une création originale au groupe new-yorkais Elysian Fields sur le thème de l’amour.
C’est de la friction créative entre
une œuvre qui regarde à la fois
vers les minimalistes américains
et vers Stravinsky et une musique
production
Affari Esteri
coproduction
CDC Art Danse
Bourgogne
CCN de Rillieux-la-Pape
Viadanse CCN
tournée vers le rock à la sensualité
sombre et profonde que souhaitent
partir les deux chorégraphes, pour
construire une « fugue d’amour »
qui abordera les thèmes du collectif et de l’intime, de la trace et de
l’incarnation. En jouant sur l’ambivalence du titre de la pièce, à la
fois État, pays ou société, mais aussi
état, humeur ou emprise d’émotions, ils partent à la recherche de
nouveaux codes formels, temporels
et émotionnels.
55
ensemble & artiste en résidence
artiste associé
Bruckner 7 |
Schumann
Auditorium
janvier
ven 27 20h
Les Dissonances |
David Grimal
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h
les dissonances
violon David Grimal
schumann Concerto pour violon en ré mineur WoO 23
bruckner Symphonie n°7 en mi majeur
Étrange histoire que celle de
l’unique Concerto pour violon de
Schumann… Composé dans la
dernière année de sa vie et destiné
au tout jeune virtuose Joachim, il
sera écarté de publication à la mort
du compositeur, avec l’assentiment
de sa femme Clara et de Johannes
Brahms. Sans doute voyait-on dans
cette partition difficile, inquiétante
et étonnante — une polonaise lente
en lieu et place d’un brillant finale !
— planer l’ombre de la maladie
nerveuse qui avait douloureusement marqué les dernières années
de Schumann. Le fils de Joachim
en fit ensuite don à la Bibliothèque
de Prusse avec interdiction de publication avant 1956, année du centenaire de la mort du compositeur.
Le manuscrit fut ainsi inaccessible
jusqu’à ce que la petite nièce de Joachim, la violoniste Jelly d’Arányi,
prétendit avoir communiqué lors
d’une séance de spiritisme avec les
56
esprits de Schumann et Joachim
qui lui enjoignirent de le créer !
Ce qui fut fait en 1933, mais par
un autre, loi anti-juive oblige…
Sombre et fascinante, représentative de la concentration d’écriture
du style tardif du compositeur, où,
sous l’influence de Bach, il substitue au travail thématique une présence obsessionnelle des thèmes et
de subtiles modifications harmoniques, cette partition longtemps
mal-aimée mérite une véritable redécouverte.
Nouveau défi également pour Les
Dissonances que l’ascension d’un
sommet brucknerien. Popularisé par
Visconti au cinéma dans Senso, le
sublime adagio de la Septième Symphonie terminé au moment où Wagner mourrait à Venise, ne doit pas
faire oublier le reste d’une partition
époustouflante qui saisit au corps et
au cœur et mène l’auditeur irrépressiblement au plus haut des Cieux.
Le Chant
du cygne |
Le Voyage d’hiver
Auditorium
janvier
sam 28 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 2h30
Thomas Bauer |
Jos van Immerseel
baryton Thomas Bauer
pianoforte Jos van Immerseel
schubert Winterreise (Le Voyage d’hiver), D. 911
schubert Schwanengesang (Le Chant du cygne), D. 957
En janvier 2010, lors des premières
Schubertiades de l’Opéra de Dijon, Thomas Bauer et Jos van Immerseel avaient donné un intense
et mémorable Voyage d’hiver. Cette
année, sept ans après, ils ont choisi de remettre leurs pas dans les
traces laissées dans la neige par le
voyageur errant, et de s’embarquer
à nouveau vers les horizons glacés et désespérés. Mais celui qui
chemine le sait bien : les mêmes
paysages se révèlent différents à
chaque nouveau passage et offrent
au regard, et à l’oreille, de nouvelles confidences et de nouvelles
énigmes. La route sera d’autant plus
originale cette fois-ci que les deux
pèlerins y adjoindront — excusez
du peu ! — l’ultime cycle du Maître
du Lied, cette poignée de quatorze
complaintes arrachées à la mort et
que la postérité appellera Schwa-
nengesang, Le Chant du cygne. Sur
des poèmes de Heinrich Heine,
Ludwig Rellstab ou Johann Seidl,
Schubert y fait un dernier tour
d’horizon de tout ce qui fait son art,
dans la concision, la concentration
et la magique fulguration qui sont
les siennes. Tour à tour légères ou
profondément nostalgiques, hallucinées ou tranquilles, dramatiques
ou lyriques, elles disent à la fois
l’éternelle jeunesse d’un compositeur dont l’inspiration s’épanouit
comme au premier jour et le déchirement infini d’une âme blessée
qui se sait condamnée. Au bout de
son chemin, le Wanderer du cycle
hivernal demande au joueur de
vielle : « Étrange vieillard, dois-je
aller avec toi ? Veux-tu faire tourner ta vielle pour mes chants ? » Et
la vielle tourne une dernière fois.
57
58
59
Little
Nemo
Back to
Slumberland
Opéra sur une histoire de Arnaud
Delalande, d’après la bande dessinée
de Winsor McCay (1905)
livret Arnaud Delalande
musique David Chaillou
ars nova ensemble instrumental
direction musicale Philippe Nahon
mise en scène Olivier Balazuc
décors & costumes Bruno de Lavenère
lumières Laurent Castaingt
vidéo Étienne Guiol
nemo enfant Chloé Briot
la princesse la fée Hadhoum Tunc
nemo adulte flip Richard Rittelman
morphée Bertrand Bontoux
le greffier le docteur pilule
le chambellan nn
le môme bonbon Cyril Rabbath
imp le sauvage Vincent Clavaguera
& des solistes du chœur d’angers-nantes opéra
60
Auditorium
février
jeu 2 20h
ven 3 20h
sam 4 14h
sam 4 18h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h
en français surtitré
tous publics
à partir de 6 ans
venez en
famille !
créé
au Théâtre Graslin de
Nantes le 14 janvier 2017
production
Angers-Nantes Opéra
coproduction
Opéra de Dijon
Little Nemo, c’est d’abord une bande
dessinée — une des premières de
l’histoire du genre — créée par
Winsor McCay en 1905. Publiée
dans le journal américain New York
Herald, elle met en scène un petit
garçon, Nemo (« personne » en latin), qui chaque nuit s’embarque,
du fond de son lit, pour le royaume
de Slumberland (« Le pays du sommeil ») à la recherche de La Princesse, fille du roi Morphée. En une
planche se terminant à chaque fois
par le réveil brutal de Nemo tout
ébouriffé sous sa couette, McCay
plonge le lecteur dans un univers
onirique Art Nouveau où les frontières de l’imagination sont abolies, où, comme dans les rêves, les
objets se transforment sans cause
apparente d’une case à l’autre et le
monde se désoriente sans cesse :
les escaliers deviennent serpent ou
spirales, les pieds des lits s’allongent
pour devenir d’immenses pattes qui
enjambent les gratte-ciel, la dinde
géante de Thanksgiving dévore la
maison… tandis qu’autour du petit garçon gravite le personnage
roublard, cynique et manipulateur
de Flip, double noir de Nemo. En
visionnaire, McCay sonde à sa façon
les arcanes à la fois drôles, cruelles
et poétiques de l’inconscient —
L’interprétation des rêves de Freud
paraît dans les mêmes années —,
explore la part enfantine et créatrice qui sommeille en chacun de
nous et oppose au monde indus-
triel, mercantile et désespérément
sérieux qui s’empare du siècle les
voies subversives et fécondes du
désordre, de la métamorphose et
de la fantaisie.
Little Nemo, c’est désormais un
opéra tous publics par lequel
Arnaud Delalande, Olivier Balazuc
et David Chaillou ont décidé de
poursuivre le rêve… Le petit garçon a grandi et s’est laissé happer
par le monde dont il savait enfant
s’échapper : cynique, sans cœur
et ambitieux, c’est désormais un
homme d’affaire spéculateur qui
fait raser les immeubles populaires
pour bâtir son empire immobilier
de bureaux et boutiques de luxe.
Golden boy avide de pouvoir et
d’argent, il a depuis longtemps désappris le sommeil et le rêve. Mais
le jour où meurt sa mère, de retour
dans sa chambre d’enfant où « rien
n’a changé », un étrange messager
surgit : à Slumberland, menacé de
disparaître depuis que les hommes
ne croient plus en leurs rêves, La
Princesse l’attend toujours, lui qui
seul pourra retrouver la clé des
songes et réenchanter le monde…
Little Nemo, c’est enfin un spectacle pour partir à la découverte
de ce rêve éveillé qu’est l’opéra, une
véritable initiation à la musique
et au chant où David Chaillou fait
se croiser les genres, du savant au
populaire, de Mozart à l’opéra
bouffe, dans une libre fantaisie que
n’eut pas reniée Winsor McCay.
61
artiste en résidence
Beethoven |
Schumann |
Brahms
ensemble associé
Auditorium
février
dim 5 15h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
A. Staier | I. Faust
durée 1h30
violon Isabelle Faust
pianoforte Andreas Staier
c.p.e. bach Fantaisie pour clavier avec accompagnement de violon
en fa dièse mineur Wq 80
mendelssohn Romance sans paroles pour pianoforte et violon,
arrangement Friedrich Hermann (extraits)
beethoven Sonate en sol majeur op. 96
weber Sonate en do majeur op. 10b n°6
schumann Fantaisie pour violon et pianoforte en la mineur op. 131
brahms Sonate en mi bémol majeur op. 120 n°2
On les retrouve successivement à
quelques semaines d’intervalle au
cours des saisons de l’Opéra de Dijon,
mais on n’avait pu encore goûter
le plaisir de les écouter ensemble.
Ce sera chose faite avec ce concert :
Andreas Staier et Isabelle Faust ont
concocté pour nous un programme
sur mesure qui explore les différentes
facettes de l’esprit romantique, des
prémisses de l’Empfindsamkeit de
Carl Philipp Emmanuel Bach aux
nostalgies crépusculaires du dernier
Brahms. Et comme l’un et l’autre
sont adeptes des chemins de traverses et des raretés musicales, ils
ont choisi quelques curiosités pour
exciter notre appétit de découvertes.
Autour de la sereine et lumineuse
62
dernière sonate pour violon et piano
de Beethoven se retrouvent ainsi : une
pièce tardive de C. P. E. Bach où sensibilité et imagination s’allient à une
liberté formelle d’une grande originalité ; une Sonate pour pianoforte avec
violon obligé dédiée aux amateurs de
Weber qui se donne des airs de polka ;
une transcription pour les deux instruments des Chansons sans paroles,
chef-d’œuvre pianistique de Mendelssohn, et de la deuxième Sonate
pour clarinette, chant du cygne de
Brahms ; et la version « alternative »
prévue par le compositeur de la
célèbre Fantaisie en la mineur op.
131, qu’on entend plus souvent dans
sa variante avec ; accompagnement
orchestral.
Clara & Robert
Schumann
orchestre dijon bourgogne
direction musicale Gábor Takács-Nagy
piano Mariam Batsashvili
Auditorium
février
mar 7 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30
beethoven Les créatures de Prométhée (ouverture) op. 43
clara schumann Concerto pour piano en la mineur op. 7
robert schumann Symphonie n°4 en ré mineur op. 120
L’Orchestre Dijon Bourgogne poursuit et achève cette saison son cycle
consacré aux symphonies de Schumann, avec pour cette fois une nouvelle baguette, compatriote du directeur musical Gergely Madaras :
le Hongrois Gábor Takács-Nagy.
Fondateur et ancien premier violon du Quatuor Takács, ce dernier
poursuit parallèlement à son activité en musique de chambre une
carrière de chef d’orchestre réputé
— il est notamment premier chef
invité du prestigieux Orchestre du
Festival de Budapest. Ce concert
sera aussi l’occasion pour beaucoup
de découvrir « l’autre » Schumann,
Clara, femme tant aimée du compositeur. Pianiste virtuose qui prit
fait et cause pour l’œuvre de son
mari, elle est aussi une compositrice dont le petit nombre d’œuvres
— 23 numéros d’opus : être une
femme créatrice ne va pas de soi
au XIXe siècle — ne doit pas masquer leur originalité et qualité profonde. En témoigne ce Concerto en
la mineur, composé de treize à seize
ans, œuvre d’une pianiste déjà exceptionnelle, d’une indépendance
d’esprit artistique étonnante et
totalement au faîte des avant-gardes
musicale de l’Allemagne de 1830.
Fantaisie symphonique : le titre originellement prévu par Robert pour
sa Quatrième Symphonie dit bien sa
volonté de briser les moules de la
symphonie classique que Beethoven et Schubert lui avaient légués.
Ses mouvements enchaînés où les
thèmes circulent d’une séquence à
l’autre furent achevés pour l’anniversaire de Clara le 13 septembre
1841 et sonnent comme un hommage à leur amour.
63
American Chorus
Chœur de
l’Opéra de Dijon
Auditorium
février
mer 8 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30 environ
solistes & chœur de l’opéra de dijon
trio jazz nn
direction musicale Anass Ismat
samuel barber Agnus Dei pour chœur a capella
bob chilcott A Little Jazz Mass pour chœur mixte et trio jazz
lauridsen Sure on this shining night pour chœur mixte
songs Poor Lonesome Cowboy Mister Sandman Steal Away Every
time I feel the spirit All the things you are Shenandoah Do Lord
Pouvait-on concevoir ces escales
américaines de la saison 16 17 sans
une excursion dans la riche tradition chorale anglo-saxone ? Pratique collective religieuse — les
Negro Spirituals — ou profane, elle
est un ferment essentiel de la musique américaine, au croisement
entre musique savante et musique
populaire. Côté musique savante,
Anass Ismat et le chœur de l’Opéra de Dijon vous proposent l’Agnus
Dei de Samuel Barber, un arrangement du compositeur pour chœur
a capella de son célèbrissime Adagio pour cordes, la Little Jazz Mass
64
de Bob Chilcott, messe mêlant influences jazz, groove et blues écrite
par le compositeur britannique
pour le Crescent City Festival de
New Orleans en 2004, et un extrait
des quatre Nocturnes de Morten
Lauridsen, un des plus illustres
compositeurs de musique chorale
aux USA. Côté musique populaire,
standards du Gospel côtoieront les
songs du Far West — avec un Poor
Lonesome Cowboy qui ne doit rien
à Lucky Luke ! — et ceux du jazz
chantés par Ella Fitzgerald et Frank
Sinatra.
Roger Muraro
Piano
Auditorium
février
dim 19 15h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30 environ
piano Roger Muraro
r. schumann Waldszenen op. 82
messiaen Les Fauvettes de l’Hérault
(titre provisoire), œuvre inédite
wagner-liszt Chœur des fileuses extrait
du Vaisseau fantôme Isolde’s Liebestod extrait
de Tristan und Isolde
debussy Études (Livre I)
Après son intégrale des œuvres
pour piano de Ravel en une soirée
en mai 2013, Roger Muraro fait son
retour à Dijon avec un programme
à peine moins copieux et roboratif.
Le cycle des Scènes de la forêt appartient à la période tardive de la
création de Schumann, et constitue
une de ses dernières expressions
artistiques à retrouver le lyrisme
intime et heureux de ses premières
années. Chacune de ces neuf miniatures est aussi un hymne plein
de poésie à la forêt, lieu de communion avec la nature et de rencontre avec ses forces occultes cher
aux Romantiques allemands, dont
Schumann excelle à rendre l’atmosphère à la fois accueillante et in-
quiétante. À L’oiseau prophète de la
septième pièce répondra celui qui
fit des chants d’oiseaux un objet à la
fois d’étude et de composition. C’est
cependant une pièce totalement
inédite sortie des archives d’Olivier
Messiaen que Roger Muraro nous
invite à découvrir pour la première
fois. Dernier cycle pour piano de
Debussy, composé trois ans avant
sa mort, les Études tournaient le
dos aux magies impressionnistes
pour explorer de nouveaux territoires de structures et de timbres.
Incomprises de leur temps, elles
furent une des pierres de touche
de la génération musicale d’aprèsguerre, de Messiaen à Boulez.
65
ensemble & artistes associés
Gershwin !
Anima Eterna
Brugge
anima eterna brugge
direction musicale Jos van Immerseel
piano Bart van Caenegem
soprano Claron McFadden
Auditorium
mars
dim 5 15h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 2h
rencontre
avec Jos van Immerseel
dim 5 17h
gershwin An American in Paris Lullaby
Walking the Dog, pour orchestre de chambre
(extrait de la musique du film Shall We Dance)
Rhapsody in Blue, version pour jazzband et piano
Catfish Row Porgy and Bess (extraits)
On avait pu découvrir, lors d’un
après-concert au piano en février
2011, la passion secrète de Jos
van Immerseel : les standards du
jazz américain des années vingt et
trente. Aujourd’hui, c’est avec l’orchestre d’Anima Eterna Brugge au
grand complet qu’il revient pour
célébrer le plus emblématique des
compositeurs qui marièrent classique et jazz : George Gershwin.
Autour de ses œuvres les plus fameuses comme Un américain à
Paris, Rhapsody in Blue ou le Summertime et la suite d’orchestre Catfish Row tirées de Porgy and Bess,
Jos van Immerseel nous invite à
découvrir quelques pièces plus
rares comme cette Lullaby (Berceuse) de 1919, composée alors que
Gershwin terminait ses études, ce
Walking the Dog écrit pour le film
Shall We Dance avec Fred Astaire et
66
Ginger Rogers ou encore quelquesuns des quelque 500 songs qu’il
composa pour Broadway. Le don
mélodique unique du compositeur,
à la fois familier et exotique, y éclate
avec l’imprévisibilité d’un indian
summer. Comme à son habitude,
c’est sur instruments d’époque, copies exactes ou originaux, et avec
les styles de jeu en vigueur dans le
New York des années folles qu’Anima Eterna Brugge interprétera ces
partitions décoiffantes. Un souci de
retour aux sources marqué également par le choix de l’orchestration
originale de 1924 pour piano et jazz
band de Rhapsody in Blue, une rareté au concert, qui vous replongera
dans ce Manhattan bouillonnant et
cosmopolite où se forge, aux pieds
des buildings qui poussent vers le
ciel, le rêve américain.
