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33% de candidats libres au bac

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Il y a un vide juridique concernant la protection du consommateur
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Quotidien national d'information
N° 6388 Prix 10 DA France 1 C
Jeudi 26 mai 2016
LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE, NORIA BENGHEBRIT :
«33% de candidats libres au bac»
Par
classe», ajoutant que «les enseignants et les inspecteurs veillent
également à ce que le programme à
évaluer soit effectivement fait». Il
s’agit aussi d’«assurer une progression et une indépendance des questions». M me Benghebrit dira
également qu’«il est important de
SOUTENUS PAR LA BAISSE DES RÉSERVES
AMÉRICAINES DE BRUT
COOPÉRATION
„ Pour un cadre durable
de partage algéro-français
de savoir-faire entre
les collectivités ................. p2
Par
Ourida Sellam
stocks américains de brut étaient
favorables à un rééquilibrage du
marché. Ainsi, le baril de Brent de
la mer du Nord pour livraison en
juillet valait hier matin 49,20 dollars
sur l’Intercontinental Exchange
(ICE) de Londres, en hausse de
59 cents par rapport à la clôture de
mardi dernier.
Suite en page 3
LE PROCÈS pour invalidation du rachat du groupe
El Khabar (journal, télévision
et imprimeries) par Ness-Prod,
une des filiales du géant industriel Cevital, a été, une nouvelle
fois, reporté au 8 juin prochain,
a-t-on constaté sur place. «Le
procès est reporté pour le 8 juin
prochain», a annoncé l’un des
avocats du collectif de défense
d’El Khabar, à la sortie de l’audience, tenue au tribunal administratif de Bir Mourad raïs, à
Alger.
Suite en page 24
la situation «est totalement verrouillée». «Nous avons des compétences qui sont en mesure
d’identifier les tentatives de fraudes
à travers une commission que nous
avons installée et qui est constituée
de la direction générale de la Sureté
nationale, de la Gendarmerie et des
ministères des Postes et TIC, de la
Justice, et de l’Education, qui
constitue le point focal, afin que l’échange d’informations soit
instantané entre ces différents
départements et que des actions
immédiates soient prises en cas de
fraudes», précise la ministre.
Mme Benghebrit a aussi appelé à la
dénonciation des fraudeurs, ce qui
constitue «un acte citoyen dont l’objectif est de moraliser».
Mme Benghebrit a fait savoir que
«les enseignants chargés de l’élaboration des questions du baccalauréat sont enfermés actuellement
au niveau de l’Onec et ils n’ont
aucun contact avec le monde extérieur. Ils sortiront lors du dernier
jour des épreuves du baccalauréat».
S’agissant de l’opération de correction, elle dira que «les copies
d’examen seront délocalisées à travers différentes wilayas, sachant
que des centres de corrections
seront ouverts du 9 au 29 juin».
Quant aux résultats des examens,
M me Benghebrit annonce qu’ils
seront rendus publics vers fin juin
ou tout au début du mois de juillet.
A. K.
ACTUALITÉ
L’affaire El Khabar reportée au 8 juin
Photo : DR
Smaïl Boughazi
LES COURS du Brent ont frôlé
hier la barre des 50 dollars, soutenus
par une conjoncture favorable. En
fait, les premières estimations de la
fédération professionnelle American
Petroleum Institute (API) sur les
prendre une dimension importante
depuis l’introduction de la 3G», la
ministre signale que les élèves ainsi
que les encadreurs seront tenus de
laisser leurs téléphones cellulaires
en dehors des salles d’examens. En
ce qui concerne une éventuelle fuite
de sujets des examens, elle dira que
LA DÉFENSE DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION
AYANT INTRODUIT UNE NOUVELLE REQUÊTE
Les cours du Brent frôlent
le seuil des 50 dollars
Par
travailler avec le programme sans
que le manuel soit le référent principal. Il faut savoir que le manuel
scolaire est un outil pour l’élève,
mais la référence pour l’enseignant
reste le programme». Pour prévenir
les phénomènes de fraude durant les
compositions, «qui est en train de
ÉNERGIE
„ Une coopération
méditerranéenne pour un
mix énergétique durable... p3
Photo : S. Zoheir
LA MINISTRE de l’Éducation
nationale, Nouria Benghebrit, a
affirmé, hier, sur les ondes de la
Radio nationale que «33% des candidats au baccalauréat sont des candidats libres». Le nombre total des
candidats au bac pour cette année est
de 818 518, contre 850 000 l’année
dernière. S’exprimant sur les préparatifs de cet examen, elle dira que
les candidats passeront les épreuves
au niveau de «2 561 centres répartis
à travers le territoire national, et
seront encadrés par 223 200 fonctionnaires dont 160 000 surveillants,
5 650 observateurs et 55 000 correcteurs». «Les services de sécurité et
de la Protection civile seront également mobilisés pour assurer le bon
déroulement des épreuves», ajoutera-t-elle. Entre autres mesures, la
ministre annonce que des efforts ont
été consentis par son ministère pour
faciliter la participation des étudiants hospitalités aux épreuves du
baccalauréat. Elle prévient, en outre,
que les examens du baccalauréat
débuteront à 8h30 précise et
qu’aucun retard «ne sera toléré»,
passé ce délai, les retardataires trouveront les portes closes.
Mme Benghebrit a tenu à assurer
que «les sujets sur lesquels auront à
disserter les lycéens ont, tous, été
élaborés sur la base des programmes enseignés, en tenant
compte du niveau moyen d’une
Photo : S. Zoheir
Abdallah Kaddour
Supplément Culture
L'école donne le La
de l'animation
estivale
Lire pp 11 à 14
ÉDUCATION
„ BEM : le sujet
des mathématiques soulage
certains candidats
et en perturbe d'autres......p5
2
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 26 mai 2016
3E RENCONTRE DES MAIRES ET RESPONSABLES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES DES DEUX PAYS
Pour un cadre durable de partage algéro-français
de savoir-faire entre les collectivités
Par
Hasna Yacoub
es travaux de la 3e rencontre
algéro-française des maires
et responsables des collectivités territoriales, ouverts hier à
Alger, se sont fixés comme objectif
global d’échanger, à partir des
différentes expériences entre collectivités territoriales algériennes et
françaises, sur les démarches pertinentes de développement territorial, de favoriser le partage
d’expériences et d’identifier les
pistes d’amélioration. La rencontre
va également permettre, comme l’a
affirmé le ministre de l’Intérieur et
des Collectivités locales,
Noureddine Bedoui, d’ouvrir des
perspectives de travail dans les
cinq années à venir.
Selon le ministre, cité par
l’APS, la coopération décentralisée
entre l’Algérie et la France s’est
«progressivement intensifiée» donnant lieu à des «projets catalyseurs» caractérisés par une
approche de partenariat et d’intérêt
partagé. «Depuis plus de 30 ans,
les accords de coopération décentralisée entre les collectivités des
deux pays s’étaient multipliés passant de 7 accords en 1989 à 13 en
1999», a rappelé le ministre qui n’a
pas manqué de souligner que plus
de 50 conventions de coopération
décentralisée et de jumelage ont été
conclues entre les collectivités territoriales algériennes et françaises.
Ces conventions ont porté sur
différentes thématiques telles que
la gestion urbaine, la protection de
l’environnement, la gouvernance
locale, les échanges culturels ou
encore la jeunesse. M. Bedoui a
expliqué que cette multitude de
conventions entre l’Algérie et la
France, a permis aux deux pays de
«tisser une relation à la fois ancrée
dans l’histoire et profondément
contemporaine», d’où la nécessité
«de la rentabiliser davantage et
d’en tirer le maximum de profit en
réalisant des projets concrets de
Photo : DR
L
développement et en améliorant le
cadre de vie de la population».
A propos de projets concrets, le
ministre a commencé par rappeler
le document cadre de partenariat
(DCP), signé entre les deux parties
en 2007 afin de faciliter les
contacts et la mise en œuvre de
projets de coopération et de jumelage entre les collectivités territoriales des deux pays, relevant que
cet engagement a été renouvelé
pour la période 2013-2017. Il a
observé que cet intérêt particulier
accordé à ce type de coopération
découlait du fait que la collectivité
territoriale était un acteur «pivot»
dans le processus de développement, mais qui reste à «professionnaliser» dans le cadre de la
coopération décentralisée. «Tout le
monde s’accorde pour dire que les
compétences dévolues aux collectivités territoriales dans le domaine
des relations internationales restent très limitées et en deçà de
celles des acteurs étatiques», a-t-il
dit, précisant que la coopération
décentralisée «n’est pas une coopération classique et se distingue par
rapport aux coopérations bilaté-
zzz AU FIL DES JOURS
Par
A. Lemili
LE SECTEUR de l’éducation se modernise.
C’est ce qu’en avaient déduit, il y a quelques
semaines, conjointement la ministre de
l’Education nationale et celle de la Poste et
des Technologies de la communication à la
suite de la signature de quatre conventions.
L’idée serait de «la mise en place d’un
système d’automatisation, de management et
d’information de l’éducation, la numérisation
du contenu pédagogique, la mise en place
d’une bibliologique numérique et d’une d’une
plateforme de formation à distance». Louable
mesure pour ne pas dire initiative si tant est
qu’elle soit effectivement suivie d’effet dans
les années à venir. L’habitude d’annonces du
genre, aussi bien à hauteur des deux secteurs précédemment cités que d’autres du
gouvernement, a ancré l’habitude du non
aboutissement de projets tellement porteurs et prometteurs que leur disparition a
posteriori des écrans radar ont littéralement
conduit à la banalisation de tout ce qui pouvait précéder une innovation de la plus
grande utilité publique. N’est-ce pas ainsi
rales ou multilatérales par sa
vocation territoriale induisant une
plus grande proximité avec la
population». Cette coopération
«peut également devenir un vecteur de citoyenneté locale et de
démocratie participative, en redynamisant le tissu social et asso-
ciatif local et en ouvrant des
espaces de concertation entre élus,
administrations et citoyens», a
relevé le ministre, plaidant pour
«la promotion de l’implication et
la participation des citoyens non
seulement dans la gestion des
affaires locales, mais aussi dans la
coopération internationale».
M. Bedoui a soutenu que la coopération décentralisée algérofrançaise devait «construire un
cadre pérenne et durable de discussion, de partage de savoir-faire
et d’expériences pour relever les
défis auxquels sont confrontées nos
collectivités». «Nous sommes
convaincus de la valeur ajoutée
que pourrait apporter cette forme
de coopération, de ce qu’elle peut
apporter à nos collectivités et à
nos territoires dans l’esprit du respect mutuel de la souveraineté de
chacun», a-t-il affirmé avant de
conclure son intervention, lors des
travaux de cette 3 e rencontre
algéro-françaises des maires et responsables des collectivités territoriales, en rappelant que l’Algérie a
engagé des réformes politiques
«profondes» en vue de consolider
la démocratie participative à travers la mise en place d’un cadre
juridique qui «consacre la participation réelle du citoyen à la gestion
des affaires du pays et contribue à
la mobilisation de tous les acteurs
de la société, notamment les jeunes,
en faveur du développement à tous
les niveaux».
H. Y./APS
Les 958 communes agricoles du pays déficitaires
Les 958 communes à caractère agricole du pays sont
toutes déficitaires, a indiqué, hier à Alger, un responsable du ministère de l’Intérieur et des Collectivités
locales. «Sur les 1 541 communes que compte le pays,
958 sont des communes agricoles en situation de déficit
financier du fait que l’activité agricole est défiscalisée
en Algérie», a affirmé le directeur des ressources et de
la solidarité financière locale auprès de ce ministère,
Azzedine Kerri, lors des 3 es rencontres algérofrançaises des maires et responsables des collectivités
territoriales. Ces communes à caractère agricole et
pastoral, qui représentent 62% de l’ensemble des
communes, vivent des dotations de l’Etat et des aides
octroyées par la Caisse de solidarité et de garantie
des collectivités locales (Csgcl), a-t-il précisé. Par
ailleurs, il a fait savoir que le nombre des communes
jouissant d’une bonne santé financière est de 103 (6%
de l’ensemble des communes), tandis que celles qui
ont une situation financière «moyenne» est de
480 (32%). Les communes dont les recettes fiscales
sont les plus importantes sont celles à caractère
industriel, a-t-il souligné, rappelant que le pic du
déficit financier avait été atteint en l’an 2000 avec un
total de 1 200 communes en difficultés, en raison
essentiellement des effets de la décennie noire. A ce
propos, il a avancé qu’une réforme fiscale locale
devrait être introduite dans le cadre de la loi de
finances 2017 afin de donner les moyens aux collectivités locales de renflouer leurs caisses: «C’est inévitable, nous devons aller vers cette réforme». L’autre
priorité pour M. Kerri est de permettre aux communes de lever elles-mêmes la fiscalité locale : «En
Algérie, nous parlons de fiscalité locale mais ce ne sont
pas les communes qui lèvent l’impôt. Il est important de
leur permettre de le faire.» En outre, donner la possibilité aux communes relativement prospères à
accorder des prêts aux communes défavorisées,
même si elles ne relèvent pas de la même wilaya, est
une autre piste à explorer pour renforcer les communes financièrement, a-t-il suggéré.
Tableau de bord
qu’est mort-né un projet de modernisation
de l’école sous le ministère de Moussa
Benhamadi, alors ministre de la Poste de
des TIC. A l’époque il s’était agi de mettre
en place les premiers jalons de l’enseignement à distance au profit notamment
d’élèves momentanément absents des bancs
d’école pour cause de maladie et plus précisément dans un lit d’hôpital.
Toutefois, il serait évidemment injuste d’anticiper de manière subjective, voire négative
sur la mesure prise par la nouvelle ministre,
laquelle, et plus que tous ceux qui l’ont
précédée, a effectivement à cœur de
réformer l’école. La preuve, ce sont les résistances qui s’organisent à chacune de ses
démarches au sein d’un milieu d’abord
machiste à souhait et ensuite plus que rétif
au changement, et donc essentiellement
enclin au surplace pour ne pas dire carrément à un conservatisme devant toute
menace de modernisme ou de modernité
qui ferait effondrer ses privilèges.
Des résistances dictées par l’idée que l’école
ne peut se présenter qu’en qualité de
réponse à la demande et non pas à celle de
l’offre. Autrement dit, que le système éducatif peut dépasser le stade du seul souci
quantitatif en termes de statistiques
d’élèves inscrits, admis aux examens,
orientés ainsi que ceux qui, hélas, décrochent mais, pourquoi pas, prétendre à la
qualité et y parvenir. Ce qui est possible
pour peu que de grandes résolutions et
mesures officielles survivent aux hommes. Là
est la différence entre le séculaire et l’universel car si l’élève, et c’est légitime, vient à
la quête d’un ou des diplômes, l’école est là
d’abord pour donner le savoir sans limite.
C’est ce que laisse suggérer la démarche de
la ministre de l’Education nationale laquelle
en tant que chercheur sait que depuis sa
désignation à la tête du secteur avance en
terrain miné (résistances) sans pour autant
souligner sa conviction sur la nécessité, voire
à l’obligation qu’elle a d’utilité publique de
dé-lobotomisation de masse.
Pour retrouver son lustre, l’école a besoin
de connaître une grande opération d’hygiène morale laquelle ne passera que par l’éradication des résistances anachroniques
pour ne pas dire d’une opposition rétro-
grade. Est-il besoin d’ailleurs de rappeler
que cette opposition n’est pas le fait ou
l’apanage de réfractaires, aussi nombreux ou
non seraient-ils, parmi le corps enseignant
mais bénéficie également d’un relais auprès
de certains médias prompts à désinformer.
Telle l’odieuse campagne nourrie contre le
support pédagogique (CD) mis à la disposition des élèves en 2015 comme complément
innovant pour leur préparation aux examens
de fin d’année.
Aujourd’hui, la ministre en appelle à un diagnostic qui donnerait les raisons de l’échec
scolaire notamment chez les garçons et, a
priori, il semble clair qu’elle en détient les
réponses. Néanmoins, parce qu’encore une
fois elle avance en terrain miné, celle-ci se
doit de donner du lest pour ne pas dire
consentir des concessions dans le seul but de
faire avancer l’école. Le risque serait que
toute cette agitation, débauche d’énergie
intellectuelle, morale et assez souvent physique passe à la trappe comme les tentatives
faites par le passé. Pour la seule raison que
celui ou celle qui en a été le promoteur
aurait été appelé à d’autres missions. A. L.
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 26 mai 2016
4E CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE MEDENER À ALGER
EN VUE DE PROMOUVOIR
LES RELATIONS ÉCONOMIQUES
ENTRE LES DEUX PAYS
Une coopération méditerranéenne
pour un mix énergétique durable
Une rencontre
d’investisseurs
algériens et qataris
avant fin 2016
Par
Bahia Aliouche
eule une coopération
régionale effective,
répondant aux spécificités propres à chaque pays et
mutuellement bénéfique, permettra de favoriser le développement d’un nouveau mix
énergétique durable, dans la
région méditerranéenne. C’est
ce qu’ont souligné unanimemen t les p ar t i ci pant s à l a
4 e Conférence internationale
de Medener portant le thème:
«Accélération de la transition
énergétique en Méditerranée :
vers un nouveau mix énergétique durable, quelle place
pour l’efficacité énergétique,
les énergies renouvelables et
le gaz ?», tenue hier à Alger.
A l’horizon 2040, la région
méditerranéenne devra faire
face à un triple défi: démographique avec un accroissement
de la population urbaine;
énergétique en raison d’une
augmentation de la demande
d’énergie de près de 60% et
climatique du fait d’un
accroissement des émissions
de gaz à effet de serre de
l’ordre de 50%.
Dans ce contexte, le
processus de la transition
énergétique devient une
priorité pour l’ensemble des
pays de la Méditerranée.
L’Algérie à l’instar des
autres pays méditerranéens,
selon le secrétaire général
du ministère de l’Energie,
Ahmed Messili, a déjà entamé
son processus de transition
énergétique. Un processus axé
notamment sur le développement des énergies renouvelables. C’est ainsi qu’il est
prévu, au titre du programme
national de développement des
énergies renouvelables 20152030, d’atteindre à l’horizon
2030 une part de renouvelables de près de 27% dans le
bilan national de production
d’électricité, soit, 22 000 MW,
dont plus de 4500 MW à
réaliser d’ici 2020.
Pour M. Messili, afin de
développer un nouveau mix
énergétique durable, la
3
Par
S
Photo ; S. Zoheir
Ziad Abdelhadi
maîtrise de la technologie
s’impose «indéniablement». Il
est également nécessaire, selon
lui, de prévoir des formations
ciblées sur les différentes
filières technologiques dédiées
aux énergies renouvelables.
C’est à ce titre que les
échanges entre les universités
et les centres de recherches,
dans le cadre des contrats de
coopération entre les pays du
bassin méditerranéen sont à
encourager, selon M. Messili.
Par ailleurs, et dans le cadre
d’un partenariat gagnantgagnant, il est recommandé,
a-t-il poursuivi, de développer
des filières industrielles
locales pour la fabrication d’équipements de production de
l’énergie renouvelable.
Chose qui permettra le
déploiement des énergies
renouvelables, mais aussi de
l’efficacité et de la transition
énergétiques.
A signaler qu’à l’issue de
cette conférence internationale, un accord de partenariat
a été signé entre l’Agence
nationale pour la promotion et
la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue) et
l’Agence nationale italienne
pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement durable (Enea). Cet
accord, qui renforce les liens
entre les deux agences, vient,
selon Dario Chello, le premier
responsable de l’Enea, à la
suite d’une visite d’Etat, fin
2015, du ministre italien de
l’Industrie, en Algérie, à
l’issue de laquelle, il a été
recommandé de renforcer les
relations entre les deux pays
notamment en ce qui concerne
l’efficacité énergétique.
B. A.
Les Danois intéressés pour les énergies renouvelables en Algérie
LE MINISTRE de l’Energie, Salah Khebri, s’est entretenu, hier à Alger, avec l’ambassadeur du Danemark en Algérie,
Margit Thomsen, qui lui a fait part de l’intérêt des sociétés énergétiques danoises d’investir dans le domaine des énergies
renouvelables notamment l’éolien. Pour sa part, M. Khebri a présenté les grands axes du programme national des énergies
renouvelables et a invité les entreprises danoises à se rapprocher de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz
(Creg) pour s’informer des procédures nécessaires à l’investissement dans ce domaine. Le programme national actualisé
de développement des énergies renouvelables prévoit une production de 22 000 MW d’électricité de source renouvelable
à l’horizon 2030, notamment solaire et éolienne, destinée au marché intérieur, en plus de 10 000 MW supplémentaires à
exporter. Le déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien sera accompagné, à moyen terme, de la
production d’énergie à partir du solaire thermique, ainsi que l’intégration de la cogénération, de la biomasse et de la
géothermie, selon des projections officielles. Ainsi, l’énergie de source renouvelable devrait représenter 27% de la production globale d’électricité en 2030 et le double de la capacité actuelle du parc national de production d’électricité. Grâce
à ce programme, il est prévu de réaliser une économie de près de 300 milliards de m3 de gaz sur la période allant de 2021
à 2030, qui seront orientés vers l’exportation et rapporteront à l’Algérie d’importants revenus supplémentaires. En outre,
jusqu’à 300 000 postes d’emploi directs et indirects devraient être générés avec la mise en œuvre de ce
programme qui nécessite des investissements de l’ordre de 120 milliards de dollars.
Les cours du Brent frôlent le seuil des 50 dollars
Suite de la page 1
Le baril de «light sweet crude» (WTI)
pour la même échéance gagnait 51 cents à
49,13 dollars dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile
Exchange (Nymex). Cette évolution qui
intervient après un léger recul depuis vendredi dernier, a été encouragée par les
prévisions optimistes quant aux chiffres
sur les réserves américaines de brut.
