close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Acharnement contre Rebrab

IntégréTéléchargement
ÉMIGRATION CLANDESTINE
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 23 mai 2016
N°7800 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
15 HARRAGA PORTÉS
DISPARUS AU LARGE
DE ANNABA
LIRE L’ARTICLE DE M.-F. GAÏDI EN PAGE 24
CEVITAL EXCLU DU FORUM
ALGÉRO-BRITANNIQUE PAR BOUCHOUAREB
Acharnement
contre Rebrab
LUIS MARTINEZ. Chercheur et politologue, spécialiste de l’Algérie
«ON EST PASSÉ DU LEADERSHIP DU
DRS À CELUI DES GROUPES D’INTÉRÊT»
● Fin connaisseur du Maghreb et de l’Algérie, le politologue
Luis Martinez a accepté de répondre à des questions concernant
la situation politique du pays.
LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NOTRE CORRESPONDANT SAMIR GHEZLAOUI EN PAGE 2
PHOTO : H. LYES
LAKHDAR BRAHIMI ESTIME QUE L’EXPÉRIENCE
TUNISIENNE MÉRITE L’INTÉRÊT
«L’IMPACT DU PRINTEMPS ARABE
SE POURSUIVRA EN ALGÉRIE
ET DANS LA RÉGION»
LIRE L’ARTICLE DE MADJID MAKEDHI EN PAGE 4
El Watan
ÉCONOMIE
FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE
L’Algérie à la recherche
d’un nouveau modèle
de croissance
FERMETURE DE SHOWROOMS, LICENCIEMENTS,
SUPPRESSION D’AGENTS AGRÉÉS
La crise met le secteur
automobile à genoux
RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT
EN PAGES 9, 10, 11, 12, 13, 14 ET 15
PUBLICITÉ
PHOTO : H. LYES
■ LIRE L’ARTICLE DE
HOCINE LAMRIBEN ET
L’ENTRETIEN RÉALISÉ
PAR FAROUK DJOUADI
EN PAGE 3
LE COMMENTAIRE
DE ALI BAHMANE EN
PAGE 24
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 2
L’ACTUALITÉ
LUIS MARTINEZ. Chercheur et politologue, spécialiste de l’Algérie
Propos recueillis par
Samir Ghezlaoui
Dans le dernier livre collectif auquel vous
avez contribué, vous évoquez l’opacité et la
complexité du pouvoir en Algérie qui rendent
invisibles les vrais décideurs, notamment à
cause de l’implication des militaires et des
services de sécurité. Cela tend-il à changer
depuis la quasi-décapitation du DRS ?
Nous avons essayé d’analyser la situation
actuelle en Algérie en montrant les
transformations opérées sous la présidence de
Bouteflika. On est passé du leadership du DRS
à celui des groupes d’intérêt concernant tous
les secteurs, allant de l’économie à la politique
en passant par la sécurité. Les personnes qui
les constituent ne fonctionnent pas avec une
logique de clans et encore moins idéologique.
Ils défendent surtout leurs intérêts. L’opacité de
l’Algérie s’expliquait par le rôle politique de ses
services de sécurité. Avec ces groupes d’intérêt,
l’Algérie est plus complexe à comprendre. De
nouveaux acteurs ont émergé, comme le Forum
algérien des chefs d’entreprise (FCE). Ces
acteurs constituent des lobbies très importants
et participent à la décision politique. En fait,
l’Algérie se modernise. Mais elle sort de
l’emprise simpliste et opaque des services de
sécurité pour entrer dans la complexité.
Dans ce contexte, comment voyez-vous
l’après-Bouteflika ?
La principale incertitude aujourd’hui repose
justement sur l’après-Bouteflika. Réélu pour
la quatrième fois en 2014, sa maladie suscite
de nombreuses inquiétudes tant il semble
dans l’incapacité d’assumer ses fonctions. Ce
moment de vulnérabilité offre l’opportunité à
«
L’Algérie a été en
proie à des
manifestations
régulières. Des
mouvements
sociaux ont secoué des villes
du Sahara et certaines du
littoral, mais aucun acteur
institutionnel n’a investi ces
mouvements ni politisé les
doléances, encore moins
encouragé une dynamique
d’affrontement…
tous ses opposants de dénoncer l’appropriation
du pouvoir par son «clan familial». Les appels
à une intervention de l’armée se multiplient.
L’hypothèse d’un «coup d’Etat médical» sur le
modèle de celui appliqué à Habib Bourguiba est
espéré par certains.
Nous avons remarqué que depuis sa réélection,
nombreux sont les politiques et anciens officiers
de l’armée qui ont fait des déclarations laissant
présager cette hypothèse. En tant que chercheurs,
nous y avons décelé une sorte de test et une
préparation de l’opinion publique algérienne à
cette éventualité. Ainsi, si un jour cela arrive, ils
espèrent que cette même opinion trouvera cela
normal.
Cette incertitude et cette lutte latente liées
à la transition politique ne risquent-elles
pas d’engendrer un grand mouvement de
contestation politique jusque-là évité par le
régime ?
L’Algérie de Abdelaziz Bouteflika a été épargnée
par les révolutions arabes. A la faveur des revenus
issus de la rente pétrolière, du clientélisme et
des relations avec les acteurs institutionnels, le
régime a renforcé les liens de loyauté qui unissent
les différents groupes d’intérêt (Forum des chefs
d’entreprise, Sonatrach, UGTA, Association
des moudjahidine, police nationale, armée, etc.)
afin de s’assurer qu’aucun ne ferait défection
comme c’était le cas des syndicats et de l’armée
en Tunisie et en Libye. Les gouvernements
successifs ont mis en œuvre des politiques
sociales importantes qui ont réduit la pauvreté.