Le petit
Jean-Sébastien
Sur une idée de Stephen Sazio,
pour découvrir J.-S. Bach
Grand salon
de l’Auditorium
mars
sam 11 16h
tarif f
de 5 € à 8 €
durée 1h
tous publics
à partir de 6 ans
venez en
famille !
Février 1695. Un jeune garçon d’à
peine dix ans s’apprête à prendre la
route pour parcourir les quarante
kilomètres qui séparent Eisenach,
sa ville natale, d’Ohrdruf, où il part
rejoindre son frère aîné. Il s’appelle
Johann Sebastian Bach. Dans les
mois qui ont précédé, il a perdu
successivement sa mère puis son
père. Il est seul maintenant, et s’il
sait qu’il peut compter sur la nombreuse parenté des Bach, frères,
oncles et cousins qui vivent dans
les villes et villages de Thuringe,
il sait aussi qu’en ces temps difficiles où chacun lutte pour gagner
une maigre subsistance, il ne doit
compter avant tout que sur luimême et sur ses propres forces.
Juillet 1750. À Leipzig, un vieil
homme presque aveugle dicte un
dernier choral pour orgue avant
que la nuit ne l’emporte définitive-
ment. Il s’appelle Johann Sebastian
Bach. Au seuil de la mort, il sait
que les deux maîtres qu’il a servis
fidèlement toute sa vie, Dieu et la
Musique, l’accueilleront bientôt.
Ce sont les cinquante-cinq années
qui séparent ces deux instants que
l’Opéra de Dijon vous propose de
découvrir en famille, à la rencontre
de la vie et de l’œuvre de celui que
beaucoup considèrent comme le
Père de la musique occidentale.
Car derrière l’image d’Épinal d’un
vieillard sévère composant des fugues lancées vers le ciel comme des
flèches de cathédrales, se cache un
homme et un créateur ancré dans
la vie, tatillon mais bon vivant, sans
cesse aux prises avec les tracasseries d’une réalité peu amène pour
faire vivre une musique qui chante
la foi comme la chair, la souffrance
comme l’allégresse.
67
artiste en résidence
artiste en résidence
Concerto pour
deux clavecins
Bach & fils
café zimmermann
clavecin Andreas Staier
clavecin Céline Frisch
Auditorium
mars
dim 12 15h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30
rencontre
avec Andreas Staier
et Céline Frisch
dim 12 16h30
j.-s. bach Concerto pour violon et hautbois en do mineur BWV 1061R
j.-s. bach Concerto pour 2 clavecins et cordes en do majeur BWV 1061
c.-p.-e. bach Symphonie en fa majeur Wq 183/3
w.-f. bach Symphonie en ré mineur adagio et fugue Fk 65
c.-p.-e. bach Concerto pour 2 clavecins et orchestre en fa majeur Wq 46
Les Bach sont par trois et les clavecins par deux pour ce concert placé
sous le signe de la filiation. Filiation
du père aux fils, qui, en professeur
attentif, exigeant et redoutable pédagogue — le Klavierbüchlein pour
Wilhelm Friedemann comme les
souvenirs de Carl Philipp en témoignent — su transmettre à quatre
de ses enfants les arcanes mystérieuses de son art pour en faire des
compositeurs parmi les plus importants de la fin du XVIIIe siècle. Filiation donc également du maître à
l’élève, et à double titre, puisqu’en ses
jeunes années Céline Frisch suivit
l’enseignement d’Andreas Staier à la
Schola Cantorum Basiliensis, pour
devenir ensuite la plus appréciée
des clavecinistes de la génération
suivante. Avec le Café Zimmermann, qu’elle a fondé en 1998, ils
se retrouvent tous deux aujourd’hui
68
pour célébrer la Bach und Söhne
Gmbh. C’est pour le Collegium
Musicum, qui officiait justement au
café tenu par le sieur Zimmermann
à Leipzig, que Bach père écrivit la
plupart de ses œuvres concertantes
tardives. Le Concerto BWV 1061,
où le style italien issu de Vivaldi se
voit doté d’une écriture polyphonique intense qui en bouleverse le
contenu, en est particulièrement
représentatif. Le Concerto BWV
1061R est quant à lui la version primitive pour violon et hautbois d’un
concerto adapté ultérieurement
pour deux clavecins. Troisième du
groupe des quatre dernières composées par Carl Philipp, la Symphonie en fa majeur, pour « orchestre
avec douze voix obligées », est un
jalon essentiel du développement
de cette forme et un modèle admiré
de Haydn et Mozart.
Intégrale
Louis Couperin
Dernière partie
Grand salon
de l’Auditorium
mars
jeu 16 20h
tarif d
de 5,50 € à 20 €
durée 1h30
clavecin Brice Pauset
violon baroque Céline Steiner
viole de gambe François Poly
l. couperin 1re suite en ut majeur 1re suite en sol mineur
Suite en ut mineur 2e suite en sol majeur 3e suite en la mineur
Suite en si bémol majeur 2e suite en la mineur Suite en si mineur
Symphonies et préludes
Commencée en mai 2014, l’intégrale Louis Couperin initiée par
Brice Pauset dans le cadre intime du
Grand salon de l’Auditorium touche
à sa fin avec ce concert. Des œuvres
pour clavier du compositeur mort
à trente-cinq ans, on connaît les
sources et les problèmes qu’elles
posent. Aucune de ces cent-trente
partitions pour clavecin n’ayant
été éditée de son vivant, elles nous
sont connues par deux manuscrits
(« Parville » et « Bauyn ») sans doute
copiés après sa mort et conservés respectivement à l’Université
de Californie et à la Bibliothèque
nationale de France. Ces pièces,
qui devaient constituer des suites
de danse comme c’était l’usage à
l’époque, y sont groupées par genre
et par tonalité. Il appartient dès lors
à chaque interprète de se faire son
propre programme et de proposer
ses suites personnelles, selon la
logique, le goût et l’intuition qui
guident son approche. Une ultime
fois, Brice Pauset se prête ainsi à cet
exercice, pour lequel sa profonde
connaissance de la musique de
cette époque couplée à son expérience de compositeur lui donnent
une vision sans doute unique. Et
pour clore cette série comme il
se doit et toucher à la quasi-intégrale de l’œuvre de Couperin — les
œuvres pour orgue ont été données
l’année dernière —, violon et viole
se joignent à lui pour interpréter
cinq des sept pièces pour ensemble
et basse continue laissées par le génial compositeur.
69
70
71
La Flûte
enchantée
Mozart
Die Zauberflöte, K.620
Opéra allemand en deux actes
livret Emanuel Schikaneder
musique Wolfgang Amadeus Mozart
les talens lyriques
chœur de l’opéra de dijon
maîtrise de dijon
direction musicale Christophe Rousset
mise en scène David Lescot
scénographie Alwyne de Dardel
costumes Mariane Delayre
lumières Paul Beaureilles
chef de chant Brigitte Clair
reine de la nuit Jodie Devos
pamina Siobhan Stagg
1re dame Sophie Junker
2e dame Émilie Renard
3e dame Eva Zaïcik
papagena Camille Poul
tamino Julian Prégardien
sarastro Dashon Burton
papageno Thomas Tatzl
monostatos Paul Schweinester
sprecher Christian Immler
72
Auditorium
mars
ven 17 20h
dim 1 15h*
mar 21 20h
jeu 23 20h
sam 25 20h
*Représentation proposée
en audiodescription
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 3h
en allemand,
surtitré en français
créé
à Vienne le
30 septembre 1791
production
Opéra de Dijon
coproduction
Opéra de Limoges
Théâtre de Caen
avec le mécénat
du Crédit Agricole de
Champagne-Bourgogne
soirée étudiante
mar 21 20h
voir page 168
atelier enfants
dim 19 15h
voir page 166
venez en
famille !
rencontre
avec David Lescot
dim 19 18h
en tournée
Philharmonie de Paris
(version de concert)
avril
lun 3
Ce n’est pas, comme ses trois chefsd’œuvre italiens, pour le public
aristocrate et brillant du prestigieux Burgtheater de Vienne que
fut conçue l’ultime œuvre lyrique
de Mozart, mais pour celui bien
plus modeste d’une petite salle
des faubourgs de la ville. On sait
aujourd’hui que dans les mois qui
ont précédé le travail sur La Flûte
enchantée, le compositeur avait
déjà donné de sa plume pour plusieurs des opéras-féerie collectifs
qui assuraient le succès du Theater
auf der Wieden et de son futé et
avisé directeur Schikaneder. Sans
doute Mozart put-il ainsi prendre
la mesure des exigences d’un public
qui, plus qu’un acte de distinction
sociale, voyait dans le spectacle un
moment d’intensité et de plaisir.
Un public sans doute accessible
à un humour plus simple et plus
commun que les spirituelles saillies
de Lorenzo da Ponte, mais aussi —
moins corrompu par l’hypocrisie et
la défiance des castes supérieures
— plus ouvert au merveilleux et
à l’enchantement, plus immédiatement sensible et touché par l’expression sincère d’une émotion
universellement humaine. Et pour
lui, Mozart allait résoudre la quadrature du cercle : l’alliance, dans
le naturel le plus parfait, du conte
populaire et de la musique savante.
Peu importe alors la diversité des
interprétations qui peuvent se faire
de La Flûte enchantée — et dont la
lecture maçonnique, aussi justifiée
soit-elle, ne constitue qu’une parmi
d’autres. L’essentiel demeure : au
récit initiatique qui voit les personnages se défaire progressivement
de leurs illusions et déchirer le voile
qui obscurcissait leur cœur, Mozart
superpose une véritable initiation
par la musique. En jouant avec
une rare acuité avec les formes de
la musique occidentale, du contrepoint pétillant de l’ouverture à la
noire fugue des Hommes en armes,
des lieder de Pagageno au style
bouffe de Monostatos, du recitar
cantando de la scène de Tamino et
du Prêtre au lamento désespéré de
Pamina, des infernales virevoltes
vocales très opera seria de la Reine
de la Nuit à la religiosité laïque du
monde de Sarastro, Mozart conduit
pas à pas et main dans la main le
spectateur jusqu’à la pleine clarté
finale, où chacun pourra voir se refléter sa propre lumière intérieure.
C’est à David Lescot, qui signa en
2014 une Finta Giardiniera où l’inventivité, l’intelligence et la sensibilité se jouaient des embûches, qu’il
incombera de nous raconter cette
histoire où la simplicité recouvre
et à la fois révèle la profondeur.
Christophe Rousset et ses Talens
Lyriques emmèneront une distribution de haute volée où se côtoient Jodie Devos, Siobhan Stagg,
Camille Poul et Julian Prégardien.
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ensemble & artistes associés
Le retour
d’Ulysse dans
sa patrie
Monteverdi
Il rittorno d’Ulisse in patria
Drama per musica
avril
dim 2 15h
tarif a
de 5,50 € à 57 €
durée 3h
en italien,
surtitré en français
créé
au Teatro SS Giovannie
Paolo à Venise en 1640
production
Théâtre des Champs-Élysées
livret Giacomo Badoaro
musique Claudio Monteverdi
coproduction
Opéra de Dijon
Staastheater Nürnberg
le concert d’astrée
direction musicale Emmanuelle Haïm
mise en scène Mariame Clément
assistanat à la mise en scène Valérie Nègre
décors & costumes Julia Hansen
lumières Bernd Purkrabec
rencontre
avec Emmanuelle Haïm
dim 2 18h
ulisse Rolando Villazón
penelope Magdalena Kožená
giove Lothar Odinius
nettuno Jean Teitgen
minerva amore Anne-Catherine Gillet
giunone Katy Watson
umanita fragilita pisandro Maarten Engelties
telemaco Mathias Vidal
antino tempo Ugo Guagliardo
eurimaco Emilio Gonzales Toro
melanto fortuna Isabelle Druet
eumete Kresimir Spicer
iro Jörg Schneider
ericlea Élodie Mechain
76
Auditorium
mars
ven 31 20h
pour les enfants
ciné-opéra
Auditorium
avril
sam 15 15h
tarif f
de 5 € à 8 €
voir p. 123
venez en
famille !
Entre L’Orfeo et l’opéra de
Monteverdi suivant qui nous est
parvenu, Il ritorno d’Ulisse in patria, trente-trois ans se sont écoulés, pendant lesquels le monde,
et la manière de le percevoir, ont
radicalement changé. À Rome,
en 1623, Urbain VIII devient pape
et entend parachever le travail de
restauration de la toute-puissance
de l’Eglise Romaine entamée par le
Concile de Trente soixante ans plus
tôt. En 1633, il laisse condamner
les thèses de Galilée et met ainsi
un terme symbolique à l’esprit de
recherche humaniste qui avait fleuri tout au long de la Renaissance.
En art, cet aboutissement de la
Contre-Réforme va se concrétiser
par l’apothéose d’une esthétique où
le contraste, les effets dramatiques,
l’exubérance, la tension et le mouvement vont trouver leur plus haute
expression : en cette même année,
Le Bernin achève le baldaquin de
la Basilique Saint-Pierre, manifeste
d’une architecture baroque qui va
régner sur plus d’un siècle. La musique n’est pas en reste, et Rome
devient sous l’influence d’Urbain
une ville d’opéra où le genre nouveau-né vit sa première fleuraison :
plus d’une centaine seront créés en
quelques années.
Pour Monteverdi aussi, la vie a
changé. En 1613, il a quitté Mantoue pour occuper l’un des plus
prestigieux postes d’Italie, celui
de Maître de Chapelle à la Basilique Saint-Marc à Venise. La
Sérénissime n’ignore pas le suc-
cès foudroyant de l’opéra dans la
péninsule, et va dans ce domaine
offrir une innovation qui va bouleverser le genre : l’ouverture en
1637 du premier théâtre public
et payant de l’histoire de l’Europe
occidentale. L’opéra s’échappe des
palais princiers — et des mécènes
qui les habitent — pour atteindre
un public plus populaire qu’il faut
impressionner. Changements à
vue, machineries, apparitions divines et personnages comiques
deviennent les ingrédients indispensables d’un spectacle qui doit
plaire pour vivre. Les chœurs et
les grands effectifs instrumentaux
se raréfient — équilibre budgétaire
oblige ! — au profit de parties solistes qui tendent de plus en plus à
s’articuler entre des récitatifs et des
ariosos, où se concentre l’émotion.
La structure qui servira de base à
l’opéra jusqu’à la fin du XIXe siècle
est née. Créé pour ce Teatro San
Cassiano, Le retour d’Ulysse, basé
sur la dernière partie de l’Odyssée,
affirme l’inégalable maîtrise d’un
Monteverdi qui tire parti de ces
nouvelles contraintes avec un sens
consommé du théâtre.
Pour servir cette musique qui offre
la synthèse et le résumé de l’art du
compositeur, Emmanuelle Haïm et
le Concert d’Astrée se sont entourés
d’une distribution exceptionnelle
où l’Ulysse de Rolando Villazón et
la Pénélope de Magdalena Kožená
pourront enfin se reconnaître et
s’aimer à nouveau.
77
ensemble & artiste en résidence
Un après-midi
à l’Opéra
New York
Entrée des artistes de l’Auditorium
avril
sam 8 14h30
tarif f
de 5 € à 8 €
durée 2h30
tous publics
à partir de 6 ans
voir page 166
venez en
famille !
Venez, en famille, passer un
après-midi de découvertes et de
surprises à l’Opéra de Dijon ! Entièrement réalisées pour les parents,
grands-parents, oncles, tantes (etc.)
et les enfants, ces demi-journées
proposent des ateliers participatifs
et créatifs autour des thèmes principaux de la programmation de
l’Opéra.
78
La saison new-yorkaise bat son
plein à l’Opéra, les rythmes endiablés des compositeurs américains
se succèdent, le gospel envahit le
chœur… Prenez un taxi jaune, profitez du trajet pour échauffer votre
voix (et votre esprit !), filez nous
rejoindre à l’Opéra et swinguez
avec nos artistes autour de ce grand
thème de la saison.
L’Amérique !
De Bernstein
à Bartók
Auditorium
avril
sam 8 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
Les Dissonances |
David Grimal
durée 1h30 environ
les dissonances
alto David Gaillard
bernstein Danses symphoniques de West Side Story
bartók Concerto pour alto
bartók Concerto pour orchestre
L’Amérique ! Le grand rêve qui saisit
le migrant lorsque, du pont du bateau, il aperçoit au loin la Statue de
la Liberté et les docks de New York
se profiler à l’horizon. Un nouveau
monde l’attend, où la fortune peut
surgir à un détour de rue… Mais
aussi l’Amérique, terre des espoirs
déçus, où la loi du marché impose
son implacable struggle for life, terre
de l’exil forcé où les souvenirs du pays
natal et aimé viennent se fracasser
sur le mouvement perpétuel d’une
culture à laquelle il faut tant bien que
mal s’adapter. C’est à cet ambivalent
Oncle Sam, où l’individu est roi mais
se perd bien souvent dans la masse
qui l’écrase, que Les Dissonances —
sans chef comme à leur habitude
— consacrent leur dernier concert
de la saison. Car derrière les danses
aux trépidants rythmes latins de West
Side Story se cachent guerre des gangs
et rivalités ethniques entre immigrés
blancs et Portoricains des quartiers
populaires de l’Upper West Side —
aujourd’hui rasés pour accueillir le
Lincoln Center et son Metropolitan Opera… ! Quant au Concerto
pour orchestre de Béla Bartók, s’il est
devenu sa partition la plus populaire,
il est aussi le témoin des sombres dernières années du compositeur en son
exil américain, minées par une situation matérielle des plus précaires et la
lente progression de la leucémie qui
l’emportera avant qu’il ait pu achever son Concerto pour alto. Pas assez
bankable pour le business musical
outre-Atlantique, Bartók ne devra sa
maigre subsistance qu’à la solidarité
des chefs et musiciens plus célèbres
que lui qui lui commanderont ces
ultimes chefs-d’œuvre.