L’API a, en effet, fait état mardi dernier
d’une baisse de 5,1 millions des réserves
américaines de brut la semaine dernière,
soit «trois fois plus qu’attendu», ont
affirmé des analystes. L’organisme
américain anticipe également un déclin de
189 000 barils des stocks de pétrole au
terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma,
Centre-sud des Etats-Unis). Ce chiffre est
attribuable, selon les experts, au resserrement de l’offre dans le Midwest (Nord-est
des Etats-Unis) en raison des importantes
interruptions de production au Canada.
Les analystes s’attendent, par ailleurs, au
contenu du rapport sur les stocks de
pétrole du département américain de
l’Energie (DoE) qui devait être publié
hier.
Les observateurs du marché jugeaient
dans ce cadre que si les données
officielles du DoE venaient à confirmer
les chiffres de l’API, surtout si une nouvelle chute de la production américaine
était constatée, la remontée des prix
au-dessus du seuil des 50 dollars se
confirmera. Ils soulignent, toutefois,
qu’un niveau plus élevé des prix rendrait
la production de pétrole de schiste aux
Etats-Unis de nouveau lucrative dans de
nombreux endroits, ce qui pourrait
saper la chute de la production dans les
prochains mois grâce, entre autres, à la
reprise progressivement de l’activité dans
les régions canadiennes touchées par les
incendies. Ces paramètres pourraient
provoquer une amélioration de l’offre
dans les semaines à venir. Par conséquent,
pour les analystes, la reprise des cours audessus des 50 dollars ne sera pas durable.
S. B./Agences
DES HOMMES d’affaires algériens
et qataris vont se rencontrer à Alger avant
la fin de l’année 2016, a indiqué, hier, le
ministre de l’Industrie et des Mines,
Abdesselam Bouchouareb,
depuis Doha (Qatar), où il a pris part à la
6e session de la haute commission mixte
algéro-qatarie qui s’est tenue du 16 au
18 mai courant. M. Bouchouareb a également indiqué, à l’issue d’un entretien
avec le vice-président de la Chambre de
commerce qatarie, Mohammad ben
Ahmed Towar El Kouari, qui s’est
déroulée au siège de la Chambre, que les
deux parties ont examiné les relations
bilatérales, soulignant la nécessité
d’intensifier les rencontres entre les
investisseurs des deux pays en vue de
promouvoir les relations économiques
bilatérales. M. Bouchouareb a en outre
annoncé que la prochaine rencontre
d’Alger sera l’occasion de relancer le
Conseil des affaires algéro-qatari pour la
promotion des relations et du niveau de
partenariat entre les hommes d’affaires
des deux pays. Et d’ajouter que lors de
cette rencontre seront examinés les voies
à même de promouvoir le partenariat, les
opportunités d’investissements offertes en
Algérie et les projets futurs mutuellement
bénéfiques. Il a aussi souligné que le prochain rendez-vous d’Alger permettra également de développer la coopération
économique bilatérale et encourager les
transactions économiques dans différents
domaines, notamment ceux de la chimie
et de la pharmaceutique. Comme il a fait
savoir que des responsables des secteurs
économique et commercial, des hommes
d’affaires et des représentants d’organisations patronales, ainsi que des investisseurs publics et privés algériens devraient
se rendre au Qatar, en septembre prochain, pour examiner et identifier avec
leurs homologues qataris des domaines
de coopération en prévision de la
rencontre prévue en Algérie.
De son côté, M. El Kouari a indiqué
que sa rencontre avec le ministre de
l’Industrie marque le début d’un travail
constant et continu entre les investisseurs
des deux pays, avant d’ajouter que la
Chambre qatarie de l’industrie «encourage les hommes d’affaires et investisseurs qataris à explorer les opportunités
d’investissements offertes par le marché
algérien» qu’il a qualifié de
«prometteur». Le responsable qatari a
annoncé la tenue d’une série de rencontres entre les responsables et hommes
d’affaires des deux pays pour examiner
ces opportunités et définir les domaines
de coopération. Ce dernier a rappelé qu’à
la faveur de la 5e session de la Grande
commission mixte algéro-qatarie, tenue
en 2014 à Doha, 13 documents (conventions, mémorandums d’entente et programmes exécutifs) relevant de plusieurs
secteurs (pêche, tourisme, sport, enseignement supérieur...) ont été signés. A
noté que Abdesselam Bouchouareb s’est
rendu à Doha à l’invitation du ministre
qatari de l’Energie et de L’industrie. La
visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et du partenariat
économiques entre les deux pays et l’évaluation des projets bilatéraux, outre
l’examen des perspectives de développement du partenariat.
Z. A./APS
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 26 mai 2016
LES ÉPREUVES DU BREVET D’ENSEIGNEMENT MOYEN SE POURSUIVENT
2E JOUR DE L’EXAMEN
DU BEM À TIZI OUZOU
Le sujet des mathématiques soulage certains
candidats et en perturbe d’autres
Un sujet de
mathématiques
«abordable»
mais «long»
Par
Chahira Cheref
es épreuves de BEM se
poursuivent aujourd’hui
pour le troisième et dernier jour sur l’ensemble du territoire national. Pour les épreuves
d’hier, les candidats ont passé les
épreuves de mathématiques et
d’anglais le matin et d’histoiregéographie l’après- midi. Pour la
matinée, les candidats affirment
qu’ils sont conformes au programme. «Tous les examens
qu’on a passé sont faciles pour
ceux qui ont bien révisé. C’est
vrai que le sujet des mathématiques nécessite une concentration totale, mais je trouve que les
épreuves sont plus faciles que ce
que j’imaginais», nous a confié
une candidate. «Le sujet d’anglais est également à la portée
de tous car il est clair et direct.
Je pense que même ceux qui ne
sont pas forts en anglais peuvent
avoir de bonnes notes facilement», ajoutera-t-elle.
Pour d’autres, malgré la facilité des épreuves, les mathématiques restent un cauchemar. «Le
sujet des mathématiques était à
la portée de tous, je valide. Mais
comme je suis faible en math, je
n’ai pas bien travaillé. Je suis
stressée, mais je compte sur les
autres matières, surtout que j’ai
très bien travaillé les matières
précédentes», dira une autre. «Le
sujet des maths était difficile, je
n’ai presque rien fait. Pour l’anglais, il était abordable, mais
comme j’étais perturbé je ne sais
pas si mes réponses étaient correctes ou non», confie Amine.
De notre correspondant
à Tizi Ouzou
L
Photo : Archives
Malik Boumati
Avant le début de l’histoire
et de la géographie, les candidats
se sont regroupés devant les
centres d’examens pour réviser
ensemble. Ces derniers ont
montré leur inquiétude tout en
espérant que l’épreuve soit
facile. Selon les chiffres de l’Office national des examens et
concours (Onec), 559 926 candidats (271 856 garçons et
288 070 filles) sont concernés
par les épreuves de fin de cycle
moyen et seront encadrés par
98 500 enseignants, directeurs et
inspecteurs. Parmi les candidats,
551 532 sont scolarisés et
8 394 sont issus des catégories
aux besoins spécifiques et de
malades hospitalisés. Selon la
même source, 2 192 centres
d’examen, 18 autres pour le
regroupement et le codage,
60 centres de correction et
3 centres de regroupement pour
l’annonce des résultats ont été
mobilisés pour la session présente. Il est à noter que les candidats ayant obtenu une note
supérieure ou égale à 10/20 au
BEM, sont admis d’office en
première année secondaire. Pour
ceux qui ont eu moins de 10/20
à cet examen, leur note d’admission au lycée sera comptée sur la
somme de la moyenne annuelle
de la quatrième année et celle
obtenue au BEM divisée par
deux.
C. C.
SELON LA MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE, NORIA BENGHEBRIT
La réforme du baccalauréat en ligne de mire
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahamani
LA MINISTRE de l’Education nationale, Noria Benghebrit,
a annoncé, mardi dernier à
Annaba, un certain nombre de
mesures visant à améliorer la
qualité de l’enseignement et par
là même les résultats obtenus
aux examens de fin d’année.
«Nous avons constaté une dynamique d’amélioration dans les
wilayas d’El Oued et Annaba et
nous avons tenu à donner le
coup d’envoi de l’examen du
BEM à partir de ces deux
régions du pays. Certes, cette
amélioration n’a pas encore
atteint la cadence que nous espérions mais c’est déjà ça et nous
encourageons les responsables
du secteur au niveau local à
aller de l’avant de sorte que
cette dynamique se poursuive et
se généralise», a déclaré la
ministre au cours d’un point de
presse tenu au niveau du CEM
Omar-El-Mokhtar,
centre
d’examen du brevet d’enseignement moyen (BEM). Les résultats des différents examens
5
n’étant pas satisfaisants, un certain nombre de mesures ont été
prises, certaines encore en chantier, d’autres mises en place et
d’autres encore suivront. «Nous
avons fait une évaluation de ces
résultats, l’année passée au
cours des mois de juillet et août à
Laghouat, mais celle-ci ne s’est
pas faite sur le plan national et je
pense que cela reste insuffisant.
Cette année, cette évaluation
sera faite au niveau de chaque
wilaya et ce pour repérer les établissements où des défaillances et
des carences ont été relevées.
Corriger et redresser au niveau
local avec des moyens spécifiques touchant aux conditions de
scolarisation, à l’environnement
immédiat de l’établissement, à la
composante pédagogique et
administrative, avec l’aide des
autorités locales reviendrait à
redresser la situation au niveau
national. Ainsi, la relation élèveécole ne sera plus seulement
basée sur l’évaluation mais aussi
une prise en charge de l’élève de
sorte que cette relation devienne
intime. Nous avons décidé dans
ce sens qu’une semaine culturelle
sera organisée à la fin de chaque
année scolaire avec des animations et des activités telles que le
théâtre qui sera une excellente
occasion pour les enfants de perfectionner leur diction, mais
aussi une socialisation qui leur
permettra de nouer des amitiés et
les meilleures amitiés comme
chacun le sait se tissent sur les
bancs de l’école», ajoutera
Mme Benghebrit.
Sur l’examen du baccalauréat, la ministre dira qu’une
commission constituée de spécialistes, de chercheurs et de
pédagogues a été instituée pour
revoir les épreuves de cet
examen. «Ils ont travaillé dessus
pendant des mois, les épreuves
ont été revues, les résultats de
ces travaux seront communiqués
en juin 2016 et seront présentés
au gouvernement qui prendra les
mesures qui s’imposent»,
indique-t-elle.
Selon nos informations, il se
pourrait que des épreuves de certaines filières techniques et
scientifiques seront éliminées car
ayant un impact négatif sur les
résultats. Epreuves qui n’ont rien
à avoir avec les filières choisies
mais qui sont à l’origine d’échecs alors que les candidats
arrivent à obtenir plus de la
moyenne dans les matières de
spécialité. Ces matières sont
assimilées à des sortes de boulets
qui freinent la réussite et seront
donc retirées.
Sur la fraude, la ministre est
intraitable sur cette question
puisque menaçant de sanctions
sévères tout candidat, surveillant
ou personnels d’encadrement qui
y serait impliqué. «Des sanctions
extrêmes seront prises à l’encontre de ces individus car cela
porte atteinte à la crédibilité des
examens et perturbe la bonne
marche des épreuves. La société
tout entière nous fait confiance
et est mobilisée pour le secteur
de l’éducation car chacun est
conscient que ce secteur la
touche de près ou de loin. Cette
confiance placée par les citoyens
en nous responsables du secteur
doit être consolidée et raffermie
et donc toute fraude sera sévèrement sanctionnée», assure la
ministre.
M. R.
LES CANDIDATES et les
candidats à l’examen du brevet
d’enseignement moyen (BEM)
ont passé hier leur deuxième
journée dans les centres
d’examen de la wilaya de Tizi
Ouzou, avec cependant moins
de facilité et de soulagement
que lors de la première journée.
L’épreuve des mathématiques
a, semble-t-il, secoué quelques
candidats, dont certains ont
même versé des larmes à la
sortie des classes. Cela dit, les
candidats interrogés devant les
centres d’examen de la ville des
genêts ne crient pas à la catastrophe considérant le sujet de
mathématiques comme «abordable mais trop long».
«Le sujet de mathématiques
nous a fait transpirer. Il était
trop long, même s’il était abordable, d’autant plus que nous
n’avons eu droit qu’à des exercices sur les cours du deuxième
et du troisième trimestres»,
affirme un candidat qui se dit
«soulagé» mais montre néanmoins quelques signes d’inquiétude. Son camarade est du
même avis mais n’omet pas de
signaler son soulagement à
propos de l’épreuve de langue
anglaise subie en fin de
matinée. Pour lui, «le sujet
d’anglais est facile pour les
candidats qui suivaient bien les
cours. Il est tout à fait abordable».
D’autres candidats se sont
exprimés de la même manière à
propos de ces deux épreuves de
la matinée d’hier, même si certains ont dit ne pas partager
l’avis de leurs camarades à
propos de la longueur du sujet
de mathématiques. «C’est l’épreuve d’histoire et géographie
programmée pour l’après qui
pourrait poser problème et non
celle des mathématiques»,
estime pour sa part une candidate questionnée. Parce que
pour notre interlocutrice, «c’est
le parcœurisme qui pourrait
nous mettre dans la difficulté et
non les matières où priment la
logique et la réflexion».
En tout état de cause, les
épreuves de cet examen de passage au niveau secondaire ont
été accessibles selon les candidates et les candidats de la
wilaya de Tizi Ouzou, en attendant les dernières épreuves,
aujourd’hui. S’ensuivra ensuite
une longue et stressante attente
des résultats qui arriveront dans
une vingtaine de jours environ.
C’est-à-dire bien après
l’examen du baccalauréat,
prévu pour cinq jours à partir de
dimanche prochain, et après la
remise des résultats de
l’examen de cinquième.
M. B.
6
I D É E S
Jeudi 26 mai 2016
Compatriotes ?
ÉDITORIAL
La 4G a des avantages
et des inconvénients
Par
L’INTERNET mobile de 4e génération devrait faire son apparition
en Algérie d’ici la fin de l’année, suite à l’attribution provisoire des
licences 4G aux trois opérateurs du marché de la téléphonie mobile.
Ailleurs, la 4G a suscité de nombreuses questions et débats dès son
entrée en application. Fallait-il absolument passer à la 4G et quels sont
les avantages ? Existe-t-il des dangers pour notre santé, celle de nos
enfants surtout ? Pourquoi opter pour la 4G, etc. Cette technologie
avancée est avant tout un formidable coup d’accélérateur pour le débit.
La 4G a fini par s’imposer en offrant d’abord une vitesse de surf sur
internet quasi instantanée mais aussi des téléchargements à la seconde.
Le débit d’information va donc beaucoup plus vite. Et la grande nouveauté réside dans le fait de pouvoir télécharger un film ou de la
musique tout en continuant de jouer ou d’avoir une conversation téléphonique. Les téléchargements se font quasi-instantanément ce qui
occasionne de considérables gains de temps. C’est comme avoir l’Adsl
chez vous sur votre smartphone ou votre tablette. Les avantages les plus
nets sont surtout pour les accros du téléchargement. La 4G c’est donc
des performances doubles et remarquables dans les téléchargements et
la consultation de la Toile qui se fait en seulement une petite poignée de
secondes. Ça, c’est côté confort. Coté services, les avantages sont tout
aussi indéniables. Grâce à la 4G, il est possible d’utiliser en effet le
cloud gaming mais aussi le streaming en HD, parfait pour les cinéphiles. Plus besoin alors de stockage, tout est consultable en temps réel,
ce qui est en fin de compte le gros avantage dans la 4G. Ce réseau
évolué apporte un confort de connexion inédit, un débit élevé mais aussi
des échanges de données ultra rapides. Fait notable, la navigation
internet est beaucoup plus fluide, notamment pour les vidéos, la visio et
la télé-présence HD, la qualité de l’image étant superbe. Grâce au
Cloud, une multitude de services s’offre au consommateur, le stockage
mais aussi le calcul et les analyses de données. Mais comme pour
chaque médaille, il y a un revers, celui des inconvénients. Derrière l’engouement pour la 4G, se cachent des forfaits forcément plus onéreux. Si
les consommateurs veulent passer à la 4G ils vont devoir revoir leurs
forfaits nettement à la hausse. L’autre inconvénient important, la multitude des terminaux, autrement dit les Smartphones, pose le problème de
la compatibilité. Ce qui exige de devoir passer par des terminaux plus
sophistiqués et des relais plus puissants et plus présents sur les toits.
Beaucoup de Smartphones seront par conséquent incompatibles avec la
4G. En effet, il va être obligatoire d’acheter un Smartphone adapté en y
consentant un gros investissement. Le coût reste important même quand
on opte pour un Smartphone low-cost évolué. Enfin, dernier inconvénient, mais majeur celui-là, le danger représenté par des antennes surpuissantes pour la santé et l’environnement. A l’évidence, les nouvelles
antennes sont périlleuses pour la santé. Outre que l’installation de nouvelles antennes ou la conversion des anciennes vont défigurer le paysage, la prolifération de ces équipements aura des impacts réels sur la
santé de l’homme selon des études sérieuses. La surexposition aux
ondes, déjà responsable dans la plupart des cas des troubles du sommeil
et de variations de pressions artérielles et parfois même de cancers,
n’est pas le moindre danger. tre à la pointe de la technologie c’est bien,
très bien même, mais finalement à quel prix ?
N. K.
Quotidien national d’information
Edité par la SARL Omnium maghrébin de presse
au capital de 100 000 DA
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Hassan Gherab
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Ameyar Kheïreddine, Cherif Tifaoui,
Hassen Bachir-Cherif, Baya Gacemi, Djamel Djerad
Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune
réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Photo : DR
Noureddine Khelassi
Par
Brahim Senouci*
ne lointaine réminiscence… Septembre
1995. Je suis dans un train de banlieue qui
me ramène de l’Université de Cergy vers
Paris. J’ai quitté l’Algérie il y a quelques semaines,
et la tragédie solaire qui s’y déroule. Mon cerveau
est aussi brumeux que le paysage que traverse ce
morne tortillard en ce samedi désert. Le wagon est
quasiment vide. En fait, nous ne sommes que deux
personnes à l’occuper. L’autre voyageur est
aveugle. Une canne blanche et des lunettes noires
en attestent. Je ne crois pas qu’il se soit rendu
compte de ma présence.
Le train s’approche de la gare Saint-Lazare.
Avant d’arriver à quai, il s’immobilise quelques
instants, sans doute pour des problèmes de régulation du trafic. Pensant être arrivé, l’aveugle se lève,
essaie d’ouvrir la porte, sans succès, s’énerve,
s’angoisse. Je le rassure alors en lui expliquant que
la porte est bloquée parce que le train n’est pas
encore à quai. Rasséréné, il se rassoit près de moi.
Nous engageons la conversation, sur le temps qui
va, nos occupations respectives… Il me loue pour
ma discrétion et vitupère les porteurs de walkman
qui lui imposent d’habitude leurs rythmes obsédants auxquels il est d’autant plus sensible que sa
cécité a accentué son acuité auditive. Au beau
milieu de la discussion, il me demande si je suis…
Toulonnais ! Je lui réponds que non. C’est votre
accent, me dit-il, qui m’a laissé croire que vous
l’êtes.
Le train s’ébranle enfin et s’arrête définitivement à quai. Nous descendons ensemble. Il me
prend le bras avec une grande familiarité et m’annonce qu’il me réquisitionne pour l’accompagner
jusqu’à sa station de métro. J’accepte bien volontiers. Chemin faisant, nous devisons. Il convient
que, effectivement, mon accent n’est pas tout à fait
toulonnais et me prie de lui dire d’où je viens. Je
satisfais sa curiosité en lui révélant que je suis
algérien. Vraiment ?, s’écrie-t-il. Et il se lance dans
un long monologue d’où ressortent son amitié pour
Youcef, secrétaire de l’Union des Aveugles
d’Alger et, surtout, sa connaissance intime des soubresauts politiques qui agitent l’Algérie, en proie à
une vague de terreur. Aucune subtilité ne lui
échappe, rien de la querelle sur l’interruption du
processus électoral de janvier 1992, rien des dissensions entre partis dits démocratiques. Il m’apprend quelque chose que, comme l’écrasante
majorité de mes compatriotes, j’ignorais totalement
et qui provoque son indignation. C’est le fait que,
avant le premier tour des fameuses élections législatives, une disposition avait été adoptée par le
gouvernement, permettant à tout citoyen de voter
en lieu et place d’un ascendant, d’un descendant,
d’un frère ou d’une sœur souffrant d’un handicap
dûment certifié. Ce détail lui avait été révélé par
Youcef, l’aveugle algérois. Une si parfaite connaissance de l’Algérie m’amène à lui demander si nous
sommes compatriotes. Pas du tout, répond-il, je
suis français. En fait, mes vrais compatriotes sont
mes amis aveugles d’Alger, de Stockholm ou du
Cap. Nous sommes les enfants du même pays
U
obscur… Qu’est-ce qu’un compatriote ? Qu’est-ce
qui fonde ce rapport particulier à des gens qui sont
plus que des voisins, qu’on aime ou qu’on déteste
davantage que des banals colocataires ? Peut-être
le partage d’une longue mémoire, d’un inconscient
collectif commun, dans lequel s’entrechoquent des
images de chiens aux babines rouges plongeant
leurs gueules dans les entrailles de milliers de
cadavres, aux alentours de Sétif, Guelma et
Kherrata, les youyous de femmes rythmant la
marche du futur chahid vers la guillotine coloniale.
