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Likouteï Si’hot
Perspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semaine
d’après les causeries du Rabbi de Loubavitch
CHABBAT PARCHAT
BEHAR
20 Iyar 5776 / 28 mai 2016
SEFER VAYKRA
Behar – Lag Ba Omer
WŽƌƚĠĞƵŶŝǀĞƌƐĞůůĞĚĞůĂŚĞŵŝƩĂ
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 1, page 273)
Le verset Behar 25, 1 dit : «L’Eternel parla à Moché sur le mont Sinaï» et Rachi explique :
«YƵĞůĞƐƚůĞƌĂƉƉŽƌƚƐƉĠĐŝĮƋƵĞĞŶƚƌĞůĂŚĞŵŝƩĂĞƚůĞŵŽŶƚ^ŝŶĂŢ(1) ? Toutes les Mitsvot
n’ont-elles pas été données sur le Sinaï ? En fait, tout comme on a entendu, sur le Sinaï,
ůĞƐƌğŐůĞƐŐĠŶĠƌĂůĞƐ͕ůĞƐĚĠƚĂŝůƐĚ͛ĂƉƉůŝĐĂƚŝŽŶĞƚůĞƐƉŽŝŶƚƐƉĂƌƚŝĐƵůŝĞƌƐĚĞůĂŚĞŵŝƚƚĂ͕ŝů
en est de même également pour toutes les Mitsvot. Leurs règles générales, leurs détails
Ě͛ĂƉƉůŝĐĂƟŽŶĞƚůĞƵƌƐƉŽŝŶƚƐƉĂƌƟĐƵůŝĞƌƐŽŶƚĠƚĠĚŝƚƐƐƵƌůĞ^ŝŶĂŢ».
KŶ ƉĞƵƚ͕ ă ĐĞ ƉƌŽƉŽƐ͕ ƐĞ ƉŽƐĞƌ ůĂ ƋƵĞƐƟŽŶ ƐƵŝǀĂŶƚĞ : pourquoi la Torah fait-elle le
choix d’enseigner un principe d’une portée aussi générale précisément à propos de la
ŚĞŵŝƚƚĂ͕ƋƵŝĂƵŶĐĂĚƌĞ͕ƐŽŵŵĞƚŽƵƚĞ͕ůŝŵŝƚĠ(2), s’applique uniquement en Erets Israël,
seulement quand le Jubilé est en vigueur(3) ? Pourquoi ne pas lui préférer une Mitsva de
ƌĠĨĠƌĞŶĐĞĂLJĂŶƚƵŶĞǀŽĐĂƟŽŶƉůƵƐĐĞŶƚƌĂůĞ͍
KŶƉĞƵƚĚŽŶŶĞƌ͕ăĐĞƉƌŽƉŽƐ͕ů͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶƐƵŝǀĂŶƚĞ͘>ĂũƵƐƟĮĐĂƟŽŶĚĞĐĞĐŚŽŝdžĞƐƚƋƵĞ͕
ĚĂŶƐƵŶĞĐĞƌƚĂŝŶĞŵĞƐƵƌĞ͕ĐĞƩĞDŝƚƐǀĂĚĞůĂŚĞŵŝƩĂĞƐƚƌĞƉƌĠƐĞŶƚĂƟǀĞĚĞů͛ĞŶƐĞŵďůĞ
des Mitsvot à la fois(4).
>ĂƉĂƌƟĐƵůĂƌŝƚĠĚĞůĂDŝƚƐǀĂĚĞůĂŚĞŵŝƩĂĞƐƚƋƵĞ͕Ě͛ƵŶĞƉĂƌƚ͕ĞůůĞƉŽƐƐğĚĞƵŶĞƐĂŝŶƚĞƚĠŝŵŵĞŶƐĞĞƚĐŽŶƐŝĚĠƌĂďůĞ͕ĂƵƉŽŝŶƚĚ͛ġƚƌĞĐŽŵƉĂƌĂďůĞăĐĞůůĞĚƵŚĂďďĂƚ͕ĂŝŶƐŝƋƵ͛ŝů
est écrit : «ůĂƚĞƌƌĞƐĞƌĞƉŽƐĞƌĂĚ͛ƵŶŚĂďďĂƚƉŽƵƌů͛ƚĞƌŶĞů»(5), mais que, d’autre part,
elle n’oblige pas à se séparer et à se détacher du monde profane, puisque tous les autres
ƚƌĂǀĂƵdž͕ĞŶĚĞŚŽƌƐĚĞĐĞƵdžĚƵĐŚĂŵƉ͕ƐŽŶƚƉĞƌŵŝƐ͕ăůĂĚŝīĠƌĞŶĐĞĚƵŚĂďďĂƚ͕ĚŽŶƚůĂ
sainteté empêche tout travail(6).