79
ensemble associé
Brahms |
Schumann |
Rachmaninov
Kathryn Stott
Auditorium
avril
mar 11 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30
orchestre dijon bourgogne
chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Gergely Madaras
piano Kathryn Stott
brahms Schicksalslied (Le Chant du Destin) op. 54
r. schumann Symphonie n°2 en do majeur op. 61
rachmaninov Concerto pour piano n°4 en sol mineur op. 40
Retour à la baguette de son directeur musical pour cette ultime
étape des symphonies de Schumann. Moins connue que ses trois
sœurs, la Deuxième Symphonie —
troisième en réalité dans l’ordre de
composition — sonne comme une
victoire pour le compositeur : « Je
peux bien dire que c’est la résistance
de l’esprit qui est ici manifeste, et
que j’ai cherché à lutter contre
mon état… » Cet état, ce sont les
premiers signes marquant de l’instabilité mentale qui empoisonnera
les dernières années de la vie de
Schumann. Oscillant entre résignation, lutte et allégresse volontaire,
cette partition semble écrite dans
l’ombre des élans héroïques de Beethoven : l’espérance de la joie finale
permet de surmonter les épreuves.
80
Le Chant du Destin de Brahms,
pour chœur et orchestre, est écrit
sur un poème d’inspiration antique
de Hölderlin qui oppose à la félicité
éternelle des dieux le tragique de
la condition humaine. Mais c’est à
la musique seule que Brahms permet de conclure, dans un sublime
postlude rayonnant d’ut majeur,
pour dire l’espoir, la consolation
et la grandeur de l’homme. Ultime concerto de Rachmaninov, le
Quatrième fut totalement incompris lors de sa création en 1927,
amenant le compositeur à tout
bonnement abandonner le genre.
Il est aujourd’hui souvent considéré comme une de ses partitions
les plus personnelles, complexes et
originales.
« Rien ne vaut la peine d’être
vécu, qui n’est d’abord une
œuvre d’imagination,
ou alors la mer ne serait plus
que de l’eau salée. »
Romain Gary, Les cerfs-volants, 1980
82
83
Gianni
Schicchi
Puccini
livret Giovacchino Forzano
musique Giacomo Puccini
Transcription pour deux pianos : Mathieu Bonilla
pianos & chefs de chant Emmanuel Olivier nn
mise en scène Benoît Lambert scénographie & lumières Antoine Franchet
costumes Violaine L. Chartier
Au moment de l’impression de cette plaquette,
la distribution est en cours de réalisation
par le producteur.
84
Grand Théâtre
avril
mar 11 20h
mer 12 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h environ
production
La Co[opéra]tive
Les 2 Scènes, scène
nationale de Besançon
Le Théâtre Impérial de
Compiègne, scène nationale
de l’Oise en préfiguration
Le Bateau Feu, scène
nationale de Dunkerque
Le Théâtre de Cornouaille,
scène nationale de Quimper Le riche Buoso Donati vient de
rendre l’âme. Inconsolables, ses parents jurent de le pleurer éternellement, jusqu’à ce qu’ils apprennent
que le vieux a légué toute sa fortune
— y compris les biens convoités par
tous : la maison, la mule et les moulins — au couvent de la ville. Les
membres de la famille Donati, sur
le conseil du neveu Rinuccio, décident alors de faire appel à Gianni
Schicchi, qui leur propose un habile
stratagème. Puisque personne ne
connaît la triste nouvelle, il se fera
passer pour Buoso et modifiera le
testament. Tout le monde acquiesce
au génial stratagème, sans se douter
que Schicchi a plus d’un tour dans
son vieux sac et compte bien rouler
son monde à son profit…
C’est à partir de quelques lignes
dans l’Enfer de Dante que le librettiste Giovacchino Forzano conçut
l’intrigue du dernier opéra achevé
de Puccini. Le compositeur était
alors à la recherche d’un sujet comique pour clore son triptyque,
dont les drames Il Tabarro et Suor
Angelica forment les deux premières parties. Il fut immédiatement séduit par cette histoire qui
tourne en dérision l’avidité d’une
famille bernée par celui censé la
seconder dans son forfait et se mit
sans délai au travail, impatient de
suivre une veine satyrique qu’il
n’avait pu exploiter dans ses partitions précédentes. Et, de fait, des
trois courts opéras du triptyque,
c’est Gianni Schicchi qui s’est le plus
durablement imposé au répertoire.
Sous les influences conjuguées de
la commedia dell’arte, de l’opera
buffa et de l’incessant mouvement
en noir et blanc que le cinéma muet
propage à la même époque, Puccini
signe une de ses partitions à l’écriture la plus moderne et audacieuse,
jonglant avec de courts motifs acérés et grinçants au rythme nerveux,
aux couleurs froides et métalliques.
Seuls les deux amants, Rinuccio et
Lauretta — son air « O mio babbino caro » est devenu un tube de
l’opéra italien — apportent un peu
de lumière dans cette musique où
domine la noirceur grimaçante des
sentiments les plus cruels de l’âme
humaine.
À la mise en scène de cette version
transcrite pour deux pianos par
Mathieu Bonilla, on retrouvera Benoît Lambert, directeur du Théâtre
Dijon Bourgogne, pour une vision
inspirée qui fait se rencontrer l’humour noir des Surréalistes, l’innocence du crime d’Arsenic et vieilles
dentelles et la monstruosité ordinaire de la Famille Adams.
85
Let’s improvise!
Jean Rondeau &
Thomas Dunford
Auditorium
avril
ven 14 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h45
clavecin Jean Rondeau
luth Thomas Dunford
dowland Praeludium en sol mineur
j.-s. bach Suite en do mineur BWV 997
dowland A dream
dowland King of Denmark’s Galliard
anonymus Galiarda en ré mineur
anonymus Improvisation sur un Fandango
dowland Lachrimae
scheidemann Lachrimae
scheidemann Improvisation sur une Basse obstinée
dowland Frog Galliard
j.-s. bach Fantaisie en la mineur BWV 904
dowland Semper Dowland Semper Dolens
j.-s. bach Sonate pour flûte en mi mineur BWV 1034
(transcription Thomas Dunford & Jean Rondeau)
Révélation aux Victoires de la Musique en 2015, le claveciniste français Jean Rondeau est un des espoirs
montants de la nouvelle génération
baroque. Élève de Blandine Verlet,
il est aussi un musicien passionné
par le jazz — il a notamment fondé
le groupe Note Forget — et les passerelles qui peuvent se tisser entre
ces deux formes de musique dans
lesquelles la liberté de l’interprète
peut particulièrement s’exprimer.
C’est donc au pied de la lettre qu’il
faut prendre le titre de ce concert
inhabituel que le jeune musicien a
86
élaboré avec son complice le luthiste
Thomas Dunford. Avec en toile de
fond l’influence fondamentale des
styles de jeu des luthistes sur les
instruments à clavier et cordes pincées, ils proposent ainsi un jeu de
miroir entre les deux instruments
autour de pièces de John Dowland,
le maître anglais de la mélancolie,
Heinrich Scheidemann, précurseur
de Buxtehude à Hambourg, et Johann Sebastian Bach. Le tout entrecoupé d’improvisations à deux,
comme deux musiciens de l’époque
pouvaient le faire en préludant.
Cantates de
Pâques
Église du Sacré Cœur
Saint-Jean-Bosco de Dijon
avril
sam 15 20h
J.-S. Bach
tarif c
de 5,50 € à 33 €
solistes & chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Anass Ismat
orgue Nicolas Bucher
en tournée
Collégiale Notre-Dame
à Dole
avril
mar 18
durée 1h30 environ
j.-s. bach
Cantate BWV 21 Ich hatte viel Bekümmernis (extraits)
Cantate BWV 12 Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (extraits)
Cantate BWV 159 Sehet, wir gehn hinauf gen Jerusalem (extraits)
Cantate BWV 124 Meinem Jesum lass ich nicht (extraits)
Cantate BWV 156 Ich steh mit einem Fuß im Grabe (extraits)
Cantate BWV 131 Aus der Tiefe rufe Ich (extraits)
Cantate BWV 196 Der Herr denket an uns (extraits)
Cantate BWV 22 Jesus nahm zu sich die Zwölfe (extraits)
Le Chœur de l’Opéra de Dijon
poursuit son cycle autour de la musique liturgique ordinaire du Thomaskantor, avec cette fois — avril
oblige — un gros plan sur ses cantates destinées à la période pascale.
Un moment de l’année liturgique
central de la chrétienté — Cène,
Passion et Résurrection du Christ
— qui a toujours puissamment inspiré Johann Sebastian Bach, et pour
lequel il écrivit certaines de ses plus
déchirantes partitions. Parmi elles,
Ich hatte viel Bekümmernis (J’étais
en une grande affliction), Weinen,
Klagen, Sorgen, Zagen (Pleurs, lamentations, tourments, découragement) et Aus der Tiefe rufe Ich (Des
profondeurs, je crie vers Toi), qui
toutes trois datent des premières
années du compositeur — la troisième étant certainement une des
plus anciennes — sont une illustration de la variété, de la profondeur,
du génie expressif et de l’inspiration
infiniment renouvelée que Bach déploya tout au long de ses quelque
200 cantates sacrées conservées.
87
88
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Nabucco
Falvetti
Opéra en concert
livret Vicenzo Giattini
musique Michelangelo Falvetti
cappella mediterranea
chœur de chambre de namur
direction musicale Leonardo García Alarcón
nabucco Fernando Guimarães
daniele Alejandro Meerapfel
arioco Christopher Lowrey
eufrate Matteo Bellotto
azaria Mariana Flores
anania Caroline Weynants
misaele Lucia Martin Carton
superbia Capucine Keller
90
Auditorium
mai
mer 3 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 3h
rencontre
avec Leonardo
García Alarcón
mer 3 19h
Pendant longtemps, Falvetti ne fut
qu’un nom parmi d’autres sur la
longue liste des compositeurs du
XVIIe siècle dont on ignorait tout.
De ses œuvres, dont les écrits du
temps donnaient quelques titres,
aucune partition n’était connue. Et
du reste, qui, à part quelques érudits passionnés, se serait mis en
peine pour mettre une réalité musicale sous le nom d’un compositeur dont la notoriété toute relative
avait à peine dépassé les côtes de la
Sicile, périphérie bien provinciale
de l’Europe du Grand Siècle ? Mais,
Dieu merci, il reste encore quelques
érudits passionnés, et quelques
musiciens avides de découverte
comme Leonardo García Alarcón
pour leur emboiter le pas. Grâce à
eux, à leur pugnacité et à leur flair,
le monde musical put entendre
pour la première fois, à Ambronay
en 2010, la musique de ce compositeur soudainement sorti du néant.
C’est peu dire que ce Deluvio universale, oratorio sur le déluge, fut
une révélation : grâce à la qualité
exceptionnelle de cette partition,
Michelangelo Falvetti, petit maître
de chapelle de Messine, se voyait
égalé aux plus grands, et mettait la
curiosité du public à son comble.
Deux ans plus tard, nouveau coup de
tonnerre : une nouvelle partition de
Falvetti est découverte à Naples par
le musicologue Nicolo Maccavino.
Cette nouvelle œuvre, Il dialogo del
Nabucco, se révéla encore plus sensationnelle que la première.
Dialogo in musica, genre à mi-chemin entre l’oratorio et l’opéra, elle
s’inspire d’un récit biblique du Livre
de Daniel : visité par un songe prophétique, le roi Nabuchodonosor
ordonne que soit élevée une statue
à son effigie, devant laquelle chacun devra se prosterner. Refusant
de se plier à cet acte d’adoration
d’une idole — « L’image est d’or, le
modèle est de poussière » chantentils résolument — trois enfants juifs
sont condamnés à la fournaise,
dont ils ressortiront indemnes par
l’intervention de l’esprit saint. « Là
où combat l’innocence de l’enfant,
elle abat les idoles et renverse les
orgueilleux ».
Écrite pour huit voix solistes et un
ensemble d’instruments — auquel
le chef argentin ajoute avec intelligence quelques instruments de la
tradition moyen-orientale propres
à rendre l’atmosphère mésopotamienne — cette partition d’une
inspiration, d’une variété et d’un
sens dramatique extraordinaires
— les figuralismes des cordes qui
dépeignent l’Euphrate dans la
sinfonia d’ouverture ! —, est bien
l’œuvre d’un compositeur qu’il faut
qualifier de génial. À découvrir
sans tarder, donc !
91
ensemble & artistes associés
Romantiques
Russes
Borodine |
Rimski-Korsakov |
Tchaïkovski
Auditorium
mai
ven 5 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h45
anima eterna brugge
direction musicale Jos van Immerseel
borodine Danses Polovtsiennes
tchaïkovski Sérénade pour cordes en do majeur op. 48
rimski-korsakov Shéhérazade op. 35
Pour leur dernier concert de la saison, Jos van Immerseel, que nous
retrouvons au pupitre, et Anima
Eterna Brugge explorent les différentes facettes qui constituent le
romantisme russe. Dans un empire
qui s’étendait de la Baltique à la Mer
Noire et reliait Orient et Occident, les
compositeurs de la fin du XIXe siècle
furent autant soucieux de développer
un style proprement national que de
le confronter à des sources d’inspiration extérieures. En commençant
par Tchaïkovski, dont la musique
s’imprègne de la tradition musicale
occidentale. Sa Sérénade op. 48, pour
orchestre à cordes, regarde à la fois
vers l’héritage des divertissements
de la fin du XVIIIe siècle et vers les
sinfonia italiennes antérieures des
écoles milanaise et vénitienne. Le
compositeur, qu’habitaient un attachement et un goût sincères pour la
92
musique baroque et le style galant,
leur rend un hommage explicite —
la forme d’ouverture à française du
premier mouvement — sans renier
pour autant ni son caractère slave —
les thèmes populaires russes du finale
— ni son propre langage. Tirées de la
fin du deuxième acte de son opéra Le
Prince Igor, les fameuses Danses Polovtsiennes de Borodine sont une évocation imaginaire, sensuelle, âpre et
exotique du peuple turcophone des
Coumans, adversaires récurrents des
Russes au milieu du Moyen-Âge. Si
la Shéhérazade de Rimski-Korsakov
relève de cet orientalisme musical
du XIXe siècle qui ne s’embarrasse pas
d’ethnomusicologie, elle n’en est pas
moins une de ses expressions les plus
colorées et les plus convaincantes,
dans laquelle le génie orchestral du
compositeur éclate à chaque mesure.
« Mais, Sire, dit ici la sultane
Shéhérazade en s’interrompant,
je m’aperçois que le jour
commence de paraître. »
Elle garda le silence, et la nuit
suivante, en reprenant son discours,
elle dit au sultan des Indes :
[...]
Les Mille et une Nuits
94
95
Kalîla wa
Dimna
Moneim
Adwan
Opéra en langues arabe et française
livret Fady Jomar & Catherine Verlaguet
d’après le livre Kalîla et Dimna attribué
à Ibn al-Muqalfa
musique Moneim Adwan
direction musicale Zied Zouari
mise en scène Olivier Letellier
scénographie Éric Charbeau & Philippe Casaban
costumes Nathalie Prats
lumières Sébastien Revel
kalîla nn
dimna Moneim Adwan
la mère du roi Reem Talhami
le roi Mohamed Jebali
chatraba Jean Chahid
violon Zied Zouari
violoncelle Yassir Bousselam
clarinette Selahattin Kabaci
qanûn Abdulsamet Celikel
percussions nn
96
Auditorium
mai
jeu 11 20h
sam 13 18h*
dim 14 15h
*attention, horaire exceptionnel
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h15 sans entracte
en arabe & français,
surtitré en français
créé
au festival international d’Art
Lyrique d’Aix-en-Provence,
juillet 2016
production
Festival International d’Art lyrique
d’Aix-en-Provence
coproduction
Opéra de Dijon
Opéra de Lille
atelier enfants
dim 14 15h
voir page 166
venez en
famille !
rencontre
avec Moneim Adwan
dim 14 16h15
Les sources du Livre de Kalîla et
Dimna, le plus ancien recueil de
fables du monde arabe, se perd
dans la nuit des temps. À l’origine,
il y a le Pañchatantra, écrit en sanscrit autour du IIIe siècle de notre
ère, à partir de matériaux peut-être
encore plus anciens, par un brahmane du Cachemire. Au VIe siècle,
sa renommée est déjà telle que l’empereur perse Khorso Ier en fait chercher une copie en Inde. Il sera traduit en perse, puis deux siècles plus
tard en arabe par Ibn al-Muqaffa.
Cette dernière version se diffusera
largement dans un monde arabe
féru de culture antique, et aura une
influence considérable sur la littérature orientale. En 1251, Alphonse X
le Sage le fait traduire en castillan.
Suivront une traduction latine
(1278), puis française (1644), dont
Jean de la Fontaine s’inspirera ouvertement pour ses Fables — c’est ce
recueil qui se cache sous le nom de
Pilpay dans La Souris métamorphosée, Le Milan, le Roi et le Chasseur
ou Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue
et le Roi.
Mais qui sont Kalîla et Dimna ?
Deux chacals, vivant à la cour du
roi lion, et de caractères très différents : si Kalîla se satisfait de sa
simple condition, Dimna ne rêve
que d’honneurs, et est prêt à tout
pour y parvenir. Chacun défendra
sa position et sa philosophie en
contant des anecdotes qui constituent chacune une leçon de vie
et délivrent préceptes et morales.
Regroupés en chapitres et insérés
dans une structure narrative dialoguée qui leur donne continuité et
cohérence — un modèle dont Les
Mille et une nuits et plus tard Les
Frères de Saint-Sérapion de E.T.A.
Hoffmann sauront s’inspirer — les
contes et fables abordent sous une
forme divertissante des sujets universels tels que l’amitié, la trahison, la justice, le rôle du savoir ou
le comportement de l’individu en
famille et en société, pour constituer un véritable ouvrage de sagesse.
C’est à cette source inépuisable, fil
d’Ariane du dialogue entre Orient
et Occident par son histoire et sa
transmission, que le compositeur
palestinien Moneim Adwan a choisi de puiser pour cet opéra où langues et cultures fraternisent. Écrit
pour les cinq voix traditionnelles
de l’opéra et cinq instruments —
où le qanûn et les percussions répondent au violon, au violoncelle et
à la clarinette —, chanté en arabe et
parlé en français, Kalîla wa Dimna
fait se croiser musiques savantes et
populaires issues des deux côtés de
la Méditerranée.