Mais c’est aussi la mémoire tenace d’un pays
auguste, mettant l’entraide et la solidarité au rang
de vertus cardinales.
En reste-t-il quelque chose ?
Qu’on en juge…
Eté 2015. Je roule sur l’autoroute d’Oran derrière un poids lourd, immatriculé à Sétif. Il mord
largement sur la file du milieu, ce qui m’empêche
de le doubler. La voie de gauche est la propriété de
voitures survitaminées roulant à tombeau ouvert. Il
faudrait donc que ce camion se rabatte sur la
droite, mais il s’y refuse. Appels de phare, klaxons,
injures, rien n’y fait. Finalement, il finit par s’écarter, de très mauvaise grâce et je peux enfin doubler. Je me rends compte alors, en regardant dans
mon rétroviseur, qu’il a accéléré et qu’il semble
me poursuivre ! De plus, il multiplie les appels de
phare et me fait de grands signes de la main pour
me demander de m’arrêter. Ça ne ressemble à rien
de détaler sur des kilomètres pour fuir un homme
seul. Je m’engage donc sur la bande d’arrêt d’urgence. Il me précède et vient se ranger juste devant
moi. Nous descendons en même temps de nos
véhicules respectifs. Je constate que ce très jeune
homme ne manifeste aucun signe d’hostilité. Il se
contente de m’annoncer que ma roue arrière droite
pose problème. Comment cela ? Elle vibre d’une
drôle de manière, me répond-il, elle donne l’impression de vouloir se détacher. Le mieux, ajoute-til, c’est de la démonter. Je me rends à cette
suggestion. J’ouvre le coffre. Il se précipite pour se
saisir, avant que je puisse le faire, du cric et de la
manivelle. «Pas la peine de te salir», grommelle-til. Il enlève la roue et nous constatons tous deux
que le pneu est déchiré, quasiment fendu, probablement sur le point d’éclater ! «Tu me dois un
repas», me dit-il. Il installe la roue de secours en
restant sourd à mes protestations. Je le remercie et
commets l’indélicatesse de lui proposer de l’argent
(«des bonbons pour les enfants»). Il se met en
colère et retourne précipitamment à son camion.
Ne voulant pas sans doute rester sur cette mauvaise
impression, il se retourne une dernière fois vers
moi en me disant «Bon voyage, 3ammou !»
Oui, nous sommes une communauté de destin
façonnée par l’Histoire. Oui, nous avons en partage
beaucoup plus que ce que nous croyons. Plongeons
sans crainte dans le labyrinthe de notre mémoire.
Nous y trouverons la force de nous extraire de
cette gangue qui nous immobilise, qui nous
empêche de changer un cours des choses qui nous
mène à l’abîme…
B. S.
*Auteur, maître de conférences et professeur de
sciences physiques à l’Université de Cergy-Pontoise.
R É G I O N S
Jeudi 26 mai 2016
GESTION DES DÉCHETS HOSPITALIERS À CONSTANTINE,
CONSTANTINE :
Une étape dans la protection
de l’environnement
E
de compresseur d’air,
d’adoucisseur d’eau et
d’évacuation des broyats».
Une fois mis en marche, les
deux banaliseurs dotés d’une
capacité de traitement de deux
tonnes de déchets en sept
heures, pourront même assurer
l’incinération des déchets de
l’ensemble des établissements
sanitaires de la wilaya et «nous
pouvons couvrir toute la région
de l’Est» en la matière, a assuré
le directeur général.
Des banaliseurs
opérationnels dans un mois
au CHU Benbadis
Le DG du CHU Benbadis a
indiqué que la structure hospitalière s’est dotée de deux
banaliseurs industriels de
dernière génération qui seront
opérationnels dans prés d’un
mois pour le traitement des
Dasri.
«L’acquisition de ces deux
banaliseurs a couté quatrevingt millions de dinars», a-t-il
détaillé, précisant que l’aire de
stockage, située dans la partie
haute du CHU, abritera ces
deux installations sophistiquées.
Une fois ces dernières mises
en place, «le problème des
déchets hospitaliers ne se
posera plus au niveau du CHU
Benbadis», a soutenu son premier responsable.
Soulignant l’impact de la
mise en marche «prochaine» de
ces deux banaliseurs industriels
dans «l’amélioration du traitement des déchets hospitaliers»,
la même source a précisé que
ces deux appareils sont «dotés
de systèmes intégrés de vapeur,
L’incinération
des déchets médicaux, un créneau convoité
Dans la commune de
Didouche-Mourad distante
d’environ 20 km du chef lieu
de wilaya, la station de traitement et d’incinération des
déchets Stid-Est de statut privé,
en activité depuis sept années,
incinère quotidiennement treize
mille tonnes de médicaments
périmés et autres déchets
hospitaliers.
Pour le gérant de cette unité,
Saber Dergal, la Stid-Est a
cumulé, au fil des années, une
«expérience solide» dans
l’élimination des déchets médicaux tout en veillant à préserver
l’environnement.
Equipée d’une installation
de haute performance technologique, conforme aux normes
internationales (température
d’incinération oscille entre
900° et 1200°), l’unité ouvre à
«réduire les risques de contamination directe, de l’air et du
sol, et à protéger l’environnement global», a détaillé le
gérant. «Nous utilisons un
mode d’incinération qui détruit
Lancement aujourd’hui
d’une caravane de
sensibilisation contre le
tabagisme dans la commune
d’El Khroub
Photo : DR
n quête permanente
d’une gestion rationnelle
et écologique des
déchets médicaux et hospitaliers, la wilaya de Constantine
tente d’apprivoiser un dossier
sensible aux enjeux environnementaux et sanitaires majeurs.
Au centre hospitalouniversitaire CHU-Benbadis,
les 56 services de cet établissement de santé génèrent «quatre
tonnes de déchets d’activités
de soins à risques infectieux
(Dasri) par semaine», a indiqué
à l’APS le directeur général du
CHU, Kamel Benyessad.
Pour le moment, le CHU est
conventionné avec une station
de traitement de déchets hospitaliers domiciliée à Biskra
spécialisée dans la collecte, le
traitement et l’incinération
de déchets de laboratoires
pharmaceutiques, a signalé le
même responsable, précisant
que cette société effectue le
ramassage auprès de tous les
services avec deux camions
deux) fois par semaine pouvant
aller jusqu’à quatre camions en
cas de nécessité.
Il a affirmé que le tri des
déchets se fait sur place, soit au
niveau des services. «C’est
désormais une obligation», a
signalé le DG, soulignant la
situation «catastrophique»
de la gestion des déchets
hospitaliers qui présageait
une catastrophe écologique au
CHU Benbadis.
«Il y a un an, plus de deux
cents tonnes de déchets hospitaliers étaient déposés à ciel
ouvert au niveau de l’hôpital»,
a-t-il rappelé.
les microbes, les virus, les
germes infectieux propagateurs
d’épidémies (combustion à
850°)», précise-t-il. Il a ajouté
que l’essentiel des ferrailles et
autres métaux issus de déchets
«est récupéré et recyclé».
Dans les détails, le responsable a ajouté que ce mode
d’incinération offre beaucoup
d’avantages comme la valorisation énergétique des déchets
avec récupération d’énergie qui
permet de diminuer d’au moins
20% le prix de traitement des
déchets urbains, réduit de 90%
le volume et de 70% la masse
des déchets.
L’unité d’incinération se
charge de la collecte, du traitement et de l’incinération des
déchets pharmaceutiques et
vétérinaires (médicaments
périmés liquides - solides matières premières), ainsi que
les produits périmés en provenance de plusieurs industries
(alimentaires et agro-alimentaires).
«Notre seul problème
demeure l’insuffisance d’aires
de stockage supplémentaires
pour pouvoir répondre à toutes
les demandes de plus en plus
importantes», a-t-il déploré.
Un stock de 100 kg
de médicaments périmés
par pharmacie
Dans la wilaya de
Constantine, pas moins de cinq
projets d’incinérateurs de
déchets médicaux ont été
retenus dans le cadre de
l’investissement privé.
Leur concrétisation
permettra une «meilleure maîtrise» des déchets hospitaliers
et des médicaments périmés, et
contribuera amplement à la préservation de l’environnement,
affirme-t-on. Selon des statistiques du syndicat national des
pharmaciens d’officines
(Snapo), les stocks en moyenne
d’une seule pharmacie atteignent les 100 kg. Pour les
grandes firmes pharmaceutiques, les stocks «dépassent les
quatre-vingt-dix mille tonnes
par an», a soutenu M. Dergal.
Les chiffres sont énormes et
peuvent constituer un véritable
danger pour la santé publique,
de l’avis de professionnels du
domaine qui soutiennent
qu’une «vision intégrée» associant tous les partenaires, les
services de l’environnement
notamment, demeure la seule
issue pour la destruction de ces
énormes stocks.
Les professionnels du
domaine approchés par l’APS
soulignent également que
l’élimination des stocks des
médicaments dont la date de
péremption est dépassée à
travers les 10 000 officines
que compte le pays, sera
«palpable» cette année avec
l’entrée en vigueur, à travers
toutes les wilayas, d’une
convention entre le Snapo et la
société Lafarge-Algérie,
chargée d’éliminer des tonnes
de médicaments emmagasinés
depuis prés de deux décennies.
Les professionnels appuient
également que cette opération
exige le recours à des incinérateurs équipés de fours
modernes, répondant aux
normes internationales pour l’élimination sans risques des
produits pharmaceutiques. APS
7
UNE CARAVANE de sensibilisation contre le tabagisme
sera lancée aujourd’hui dans la
commune d’El Khroub
(Constantine), a indiqué mercredi la présidente de la commission des affaires sociales de
l’APC (Assemblée populaire
communale) et dirigeante du
centre communautaire, Leila
Sakhraoui.
Placée sous le slogan ‘‘Tous
contre le tabac’’, cette caravane de sensibilisation a pour
objectif de faire connaître non
seulement les dangers du tabac,
mais également, de «rappeler
la loi relative à l’interdiction
de fumer dans les endroits
publics», a souligné la même
responsable lors d’une conférence de presse tenue au siège
de l’APC d’El Khroub.
Inscrite dans le cadre de la
célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le tabagisme (31 mail) et organisée
par la commune d’El Khroub,
le Centre de santé communautaire Sadek Jean Masseboeuf
en coordination avec l’Alliance
des associations de la même
commune et le concours de
trois troupes des Scouts musulmans, près de 5 000 dépliants
seront distribués au niveau des
administrations, des établissements scolaires, des cafés et
autres endroits publics selon la
responsable.
Aussi, un programme de
sensibilisation qui devra se
poursuivre jusqu’au 2 juin prochain a été élaboré a souligné
Mme Sakhraoui, ajoutant que
des rencontres, des conférences seront au rendez-vous
ciblant toutes les couches
sociales à travers la commune
d’El khroub, et les deux nouvelles villes Massinissa et
Ali- Mendjeli. De son côté
Ahmed Zemouli de l’association Waha d’aide aux Malades
du cancer et leurs proches a
souligné que «l’adhésion à
cette caravane de sensibilisation avec quinze autres associations, est dictée par le souci
de lutter contre le tabagisme
responsable à 99% des cas de
cancer des poumons».
Il a ajouté que l’association
Waha proposera prochainement de mener une campagne
de sensibilisation en milieu
scolaire dés la rentrée scolaire
prochaine. Dans le cadre de
cette caravane, une conférence
sera donnée le 2 juin prochain
à l’Ecole nationale polytechnique du chef lieu de wilaya,
par le P r . Houria Houichet,
experte auprès de l’Organisation mondiale de la santé
(OMS), membre du comité
nationale anti-tabac et membre
de comité de pilotage du plan
cancer, s-t-on encore noté.
8
C O N J O N C T U R E
Jeudi 26 mai 2016
DÉBLOCAGE DE 10,3 MILLIARDS D’EUROS ET ALLÈGEMENT
DE LA DETTE
GRÈCE
L’accord des créanciers
insuffisant pour relancer
l’économie
Grèce : accord entre l’Eurogroupe et le FMI
Par
Jan Strupczewski, Francesco
Guarascio et Alastair Macdonald
de Reuters
es ministres des Finances de
la zone euro se sont engagés,
hier, à alléger à terme la
dette grecque si certaines
conditions sont réunies, ce qui a
convaincu le Fonds monétaire
international (FMI) de soutenir un
nouveau plan de sauvetage en
faveur d’Athènes.
Après des pourparlers qui se
sont achevés hier aux premières
heures, les ministres ont donné leur
aval au déblocage de 10,3 milliards
d’euros de nouveaux fonds
destinés à la Grèce, une mesure qui
récompense notamment les efforts
budgétaires consentis par la coalition d’Alexis Tsipras. Une
première tranche de 7,5 milliards
d’euros sera allouée le mois
prochain, une autre de 2,8 milliards
ultérieurement.
Plus important encore, les
ministres des Finances se sont mis
d’accord sur le principe d’un allègement de la dette en 2018, dans le
cas de figure où le pays en aurait
besoin pour se conformer aux
critères du plan de sauvetage.
Toutefois, le ministre des
Finances allemand Wolfgang
Schäuble s’est abstenu dans
l’immédiat de tout engagement de
rééchelonner la dette grecque car il
lui aurait fallu pour cela l’aval d’un
Parlement sceptique avant les
élections législatives qui auront
lieu en 2017.
Wolfgang Schäuble avait de
toute façon dit à la presse qu’il ne
voulait prendre aucun engagement
après 2017, année des élections
législatives en Allemagne. «Nous
prendrons les décisions en temps
opportun. J’en ai la compétence
légitime pour l’heure et en
2018 elle sera attribuée à ceux que
le peuple allemand aura choisis en
2017», avait-il déclaré.
Le vice-chancelier allemand
Sigmar Gabriel n’en a pas moins
salué l’accord. «L’Eurogroupe
envoie un signal politique
important et irréversible qui est
celui-ci : le nécessaire allègement
de la dette aura bien lieu à partir
de 2018».
A la suite de l’annonce de l’accord entre la Grèce et ses créanciers, la Bourse d’Athènes
progressait modérément, de 0,4% à
la mi-journée, faisant moins bien
Photo : DR
L
Tsipras avait mis en question
l’appartenance de la Grèce à la
zone euro.
soit allégée : Athènes doit maintenir ses besoins de financement
bruts en-dessous de 15% du PIB à
moyen terme, et à long terme endessous de 20%.
«L’Eurogroupe a donné son
accord aujourd’hui à une série de
mesures sur la dette qui seront
mises en place progressivement,
selon les besoins, afin de se
conformer aux seuils convenus sur
les besoins de financement bruts»,
précise un communiqué.
Optimisme grec
L’accord est un «acte de
confiance» envers la Grèce
d’aujourd’hui, a déclaré Michel
Sapin en sortant de la réunion. Le
ministre français des Finances a
précisé que l’accord était exhaustif
et comprenait des mesures à court,
moyen et long terme sur la dette.
«Je pense que nous avons des
raisons d’être optimiste et de
penser qu’il peut s’agir d’un
nouveau départ, transformant le
cercle vicieux grec de ‘‘mesures de
récession – récession’’ en une
situation où les investisseurs ont la
voie libre pour investir en Grèce»,
a dit le ministre des Finances grec,
Euclide Tsakalotos.
Le FMI estime depuis
longtemps qu’un allègement du
fardeau de la dette grecque est
indispensable pour permettre au
pays de rendre ses finances
publiques soutenables.
Mais le refus par l’Allemagne,
soutenue par d’autres pays,
d’aborder la question a conduit à
des mois de bras de fer entre
l’institution de Washington et la
zone euro, plaçant quasiment
Athènes en position de spectateur.
L’accord de mercredi n’offre toutefois pas d’allègement immédiat, et
ne promet pas que les remboursements grecs seront réduits, mais il
énonce un critère pour que la dette
Ralliement du FMI
Photo : DR
que la plupart des autres places
européennes.
Le rendement des obligations
souveraines grecques à 10 ans
recule de 10 points de base, à
7,28%. Les rendements italiens,
espagnols et portugais ont
également baissé.
Défendue avec insistance par le
FMI mais jugée prématurée
par Berlin, cette promesse
d’allègement a permis l’adhésion
de l’organisation internationale au
programme de renflouement.
«Nous sommes parvenus à une
vraie avancée sur la Grèce, qui
nous permet d’ouvrir un nouveau
chapitre du programme
d’assistance financière», a dit le
président de l’Eurogroupe Jeroen
Dijsselbloem. «Cela va plus loin
que ce que j’aurais cru possible il
n’y pas si longtemps», a-t-il ajouté.
La Grèce, dont les déboires
financiers ont failli avoir raison de
la zone euro il y a quelques années,
a déjà bénéficié depuis 2010 de
deux plans de sauvetage en
échange de mesures censées
réduire ses déficits et améliorer sa
compétitivité.
Evoquant le «capital politique»
investi dans l’accord, une référence
aux objections allemandes en
matière d’allègement, Dijsselbloem a estimé qu’une confiance
mutuelle était revenue dans les discussions.
Il y a un an encore, le rejet des
mesures d’austérité par le
Premier ministre de gauche Alexis
Le directeur pour l’Europe du
FMI, Poul Thomsen, s’est dit
persuadé que les décisions de mercredi «permettraient l’allègement
nécessaire de la dette», tout en
prévenant que l’adhésion de
l’organisation nécessitait encore
l’aval du conseil d’administration,
qui siège à New York. L’ampleur
de l’allègement reste flou, a-t-il
poursuivi.
«Cela assurera la viabilité de
la dette selon notre critère standard», a dit Poul Thomsen, soulignant que le FMI avait maintenu sa
position, refusant d’allouer de nouveaux fonds à Athènes si les créanciers européens n’allégeaient pas le
fardeau de la dette.
Il a toutefois concédé que le
Fonds avait fait des concessions
importantes en acceptant que
l’allègement soit décidé en 2018,
plutôt que dès maintenant.
Celui-ci pourra être effectué par
diverses méthodes, y compris un
allongement des échéances, mais
pas par une réduction du montant
nominal de la dette, ont indiqué
des responsables de la zone euro.
L’Allemagne tenait à ce que le
FMI prenne part au nouveau plan
de sauvetage, tout en résistant aux
demandes d’allègement de la dette.
Berlin craignait que la mesure ne
crée un «aléa moral», poussant les
débiteurs de la zone euro à se
passer de réformes d’austérité.
Le ministre slovaque des
Finances, Peter Kazimir, de longue
date sceptique quant à l’aide
apportée à la Grèce, a résumé :
«Cette nuit, c’était une naissance
difficile. On peut difficilement faire
mieux.»
Reuters
LA GRECE s’est targuée,
hier, de pouvoir remettre son
économie sur les rails après
l’accord de ses créanciers
UE-FMI, mais le bout du tunnel
est encore loin selon les
analystes, pour qui Athènes reste
sous forte pression. Le déblocage
de nouveaux prêts et l’allègement progressif de la dette
d’Athènes permettra, selon le
gouvernement grec de gauche, au
pays de relancer l’économie et de
dompter sa dette qui caracole à
près de 180% du PIB. Athènes
espère du coup pouvoir revenir
sur les marchés financiers en
2017. Seul problème : comme le
relève une note d’analyse de
Citibank, «toute décision sur la
dette a en fait été renvoyée à
2018 au plus tôt», à la fin
théorique du programme de
sauvetage financier du pays initié
il y a six ans, laissant «une forte
incertitude» continuer de planer
«sur la viabilité de la dette».
Mais le Premier ministre Alexis
Tsipras a «gagné du temps» et
effectivement décroché quelques
compensations, «qui vont peutêtre permettre une légère augmentation du PIB», juge Kostas
Melas, professeur en finance
internationale à l’université
Panteion d’Athènes. Parmi les
avancées, il cite la réouverture,
attendue début juin dans le
sillage de l’eurogroupe, du
robinet des financements
réguliers et gratuits de la BCE en
faveur des banques grecques.
Mais «si le secteur bancaire
sort clairement gagnant de
l’eurogroupe», l’arrangement
conclu à Bruxelles est selon lui
«loin d’être un grand succès».
Il «atteste que les créanciers
n’ont toujours pas confiance
dans la Grèce», et n’offre
aucune garantie de sortie de
crise, ajoute-t-il. «Le
gouvernement devra faire un
énorme effort de planification et
de travail pour contrebalancer
les mesures récessives et
ineptes» qu’il a dû se résoudre à
prendre pour satisfaire les
bailleurs de fonds, juge
M. Melas. Ce tour de vis, qui
nourrit un regain de grogne
sociale et n’épargne que les plus
bas revenus, à la limite du seuil
de pauvreté, se décline en deux
douloureuses réformes, des
retraites et de l’impôt, et des
augmentations des taxes
indirectes. Le gouvernement
s’est aussi engagé à accélérer les
privatisations et a dû mettre en
place un mécanisme automatique
de correction budgétaire pour
garantir que le pays tienne
l’objectif d’un excédent primaire
de 3,5% du PIB en 2018.
Les Grecs «vont-ils réussir à
mettre en œuvre» leur
programme, «on peut avoir des
doutes sur tout cela car
l’économie reste en profonde
récession», estimait Jésus
Castillo, analyste chez Natixis.
Pour Jonathan Loynes de Capital
Economics, on a «peut-être
réduit le risque d’une éruption
estivale de la crise de la dette.
Mais avec des engagements très
vagues des créanciers sur
l’allègement de celle-ci, et des
objectifs budgétaires toujours
irréalistes, la crise est loin d’être
terminée».