Les dépenses publiques entre 2000 et 2013 sont
estimées à 500 milliards de dollars.
Sur un autre plan, dans un contexte d’attractivité
de l’offre politique islamiste, Bouteflika a
encouragé le renouveau des zaouïas, de l’islam
traditionnel dans le but de contrer l’offre
salafiste, présentée par les pouvoirs publics
comme étrangère, en provenance, notamment,
d’Arabie Saoudite. Les autorités ont favorisé
également le développement d’un islamisme
modéré afin qu’il encadre l’islamisation des
mœurs et réduise les critiques des salafistes sur
la dérive occidentale des sociétés. Ces politiques
expliquent d’ailleurs pourquoi l’Algérie n’a pas
basculé dans une dynamique de confrontation
en dépit des nombreux problèmes sociaux,
économiques et politiques. L’Algérie a été
en proie à des manifestations régulières. Des
mouvements sociaux ont secoué des villes du
Sahara et certaines du littoral, mais aucun acteur
institutionnel n’a investi ces mouvements, ni
politisé les doléances et encore moins encouragé
une dynamique d’affrontement. A vrai dire,
Bouteflika n’incarne pas une figure de détestation
comme pouvait l’être Ben Ali en Tunisie ou El
Gueddafi en Libye. De plus, sous sa présidence,
les gouvernements successifs ont massivement
redistribué les revenus issus des exportations
d’hydrocarbures à travers des aides directes et
indirectes à la population. Les jeunes, devenus
cyniques, ne croient plus à la révolution et aux
lendemains heureux. La Syrie, la Libye et le
Yémen leur rappellent l’Algérie en guerre civile
entre 1990 et 1998 après l’échec de sa transition
démocratique.
Dans ce cas, l’option d’un homme de
consensus entre le pouvoir et l’opposition,
comme Hamrouche par exemple, semble être
la meilleure solution. Est-t-elle encore possible
selon vous ?
Il faut savoir que les groupes d’intérêt qui
structurent le pouvoir en Algérie aujourd’hui
agissent dans la perspective de trouver un leader
comparable à Bouteflika. De leur point de vue,
sa politique est un succès. Il a stabilisé et surtout
restauré la crédibilité internationale de l’Algérie.
Or, la perception de l’opposition à ce sujet est très
différente. Ses critiques sont très acerbes envers le
Président et son entourage. Mais cette opposition
manque d’espace d’expression et surtout de
légitimité pour mener un grand mouvement
politique qui propose une alternative unitaire
à celle du pouvoir. Du coup, elle est souvent
utilisée par le pouvoir comme une soupape de
sécurité pour maintenir la façade démocratique
du pays. A part certaines exceptions, les partis
de l’opposition se limitent depuis quelque temps
à se préoccuper de la succession et de l’aprèsBouteflika. Mais cela n’est pas un programme
politique ! Pour revenir à votre question, je dirais
que du côté du régime, des figures comme Sellal
et Ouyahia sont dans la continuité de Bouteflika.
Néanmoins, ces hommes politiques n’ont ni la
légitimité historique ni la légitimité militaire. Ce
qui réduit considérablement les possibilités. En
ce qui concerne une personnalité consensuelle,
Mouloud Hamrouche, que vous citez, peut
effectivement incarner ce rôle. Il a une longue
expérience et connaît très bien les pouvoirs
politique et militaire du pays. Il peut réussir s’il
arrive à convaincre les tenants actuels du pouvoir
desquels il est loin et avec lesquels il est en
profond désaccord.
Avec cette nouvelle donne de la prise de
pouvoir politique progressive de l’argent privé
en Algérie, on assiste ces derniers mois à ce qui
s’apparente à un acharnement des autorités
contre l’homme d’affaires Issad Rebrab.
Est-ce parce qu’il a une quelconque ambition
présidentielle personnelle ?
Cet entrepreneur est le seul à disposer de la
légitimité économique et financière en Algérie.
Par exemple, quand vous demandez ici, en
Europe, qu’on vous cite un entrepreneur privé
algérien, c’est son nom qui revient à tous
les coups. En plus des grandes entreprises
publiques algériennes, c’est le seul qui rassure
les partenaires étrangers sur les potentialités
économiques de l’Algérie, particulièrement en
dehors des hydrocarbures. C’est tout simplement
un entrepreneur qui a réussi. C’est un ovni
dans l’économie rentière de l’Algérie ! Il est un
défi insurmontable pour les hommes politiques
algériens. Même s’il a bénéficié de marchés
publics à ses débuts, il a toujours su garder ses
distances vis-à-vis du pouvoir politique et de la
vie politique en général. Personnellement, je ne
pense pas qu’il ait la moindre ambition politique.
S. G.
PUBLICITÉ
Luis Martinez est directeur de
recherche au Centre d’études et
de recherches internationales
(CERI) de Sciences-po Paris. Fin
connaisseur du Maghreb et de
l’Algérie, il a récemment codirigé
un ouvrage collectif en anglais
intitulé Algeria Modern : From
Opacity to Complexity (Algérie
moderne : de l’opacité à la
complexité). En attendant
l’édition française de ce livre
précieux, M. Martinez a accepté
de répondre à nos questions sur
la situation politique du pays.
PHOTO : DR
«On est passé du leadership du DRS
à celui des groupes d’intérêt»
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 3
L’ACTUALITÉ
CEVITAL EXCLU DU FORUM ALGÉRO-BRITANNIQUE PAR BOUCHOUAREB
ACHARNEMENT CONTRE REBRAB
● Les tenants du pouvoir ne reculent devant rien dans la guerre qu’ils mènent à Issad Rebrab, même si leurs procédés
renvoient une lamentable image du pays.
L
tervenants. «Aujourd’hui, nous sommes en train
d’orienter toute notre activité vers l’exportation.