97
artistes en résidence
Tenir le Temps
Rachid
Ouramdane
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h15
conception chorégraphie Rachid Ouramdane
composition originale Jean-Baptiste Julien
lumières Stéphane Graillot
costumes La Bourette
construction décors Sylvain Giraudeau
assistanat à la chorégraphie
Agalie Vandamme
avec Fernando Carrion, Jacquelyn Elder,
Annie Hanauer, Alexis Jestin, Lora Juodkaite,
Arina Lannoo, Sébastien Ledig, Lucille Mansas,
Yu Otagaki, Mayalen Otondo, Saïef Remmide,
Alexandra Rogovska, Ruben Sanchez,
Sandra Savin, Leandro Villavicencio, Aure Wachter
Chorégraphe atypique et inspiré
de la danse d’aujourd’hui, Rachid
Ouramdane a développé dans ses
créations un profond questionnement sur les identités, les trajectoires individuelles en regard des
trajectoires collectives, et sur les
dispositifs de représentation. Sa
dernière création, présentée au festival Montpellier Danse en juillet
2015, se propose de soumettre seize
danseurs à une mécanique qui les
dépasse, de les plonger dans une
accumulation de mouvements à la
limite de la saturation et du lisible,
afin de « montrer la formidable capacité d’adaptation du corps dans
98
Auditorium
mai
mar 16 20h
production déléguée
Centre chorégraphique national
de Grenoble
coproduction
L’A./Rachid Ouramdane,
Bonlieu Scène nationale d’Annecy,
Festival Montpellier Danse 2015,
dans le cadre d’une résidence à
l’Agora, Cité internationale de la
danse, Théâtre de la Ville - Paris,
MC2 : Grenoble. Avec le soutien
du Centre national de la danse
contemporaine d’Angers et du
CCN de Grenoble dans le cadre
de l’Accueil Studio 2015 et de la
Ménagerie de verre dans le cadre
du Studiolab
avec le soutien
de l’Adami et de la Spédidam
des états de précipitation et de dépassement de soi. » Un enchevêtrement sans fin d’actions rythmées,
de mouvements en effet-dominos,
d’avalanche et d’effets boule de
neige, dans lequel chaque mouvement des danseurs ne semble faire
qu’aggraver leur propre sort, sans
pouvoir en rompre la mécanique
ou en enrayer l’engrenage. Une façon nouvelle pour le chorégraphe,
dont les œuvres précédentes étaient
appuyées sur un travail de recueil
de témoignages d’individus violentés par l’Histoire, de témoigner
d’un certain état de crise, cette fois
par les seuls corps en mouvement.
David Grimal &
Andreas Staier
Schubert |
Schumann |
Beethoven
Auditorium
mai
sam 20 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30
* Pianoforte Erard (Paris 1837),
collection Edwin Beunk
violon David Grimal
pianoforte Andreas Staier*
schubert Sonate en la majeur D.574
schumann Sonate n°1 en la mineur op. 105
beethoven Sonate n°10 en sol majeur op. 96
Ils se croisent depuis plusieurs
années dans les couloirs au gré de
leurs résidences respectives, mais la
rencontre musicale n’avait encore
jamais eu lieu. Elle aura lieu avec
ce concert qui réunit enfin deux
des plus exceptionnels musiciens
d’aujourd’hui. Tous deux aussi fins
schubertiens, il était naturel que le
dialogue se noue d’abord autour du
compositeur viennois. Mais Schubert, pourtant violoniste lui-même
de formation et pianofortiste de
grand talent, n’a que peu écrit pour
les deux instruments ensemble : six
partitions en tout et pour tout, qui
s’échelonnent de ses 19 à ses 30 ans.
Le choix des deux artistes s’est porté
sur une des premières, la Sonate en
la majeur de 1817.
L’année précédente était publiée la
Sonate n° 10 de Beethoven, de quatre
ans antérieure, ultime partition pour
violon et piano du compositeur.
Douze ans après les bourrasques de
la Sonate à Kreutzer, elle offre une
décantation prodigieuse du style du
compositeur, dans un esprit heureux,
tendre et libéré qui culmine en une
série de sublimes variations qui en
redéfinissent radicalement le genre.
Comme toutes les œuvres de la dernière période créatrice de Schumann,
la Sonate en la mineur op. 105 a longtemps été incomprise et rejetée dans
l’ombre de la folie qui allait emporter
le musicien. À l’instar du Concerto
pour violon, elle explore les couleurs
les plus sombres et graves de l’instrument, avec violence et mélancolie.
99
ensemble associé
Bertrand
Chamayou
Auditorium
mai
mar 23 20h
Orchestre de
Chambre de Bâle
tarif b
de 5,50 € à 44 €
durée 1h30 environ
orchestre de chambre de bâle
premier violon Julia Schröder
piano Bertrand Chamayou
mozart Divertimento pour cordes en ré majeur, Kv 136
liszt « Malédiction » pour piano et cordes, S 121
bartók Divertimento pour orchestre à cordes, Sz 113
liszt Rhapsodie hongroise n°2 en ut dièse mineur, S 244/ 2
C’est avec un enregistrement des
Années de Pèlerinage de Liszt que
Bertrand Chamayou remporta une
Victoire de la Musique en 2012. Il
retrouve aujourd’hui son compositeur de prédilection dans une pièce
de jeunesse étonnante et très rare
au concert. Lorsqu’il écrit Malédiction, Liszt a dix-neuf ans. Virtuose
déjà en pleine gloire, il vient de
mettre un terme à sa carrière d’enfant prodige, pour laquelle avaient
été conçue la plupart de ses œuvres
antérieures. Si Malédiction ne renonce pas aux redoutables difficultés techniques de ces dernières,
elle n’en constitue pas moins une
partition d’une toute autre ampleur,
par maints aspects visionnaires, et
annonce à la fois les libertés for-
100
melles des poèmes symphoniques
et les extraordinaires recherches de
timbres et de couleurs des grands
œuvres pianistiques tardives du
compositeur. Bartók composa son
Divertimento pour cordes dans les
semaines qui précédèrent le début
de la seconde guerre mondiale,
alors qu’il séjournait non loin de
Bâle chez son ami le chef d’orchestre
Paul Sacher. L’œuvre fut créée l’année suivante à Bâle par l’orchestre
de chambre que ce dernier avait
fondé, et dont le Kammerorchester
actuel est l’héritier direct. Conçue
dans la quiétude et l’isolement, c’est
une partition détendue et allègre
— cas rare chez le compositeur !
— que Bartók décrivit comme « un
dernier instant de bonheur. »
Requiem de
Fauré
Auditorium
juin
ven 2 20h
tarif b
de 5,50 € à 44 €
orchestre dijon bourgogne
chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Gergely Madaras
soprano Elena Galitskaya
baryton Benoît Arnould
durée 1h30
debussy Prélude à l’après-midi d’un faune
debussy Nocturnes
fauré Requiem op. 48
« C’est un berger qui joue de la
flûte, assis le cul dans l’herbe » :
le laconisme provocateur de Debussy à propos de son Prélude à
l’après-midi d’un faune cache l’extrême subtilité d’une composition
qui inaugure un nouveau territoire
musical. Sa forme entièrement
nouvelle, son orchestration, miracle de finesse et de légèreté, la
parfaite coda de cinq mesures qui
voit le thème s’évaporer dans une
sonorité cristalline provoquent un
émerveillement que rien n’émousse
et semblent conférer à ces pages
une sorte d’éternelle jeunesse, instaurant « une respiration nouvelle
dans l’art musical » (Pierre Boulez)
et marquant le point de départ de
toute la musique moderne. À peine
trois ans plus tard, les Nocturnes,
inspirés des toiles de Whistler,
poussent plus encore l’élaboration
de ce qu’on appellera impressionnisme musical. Rarement donné au
concert en triptyque — le troisième
nécessite un chœur de femmes
— ils offrent un univers poétique
littéralement inouï et savent en
deux touches subtiles de couleurs
évoquer les nuages, la mer ou les
pavois d’une fête. En cette même
fin de XIXe siècle, Fauré composait
son Requiem, que nul autre que
lui-même n’a mieux décrit : « On
a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de
la mort, quelqu’un l’a appelé une
berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort : comme une
délivrance heureuse, une aspiration
au bonheur d’au-delà, plutôt que
comme un passage douloureux ».
101
102
103
La
clémence
de Titus
Mozart
Opera seria en deux actes
livret Métastase, remanié par Caterino
Mazzolà d’après Cinna de Corneille
musique Wolfgang Amadeus Mozart
direction musicale Margot Lallier
& Pierre Barret-Mémy
mise en scène Guillaume Malvoisin
scénographie & costumes Julie Lardrot
lumières Vincent Gredin
chef de chant Étienne Jacquet
La distribution et l’orchestre, à l’heure de
l’impression de cette brochure, sont en cours
de composition. Ils seront composés
principalement d’étudiants.
104
Grand Théâtre
juin
ven 9 20h
dim 11 15h
tarif
Gratuit
durée 3h environ
en italien,
surtitré en français
créé
au Stavovské Divadlo
à Prague le 6 septembre 1791
production
Collectif Pygma’Z
coproduction
Opéra de Dijon
Le Cèdre
Ville de Chenôve
rencontre
avec les étudiants
du collectif Pygma’Z
dim 11 18h
C’est un projet tout à fait hors
normes que l’Opéra de Dijon a
choisi d’accueillir pour cette production de l’avant-dernier opéra de
Mozart. Dans le cadre de la « Carte
Blanche » de leur cursus, qui les invite à « présenter leurs acquis artistiques sous forme d’une représentation publique dans des conditions
professionnelles », Margot Lallier,
Pierre Barret-Mémy et Étienne
Jacquet, trois étudiants du Pôle
d’Enseignement Supérieur de la
Musique de Bourgogne, ont choisi
de mettre la barre au plus haut et
de se lancer dans une aventure ambitieuse et sans doute un peu folle,
de cette folie sans laquelle rien de
grand ne se réalise : monter de
A à Z une production d’opéra, du
montage financier à la réalisation
artistique, de la logistique à la communication. Ainsi est né le collectif
Pygma’Z qui fédère les forces nécessaires à ce défi exceptionnel : les
décors et costumes seront conçus et
réalisés par des étudiants de l’École
Supérieure des Arts de Dijon avec
l’aide de la scénographe et costumière Julie Lardrot et du metteur en
scène Guillaume Malvoisin, sur la
base d’un appel à projet ; l’orchestre
sera constitué des étudiants de l’ensemble instrumental du PESM ; le
chœur sera celui du département
musicologie de l’Université de
Bourgogne, les six solistes seront
des jeunes chanteurs en fin d’études
ou en début de vie professionnelle ;
et de nombreux acteurs de la vie
culturelle et institutionnelle de la
région apporteront soutien, formation et aide logistique à l’ensemble
des équipes artistiques et de production. Après la création au Cèdre
de Chenôve, deux représentations
auront lieu au Grand Théâtre de
Dijon, entièrement gratuites.
Composé dans les derniers mois de
la vie du compositeur, alors que le
Requiem et La Flûte enchantée sont
déjà en chantier, La clémence de
Titus est une commande de Prague
à l’occasion du couronnement
comme roi de Bohême de l’Empereur Léopold II. Le sujet, complot
politique sur fond de motivations
amoureuses en chassés-croisés,
provient d’un livret de Métastase,
basé sur Cinna de Corneille, et remanié pour l’occasion. Mozart y
retrouve, après une interruption de
dix ans depuis Idomeneo, le genre
déjà un peu compassé — et qui ne
correspondait plus vraiment à ses
conceptions lyriques — de l’opera
seria, qu’il s’efforce, à coup de magnifiques intuitions dramatiques et
de musique toujours puissamment
expressive et émouvante, de raviver
de l’intérieur.
105
Motets
Église du Sacré Cœur
Saint-Jean-Bosco de Dijon
juin
ven 9 20h
J.-S. Bach
tarif c
de 5,50 € à 33 €
solistes & chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Anass Ismat
orgue Nicolas Bucher
j.-s. bach
Motet BWV 230 Lobet den Herrn
Motet BWV 227 Jesu meine Freude
Motet BWV Anh. 159 Ich lasse dich nicht
Motet BWV 225 Singet dem Herrn ein neues Lied
Moins connus du grand public que
ses principales cantates sacrées,
les motets de Johann Sebastian
Bach, composés en bien plus petit
nombre — cinq à huit suivant les
querelles d’attribution — sont un
autre aspect de son génie musical.
Ces pièces composées non pour le
culte mais pour des funérailles ou
des célébrations commémoratives
de défunts se caractérisent par une
absence d’accompagnement musical noté, une structure déterminée
par le seul texte, et une écriture
pour chœur à double-voix à la
haute complexité polyphonique.
Genre très prisé en Saxe et en Thu-
106
durée 1h30 environ
en tournée
Collégiale Notre-Dame
à Dole
juin
dim 11
ringe à l’époque, il fut intensément
pratiqué par les multiples ancêtres
de Bach dans leurs attributions
officielles : c’est donc dans une
tradition à la fois locale et familiale que s’inscrit le compositeur
avec ces partitions concentrées qui
s’inscrivent parmi les plus abouties
de ses œuvres vocales. C’est l’une
d’elles, Singet den Herrn ein neues
Lied, hymne de fait à la Réforme,
que Mozart découvrira estomaqué
lors de son passage à Leipzig en
1789, lui faisant s’écrier : « Enfin
une œuvre où je peux apprendre
quelque chose ! ».
Les 30 ans
du Quatuor
Manfred
Auditorium
juin
sam 10 20h
tarif c
de 5,50 € à 33 €
durée 1h30
quatuor manfred
violon Marie Béreau
violon Luigi Vecchioni
alto Emmanuel Haratyk
violoncelle Christian Wolff
alto Grégoire Vecchioni
violoncelle François Robin
piano Jean-Claude Pennetier
brahms Sextuor à cordes n°2 op. 36
nn Création 2017
schumann Quintette avec piano op. 44
1986-2016 : la saison 16 17 marquera les trente ans d’existence
du Quatuor Manfred, qui, outre
ses tournées internationales, offre
chaque année à Dijon une saison
de quatuors où fleurissent les intégrales — Haydn, Beethoven,
Schubert, Mozart ont déjà eu ainsi les honneurs des quatre archets.
Pour ce concert anniversaire, les
musiciens du quatuor ont bien sûr
invité famille et amis à se joindre à
eux pour le plaisir, le leur comme
le nôtre, de jouer ensemble. Avec
d’abord François Robin, jeune violoncelliste ancien élève d’Anne Gastinel, et l’altiste Grégoire Vecchioni,
fils de Luigi, qui vole désormais de
ses propres ailes au sein du Quatuor Van Kuijk, qui les rejoindront
pour un Sextuor n° 2 de Brahms,
partition dense où la polyphonie
subtile et raffinée exploite toutes
les possibilités ouvertes par les
vingt-quatre cordes. C’est ensuite
avec Jean-Claude Pennetier, leur
complice régulier, que les Manfred
interpréteront le chef-d’œuvre de
musique de chambre de Schumann,
ce Quintette avec piano qui offre la
quintessence du romantisme allemand dans un bonheur d’écriture
constant et tout en plénitude.
107
Chœurs en fête !
Chœur de
l’Opéra de Dijon
Comme la saison dernière, l’Opéra
de Dijon vous invite à célébrer la
fête de la musique avec un grand
concert gratuit consacré aux plus
célèbres chœurs d’opéras et d’opérettes. Pour cet évènement plein de
réjouissances musicales, le Chœur
de l’Opéra sera associé à un chœur
de collégiens et un chœur amateur
dijonnais spécialement constitué
pour l’occasion. Si vous n’avez jamais franchi les portes de l’Auditorium, si vous voulez goûter à l’opéra
dans ce qu’il a de plus divertissant et
Auditorium
juin
mer 21 18h
tarif
Gratuit
durée 1h30
entraînant, ou si vous voulez commencer l’été en beauté, cette soirée
est pour vous ! Et si vous chantez
tous les jours les plus grands airs de
Verdi ou Offenbach sous la douche
et rêvez d’un plus vaste public, si
l’envie vous démange de passer de
l’autre côté du miroir et de monter
vous aussi sur le plateau de l’Auditorium pour mêler votre voix aux
choristes de l’Opéra, n’hésitez pas,
la soirée est faite pour cela* !
* Modalités d’inscription communiquées
en cours de saison sur notre site internet.
« Glissant de chevet en chevet,
j’accompagne le profond
sommeil d'autres dormeurs
l’un après l’autre, et je rêve
en mes rêves les rêves
des autres rêveurs, car je deviens les autres qui rêvent. »
Walt Whitman, Feuilles d’herbe, 1855
108
110
111
L’Opéra pour
le Jeune Public
Génération Belle saison*
Depuis 2009, l’Opéra de Dijon a
développé une politique d’actions
culturelles très riche, en direction
de tous les publics, afin de permettre la découverte et la venue
du plus grand nombre à l’Opéra, et d’aller vers ceux qui en sont
éloignés et n’osent ou ne peuvent
assister à un spectacle lyrique, musical ou chorégraphique. Au cœur
de cette démarche, la politique en
direction du public scolaire a toujours été un axe essentiel, reconnu comme tel et encouragé par le
ministère de l’Éducation nationale
par le biais d’une convention avec
l’Opéra. Tout au long de l’année,
de nombreuses actions d’éducation
culturelle et artistique, de découvertes, ont ainsi lieu dans de nombreux établissements scolaires de
la Région, des projets participatifs
sont menés avec les écoles ou collèges les plus défavorisés. Ces projets conduisent tous à la venue au
spectacle d’un public scolaire nombreux : près de 7 000 enfants ont
assisté à au moins une représentation au cours de la dernière saison.
Cette saison, l’Opéra de Dijon a
décidé d’aller encore plus loin en
proposant une véritable programmation sur le temps scolaire. Pas
moins de quinze levers de rideau
sont proposés aux élèves de toute
la Région, de la maternelle au lycée. Avec, bien sûr, un ensemble
d’actions de médiation, dossiers
pédagogiques, rencontres avec les
artistes, visites privilégiées…
La quasi-totalité de ces propositions
sur le temps scolaire sont aussi présentées en soirée ou en famille, le
samedi après-midi, pour permettre
l’accès au plus grand nombre.
Cette programmation pour le
jeune public n’est pas simplifiée, les
œuvres ne sont pas adaptées. Nous
avons la conviction que c’est de la
rencontre avec les œuvres originales, avec la lecture des artistes et
de ses interprètes, que peut naître et
se transmettre la passion de l’opéra
et de la musique, pour Tous.
laurent joyeux
Directeur général & artistique
L’Opéra de Dijon, avec la Génération Belle saison, priorité du ministère de la Culture
et de la Communication, s’engage pour la création Jeune Public.