C O N J O N C T U R E
Jeudi 26 mai 2016
PREMIER EMPRUNT EN DOLLARS DEPUIS L’INTRODUCTION DE SANCTIONS
OCCIDENTALES
AVEC LE RETOUR
DE L’APPÉTIT
POUR LE RISQUE
Photo : DR
La Russie satisfaite de son retour
sur le marché international de la dette
L
a Russie s’est félicitée hier
d’avoir enregistré une
demande quatre fois supérieure à l’offre pour son premier
emprunt en dollars depuis l’introduction de sanctions occidentales.«L’émission a été un
succès, le montant des propositions a nettement dépassé la
somme que nous souhaitions
emprunter», a déclaré le ministre
des Finances Anton Silouanov.
Selon le résultat de cette première émission de dette publique
sur les marchés internationaux
depuis septembre 2013, l’Etat
russe a levé 1,75 milliard de dollars en titres sur dix ans à un
taux de 4,75%, soit un peu plus
de la moitié des 3 milliards de
dollars permis par le budget pour
cette année.
Sur cette somme, les investisseurs étrangers représentent
environ 1,2 milliard de dollars et
les banques russes 550 millions,
mais le total des offres reçues
par le ministère représentait
7 milliards de dollars, soit quatre
fois plus que le montant retenu, a
précisé M. Silouanov.
Selon lui, cette somme
est «suffisante» à l’heure
actuelle, car si le budget souffre
de la crise et de la chute des
revenus pétroliers, «il n’y a pas
de besoin particulier de devises
étrangères».«Nous voulions simplement faire acte de présence
sur le marché pour que les investisseurs ne nous oublient pas», a-
t-il expliqué.Le ministre s’est
félicité du résultat de cette «opération test», qui «malgré la pression exercée en coulisse sur
certains participants des marchés financiers internationaux,
(...) a démontré le fort niveau de
confiance envers la Russie
comme emprunteur». Cette levée
obligataire se déroule alors que
l’économie russe reste visée par
des sanctions occidentales liées à
la crise ukrainienne. Ce régime
pousse les investisseurs
à la méfiance vis-à-vis des
entreprises russes même non
sanctionnées, de peur qu’indirectement les fonds ne finissent
dans des secteurs ou entités sur
liste noire américaine ou
européenne.
Les banques occidentales sollicitées avaient refusé d’organiser l’opération, finalement
Les hedge funds
ont connu
des fortunes
diverses
confiée à l’établissement russe
VTB Capital. Les Etats-Unis
avaient déconseillé aux firmes
américaines de participer, le
porte-parole du département
d’Etat Mark Toner soulignant
encore mardi les «risques, à la
fois économiques et en termes de
réputation». M. Silouanov a
dénoncé «une pression sans
précédent» exercée par l’administration américaine sur la
chambre de compensation Euroclear, qui n’a pas participé à
l’opération. Malgré la forte
demande apparente, certains
économistes se montraient
circonspects face au résultat,
relevant que le montant levé
(1,75 milliard de dollars) était
inférieur au total permis par le
budget (3 milliards).
Pour eux, la qualité des investisseurs représente également
principale source d’inquiétude.
D’autres analystes estiment,
de leur côté, que la longue durée
de la prise en compte des offres
des investisseurs avait pu
permettre à des participants
russes de transférer leurs fonds
hors de Russie, pour apparaître
formellement étrangers. Une
source bancaire interrogée par
les médias estime aussi que la
demande a pu être «gonflée»,
certains investisseurs proposant
plus que désiré pour faire jouer
la concurrence et obtenir de
meilleures conditions avant de
réduire leur offre.
APS
LA MONNAIE EUROPÉENNE DEMEURE SOUS PRESSION
L’euro ballotté entre la Fed et le Brexit
rappelle le spécialiste), avant
50% pour la réunion de la Fed
des 26/27 juillet. Chez XTB
France, on ajoute que «du côté
de la Banque centrale
européenne (BCE), Vitor
Constancio, son vice-président,
a déclaré que la hausse des taux
aux Etats-Unis serait une bonne
nouvelle pour l’économie mondiale. Inutile de se voiler la face
: il est évident que le relèvement
des taux américains provoquera
une hausse de la devise américaine et donc un affaiblissement
de l’euro».
Dans des marchés de changes
dominés par les considérations
de taux, l’indice Ifo allemand,
qui passe de 106,7 en avril à
107,7 en mai, contre un
consensus à 106,8, passe au
second plan.
Quid des craintes relatives à
un éventuel Brexit, en vue du
référendum britannique du
23 juin prochain ? «Si le ‘‘oui’’
au Brexit l’emportait, la livre
serait attaquée durant quelques
semaines, voire quelques mois.
Mais est-ce dramatique ?», se
demandaient, hier, les spécialistes de la gestion parisienne
Carlton Sélection. Sur le ton de
la conjecture, ils poursuivent :
«Les conséquences en seraient
une remontée des taux, un coût
des produits importés plus élevé
et donc une remontée de l’inflation. Le niveau actuel extrêmement bas (0,50%) ne mettrait pas
en péril son économie.
Bien au contraire, cela
pourrait être une aubaine à une
époque où laplupart des grandes
économies mondiales craignent
régulièrement la déflation. En
revanche la compétitivité des
produits et services britanniques
en serait grandement améliorée.
Les Britanniques profiteraient
ainsi de cette (guerre des
devises) sans avoir à livrer
bataille».
E. G.
In Cercle Finance
Photo : DR
HIER MIDI, sur le marché
des changes, la monnaie unique
européenne ne suivait pas de tendance marquée face à ses principales contreparties, mais
demeurait sous pression. Presque
parfaitement stable contre le
dollar (à 1,1142) et le sterling (à
0,7617), l’euro se tassait aussi de
0,15% contre le franc suisse à
1,1050, tout en prenant 0,20%
contre le yen à 122,78.
L’euro reste ainsi à proximité
immédiate des 1,1132 touchés au
plus bas de la séance de la veille
après l’annonce, aux Etats-Unis,
d’une hausse de 16,6% des
ventes de logements neufs en
avril, 619 000 unités. Un chiffre
attendu à 523 000 seulement !
Ce qui a entraîné une vague
d’optimisme quant à la conjoncture américaine qui, par nature,
soutient le dollar.
D’ailleurs, souligne un intervenant, après cette publication,
«les anticipations de hausse des
taux directeurs en juin de la Fed
se sont redressées» : les contrats
à terme sur les Fed Funds
augurent désormais d’une probabilité de 38% de voir la Fed
relever ses taux lors du FOMC
des 14/15 juin («contre 4% au
début de la semaine dernière»,
9
EN AVRIL, dans un
contexte de regain d’appétit
pour le risque grâce au rebond
des cours du pétrole et à des
statistiques chinoises favorables, l’indice Lyxor Hedge
Fund a cédé 1,3% sur le mois,
les gérants CTA et Macro
ayant sous-performé. «Les
CTA ont souffert de la hausse
des rendements obligataires,
tandis que les fonds Macro ont
été pénalisés par leurs portefeuilles devises et actions. Les
fonds L/S Equity ont généré
des rendements décevants du
fait de leur positionnement
défensif», a précisé Lyxor AM
dans son bilan mensuel des
performances de l’industrie
des hedge funds. Dans le
détail, les CTA ont donc
souffert (-1,6%) de la hausse
des rendements des obligations
américaines et européennes.
«Les gains enregistrés
début avril sur les positionnements baissiers des modèles à
long terme, ont été effacés lors
de la phase de regain d’appétit
pour le risque. Les positions
défensives sur les poches obligations (position longue) et
énergie (position courte) ont
souffert de la hausse des rendements souverains et de l’envolée des prix du pétrole (le
Brent a crû de 18% en une
semaine avant le sommet de
Doha)», expliquent les gérants
de Lyxor.
Les pertes sont toutefois
restées limitées grâce à des
positions nettement moins
agressives en avril. Du côté
des stratégies Macro, les
gérants «affichant un biais
long sur les actions
européennes et japonaises ont
été desservis par la hausse de
la volatilité des actions. Les
gérants positionnés en vue de
profiter des faibles valorisations et des politiques monétaires accommodantes, ont été
fortement touchés par le statu
quo inattendu de la BoJ»,
indique Lyxor. Ces sous-performances n’ont été que
partiellement compensées par
la bonne tenue des stratégies
Fixed Income et Credit
Arbitrage.
Ces dernières ont surperformé portées par les matières
premières et l’appétit pour le
risque au niveau global. «Tous
les gérants Lyxor L/S Credit
ont clôturé le mois en
territoire positif, avec une
surperformance des gérants
asiatiques. Leurs positions sur
les secteurs de l’énergie, des
matériaux de base et de la
consommation cyclique se sont
révélées particulièrement
rémunératrices en avril»,
observent les experts Hedge
funds de Lyxor.
10
F O C U S
Jeudi 26 mai 2016
STAGNATION ÉCONOMIQUE ET RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE
Economie de l’offre, de la demande ou de l’innovation ?
Par
Edmund S. Phelps*
l est désormais impossible de
nier cette fameuse stagnation
séculaire qui affecte
aujourd’hui les économies les
plus développées de la planète :
alors même que les richesses
s’accumulent, les salaires réels
augmentent à peine, et le taux de
participation au marché du
travail suit une trajectoire à la
baisse. Pire encore, il semble que
les responsables politiques
n’aient aucune idée plausible de
la manière d’y remédier.
Cette stagnation trouve son
origine dans un ralentissement
de la croissance de la productivité depuis 1970. La source des
gains de productivité – à savoir
l’innovation autochtone – se
trouve sévèrement obstruée
depuis la fin des années
1960 (notamment au sein des
secteurs industriels bien établis),
et l’était encore davantage en
2005.
Dans les années 1970, c’est
sous l’angle de l’offre que
Ronald Reagan et Margaret
Thatcher abordent cette stagnation défavorable aux économies.
Ils choisissent ainsi de réduire
l’imposition sur les bénéfices et
les salaires, afin de dynamiser
l’investissement et la croissance,
avec au bout du compte des
résultats discutables.
Aujourd’hui, en revanche, en
présence de taux d’imposition
beaucoup plus faibles, toute
réduction d’une telle ampleur
engendrerait un creusement
considérable des déficits budgétaires. Par ailleurs, les niveaux
d’endettement étant d’ores et
déjà élevés, et d’importants
déficits étant à prévoir, il serait
extrêmement imprudent d’entreprendre de telles mesures du côté
de l’offre.
Voici désormais que les plus
brillants esprits abordent les
choses du côté de la demande, en
faisant appel à la théorie de John
Maynard Keynes, qui remonte à
1936. Selon cette théorie,
lorsque la «demande globale» –
à savoir le niveau de dépenses
réelles que les ménages, les
entreprises, l’Etat et les ache-
Photo : DR
I
sens de la croissance, ni de la
reprise. Au sein d’économies en
bonne santé, un choc de
demande contractionniste peut
engendrer deux types de
réponses destinées à soutenir la
reprise.
La première de ces réponses
consiste à s’adapter aux opportunités émergentes. Lorsque des
entreprises affectées par une
moindre demande restreignent
leurs activités, l’espace qu’elles
concèdent devient disponible à
une utilisation par des entrepreneurs mieux à même de mener
de telles activités, ou à la tête
d’entreprises plus efficaces.
Certains des employés dont ces
premières se sépareront lanceront alors leur propre entreprise,
et seront susceptibles d’embaucher des employés. Au cours de
chaque récession, nombre de
boutiques disparaissent de
l’avenue principale, tandis que
de nouvelles – généralement plus
performantes – font leur apparition au fil du temps.
L’autre réponse possible
réside dans l’innovation autochtone, à savoir l’émergence de
Photo : DR
teurs étrangers sont prêts à
consacrer aux biens de consommation nationaux – se révèle
insuffisante par rapport à la
production en situation de plein
emploi, la production se limite
alors à la demande. Par conséquent, il ne faut pas s’attendre à
ce que l’innovation s’opère.
Cette vision de l’économie
que privilégient les partisans de
la demande s’avère néanmoins
étrange. Selon eux, la demande
en matière d’investissement
privé serait autonome, gouvernée
par ces forces que Keynes qualifie d’«esprits animaux». La
demande des consommateurs
serait elle aussi fondamentalement autonome, dans la mesure
où cette consommation dite
induite serait étroitement liée à
l’investissement autonome, étant
donné une «propension à
consommer». Ainsi, les mesures
publiques constitueraient la seule
manière de dynamiser l’emploi
et la croissance en situation
d’insuffisance de la demande
autonome, et de disparition
d’emplois. Selon voilà, cette
conception ne saisit pas tout le
nouvelles idées dans l’esprit de
divers acteurs du monde des
affaires. Lorsque les entreprises
frappées par une moindre
demande cessent d’embaucher
pendant une période, certains des
individus qui auraient pu
rejoindre ces sociétés bien
établies exploitent leur propre
situation pour rêver à de
nouveaux produits ou méthodes,
et mettre en place des startups
afin de leur donner naissance.
Ces aspirants innovateurs, de
plus en plus nombreux à se
creuser la tête au sous-sol de leur
propre domicile, pourraient bien
parvenir à autoproduire leurs
biens d’équipement. Plus important encore, l’accumulation de
nouvelles startups est vouée à
générer peu à peu une demande
croissante en matière d’investissement – demande induite ! –
ainsi que de la croissance.
Certains observateurs émettront certainement des doutes.
De nouveaux produits et
méthodes peuvent-ils fleurir sur
le marché lorsque la demande est
insuffisante ? En pleine période
de crise financière, un innovateur
m’a expliqué que son objectif
consistait à s’emparer d’un
marché – peu lui important que
le marché ciblé ait perdu 10% de
sa dimension.
Des capitaux peuvent-ils être
levés lorsque les revenus sont en
situation de dépression ? Les
startups et petites entreprises
sont toujours amenées à lutter
pour obtenir un crédit, et la
Grande Récession née de la crise
financière de 2008 ne leur a pas
facilité la tâche. Pour autant, la
récession n’a pas empêché une
multitude d’entreprises de ce
type d’obtenir des financements
dans la Silicon Valley, à
Londres, ou encore à Berlin. Pas
étonnant que l’Allemagne, les
Etats-Unis et le Royaume-Uni se
soient aujourd’hui plus ou moins
redressés. Aux Etats-Unis, les
records en termes de croissance
de la productivité totale des
facteurs remontent aux années
1930, époque à laquelle
l’économie plonge au plus
profond de la Grande Dépression
pour ensuite s’en extraire. C’est
au sein de deux types
d’économies que la reprise fait
cruellement défaut. La France et
l’Italie manquent de jeunes gens
déterminés à devenir de nouveaux entrepreneurs ou innovateurs, tandis que ceux qui y
aspirent se heurtent à des corporations profondément ancrées et
autres intérêts particuliers. Quant
à la Grèce, bien qu’elle ne
manque pas d’aspirants entrepreneurs et innovateurs, le pays ne
bénéficie pas d’un système d’investisseurs providentiels et de
capital-risque. Si certains Grecs
ont créé leur propre startup, ce
n’est certainement pas en Grèce.
Les partisans de la demande
considèrent que l’innovation ne
ferait qu’entraver la reprise, dans
la mesure où elle permettrait aux
entreprises de satisfaire la
demande existante tout en
employant moins de salariés.
C’est pourquoi ils préconisent un
investissement annuel du secteur
public à hauteur d’un niveau
nécessaire au plein emploi. Or,
un tel investissement en infrastructures représenterait une
tâche bien au-delà de ce qui
aurait pu être entrepris si l’on
avait laissé l’économie recouvrer
le plein emploi via des
démarches d’activité adaptative
ou innovante. En effet, un tel
investissement se révèle coûteux
au-delà même de la dépense initiale, dans la mesure où il
préempte cette adaptation et ces
innovations qui auraient pu
générer une baisse du chômage
et une meilleure croissance.
Par ailleurs, aussi longtemps
que l’innovation occidentale
demeure étroitement confinée,
toute démarche du côté de la
demande en direction d’un flux
important et soutenu d’investissements en infrastructures – ainsi
que toute démarche du côté de
l’offre en direction d’un flux
similaire d’investissements
privés – doit alors générer des
rendements sans cesse décroissants, jusqu’à ce que l’économie
atteigne inéluctablement un état
quasi-stationnaire.
Lorsque l’offre se limite à des
biens qui n’évoluent pas, elle ne
peut jamais «créer sa propre
demande», pour reprendre la
formule de Keynes. Elle le peut
en revanche lorsqu’elle propose
des produits nouveaux. Ce sont
bel et bien les obstacles à l’adaptation et à l’innovation – et non
l’austérité budgétaire – qui provoquent notre stagnation. Et
c’est seulement à condition d’un
dynamisme renouvelé – et non
de nouvelles irresponsabilités
budgétaires – que pourra naître
l’espoir d’une porte de sortie
durable.
E. S. P.
(Traduit de l’anglais par
Martin Morel)
*Lauréat du prix Nobel 2006
en économie. Directeur du
Centre sur le capitalisme
et société à l’Université
Columbia.
In project-syndicate.org
SUPPLÉMENT
HEBDOMADAIRE
P12
P14
La baisse des budgets freinera-t-elle
l'animation estivale ?
Tizi Ouzou
Animation culturelle
sur le littoral, les villages
reculés out !
Le programme d'animation
de Ramadhan pour commencer
RAMADHAN, GRANDES VACANCES D’ÉTÉ ET CULTURE
L’école donne le La de l’animation estivale
ARRET SUR IMAGE
Par
Kamel Amghar
année scolaire s’achève sur
un air de fête. Les établissements scolaires, à travers
tout le pays, finissent les examens de
fin d’exercice scolaire et préparent, en
parallèle, la fameuse «hafla» qui précède le départ en vacances. Divers
programmes de loisirs et d’animation
seront au menu. Kermesses, sketchs,
chorales, concours, jeux, cadeaux et
récompenses pour les lauréats et les
meilleurs élèves, les adieux seront
certainement chaleureux et colorés.
La ministre de l’Education insiste sur
cette clôture en beauté d’une année de
labeur et de persévérance. «Les élèves
ne quitteront pas leurs bancs de cours
sans la fête de fin d’année», annonce
Nouria Benghebrit, à partir d’Annaba.
La semaine culturelle de l’école,
annoncée au début de l’année, tiendra
sa première édition en cette belle fin
du mois de mai. Il s’agit,
évidemment, d’une saine tradition
qu’il va falloir développer et améliorer d’année en année.
C’est, donc, l’école qui donne
cette fois le La de l’animation estivale. Les institutions et les établissements culturels mettent aussi
l’enfance à l’honneur en ce début du
L’
Photo : Archives
Le début de la saison estivale
s’annonce mouvementé, un peu
partout. Espérant que la fête sera à
la hauteur des attentes du public, en
créant cette allégresse et ce
ravissement qui éveillent les sens et
rendent la vie un peu moins triste.
Tout l’impact de ce type d’initiatives
réside à ce niveau, éveiller les
hommes, les aider à découvrir sur les
belles choses, les y accoutumer et
leur rappeler le caractère éphémère
de leur existence. En conclusion, il
serait bénéfique que les promoteurs
privés, le ouvement associatif, les
comités de quartiers et les jeunes s’y
mettent aussi pour porter et étendre
cette ambiance festive aux recoins les
plus reculés. Car, la culture est, au
fond, l’affaire de tout le monde et
tout un chacun.
mois de juin. Le comité des fêtes de la
ville de Béjaïa a élaboré un riche programme d’activités, étalé sur cinq
jours, pour célébrer la Journée internationale de l’enfance. Visites animées à la pouponnière et au service
pédiatrie de l’hôpital de la ville, kermesses, clowns, théâtre et musique
seront au programme au TRB du
1 er au 5 juin prochain. Près de
3 000 jouets seront distribués aux
petits participants à ces festivités. Le
même intérêt est réservé aux
«minimes» à travers les autres villes
du pays où le mouvement associatif et
les artistes se mobilisent pour fêter
l’innocence et lui rendre le meilleur
hommage.
Suite en page 12
Café-culture !
Pa r N o u r e d d i n e K h e l a s s i
LA CONVIVIALITÉ retrouve peu à peu ses quartiers de
noblesse à Alger. Elle revient avec l’éclosion, ici où là, de
cafeterias autrement plus agréables à fréquenter que des
cafés maures où on s’évertue à tuer l’ennui avec un robusta
fort et insipide. De plus en plus, des cafés où l’on boit des
arabicas de bon cru, et où l’on peut lire son canard paisiblement ouvrent dans une capitale qui manque cruellement
d’espaces de convivialité. Certaines vous offrent même le
luxe d’une terrasse comme on en voit rue DidoucheMourad, et, dans le prolongement, à la Grande Poste. Et on
a même vu certains de nos ministres se faire le plaisir d’y
emmener des personnalités étrangères de passage à Alger.
Manière de suggérer que la capitale ne mérite pas tant
l’opprobre propre aux villes qui habitent constamment les
profondeurs des classements des villes où il n’y fait pas bon
de vivre ! En fait, et c’est une question fort de café :
qu’est-ce qu’une ville, à fortiori une capitale si ce n’est un
cinéma, un théâtre, une librairie, un resto, un bistrot et
surtout un café ? Une ville conviviale, c’est donc un film, une
pièce, une toile, un livre, un verre de quelque breuvage et
une dose filtrée ou pressée de robusta ou d’arabica. Des
villes comme Paris ou Rome sont tout cela à la fois : le café,
le café-bar, le café-concert, le café-littéraire, le théâtre qui
a son café, la brasserie et le bar à thèmes et la boulangerie
qui a son coin-café. Autant de théâtres de la vie où la convivialité se lit dans le marc de café ! Une ville où le journal et
le livre sont ouverts au café du coin, devant un verre, une
tasse ou une assiette garnie. La convivialité, c’est aussi le
troquet de tous les instants où l’on vient jouer son turf du
jour, ses chiffres du loto, gratter sa chance au quotidien, et,
bonheur ordinaire, boire un noir bien chaud pour échapper
à la noirceur du quotidien. A Alger, où il n’était presque
plus possible de s’attabler à une terrasse pour déguster un
noir sans broyer du noir, la convivialité revient donc sur les
trottoirs et c’est bien heureux ! On y boit même, luxe hier
fantasmatique, un expresso italien de bonne torréfaction.