Et nous sommes extrêmement surpris qu’un
ministre de l’Industrie bloque l’industrie», at-il fustigé en s’interrogeant sur les raisons qui
poussent Abdesselam Bouchouareb à «bloquer
les industriels algériens».
Interrogé plus tôt dans la journée sur la nonparticipation de M. Rebrab au Forum, Abdesselam Bouchouareb a refusé tout commentaire.
Comme s’il ne devait aucune explication aux
Algériens.
PHOTOS : H. LYÈS
a guerre menée contre Issad Rebrab ne
s’embarrasse pas de scandales au retentissement international. Hier, l’homme
d’affaires n’a pas pu prendre part au Forum
algéro-britanique d’affaires, comme décidé arbitrairement par le ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Même le point de presse
qu’il devait tenir à l’issue de la signature d’un
contrat avec une firme britannique n’a pas été
toléré par les responsables de l’hôtel El Aurassi,
sous les yeux médusés des partenaires étrangers.
M. Rebrab a une nouvelle fois expliqué, hier,
son exclusion de la seconde édition du Forum,
alors que le groupe Cevital avait déjà sponsorisé la première édition. «Il y a trois mois, ma
directrice de la communication avait reçu une
demande de sponsoring de la société DMA,
chargée de l’organisation de ce forum. Evidemment, nous avons répondu par l’affirmative.
Et puis, 15 jours après, le directeur de cette
agence de communication nous dit :’’Ecoutez,
le ministre de l’Industrie refuse que vous nous
sponsorisiez et nous demande de vous rembourser le sponsoring et que votre logo ne figure pas
sur les affiches de ce Forum’’», a-t-il déclaré
lors d’un point de presse animé en marge de la
signature d’un contrat avec la firme britannique
Clarke Energy à l’hôtel El Aurassi. Et d’ajouter :
«Cette fois-ci, j’ai rencontré, il y a quelques
jours, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, ici
à Alger. Il m’a dit : ’’Ecoutez M. Rebrab, on a
un problème ! Le ministre de l’Industrie craint
un problème concernant votre participation.’’
J’ai dit : ’Mais Excellence, nous avons payé à
Issad Rebrab, voulant répondre aux questions de journalistes, est interrompu de manière intempestive
par un responsable de l’hôtel El Aurassi
votre agence de communication le sponsoring et
lorsque vous nous avez sollicité, nous avons répondu favorablement. Maintenant, c’est à vous
de régler ce problème avec notre ministre de l’Industrie’. Il m’a répondu : ’On va essayer de nouveau pour vous permettre de vous exprimer à la
plénière, comme vous l’avez si bien fait à
Londres en décembre 2014.» A la veille du Forum, l’ambassadeur du Royaume-Uni a invité le
patron de Cevital à une réception en présence du
ministre britannique délégué au Budget, du
directeur général de DMA et du représentant
ISSAD REBRAB. PDG du groupe Cevital
du Premier ministre britannique. «Il m’a appris
qu’il a été contacté par le secrétaire général
du ministère de l’Industrie, qui lui a dit qu’il
était hors de question que Cevital participe au
Forum ; qu’il était aussi hors de question que
le logo du groupe figure sur les affiches. Alors
que nous avons prévu la signature d’un contrat
avec une grande société britannique chez qui
nous avons acquis des centrales électriques», a
fait savoir M. Rebrab. Outre la signature de
ce contrat, Issad Rebrab devait intervenir lors
du Forum pour «demander au gouvernement
de nous soutenir dans nos exportations vers
la Grande-Bretagne et l’UE». Peine perdue !
Son nom ne figurait même pas sur la liste des in-
CONFÉRENCE DE PRESSE INTERROMPUE
Alors que les journalistes s’apprêtaient à interroger Issad Rebrab sur d’autres questions, des responsables de l’hôtel El Aurassi ont interrompu le
point de presse de manière intempestive. «C’est
un déjeuner, M. Rebrab. Vous êtes dans un restaurant et pas dans une salle de conférence», a
lancé un des responsables à Issad Rebrab.
Le patron de Cevital a répondu calmement :
«Nous avons commandé une table. Ces genslà sont venus poser des questions. Je leur
réponds, c’est tout. Je ne vois pas où est le problème.» Les dirigeants de la firme britannique
étaient choqués par le traitement réservé au
patron de Cevital, qui a promis de poursuivre
le point de presse après son déjeuner avec
ses partenaires britanniques, mais finalement,
celui-ci n’a pas eu lieu, Issad Rebrab ayant dû
y renoncer à la dernière minute. Escorté par
deux agents de sécurité de l’hôtel, le patron
de Cevital, accompagné de sa chargée de
communication, a dû quitter l’établissement
comme s’il s’agissait d’un… détenu. Du
jamais vu !
Hocine Lamriben
«Je ne m’attendais pas à ce
qu’on descende aussi bas»
Cevital a été empêché de
participer au Forum d’affaires
algéro-britannique. Que s’estil passé exactement ?
Il y a trois mois, Business
Developement Manager (DMA)
a sollicité Cevital pour le sponsoring du forum qui se déroule
aujourd’hui. Ma directrice de
la communication a répondu
favorablement. Je devais participer à ce forum, d’autant que nous avons des
relations de partenariat économique avec un certain nombre de grandes entreprises britanniques.
D’ailleurs, nous allons signer des contrats cet
après-midi avec une société anglaise pour l’importation d’équipements de dernière technologie.
Nous avons l’intention aussi, en contrepartie des
importations d’équipements, de solliciter les
autorités de ce pays pour encourager l’importation des produits Cevital. Le Royaume-Uni est
en mesure d’intervenir pour accorder à l’Algérie
un quota d’exportation de sucre blanc vers l’UE.
