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160 ans et toutes ses dents

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Direction de la communication,
du dialogue citoyen
et de l’attractivité territoriale
Tél. : 05 59 46 60 40
Courriel : communication@bayonne.fr
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Attachée de presse : Claire Jomier - 05 59 46 63 01 - c.jomier@bayonne.fr
Le 25 mai 2016
LE MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE FÊTE SES 160 ANS EN 2016
À cette occasion, le plus ancien des musées de Bayonne présente une exposition
anniversaire intitulée « 160 ans et toutes ses dents ! » Elle fait la part belle aux collections,
avec des objets inédits, magnifiques, étranges, rares… présentés pour la plus grande joie
des visiteurs. Des fragments de momie, des oiseaux et des coquillages exotiques, des
herbiers plus que centenaires, des fossiles venant du fond des âges… autant de trésors qui
raviront les yeux et l’imaginaire du public.
L’exposition raconte également l’histoire de cette ancienne institution, levant le voile sur les
pérégrinations d’un musée qui déménagea six fois pour terminer sa course à Ansot.
Les réserves, inaccessibles au public, recèlent une foule d’objets, trop fragiles pour être
exposés. On peut citer des fragments d'un masque funéraire polychrome venant d'Egypte,
de nombreux types de gastéropodes (spécimens ayant servi à décrire une espèce et servant
de référence dans le monde scientifique) au milieu des 19 000 mollusques comptabilisés,
des centaines d'oiseaux, un poisson-scie de 3,5 m, l'ours Tytus et son squelette, des
herbiers centenaires dont un magnifique alguier présentant des planches évoquant des
tableaux impressionnistes…
2016 EST ÉGALEMENT L’ANNÉE DES 10 ANS DE LA PLAINE D’ANSOT
Une exposition sur le site dévoilera l’histoire de la plaine d’Ansot, de son passé agricole à
l’ouverture au public et ses récents aménagements.
Pour fêter ce double anniversaire, un ensemble d’expositions et d’animations est proposé
pendant près de quatre mois. Un week-end festif sera organisé les 10 et 11 septembre,
au cours duquel sont prévus un pique nique géant, un conte musical et la présence de
nombreuses associations intervenant sur le site tout au long de l'année.
Attachée de presse : Claire Jomier - 05 59 46 63 01 - c.jomier@bayonne.fr
ANIMATIONS GRATUITES
Sur inscription : tél. 05 59 42 22 61 ou animation.museum@bayonne.fr
Vendredi 24 juin, 21h-23h30 Tout public / Dès 10 ans
«Observati on des insectes nocturnes»
Découverte avec l’association Le Paon du jour
Mercredi 6 juillet, 15h30-16h30 Tout public / Dès 7 ans
«Les légendes du Muséum»
Conte avec Nathalie Cariot, Les contes écol’eau
Mercredi 20 juillet, 10h30-11h30 De 3 à 6 ans
Découverte des animaux du Muséum pour les tout-petits
avec un animateur de la Plaine d’Ansot
Mercredi 20 juillet, 15h-16h30 Tout public / Dès 7 ans
«160 ans et toutes ses dents!»
Visite commentée de l’exposition avec Éric Guiho, directeur du Muséum
Samedi 6 août, 15h30-16h30 Tout public / Dès 7 ans
«Histoires d’arbres et d’animaux, d’ici et d’ailleurs»
Contes musicaux sur le site avec l’association de Bouche z’à Oreille
Mercredi 10 août, 15h30-16h30 3 à 6 ans
«Le muséum dévoile ses coulisses»
Découverte des collections par le livre avec l’association Libreplume
Mercredi 17 août, 15h-16h30 Tout public / Dès 7ans
«160 ans et toutes ses dents !»
Visite commentée de l’exposition avec Éric Guiho, directeur du Muséum
Horaires d’ouverture de l’exposition, présentée à la Maison des barthes, plaine d’Ansot :
du mardi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h. Entrée libre.
ansot.bayonne.fr - 05 59 42 22 61
Attachée de presse : Claire Jomier - 05 59 46 63 01 - c.jomier@bayonne.fr
Commissariat scientifique
Eric GUIHO
Directeur du Muséum d’histoire naturelle
avec le concours de
l’équipe de la Direction du Patrimoine
Naturel et Environnemental
Graphisme panneaux
Isabelle Dumergue
H
istoire du
Muséum de bayonne
Origine
Portrait d’Ulysse Darracq,
peinture de Léon Bonnat
© Alexandra Vaquero - Musée Bonnat-Helleu
Le Muséum d’histoire naturelle doit son existence
à Ulysse Darracq, pharmacien à Saint-Esprit au
e
XIX siècle, et à ses collections personnelles d’une
incroyable qualité.