Mais, même si le nombre de ces cafés est croissant, la
convivialité qui s’y rattache se paie cependant cher. Et il
existe également un revers de la médaille : à Alger, ne
cherchez pas la convivialité dans ses innombrables cafés
malodorants, cradingues et mal accueillants. Et même si ces
bouis-bouis ont une atmosphère particulière, la convivialité
n’y a pas toutefois la saveur d’un bon arabica moulu. Le café
maure d’antan, joyeux, coquet et accueillant, est aujourd’hui un café «mort». Au sens où malvie et malbouffe s’y
côtoient dans des bouillons de cultures... microbiennes.
Alors, la convivialité, le livre et le journal ouverts face à une
tasse exhalant ses arômes exquis, surtout n’y rêvez pas ! Ici
ou là, le café, rarement servi dans des tasses, est presque
toujours un robusta bien robuste, acide, âcre et astringent.
Les Algérois, qui en sont addicts, l’appellent d’ailleurs
qahwa goudroune. Un café-goudron qui vous lacère la
gorge avant de vous déchirer les boyaux ! Le café maure où
les serveurs ont des chemises aussi blanches que le cafégoudron, est le lieu de prédilection de consommateurs
pressés de prendre un robusta par trop pressé. Pourtant,
dans l’Alger d’un autre temps, on buvait du bon café au
café. Et le café du coin avait souvent un nom odoriférant. Il
fut un coin de convivialité et un espace de culture où les
bons esprits s’y retrouvaient. Le café s’appelait Le Névé, Le
Novelty, Le Lotus, Le Tantonville, Le Terminus, le
Boule-Mich, le Café Malakoff, le Dôme ou Le Coq Hardi. Il
fut même chantant. Le chaâbi y trouvait ses quartiers et ses
gammes, comme au Café Malakoff, un temps propriété du
légendaire El Anka. Et, c’est sérieux, il y avait même des
cafés thématiques avec des scopitones, des Juke-box et des
tourne-disques. En ces temps bénis, le café n’était pas un
qahwa goudroune. Certains cafés s’appelaient Café Oum
Kalsoum, Café Farid El Atrache ou Café Abdelhalim Hafez.
C’était à la rue Tanger où l’on écoutait aussi Hadj M’hamed
El Anka et Dahmane El Harrachi. Dans cet Alger du café et
de la culture, le cafetier était sympa, souriant, volubile et
avait une chemise blanche comme les murs d’Alger. On ne
buvait pas du qahwa goudroune, sauf à l’époque de disette
chadlienne où on a avalé à profusion du «cachiche», horrible
ersatz de café, fait d’un mélange de robusta et de poischiche ou d’orge grillés. Ce fut donc jadis Alger-café, Algerdésir, Alger-plaisir, alger-culture. Ce fut avant un certain
Tonic-Emballage dont la faillite économique a eu une incidence inattendue : la «gobeletisation» de la consommation
du café. Cette manière bien algérienne de boire un qahwa
goudroune dans un gobelet en carton, en marchant sur un
trottoir ou en slalomant entre les voitures. A Alger, mais
café-vous donc bu Algérois ?
N. K.
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Jeudi 26 mai 2016
DOSSIER
DOSSIER
Jeudi 26 mai 2016
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ANNABA
Le cinéma amorce son retour cet été
De notre correspondant à Annaba
LA BAISSE DES BUDGETS FREINERA-T-ELLE L’ANIMATION ESTIVALE ?
Le programme d’animation de Ramadhan
pour commencer
De notre correspondant à Constantine
activité qui devra s’étendre au-delà du mois
sacré, insiste-t-on. Des artistes qui participeront aux festivals mythiques de Timgad et
de Djemila seraient attendus à Constantine.
Il est clair que tous les efforts se focalisent
sur les soirées nocturnes du mois en question. Les expériences antérieures, en matière
d’animation en générale, confirment le
manque d’intérêt vis-à-vis de la scène locale
de cette période de jeûne. «Après le
Ramadhan, la population boude généralement les plateaux faute d’originalité. C’est
le même plat qui s’offre à les rendre indigestes. Il faut aller chercher d’autres perspectives artistiques pour égayer les scènes»,
estime un citoyen. L’été devra accueillir des
plannings artistico-culturels en adéquation
avec la saison. Etant donné les opportunités
financières offertes en ces temps de vache
maigre, des esquisses seraient vouées à une
réduction minimum. Les cachets seraient
revus à la baisse et le nombre de troupes
amenuise pour éviter des dépenses supplé-
mentaires. Les caisses des collectivités et
des directions et offices de la culture sont
enjointes à une logistique minutieuse dès
lors que le ministère ne s’interfère pas d’une
façon directe sur les finances régionales.
Latitude est concédée aux gestionnaires
locaux pour «se débrouiller» et garnir les
scènes artistiques durant cette période avec
les moyens dont ils disposent. Et si l’on sait
que l’engagement en la matière se fait rare
dans le paysage algérien, il reste peu
d’alternatives aux responsables pour
meubler un agenda estival assez étendu.
Certains jugent que l’implication des
associations fera tourner en boucle les
plateaux. Encore que celles-là bénéficient de
rare soutien annuel malgré leur dévouement
à transmettre divers rudiments des arts.
C’est l’alternative pour combler un fossé
jusqu’ici «maquillé» par des dépenses
alléchantes contre une simple figuration de
«stars». Filantes.
N. H.
l’association religieuse de la mosquée
Errahmane pour faire une extension et
augmenter ainsi l’espace réservé aux fidèles.
Ce projet a été pour les cinéphiles le point
de départ d’un mouvement de protestation
qui a été entendu par la direction de la
culture et le wali d’Annaba qui a demandé à
ce que la propriété de cet espace soit
transférée au ministère de la Culture.
Cette demande accordée, les prétendants
déçus se sont détournés de cette
revendication qui aurait porté le coup de
grâce au Cinéma déjà bien mal loti. Et donc
c’est un nouvel espoir qui renaît avec cette
décision de restaurer cet espace culturel qui
sera certainement le signe avant coureur
d’une résurrection du cinéma comme l’avait
annoncé le ministre de la Culture lors du
FAFM qui s’est tenu à Annaba en décembre
passé .
Ainsi, tout sera refait à neuf, la grande
salle avec ses centaines de sièges, des équipements ultramodernes de projection seront
acquis, la façade sera refaite, l’éclairage, les
fauteuils, et la sonorisation seront remis à
neuf. 120 millions de dinars oint été alloués
à ce projet de rénovation de cette salle de
cinéma qui était abandonnée et a échappé de
peu aux convoitises de certains intéressés
par cet espace qu’ils voulaient squatter
comme c’est le cas de magasins attenants.
Cette nouvelle a été accueillie avec
beaucoup de satisfaction par les cinéphiles,
les hommes de culture et le public assoiffé
de cinéma et qui ne le découvre qu’à travers
le petit écran pour admirer les acteurs sur la
Croisette ou ailleurs. Cette première posée
verra peut être plus tard, de nouveaux
projets de rénovation et de restauration pour
les autres salles livrées à elles-mêmes et
transformées en salle de projection vidéo ou
les matchs de football.
Ce ne serait que justice pour cet art qui a
été maltraité et écrasé par des individus
conditionnés pour s’attaquer à tout ce qui
est beau, tout ce qui élève l’Homme.
M. R.
Publicité
Suite de la page 11
On enchaînera, ensuite, avec la Journée nationale de l’artiste, qui coïncide avec le 8 juin. Des
hommages, des galas, des expositions et des rencontres se préparent également pour cette
occasion. Les collectivités locales et les associations promettent de saluer chaleureusement les
faiseurs et les promoteurs de la culture algérienne. Et ce sera déjà le mois sacré de Ramadhan,
synonyme de veillées nocturnes, de soirées animées et de grande ambiance urbaine. Dans toutes
les villes du pays, les acteurs culturels peaufinent encore leurs offres et leurs nouveautés dédiées
à cette occasion. Même si les programmes détaillés de ces festivités ne sont pas encore annoncés,
on laisse entendre que la fête sera grandiose un peu partout. Dans une ville comme Béjaïa, de
petites scènes seront bientôt montées dans les quartiers et les cités populaires pour rééditer les
fameuses «qaâdates du chaâbi» qui ont égayé les Béjaouis lors des années précédentes. Par la
même occasion, la ville sera aussi au rendez-vous de son 10e festival du rire, dédié au oneman-show, au sketch et à la parodie. Il va sans dire que le théâtre et la maison de la culture seront
certainement de la partie avec de la musique, du théâtre et du divertissement à l’affiche. Ce sera,
à coup sûr, la même ambiance dans toutes les autres villes et villages du pays qui fignolent aussi
leurs palettes dans cette perspective. Les établissements publics et privés profitent généralement
de cette occasion pour dévoiler leurs nouveautés et leurs innovations. Idem pour les chaîne télé
qui élaborent une grille spéciale et particulièrement alléchante afin d’augmenter leur audimat.
En somme, le début de la saison estivale s’annonce mouvementé, un peu partout. Espérant
que la fête sera à la hauteur des attentes du public, en créant cette allégresse et ce ravissement qui
éveillent les sens et rendent la vie un peu moins triste. Tout l’impact de ce type d’initiatives
réside à ce niveau, éveiller les hommes, les aider à découvrir les belles choses, les y accoutumer
et leur rappeler le caractère éphémère de leur existence. En conclusion, il serait bénéfique que les
promoteurs privés, le mouvement associatif, les comités de quartiers et les jeunes s’y mettent
aussi pour porter et étendre cette ambiance festive aux recoins les plus reculés. Car, la culture est,
au fond, l’affaire de tout le monde et tout un chacun.
K. A.
La Tribune du 26/05/2016/ANEP N°416 737
L’école donne le La de l’animation estivale
Photo : DR
A
Nasser Hannachi
vec le rétrécissement des budgets,
les responsables de la culture à
l’échelle locale se doivent une
imagination supplémentaire pour peaufiner
les programmes spécial mois sacré, avant
d’entrevoir des soirées estivales, tempérées
en matière de finances. Le temps n’est plus
aux frais systématique. Et les artistes sont
appelés à lâcher un peu… de lest
Après une année intense d’activités
artistiques à la faveur de la manifestation
«Constantine capitale de la culture arabe
2015», la capitale de l’est se doit de trouver
une grille appropriée pour maintenir cette
dynamique qui faudra-t-il le souligner, s’estelle éclipsée au lendemain du 19 avril passé
lorsque Sfax, la ville tunisienne, aura pris le
flambeau de l’évènement. Depuis, un
silence de cathédrale frappe les salles de
spectacles à Constantine. En premier lieu,
tradition oblige, le Ramadhan devra amorcer
les affiches. Du moins, c’est ce qui ressort
des responsables locaux. La commission
culturelle au niveau de l’assemblé
communale a déjà tracé son programme
nocturne pour le mois sacré. Il s’agit de la
tenue de la quatrième édition d’El Inchad
qui se tiendra à partir du 4e jour du
Ramadahan à la place la brèche au
centre-ville. «Nous avons peaufiné le
programme de cette manifestation qui
regroupe plusieurs formations locales et
nationales. Pendant 21 jours Chaabi,
Aissaoua, Inchad et Malouf devront animer
la place», nous dira Karim Lounis, membre
de la commission culturelle de l’Assemblée
populaire communale (APC). En parallèle,
l’Office national de la culture et de
l’information (Onci) nous confiera par le
biais de sa cellule de communication à
l’échelle locale que l’affiche spéciale
Ramadhan est en phase de concrétisation.
Plusieurs troupes et chanteurs fouleront la
grande salle le zénith à cette occasion. Une
e cinéma est de retour à Annaba et la
situation du 7 e Art ira s’améliorant
avec la restauration et la rénovation
de la salle de cinéma El Manar
(ex-Variétés). Une salle mythique que des
générations de cinéphiles ont fréquentée se
délectant de films cultes dont certains ont
appris par cœur certaines répliques d’acteurs
devenues légendaires. La salle abandonnée
durant la décennie noire durant laquelle la
culture, sous toutes ses expressions, avait
été bannie, était devenue un pissoir, un lieu
où des vagabonds se réfugient les jours
d’hiver.
La grande porte à double battant qui était
l’expression même de l’ouverture de la
culture sur la société tout entière, a été
fermée avec de grosses chaînes comme s’il
s’agissait de la soustraire à ce public avide
de cinéma. La cafeteria qui s’animait
pendant les entractes ou avant la projection,
aujourd’hui poussiéreuse avec un comptoir
complètement délabré et sur lequel toutes
sortes d’objets sont entassés, ressemble à
une sorte de débarras qu’on a sciemment
oublié. Sur le sol c’est un amoncellement
d’ordures qui traînent. Il faut dire que les
beaux jours qu’a connus cet espace culturel
où se rencontraient les mordus du 7e Art et
qui donnait vie à la culture avec ses cérémoniels, ses moments exceptionnels ont été
une sorte d’embellie que les ennemis de la
culture ont vite fait de faire oublier aux
jeunes générations qui ne savent même plus
ce qu’est un cinéma, ce grand écran où sont
projetés des films et qu’on regarde avec
passion. La salle a été convoitée par
Photo : DR
Photo : DR
L
Mohamed Rahmani
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DOSSIER
Jeudi 26 mai 2016
TIZI OUZOU
Photo : DR
Animation culturelle sur le littoral,
les villages reculés out !
Malik Boumati
a saison estivale pointe du nez et
les préparatifs vont bon train pour
réunir les conditions de sa réussite.
Et l’essentiel de l’action dans ce sens
concerne l’animation culturelle dont
bénéficieront principalement les localités
côtières et un certain nombre de grands
centres urbains. C’est exactement le cas
dans la wilaya de Tizi Ouzou où des
L
villes comme Azzeffoun et Tigzirt qui
accueillent annuellement un nombre
important d’estivants, sont rythmées par
des soirées artistiques et culturelles
diverses. D’ailleurs, le wali a présidé la
semaine dernière un conseil de l’exécutif
consacré essentiellement aux préparatifs
de la saison estivale. Lors de cette rencontre, il a insisté sur la programmation
des activités culturelles et artistiques près
des plages. La saison estivale coïncidant
cette année encore avec le mois de
Photo : DR
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Ramadhan, l’animation culturelle sera
plus intense, particulièrement au niveau
de la maison de la culture MouloudMammeri et du théâtre régional KatebYacine de la ville des Genêts. Elle sera
aussi intense sur le littoral vu l’affluence
nombreuse des estivants, ainsi qu’au
niveau de certains centres urbains disposant d’infrastructures convenables,
comme Azazga et son centre culturel,
appelé Annexe de la maison de la culture
Mouloud-Mammeri. Mais, les coins les
plus reculés de la wilaya ne sont pas
concernés par l’activité culturelle et artistique, comme dans les villages et les
douars reculés de toutes les wilayas du
pays.
L’oisiveté est effectivement le quotidien des villageois de la wilaya, particulièrement ceux qui n’ont pas les moyens
de quitter leurs montagnes pour la fraîcheur des plages et l’animation culturelle
qui y est programmée. Ces oubliés des
pouvoirs publics et de la programmation
culturelle et artistique souffrent tout au
long de l’été de l’ennui et de l’absence
d’activités qui les divertissent un tant soit
peu. Le mouvement associatif quand il
existe dans ces contrées enclavées et éloignées, n’a pas les moyens d’organiser
quoi que ce soit au profit des villageois,
notamment les enfants qui sortent d’une
année scolaire harassante. Il faut dire que
dans la wilaya de Tizi Ouzou, même les
chefs-lieux de communes et de daïras ne
connaissent pas d’activités culturelles,
sauf dans le cas où les organisateurs de
manifestations d’envergure au chef-lieu
de wilaya, décident d’y délocaliser certaines activités, comme à l’occasion du
festival culturel arabo-africain de danse
folklorique.
Malheureusement, les animateurs et
les associations culturels qui pullulaient
dans les villages de la wilaya au début
des années quatre-vingt-dix, ont quasiment disparu du paysage villageois.
Aujourd’hui, les associations culturelles
présentes dans les villages sont rares.
Elles n’ont pas les moyens d’activer,
vu la politique des subventions de l’Etat
qui émiettent la cagnotte réservée
au mouvement associatif, sanctionnant
par là-même les associations ambitieuses
et celles qui produisent des activités de
qualité, mises sur la même enseigne
que celles qui persistent dans la
médiocrité. Cependant, il existe quelques
associations qui n’attendent pas l’aide de
l’Etat pour activer, leurs animateurs
comptant plus sur l’implication et la
mobilisation des villageois que sur un
soutien étatique qui ne viendra probablement pas.
L’exemple des associations de la
localité d’At Yanni n’est plus à présenter,
tant elles animent les villages de cette
colline oubliée, avec notamment un
engagement certain des villageois. Mais
le meilleur exemple de l’autosuffisance
reste celui du festival des Raconte-arts
organisé par la Ligue des arts dramatiques et cinématographiques (Ladc) de la
wilaya de Tizi Ouzou. Une manifestation
internationale itinérante accueillie
annuellement par l’un des villages de la
région de Kabylie et qui ne coûte pas
des milliards, puisque les villageois qui
l’accueillent s’impliquent en masse dans
son organisation, particulièrement
au chapitre de l’hébergement et de la restauration pris en charge entièrement par
les familles du village. Cela peut être pris
comme un modèle par les animateurs
associatifs et culturels intéressés par
l’organisation de manifestations
culturelles dans les villages, sans attendre
le soutien des institutions de l’Etat,
particulièrement en ces temps de vaches
maigres. Il suffit de mobiliser les
habitants des villages pour que l’été cesse
d’être synonyme d’oisiveté et d’ennui
pour les enfants, les jeunes et les moins
jeunes.
M. B.
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C U L T U R E
Jeudi 26 mai 2016
CONCERT DE L’OSN AU TNA DÉDIÉ AUX JEUNES TALENTS
Les mélomanes conviés à découvrir
la nouvelle génération de virtuoses
Le directeur de l’Orchestre symphonique national (OSN), Abdelkader Bouazzara, dira que ces jeunes
musiciens et chanteurs qui animeront ce concert représentent l’avenir de l’orchestre et sont le fruit d’un
travail entamé il y a plus de quinze années
Par
Sihem Bounabi
es jeunes talents algériens
de la musique symphonique seront à l’honneur
aujourd’hui au Théâtre national
algérien Mahieddine-Bachtarzi
(TNA) à partir de 19h, lors d’un
concert de l’Orchestre symphonique national (OSN) dirigé par
le maestro Amine Kouider, chef
d’orchestre résolu à mettre sur le
devant de la scène la nouvelle
génération de musiciens durant
toute une soirée. Ainsi, une
dizaine de talents, qu’ils soient
pianistes, percussionnistes ou aux
chanteurs lyriques, animeront la
soirée. Le public est convié à
découvrir les prestations de la
soprano Anissa Hadjarssi, du
ténor Hadj Aissa Amara, du pianiste Mohamed Ben Elkadi, du
guitariste Moulay Mekki, du
saxophoniste Khallil Rouazmi,
du percussionniste MohamedFouad Torki, de Belkacem Benalioua au kanoun et Ryad Boualem
au Oud.
Ces nouveaux talents qui
incarnent la relève au sein de
l’OSN, interpréteront pour l’occasion les classiques de la
musique universelle à l’instar de
partitions de Bach, Mozart,
Monti et Donnizetti ainsi qu’un
répertoire extrait du patrimoine
musical algérien. Il est à noter
Photo : DR
L
que dans l’esprit d’une nouvelle
politique de soutien à l’action
culturelle et aux concerts de l’orchestre symphonique, l’entrée au
concert est payante. Le prix du
billet d’entrée est symboliquement fixé à 300 DA et il est disponible au niveau de l’accueil du
TNA. Il est à noter que le maestro
Amine Kouider avait à mainte
reprise souligner l’importance du
volet éducation et de la formation
au sein de l’orchestre. Il s’agit à
la fois de former de nouveaux
jeunes aux métiers de la musique
universelle et de moderniser la
pédagogie musicale.
De son côté, le directeur de
l’OSN, Abdelkader Bouazzara, a
souligné que ces jeunes qui animeront ce concert représentent
l’avenir de l’orchestre et sont le
fruit d’un travail entamé il y a
plus de quinze années. En effet,
pour rappel, depuis son installation à la tête de l’orchestre en
2001, Abdelkader Bouazzara, a
accordé beaucoup d’importance
aux activités de proximité afin de
mieux faire connaître les
musiques symphoniques algérienne et universelle notamment à
travers les tournées de l’Orchestre symphonique qui s’est
produit dans une quarantaine de
wilayas même dans les régions
des plus enclavées et dont le
concert le plus symbolique est
celui qui a été donné dans le Sud
en plein air dans la région de
Djanet.
L’objecti1f de ces activités est
de faire connaître la musique universelle ainsi que la musique
symphonique algérienne puisée
dans notre patrimoine, dans
toutes les régions du pays. Grâce
à cela la musique universelle est
sortie de son cercle élitiste et est
allée à la conquête d’un plus
large public. Ceci a largement
contribué à sensibiliser les plus
jeunes et à susciter de nombreuses vocations dont le potentiel s’affirme de jours en jours.
Ces dernières années, l’orchestre
est de plus en plus actif sur la
scène artistique grâce à la régularité de ses représentations, aussi
bien à Alger que dans d’autres
villes du pays. Il a pu œuvrer
pour un véritable travail de proximité, portant la musique universelle dans différentes wilayas
pour le plus grand plaisir des
mélomanes algériens.