Hier soir (samedi), nous avons été invités par
l’ambassadeur du Royaume-Uni à une réception
organisée à l’occasion de ce forum d’affaires.
Il m’a présenté le ministre du Budget de son
pays et j’ai rencontré Lord Risby, le représentant
du Premier ministre britannique. Lors de cette
rencontre, l’ambassadeur nous a informés que,
malgré son insistance, le ministre de l’Industrie a
refusé que Cevital participe au forum. Et en plus,
ce ministre a demandé la suppression du logo de
notre groupe sur tous les supports de communication du forum, alors que nous avons payé la
facture de sponsoring !
Aujourd’hui, on se demande comment un
ministre de l’Industrie peut empêcher le développement industriel dans notre pays. Pourquoi
se mêle-t-il d’une transaction de
sponsoring conclue entre deux
sociétés privées ? Il a donné
une très mauvaise image de
l’Algérie.
Vous attendiez-vous à une
telle réaction après le conflit
que vous avez eu avec le gouvernement ces derniers mois ?
Le conflit était uniquement
avec le ministre de l’Industrie.
Je ne pense pas que d’autres
membres du gouvernement partagent la hargne de ce ministre.
Je ne m’attendais pas à ce qu’on descende
aussi bas et qu’on empêche le premier groupe
privé algérien d’essayer d’attirer des investisseurs
étrangers dans notre pays. Nous avons un problème avec le ministre de l’Industrie qui a bloqué
l’importation de certains équipements, ce qui a
retardé le lancement de notre ligne de production
de machines à laver destinées, à hauteur de 80%,
à l’exportation. Mais je croyais que l’affaire était
close. On m’a envoyé des messages d’excuses
et tout devait rentrer dans l’ordre. J’ai appris
qu’on lui avait dit de se calmer et on a mis fin à
la polémique. Mais ce qui vient de se passer est
extrêmement grave pour l’image de notre pays.
Comment expliquez-vous l’attitude du ministre de l’Industrie à l’égard de Cevital ?
C’est une question que je me pose aussi. Je
pense que c’est une question qu’il faut poser au
ministre concerné.
Un dernier mot...
Je fais appel aux plus hautes autorités, notamment au Premier ministre, pour nous dire s’il est
de l’intérêt de notre pays de bloquer les investisseurs dont il a tant besoin pour créer des emplois
et des richesses.
F. D.
PUBLICITÉ
Propos recueillis par
Farouk Djouadi
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 4
L’ACTUALITÉ
LAKHDAR BRAHIMI ESTIME QUE L’EXPÉRIENCE TUNISIENNE MÉRITE L’INTÉRÊT
«L’impact du Printemps arabe se poursuivra
en Algérie et dans la région»
● Le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, affirme que l’impact des événements qualifiés de
Printemps arabe sera ressenti, dans les prochaines années encore, en Algérie et dans la région.
I
Lakhdar Brahimi, hier, au Conseil de la nation
de la France en Algérie», il se montre
également rassurant et répond : «Je
n’ai pas peur et je ne pense pas qu’on
puisse avoir peur sur ce plan.»
LIBYE : «UN DÉSASTRE CRÉÉ PAR
SARKOZY ET BHL»
Abordant la question libyenne, Lakhdar Brahimi regrette «un grand désastre provoqué par l’ancien président
français, Nicolas Sarkozy, et son ami
de toujours Bernard-Henri Lévy».
«L’intervention en Libye était destructrice. Elle a pris en otage tout un
peuple. Barack Obama, le président
américain, a lui-même reconnu que
c’était l’une des plus grandes erreurs
des Etats-Unis.»
Rappelant les erreurs d’appréciation
des capitales occidentales sur ces
événements, il revient longuement sur
le conflit syrien. Ayant travaillé sur le
dossier en tant qu’envoyé spécial de
l’ONU, Lakhdar Brahimi évoque un
«risque de somalisation de la Syrie».
«Le pays est complètement détruit et
plus de 11 millions de Syriens sont des
réfugiés. Je pense que la Syrie n’est
pas menacée de division, car ce pays
dispose, depuis toujours, d’une société
RIVALITÉ IRAN-ARABIE SAOUDITE,
UN AUTRE GRAND DANGER
Interrogé sur la nature des organisations terroristes activant dans la région,
Lakhdar Brahimi corrige certaines
idées : «Le Front Al Nosra est une franchise d’Al Qaîda en Syrie, tandis que
Daech est une organisation irakienne
qui a succédé à Al Qaîda après la mort
d’Ezzarqaoui. Elle est née pour combattre le chiisme.»
Abordant la question du chiisme,
l’ancien diplomate estime que le plus
grand danger à l’avenir pourrait venir
de la rivalité entre chiites (représentés
par l’Iran) et sunnites (représentés par
l’Arabie Saoudite). «Le conflit entre
sunnites et chiites est très dangereux.
C’est un problème qui nous concerne
tous», martèle-t-il.