(1) En d’autres termes, pourquoi préciser, uniquement pour la Chemitta, que D.ieu parla à Moché sur le
mont Sinaï ?
(2) Concerne uniquement ceux qui exercent une activité agricole.
(3) La Mitsva de la Chemitta, de nos jours, est uniquement d’ordre rabbinique, selon la majeure partie
des Décisionnaires. On verra, à ce propos, en particulier, le Tour Yoré Déa, au chapitre 331 et le Sefer Ha
‘Hinou’h, à la Mitsva n°84.
(4) Elle indique de quelle manière il convient de les mettre en pratique. Et, l’on consultera, à ce propos, la
longue explication figurant dans les causeries du 20 Iyar et du Chabbat Parchat Behar Be’houkotaï.
(5) Au verset 2, par la suite. Et, l’on verra aussi l’explication dans le Likouteï Si’hot, tome 1, aux pages 107
et 275.
(6) Et, en lequel prévaut une rupture avec la matière du monde.
1
ĞƉƌŝŶĐŝƉĞ͕ƋƵŝĂƉƉĂƌĂŠƚ͕Ě͛ƵŶĞŵĂŶŝğƌĞƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚĐůĂŝƌĞ͕ĚĂŶƐůĂŚĞŵŝƩĂ͕ĞƐƚ
ĠŐĂůĞŵĞŶƚăůĂďĂƐĞĚĞƚŽƵƚĞƐůĞƐĂƵƚƌĞƐDŝƚƐǀŽƚ͘dŽƵƚĚ͛ĂďŽƌĚ͕ŽŶĚŽŝƚůĞƐŵĞƩƌĞĞŶƉƌĂƟƋƵĞĂǀĞĐŵŽƟǀĂƟŽŶĞƚŚĂƵƚĞƵƌ͕ĞŶĂůůĂŶƚũƵƐƋƵ͛ĂƵĚŽŶĚĞƐĂƉƌŽƉƌĞƉĞƌƐŽŶŶĞ(7).
DĂŝƐ͕ ƐŝŵƵůƚĂŶĠŵĞŶƚ͕ ůĂ DŝƚƐǀĂ ĚŽŝƚ ġƚƌĞ ŵŝƐĞ ĞŶ ƉƌĂƟƋƵĞ Ě͛ƵŶĞ ĨĂĕŽŶ ƐĐƌƵƉƵůĞƵƐĞ͕
ũƵƐƋƵĞĚĂŶƐůĞŵŽŝŶĚƌĞĚĠƚĂŝů͕ĐĞƋƵŝƐƵƉƉŽƐĞĚĞĐŽŶĐĞŶƚƌĞƌƐŽŶĂƩĞŶƟŽŶ͕Ě͛ĞŶǀŝƐĂŐĞƌůĞƐ
ĚŝīĠƌĞŶƚƐĂƐƉĞĐƚƐŵĂƚĠƌŝĞůƐĚĞĐŚĂƋƵĞƐŝƚƵĂƟŽŶ(8).