PREMIER TOUR DE MANIVELLE DU FILM RÉALISÉ PAR SADEK EL KEBIR
El Kabch Essahir, une expérience cinématographique inédite dédiée aux enfants
Rédaction Culturelle
LE PREMIER TOUR de
manivelle du long métrage pour
enfants El Kabch Essahir (le
mouton magique) du réalisateur
algérien Sadek El Kebir a été
donné mardi dernier au parc zoologique de Ben Aknoun à Alger.
Le tournage des premières
séquences de ce film dédié au
jeune public a été donné par le
ministre de la Culture Azzedine
Mihoubi, en présence du directeur général de l’agence Algérie
Presse Service (APS),
Abdelhamid Kacha, et nombre
d’acteurs et de cinéastes algériens. Le ministre a salué cette
initiative estimant qu’il s’agit
d’une expérience de référence
pour le cinéma pour enfants qui
ouvrira des perspectives à
d’autres films appelant à la
nécessité de prendre en charge
l’enfant algérien qui s’intéresse
beaucoup aux programmes étrangers.
Doté d’un budget de 200 millions de dinars, le film est produit
par l’entreprise privée Lalla
Moulati en collaboration avec
l’Agence algérienne de rayonne-
ment culturel (AARC) qui
contribue avec 20% du budget,
selon le réalisateur. Le réalisateur
Sadek El Kebir a souligné qu’«il
s’agit du premier long métrage
algérien destiné aux enfants». Il a
toutefois déploré «l’absence de
films pour enfants en Algérie et le
fait de ne pas investir dans ce
domaine».
Le directeur du tournage
Hamid Aktouf a indiqué que
contrairement aux autres œuvres
cinématographiques, ce film
accorde de «l’importance à la
manière de se comporter avec les
enfants du point de vue technique».
Sadek El Kebir, qui est également conteur et dramaturge a réalisé plusieurs films documentaires
et programmes télévisés pour
enfants en langues arabe, amazighe et française dont certains
sont destinés aux personnes aux
besoins spécifiques. Il est aussi le
premier à réaliser une bande dessinée algérienne en Tamazight.
El Kabch Essahir est un long
métrage, d’une durée de 90 mn,
met en exergue à travers une
visite d’un groupe d’écoliers au
parc zoologique en compagnie de
deux enseignantes et d’un guide,
l’importance de l’amour et de la
protection des animaux rapporte
l’APS.
Le rôle principal est interprété
par le réalisateur, en l’occurrence
le guide du parc et son ancien
directeur, qui se transforme parfois et face au miroir en
«mouton» aux cotés de Karoumi
Amina, qui incarne Khaoula
l’élève brillante qui se transforme
elle aussi en «scarabée» et qui
suscite par sa grande intelligence
l’intérêt du guide. L’actrice
Kerroumi Amina de la wilaya
d’Adrar s’est dite heureuse de
participer à ce film. Participent
également à ce film, en arabe
classique, une vingtaine d’enfants
issus de différentes régions du
pays. Selon le directeur de production, le tunisien Mouiz Ben
Hassan, les premières séquences
de tournage se poursuivront jusqu’au 25 juin, à Alger, Jijel et
El Kala.
R. C.
Photo : DR
Par
16
M O N D E
Jeudi 26 mai 2016
POUR UN RÉFÉRENDUM RÉVOCATOIRE DU PRÉSIDENT NICOLAS MADURO
L’opposition vénézuélienne appelle
à de nouvelles manifestations
L’opposition, majoritaire au Parlement, s’appuie sur un large mécontentement populaire pour écarter M. Maduro.
En face, le camp présidentiel, qui contrôle encore la majorité des institutions, se veut inflexible
Par
Alexander Martinez de l’AFP
opposition vénézuélienne
a manifesté, hier, pour
accentuer sa pression sur
le gouvernement socialiste et
provoquer un départ anticipé du
président Nicolas Maduro, sur fond
de mécontentement populaire dans
ce pays en pleine débâcle
économique. Organisant protestations sur protestations depuis des
semaines, la coalition de la Table
pour l’unité démocratique (MUD),
majoritaire au Parlement, est
engagée dans un véritable contrela-montre : si elle veut faire partir
le président de 53 ans et obtenir de
nouvelles élections, elle doit
organiser un référendum d’ici le
10 janvier. Sinon, elle n’obtiendrait, au mieux, que son remplacement par le vice-président.
Cette fois, elle appelle à défiler
devant les tribunaux des principales villes du Venezuela, pour
dénoncer une récente décision du
Tribunal suprême de justice (TSJ).
Ce dernier a interdit les mobilisations face au Conseil national électoral (CNE), chargé de vérifier les
deux millions de signatures
remises début mai par l’opposition
de centre-droit, première étape du
long processus vers le référendum.
«Pour nous, cette décision n’existe
pas», a clamé le député Julio
Borges, chef de file de la MUD à
l’Assemblée, annonçant sous
forme de défi que, dès aujourd’hui,
de nouvelles manifestations auront
Photo : DR
L’
lieu face aux bureaux du CNE, afin
qu’il accélère son travail. Dans ce
pays aux plus importantes réserves
pétrolières de la planète mais qui
doit importer la quasi-totalité des
produits qu’il consomme, les jours
d’opulence ne sont plus qu’un lointain souvenir : maintenant que les
cours du brut sont au plus bas, tout
ou presque manque dans les rayons
des supermarchés. Cette pénurie se
traduit par des heures d’attente
pour les Vénézuéliens, qui courent
d’un magasin à l’autre pour trouver
de quoi s’alimenter ou se soigner et
subissent la pire inflation au monde
(180% en 2015). Lundi, le géant
américain Coca-Cola a annoncé la
suspension d’une grande partie de
sa production au Venezuela faute
de sucre, devenant ainsi la dernière
grande entreprise victime du chaos
économique régnant dans le pays
après notamment Kraft Heinz. Le
même jour, le gouvernement, qui
contrôle les prix de nombreux aliments pour contrer l’inflation, a dû
multiplier par 10 celui de la farine
de maïs et par 13 celui du poulet,
sous la pression des producteurs.
Excédés par ces tracas du
quotidien, auxquels s’ajoutent des
coupures d’électricité imposées par
les autorités pour économiser
l’énergie, plus des deux tiers des
Vénézuéliens (68%) souhaitent le
départ de Nicolas Maduro, élu
jusqu’en 2019. Surfant sur ce
mécontentement populaire,
l’opposition veut organiser un référendum révocatoire à son encontre,
une option prévue dans la Constitution et utilisée une seule fois - mais
sans succès - dans l’histoire du
pays, en 2004, contre son prédécesseur Hugo Chavez (1999-2013).
Une timide pression
internationale se fait jour : l’exchef du gouvernement espagnol
José Luis Rodriguez Zapatero,
accompagné d’anciens présidents
latino-américains, est depuis la
semaine dernière à Caracas pour
promouvoir le dialogue, à l’appel
de l’Union des nations sudaméricaines (Unasur). Leur
démarche a reçu le soutien des
Etats-Unis - accusés par
M. Maduro de vouloir précipiter sa
chute-, du secrétaire général des
Nations unies Ban Ki-moon et du
gouvernement colombien. Elle est
aussi appuyée par le Chili,
l’Argentine et l’Uruguay, qui
proposent de créer un groupe de
«pays amis» du dialogue.
Mardi, c’est le leader du parti
libéral espagnol Ciudadanos,
Albert Rivera, en déplacement au
Venezuela, qui a défendu le
référendum : «C’est un droit. Moi
je suis favorable à ce que
vous puissiez défendre votre
Constitution et organiser ce référendum révocatoire comme issue
de secours», a-t-il lancé à l’opposition.
En face, le camp présidentiel,
qui contrôle encore la majorité des
institutions, se veut inflexible.
«Ordure», «traître», a rétorqué
Nicolas Maduro au secrétaire
général de l’Organisation des Etats
américains (OEA), l’Uruguayen
Luis Almagro, qui l’avertissait du
danger de devenir un «dictateur
en herbe».
Opposant une fin de non-recevoir au référendum avant même
toute décision des autorités électorales, le président a par ailleurs fait
monter la tension ces derniers jours
en décrétant l’état d’exception,
synonyme pour lui de pouvoirs
accrus.
AFP
AVEC UN GOUVERNEMENT ÉCLABOUSSÉ PAR LE SCANDALE PETROBAS
Brésil : Temer met prudemment le cap sur l’austérité
Par
Eugenia Logiuratto de l’AFP
LE PRESIDENT brésilien par
intérim, Michel Temer, fragilisé
par un premier scandale, a soumis
au Parlement de premières mesures
d’austérité pour rétablir les
comptes du géant d’Amérique
latine qui s’achemine vers la pire
récession depuis un siècle. «Je
veux souligner que ce n’est pas en
12 jours ou deux mois que nous
allons sortir le Brésil de la crise»,
a lancé aux parlementaires
M. Temer, dont le gouvernement
libéral et conservateur affronte de
vives turbulences.
Le vice-président Temer a
succédé le 12 mai à la présidente
de gauche Dilma Rousseff, écartée
du pouvoir par le Sénat dans le
cadre d’une procédure de destitution controversée pour maquillage
des comptes publics, en attendant
son jugement final d’ici six mois.
Les parlementaires devaient
commencer à examiner dans la
journée l’approbation pour 2016
d’un énorme déficit public 2016 de
170 milliards de réais (48 mds
USD), fortement révisé à la hausse
par l’équipe Temer, par rapport
aux 96 milliards annoncés
auparavant par le gouvernement
Rousseff.
Michel Temer a abordé ce
premier grand test parlementaire
sur la défensive, fragilisé par le
scandale retentissant qui a coûté,
lundi dernier, son poste au ministre
clé de la Planification, Romero
Juca, l’un des ses plus proches
lieutenants. Romero Juca a payé
cash la publication d’une conversation enregistrée à son insu au mois
de mars, dans laquelle il prônait
l’impeachment de M me Rousseff,
afin de forger sous le futur gouvernement un «pacte» pour étouffer
l’enquête sur le scandale de corruption Petrobas dans laquelle il est
personnellement visé.
Le camp de Dilma Rousseff y a
vu la preuve du «coup d’Etat»
institutionnel ourdi selon lui par
Michel Temer, ex-allié devenu
rival de la dirigeante de gauche
dont il a précipité la chute en
poussant son grand parti centriste
PMDB à claquer la porte de
l’ancienne majorité fin mars.
M. Temer avait été reçu lundi
dernier au Sénat aux cris de
putschistes par des partisans de
Mme Rousseff. Et les mots d’ordre
«Dehors Temer», prolifèrent sur
les réseaux sociaux et lors de manifestations du monde artistique qui
s’est mobilisé dans tout le pays
pour dénoncer la suppression du
ministère de la Culture, finalement
restauré. «Nous sommes victimes
d’agressions psychologiques», a
commenté M. Temer, appelant son
gouvernement à ignorer ces
attaques pour s’atteler à «prendre
soin du pays». Michel Temer a
demandé aux parlementaires
d’approuver une série de mesures
pour freiner l’envolée de la dette
publique qui représente actuellement 67% du Produit intérieur brut
(PIB). Il a en particulier présenté
un projet d’amendement constitutionnel visant à plafonner
l’augmentation des dépenses
publiques primaires sous la barre
de l’inflation de l’année antérieure.
Le gouvernement a également
demandé au parlement d’approuver
la restitution sur trois ans par la
Banque nationale de développement (BNDS) de 100 milliards de
réais (environ 28 mds USD)
avancés par le Trésor public, afin
de l’affecter à la réduction
de la dette. «Les dépenses
publiques suivent une trajectoire
insoutenable. Ces mesures vont
permettre de réduire le risque et
donner plus de confiance, et
permettre une réduction structurelle des taux d’intérêts» pour le
remboursement de la dette, a
déclaré M. Temer.Depuis 2015, les
trois grandes agences de notation
internationales ont rabaissé au rang
de spéculative la note souveraine
du Brésil, dont le PIB s’est
contracté de 3,8% en 2015 et
devrait chuter d’autant en 2016.
Le gouvernement veut également réformer d’urgence le
système déficitaire des pensions,
en fixant un âge minimum de
départ à la retraite et en allongeant
le nombre d’années de cotisations
nécessaires. Mais ce projet
impopulaire est déjà fortement
contesté par les syndicats.
M. Temer a avancé prudemment
sur ce terrain. «Je ne vais pas
effectuer cette réforme sans accord
de la société. J’appelle pour cette
raison les centrales syndicales et
les représentants de la société à
examiner ce qui peut être fait»,
a-t-il dit. Michel Temer est tiraillé
entre l’exigence d’obtenir des
résultats rapides pour rétablir la
confiance des marchés, et la crainte
d’imposer des mesures trop impopulaires qui pourraient favoriser le
retour au pouvoir de Mme Rousseff
d’ici quelques mois.
A l’inverse de Mme Rousseff, il
prend soin d’afficher sa volonté de
négocier chaque projet avec le
Parlement qui avait paralysé
l’action de la dirigeante de gauche
dès le début de son second mandat
en janvier 2015.
AFP
Incident diplomatique entre Chypre et la Turquie
LE PRESIDENT chypriote a
annulé des discussions de paix
prévues pour demain avec son rival
chypriote turc pour protester contre
le fait que ce dernier ait été traité
comme un chef d’Etat lors d’un
sommet des Nations unies en
Turquie. Le président chypriote,
Nicos Anastasiades, qui se trouvait
en Turquie pour un sommet sur la
crise migratoire, a refusé d’assister
à un banquet pour les chefs d’Etat,
lundi soir dernier, après avoir
appris que Mustafa Akinci, le président de la République turque de
Chypre du Nord, Etat reconnu uni-
quement par la Turquie, était également invité, a fait savoir le porteparole du gouvernement chypriote.
Ce différend illustre la sensibilité
et la complexité de la question chypriote. L’île a été séparée en deux
entités après l’invasion des troupes
turques en 1974, déclenchée par un
bref coup d’Etat inspiré par la
Grèce. Les Chypriotes grecs, qui
représentent l’île au sein de
l’Union européenne, veillent à ne
pas être mis sur un pied d’égalité
avec la République turque de
Chypre du Nord non reconnue par
la communauté internationale. Les
présidents Anastasiades et Akinci
sont néanmoins engagés dans des
discussions visant à la réunification
de l’île. On ne sait pas par qui le
président Mustafa Akinci a été
invité au sommet en Turquie, mais
son compte Twitter le montre aux
côtés du secrétaire général des
Nations unies Ban Ki-moon et du
conseiller spécial des Nations unies
pour Chypre, le Norvégien Espen
Barth Eide. Le conflit syrien est un
obstacle majeur à l’adhésion de la
Turquie à l’Union européenne,
compte tenu du refus d’Ankara de
reconnaître Chypre.
17
M O N D E
Jeudi 26 mai 2016
ALORS QUE LES FORCES IRAKIENNES RESSERRENT LE SIÈGE AUTOUR DE FALLOUJA
Double offensive en Syrie et en Irak contre Daech
La reprise de Raqa représente, avec celle de Fallouja et de Mossoul en Irak, le grand objectif
de la coalition contre Daech. «Cela mettrait fin au mythe de l’Etat islamique transnational»,
estiment des spécialistes
Par
la Rédaction Internationale
e groupe Daech fait face
à une double offensive
terrestre et aérienne
contre ses fiefs en Irak et en
Syrie, avec l’appui de la
coalition internationale
conduite par les Etats-Unis. La
province de Raqa, où se trouve
la «capitale» de Daech en
Syrie, a été prise mardi pour
cible, au lendemain du lancement d’une opération sur la
ville irakienne de Fallouja. Ces
assauts sont les plus importants
depuis l’annonce par Daech
d’un «califat» autoproclamé à
l’été 2014 à cheval sur les deux
pays. Ils sont menés par les
troupes fédérales en Irak et la
coalition kurdo-arabe des
Forces démocratiques syriennes
(FDS) dans le pays voisin. Une
source au sein des Unités de
protection du peuple kurde
(YPG) a indiqué de son côté
que ces forces avaient «reçu
des armes américaines et que
des troupes US participeront
aux combats au sol». La reprise
de Raqa représente, avec celle
de Fallouja et de Mossoul en
Irak, le grand objectif de la
coalition internationale contre
Daech. «Couper la route entre
Raqa et Mossoul n’est pas
difficile aujourd’hui. Cela
mettrait fin au mythe de l’Etat
islamique transnational»,
Photo : DR
L
estiment des spécialistes. La
Russie a par ailleurs annoncé
être prête à se coordonner avec
les FDS et les Etats-Unis pour
chasser Daech de Raqa. En
Irak, près de la frontière avec la
Syrie, les forces irakiennes resserraient le siège autour de Fallouja, une ville à l’ouest de
Baghdad où les civils se trou-
vaient piégés. Lancée lundi par
le Premier ministre Haider
al-Abadi, l’offensive pour la
reprise de cette ville de la
province d’Al-Anbar a déjà
permis de prendre le contrôle
de Karma, une localité proche.
Les forces paramilitaires du
Hachd al-Chaâbi, ont également gagné du terrain au sud de
la ville. Pour l’expert irakien
Hicham al-Hachemi, «Fallouja
est très important pour Daech »
car s’il la perd, «il ne lui
restera plus que des zones
désertiques jusqu’à la frontière
syrienne ainsi que les localités
de Rawa, Ana et Qaïm» dans la
province d’Al-Anbar, et «ses
fiefs se réduiront à Hawija et
Mossoul en Irak, et Raqa en
Syrie». Mais les forces
irakiennes doivent tenir compte
des 50 000 personnes qui
vivent toujours à Fallouja,
selon le Conseil norvégien pour
les réfugiés (NRC). Les Forces
démocratiques syriennes –
composées de milices kurdes et
de leurs alliés – ont quitté leur
bastion de Tell Abyad, près de
la frontière turque, et auraient
atteint la ville d’Aïn Issa, à une
soixantaine de kilomètres de
Raqqa, considérée comme la
«capitale» du groupe Daech.
Leur objectif principal serait de
libérer la banlieue nord de la
ville, puis d’encercler entièrement la ville, avant de lancer
l’offensive. Dans la banlieue de
Damas, après l’appel de la
Russie à y instaurer une trêve,
deux zones clés sous contrôle
rebelle restent relativement
calmes depuis mardi. Une
coalition arabo-kurde a
annoncé le début d’une
opération, appuyée par la
coalition dirigée par
Washington, pour chasser le
groupe Daech du nord de la
province septentrionale de
Raqa. Seulement Washington
avait refusé vendredi une
proposition russe de mener
des frappes communes
contre les groupes terroristes
en Syrie.
R. I.
DIX MORTS DANS UN ATTENTAT SUICIDE DANS LA BANLIEUE DE KABOUL
Le mollah Haibatullah nouveau chef des talibans afghans
diqué. Il est intervenu au
moment de la confirmation par
les taliban de la mort dans une
frappe de drone américain de
leur chef, le mollah Akhtar
Mansour, et de son remplacement par son adjoint,
Haibatullah Akhunzada. Au
bout de trois jours de délibérations, leur choix s’est porté sur
Akhundzada, un dignitaire
religieux peu connu et ancien
bras droit de Mansour. Il aura
la lourde tâche d’unifier un
mouvement fragmenté et profondément divisé sur la question de la reprise ou non des
pourparlers de paix avec le
gouvernement afghan. Sa
désignation a été «unanime et
tous les membres lui ont fait
allégeance», ont assuré les
Photo : DR
DIX personnes ont été tuées
et quatre blessées hier dans un
attentat-suicide visant un
minibus transportant des
employés d’un tribunal dans la
banlieue ouest de Kaboul. «Le
kamikaze était à pied, il s’est
fait exploser en se précipitant
contre le véhicule», ont indiqué
les autorités afghanes.
L’attentat n’a pas été reven-
talibans dans un communiqué.
Ce choix est relativement
inattendu, car le mollah Haibatullah n’était pas considéré
comme l’un des favoris.
Nombre de spécialistes penchaient davantage en direction
de deux autres figures de l’insurrection : le mollah Yacoub,
fils du mollah Omar, fondateur
du mouvement, et Sirajuddin
Haqqani, chef du réseau du
même nom et proche allié des
talibans. Le mollah Haibatullah
est âgé d’environ 50 ans et était
lui-même adjoint du mollah
Akhtar Mansour. Le mollah
Haibatullah va devoir trancher
l’épineuse question de l’opportunité de renouer le dialogue
avec le gouvernement afghan
pour tenter de mettre fin à
l’insurrection, qui dure depuis
près de 15 ans. Sous son prédécesseur, les timides négociations de paix avaient été
suspendues sine die l’été
dernier et les efforts de Kaboul
pour faire revenir les talibans à
la table des négociations ont
tous échoué. Et les observateurs
sont très sceptiques quant à la
volonté du nouveau chef de
relancer le dialogue. «Il ne
va pas négocier» avec le
gouvernement afghan, assure
Yousafzaï. «Il est considéré
comme partisan de négociations de paix (...), mais il ne
peut rien faire sans le
consensus de la choura», l’organe de direction des talibans,
dont nombre de membres ne
veulent pas entendre parler
d’un quelconque dialogue, juge
de son côté l’analyste pakistanais Amir Rana. C’est semblet-il la posture belliqueuse du
mollah Mansour qui a poussé
Washington à l’éliminer. En
annonçant son décès, le président Barack Obama a évoqué
«un jalon dans notre effort au
long cours pour ramener paix
et prospérité en Afghanistan».