Elles étaient composées, entre autres, de milliers
de planches d’herbiers, d’environ 2000 oiseaux,
2000 mollusques, 3000 insectes et près d’un millier
d’échantillons géologiques et minéralogiques ... Il
proposa en 1853 d’en faire le don à la ville de Bayonne,
qui déclina la proposition.
Face à ce refus, il créa en 1856 un cabinet de sciences
naturelles à Saint-Esprit, véritable acte fondateur du
Muséum. Avec l’intégration de Saint-Esprit à la ville
de Bayonne, cette dernière accepta les collections
en 1862 et ouvrit le Muséum d’histoire naturelle
à la condition qu’Ulysse Darracq en devienne le
conservateur. Le premier musée de la ville était né !
Histoire du Muséum
Planche d’Inule visqueuse, Dittrichia viscosa, récolté le 30 septembre 1903
© Ville de Bayonne
La vie du Muséum n’a pas été un long
fleuve tranquille, à l’image de la rivière
de la Nive dont il ne s’est jamais éloigné.
Après le décès d’Ulysse Darracq, le
Muséum d’histoire naturelle a formé une
entité commune avec la bibliothèque,
avec à sa tête Léon Hiriart, archiviste et
bibliothécaire.
Dans la nuit du 31 décembre 1889, un
incendie détruisit une grande partie du
bâtiment de la mairie, alors qu’il abritait
les archives municipales, la bibliothèque
et le Muséum d’histoire naturelle. La quasi
totalité des collections disparut cette
nuit-là.
En 1910, le Muséum d’histoire naturelle
et la bibliothèque deviennent autonomes,
chacune des deux institutions se voyant
dotée d’un conservateur ou chef de service. Par la suite, le Muséum alternera
périodes d’ouverture au public et périodes
de fermeture, notamment durant la guerre
39-45 et la période des années
1970 à 2010.
Quelques éléments témoignent encore de la présence passée du Muséum à l’école des garçons, rue Jacques-Lafitte : affichage
donnant la position de la sonnette et panneau indiquant l’étage, probablement situé dans l’entrée du bâtiment à l’époque.
160 ans et toutes ses dents !
H
istoire du
Muséum de bayonne
Portrait d’Emile Prestat (1848- 1930), dessin au fusain
© Ville de Bayonne
Des conservateurs
Renaissance du Muséum
et naissance de la DPNE
Déménageant sur la plaine d’Ansot en 2010,
le Muséum d’histoire naturelle et le S.E.E.U*
fusionnent pour devenir la Direction du
Patrimoine Naturel et Environnemental.
Ce service de la ville de Bayonne traduit
une politique de conservation et de gestion
du patrimoine naturel et une volonté de
sensibilisation du public à celui-ci. C’est à
cette occasion que le Muséum ouvre à nouveau au public après de longues décennies
de fermeture.
*S.E.E.U : Service de l’Environnement et de l’Ecologie Urbaine de la ville de
Bayonne
De nombreux conservateurs ou responsables des collections se sont
succédés à la tête du Muséum durant son
existence. Tout aussi illustres que leur
prédécesseur Ulysse Darracq, le Muséum
a eu à sa direction des scientifiques et
naturalistes tels qu’Emile Prestat, le
Dr Croste ou Gérard Tiberghein, un
bibliothécaire, des professeurs en activité
ou en retraite ...
Utilisant le bois et le métal avec les pierres de l’ancienne grange, le
bâtiment accueillant le Muséum et rénové en 2010 allie tradition et modernité.
© Ville de Bayonne
Centre de documentation
Depuis ses débuts, le Muséum n’a cessé de
constituer et d’enrichir un fonds documentaire au sein de sa bibliothèque.
Il faut attendre 2001 pour la création du
Centre de documentation avec son déménagement au Château Lauga et l’arrivée
d’une documentaliste.