Madjid Makedhi
ORAN
SÛRETÉ DE LA WILAYA D’ALGER
Appel à la mobilisation
pour la liberté de la presse
Saisie d’armes
à feu à l’extrême est du pays
e qui était au départ un collectif de
journalistes travaillant dans divers supports
de presse à Oran s’est transformé en un
large rassemblement de reporters, citoyens,
syndicalistes, membres de la société civile
et militants de partis de diverses affinités
politiques. Ils se sont réunis, hier, au siège de
la Ligue algérienne des droits de l’homme à
Oran pour «dénoncer les menaces qui pèsent
sur la liberté de la presse en Algérie». Dans
un communiqué sanctionnant cette réunion,
les participants lancent un appel à tous les
journalistes, militants de la société civile,
syndicats, partis politiques et à tous les citoyens
à «se joindre au rassemblement prévu demain
24 mai à 14h, place des Victoires, au centreville d’Oran, pour défendre le droit du citoyen
à une presse libre et indépendante». Les
participants à cette réunion se sont félicités
de «l’impact positif» de la déclaration d’Oran
diffusée mercredi dernier, portant sur la crise
du secteur de la presse en Algérie. Dans ce
sillage, les rédacteurs de ce communiqué
affirment avoir «pris l’initiative d’un dépôt
de plainte, hier, devant le tribunal d’Oran,
contre la commission nationale provisoire en
charge de l’octroi de la carte de journaliste
professionnel, et ce, suite à des informations
sur la délivrance de la carte de presse à des
personnes étrangères au secteur à Oran et dans
d’autres wilayas». Les plaignants réclament
«l’ouverture d’une enquête judiciaire
pour débusquer les faussaires parmi les
propriétaires des entreprises de presse ayant
induit en erreur la commission par de faux
dossiers de personnes sans qualification afin
d’obtenir une carte de presse».
Cherif Lahdiri
ATTAQUE DE SAADANI CONTRE LA PRESSE
Le SNJ dénonce des «propos scandaleux et irresponsables»
■ Le Syndicat national des journalistes (SNJ) tient à dénoncer, avec une extrême énergie, les
propos scandaleux et irresponsables tenus, vendredi 21 mai à Tébessa, par le secrétaire général
du Front de libération nationale, à l’encontre de nos confrères d’El Watan, de Liberté et d’El
Khabar. Dans sa sortie hystérique, Amar Saadani, pur produit des «officines» qu’il dénonce
aujourd’hui, déverse un déluge d’insultes et de mensonges contre des fleurons de la presse
algérienne qui ont toujours été la fierté du Pays, de par leur professionnalisme, leur liberté de
ton et leur engagement admirable et permanent en faveur de la liberté de la presse, d’expression
et des valeurs républicaines et démocratiques en général. Le SNJ s’offusque particulièrement des
propos et attaques indignes et inacceptables tenus à l’encontre de notre consœur d’El Watan,
Mme Salima Tlemçani. Ce genre d’attaques, parfait modèle d’atteinte à l’intégralité morale,
constitue, en outre, un dangereux procédé de désigner une consœur, intègre et professionnelle,
à la vindicte populaire. Amar Saadani, qui confond allègrement diriger un parti politique et
s’ériger en tuteur de la nation, semble oublier que l’ère du parti unique a vécu ! Depuis belle
lurette et au cas où il ne s’en est pas encore rendu compte, il y a eu même, entre-temps,
l’émergence d’une presse indépendante née avant lui et qui lui survivra assurément.
U
n réseau spécialisé dans le trafic transfrontalier
d’armes à feu a été démantelé en fin de semaine
dernière. L’opération, menée par une brigade spécialisée de la sûreté de la wilaya d’Alger (SWA), a
permis l’arrestation de deux personnes et la saisie
d’une quantité d’armes et de munitions. «Les investigations menées depuis plusieurs mois ont permis
la saisie de 22 fusils à pompe de marque Cobalt de
calibre 12 mm, de fabrication américaine, de trois
fusils de chasse turcs, d’une arme de point (PA)
calibre 9 mm et d’une quantité de munitions», a
énuméré Ahmed Nacer Belkacem, commissaire de
police et chargé de la communication à la SWA, lors
d’un point de presse organisé hier, au groupement
régional des URS de Bachdjarrah (Alger).
Agissant sur renseignements émanant de citoyens
faisant état de la présence d’un groupe de trafiquants
d’armes à la zone industrielle de Oued Smar, dans
la banlieue d’Alger, les enquêteurs de la BRI ont
ouvert une information judiciaire sous l’autorité du
parquet d’El Harrach. L’extension de compétence
a permis de remonter la filière activant à l’extrême
est du pays. «Nos éléments se sont déplacés dans la
localité située non loin de Oued Souf. Le lot d’armes
à feu a été saisi lors de l’arrestation de deux mis en
cause, de nationalité algérienne, en flagrant délit et
sans échange de coups de feu. Ces quantités d’armes
proviennent de Libye. L’objectif des mis en cause est
le profit. Les trafiquants ont voulu investir Alger en
proposant des armes», précise le chef de la brigade.
Les services de la wilaya d’Alger n’ont pas saisi
autant d’armes à feu depuis une vingtaine d’années,
poursuit l’officier. «Nous avons pu empêcher
l’infiltration du groupe dans la capitale. Le trafic
a été démantelé à la frontière, ce qui est à mettre à
l’actif de nos éléments. Un seul fusil est négocié à
30 millions de centimes aux frontières, il est proposé
à plus de 100 millions dans une grande ville comme
Alger», affirme-t-il sans trop donner de précisions
sur les personnes contactées par les trafiquants.
L’enquête est toujours en cours dans le cadre du délit
d’«importation et détention d’armes». En décembre
dernier, un important réseau spécialisé dans le trafic
d’armes et de munitions, composé de 12 individus,
avait été démantelé dans le Grand-Alger par les
services de la Gendarmerie nationale. Si le groupe
arrêté par la sûreté de la wilaya d’Alger a un but
criminel, les autres services ont saisi des armes
destinées à commettre des attentats terroristes. L’instabilité en Libye a favorisé le trafic d’armes à feu à la
frontière est du pays, où plusieurs réseaux terroristes
ont été démantelés par les services du ministère de la
Défense nationale.
Nadir Iddir
PUBLICITÉ
C
mosaïque. Les Kurdes sont minoritaires, les chrétiens sont partout dans
le pays et les alaouites aussi. Le vrai
risque est la somalisation de la Syrie
avec la disparition de l’Etat qui sera
remplacé par des seigneurs de guerre
qui se partageront les territoires»,
explique-t-il. Dans cette crise, ajoute-til, «seule la Russie avait eu une bonne
vision de la situation». Selon lui, la
solution reste tributaire d’une «entente
entre les Etats-Unis et la Russie».