ŽŵŵĞŶƚƌĠƵŶŝƌĞŶƐĞŵďůĞĐĞƐĚĞƵdžĂƐƉĞĐƚƐŽƉƉŽƐĠƐ͕Ě͛ƵŶĞƉĂƌƚů͛ĂƩĂĐŚĞŵĞŶƚĞƚů͛ĠůĠǀĂƟŽŶǀĞƌƐƵŶŵŽŶĚĞƐƉŝƌŝƚƵĞůĞƚƚƌĂŶƐĐĞŶĚĂŶƚƚŽƵƚĞƐůĞƐůŝŵŝƚĞƐĞƚĚ͛ĂƵƚƌĞƉĂƌƚ͕ƵŶĞƉƌĂƟƋƵĞƐĐƌƵƉƵůĞƵƐĞĚĞĚĠƚĂŝůƐŵĂƚĠƌŝĞůƐĞƚůŝŵŝƚĠĞƐ͍
>ĂƌĠƉŽŶƐĞăĐĞƩĞƋƵĞƐƟŽŶĮŐƵƌĞĚĂŶƐůĞƐƉƌŽƉŽƐĚĞZĂĐŚŝ͗«tout comme on a entenĚƵ͕ƐƵƌůĞ^ŝŶĂŢ͕ůĞƐƌğŐůĞƐŐĠŶĠƌĂůĞƐ͕ůĞƐĚĠƚĂŝůƐĚ͛ĂƉƉůŝĐĂƟŽŶĞƚůĞƐƉŽŝŶƚƐƉĂƌƟĐƵůŝĞƌƐĚĞ
ůĂŚĞŵŝƩĂ͕ŝůĞŶĞƐƚĚĞŵġŵĞégalement pour toutes les Mitsvot. Leurs règles générales,
ůĞƵƌƐĚĠƚĂŝůƐĚ͛ĂƉƉůŝĐĂƟŽŶĞƚůĞƵƌƐƉŽŝŶƚƐƉĂƌƟĐƵůŝĞƌƐŽŶƚĠƚĠĚŝƚƐƐƵƌůĞ^ŝŶĂŢ».
Le mont Sinaï possède lui-même deux caractères similaires à ceux qui viennent d’être
ĚĠĐƌŝƚƐ͛͘ƵŶĞƉĂƌƚ͕ŝůƐ͛ĂŐŝƚĚ͛ƵŶĞŵŽŶƚĂŐŶĞăƉĂƌƚĞŶƟğƌĞ͕Ě͛ƵŶĞŶĚƌŽŝƚĠůĞǀĠ͕ƋƵŝƐĞĚŝƐƟŶŐƵĞĚĞĐĞƋƵŝů͛ĞŶƚŽƵƌĞ͕ŵĂŝƐ͕Ě͛ĂƵƚƌĞƉĂƌƚ͕ŽŶƐĂŝƚƋƵĞůĂdŽƌĂŚLJĂĠƚĠĚŽŶŶĠĞƉƌĠĐŝƐĠment parce qu’elle est la montagne la plus basse, la plus inférieure de toutes(9)͛͘ĞƐƚĂŝŶƐŝ
ƋƵĞůĞŵŽŶƚ^ŝŶĂŢĐŽŵďŝŶĞů͛ĠůĠǀĂƟŽŶĞƚůĂŚĂƵƚĞƵƌ͕ĂǀĞĐůĂďĂƐƐĞƐƐĞĞƚů͛ŚƵŵŝůŝƚĠ(10).
͛ĞƐƚĚŽŶĐƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞůĂdŽƌĂŚĨƵƚĚŽŶŶĠĞƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚƐƵƌůĞŵŽŶƚ^ŝŶĂŢ͘ůůĞ
ƉĞƵƚ͕ŐƌąĐĞăĐĞůĂ͕ŝŶƐƵŋĞƌĂƵdžŚŽŵŵĞƐůĞƉŽƵǀŽŝƌĚ͛ŝŶƚĠŐƌĞƌĐĞƐĚĞƵdžĠůĠŵĞŶƚƐŽƉƉŽƐĠƐ͘
Kƌ͕ƵŶĞƚĞůůĞĂƫƚƵĚĞĞƐƚăůĂďĂƐĞŵġŵĞĚĞůĂƉƌĂƟƋƵĞĚĞƐDŝƚƐǀŽƚ͘
ĞƩĞĐŽŵďŝŶĂŝƐŽŶƋƵŝƉƌĞŶĚƐĂƐŽƵƌĐĞƉƌğƐĚƵŵŽŶƚ^ŝŶĂŢĞƐƚďŝĞŶŝůůƵƐƚƌĠĞƉĂƌůĂDŝƚƐǀĂ
ĚĞůĂŚĞŵŝƩĂ͕ĐŽŵŵĞŽŶů͛ĂŝŶĚŝƋƵĠ͛͘ĞƐƚĚŽŶĐĐĞƩĞDŝƚƐǀĂƋƵŝĂĠƚĠĐŚŽŝƐŝĞƉŽƵƌŝůůƵƐtrer le fait que : «ƉŽƵƌƚŽƵƚĞƐůĞƐDŝƚƐǀŽƚ͕ůĞƐƌğŐůĞƐŐĠŶĠƌĂůĞƐ͕ůĞƐĚĠƚĂŝůƐĚ͛ĂƉƉůŝĐĂƟŽŶĞƚ
ůĞƐƉŽŝŶƚƐƉĂƌƟĐƵůŝĞƌƐŽŶƚĠƚĠĚŝƚƐƐƵƌůĞ^ŝŶĂŢ».