Tout comme le Muséum, il était malheureusement fermé. Ouvert en 2010 au public,
il est aujourd’hui riche de plus de 10 000
références, entre guides naturalistes, ouvrages scientifiques, revues, CD-Roms, DVD...
à la disposition des curieux de nature.
160 ans et toutes ses dents !
De nombreux ouvrages sont consultables au Centre de documentation, allant
du simple guide naturaliste aux livres rares comme ce tome des «Oiseaux de
Chine» de l’abbé Armand David. © Ville de Bayonne
D
es collections
Depuis la destruction des premières
collections lors du grand incendie du
31 décembre 1889, le Muséum n’a cessé de
les enrichir grâce aux acquisitions d’objets
de sciences naturelles, aux naturalisations*,
aux campagnes de collecte…
Dons et acquisitions
Une part importante des collections provient
d’acquisitions et de dons faits par des
particuliers. L’un des derniers en date est
celui de M. Gaudin avec un ensemble composé
de près de 1500 coquillages originaires de
Nelle-Calédonie.
Sélection de coquilles de gastéropodes issues de la collection Gaudin
© Ville de Bayonne
Collecte
Comme pour l’essentiel des autres muséums,
les collections d’histoire naturelle de Bayonne
sont issues en partie de collectes d’objets
dans la nature, tels que les végétaux, les
fossiles ou les échantillons géologiques.
Les végétaux sont conditionnés le plus
souvent sous forme d’herbiers, les autres
étant conditionnés en boîtes, comme les insectes, en bocal contenant un liquide
conservateur…
Naturalisation/taxidermie*
Tout au long de son histoire et encore
aujourd’hui, le Muséum a régulièrement eu
recours aux services d’un taxidermiste. Il faut
attendre les années 1960 / 1970 et la prise
de conscience de la fragilité de la biodiversité
pour arrêter de prélever des spécimens
pour les naturaliser. Aujourd’hui, concernant
les vertébrés, seuls des animaux trouvés
morts dans la nature (accident, maladie ...),
récupérés en zoos ou en centre de soins sont
utilisés par les muséums.
Plant de topinambour, Helianthus tuberosus, collecté à
Lachepaillet en 1903 et mis en herbier par Emile Prestat
© Ville de Bayonne
Restauration
Les conditions de conservation (taux d’humidité, température), les manipulations...
ont le plus souvent un impact négatif sur
les collections, quelles qu’elles soient. Le
Muséum procède ainsi chaque année à des
campagnes de restauration de ses collections
auprès de spécialistes dans divers domaines
(spécimens naturalisés, squelettes, objets
métalliques...).
* naturalisation : également appelée taxidermie, ou l’art de rendre vivant les
animaux morts après une série d’opérations (dépouillage, tannage, montage d’un
mannequin…)
Spécimen d’Elanion blanc, Elanus caeruleus, provenant du centre
de soin d’Hégalaldia (Ustaritz) et naturalisé en 2016
© Ville de Bayonne
Restauration d’une sélection
de spécimens avant l’ouverture du Muséum en
2010, par Yves Walter,
taxidermiste-restaurateur.
© Ville de Bayonne
160 ans et toutes ses dents !
L
Muséum de Bayonne :
un musée de France
e
Le 4 janvier 2002, le Parlement a voté une loi
relative aux musées, instaurant notamment
le label «Musées de France», obtenu par le
Muséum d’histoire naturelle en 2003. Les
principes et obligations posés par cette loi se
déclinent ainsi :
les collections sont inaliénables et
imprescriptibles, autrement dit, il est impossible de vendre ou de céder des objets de
collection, sans durée de temps ou délai de
prescription,
elles font l’objet d’un inventaire systématique et d’un récolement tous les10 ans,
toute acquisition, à titre onéreux ou gratuit,
est soumise à l’avis d’une commission
scientifique régionale,
Collections patrimoniales ou
pédagogiques
Dans un musée, les collections n’ont pas
toutes le même statut. Depuis la loi « Musées
de France », les collections de ces musées
sont soumises à des procédures d’acquisition
strictes, mises en place pour s’assurer de leur
provenance et de leur intérêt. Les collections
patrimoniales du musée comprennent
l’ensemble des biens acquis et répertoriés
dans son inventaire : c’est la grande majorité
des objets.