PHOTO : H. LYES
ntervenant lors d’une conférencedébat sur le thème «Les révolutions
arabes : une réalité, une illusion ou
un complot ?», organisée hier au Sénat,
Lakhdar Brahimi souligne le caractère
«important et impressionnant» de ces
événements qu’il ne faut pas ignorer.
«Quelle que soit notre opinion, les événements de ces cinq dernières années
sont importants. Ils ont un cachet de
révolution, un autre d’illusion et une
face d’intervention étrangère. Mais,
sans doute, leur impact sur notre pays
et toute la région, du nord au sud
et d’est en ouest, se poursuivra. Et
l’Algérie ne peut se mettre à l’écart»,
déclare-t-il. Mais selon lui, «l’Algérie
est immunisée». «Je n’ai pas peur
pour l’Algérie. Notre pays est immunisé, malgré l’existence de quelques
convoitises», assure M. Brahimi. Refusant de prendre position contre ces
événements, ayant renversé un certain
nombre de régimes autoritaires dans
la région, l’ancien envoyé spécial de
l’ONU pour la Syrie estime que de
toutes ces révoltes, «l’expérience tunisienne mérite l’intérêt». «Bourguiba a
mis en place des institutions et le rôle
de la femme a été très important. Il y
a de l’espoir que le printemps prospérera dans ce pays», lance-t-il. Répondant à une question de l’assistance sur
d’«éventuelles tentatives d’ingérence
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 5
L’ACTUALITÉ
INDUSTRIE ÉLECTRONIQUE
Stream System à
la conquête de l’Europe
● L’entreprise nourrit l’ambition de se déployer en France. En juin, une délégation
d’auditeurs sera dépêchée par un partenaire français en vue de baliser le terrain à l’arrivée
de Stream System dans l’Hexagone.
P
our hisser son étendard
au-delà des frontières
algériennes, Bomare
Company, qui commercialise
la marque Stream System, a
conclu hier un premier contrat
de distribution de ses produits
en Espagne. Il est désormais le
premier fabricant d’électronique
algérien à exporter ses produits
vers l’Europe. Il affûte une
stratégie à l’export digne des
poids lourds de l’électronique,
nourrissant désormais le projet
d’investir les marchés portugais,
français, allemand et des pays
de l’Europe de l’Est. C’est
plus qu’un projet, puisque des
négociations sont déjà en cours
pour une présence en France
et l’implantation d’un entrepôt
à Frankfurt (Allemagne).
Il s’agit là d’un «challenge»,
selon le directeur général
de Bomare Company, Ali
Boumediène, qui s’exprimait
lors d’une conférence animée
en marge de la signature du
premier contrat à l’export avec
le groupe espagnol Blue Vision.
Le contrat en question, d’une
valeur de 50 millions de dollars
et d’une durée de cinq années,
porte sur la fourniture de
250 000 unités Stream System,
tous produits confondus. Le
contrat a été conclu hier, mais
Bomare Company en est
déjà à sa dixième opération
d’exportation.
D’autres
opérations interveniendront à la
faveur de la signature d’autres
contrats dans les mois à venir.
Bomare Company, qui vient
de décrocher un premier visa
à l’export, veut aller au-delà
d’une simple opération de
distribution et aura plus d’une
corde à son arc. En effet, en juin
prochain, Bomare Company
devrait signer un contrat avec un
opérateur espagnol spécialisé
dans l’après-vente. Une fois que
l’enseigne aura fait ses preuves
sur les deux terrains de la
distribution et de l’après-vente,
un troisième contrat devrait être
signé pour la création d’un
entrepôt sous-douane à Valence
(Espagne). Il s’agit d’investir
une nouvelle ligne de métier : la
logistique.
L’entreprise nourrit l’ambition
de se déployer de la sorte en
France. En juin, une délégation
d’auditeurs sera dépêchée
par un partenaire français
en vue de baliser le terrain
à l’arrivée de Stream System
dans l’Hexagone. Riche d’une
expérience de quinze ans dans
la fabrication de téléviseurs et
actuellement de smartphones
3G et 4G, dans des laboratoires
de recherche et chambres
blanches conçus aux normes
mondialement reconnues,
les produits Stream System
«made in Algeria» sont déjà
en vente dans les magasins
Leclerc, Carrefour et Corte
Inglés en Espagne à travers son
distributeur Blue Vision.
Si l’enseigne algérienne
décide de métamorphoser sa
stratégie commerciale orientée
résolument vers l’export, c’est
pour au moins deux raisons.
Il s’agit d’abord «de mettre
à profit une politique de
soutien à l’exportation», selon
Ali Boumediène. Il est aussi
temps, d’après lui, de conquérir
d’autres marchés.
Outre le contrat conclu hier avec
Blue Vision, d’autres projets
sont en cours de finalisation
d’ici fin 2016, dont l’ouverture
de showrooms en France et en
Allemagne. En attendant, la
marque montre déjà la voie à
travers son positionnement au
royaume ibérique.
Ali Titouche
PARTENARIAT ENTRE L’UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA
ET GÉNÉRAL EMBALLAGE
Un modèle de réussite
T
isser des passerelles entre la sphère
universitaire et le monde des entreprises.
Voilà un modèle qui commence à être ancré en
Algérie. Convaincus de la pertinence de cette
synergie, des pionniers en la matière montrent
la voie. Pour eux, l’université et les acteurs
économiques ont cette mission commune :
pour la réussite professionnelle des jeunes,
tout rapprochement entre l’université et
le monde économique est bon à prendre.
