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Christine, la tondeuse de la mort

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paul.roch
Christine, la tondeuse de la
mort
Publié sur Scribay le 26/05/2016
Christine, la tondeuse de la mort
À propos de l'auteur
Bébé précoce, Je squatte la terre avant de trouver ma place dans l'espace temps.
À propos du texte
Adaptation hyper adaptée, déformée du roman "Christine" de Stephen king
Attention: âme sensible... S'abstenir car les faits relatés et adaptés se sont vraiment
passés dans ma tête
Licence
Tous droits réservés
L'œuvre ne peut être distribuée, modifiée ou exploitée sans autorisation de l'auteur.
Christine, la tondeuse de la mort
Christine, la tondeuse à gazon
—Oh ! Monsieur Smith, c’est cette tondeuse que je veux. Derrière le tas de cartons.
Vu l’état, elle doit pas être bien cher.
—Non, mon gars, je ne peux pas te la vendre. Elle a une histoire… Enfin bon, elle
n’est pas à vendre.
—Attendez, Monsieur Smith, vous me racontez quoi là. A la voir comme ça sous la
poussière et les chiffons gras, elle n’est pas bien méchante.
—Te moques pas petit, tu ne sais pas à quoi tu t'exposes.
—Elle est susceptible, c’est ça !
—Arrêtes, je te dis ! Viens, sortons, je vais te raconter une histoire.
—L’histoire commence dans les années quatre-vingt, un certain Jimmy l’achète chez
Fergusson. Au début, pas de problème, il la bichonne, tond sa pelouse deux fois par
mois. Il ne passe pas un soir sans qu’il vienne lui passer le chiffon sur l’échine. Si
bien, qu’il entretient une relation particulière avec « Christine ». Oui, c’est comme
cela qu’il l’appelle.
Tout baigne, puis le coup dur, Jimmy perd son job et tout s'enchaîne, chômage,
précarité. Pour s’en sortir, il fini par faire des petits boulots comme tondre les
pelouses du Comté. A sa grande surprise, le voilà dépassé par la demande, ne
voulant pas perdre de potentiels clients et pour faire un max de fric, il s’imagine un
truc de dingue.
Un soir, dans son petit garage, il customise « Christine ». Lui installe un double
carburateur, des roues en alliage léger, un spolier, un carénage de Ford GT,
démarrage en côte, et un écran de recul. Enfin, une Opel, quoi ! Jusqu’à installer un
autoradio pour sa copine Claudia quand ils tondent à deux.
L’engin, faisant du cinq hectares à l’heure, il se fait une petite fortune. Et puis le
drame arrive, avec l’argent gagné, Jimmy achète une voiture qu’il appelle aussi
Christine, une Fuego. Un, il perd Claudia, deux, il trouve partout de la place pour se
garer, personne ne voulant être vu à côté de la fuego.
Un mois plus tard, Je le vois se radiner au magasin en état de choc, voulant
absolument se séparer de la tondeuse.
Je lui demande pourquoi ne pas plutôt se séparer de la Fuego ou de la transformer
en tondeuse.
Le voilà qui lève ses manches. Mon Dieu ! Que des plaies, les bras ! Il me raconte
qu’il était tranquillement en train de lui faire des guiliguilis sous le ventre de
Christine comme à son habitude, surtout quand les tondeuses sont en chaleur, et
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Christine, la tondeuse de la mort
tout d’un coup, le moteur est parti tout seul, par chance les lames, oui il y en deux,
elle fait mulching aussi, pas besoin de ramasser l’herbe, c’est pratique parce que…
Bon, bref il sauve ses bras mais les jours passent et il sent un changement de
comportement de Christine qui tourne pas rond, on l'entend à l'oreille, elle se roule
par terre dans les parterres de fleurs, forcément ses clients sont mécontents, ne
l'engagent plus.
Eh bien, tiens-toi bien le lendemain de son passage au magasin, le drame absolu, on
retrouve notre Jimmy, sans tête ou plutôt des fragments de tête collés dans tous les
coins de son garage.
Le pauvre, lui qui disait toujours ne pas savoir où en donner de la tête, était en train
de faire la vidange de Christine, la voiture, quand il a été mulchingzer par Christine,
la tondeuse, en sortant de dessous Christine, la voiture.
Après des années d’enquête jamais personne n'a compris les motifs du meurtre et
qui pilotait la tondeuse.
Moi, je savais; je n'ai rien dit, tu penses ! Depuis, la tondeuse a fini chez moi, je l'ai
dé-customisée. J'en prends soin, je lui donne de temps en temps le soir une petite
goutte de Wynn's, elle est contente.
Mais son âme tourmentée est toujours là, car figures-toi qu’à chaque anniversaire de
la mort de Jimmy, j’entends sur les coups de minuit vrombir son moteur et quand je
descends pour voir, la remise est allumée et le moteur de Christine, éteint mais
encore chaud.
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