*
112
113
ensemble & artistes en résidence
artiste associé
Ravel Forever!
Auditorium
octobre
ven 7 14h30 (séance scolaire)
Avec les Dissonances & David Grimal
tarif
Enseignement
durée 1h
concert commenté
tous publics
à partir de la MS de maternelle
jusqu’au CM2
Les concerts commentés de l’Opéra
de Dijon proposent une approche
ludique de la musique, une découverte des grandes œuvres du répertoire symphonique, des instruments et de ceux qui les pratiquent.
Sur un mode participatif, ils permettent aux élèves de mobiliser
leurs connaissances, de développer
une écoute active et de solliciter
leur imaginaire. Avec l’ensemble
Les Dissonances, orchestre sans
chef d’orchestre, c’est aussi une manière de mettre en miroir les exigences de la pratique individuelle
au service d’un objectif collectif
114
avec celles qui déterminent notre
vivre ensemble.
Le « tube » du Boléro de Ravel est
une occasion rêvée de partir à la
découverte de l’orchestre : avec sa
mélodie répétée qui met successivement en valeur chaque instrument dans les mêmes conditions
musicales, il invite à une perception
à la fois différenciée et complémentaire des différents timbres. Long
crescendo ininterrompu de tout
l’orchestre, c’est aussi une manière
d’appréhender nuances et dynamiques, dans un chatoiement de
couleurs qui stimule la créativité.
Le Violon
du Diable
Auditorium
novembre
jeu 10 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h
violon Chouchane Siranossian
clavecin Jos van Immerseel*
tous publics
à partir du CP
tartini Sonate pour violon en sol mineur
« le trille du Diable »
locatelli Sonate pour violon n°12 op. 6
en ré mineur
Tout le monde connaît le violon,
cette seconde voix humaine à qui
il revient souvent dans la musique
instrumentale d’exprimer les sentiments, de la tendresse à la passion.
Mais qui connaît bien son histoire,
riche de plusieurs siècles et d’évolutions permanentes ?
Spécialistes du répertoire sur instruments anciens, Jos van Immerseel et Chouchane Siranossian
vous proposent un premier contact
avec cet instrument tel qu’on le
pratiquait en Italie au XVIIIe siècle,
avec ses cordes en boyau et son ar-
*Clavecin de Matthias Griewisch,
d’après un instrument de Michael
Mietke, Berlin 1714, fait à
Bammental, 2001 (Collection
Jos van Immerseel).
chet courbe, à travers deux maîtres
compositeurs et violonistes qui
furent de véritables stars à leur
époque : Tartini et Locatelli. Leur
musique, d’une extrême virtuosité, fit souvent se demander si elle
n’avait pas été composée avec l’aide
de forces surnaturelles... et du reste,
c’est dans un rêve étrange que Tartini eut la vision de sa célèbre sonate Le trille du Diable. Une magie
musicale dont nos deux musiciens,
tels deux professeurs de Poudlard,
révèlent les plus secrets sortilèges !
115
Les mines
de Falun
D’après le conte de E. T. A. Hoffmann
Musique tirée des opéras de Wagner
récitant nn
piano nn
Les deux maîtres du romantisme allemand se rencontrent !
L’Opéra de Dijon propose avec ce
concert-lecture une manière transversale et palpitante de découvrir la
musique d’un des compositeurs les
plus fascinants : Richard Wagner.
D’un côté, un conte fantastique
d’E. T. A. Hoffmann, une influence
littéraire majeure de Wagner, dans
lequel un jeune marin se fait mineur et découvre dans les entrailles
de la terre un univers merveilleux
116
Grand salon
de l’Auditorium
novembre
jeu 17 14h30
(séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h
tous publics
à partir du CE2
Le cameraman
Buster Keaton
Ciné-concert
Auditorium
décembre
jeu 1 14h30
(séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h15
tous publics
à partir du CE1
quatuor voce
film de buster keaton The Cameraman
et inquiétant qui l’attire irrémédiablement et causera sa perte. De
l’autre, des pages musicales, jouées
en direct au piano, prises dans les
principaux opéras du compositeur
et qui viennent déployer autour du
récitant leur magie extraordinaire,
capable de faire surgir par le seul
truchement des sons la tempête, la
plongée dans le monde souterrain
ou l’apparition de forces surnaturelles.
Comme la musique, le cinéma
burlesque muet a développé un
langage universel, immédiatement
compréhensible par tous, grands
comme petits. De cet art où le
rire, le sourire et la tendresse se
tiennent la main, Buster Keaton fut
un maître au style inimitable. Le
cameraman, un des derniers films
dont il aura l’entier contrôle artistique, est un de ses plus intelligents
chefs-d’œuvre, sous tendu par une
réflexion extrêmement moderne
sur les travers du journalisme et les
pouvoirs de l’image. Là où les mots
sont absents, la musique prend
toute sa mesure. Le Quatuor Voce,
comme c’était l’usage à l’époque,
se propose d’en faire en direct la
bande-son, en piochant à la fois
dans les standards de la musique
populaire américaine des années 30
et dans les classiques de la musique
savante comme Mozart et Beethoven. Une façon réjouissante de découvrir les pouvoirs expressifs et
narratifs de la musique.
117
ensemble & artistes en résidence
La face cachée
des Icônes
Frank Zappa |
Nancarrow...
Auditorium
janvier
mar 17 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h environ
tous publics
à partir de la 6e
ensemble contrechamps
direction musicale Michael Wendeberg
pianos Antoine Françoise & Stefan Wirth
conlon nancarrow Études pour piano mécanique
6 et 7 (version de Thomas Adès pour 2 pianos)
frank zappa Suite de Yellow Shark
Icône du rock progressif américain avec son groupe les Mothers
of Invention, Frank Zappa fut un
touche-à-tout de génie qui réinventa sans cesse sa musique et fit
se percuter les différentes expressions artistiques. L’ensemble suisse
à géométrie variable Contrechamps
vous invite à découvrir la face cachée de la star à travers la musique
délirante et iconoclaste qu’il composa dans son dernier album Yel-
118
low Shark : un requin jaune qui,
après avoir digéré pop et musique
savante, repeint le monde de ses
propres couleurs. S’y adjoignent
deux pièces pour piano mécanique
d’un ascète musical américain qui
s’amuse en détraquant les standards
du ragtime dans une joyeuse invention rythmique. Une rencontre
ludique et étonnante avec une musique contemporaine toujours là où
on ne l’attend pas !
Bruckner 7
Les Dissonances |
David Grimal
les dissonances
violon David Grimal
Auditorium
janvier
jeu 26 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h
concert commenté
tous publics
à partir de la MS de maternelle
jusqu'au CM2
bruckner Symphonie n°7 en mi majeur
Les concerts commentés de l’Opéra
de Dijon proposent une approche
ludique de la musique, une découverte des grandes œuvres du répertoire symphonique, des instruments et de ceux qui les pratiquent.
Sur un mode participatif, ils permettent aux élèves de mobiliser
leurs connaissances, de développer
une écoute active et de solliciter
leur imaginaire. Avec l’ensemble
Les Dissonances, orchestre sans
chef d’orchestre, c’est aussi une manière de mettre en miroir les exigences de la pratique individuelle
au service d’un objectif collectif
avec celles qui déterminent notre
vivre ensemble.
Ce deuxième concert sera consacré
à un monument de la musique symphonique. Dans sa partition, Bruckner a fait entrer tout le sublime qui
se dégage des sommets enneigés de
son Autriche natale. Un univers
grandiose et impressionnant où les
sons emplissent l’espace et incitent
plus que jamais à la rêverie, à la fantaisie et à la découverte des grandes
masses orchestrales.
119
Little Nemo
Back to
Slumberland
Opéra sur une histoire de Arnaud
Delalande, d’après la bande dessinée
de Winsor McCay (1905)
livret Arnaud Delalande
musique David Chaillou
Auditorium
février
jeu 2 14h30 (séance scolaire)
ven 3 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 2h
en français surtitré
production
Angers-Nantes Opéra
coproduction
Opéra de Dijon
avec Chloé Briot, Hadhoum Tunc,
Richard Rittelman, Bertrand Bontoux,
Vincent Clavaguera, Cyril Rabbath
120
Sur une idée de Stephen Sazio,
pour découvrir la musique de J.-S. Bach toire sans fin et hymne au pouvoir
salutaire et nécessaire de l’imagination et du rêve, conçu spécialement
pour toucher petits et grands, Little
Nemo est un spectacle pour partir
à la découverte de ce rêve éveillé
qu’est l’opéra, une véritable initiation à la musique et au chant où
David Chaillou fait se croiser les
genres, du savant au populaire, de
Mozart à l’opéra bouffe, dans une
libre fantaisie revigorante et pleine
d’enseignements.
Grand salon
de l’Auditorium
mars
jeu 9 14h30
(séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h
tous publics
à partir du CP
tous publics
à partir du CP
ars nova ensemble instrumental
direction musicale Philippe Nahon
mise en scène Olivier Balazuc
Inspiré d’une bande-dessinée du
début du XXe siècle de Winsor McCay, dans laquelle un garçon s’envolait chaque nuit de son lit vers
un monde magique rempli d’aventures, Little Nemo, back to Slumberland raconte l’histoire d’un adulte
triste et sérieux qui retrouve par
hasard le chemin de son enfance.
Transformé par cette expérience et
réconcilié avec lui-même, il pourra
ainsi devenir un être humain véritable. À la fois conte initiatique à la
manière de Peter Pan ou de L’His-
Le petit
Jean-Sébastien
L’Opéra de Dijon propose ce format
d’une heure pour aborder la vie et
l’œuvre de Johann Sebastian Bach.
De l’enfance du petit orphelin en
Thuringe aux grandes années de
Weimar et Leipzig ; de son intense
activité quotidienne à Saint-Thomas où il doit fournir toute la
musique religieuse de la ville aux
années de vieillesse concentrées
sur les dernières œuvres de musique spéculative ; du fourmille-
ment permanent de sa nombreuse
marmaille dont il faut prendre en
charge l’éducation scolaire comme
musicale à sa visite mémorable à
Potsdam où Frederic II l’accueille
comme le plus grand des musiciens, les principales étapes de sa
vie seront ainsi présentées de manière accessible et ludique, avec
en regard une introduction aux
différentes facettes de son œuvre
extraordinaire et pléthorique.
121
ensemble & artistes associés
La Flûte
enchantée
Auditorium
mars
lun 13 15h
(pré-générale scolaire)
Mozart
tarif
Enseignement
Die Zauberflöte, K.620
en allemand,
surtitré en français
livret Emanuel Schikaneder
musique Wolfgang Amadeus Mozart
tous publics
à partir de la 6e
durée 3h
les talens lyriques
chœur de l’opéra de dijon
direction musicale Christophe Rousset
mise en scène David Lescot
avec Jodie Devos, Siobhan Stagg,
Sophie Junker, Émilie Renard, Eva Zaïcik,
Camille Poul, Julian Prégardien, Dashon Burton,
Thomas Tatzl, Paul Schweinester, Christian Immler
On ne présente plus l’ultime chefd’œuvre de Mozart, qui réussit
la gageure de s’adresser à la fois à
tous, néophytes et initiés, et d’offrir une musique aussi savante que
subtile mais simple d’accès et allant
directement au cœur. En obligeant
l’auditeur adulte à retrouver le
sens de l’émerveillement qui est le
propre de l’enfance, en menant progressivement l’auditeur enfant vers
une profondeur et une maturité
plus grande, La Flûte enchantée est
122
créé
à Vienne le
30 septembre 1791
production
Opéra de Dijon
Le retour
d’Ulysse
Grand salon
de l’Auditorium
mars
mar 28 10h30 & 14h30
jeu 30 10h30 & 14h30
Ciné-opéra
Auditorium
avril
jeu 13 14h30
(séance scolaire)
D’après l’opéra de Claudio Monteverdi
tarif
Enseignement
scénario Judith Chaine & Matthieu Gaillard
création graphique Matthieu Gaillard
animations Studio Supamonks
le concert d’astrée
direction musicale Emmanuelle Haïm
durée 1h
coproduction
Opéra de Limoges
Théâtre de Caen
coproduction
Théâtre des Champs-Élysées
Les Improductibles
producteur associé
Opéra de Dijon
avec le soutien
du mécénat de la Caisse
des Dépôts
avec le mécénat
du Crédit Agricole de
Champagne-Bourgogne
bien plus qu’un opéra : une œuvre
véritablement humaniste qui entraîne chacun vers le meilleur de
lui-même. La lecture qu’en propose
David Lescot insiste à la fois sur la
nécessité pour les enfants de s’engager sur le chemin de l’autonomie,
et pour les parents et éducateurs
de leur laisser gagner cette autonomie. Le message libérateur de cette
musique n’en est que plus efficace et
plus essentiel pour chacun d’entre
nous.
tous publics
à partir du CP
En amont des représentations du
Retour d’Ulysse de Monteverdi
(voir p. 76), Le Concert d’Astrée,
Emmanuelle Haïm, Judith Chaine
et Matthieu Gaillard ont conçu et
enregistré — avec rien moins que
Magdalena Kožená et Rolando
Villazón en guest-stars ! — ce film
d’animation qui nous raconte l’histoire du retour d’Ulysse sur son île
d’Ithaque après ses longues années
d’errance. Avec Homère en toile de
fond et la musique de Monteverdi
en bande-son de luxe, ce ciné-opéra offre à la fois une (re)découverte
d’un des textes fondateurs de la
littérature occidentale et une première approche, avec les meilleurs
interprètes, de la musique des débuts du Baroque, qui furent aussi
les débuts de l’opéra. La réalisation
de ce film d’animation a été confiée
à la nouvelle génération des artistes graphistes français, le Studio
Supamonks, sous la direction artistique de Matthieu Gaillard.
123
ensemble & artiste en résidence
West Side Story
Les Dissonances |
David Grimal
les dissonances
direction artistique violon David Grimal
Auditorium
avril
ven 7 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h
concert commenté
tous publics
à partir de la MS de maternelle
jusqu’au CM2
124
Moneim Adwan
livret Fady Jomar & Catherine Verlaguet
musique Moneim Adwan
au service d’un objectif collectif
avec celles qui déterminent notre
vivre ensemble.
Les danses symphoniques tirées du
West Side Story de Bernstein — qui
revisite Roméo et Juliette à la sauce
de Manhattan — nous plongent
dans le melting pot musical américain. Rythmes de danses latino-américaines, influences jazzy,
couleurs de musical de Broadway et
airs de crooner à la Sinatra : il sera
difficile de rester en place pendant
ce remuant concert qui nous fera
traverser l’Atlantique.
avec Moneim Adwan, Reem Talhami,
Jean Chahid, Mohamed Jebali
Auditorium
mai
jeu 11 14h30 (séance scolaire)
tarif
Enseignement
durée 1h15 sans entracte
Opéra en langues arabe et française
direction musicale Zied Zouari
mise en scène Olivier Letellier
bernstein Danses symphoniques
de West Side Story
Les concerts commentés de l’Opéra
de Dijon proposent une approche
ludique de la musique, une découverte des grandes œuvres du répertoire symphonique, des instruments et de ceux qui les pratiquent.
Sur un mode participatif, ils permettent aux élèves de mobiliser
leurs connaissances, de développer
une écoute active et de solliciter
leur imaginaire. Avec l’ensemble
Les Dissonances, orchestre sans
chef d’orchestre, c’est aussi une manière de mettre en miroir les exigences de la pratique individuelle
Kalîla wa Dimna
en arabe & français,
surtitré en français
tous publics
à partir du CM1
créé
au festival international d’Art
Lyrique d’Aix-en-Provence,
juillet 2016
production
Festival International d’Art
lyrique d’Aix-en-Provence
coproduction
Opéra de Dijon
Opéra de Lille
Ce spectacle en coproduction avec
le Festival d’Aix-en-Provence s’inspire du Livre de Kalîla et Dimna,
le plus ancien recueil de fables du
monde arabe, qui, en traversant
l’Espagne des Omeyyades, gagna
l’intérieur de l’Europe jusqu’à influencer La Fontaine et ses Fables.
Centrés autour de la vie de deux
chacals, ces contes abordent sous
une forme divertissante des sujets
universels tels que l’amitié, la trahison, la justice, le rôle du savoir ou le
comportement de l’individu en famille et en société, pour constituer
un véritable ouvrage de sagesse. La
musique de cet opéra parlé en français et chanté en arabe est due au
compositeur palestinien Moneim
Adwan et mêle dans une passionnante rencontre des cultures les
voix et instruments des musiques
occidentale et orientale, en brassant les traditions populaires issues
des deux côtés de la Méditerranée.
Et montrant ainsi qu’au fond de ce
qui nous semble le plus représentatif de notre identité culturelle, il y
a bien souvent un métissage oublié.
125
La clémence
de Titus
Mozart
Grand Théâtre
juin
mar 6 14h30
mer 7 15h
tarif
Gratuit
durée 3h environ
livret Métastase, remanié par Caterino
Mazzolà d’après Cinna de Corneille
musique Wolfgang Amadeus Mozart
en italien,
surtitré en français
direction musicale Margot Lallier
& Pierre Barret-Mémy
mise en scène Guillaume Malvoisin
scénographie & costumes Julie Lardrot
lumières Vincent Gredin
chef de chant Étienne Jacquet
créé
au Stavovské Divadlo
à Prague le 6 septembre 1791
La distribution et l’orchestre, à l’heure de
l’impression de cette brochure, sont en cours
de composition. Ils seront composés
principalement d’étudiants.
À l’origine de cette production, il
y a le pari fou de quatre étudiants
du Pôle d’Enseignement Supérieur
de la Musique de Bourgogne, qui,
dans le cadre de leur projet universitaire, ont décidé de monter une
production d’opéra de A à Z. Ils ont
choisi cet avant-dernier opéra de
Mozart, avec l’ambition de l’aborder sous l’angle des thèmes de la
jeunesse et du pouvoir. Comment
de jeunes étudiants voient-ils ces
questions ? Comment vont-ils s’ap-
126
public lycéen
à partir de la 2de
production
Collectif Pygma’Z
coproduction
Opéra de Dijon
Le Cèdre
Ville de Chenôve
proprier une musique vieille de plus
de deux siècles pour en faire une
œuvre qui parle à la jeunesse d’aujourd’hui ? Comment s’approprier
et se confronter à une œuvre de la
culture universelle pour en faire
une chose qui remette en question
nos propres certitudes, exprime
nos propres interrogations, et finalement nous transforme ? Autant
de cheminements et de questions
qui trouveront une incarnation sur
scène lors des représentations.