Car la courte ère Mansour (à
peine dix mois) a été marquée
par une accentuation des offensives militaires et la multiplication des attentats, notamment à
Kaboul. Jusqu’ici muets sur le
sort de leur chef, les talibans
ont profité de l’annonce de la
désignation du mollah
Haibatullah pour confirmer sa
mort «en martyr» dans une
zone reculée du Pakistan.
R. I.
18
S P O R T S
Jeudi 26 mai 2016
JO-2016 : SELON LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
Atlétisme - Championnats
du monde juniors :
L’Algérien Saïdia réalise
les minima du 3 000m steeple
Les sportifs algériens bénéficient des «meilleures
conditions» de préparation
L’Algérien Kenzi Saïdia a réalisé les
minima du 3 000m steeple pour les
prochains Championnats du monde
juniors, prévus du 19 au 24 juillet en
Pologne, en établissant un chrono de
8.57:57 pendant la «Journée Elite» de la
Fédération algérienne d’athlétisme
(FAA), disputée mardi au Sato d’Alger.
La direction technique nationale (DTN)
avait fixé les minima du 3 000m steeple
pour les prochains Championnats du
monde juniors à 8.58:00, et bien que
Saïdia les ait réussi de justesse, son
entraîneur Abdallah Mahour Bacha s’est
dit «satisfait» de cette performance,
dans un bref entretien au site officiel de
la FAA.
«Saïdia a réussi l’essentiel en réalisant
les minima des prochains Championnats
du monde de sa catégorie, et c’est cela le
plus important», a-t-il indiqué, ruminant
au passage «la défaite tactique» de son
poulain aux Championnats arabes
d’athlétisme, disputés dernièrement à
Tlemcen.
Saïdia est le 7e algérien qualifié pour les
prochains Championnats du monde
juniors, après Mohamed Yasser Triki
(Triple Saut), Amine Bouani
(110m/haies), Aymen Boulaïnine
(10 000 m), Abderazak Khelili
(1 500m), Djaber Bouras et Bilel Djafri
(10 000m marche).
Les pouvoirs publics ont consacré 310 millions de dinars délégués au COA
pour la participation algérienne aux Jeux olympiques de Rio et que «l’objectif
premier de cette préparation demeure la conjugaison des efforts pour que les
sportifs bénéficient des meilleures conditions pour arriver aux résultats escomptés»,
a déclaré le ministre
Par
Algérie presse service
es sportifs algériens bénéficient des «meilleures
conditions» de préparation
pour arriver à réaliser les résultats escomptés lors des Jeux
olympiques (JO-2016) de Rio de
Janeiro, a assuré hier à Alger le
ministre de la Jeunesse et des
Sports, El Hadi Ould Ali.
Le ministre a présidé une réunion «de coordination et de
concertation» de la Commission
mixte, composée de cadres du
MJS ainsi que du Comité olympique et sportif algérien (COA)
pour le suivi et l’évaluation de la
préparation et de la participation
de la délégation algérienne aux
JO-2016, a indiqué le ministère
(MJS) dans un communiqué.
Durant cette rencontre, les
représentants du COA ont
exposé l’état d’avancement du
programme de préparation des
sportifs qualifiés aux JO-2016, le
suivi et le contrôle des programmes et stages prévus ainsi
que la question de la prise en
charge sur le plan médical et
financier des participants à
Rio-2016.
M. Ould Ali a rappelé que «la
décision de confier au Comité
olympique cette préparation
résulte de la démarche adoptée
par (son) département dans le
L
Photo : DR
L’Algérien Khelili réalise
les minima du 1 500 m
cadre d’une action concertée,
solidaire, en priorisant l’intérêt
du sport et des athlètes algériens», selon la même source.
Dans ce cadre, le ministre qui
a tenu à encourager le Comité de
préparation olympique (CPO)
dans ce processus préparatoire, a
invité l’ensemble des acteurs à
continuer à travailler dans la
sérénité et à privilégier le dialogue et la concertation en vue
de dépasser les contraintes éventuelles.
Le ministre qui a rappelé que
les pouvoirs publics ont consacré
310 millions de dinars délégués
au COA pour la participation
algérienne aux Jeux olympiques
de Rio, a souligné que «l’objectif
premier de cette préparation
demeure la conjugaison des
efforts pour que les sportifs
bénéficient des meilleures condi-
tions pour arriver aux résultats
escomptés».
M. Ould Ali a enfin félicité le
CPO pour le travail accompli à
ce jour, tout en lui exprimant son
«soutien total» pour la poursuite
de son action, indiquant que
«le gouvernement et le président
de la République, Abdelaziz
Bouteflika, suivent de près cette
opération».
APS
HANDBALL-ALGÉRIE - EXCELLENCE DAMES (16E JOURNÉE)
Un derby GS Pétroliers-HBC El-Biar décisif pour le titre
LA 16 E ET DERNIÈRE
journée du championnat
d’Algérie Excellence de handball
(dames), prévue samedi, sera
décisive pour l’attribution du
sacre qui se jouera, comme
chaque année, entre le GS
Pétroliers et le HBC El-Biar.
Vainqueur de tous ses matchs
cette saison en championnat, le
GSP occupe la tête du classement avec 30 points, devant le
HBC El-Biar qui s’était incliné
face aux Pétrolières à l’aller à
domicile (17-16).
Mais le GSP reste sur un
revers (l’unique de la saison) en
finale de Coupe d’Algérie, le
30 avril à Harcha (Alger) contre
cette même équipe d’El-Biar
(15-11), devenue un petit peu la
«bête noire» des Pétrolières lors
de l’épreuve populaire puisqu’elles ont perdu les quatre dernières éditions face aux joueuses
de Karim Achour.
Quoi qu’il en soit, le GSP, qui
a laissé filer aussi sa couronne en
championnat l’an dernier au
profit du HBCEB, jouera cette
rencontre à domicile (salle de
Bordj El-Kiffene) et, de surcroît,
avec une avance de deux points
au classement.
Un nul sera donc suffisant
aux filles de Rabah Graïche pour
décrocher la timbale, alors
qu’El-Biar doit obligatoirement
l’emporter.
En cas d’égalité au classement, ce sera le goal-average qui
décidera de l’identité du champion d’Algérie féminin 20152016.
Le programme (samedi 28 mai) :
FS Constantine - NRF Constantine (11h)
HBC Gdyel - HBCF Arzew (11h)
HHB Saïda - HC Mila (11h)
GS Pétroliers - HBC El-Biar (16h30)
Exempt : ESFOR Touggourt
Classement :
1. GS Pétroliers
Pts J
30 15
2. HBC El Biar
3. HBCF Arzew
—. HHB Saida
—. NRF Constantine
6. FS Constantine
7. HC Mila
8. HBC Gdyel
9. ESFOR Touggourt
28
16
16
16
10
09
07
02
15
15
15
15
15
15
15
16
Judo/Master du Mexique : la sélection algérienne
à pied d’œuvre à Guadalajara
LA SÉLECTION algérienne
de judo, composée Houd
Zourdani (-66 kg), Abderrahmane Benamadi (-90 kg), Lyès
Bouyakoub (-100 kg) et
Mohamed Amine Tayeb
(+100 kg) est à pied d’£uvre
depuis lundi au Mexique, en vue
du «Master 2016» prévu du 27 au
29 mai à Guadalajara, a appris
l’APS mercredi auprès le Fédération algérienne de judo
(FAJ).«La sélection algérienne
est encadrée par l’entraîneur
national Yacine Silini» précise la
FAJ, ajoutant que l’objectif des
Verts pendant ce Master 2016 au
Mexique est de «réussir le
meilleur résultat possible, pour
bénéficier d’un bon tirage au sort
lors des prochaines olympiades».
Le Master du Mexique rassemble en effet les actuels
16 meilleurs judokas au monde,
avec la possibilité d’améliorer
leur classement olympique pour
bénéficier d’un bon tirage au sort
lors des JO de Rio.
Sonia Asselah (+78 kg), la
5e algérienne qualifiée pour les
prochaines olympiades en judo
n’aura cependant pas cette
chance, car le tournoi est ouvert
uniquement aux 16 meilleurs
mondiaux, alors qu’elle occupe la
29e place. Mais elle reste néanmoins qualifiée pour les JO de
Rio, grâce au quota continental.
La sélection algérienne avait
effectué un court stage de préparation à Alger avant de se rendre
au Mexique.
L’Algérien Abderazak Khelili a réalisé
les minima du 1 500 m pour les prochains Championnats du monde
juniors, prévus du 19 au 24 juillet en
Pologne, en établissant un chrono de
3.46:82 pendant la «Journée Elite» de la
Fédération algérienne d’athlétisme
(FAA) disputée mardi après-midi au
SATO d’Alger.
La direction technique nationale (DTN)
avait fixé les minima du 1 500m pour
les prochains Championnats du monde
juniors à 3.48 :00, et «Khelili aurait pu
les réussir avec un bien meilleur chrono,
en présence de concurrents plus sérieux»
a estimé le directeur des jeunes talents,
Djamel Belaïd.
«Khelili a fait cavalier seul, en menant
cette course de bout en bout. S’il y avait
quelqu’un d’autre pour le pousser un peu
plus, il aurait sûrement réussi un meilleur
temps» a expliqué le DJT.
Meeting national militaire
d’athlétisme masculin :
la 8e édition se déroulera
samedi prochain à Alger
La 8e édition du meeting national militaire d’athlétisme masculin aura lieu
samedi prochain à partir de 14h au
Centre de regroupement et de préparation des équipes sportives militaires
(CRPESM) de Ben-Aknoun à Alger.
Cette compétition organisée en clôture
de la saison sportive 2015-2016,
regroupera «les meilleurs athlètes militaires relevant des différents commandements de forces, régions militaires, écoles
militaires et de grandes unités de l’Armée
nationale populaire», a indiqué le
ministère de la Défense dans un communiqué.
Ce meeting contribuera «à l’évaluation
de la préparation de l’élite militaire et
démontre une fois de plus le soutien permanent et continu du Haut commandement de l’Armée nationale populaire
concrétisé par les résultats remarquables
obtenus lors des 6es jeux mondiaux militaires du CISM qui se sont déroulés du
2 au 11 octobre 2015 en Corée du Sud»,
précise la même source.
19
S P O R T S
Jeudi 26 mai 2016
DERNIÈRE JOURNÉE DU CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS
LIGUE DES CHAMPIONS
(GR B)
Respect de l’éthique pour redonner
un peu de morale au football
Hadj Noureddine :
«Calendrier
favorable pour
l’ES Sétif»
USM El-Harrach-RC Relizane polarisera aussi bien les regards que les oreilles. Le
match fait déjà parler et fera sans doute plus parler à son issue et les jours, les
semaines et les mois qui suivront
Par
A. Lemili
ne équipe qui n’a rien à
faire du résultat de sa rencontre et en face une autre
qui a un précieux besoin de
prendre les trois points de la victoire. Le MC Oran qui se déplace à
Tizi Ouzou le fera en tirant des
plans sur la comète pour la prochaine saison. Comme à chaque fin
de saison, sommes-nous tentés de
le souligner. A contrario, les
joueurs de la JS Kabylie doivent
puiser au plus profond d’euxmêmes, quoiqu’ils auront certainement, et pour cause, la partie facile
pour battre leurs adversaires et du
coup cultiver l’espoir d’être qualifié pour une compétition internationale,
plus
précisément
continentale. Tout ceci ne semble
pas constituer un obstacle insurmontable et les Canaris ont le droit
d’être optimistes en ce sens pour
peu que ceux qui font la chaîne
pour le même objectif laissent des
plumes dans leurs matchs respectifs. Racing Club d’Arba et CS
Constantine, un match presque
pour rien. Les Clubistes sont désormais assurés de leur maintien au
moment où les joueurs de l’Arba
réfléchissent aux voies et moyens
de se placer pour la saison prochaine puisque leur équipe évoluera en division inférieure. Autant
dire que dans leur tête, les joueurs
de part et d’autre ne gambergent
plus sur la suite, laissant par-là
l’opportunité à ces jeunes qui,
toute une année durant, piaffent
d’impatience de faire partie de l’équipe fanion.
A contrario, le Mouloudia de
Béjaïa aura fort à faire à HusseinDey pour espérer revenir dans la
course d’une compétition continentale et là également pour peu que
ceux qui sont les mieux placés en
l’occurrence la JS Saoura, la JS
Kabylie et l’Entente de Sétif et à
un degré moindre le DRB Tadjenanet se «ramassent» dans leurs
rencontres.
L’USM Blida et USM Alger,
une rencontre sur laquelle tous les
regards seront braqués. Pourquoi ?
En raison tout simplement des spéculations qui peuvent tourner
autour. Ce qui est légitime dans la
mesure où se donneront la réplique
une formation à l’agonie, l’USM
Blida, et le leader et champion
incontesté de la saison l’USM
Alger. La logique voudrait qu’au
cas où l’éthique serait respectée
que le club hôte laisse des plumes
dans cette rencontre. Une hypothèse qui le conduirait donc au
palier inférieur, mais la logique
voudrait aussi que les Vert et Blanc
parce qu’ils évoluent sur leur terrain et devant leur public ont tout
autant le droit, voire les chances de
battre le leader comme l’a fait, il y
a quelques semaines, cette autre
équipe menacée de relégation à
savoir le RC Relizane qui a quand
même infligé une étonnante déculottée au premier de la classe (3-0)
Cornélien ce match et tout aussi
le sera la manière de le diriger pour
l’arbitre quoique les spéculations
Photo : DR
U
d’abord et la suspicion ensuite
prendront largement le pas sur ce
qui se passera quatre-vingts dix
minutes durant et sans doute bien
des jours plus tard.
Le DRB Tadjenanet – CR
Belouizdad, une rencontre qui a
l’avantage d’être tranchante
puisque la victoire de l’un et inversement la défaite de l’autre règleront le problème qui se pose entre
les deux équipes, celui de la participation ou non à une compétition
africaine. L’un et l’autre étant en
course avec un léger avantage pour
le DRBT lequel, d’abord, évolue
dans son jardin et dispose d’un
point d’avance sur son adversaire.
Pour remonter ce handicap, la
seule solution pour le CRB est
donc de battre son adversaire. Plus
facile à dire qu’à faire. Avantage
donc aux Tadjenantis.
Et encore un match qui polarisera aussi bien les regards que les
oreilles. En effet, USM El-Harrach
et RC Relizane fait déjà parler et
fera sans doute plus parler à son
issue et les jours, les semaines et
les mois qui suivront. Les Jaune et
Noir reçoivent donc une équipe
qui, impérativement, ne doit pas
perdre pour espérer terminer exæquo avec cette autre formation
avec laquelle elle est au coude-àcoude pour ne pas rétrograder en
l’occurrence l’USM Blida. Et le
même souci taraude les esprits : les
Harrachis vont-ils jouer le jeu ?
D’ailleurs comme les Relizanais
ont tous les droits de pouvoir
vaincre honnêtement ces derniers
et dans le pire des cas prendre le
point du nul, ce qui lui éviterait la
relégation au titre de meilleur goalaverage particulier avec les
Blidéens.
Les Jeunes de Saoura évolueront à Oran face à une équipe de
l’ASMO qui n’a plus rien à perdre
dans cette ultime journée à part de
terminer en beauté et pourquoi pas
sur un baroud d’honneur. Facile
également à dire mais ardu à faire
face à une équipe souvent qualifiée
comme plus difficile à manier
quand elle évolue loin de son
public qu’à domicile. Ceci étant,
les Sudistes ont besoin de gagner
ce match parce qu’il les qualifie de
manière définitive à une qualification en Ligue des champions
d’Afrique pour la saison prochaine.
Ce qui n’est pas peu dire d’autant
plus que ce serait franchement
mérité pour une bande de jeunes
qui ont fait une superbe saison et là
où personne ne les attendait.
Malheureusement et comme
l’œil de Dieu sur Caïn, avec le
doute qui planera sur le respect de
l’éthique par le club hôte, de l’impartialité de l’arbitre et de la vigilance des représentants de la LFP
dépendra l’issue d’une rencontre
laquelle fait déjà parler et fera
parler indéfiniment au cas où…
Enfin, le duel MC Alger et
Entente de Sétif échappe un peu à
toutes les présumées combines qui
étayent le reste de cette dernière
journée, quoi que si les visiteurs
prennent les trois points de la victoire et ce même si les Sétifiens ont
les moyens de s’imposer la suspicion ne pourra pas être facilement
balayée d’un revers de main. Les
Sétifiens, comme d’habitude,
jouant une place qualificative pour
la LCA et les Mouloudéens pour
rien puisqu’ils ne peuvent pas prétendre à grand-chose après avoir
éloigné d’eux le spectre de la relégation.
A. L.
LE DIRECTEUR sportif de
L’ES Sétif, Hadj Noureddine, a
qualifié, hier, de «favorable» le
calendrier de son équipe dans la
phase des poules de la Ligue des
champions d’Afrique de football,
au lendemain du tirage au sort qui
s’est déroulé au Caire. L’ESS a été
versée dans le groupe B en compagnie d’Enyimba (Nigeria), du
Zamalek (Egypte) et de Mamelodi
Sundowns (Afrique du Sud).
«Certes, la mission sera difficile, notamment face à Enyimba et
au Zamalek, mais j’estime qu’on a
été quelque peu chanceux avec un
calendrier favorable», a estimé
Hadj Noureddine.
L’ESS débutera la phase de
poules à domicile face aux SudAfricains de Mamelodi Sundowns,
à l’occasion de la première journée
(Gr B) prévue entre le 17 et
le 19 juin. Lors de la 2e journée,
prévue les 28 et 29 juin, les Sétifiens se déplaceront en Egypte
pour affronter le Zamalek, avant
de recevoir les Nigérians
d’Enyimba, entre le 15 et le
17 juillet, pour le compte de la
3e journée.
Le responsable sétifien, qui
s’exprimait sur les ondes de la
radio internationale, s’est dit, en
outre, optimiste quant aux chances
de son équipe de passer le cap de
la phase des poules, «surtout si
elle venait à enchaîner les bons
résultats lors des premiers matchs
de la compétition».
Le groupe A est composé,
quant à lui, de Zesco United
(Zambie), du Ahly du Caire
(Egypte), de l’Asec Mimosas
(Côte d’Ivoire) et du WA
Casablanca (Maroc). Les deux premiers de chaque poule se qualifieront pour les demi-finales de
l’épreuve.
APS
COUPE DE LA CONFÉDÉRATION
Les longs déplacements augmentent
les soucis financiers du MO Béjaia
LE MO BÉJAIA risque d’être
confronté à d’énormes problèmes
financiers pour effectuer de longs
déplacements en Afrique subsaharienne dans le cadre de ses rencontres de la phase de poules de la
Coupe de la Confédération de football, a estimé mercredi le manager
général du club de Ligue 1 algérienne de football. La situation difficile que traverse le MOB sur le
plan financier oblige la direction
du club à penser d’ores et déjà à
trouver des «solutions urgentes»
pour permettre à l’équipe d’honorer ses engagements dans la
compétition continentale, a déclaré
à l’APS Mohand Sadji.
«On aurait souhaité hériter de
l’autre groupe composé exclusivement de formations arabes, car
cela allait nous éviter les longs
déplacements», a regretté le responsable du MOB.
Le représentant algérien, qui a
réussi l’exploit de se qualifier à la
phase des poules pour sa première
participation continentale, évoluera
dans le groupe A en compagnie du
TP Mazembe (RD Congo), Young
Africans (Tanzanie) et Medeama
(Ghana), selon le tirage au sort
effectué mardi au Caire (Egypte).
«Si on parvient à trouver une
solution au problème financier, je
suis persuadé qu’on ira loin dans
cette compétition, surtout que les
joueurs ont acquis un capital
d’expérience non négligeable dans
ce genre de rencontres», a assuré
le manager général des Crabes’.
Le MOB devra également se
pencher sur le dossier de la barre
technique «dans les meilleurs
délais», prévient encore Sadji,
après l’annonce par l’entraîneur
Abdelkader Amrani, de son départ
à l’issue du match sur la pelouse
du NA Hussein Dey, vendredi dans
le cadre de la 30e et dernière
journée du championnat de Ligue
1. Le coach rejoindra l’ES Sétif, le
représentant algérien dans la phase
des poules de la Ligue des champions d’Afrique. Le MOB débutera
la phase de poules de la Coupe de
la Confédération de football 2016 à
domicile face aux Tanzaniens de
Young Africans, à l’occasion de la
première journée (Gr. A) prévue
entre le 17 et le 19 juin. Lors de la
2e journée, prévue les 28 et 29 juin,
les Béjaouis se déplaceront au
Ghana pour affronter Medeama,
avant de recevoir le TP Mazembe
(RD Congo) entre le 15 et le
17 juillet pour le compte de la
3e journée.
Le groupe B est composé, quant
à lui, du Kwakab Marrakech
(MAR), de l’ES Sahel (TUN), du
FUS Rabat (MAR) et du Ahly
Tripoli (LIB).
Sorti de la Ligue des champions
par les Egyptiens du Zamalek
(aller 2-0, retour 1-1) le MOB a été
reversé en Coupe de la Confédération pour éliminer en 1/8 de finale
(bis) les Tunisiens de l’EST (aller
0-0, retour 1-1).
Les deux premiers de chaque
poule se qualifieront pour les
demi-finales de l’épreuve.
APS
M A G A Z I N E
Jeudi 26 mai 2016
21
DE NOUVELLES RECHERCHES POURRAIENT PERMETTRE DE BLOQUER L’ÉVOLUTION DE LA MALADIE
Et s’il était possible de vaincre
la sclérose en plaques ?