Ces derniers doivent avoir un intérêt
scientifique ou historique. Pour cela, il est
nécessaire de connaître le plus d’informations
possible (date et lieu de la collecte des
échantillons ou de la mort des spécimens,
identité d’un donateur ...)
toute restauration est précédée de la
consultation d’une commission scientifique
régionale.
Couteau de jet à tête d’oiseau, Gabon, n° MHNB 2015.0.347, inventorié dans
les collections patrimoniales.
© Ville de Bayonne
Spécimen de martre des pins, Martes martes, naturalisée en 2015 et enregistré
dans les collections pédagogiques
© Ville de Bayonne
Certains objets ne font pas partie de ces
collections. Présentant un autre intérêt,
pédagogique ou muséographique, ils peuvent
constituer différents types de collections,
com-me des collections pédagogiques.
Le don de la collection du Dr Salles, comprenant essentiellement des
boîtes de papillons exotiques, a été validé en 2012 par la Commission
Scientifique Régionale d’Acquisition.
© Ville de Bayonne
Ce quetzal resplendissant,
Pharomachrus mocinno, est
enregistré dans l’inventaire
des collections patrimoniales
du Muséum de Bayonne. Il
ne pourra jamais sortir des
collections, à moins d’engager une procédure de déclassement auprès du Haut
Conseil des Musées.
© Z.Studio
160 ans et toutes ses dents !
D
es collections
Fruit d’une longue et riche histoire, les
collections patrimoniales du Muséum de
Bayonne sont composées aujourd’hui de
très nombreux objets de natures diverses,
originaires d’Europe essentiellement mais
également du reste du monde. Elles font
l’objet depuis 2010 d’un inventaire informatisé
systématique.
Inventaire
L’inventaire des collections est une opération
obligatoire pour les Musées de France et
destinée à préserver l’identité des objets
présents dans un musée.
Il consiste en la description d’un objet, la
détermination de son origine, de sa période
(ou date de collecte...) et en l’attribution d’un
numéro d’inventaire, le tout consigné dans
un registre normalisé. Chaque objet se voit
ainsi attribué un numéro qui permettra son
identification.
Débuté en 2010 sur une base de données,
l’inventaire informatique a mis en évidence
l’importance des collections du Muséum, tant
par le nombre et la diversité des objets que
par leur intérêt scientifique ou historique.
Cloche en bois originaire d’Afrique centrale, inventoriée sous le n° MHNB 2015.0.
338. © Z.Studio
Bilan des opérations
L’inventaire a permis de nettement améliorer
la connaissance des collections, en retraçant
l’historique d’une partie des objets et en les
dénombrant.
Vertébrés :
près de 2000 spécimens, dont 1500 oiseaux,
Insectes :
près de 7000 spécimens répartis dans
273 boîtes,
Mollusques (dénombrement) :
près de 19 000 spécimens répartis
en 5600 lots,
Malgré un travail important déjà accompli,
il reste à inventorier l’herbier russe, les
collections géologiques, paléontologiques et
archéologiques, soit plus de 4000 objets.
Estimé à 20 000 avant 2010, le nombre d’objets
composant les collections du Muséum de
Bayonne est à présent estimé à plus de 35000 !
Récolement
Rendu obligatoire par la loi relative aux
musées, le récolement décennal des
collections consiste à vérifier tous les
10 ans la présence des objets inventoriés,
leur localisation (en réserves, dans une
exposition...), leur état, leur marquage...
C’est l’occasion de faire une campagne
photographique.
Débuté en 2012, le récolement des collections du Muséum est toujours en cours.
Végétaux (dénombrement) :
3600 planches d’herbiers représentant
2300 espèces,
Ethnographie:
65 objets
Echantillons géologiques et fossile d’ammonite en attente de détermination et
d’inventaire.
© Ville de Bayonne
Cellule de récolement, équipée d’un mini studio
photographique et d’un ordinateur.
© Ville de Bayonne
160 ans et toutes ses dents !
E
…
xpositions et réserves du Muséum
de bayonne
Quel qu’il soit, un musée a pour vocation de conserver,
d’étudier et de présenter ses collections. Dans le meilleur
des cas, exposition permanente et réserves sont séparées.