Les Européens
Italie
Si la scène est le lieu où la vie prend
parfois une dimension qui nous
transporte, certains êtres, par leur
seule présence, leur rayonnement,
leur originalité, la passion qui les
anime, sont les acteurs de notre
quotidien, ceux qui ont cette grâce
d’en abolir la grisaille routinière, de
le mettre en vibration, parfois d’un
simple mot, d’une soudaine complicité, d’un sourire. C’est naturellement en allant à leur rencontre,
et en commençant par leur pays
d’élection, l’Italie, berceau de l’opéra
et théâtre de tous les instants, que
j’ai souhaité commencer ce nouveau
périple, en rêvant au sillage d’un
Ulysse qui, devenu cyclope, découvrirait un nouveau monde de son
œil unique.
Que tous ceux qui ont accepté de
participer à cette insolite aventure
soient chaleureusement salués pour
leur disponibilité et leur bienveillance, d’Aldo qui a consacré sa vie
à costumer les grandes fêtes véni-
128
tiennes à Marco le
pêcheur de Chioggia,
de Gennaro l’architecte qui a fait ressurgir de l’Ombrie tout
un village en ruine
à Silvano qui lutte
pour que le Musée
d’anthropologie criminelle de Turin ne
soit pas condamné,
de Massimo qui, sous l’emprise du
roman noir, a sacrifié la quiétude
de ses nuits pour inventer de labyrinthiques enquêtes à Pasquale qui
prend des nouvelles de chacun en
distribuant celles du monde entier 7
jours sur 7 seul dans son kiosque de
la Piazza San Pasquale, d’Eduardo
qui règne depuis un demi-siècle sur
les milliards de documents amoncelés depuis 1539 dans près de 300
salles sur les quatre étages d’un Palais qui constituent les hallucinantes
archives historiques de Banco di Napoli à Antonio qui repeint les yachts
des milliardaires avec un sourire que
je n’ai jamais connu à aucun milliardaire, du rire étincelant de Monica
que je n’ai jamais connu à aucun
autre juge à Diego le comédien rencontré à Venise et retrouvé à Naples,
d’un autre Antonio qui ne soulève pas le capot d’une automobile
sans mettre des gants au Padre de
Gregorio qui saute en Vespa d’une
messe à l’autre, se jouant des em-
bouteillages, et traverse en courant
le Duomo avant de prendre possession de l’orgue en entonnant le Kyrie
pas même essoufflé, de Giorgio qui
confectionne les meilleures glaces
du monde dans le plus minuscule
des « laboratoires » à Bepi Morte et
Michele qui, de père en fils, regonflent les vélos et le moral de leurs
concitoyens, de Pasquale dans la
fameuse Trattoria Manfredi qui savoure sur son portable le triomphe
de l’équipe de Naples, rejoint par les
serveurs à chacune des clameurs qui
saturent le haut-parleur aux boucles
orangées de Cristina dans sa chaleureuse Osteria de la Riviera del Brenta, de Pietro qui recueille les citrons
sous le vent d’Anacapri à Nando le
concierge qui a peint et encadré au
fond de sa loge la grille d’entrée de
son immeuble, de Barbara dans l’imprévisible « Pagode », reconstruite
sur d’antiques bassins à murènes,
qui veille tel un phare sur Capri et
le golfe de Naples à Michele le plasticien dans son immense caverne
creusée dans le tuf de Capodimonte,
de Michele le Cimbre qui sculpte
le bois de la forêt dans sa hutte au
sommet du Cansiglio à Roberta en
noir et blanc qui m’offre un Spritz,
de son voisin Antonio de l’« Enoteca Belledonne » (Cave Bellesdames)
qui persiste avec un capiteux Morellino di Scanzano à Davide, lycéen
superbement buissonnant (mais
qui a tout lu et cite à l’envi Lucrèce,
Gramsci ou Anna Kuliscioff) au
Café « La Bestemadora » (La Blasphématrice) « excommunié » par
l’évêque parce qu’installé face à une
magnifique abbaye du XIIe siècle, et
où le patron débonnaire régale ses
pratiques d’une saisissante piquette
à la robe violacée, issue d’un cépage
antique le « Grinton » ou « Clinton »,
notoirement interdit pour cause
de risque sanitaire avéré, d’Angelica et Antonio qui, étudiants zélés,
conjuguent à merveille l’imparfait
de l’objectif, me rendant complice
de ce clin d’oeil, au grand Robert
Doisneau à qui je suis particulièrement redevable de m’être fourvoyé
dans cette mission impossible et
dans cette phrase interminable où je
n’ai même pas réussi à faire figurer
tout le monde.
Je remercie donc aussi Domenico et
Angelo les compagnons du chantier
naval, Mario le chef cuisinier, Enzo le
barman, Roberto le boucher, Carlo
le poissonnier et Alvise le passeur.
Ce cahier est dédié à l’amitié, à la complicité et à la générosité de ceux qui m’ont
accueilli et permis de le réaliser. Je tiens à leur redire à tous toute ma reconnaissance,
et plus encore à Massimo Galluppi et Marie-Hélène, Sergio Villari, ainsi que
Monsieur Eduardo Nappi et le Padre De Gregorio, à Naples, Silvano Montaldo
et Cristina Cilli, à Turin, Gianni Checchin et Davide Bovo, en Vénétie.
gilles abegg
Photographe en résidence
129
Tous les artistes
CHANTEURS
96, 125
Moneim Adwan
de la saison 16 | 17
20, 56, 79, 114, 119, 124
Les Dissonances
20, 56, 79, 99, 114, 119, 124
David Grimal
29, 69
Brice Pauset
62, 49, 62, 68, 99
Andreas Staier
24 Victor Puhl
40 Hans-Christoph Rademann
34 Mathieu Romano
72, 122
Christophe Rousset
63 Gábor Takács-Nagy
50, 118 Michael Wendeberg
96, 125
Zied Zouari
ENSEMBLES & ARTISTES
ASSOCIÉS
AUTRES ENSEMBLES &
ORCHESTRES
32, 66, 92
Anima Eterna Brugge
28, 57, 66, 92, 115
Jos van Immerseel
37, 76, 123
Le Concert d’Astrée
37, 76, 123
Emmanuelle Haïm
26, 44, 46, 63, 80, 101
Orchestre Dijon
60, 120
Ars Nova Ensemble
Bourgogne
18 Les Traversées Baroques
ARTISTES PERMANENTS
15, 21, 26, 38, 44, 64, 72, 80, 87,
101, 106, 109, 122
Chœur de l’Opéra de Dijon
CHEFS D’ORCHESTRE
39 John Adams
104, 126
Pierre Barret-Mémy
44 Iñaki Encina Oyón
90 Leonardo García Alarcón
37, 76, 123
Emmanuelle Haïm
23 Philippe Herreweghe
28, 57, 66, 92, 115
Jos van Immerseel
15, 21, 26, 38, 64, 87, 106, 109
Anass Ismat
104, 126
Margot Lallier
32
Jakob Lehmann
26, 46, 63, 80, 101
Gergely Madaras
18 Étienne Meyer
60, 120
Philippe Nahon
160
Instrumental
68 Café Zimmermann
90 Cappella Mediterranea
90 Chœur de Chambre
de Namur
23 Collegium Vocale Gent
34 Ensemble Aedes
5 0, 118
E
nsemble Contrechamps
40
Freiburger
Barockorchester
27 Kronos Quartet
72, 122
L
es Talens Lyriques
39 London Symphony
Orchestra
72 Maîtrise de Dijon
100Orchestre de Chambre
de Bâle
23 Orchestre des
Champs-Élysées
24 Orchestre des Jeunes
de Rhénanie-Palatinat
107 Quatuor Manfred
51 Quatuor Tana
36, 117
Quatuor Voce
40 Rias Kammerchor
CLAVIÉRISTES
22 Nicholas Angelich piano
63 Mariam Batsashvili piano
38, 87, 106
Nicolas Bucher orgue
66 Bart van Caenegem piano
100Bertrand Chamayou
piano
33
Thomas Enhco piano
50, 118
Antoine Françoise piano
101 Benoît Arnould
49 Georg Nigl
60, 120
Bertrand Bontoux
18 Vincent Bouchot
60, 120
Chloé Briot
72 Dashon Burton
24 Caspar Frantz piano
18 Frédéric Caton
68
Céline Frisch clavecin
96, 125
Jean Chahid
28, 57, 66, 92, 115
Jos van Immerseel
clavecin & pianoforte
35 Radu Lupu piano
65 Roger Muraro piano
84
Emmanuel Olivier piano
29, 69
Brice Pauset clavecin
18 Marine Chagnon
60, 120
Vincent Clavaguera
44 Anders J. Dahlin
18 Emmanuelle de Negri
18 Renaud Delaigue
107Jean-Claude Pennetier
72, 122
Jodie Devos
36 Hélène Peyrat piano
76 Isabelle Druet
piano
15, 64
M
aurizio Prosperi
piano & orgue
49 Robert Dieltiens
76 Maarten Engelties
23 Ilse Eerens
86 Jean Rondeau clavecin
18 Paul Figuier
62, 49, 62, 68, 99
Andreas Staier
44 Elodie Fonnard
clavecin & pianoforte
80
Kathryn Stott piano
50, 118
Stefan Wirth piano
VIOLONISTES
107 Marie Béreau
36 Sarah Dayan
62 Isabelle Faust
20, 56, 79, 99, 114, 119, 124
David Grimal
27 David Harrington
51 Pieter Jansen
39 Leïla Josephowicz
51 Antoine Maisonhaute
36 Cécile Roubin
100Julia Schröder
27 John Sherba
28, 32, 115
Chouchane Siranossian
107Luigi Vecchioni
96, 125
Zied Zouari
90 Alejandro Meerapfel
49 Petra Müllejans
57 Thomas Bauer
15 Nicolas Chesneau piano
76 Élodie Mechain
18 Benjamin Alunni
90 Matteo Bellotto
ENSEMBLE & ARTISTES
EN RÉSIDENCE
66 Claron McFadden
90 Mariana Flores
107 Emmanuel Haratyk alto
60, 120
C
yril Rabbath
51 Jeanne Maisonhaute
72, 122
Émilie Renard
36 Lydia Shelley violoncelle
76 Lenneke Reuiten
40, 49
Anna-Lucia Richter
60, 120
Richard Rittelman
40 Maximilian Schmitt
76 J örg Schneider
72 Paul Schweinester
96, 125
Karima Skalli
26 Michael Smallwood
76 K
resimir Spicer
72, 122
Siobhan Stagg
26
Yeree Suh
96, 125
R
eem Talhami
60, 120
Hadhoum Tunc
76 M
athias Vidal
76 Rolando Villazón
23 Dietrich Henschel
40 Anke Vondung
72, 122
Christian Immler
76 Katy Watson
96 Mohamed Jebali
76 Terry Wey
90 Caroline Weynants
18, 90
Capucine Keller
37, 76
M
agdalena Kožená
18 T
omáš Král
18 C
laire Lefilliâtre
90 Christopher Lowrey
90 Lucia Martin Carton
18 Marc Mauillon
79 David Gaillard alto
96 Selahattin Kabaci clarinette
76 Jean Teitgen
18 Kangmin Justin Kim
86 Thomas Dunford luth
72, 122
Julian Prégardien
76 Emilio Gonzales Toro
72, 122
Sophie Junker
49 Robert Dieltiens violoncelle
27 Hank Dutt alto
76 Anne-Catherine Gillet
90 Fernando Guimarães
51 Maxime Desert alto
72, 122
Camille Poul
101 E
lena Galitskaya
76 Ugo Guagliardo
96 Abdulsamet Celikel qanûn
76 Lothar Odinius
72, 122
Thomas Tatzl
44 Sarah Gouzy
33 Nicolas Charlier batterie
40 Roderick Williams
26 Matthias Winckhler
46 Sharon Kam clarinette
violoncelle
69 François Poly
viole de gambe
107 François Robin
violoncelle
33 Vassilena Serafimova
marimba
69 Céline Steiner
violon baroque
107 Grégoire Vecchioni alto
107 Christian Wolff violoncelle
27 Sunny Yang violoncelle
METTEURS EN SCÈNE
60, 120
Olivier Balazuc
76 Mariame Clément
84 Benoît Lambert
18 Yves Lenoir
72, 122
David Lescot
96, 125
Olivier Letellier
104, 126
Guillaume Malvoisin
44 Maëlle Poésy
CHORÉGRAPHES
30 Joëlle Bouvier
47 Lucinda Childs
47 Merce Cunningham
54 Philippe Jamet
53 Joanne Leighton
18 Guilhem Worms
98 Rachid Ouramdane
18, 72, 122
Eva Zaïcik
55 Edmond Russo
AUTRES INSTRUMENTS
36 Guillaume Becker alto
96 Yassir Bousselam
violoncelle
33 Jérémy Bruyère
contrebasse
52 Yuval Pick
55 Shlomi Tuizer
COMPAGNIES DE DANSE
30 Ballet du Grand Théâtre
de Genève
47 Ballet de l’Opéra National
de Lyon
161
164
L’Opéra & vous
Rencontres
L’Opéra de Dijon met en place chaque saison de nombreuses passerelles entre les publics et les artistes. À travers
la programmation artistique, les ateliers famille, les rencontres, les projets participatifs, l’Opéra de Dijon propose
aux spectateurs de tous horizons une immersion complète
dans le monde de l’opéra et de la musique classique et les
invite à créer autour des spectacles, imaginer des liens
entre les arts. Artistes et ensembles en résidence ou associés partagent le même but, aller vers le public et proposer
toujours plus d’échanges entre spectacles et spectateurs.
L’Opéra de Dijon développe depuis plusieurs saisons, avec
son service d’action culturelle, des projets de sensibilisation auprès du public scolaire, des familles, des publics
néophytes ou des plus fragilisés. Ces projets font l’objet
d’une brochure spéciale, disponible sur simple demande
et sur le site internet de l’Opéra. Axé sur l’accessibilité,
l’Opéra de Dijon met en place des dispositifs performants
à destination d’un public en situation de handicap. Audiodescription, accompagnement spécifique sont proposés
gratuitement aux spectateurs.
L’Opéra de Dijon, avec son service des relations avec le
public, se tient à la disposition de groupes constitués, des
comités d’entreprises, de groupes d’étudiants souhaitant
découvrir les coulisses et assister à la programmation. Accompagnement, visites, présentations de saison sont proposés aux groupes de tous horizons.
Vous aimez notre projet artistique, nos actions vers les publics et aimeriez prendre part à cette aventure humaine ?
Soutenez l’Opéra en devenant mécène ou partenaire et vivez le spectacle de l’intérieur, au plus proche des artistes.
Offrez à vos collaborateurs des soirées de relations publiques d’exception. Vous trouverez toutes les informations
nécessaires dans les pages à suivre.
L’Opéra de Dijon propose au public des actions complémentaires à sa programmation artistique. Rencontres,
avant et après spectacles sont offerts aux spectateurs lors
de différentes représentations. Entrée libre en fonction des
places disponibles.
Nous vous invitons à parcourir les pages « L’Opéra &
vous » afin de trouver, ensemble, le projet ou l’envie qui
vous ressemble.
renseignements
Billetterie de l’Opéra
03 80 48 82 82
avant-spectacle
Nabucco Falvetti
mercredi 3 mai 19h (p. 9)
après-spectacles
L’Orfeo Monteverdi
dimanche 2 octobre 18h (p. 18)
Orphée & Eurydice Gluck
dimanche 8 janvier 17h30 (p. 44)
Gershwin ! Anima Eterna Brugge
dimanche 5 mars 17h (p. 66)
Concerto pour deux clavecins Bach & fils
dimanche 12 mars 16h30 (p. 68)
La Flûte enchantée Mozart
dimanche 19 mars 18h (p. 72)
Le retour d’Ulysse dans sa patrie Monteverdi
dimanche 2 avril 18h (p. 76)
Kalîla wa Dimna Moneim Adwan
dimanche 14 mai 16h15 (p. 96)
La clémence de Titus Mozart
dimanche 11 juin 18h (p. 104)
165
L’Opéra en famille
L’Opéra pédagogique
Les après-midi à l’Opéra
Venez, en famille, passer un après-midi de découvertes et
de surprises à l’Opéra ! Au programme, suivant les thèmes :
visite des coulisses, ateliers participatifs (arts visuels, danse,
chant, théâtre, musique), rencontres avec des artistes et
goûter.
Tarif : 8 € pour les parents et 5,50 € pour les enfants de
moins de 15 ans (à partir de 6 ans).
Les après-midi se déroulent à l’Auditorium, entrée des artistes (11 boulevard de Verdun) de 14h30 à 17h.
L’Opéra de Dijon développe et propose de nombreux projets
participatifs et créatifs, dans le cadre de l’action culturelle et
artistique, en partenariat avec les établissements scolaires.
Véritable plongée dans le spectacle, les projets scolaires proposent à l’élève d’être acteur et spectateur. Mise en scène,
musique, costumes… mais également créations artistiques,
rencontres, visites des coulisses, accès aux répétitions : toutes
les disciplines artistiques sont représentées et permettent
une sensibilisation complète avant la venue au spectacle.
Dansons !
samedi 5 novembre 2016 à 14h30 (p. 25)
Fables & contes
samedi 14 janvier 2017 à 14h30 (p. 48)
New York
samedi 8 avril 2017 à 14h30 (p. 78)
Les ateliers enfants
Pendant que les parents ou accompagnateurs assistent à
l’opéra, les enfants sont pris en charge par des artistes intervenants dans une salle dédiée de l’Auditorium. Un atelier
créatif leur est proposé lors des opéras en matinée.
Tarif unique : 10 € (goûter inclus) pour les enfants (de 5 à
10 ans) pendant la durée de la représentation.
Les ateliers se déroulent à l’Auditorium, entrée publique.