* * *
(7) On consultera également, à ce propos, le Tanya, au chapitre 41, qui dit que : «la pratique de la Torah, des
Mitsvot et de la prière est un don de sa propre personne, à proprement parler, comme lorsque l’âme quitte le
corps, à l’issue des soixante-dix ans, lorsqu’elle ne pense plus aux besoins du corps, mais unit sa pensée aux
mots de la Torah et de la prière, s’introduit en eux».
(8) Et, donc de replacer la Mitsva dans le monde.
(9) Selon le Midrash Tehilim 68, 17 et l’on verra aussi le traité Meguila 29a.
(10) On consultera également, à ce propos, le Torat Mena’hem, tome 23, à la page 12.
2
WĞƌĨĞĐƟŽŶĚĞů͛ĂŵŽƵƌĚƵƉƌŽĐŚĂŝŶ
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 32, page 149)
Le verset Vaykra 19, 18 dit : «tu aimeras ton prochain comme toi-même» et la Guemara
relate(1) que Rabbi Akiva, qui commenta ce verset, avait vingt-quatre mille disciples, mais
que : «tous moururent dans la même période(2), car l’un ne respectait pas l’autre».
͛ĞƐƚůĂƌĂŝƐŽŶĚƵĚĞƵŝůƋƵŝĞƐƚŽďƐĞƌǀĠ͕ƉĞŶĚĂŶƚĐĞƐƐĞŵĂŝŶĞƐ͕ĚƵƌĂŶƚůĂƉĠƌŝŽĚĞĚĞ
ů͛KŵĞƌ͘WƵŝƐ͕>ĂŐĂKŵĞƌ͕ůĞƚƌĞŶƚĞͲƚƌŽŝƐŝğŵĞũŽƵƌĚĞĐĞƩĞƉĠƌŝŽĚĞĚĞǀŝŶƚƵŶũŽƵƌĚĞũŽŝĞ͕
parce que : «ils cessèrent de mourir».
On peut, cependant, s’interroger, sur tout cela. Rabbi Akiva est, comme on l’a dit, celui
qui souligne l’importance de la Mitsva : «tu aimeras ton prochain comme toi-même»(3).
ŽŵŵĞŶƚĞƐƚͲŝůƉŽƐƐŝďůĞƋƵĞĐĞƐŽŝƚƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚƐĞƐĚŝƐĐŝƉůĞƐƋƵŝĂŝĞŶƚƚƌĠďƵĐŚĠ͕ĞŶůĂ
ŵĂƟğƌĞ ?
ŶŽƵƚƌĞ͕ůĞĨĂŝƚƋƵĞů͛ƵŶŶĞƌĞƐƉĞĐƚĞƉĂƐů͛ĂƵƚƌĞĞƐƚͲŝůƵŶĞĨĂƵƚĞƐƵĸƐĂŵŵĞŶƚŐƌĂǀĞ
ƉŽƵƌũƵƐƟĮĞƌƵŶĞĐŽŶĚĂŵŶĂƟŽŶăŵŽƌƚ͕ƉŽƵƌĐĞƵdžƋƵŝůĂĐŽŵŵĞƩĞŶƚ(4) ?