Au cours de son histoire, le Muséum d’histoire naturelle
a enrichi ses collections, sans pour autant les présenter
systématiquement au public. En fonction des lieux, il a été
tour à tour uniquement réserves (fermées au public) ou
salle d’exposition permanente, faisant office de réserves.
Collections permanentes et réserves
Les collections présentées de manière permanente
sont généralement la base des expositions. Le Muséum
d’histoire naturelle de Bayonne était fondé sur ce principe,
à ses débuts, comme l’indique le rapport de la commission
scientifique du Dr Coste en 1909... Actuellement, sur la
plaine d’Ansot, le Muséum possède des réserves adaptées
et présente les collections permanentes sur deux salles.
à l’école des garçons, rue Jacques-Lafitte, les salles servaient à la fois d’exposition permanente et de
réserves, toutes les collections étant présentées au public
© Ville de Bayonne
Expositions temporaires
D’après les archives, le Muséum d’histoire naturelle a
mis en place de nombreuses expositions temporaires, le
plus souvent durant ses diverses périodes de fermeture
au public. Ces expositions étaient présentées « hors les
murs », comme celle sur les rapaces à la bibliothèque
Sainte Croix en 1978.
à partir de 1982, avec la prise de fonction de Béate Cousino,
le Muséum a investi différents lieux, à raison d’une
exposition temporaire par an. Les thèmes (mammifères
marins, les roses, les oiseaux…) et les lieux (bibliothèque,
salles du Musée basque et de la Maison des barthes…),
étaient diversifiés. Il faut attendre la réouverture du
Muséum en 2010 sur la plaine d’Ansot pour avoir des
expositions temporaires à demeure, au rythme de deux à
trois par an.
Il est à noter que celles-ci retrouvent une seconde vie
avec leur prêt auprès d’autres muséums, d’associations,
d’établissements scolaires … à travers toute la France.
Salle des collections organiques (spécimens naturalisés, insectes, herbiers …) dans les réserves actuelles du Muséum
d’histoire naturelle
© Ville de Bayonne
Exposition « La nature trompe son monde », sur le mimétisme et le camouflage, présentée au printemps 2013 puis
prêtée au Jardin Paul Jovet (St Jean-de-Luz) en 2014 et au lycée agricole d’Orthez en 2016
© Ville de Bayonne
Exposition temporaire « Une vie de prédateur » présentée en 2005 au Château neuf
© Ville de Bayonne
160 ans et toutes ses dents !
D
u
Service éducatif …
Peu d’archives nous permettent de dresser un historique retraçant le lien entre le
e
Muséum de Bayonne et le public depuis son ouverture au XIX siècle. L’essentiel des actions
réalisées en direction du public consistait en des visites occasionnelles des collections, sur
un ou deux jours dans la semaine. Cela tenait notamment à la présence ou non d’un gardien
et de la disponibilité des conservateurs qui étaient seuls le plus souvent. La plupart du temps
les conservateurs n’étaient pas tournés vers cette démarche ou n’avaient pas le temps.
Le Muséum et son public
Il faut attendre 1995 pour que voit le jour le
Service éducatif du Muséum, dans le sillage de
l’aménagement de la barthe d’Ilbaritz, situé le
long du Boulevard Aritxague. Il accueillait sur ce
site naturel de nombreux groupes scolaires.
Visite des jardins familiaux de Bécadine avec l’école du Sacré-Coeur de Bayonne,
octobre 2008
© Ville de Bayonne
Animation sur la barthe d’Ilbaritz avec une classe de l’école Malégarie, octobre 2005
© Ville de Bayonne
Sortie «préhistoire» avec J. Blot, aux Ports de Cize, Navarre, Espagne, en juin 1998
© Ville de Bayonne
Animation «lecture de paysage», sur les berges de l’Adour, avec une classe du collège
St Bernard, octobre 2008
© Ville de Bayonne
Le Muséum d’histoire naturelle était fermé
lorsqu’il était situé à l’école des filles, quai Chaho
Pelletier, et au Château Lauga. Ce service et les
expositions temporaires, présentées hors les
murs, constituaient alors le lien principal avec
le public. Le Muséum « s’exportait » dans les
classes, sur les berges de l’Adour à Bayonne, à
travers le Pays basque et ses alentours lors de
sorties « Découverte de la nature » (géologie,
botanique, visites de sites particuliers...).