L’Orfeo Monteverdi - dimanche 2 octobre à 15h (p. 18)
Orphée & Eurydice Gluck - dimanche 8 janvier à 15h (p. 44)
La Flûte enchantée Mozart - dimanche 19 mars à 15h (p. 72)
Kalîla wa Dimna Moneim Adwan - dimanche 14 mai à 15h (p. 96)
L’Opéra de Dijon a développé une plateforme numérique pédagogique proposant une expérience d’immersion complète
dans le monde de l’Opéra. Elle est accessible dans l’espace
professionnel du site internet de l’Opéra de Dijon et est proposée avec médiation dans les établissements scolaires.
L’Opéra de Dijon propose aux enseignants un dossier pédagogique pour chaque opéra, spectacle chorégraphique et sur
certains concerts. Les ressources pédagogiques sont disponibles sur simple demande et dans l’espace professionnel du
site internet de l’Opéra.
La programmation scolaire de l’Opéra de Dijon est accessible à tous les enseignants souhaitant faire découvrir le
spectacle vivant à leurs élèves. Vous retrouverez cette programmation page 112.
Tous les spectacles de la programmation de l’Opéra sont
accessibles aux élèves encadrés par les enseignants, à un
tarif spécifique. Toutes les modalités de réservations (tarif,
accompagnateurs, consignes) sont à retrouver dans la brochure de l’action culturelle disponible sur le site internet.
L’Opéra de Dijon est conventionné avec l’Académie de Dijon.
renseignements & réservations
Billetterie de l’Opéra
03 80 48 82 82
www.opera-dijon.fr
166
contact
Service action culturelle
03 80 48 82 76 | 03 80 48 82 74
dculturel@opera-dijon.fr
167
L’Opéra étudiant
L’Opéra solidaire
L’Opéra de Dijon développe de nombreux partenariats avec
les Universités, les Écoles Supérieures et les associations étudiantes. Des soirées dédiées aux étudiants et une politique
tarifaire adaptée sont proposées.
L’Opéra de Dijon développe de nombreux projets de sensibilisation à la musique classique en partenariat avec les associations, foyers et résidences accueillant un public en situation de fragilité. Ces projets sont réalisés sur mesure, autour
d’un spectacle de la programmation. Rencontres, accès aux
répétitions et visites, mais également projets participatifs
(ateliers musicaux ou art plastiques) sont organisés.
Les soirées étudiantes
Plusieurs fois dans l’année, l’Opéra de Dijon propose aux
étudiants de devenir des spectateurs privilégiés. En individuel, entre amis ou en groupe constitué, en plus de la possibilité d’assister au spectacle à un tarif préférentiel, l’Opéra
offre aux étudiants l’occasion de rencontrer les artistes autour d’un verre.
La face cachée des Icônes Franck Zappa | Zorn | Nancarrow…
mardi 17 janvier à 20h (p. 50)
La Flûte enchantée Mozart
mardi 21 mars à 20h (p. 72)
Tarif : 5,50 € (rencontre et verre inclus)
Les soirées étudiantes sur mesure !
En individuel, entre amis ou en groupes constitués, fabriquez avec l’Opéra votre propre soirée étudiante.
Associations étudiantes
L’Opéra de Dijon propose aux associations étudiantes mobilisant des groupes d’étudiants des projets de sensibilisation
sur mesure : rencontres, visites et accès aux répétitions.
Tarifs et abonnement Jeune
Tous les spectacles de la programmation sont accessibles aux
étudiants pour 5,50 € en prenant la Carte Culture (en 2e, 3e et
4e série) ou 10 € pour les moins de 26 ans.
Les moins de 26 ans (étudiants ou non) peuvent bénéficier
de l’abonnement Jeune : 5 spectacles, toutes séries, pour 25 €.
réservations
Billetterie de l’Opéra - 03 80 48 82 82
renseignements
Armance Duvivier (soirée de groupe) - 03 80 48 82 59
etudiant@opera-dijon.fr
168
Construire un projet
Les associations, structures désireuses de construire un
projet peuvent faire une demande au service d’action
culturelle. Chaque projet sera l’occasion pour les résidents
de participer à des actions de sensibilisation et de venir à
l’Opéra assister à un spectacle.
Lors de la saison 2015 2016, l’Opéra de Dijon a noué des
partenariats privilégiés avec :
Le Centre Hospitalier Universitaire de Dijon François Mitterrand, la Maison d’Arrêt de Dijon, Le centre social de
Quetigny, le centre social des Grésilles de Dijon, le centre
social Le Tempo de Dijon, le CCAS Pôle Handicap et Pôle
social de la Ville de Dijon, la SDAT, le bistrot d’Icare, le
Centre de détention de Joux-la-Ville, La Chartreuse, la
Maison des Séniors, l’ESAT Acodège, le centre social de
Fontaine-d’Ouche et le Festival Modes de Vie.
L’Opéra de Dijon est conventionné avec la Direction Interrégionale des
services pénitentiaires Centre-Est Dijon et avec le Centre Hospitalier Universitaire de Dijon.
Tarif
Un tarif spécial de 5,50 € est proposé aux associations et
aux structures désireuses de construire un projet.
contact
Service action culturelle
03 80 48 82 76 | 03 80 48 82 74
dculturel@opera-dijon.fr
169
L’Opéra accessible
L’Opéra en groupes !
L’Opéra de Dijon est sensible à l’accueil de personnes en situation de handicap. Des dispositifs d’accompagnement sont
proposés aux personnes, gratuitement. Pour en bénéficier, il
est nécessaire de le signaler lors de la réservation des places.
Vous représentez un comité d’entreprise, une collectivité, une
association, une agence de voyages, ou un groupe d’amis et
souhaitez proposer les spectacles de l’Opéra de Dijon à vos
salariés, adhérents ou amis : notre service prévoit des modalités
de réservation adaptées.
Spectateurs à mobilité réduite
La salle de l’Auditorium est accessible aux personnes en
fauteuil roulant. Un accompagnement spécifique peut être
proposé.
Spectateurs aveugles ou malvoyants
L’Opéra de Dijon propose, gratuitement, un service
d’audiodescription sur l’opéra suivant :
La Flûte enchantée Mozart (p. 72)
dimanche 19 mars 2017 à 15h, Auditorium, entrée publique
L’Opéra de Dijon met à disposition des programmes en
braille ou gros caractères.
Pour bénéficier de ce service, il est nécessaire de le signaler
lors de la réservation des places, directement à ce numéro :
03 80 48 82 76 ou 06 03 13 79 20 ou dculturel@opera-dijon.fr.
L’audiodescription est réalisée par l’association Accès
Culture.
Tarif
Les personnes en situation de handicap bénéficient d’une
réduction de 50 % sur le prix plein tarif, valable également
pour l’accompagnateur.
L’Opéra accessible est soutenu par le Lions Club Marie de Bourgogne.
Profitez d’avantages exclusifs
Une réduction de 15 % avec un minimum de 10 places achetées en plein tarif de la 1re à la 3e série, une présentation de la
programmation au sein de votre structure, des visites guidées
gratuites de l’Auditorium, poser des options de réservation à
confirmer un mois avant la représentation et un interlocuteur
privilégié pour suivre votre dossier.
L’Opéra à votre porte !
Afin de rapprocher les communes éloignées de l’Opéra et de
permettre à leurs habitants d’assister à ses spectacles, le projet
« Opéra à votre porte » sera mis en place sur 4 spectacles.
Gershwin ! Anima Eterna Brugge (p. 66)
dimanche 5 mars 2017 à 15h - Auditorium
La Flûte enchantée Mozart (p. 72)
jeudi 23 mars 2017 à 20h – Auditorium
Nabucco Falvetti (p. 90)
mercredi 3 mai 2017 à 20h – Auditorium
Requiem de Fauré (p. 101)
vendredi 2 juin 2017 à 20h – Auditorium
Grâce à ce dispositif, les habitants des communes partenaires bénéficient : du transport aller-retour gratuit entre
leur commune de résidence et l’Opéra et d’une présentation
du spectacle faite à bord du bus.
Cette opération exceptionnelle est rendue possible grâce au mécénat de la
société Transdev Est.
contact
Service action culturelle
03 80 48 82 76 | 03 80 48 82 74
dculturel@opera-dijon.fr
170
contact
Service relations avec le public
Radra Ghorzi | 03 80 48 82 59 | rp@opera-dijon.fr
171
Les entreprises
Le Club des Mécènes
L’Opéra de Dijon remercie son mécène prestige,
Le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne
L’Opéra de Dijon remercie ses mécènes particuliers
Mécènes Donateurs
Mécènes Bienfaiteurs
M. Beuvard, Mme Charaix, Mme Castellan, M. Choron,
M. et Mme De Mol, M. Duplessy, M. Lefèvre, M. Legras,
M. Lepaumier, Mme Marx, M. et Mme Meignin, M. Meurdra,
Mme Pavageau, M. Perroche, Mme Petit, M. Pothier,
M. Pronnier, M. Puyravaud, M. Schott, Mme Urvoy
Mécène Honorifique
M. Héry
Et tous ceux ayant préféré garder l’anonymat.
& l’Opéra de Dijon
son Cercle d’entreprises,
Altech System-Proxeo
Art & Fact Architecture
Feeleo Patrimoine
Les Caves de la Dame
La Dame d’Aquitaine
Meurdra Pompes funèbres
TEB, Vidéoprotection, études et systèmes
Transdev Est
Une Vie de rêve
& ses partenaires
Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté
CIC Lyonnaise de Banque
Vous aussi rejoignez les entreprises partenaires de
l’Opéra de Dijon et bénéficiez de nombreux avantages
Accès privilégié, répétitions ouvertes, présentation de
maquettes des opéras, rencontres avec les artistes, location
des espaces, visibilité, valorisation de votre image, réduction
fiscale (60 % du montant du don)... Plus d’informations sur
www.opera-dijon.fr
Dîner de Gala à l’Opéra !
Le 11 octobre 2016, offrez-vous une soirée d’exception à
l’Opéra de Dijon (voir page 21). Vous pouvez réserver
par le biais de votre entreprise. Chaque participation à cet
évènement de soutien peut bénéficier du dispositif de
défiscalisation.
174
contact
Service mécénat & partenariats
Sophie Pouchet | 03 80 48 82 65 | spouchet@opera-dijon.fr
Particuliers
Vous aussi soutenez individuellement l’Opéra de Dijon
et devenez membre du Club des Mécènes
Le Club des Mécènes de l’Opéra de Dijon réunit toutes les
personnes qui, à titre individuel, souhaitent soutenir l’Opéra
et qui, par leurs dons, contribuent de manière pérenne à son
rayonnement régional, national et international.
Les membres du Club bénéficient de nombreux avantages
pour assister dans les meilleures conditions aux spectacles
dans un cadre culturel unique : soirées inédites, coupe-file
pour les abonnements, accès privilégiés à des répétitions,
rencontres autour de la programmation, visites des ateliers
costumes et décors...
Trois catégories de membres — basées sur un engagement
par palier — sont proposées. Devenez membre donateur dès
80 € (28 € après réduction fiscale), membre bienfaiteur dès
200 € (68 € après réduction fiscale) ou membre honorifique
dès 1 000 € (340 € après réduction fiscale).
Réductions d’impôts
Chaque don au profit de l’Opéra de Dijon donne droit à une
réduction d’impôts sur le revenu égale à 66 % de son montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Plus d’informations sur www.opera-dijon.fr
175
Les artistes
de l’Opéra de Dijon
NOS ARTISTES
Pour vous aider à vous y retrouver
parmi les 101 levers de rideau de
cette saison 2016 | 2017, pourquoi
ne pas faire confiance aux choix et
aux envies des artistes fidèles qui
guident l’Opéra de Dijon dans sa
programmation ?
LES ARTISTES & ENSEMBLES
EN RÉSIDENCE
David Grimal
& Les Dissonances
Ensemble sans chef en résidence
depuis 8 ans à l’Opéra de Dijon,
Les Dissonances se produisent
désormais sur les plus grandes
scènes internationales et continuent à enregistrer la plupart
de leurs disques dans la salle de
l’Auditorium de Dijon. Cette saison, ils quitteront Debussy et La
Mer pour Ravel et ses œuvres
les plus dansantes. Après la 5e
de Chostakovitch, ils s’attaqueront à un autre monument, la
Symphonie n°7 de Bruckner, qui
s’annonce comme l’un des grands
moments de cette saison musicale.
Enfin, les Dissonances traverseront avec nous l’Atlantique pour
un programme « L’Amérique ! »
qui nous fera danser sur les
rythmes latins de West Side Story,
et surtout nous offriront une interprétation unique du Concerto
pour Orchestre de Bartók.
178
Brice Pauset
Compositeur et claveciniste en
résidence depuis 2010, Brice
Pauset achève cette saison son
intégrale Louis Couperin initiée
en mai 2014 pour mieux se lancer
dans un nouveau défi : les œuvres
pour clavier méconnues de JeanSébastien Bach.
Andreas Staier
Claveciniste et pianofortiste en
résidence depuis 2011, Andreas
Staier est un artiste exigeant.
Nous aurons le plaisir de le retrouver pour un concert consacré à la
musique chorale religieuse sous la
Réforme. Il accompagnera également la violoniste Isabelle Faust
dans un programme sur mesure
qui explorera les différentes facettes de l’esprit romantique.
Enfin, ne pas manquer le concert
qu’il donnera autour de Bach et
ses fils, accompagné d’un second
clavecin et du Café Zimmermann.
Gilles Abegg
Photographe en résidence depuis
2008, Gilles Abegg est le compagnon de route de l’Opéra de Dijon.
C’est lui, à travers ses images, qui fait
le lien avec les artistes, les œuvres, le
public et l’identité si forte de l’Opéra
de Dijon. Il entame cette année un
travail autour de la thématique des
Européens que nous présenterons
ces trois prochaines saisons.
l’Orchestre Dijon Bourgogne
sera dirigé par Iňaki Encina
Jos van Immerseel
Oyón dans Orphée & Eurydice,
& Anima Eterna Brugge
de Gluck, une nouvelle producEnsemble belge spécialisé dans tion de l’Opéra de Dijon. Nous
l’interprétation sur instruments pourrons également l’entendre
d’époque, Anima Eterna Brugge en concert dans La Création
et son directeur musical Jos van de Haydn. L’ODB poursuivra
Immerseel sont associés à l’Opé- son cycle Schumann avec les
ra de Dijon depuis 2010. Nous les Symphonies n°2 et n°4 et fera un
entendrons cette année dans un détour par la musique française
répertoire qui semble fait pour avec notamment le Requiem de
eux : la Septième Symphonie de Fauré. Enfin, il n’échappera pas
Beethoven et le Concerto pour à la thématique américaine de la
violon de Mendelssohn. Dans saison 16 | 17 avec un programme
un tout autre genre, le concert autour de Gershwin, Barber ou
Gershwin ! consacré au compo- encore Artie Shaw…
siteur américain, mariera jazz et
classique pour le plus grand plai- Les Traversées Baroques
sir des spectateurs. Enfin, leur Ensemble associé à l’Opéra de
dernière date à Dijon mettra à Dijon depuis 2013, les Traversées
l’honneur le romantisme russe Baroques lanceront la saison lyavec, notamment, la Sérénade rique avec L’Orfeo, de Monteverdi,
pour cordes de Tchaïkovski.
sans doute très attendu, autour
d’un plateau de choix (Marc
Emmanuelle Haïm
Mauillon, Emmanuelle de Negri).
& Le Concert d’Astrée
Ensemble baroque associé à LES ARTISTES PERMANENTS
l’Opéra de Dijon depuis 8 ans, Chœur de l’Opéra de Dijon
Le Concert d’Astrée nous offre Composé de 23 artistes lyriques
un programme dans lequel il ex- permanents et s’enrichissant de
celle : la tragédie lyrique fran- choristes indépendants au gré des
çaise avec des extraits de Médée, productions, le Chœur de l’Opéra
de Charpentier, et Castor & de Dijon sera présent tout au long
Pollux de Rameau... Nous les re- de la saison avec, pour ne citer que
trouverons ensuite en fosse dans ces programmes, la Petite messe soLe retour d’Ulysse dans sa patrie, lennelle de Rossini, La Création de
de Monteverdi, qui s’annonce Haydn, des cantates de Bach pour
comme l’un des temps forts de la Noël et Pâques… Nous pourrons
saison 16 | 17.
entendre le Chœur dans Orphée
& Eurydice, de Gluck, et La Flûte
Orchestre Dijon Bourgogne
enchantée, de Mozart, et dans de
Ensemble associé aux produc- nombreux concerts en Bourgogne
tions lyriques du grand répertoire, Franche-Comté.
LES ARTISTES & ENSEMBLES
ASSOCIÉS
179
Les partenaires
de l’Opéra de Dijon
LES PARTENAIRES ARTISTIQUES
L’Opéra de Dijon entretient des collaborations
artistiques ou culturelles avec de nombreuses
structures de la région, favorisant ainsi son inscription
sur tous les territoires régionaux : Le Théâtre Dijon
Bourgogne – CDN, Art Danse CDC Dijon Bourgogne, le
Musée des Beaux-Arts de Dijon, le Pôle d’Enseignement
Supérieur de la Musique, le Théâtre d’Auxerre, Plan 9,
la Vapeur, l’Ensemble Justiniana, Les 2 Scènes, Scène
nationale de Besançon.
LES PARTENAIRES MÉDIAS
Le Bien Public
France Bleu Bourgogne
France 3 Bourgogne
K6FM
Radio Cultures Dijon
RCF radio en Bourgogne
Télérama
Qobuz
L’OPÉRA DE DIJON EST MEMBRE DE
Les Forces Musicales
La Réunion des Opéras de France
Opera Europa
R eseo
L’Opéra de Dijon a signé des conventions de
partenariat avec l’Éducation Nationale, la Direction
interrégionale des services pénitentiaires CentreEst Dijon et avec le Centre Hospitalier Universitaire
de Dijon. L’Opéra entretient également une étroite
collaboration avec Sciences Po Paris-Campus
européen de Dijon & l’École Supérieure de
Commerce de Dijon.