De même, il faut comprendre pourquoi : «tous moururent dans la même période». En
ĞīĞƚ͕ŝůĞƐƚĚŝĸĐŝůĞĚ͛ĂĚŵĞƩƌĞƋƵĞǀŝŶŐƚͲƋƵĂƚƌĞŵŝůůĞĚŝƐĐŝƉůĞƐĐŽŵŵŝƌĞŶƚĞdžĂĐƚĞŵĞŶƚůĂ
même faute, puis que tous furent punis précisément dans la même période(5).
>͛ĞdžƉƌĞƐƐŝŽŶĚĞŶŽƐ^ĂŐĞƐ͕ĚŽŶƚůĂŵĠŵŽŝƌĞĞƐƚƵŶĞďĠŶĠĚŝĐƟŽŶ͕à ce propos, est parƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚƉƌĠĐŝƐĞ͘Ŷů͛ŽĐĐƵƌƌĞŶĐĞ͕ŝůƐŶĞĚŝƐĞŶƚƉĂƐƋƵĞůĂĨĂƵƚĞĚĞĐĞƐĚŝƐĐŝƉůĞƐĨƵƚůĂ
ĐŽŶƚƌŽǀĞƌƐĞĚĞƐĐƈƵƌƐĞƚů͛ŚƵŵŝůŝĂƟŽŶĚĞƐŽŶƉƌŽĐŚĂŝŶ͘/ůƐĚŝƐĞŶƚƵŶŝƋƵĞŵĞŶƚƋƵĞ͗«l’un
ne respectait pas l’autre».
ƚ͕ĚĞĨĂŝƚ͕ŝůƐĠƚĂŝĞŶƚĞīĞĐƟǀĞŵĞŶƚĚĞƐĚŝƐĐŝƉůĞƐĚĞZĂďďŝŬŝǀĂĞƚ͕ăŶ͛ĞŶƉĂƐĚŽƵƚĞƌ͕
ils appliquaient scrupuleusement la Mitsva de l’amour du prochain(6)͘>ĞƵƌĚŝĸĐƵůƚĠĠƚĂŝƚ͕
en revanche, que : «l’un respecte l’autre», précisément parce que chacun d’entre eux
Ɛ͛ŝŶǀĞƐƟƐƐĂŝƚƉůĞŝŶĞŵĞŶƚ͕ĚĞƚŽƵƚƐŽŶĐƈƵƌ͕ĚĂŶƐů͛ĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞƐŽŶŵĂŠƚƌĞ͘
(1) Dans le traité Yebamot 62b. On verra aussi le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 61, au paragraphe 3 et le
Midrash Kohélet Rabba, chapitre 11, au paragraphe 6.
(2) Précisément la période de l’Omer.
(3) Vaykra 19, 18 et l’on verra l’explication du Torat Cohanim, de même que le commentaire de Rachi sur
ce verset.
(4) Il est donc nécessaire de comprendre la sévérité particulière de cette punition.
(5) Une évolution progressive semble plus plausible.
(6) Que leur maître définissait comme : «le grand principe de la Torah».
3
EŽƐŵĂŠƚƌĞƐ͕ĚŽŶƚůĂŵĠŵŽŝƌĞĞƐƚƵŶĞďĠŶĠĚŝĐƟŽŶ͕ĠƌŝŐĞŶƚĞŶƉƌŝŶĐŝƉĞ(7) le fait que :
«leurs opinions ne sont pas les mêmes(8)». Il est donc bien clair qu’il s’appliquait égaůĞŵĞŶƚĂƵdžĚŝƐĐŝƉůĞƐĚĞZĂďďŝŬŝǀĂ͘ŚĂĐƵŶĐŽŵƉƌĞŶĂŝƚů͛ĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞƐŽŶŵĂŠƚƌĞ
ƐĞůŽŶƐĂƉƌŽƉƌĞĐŽŶĐĞƉƟŽŶĞƚ͕ĂƉƉƌĞŶĂŶƚƋƵĞƐŽŶĂŵŝƐ͛ĞŶĨĂŝƐĂŝƚƵŶĞĂƵƚƌĞŝĚĠĞ͕ŝůĠƚĂŝƚ
persuadé que celui-ci se trouvait dans l’erreur(9).