Le Service éducatif était alors composé d’une
animatrice, toujours en poste actuellement,
secondée de temps à autre par des vacataires.
160 ans et toutes ses dents !
Sortie «écosytème du littoral» à Biarritz, avec l’animatrice Marie Sylvie Campagnolle
le 18 novembre 2001
© Ville de Bayonne
…
A
u
Service des publics
Avec la création de la Direction du Patrimoine
Naturel et Environnemental en 2010, le service
éducatif du Muséum a évolué pour donner le
Service des publics.
Il est aujourd’hui constitué de deux animatrices
devant assurer l’essentiel des actions réalisées
auprès du public, en premier lieu sur le site (sur
la plaine d’Ansot et dans le Muséum), ainsi qu’en
classe. Ces actions prennent diverses formes :
animations et ateliers à caractère scientifique
et pédagogique, sorties sur le terrain, visites
thématiques dans les expositions …
Ce service fait régulièrement appel à des
associations afin de répondre aux nombreuses
demandes et d’élargir la diversité des animations
proposées.
Du public scolaire et
en formation …
Le Service des publics est tourné en partie vers
le public scolaire, allant de la maternelle au
lycée, le primaire étant le plus représenté. Les
animations qui lui sont dédiées sont adaptées
aux programmes scolaires. Ce service accueille
également des groupes (volontaires au service
civique, professeurs des écoles …) lors de
formations sur des thèmes divers.
Création de tableaux d’insectes avec Corinne Cousin et l’animatrice
© Ville de Bayonne
…au grand public
Les animatrices travaillent également auprès
du grand public (individuels, familles …), des
centres de loisirs, d’instituts spécialisés ... Tous
peuvent bénéficier d’animations, de sorties
« Découverte » … destinées à la sensibilisation
à l’environnement et la découverte des sciences
de la vie.
Animation «Découverte des arbres» dans l’arborétum.
© Ville de Bayonne
«Rallye photos» avec une classe de collégiens en 2014
© Ville de Bayonne
!
Un outil pédagogique unique
L’association du Muséum et de la plaine d’Ansot
constitue un outil pédagogique unique en France.
Ce site offre ainsi l’opportunité d’expérimenter
en direct le lien entre expositions et observation
sur le terrain. C’est également la possibilité de
découvrir le patrimoine naturel sous toutes ses
formes, entre les collections d’histoire naturelle
et l’ensemble faune / flore / milieux présent sur
le site.
Animation avec une classe de 3e cycle dans l’exposition «Mangé, être mangé», fin 2013
© Ville de Bayonne
La terrasse du Muséum
permet de faire le lien entre
l’exposition et l’observation
des milieux naturels en
condition réelles.
© Ville de Bayonne
160 ans et toutes ses dents !
d
éménagements
Le Muséum d’histoire naturelle a déménagé
de nombreuses fois, en fonction des lieux et
des projets. La plus longue période au même
endroit reste celle de l’école des garçons, rue
Jacques Lafitte, avec 87 ans. La plus courte,
environ 3 ans, correspond à la durée de stockage
des collections à la Maison pour tous (ancien
palais de justice), en attente de rejoindre l’école
des filles, quai Chaho.
1
Ancienne mairie de Saint-Esprit
2
Mairie de Bayonne (photo prise vers 1900). Muséum accueilli de
1862 à 1890 © Ville de Bayonne
1
1
2
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2
3
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5
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école des garçons, située rue Jacques-Lafitte (vers 1900)
Muséum au 2nd étage, de 1891 à 1978 © Musée Basque et de l’histoire de Bayonne
5
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3
Ancienne école des garçons abritant aujourd’hui l’école du Petit
Bayonne © Ville de Bayonne
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Ancien palais de justice et Maison pour tous, rue d’Espagne.
Collections et matériels scientifiques stockés de 1978 à 1980.
Fermé au public © Ville de Bayonne
6
Château Lauga, avenue Jean Rostand, en 2008. De 2001 à 2009.
Fermé au public © Ville de Bayonne
5
école des filles, située quai Chaho, occupé aujourd’hui par la crèche
Chaho. De 1981 à 2000. Fermée au public © Ville de Bayonne
7
Terrasse du Muséum, à la plaine d’Ansot. à partir de 2010
© Ville de Bayonne
160 ans et toutes ses dents !
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