181
180
Conseil
d’administration
Christine Martin Adjointe au
maire de Dijon, déléguée à la
culture, à l’animation & aux
festivals, Présidente de l’Opéra
de Dijon
Lionel Bard Conseiller
municipal, délégué aux musées, à
la lecture publique & au secteur
sauvegardé
Yves Berteloot Représentant
des usagers
Andrée Bonnery Membre qualifié
François Deseille Adjoint au
maire de Dijon, délégué à la cité de
la gastronomie
Anne Dillenseger Adjointe
au maire de Dijon, déléguée à
l’éducation
Anne Erschens Vice-présidente
du Conseil départemental
de la Côte-d’Or
Daniel Exartier Membre qualifié
Bernard Falga Directeur régional
des affaires culturelles
Laurence Fluttaz Viceprésidente du Conseil régional
de Bourgogne Franche-Comté
en charge de la culture et du
patrimoine
Laurent Grandguillaume
Conseiller municipal, délégué à
la vie associative
Danièle Juban Ajointe au maire
de Dijon, déléguée à l’attractivité,
au commerce & à l’artisanat
Michel Julien Conseiller
municipal, délégué à la
tranquillité publique, à la
sécurité civile & à la protection
civile
Georges Maglica Adjoint
au maire de Dijon, délégué
aux finances & aux affaires
juridiques
Didier Martin Adjoint au maire
de Dijon, délégué au tourisme
& aux congrès
Stéphanie Modde Adjointe
au maire de Dijon, déléguée à
l’écologie urbaine & au cadre
de vie
Hélène Roy Conseillère
municipale, déléguée à la culture
& à la musique
Catherine Vandriesse
Conseillère municipale
L’Opéra de Dijon est subventionné par la Ville de Dijon, le
Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, le Ministère
de la Culture – DRAC Bourgogne Franche-Comté & le Conseil
Départemental de la Côte-d’Or.
L’équipe
DIRECTION
Laurent Joyeux directeur général & artistique
Matthieu Dussouillez directeur adjoint
Jérôme Thibert directeur technique
Julia Dehais directrice des publics, du mécénat
et de l’action culturelle
Magalie Bouchet directrice de production
Isabelle Parry directrice de l’information
& de la communication
Catherine Mouret-Bolâtre assistante
de la direction générale
DIRECTION ARTISTIQUE
Laurent Joyeux directeur général & artistique
Matthieu Dussouillez directeur adjoint
Stephen Sazio dramaturge | responsable des
éditions
TECHNIQUE Caroline Boulay directrice technique adjointe en
charge du lyrique
Emmanuel Jacson directeur technique adjoint
Alix Beblik assistante de la direction technique
Christel Bouveret chargée de la coordination
des plannings
Paul Boyer réalisateur d’accessoires
Matthieu Bordet, Gilles Madras régisseurs
lumières
Didier Brusson, Sébastien Cerruti techniciens
lumières
Patrick Gueneau, Jacques Tortiller régisseurs
plateau
Erick Charles, Stéphan Ferrand-Augier,
Emmanuel Vaugin techniciens plateau
David Clément régisseur son
Aurélien Arnaud apprenti régie son
Baptiste Monin technicien service général
Ateliers de décors et costumes
Claude Stephan responsable des ateliers | chef
décorateur
David Frichet régisseur des ateliers décors
Youssef Madloum, Patrick Zimmerlé
techniciens constructeurs de décors
Maroon Bourgeois couturière retoucheuse
Pascal Brissiaud costumier, coiffeur & maquilleur
Accueil & standard
Anne-Sophie Jondot, Stéphane Bartollino,
Bruno Belotti & Raphaël Vavasseur Chargés
d’accueil
DIRECTION DES PUBLICS, DU
MÉCÉNAT & DE L’ACTION
CULTURELLE
Développement commercial & marketing
Céline Vuillemot responsable
Armance Duvivier attachée au développement
commercial & au marketing
182
Radra Ghorzi chargée des relations avec le public
François Martin responsable billetterie
Céline Chiron, Ana Reis & Emerick Voiseux
accueil & billetterie
Claire Boudrot attachée à l’équipe d’accueil
& de placement | coordinatrice du Bar
L’ensemble de l’équipe d’accueil et de placement
& du bar
Mécénat & partenariats
Sophie Pouchet-Pellerin responsable
Faustine Fournier assistante au mécénat
& aux partenariats
Action culturelle
Guillaume Labois médiateur culturel
Hélène Montaldi attachée à l’action culturelle
& à la dramaturgie
DIRECTION ADMINISTRATIVE
& FINANCIÈRE Ressources humaines & paies
Isabelle Tréfouël-Gaillot responsable
Valbona Monsaingeon chargée de paie | adjointe RH
Comptabilité
Johann Deulvot comptable | attaché au budget
& au contrôle de gestion
Miloud El Kharbili comptable | régisseur
& contrôleur des recettes
Christian Guerre agent comptable
DIRECTION DE L’INFORMATION
& DE LA COMMUNICATION
Marilyn Chiono, Pascaline Sanson attachées
à l’information & à la communication
Caroline Haillet attachée à la communication
digitale
PRODUCTION
Cécile Ducournau, Amélie Jamin
& Maud Repiquet chargées de production
CHŒUR
Anass Ismat chef de chœur
Anita Henne régisseuse des chœurs
Maurizio Prosperi pianiste répétiteur
Corinne Bigeard, Isabelle Blaise, Linda Durier,
Sarah Hauss, Aurélie Marjot, Lysiane Minasyan
soprani
Nathalie Jay, Dana Luccock, Véronique
Mighetti, Delphine Ribemont Lambert,
Véronique Rouge, nn alti
Sébastien Calmette, Yu Chen, Stefano Ferrari,
Jean-Christophe Sandmeier, nn ténors
Jean-Paul Espiasse, Rafael Galaz, nn
barytons-basses
Zakaria El Bahri, Xavier Levy-Forges,Fabrice
Vernier basses
183
Achetez vos places
Notre équipe de billetterie est à votre disposition à partir du mardi 24 mai
2016 pour la vente des abonnements et à partir du samedi 11 juin 2016
pour les billets à l’unité. N’hésitez pas à lui demander des conseils, elle vous
guidera avec plaisir à travers la programmation de cette nouvelle saison.
SUR INTERNET
www.opera-dijon.fr
PAR TÉLÉPHONE
03 80 48 82 82
Du mardi au samedi de 11 h à 18 h
SUR PLACE
En journée
Du mardi au samedi de 11 h à 18 h, à la billetterie de l’Opéra,
18, boulevard de Verdun, 21000 Dijon*
* Fermeture estivale du samedi 23 juillet 2016 au samedi 22 août inclus
Les soirs de spectacle
Sur le lieu de la représentation, une heure avant le lever du rideau
AUTRES POINTS DE VENTE
FNAC, Carrefour, Géant, Magasins U, Intermarché
CHÈQUE-CADEAU
Offrez des places de spectacles grâce à nos chèques-cadeaux en vente à la
billetterie de l’Opéra et sur opera-dijon.fr
ÉCHANGE
Un imprévu vous empêche d’assister à l’un de nos spectacles ? Vous pouvez
échanger gratuitement vos places pour une autre date dans la limite de
3 échanges par personne et par saison.
À noter : L’échange doit impérativement se faire 48h avant le début de la
représentation et ne peut être réalisé que dans la limite des places disponibles.
TARIFS PRÉFÉRENTIELS
A
PLEIN TARIF
TARIF GROUPE
ABONNEMENT 3
ABONNEMENT 5
ABONNEMENT 7
ABONNEMENT 10
TARIF RÉDUIT
1ère SÉRIE
57 €
49 €
49 €
46 €
44 €
40 €
29 €
2 e SÉRIE
46 €
39 €
39 €
37 €
34 €
32 €
23 €
3 e SÉRIE
29 €
24 €
24 €
23 €
22 €
21 €
15 €
4e SÉRIE
17 €
— — — — — 9 €
2e SÉRIE
33 €
29 €
29 €
27 €
26 €
24 €
17 €
3e SÉRIE
22 €
19 €
19 €
18 €
17 €
16 €
11 €
4e SÉRIE
14 €
— — — — — 7 €
1ère SÉRIE
33 €
29 €
29 €
27 €
26 €
24 €
17 €
2e SÉRIE
28 €
24 €
24 €
22 €
21 €
20 €
15 €
3e SÉRIE
17 €
15 €
15 €
14 €
13 €
13 €
 9 €
4e SÉRIE
9 €
— — — — — 6 €
D
E
F
B
PLEIN TARIF
TARIF GROUPE
ABONNEMENT 3
ABONNEMENT 5
ABONNEMENT 7
ABONNEMENT 10
TARIF RÉDUIT
1ère SÉRIE
44 €
38 €
38 €
36 €
33 €
31 €
22 €
C
PLEIN TARIF
TARIF GROUPE
ABONNEMENT 3
ABONNEMENT 5
ABONNEMENT 7
ABONNEMENT 10
TARIF RÉDUIT
PLEIN TARIF
TARIF GROUPE
ABONNEMENT 3
ABONNEMENT 5
ABONNEMENT 7
ABONNEMENT 10
TARIF RÉDUIT
SÉRIE UNIQUE
20 €
17 €
17 €
16 €
15 €
14 €
10 €
Vous êtes abonné à une autre structure culturelle ou votre comité
d’entreprise est partenaire de l’Opéra de Dijon ? Vous bénéficiez peut-être
de tarifs préférentiels. Renseignements sur opera-dijon.fr
AUTRES TARIFS ( sur présentation d’un justificatif )
JUNIOR ( MOINS DE 15 ANS ) *
JEUNE ( MOINS DE 26 ANS ) *
CARTE CULTURE ÉTUDIANTS ( en 2e, 3e et 4e série )
TARIF DERNIÈRE MINUTE **
Nouvelle adresse
* Les tarifs junior & jeune ne sont pas applicables dans le cadre
d’une sortie scolaire.
** Une place par personne une heure avant le lever de rideau dans la
limite des places disponibles. Les places de dernière minute ne sont
pas appliquées de manière systématique.
Information donnée le jour même au 0 0 4 2 2.
La billetterie de l’Opéra de Dijon, auparavant située au Grand Théâtre, a
déménagé au 18, boulevard de Verdun, 21000 Dijon.
186
Tarifs
5,50 €
10 €
5,50 €
5 €
SÉRIE UNIQUE
10 €
— — — — 5 €
SÉRIE UNIQUE
8 €
— — — — — 5 €
TARIF RÉDUIT :
Personnes en situation de handicap et
leurs accompagnateurs, demandeurs
d’emploi, personnes en situation de
réinsertion professionnelle, personnes
en situation d’apprentissage et
bénéficiaires du RSA.
GRATUITÉ :
L’accès au spectacle est gratuit pour
les moins de 15 ans lorsqu’ils sont
accompagnés d’une personne de plus
de 60 ans ayant acheté un billet en
plein tarif.
187
Abonnez-vous
dès 3 spectacles !
Spectateur fidèle ou occasionnel, choisissez dès le 24 mai 2016 & toute
l’année la formule d’abonnement qui correspond le mieux à vos envies.
De 3 à 10 spectacles, nous vous proposons de composer votre saison en toute
liberté et de compléter votre abonnement tout au long de l’année avec la
même réduction.
NOS FORMULES D’ABONNEMENT
3 spectacles15 % de réduction*
5 spectacles20 % de réduction*
7 spectacles25 % de réduction*
10 spectacles30 % de réduction*
* Les pourcentages de réduction sont donnés à titre indicatif ; ils sont variables
en fonction de la série et de la formule tarifaire du spectacle choisi.
DÈS LE 24 MAI 2016 & TOUTE L’ANNÉE
Sur internet
Abonnez-vous directement en ligne
sur www.opera-dijon.fr
Par courrier
Remplissez le formulaire joint à ce programme ou en le téléchargeant sur le
site internet de l’Opéra et renvoyez votre formulaire par courrier à la
billetterie de l’Opéra de Dijon, 18, boulevard de Verdun, 21000 Dijon
Sur place
À la billetterie de l’Opéra, 18, boulevard de Verdun, 21000 Dijon, du
mardi au samedi de 11h à 18h
OUVERTURE EXCEPTIONNELLE DE LA BILLETTERIE LE MARDI 24 MAI DE 10H À 18H.
Abonnement
découverte
3 spectacles pour 30 euros !
Vous n’avez jamais été abonné à l’Opéra de Dijon et souhaitez découvrir
notre structure ?
L’abonnement « découverte » s’adresse à un public curieux de pousser les
portes d’un Opéra pour la première fois.
Choisissez trois spectacles représentatifs de la saison, soit un par genre (un
opéra, un concert, un spectacle de danse) parmi la sélection suivante*. Les
places sont situées en 4e série.
OPÉRA
L’Orfeo Monteverdi – ven 30 sept, dim 2 & mar 4 oct (p. 18)
Orphée & Eurydice Gluck - mer 4, ven 6 & dim 8 janvier (p. 44)
Le retour d’Ulysse dans sa patrie Monteverdi – ven 31 mars & dim 2 avril (p. 76)
Kalîla wa Dimna Moneim Adwan – jeu 11, sam 13 & dim 14 mai (p. 96)
CONCERT
Bruckner 7 Schumann Les Dissonances David Grimal - ven 27 janvier (p. 56)
Beethoven Schumann Brahms A. Staier I. Faust - dim 5 février (p. 62)
Gershwin ! Anima Eterna Brugge - dim 5 mars (p. 66)
L’Amérique ! De Bernstein à Bartók Les Dissonances David Grimal sam 8 avril (p. 79)
DANSE
Ballet du Grand Théâtre de Genève - ven 18 & sam 19 novembre (p. 30)
Made in America Lucinda Childs Merce Cunningham jeu 12 & ven 13 janvier (p. 47)
Tenir le Temps Rachid Ouramdane - mar 16 mai (p.98)
* L’abonnement découverte sera pris en compte uniquement sur présentation d’une pièce d’identité.
Abonnement
Jeune
LES MOINS DE 26 ANS, étudiants ou non, ont un abonnement qui leur est
réservé : 5 spectacles pour 25 €, même en 1re série !
188
189
Carte
Liberté
Vous ne connaissez pas vos disponibilités à l’avance, et ne souhaitez pas vous
engager dans un abonnement à l’Opéra ? La carte Liberté est faite pour vous.
Pour seulement 15 €, achetez votre carte et bénéficiez d’une réduction de 15 %
dès votre 1er achat et sur tous les spectacles de la saison !*
* Carte nominative et personnelle devant être présentée lors des achats avec présentation de la
carte d’identité.
des chercheurs. Vous y retrouverez aussi le déroulé des concerts du mois, des
conseils de lecture, des photos de la création des opéras en préparation, etc.
PROGRAMMES
Retrouvez les livrets, interviews et biographies des artistes, photos des
répétitions, textes de spécialistes dans les programmes de salle des opéras en
vente 5 € les soirs de spectacle.
WEB & RÉSEAUX SOCIAUX
Devenez
parrain !
Vous avez un abonnement 5, 7 ou 10 spectacles à l’Opéra de Dijon ? Afin
de vous remercier de votre fidélité, nous vous permettons de parrainer un
de vos proches curieux de découvrir l’Opéra, en l’accompagnant lors d’un
spectacle. Vous pouvez ainsi lui faire bénéficier une fois dans la saison du tarif
Parrainage : - 30 % sur le spectacle de son choix ! *
* Cette personne ne doit jamais être venue à l’Opéra. Offre valable une fois dans la saison
et pour une place.
Restez
informés !
NOUVEAUTÉ
Téléchargez gratuitement l’application Sweepin sur votre smartphone : dès votre
arrivée à l’Auditorium, vous recevrez nos dernières actualités ainsi que le déroulé
du spectacle du soir !
Le site opera-dijon.fr, adapté aux mobiles et tablettes, vous tient informés
des actualités de la saison 2016 | 2017 de l’Opéra de Dijon. Le blog, quant à
lui, vous permet de plonger dans les coulisses de la création des spectacles.
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réel : Facebook, Twitter, YouTube et Instagram !
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CONTACT
Service information & communication
03 80 48 82 64
communication@opera-dijon.fr
Le bar
L’équipe du bar vous accueille une heure avant le spectacle et pendant les
entractes. Gagnez du temps ! Dès votre arrivée, passez votre commande auprès
des caisses dédiées, au Foyer-Bar de l’Auditorium, afin de la récupérer au
moment de l’entracte directement au bar et profitez ainsi sereinement de la
pause ! Vous y trouverez notre sélection de vins de Bourgogne d’exception,
de champagnes, de sandwichs gourmands, de pâtisseries fraîches ainsi qu’une
gamme de boissons chaudes biologiques issues du commerce équitable.
REVUE MENSUELLE
Pour en savoir plus sur la programmation de l’Opéra de Dijon, procurezvous la revue mensuelle la fabrique d’absolu, véritable fil rouge de la saison,
vendue 2 € en billetterie et les soirs de spectacle. Disponible également à la
Librairie Grangier, la fabrique d’absolu apporte un contenu inédit rédigé par
190
191
Renseignements
BILLETTERIE DE L’OPÉRA DE DIJON - NOUVEAU !
18, boulevard de Verdun
21 000 Dijon
ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h
Tél. 03 80 48 82 82
www.opera-dijon.fr
CONTACT ADMINISTRATION : AUDITORIUM
11, boulevard de Verdun - 21 000 Dijon
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CONTACTS PRESSE NATIONALE
Associés en communication/Imagine
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collet@aec-imagine.com - Tél. +33 (0)6 80 84 87 71
William Chatrier
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Pierrette Chastel
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CONTACT PRESSE RÉGIONALE
Pascaline Sanson
psanson@opera-dijon.fr - Tél. 03 80 48 82 52
Pour venir à l’Opéra de Dijon
AUDITORIUM & BILLETTERIE
Parking Clemenceau
(des tickets de parking sont disponibles à la vente en billetterie)
Tramway T1 arrêt Auditorium
Liane 6 arrêt Marne ou Flexo 40 arrêt Auditorium
PHOTOGRAPHIES & VISUEL DE COUVERTURE
© Opéra de Dijon 2016 | Gilles Abegg
DESIGN GRAPHIQUE Vitali studio
COMPOSÉ EN Minion & Dijon
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Laurent Joyeux
RÉDACTION Stephen Sazio
COORDINATION Isabelle Parry
MISE EN PAGE Ludovic Barbier
FABRICATION Vincent Imprimeries, Tours (37)
LICENCE 1-1076375 - 2-1076376 - 3-1076377
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