Par
Anissa Boumediene
eu de maladies suscitent
autant de peur que la sclérose
en plaques (SEP). Pour beaucoup, c’est une maladie rare qui
bouleverse le quotidien des
patients. «Le grand public n’imagine pas que la SEP est une
maladie répandue, elle touche
pourtant 100 000 personnes en
France, soit environ une personne
sur mille. Tout le monde aujourd’hui connaît quelqu’un qui a la
SEP», souligne le P r Thibault
Moreau, chef du service de neurologie au CHU de Dijon et président
du Comité médico-scientifique de
l’ARSEP, la Fondation pour l’aide
à la recherche sur la sclérose en
plaques. Mais s’il était possible de
vaincre la maladie ?
Si personne n’en est à l’abri,
«la SEP est de plus en plus une
maladie de la femme jeune. Elle
touche trois fois plus les femmes
que les hommes et dans les deux
tiers des cas, elle se déclare entre
20 et 35 ans, entraînant de nombreux retentissements sociaux et
professionnels sur le quotidien des
patients», poursuit le neurologue.
Emilie Venesson, co-auteure de
Vaincre la sclérose en plaques (éd.
Thierry Souccar), avait 23 ans
quand la maladie est entrée dans sa
vie. Plusieurs années et «poussées»
plus tard, la jeune femme doit marcher avec une canne. Quand le diagnostic est tombé, un sentiment de
soulagement mêlé de crainte l’a
envahie. «On se dit qu’on n’est pas
fou, qu’il y avait bien quelque
chose qui n’allait pas, mais en
même temps, la SEP a une image
nébuleuse, mortifère. La première
fois que j’en ai entendu parler,
j’étais petite fille, se souvient la
jeune femme, la mère d’une amie
l’avait, elle était en fauteuil
roulant et elle est décédée jeune.»
«La SEP est une maladie du
système nerveux central, c’est un
Photo : DR
P
emballement du système autoimmun, qui se retourne contre soi
et s’attaque à la myéline»,
explique le Pr Moreau. La myéline,
c’est la membrane qui isole chaque
nerf du cerveau et de la moelle épinière, comme la gaine plastifiée
qui entoure un fil électrique. Dans
la première phase de la maladie,
ces attaques inflammatoires se
manifestent sous forme de
poussées. «En général, une
poussée dure trois à quatre
semaines, avec des manifestations
qui varient en fonction de la localisation de l’inflammation», indique
le neurologue. Baisse de l’acuité
visuelle, sensation de décharge
électrique ou d’eau qui ruisselle sur
les membres, engourdissement,
sensation de «patte qui traîne» ou
encore une fatigue extrême :
chaque poussée met le corps à rude
épreuve. Pourtant après une
poussée, les lésions se réparent.
Durant cette récupération spontanée, «le corps fabrique à nouveau de la myéline et restaure les
fonctions neurologiques altérées
par la poussée», relève Julien
Venesson, époux d’Emilie et coauteur de Vaincre la sclérose en
plaques. Les symptômes se résorbent, avec peu ou pas de séquelles.
Dans un premier temps du moins.
«Avec le temps, ce processus de
“remyélinisation” est plus difficile,
plus lent», note le jeune homme. Et
«après quinze ans de maladie, la
SEP évolue vers une forme plus
progressive et dégénérative, qui
entraîne un handicap permanent»,
complète le Pr Moreau. Du coup,
«on travaille pour identifier et
comprendre comment certaines
cellules ont la capacité de réparer
les zones lésées».
Julien Venesson, lui, a peut-être
touché du doigt le mystère de la
remyélinisation. Pour sa compagne
Emilie, ce journaliste scientifique
s’est plongé dans la littérature
scientifique foisonnante consacrée
à la SEP, et a élaboré à partir de
tous ces éléments un programme
nutritionnel et physique ciblé en
vue de vaincre la maladie, afin que
son épouse puisse à nouveau mener
une vie normale. «Dans un premier
temps, il fallait stopper les
poussées, ce qui passe par des
médicaments, mais aussi par le
mode de vie», détaille-t-il. Et rien
n’a été laissé au hasard. Côté
assiette, le sel a été banni, «il augmenterait de 400% les risques de
poussées», et l’accent a été mis sur
les produits frais et les poissons
gras, riches en bonnes graisses,
«proches de celles qui constituent
la myéline», insiste le journaliste
scientifique. Et puisque la carence
en vitamine D fait partie des facteurs pouvant favoriser la survenue
de la SEP, quelques compléments
alimentaires à base de vitamines, D
notamment, ont complété le volet
alimentaire de ce programme. «Il y
a du bon sens dans ces mesures»,
concède le P r Moreau, toutefois
«peu favorable aux régimes alimentaires exclusifs ou contraignants». Mais «le plus dur, ça a
été les exercices physiques, raconte
Emilie, qui au départ ne maîtrisait
plus l’une de ses jambes. C’est un
sentiment terrible quand vous êtes
jeune et que votre propre corps ne
vous répond pas». Pourtant, à force
de persévérance, au bout de
quelques semaines, la jeune femme
ressent les premiers bienfaits de ce
programme conçu pour elle. «Au
bout de trois mois, tous mes
symptômes avaient disparu. Avant,
je faisais deux poussées par an.
Depuis trois ans, je n’en ai eu
aucune. Je peux à nouveau marcher, faire de la randonnée et tout
ce que je ne pouvais plus faire
depuis longtemps, se réjouit-elle.
Je ne suis pas guérie pour autant,
je reste quelqu’un qui a besoin de
plus de repos que les autres, mais
je sais maintenant qu’on peut bloquer l’évolution de la maladie.
Aujourd’hui, quand il m’arrive
d’évoquer ma SEP, je ne me sens
plus définie que par elle».
Si ce programme pour vaincre
la SEP a fonctionné, «c’est tant
mieux, commente le P r Moreau.
Les personnes touchées par la SEP
sont souvent jeunes, c’est primordial de tout faire pour leur offrir
une vie la plus normale possible,
qu’elles ne se sentent pas marginalisées ni diminuées», poursuit-il.
Avant d’appeler à la prudence. «De
nombreuses études ont avancé des
hypothèses intéressantes, sans
pour autant être confirmées par la
suite, tempère le neurologue. La
SEP évolue différemment d’un
patient à l’autre. C’est dans la
durée que l’on pourra savoir ce
que cela vaut».
A. B.
In 20minutes.fr
AVEC UNE CHIMIOTHÉRAPIE INTENSIVE ET AUTOGREFFE DE CELLULES SOUCHES
Myélome : de nouveaux traitements prometteurs
Isabelle Gonse
RELATIVEMENT rare, le
myélome est un cancer de la
moelle osseuse qui se développe à
partir de certains globules blancs,
les plasmocytes. Ces cellules qui
produisent les «immunoglobines»
ou anticorps, font partie du
système immunitaire. Dans le myélome, les plasmocytes se multiplient de façon incontrôlée,
entraînant la sécrétion anormale
d’immunoglobines, perturbant la
formation des cellules sanguines et
grignotant les os progressivement.
Fatigue, anémie, douleurs
osseuses, fractures osseuses graves
«sans raison» sont les signes
d’alerte les plus courants. Mais
parfois la maladie se développe
sans bruit, jusqu’à ce qu’elle soit
révélée par des examens sanguins
ou une radio montrant des trous
dans l’os. 4 000 à 5 000 nouvelles
personnes, le plus souvent entre
65 et 70 ans, souffrent de ce
cancer, souvent appelé «cancer des
os», qui est en réalité un cancer de
la moelle osseuse. Avant les premières autogreffes de moelle il y a
une vingtaine d’années, l’espérance de vie moyenne était de
2 ans. Grâce aux progrès des
traitements, elle atteint désormais
7 à 10 ans, voire plus. Pour les
personnes de moins de 65 ans, en
bonne santé générale, traitées pour
la première fois, le traitement de
référence est «l’intensification
chimiothérapique avec autogreffe
de cellules souches».
«Le malade reçoit d’abord trois
à quatre cures de chimiothérapie
dites d’induction, puis on prélève
les cellules souches dans le sang,
ce qui permet d’administrer
ensuite une chimiothérapie très
intensive, basée sur un ou plusieurs agents cytotoxiques qui
agissent comme une «débroussailleuse» ou un «désherbant total»
pour réduire la masse tumorale.
On lui réinjecte ensuite ses propres
cellules souches. Il reste hospita-
lisé environ un mois, le temps que
ses défenses immunitaires se
reconstituent. Enfin, on consolide
le traitement avec deux ou trois
cures de chimio par voie veineuse
ou orale, en hôpital de jour ou à la
maison», détaille le Pr Mohamad
Mohty. Après ce traitement étalé
sur six mois à un an, une surveillance rapprochée est mise en
place et la vie reprend son cours.
Certaines personnes sont en rémission totale et n’ont plus de signe
biologique de la maladie. Mais
elles ne sont jamais à l’abri d’une
rechute, provoquant généralement
une aggravation de la maladie.
Depuis 2015, de nouvelles
molécules (carfilzomib, daratumumab, panobinostat, ixazomib et
elotuzumab) montrent une efficacité à ce stade de la maladie. Un de
ces médicaments prometteurs, le
carfilzomib (Kyprolis® d’Amgen,
déjà disponible) agit de façon
ciblée dans les cellules tumorales,
entraînant leur destruction. «Les
patients traités par cette molécule,
en association avec deux autres
médicaments, ont vu s’écouler plus
de 2 ans sans que leur maladie ne
progresse.
Le traitement étant relativement
bien toléré, ils ont gagné en quantité et en qualité de vie», constate
le Pr Mohamad Mouhty. Si néces-
saire, une deuxième autogreffe de
moelle reste possible. D’ici
quelques années, l’utilisation de
ces nouveaux traitements pourrait
être plus précoce et d’autres
devraient arriver. Un réel espoir.
I. G.
In topsante.com
Photo : DR
Par
www.latribunedz.com
Jeudi 26 mai 2016
SELON LE PRÉSIDENT D’UNE ASSOCIATION DE DÉFENSE MÉTÉO
DES CONSOMMATEURS
Centre Max. 29° Ensoleillé
Min 16°
«Il y a un vide juridique concernant
la protection du consommateur»
Par
Ouest
Max. 28° Plutôt
Min 17°ensoleillé
Est
Max. 38° Plutôt
Min 18° ensoleillé
Sud
Max. 44°
Ensoleillé
Min 27°
Fatiha Ouidir
e président de l’association
de protection et d’orientation
du consommateur, Mostapha
Zebdi, a plaidé, hier, lors d’une
conférence de presse au forum du
quotidien El Moudjahid, pour l’enrichissement des textes législatifs
afin de pouvoir pénaliser les opérateurs économiques, les distributeurs et les vendeurs détaillants qui
ne respectent pas les normes de
stockage et d’hygiène des bouteilles en plastiques à savoir les
boissons, eau, et autres produits
laitiers, et qui mettent en danger la
santé du consommateur algérien.
«Il y a un vide juridique concernant la protection du consommateur qu’il faut combler par des
textes de lois bien précis. Nous, en
tant qu’association, nous n’avons
pas l’autorité de répression, mais
nous avons le droit et la responsabilité de dénoncer les cas suspects
par la publication d’images, de
vidéos, et l’intensification des campagnes de sensibilisation sur la
lutte contre la fraude», a-t-il souligné. Le même responsable a fait
savoir que les efforts de l’association se poursuivent afin de mettre
en garde contre la fraude pour
protéger ainsi la santé du consommateur car, selon lui, la protection
de la santé publique concerne tous
les acteurs de la société et ça ne
relève pas uniquement des prérogatives de l’association de protection
et d’orientation du consommateur.
Le conférencier a indiqué lors
de son intervention que son
organisation a lancée à partir d’aujourd’hui une campagne de sensibilisation qui s’étalera tout au long
de la saison estivale sous le slogan
«Stop, arrêtez de nous faire boire
du poison». L’objectif primordial
de cette campagne est d’alerter en
premier les pouvoirs publics sur la
nécessité de renforcer et de pro-
Source
L
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........03.47
Echourouk ...05.33
Dohr...........12.45
Assar ..........16.35
Maghreb ....20.00
Icha ............21.36
Photo :S. Zoheir
„ Mme Meslem représentera l’Algérie à la Conférence sur la mise
en œuvre du programme d’Istanbul
mouvoir les textes législatifs visant
la protection du consommateur et
de sensibiliser également les
citoyens sur les dangers de
consommer les produits laitiers
ainsi que les boissons vendus sur le
marché informel où ils sont souvent exposés au soleil. L’orateur a
affirmé en outre, que des études
scientifiques ont prouvé que la
consommation des boisons exposés
au soleil peuvent causer de
dangereux problèmes de santé
notamment pour les enfants. «75%
des bouteilles en plastiques contenant des boissons sont transportées
dans des conditions non conformes
aux normes d’hygiène, 20% des
vendeurs détaillants ne respectent
pas les normes d’exposition et
de stockage de ces produits»,
a-t-il dit.
M. Zebdi a appelé par ailleurs
les opérateurs économiques
à respecter les critères de préservation des produits et à s’impliquer
davantage dans la lutte contre la
fraude. «Nous sommes tous
concernés, nous sommes tous des
consommateurs, la préservation de
la santé publique est l’affaire de
tous, personne n’est à l’abri»,
soutient-il. Cette campagne de
sensibilisation a été lancée avec la
participation de la Sureté et la
Gendarmerie nationales qui
veillent, elles aussi, à mettre
en garde contre la fraude et
sanctionnent les contrevenants qui
ne respectent pas les normes
d’hygiène. Un représentant de la
Gendarmerie nationale a affirmé
lors de la conférence que des
efforts gigantesques ont été
consentis par les brigades de la
Gendarmerie nationale qui intensifient leurs interventions sur le terrain et qui veillent à appliquer la
loi afin de protéger la santé du
consommateur qui demeure une
mission importante du corps sécuritaire. Il a dans la même optique
indiqué que des efforts restent à
consentir pour lutter contre la
fraude sous toutes ses formes et
dans tous les secteurs.
F. O.
L’affaire El Khabar reportée au 8 juin
Suite de la page 1
«Pourtant, c’est une affaire en référé !», ajoute
l’avocat, qui évoque le changement du président d’audience. Le magistrat qui a présidé trois fois consécutives les séances portant sur cette affaire «a été
victime d’un malaise et il ne pourrait présider
l’audience», indique un autre avocat de ce collectif.
Une nouvelle requête intitulée «intervention
forcée», a été introduite par les avocats du ministère
de la Communication. A cet effet, avance-t-on, le juge
a décidé de reporter l’audience pour donner le temps
nécessaire aux avocats du ministère pour notifier les
personnes citées dans cette nouvelle requête.
Dans cette requête, les avocats du ministère de la
Communication citent d’autres mis en cause, à savoir
Ness Prod et des actionnaires du Groupe El Khabar.
La première requête concernait uniquement le
président du conseil d’administration d’El Khabar. Le
collectif de défense du groupe El Khabar a demandé le
rejet de la nouvelle requête qui remet en cause la
notion du «référé» c’est-à-dire, «le caractère urgent de
l’affaire», comme l’a déclaré Me Mostefa Bouchachi.
Pour la défense du ministère de la Communication,
la décision de report de l’examen de l’affaire de la
cession d’actions du Groupe El Khabar au 8 juin
prochain, est «réglementaire». M e Nadjib Bitam,
membre de la défense du ministère de la Communication, a d’ailleurs expliqué que «le ministère de la
Communication ne détenait pas une copie du contrat.
Maintenant que c’est le cas, un report a été demandé
afin de permettre l’introduction de nouvelles parties
parmi les actionnaires du Groupe El Khabar et de
Nes-Prod, filiale du groupe Cevital». Il a ajouté que la
décision du juge «correspond à l’article 199/200 du
code des procédures (civiles et administratives) qui
permet d’introduire des correctifs, sans qu’il y ait une
violation de la loi», relevant que «le tribunal nous a
donné un délai au cours duquel nous aviserons les
parties concernées». Son confrère, M e Benhadid
Brahim, également défenseur du ministère de la Communication, a précisé que les «nouvelles parties introduites dans le dossier seront informées par le biais
d’un huissier de justice».
Pour rappel, une action en référé a été introduite
par le ministère de la Communication auprès de la
deuxième chambre des référés du tribunal administratif de Bir Mourad Rais pour contester l’opération de
cession d’actions du groupe El Khabar, en sa qualité
de représentant du gouvernement, «en l’absence d’une
autorité de régulation de la presse écrite», selon le
ministre de la Communication. La première audience
devait se tenir le 2 du mois en cours avant d’être
reportée au 4, puis au 11, ensuite au 25 (hier, Ndlr) du
même mois (mai).
O. S.
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia
Meslem Si Amer, représentera l’Algérie, à compter de demain, à Antalya (Turquie) à la
Conférence de haut niveau, consacrée à «l’examen de la mise en œuvre du programme d’Istanbul en
faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020», a indiqué hier un communiqué du
ministère. Cette conférence de trois jours sera particulièrement orientée sur le renforcement du
partenariat mondial en faveur des pays les moins avancés, a-t-on précisé. Les participants
examineront, à cette occasion, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du
développement dans ces pays. Les exemples de bonnes pratiques et les mesures à prendre pour
surmonter les obstacles rencontrés dans leur réalisation, seront également au centre des débats,
selon la même source.
„ Corps paramédical : 60 infirmiers vont renforcer les structures
de santé à El-Bayadh
Une soixantaine d’infirmiers va renforcer l’encadrement paramédical dans les structures de santé
de la wilaya d’El-Bayadh, à compter de juin prochain, a-t-on appris hier des responsables locaux
du secteur de la Santé et de la Population. Ce renfort vise la couverture du déficit accusé dans le
domaine de l’encadrement paramédical à travers plusieurs structures de la santé, grâce à l’apport
de la nouvelle école de formation paramédicale, opérationnelle depuis septembre 2015, et visant
à remédier définitivement à cette situation, a expliqué le directeur de wilaya du secteur, Smail
Benbrahim. Le secteur s’attèle, dans le cadre de son programme d’action, à encourager les jeunes
originaires des communes enclavées à aller vers la formation dans le domaine paramédical avant
leur placement au niveau des structures de santé existantes dans leur région pour y combler le
déficit accusé et assurer des permanences, notamment dans certains créneaux tels que celui des
sages femmes, a-t-il expliqué.
„ Ghardaia : trois individus soupçonnés de lien avec la tentative d’attentat
de Krechba devant le juge d’instruction
Trois individus résidant à El-Menea et présumés avoir eu des liens avec la tentative d’attentat
terroriste perpétré en mars dernier contre le site gazier de Krechba (200 km au sud d’El-Menea),
ont été présentés hier devant les instances judiciaires près le tribunal d’El-Menea, a-t-on appris de
source judiciaire. Les mis en cause sont soupçonnés d’implication et de soutien à des activités
terroristes, particulièrement lors de la tentative d’attentat contre les installations exploitées en
association entre la société nationale des hydrocarbures (Sonatrach) et des partenaires étrangers,
a indiqué la source judiciaire. Les installations exploitées en association entre Sonatrach-British
Petroleum et Statoil, sur le site gazier de Krechba, avaient été la cible, le 18 mars dernier, d’une
attaque terroriste qui heureusement n’a pas causé de pertes humaines ou matérielles.
„ La 5e Conférence sur «les changements de paradigmes
dans l’enseignement tertiaire», mardi prochain à Alger
La 5e Conférence intitulée «Les changements de paradigmes dans l’enseignement tertiaire:
amélioration de la gouvernance et de la qualité pour compétitivité et l’employabilité» sera
organisée mardi et mercredi prochains à la faculté des sciences médicales à Alger, indique le
ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette conférence qui verra
la participation de plusieurs pays du bassin méditerranéen, d’éminentes personnalités et de
représentants d’organisations internationales et régionales, se veut «un espace d’échange et de
partage sur les grands enjeux actuels de l’enseignement supérieur». Ce rendez-vous abordera
entre autres thèmes «Le financement et les mécanismes d’incitation permettant d’améliorer l’accès à
la qualité de l’enseignement supérieur», «Les politiques publiques permettant d’améliorer la
gouvernance et l’assurance-qualité de l’enseignement supérieur», «Le développement de systèmes
d’indicateurs nationaux» et «L’employabilité des diplômés.
„ Conseil de la nation : séance plénière consacrée aux questions orales
Le Conseil de la nation tiendra aujourd’hui une séance plénière consacrée aux questions orales.
Les questions se rapportent aux secteurs des Affaires étrangères, des Affaires religieuses et des
Transports, a précisé mercredi un communiqué du Conseil de la nation.
„ Trois morts et deux blessées dans un accident de la route
à Ghardaïa
Trois personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été blessées dans un accident de la
circulation survenu hier après-midi à 110 kilomètres au sud de Ghardaïa, apprend-on des services
de la Protection civile de la wilaya. L’accident est survenu sur l’axe de la RN1 reliant Ghardaïa et El
Meneaa, à une dizaine de kilomètres au sud de Mansourah prés de la localité de Hassi Lefhal,
lorsqu’un véhicule touristique est entré en collision frontale avec un autre véhicule utilitaire
circulant dans le sens inverse, a précisé la même source. Les trois victimes, toutes du sexe
masculin (âgés entre 18 et 67 ans), sont mortes sur le coup, a indiqué la même source, tandis que
les deux blessés sont âgés de 27 et 32 ans. Leurs corps ont été transférés à la morgue de
l’établissement hospitalier de la localité de Hassi Lefhal où ont été également admis aux urgences
les deux blessés. Deux autres personnes ont été blessées dans un autre accident survenu à
quelques mètres du lieu du premier accident suite à un dérapage d’une camionnette transportant
des pastèques, a fait savoir la même source, ajoutant que les blessés ont été évacués vers le
même établissement hospitalier pour y recevoir les soins nécessaires.
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