Par amour pour lui, il s’employait alors à le convaincre, puis, quand il s’apercevait que
ƐŽŶĂŵŝŵĂŝŶƚĞŶĂŝƚƐĂƉŽƐŝƟŽŶ͕ŝůŶĞƉŽƵǀĂŝƚƉůƵƐůƵŝŵĂŶŝĨĞƐƚĞƌĚƵƌĞƐƉĞĐƚ͕ĐĂƌŝůĠƚĂŝƚ
ĐŽŶǀĂŝŶĐƵƋƵ͛ŝůĂǀĂŝƚƵŶĞĐŽŶĐĞƉƟŽŶĞƌƌŽŶĠĞĚĞů͛ĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞƐŽŶŵĂŠƚƌĞ͘
hŶĞƚĞůůĞĨĂƵƚĞŶ͛ĞƐƚƉĂƐƐƵĸƐĂŵŵĞŶƚŐƌĂǀĞƉŽƵƌũƵƐƟĮĞƌůĂŵŽƌƚĚĞƚŽƵƐůĞƐĚŝƐĐŝƉůĞƐ͘
Mais, un autre élément intervint également, qui se produisit lorsque le nombre de ces
ĚŝƐĐŝƉůĞƐƉĂƌǀŝŶƚăǀŝŶŐƚͲƋƵĂƚƌĞŵŝůůĞ͛͘ĞƐƚĐĞĐŚŝīƌĞ͕ƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚŝŵƉŽƌƚĂŶƚ͕ƋƵŝŵŝƚ
en éveil le «mauvais œil»(10) et révéla l’Attribut de rigueur, pendant la période de sévérité
ƋƵ͛ĞƐƚĐĞůůĞĚĞů͛KŵĞƌ͛͘ĞƐƚĐĞƋƵŝƉƌŽǀŽƋƵĂůĞƵƌŵŽƌƚ(11).
Si ces disciples avaient été intègres en leur unité d’Israël et en leur amour du prochain,
ils auraient été protégés du malheur. Mais, «l’un ne respecta pas l’autre» et, devant la
ůĞǀĠĞĚĞů͛ƩƌŝďƵƚĚĞƌŝŐƵĞƵƌ͕ƌŝĞŶŶĞƉƵƚůĞƐƉƌŽƚĠŐĞƌ͛͘ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞ͗«tous
moururent dans la même période».
Il en résulte que Lag Ba Omer symbolise la nécessité de l’amour du prochain le plus parĨĂŝƚ͕ůĞĚĞǀŽŝƌĚ͛ŚŽŶŽƌĞƌĐĞůƵŝƋƵŝĂƵŶĞĂƵƚƌĞĐŽŶĐĞƉƟŽŶĚĞů͛ĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞƐŽŶŵĂŠƚƌĞ͘
ĞĨĂŝƚ͕ĐĞĐŝĞƵƚƵŶĞŝŶĐŝĚĞŶĐĞƐƵƌůĂǀŝĞĚĞZĂďďŝŚŝŵĞŽŶĞŶzŽ͛ŚĂŢ͕ĚŽŶƚůĂ,ŝůůŽƵůĂĞƐƚ
ĐĠůĠďƌĠĞůĞũŽƵƌŵġŵĞĚĞ>ĂŐĂKŵĞƌ͘
(7) On verra, à ce propos, les traités Bera’hot 28a et Sanhédrin 38a, le Midrash Tan’houma, Parchat Pin’has,
au chapitre 10 et l’introduction du Tanya.
(8) Les divergences d’opinions font partie de la nature humaine.
(9) Il était lui-même pleinement investi dans l’enseignement de son maître. Il ne pouvait donc même pas
envisager qu’il se trouvait lui-même dans l’erreur.
(10) On consultera, sur ce point, le Yerouchalmi, traité Sanhédrin, chapitre 1, au paragraphe 2, le Péri Ets
‘Haïm, porte du compte de l’Omer, au chapitre 7, le Chaar Ha Kavanot, chapitre sur le compte de l’Omer,
second commentaire.
(11) Ceci peut être comparé à l’affirmation de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, selon laquelle :
«dès lors que la destruction a été autorisée, on ne fait plus de distinction entre celui qui est bon et celui qui
est mauvais».