Des exemples de réussite ont été mis en
relief lors d’une rencontre organisée, jeudi
dernier à Oran, par le Forum des chefs
d’entreprise (FCE) en collaboration avec le
ministère de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche scientifique. Une rencontre
axée sur la relation entre les entreprises
et les universités. Parmi les exemples de
réussite figure le partenariat conclu entre
Général Emballage, leader en Algérie de
l’industrie du carton ondulé (1200 salariés) et
l’université de Béjaïa dont les représentants
ont exposé leur expérience mutuelle réussie
de création d’une licence professionnelle dans
la filière de l’emballage. «Tout a commencé
il y a quatre ans, quand une conventioncadre a été paraphée entre l’université et
Général Emballage. Lancée en 2013 avec
30 étudiants, cette licence inédite fêtera la
sortie de sa 3e promotion dans les prochaines
semaines. Pendant la durée de la formation,
les étudiants partagent leur temps entre
l’université et l’entreprise. A l’issue de cette
période de formation, ils sont tous recrutés.
Les étudiants touchent une rémunération de
18 000 DA», explique Kamel Berrabah,
directeur en charge de la qualité et la
formation à Général Emballage. L’entreprise
a un rôle important dans la fixation des
contenus de formation. De ce système découle
un encadrement très qualifié qui permet de
conserver une place de premier plan dans
l’innovation. «Cette formation répond à notre
besoin en cadres supérieurs opérationnels
et qualifiés. Elle a permis l’amélioration
de l’employabilité et l’opérationnalité des
diplômés», observe Kamel Berrabah.
«C’est une coconstruction à la fois d’une
offre de formation et des programmes par
l’adoption de méthodologies adéquates
par l’approche par compétences. Les deux
partenaires contribuent aux enseignements
sans omettre l’accueil en stage en entreprise»,
indique, de son côté, le Pr Djebbar Atmani,
doyen de la faculté des sciences de la nature
et de la vie de l’université de Béjaïa. Lancée
en 2002, Général Emballage opère sur trois
sites industriels (Akbou, Oran et Sétif, en
plus d’une représentation en Tunisie.) «Cette
formation nous a surtout permis un gain
financier, car auparavant l’université ne
formait pas des diplômés dans la filière
emballage», se souvient Kamel Berrabah qui
fait un constat : «Auparavant, les diplômés
recrutés devaient être formés au moins
durant 12 mois, ce qui causait un manque à
gagner. D’où l’idée de créer cette formation
d’excellence et pragmatique en partenariat
entre l’université et notre entreprise pour
qui la formation était coûteuse», confesse ce
cadre. Ces formations assurées en commun
permettent aux étudiants de s’intégrer dès
l’entame de leur formation dans le monde
pratique de l’entreprise.
La rencontre du FCE a également permis
de montrer d’autres exemples de réussite de
partenariats entre l’université et le monde des
entreprises. C’est le cas notamment de
l’entreprise Bomare (électronique) et
du groupe Eden opérant en Oranie.
Karim Cherif, patron de ce groupe,
a évoqué l’appui d’un projet de
management des entreprises et
l’accompagnement d’une formation
d’un mastère en marketing touristique
à l’université d’Oran. Ce type de
partenariat est un tremplin pour les
étudiants, une porte d’entrée dans le
monde du travail. «En entreprise, nos
étudiants sont amenés à travailler
avec des collaborateurs qui auront des
savoirs différents des leurs», explique
un universitaire. Ces formations
professionnalisantes sont un puissant
vecteur de création d’emplois.
Cherif Lahdiri
DÉVELOPPEMENT
TOURISTIQUE
Le complexe Jardins
des Zibans ouvrira
en juillet
Biskra
De notre envoyé spécial
I
mplanté sur la route de Sidi Okba, à Biskra, au milieu
d’une palmeraie de plus de 50 ha, le mégaprojet touristique Jardins des Zibans, lancé par la Sarl Serraoui
Global Building il y a quatre ans déjà, devrait mettre
en service une partie du complexe dès juillet prochain.
C’est ce qu’a annoncé, samedi, le promoteur initiateur
du projet, Ali Serraoui, lors d’une visite guidée sur les
lieux, organisée à l’adresse des ambassadeurs du Japon,
de Chine, du Mexique, d’Espagne, du Brésil, de Jordanie, de Norvège et autres fonctionnaires diplomatiques
étrangers. De nombreux opérateurs économiques nationaux, notamment des membres du FCE, ont également
pris part à cette visite initiée principalement dans le but
de mettre en exergue le potentiel touristique de la région.
Lancé en 2012, le projet dans sa globalité a coûté 200
millions de dollars. Il comprend, entre autres infrastructures, un parc aquatique d’une capacité d’accueil de près
de 2 millions de visiteurs par an, composé de huit jardins
typiques, notamment chinois, oriental et mexicain, un
grand centre commercial, un complexe sportif, un studio
cinématographique et un complexe hôtelier incluant
trois hôtels, des résidences et un institut des métiers de
l’hôtellerie. Selon M. Serraoui, le complexe prévoit
d’assurer entre 3000 et 4000 emplois directs et indirects.