4
La Guemara relate(12)ƋƵ͛ĞŶƋƵŝƩĂŶƚůĂŐƌŽƩĞ(13), il rechercha aussitôt ce qui nécessitait
ƵŶĞƌĠƉĂƌĂƟŽŶĚĂŶƐůĞŵŽŶĚĞ͘/ůƐ͛ĞŵƉůŽLJĂĂůŽƌƐăƉƵƌŝĮĞƌƵŶĐŚĞŵŝŶƋƵĞůĞƐŽŚĂŶŝŵŶĞ
ƉŽƵǀĂŝĞŶƚƉĂƐĞŵƉƌƵŶƚĞƌ͕ĂĮŶĚĞůĞƵƌƐŝŵƉůŝĮĞƌůĂǀŝĞ(14).
KŶƉĞƵƚŽďƐĞƌǀĞƌ͕ĞŶůĂŵĂƟğƌĞ͕ůĂƉĞƌĨĞĐƟŽŶĚĞů͛ĂŵŽƵƌĚƵƉƌŽĐŚĂŝŶ͘YƵĂŶĚŽŶƐĞ
consacre, de tout son cœur, à venir en aide à un autre Juif, même quand il s’agit uniqueŵĞŶƚ ĚĞ ůĞ ĚŝƐƉĞŶƐĞƌ Ě͛ƵŶ ƉĞƟƚ ĞīŽƌƚ͕ ů͛ŝŶĐŽŶǀĠŶŝĞŶƚ ĚĞ ĨĂŝƌĞ ƵŶ ĞīŽƌƚ͕ ŽŶ Ɛ͛ĞŶ ƌĞŵĞƚ
ĂůŽƌƐƉůĞŝŶĞŵĞŶƚăZĂďďŝŚŝŵĞŽŶĞŶzŽ͛ŚĂŢ͘
Or, disent nos Sages, «ŽŶƉĞƵƚƐ͛ĞŶƌĞŵĞƩƌĞăZĂďďŝŚŝŵĞŽŶ͕ƋƵĂŶĚŽŶƐĞƚƌŽƵǀĞĚĂŶƐ
ƵŶĞƐŝƚƵĂƟŽŶĚŝĸĐŝůĞ»(15), notamment celle de l’exil(16)͛͘ĞƐƚĚŽŶĐĚĞĐĞƩĞĨĂĕŽŶƋƵĞů͛ŽŶ
ƉŽƵƌƌĂŚąƚĞƌůĂĚĠůŝǀƌĂŶĐĞǀĠƌŝƚĂďůĞĞƚĐŽŵƉůğƚĞ͕ƉĂƌŶŽƚƌĞũƵƐƚĞDĂĐŚŝĂ͛Ś͕ƚƌğƐďŝĞŶƚƀƚĞƚ
ĚĞŶŽƐũŽƵƌƐ͘
* * *
(12) Dans le traité Chabbat 33b.
(13) Dans laquelle il avait dû se cacher pendant quatorze ans pour se préserver des Romains qui l’avaient
condamné à mort et le recherchaient.
(14) Ces Cohanim devaient faire un détour pour éviter l’impureté. Il s’agissait donc uniquement de les délivrer d’une contrainte légère.
(15) Selon le traité Bera’hot 9a et l’on verra les références qui sont indiquées.
(16) La situation la plus difficile qui soit !
5
‫לע"נ‬
Offert par les familles
Ouaki, Zilberstein,
Barouk, Assouline et Amar ‫שיחיו‬
pour l’élévation de l’âme de
Moché ben Chalom ‫ז"ל‬
Ouaki
décédé le 23 Iyar 5752
'‫ת' נ' צ' ב' ה‬
Puisse son souvenir être une source de bénédictions.
‫לע"נ‬
‫ר' משה ב"ר שלום ע"ה‬
‫אואקי‬
‫נפטר כ"ג אייר ה'תשנ"ב‬
.‫ה‬.‫ב‬.‫צ‬.‫נ‬.‫ת‬
*****
‫נדפס ע"י‬
‫ זילבערשטיין‬,‫משפחות אואקי‬
‫ אסולין ועמר שיחיו‬,‫ברוך‬
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