La société, propriétaire du projet, devrait signer un
contrat de management avec un partenaire étranger. Des
négociations ont été entamées avec plusieurs opérateurs
pour aboutir à un accord de partenariat pour la gestion du
complexe selon la règle 51/49 %. Bien que le projet ait
atteint aujourd’hui sa vitesse de croisière, son promoteur
déplore cependant le retard qu’il a accusé, en raison des
lourdeurs bureaucratiques de l’administration locale du
temps de l’ancien wali de Biskra. «L’administration et
ses lourdeurs bureaucratiques ont retardé de 20 mois les
la réalisation, avec des pertes financières considérables
et une image ternie face aux investisseurs étrangers
prenant part au projet», a indiqué M. Serraoui. Et de
préciser, cependant, qu’avec l’arrivée du nouveau wali,
«nous avons reçu tout le soutien nécessaire de la part
de l’administration et le projet est maintenant sur une
bonne cadence de réalisation». Il n’a pas manqué de
rappeler, par ailleurs, qu’en matière de financement,
aucune des banques algériennes sollicitées n’ont voulu
accompagner la réalisation de ce projet et que «ce n’est
que grâce à l’initiative d’une banque étrangère qu’il a
pu être lancé», précise-t-il. Lors de sa dernière visite à
Biskra, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a inspecté
le site et assuré l’investisseur quant à l’accompagnement
du projet par le ministère du Tourisme afin de lever les
contraintes posées à l’installation des différents réseaux
(eau, assainissement, gaz...).
Lyes M.
Comprendre lʼautisme, la trisomie 21 et la dyslexie chez les enfants porteurs
de handicap et/ou en grande difficulté scolaire
L’Ecole Eveil Scolaire, en partenariat avec l’Université de Grenoble et la coopération éducative de l’ambassade de France,
Organise un séminaire du 30 mai au 3 juin 2016 animé par Pascal Mercier, formateur à l’université de Grenoble.
Thèmes : La dyslexie • La trisomie 21 • L’autisme
Public intéressé : • Parents d’enfants en difficulté, auxiliaire de
vie scolaire (AVS) • Enseignants • Psychologues • Orthophonistes
• Etudiants en psychologie
Infos et inscription : 00-213-666-66-06-38 / 00 213-668-42-80-00 - 00-213-23-23-03-78
ou par mail : eveil_lehad@yahoo.fr - Lotissement Belle Vue Hydra, à côté de la maison Toyota.
Partenaire média
El Watan
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 6
L’ACTUALITÉ
FERMETURE PROVISOIRE DU CET
DE ZIGHOUD YOUCEF (CONSTANTINE)
Une décision tardive
● L’implantation du centre d’enfouissement technique Doghra, dans la commune de
Zighoud Youcef, a provoqué l’ire de la population, qui refuse mordicus de l’accueillir sur
son territoire pour le traitement de quelque 300 tonnes de déchets de la wilaya.
I
l aura fallu quatre jours
de violences pour qu’une
décision de fermeture
momentanée du centre
d’enfouissement technique
(CET) de Zighoud Youcef, à
30 km au nord de Constantine,
soit effective. Une décision
tardive émanant du chef de
l’exécutif, Hocine Ouadah,
qui a fini par prendre langue
avec la population et acter ses
doléances dans l’après-midi de
samedi. Les hautes autorités
auraient été à l’origine de ce
revirement.
L’implantation du CET Doghra,
dans la commune de Zighoud
Youcef, a provoqué l’ire de
la population, qui refuse
mordicus de l’accueillir sur
son territoire pour le traitement
de quelque 300 tonnes de
déchets de la wilaya. La raison
principale est cette crainte de la
pollution des terres agricoles,
seule ressource notable dans
la région. Le mal est plus
profond : pauvreté, chômage,
manque d’infrastructures…
bref manque de perspectives.
Les violences qui ont émaillé
la localité de Zighoud Youcef
ces derniers jours auguraient
une situation explosive qui
aurait pu être évitée tant son
bilan est lourd. Les autorités
locales sont restées en retrait,
laissant les brigades antiémeute
se charger du problème. Ces
confrontations se sont soldées
par dix arrestations (dont trois
mineurs) et des blessés parmi la
population ainsi qu’au sein des
forces de l’ordre, et l’incendie
du domicile du chef de la daïra.
Les signes avant-coureurs
d’une exaspération étaient
perceptibles, mais les autorités
ont feint de ne rien voir. La
population de Zighoud
Youcef a fait savoir son refus
de l’installation du CET au
premier responsable de
la wilaya, lors d’une visite,
il y a déjà plusieurs mois.
Hocine Ouadah n’en a pas pris
acte et le CET a été mis en
service contre la volonté des
habitants. Les gouvernants se
soucient peu du bien-être de
leurs administrés, preuve en
est la mise en exploitation de
cette structure censée traiter les
déchets domestiques dans le
respect des normes, mais dont
les répercussions écologiques
n’auraient pas été étudiées.
Sinon, comment expliquer cette
subite volte-face des autorités
qui vont engager «une expertise
qui sera effectuée par deux
bureaux d’études désignés par
le ministère de l’Environnement
afin de déterminer si risque
il y a sur la population et
l’ensemble de la région» ?
Nous aurions aimé avoir plus
de détails, mais cela a été
impossible.
PROBLÈME DE
GOUVERNANCE
Le wali a jugé utile de se
faire accompagner, lors de son
déplacement samedi à Zighoud
Youcef, uniquement par la
presse étatique. C’est donc le
ministère de l’Environnement
qui aurait pris les choses en
main. La tutelle serait ainsi
intervenue pour reprendre le
dossier puisque, jusqu’alors, il
semble avoir été mal géré par la
direction de l’environnement et
par les responsables locaux.
Une navigation à vue dont
Constantine détient le
secret. La capitale de l’Est
bute sérieusement contre
les questions relatives à
l’environnement, dont la
plus élémentaire, celle des
ordures ménagères. Elle
a échoué lamentablement
à les circonscrire pendant la
manifestation «Constantine,
capitale de la culture arabe
2015». Pourtant, des sommes
faramineuses ont été débloquées
pour ce volet sans qu’il y ait
eu des résultats probants. La
pierre d’achoppement dans
ces dossiers sensibles nous
renvoie à une absence de vision
dans la gestion publique. Pour
les observateurs locaux, la
troisième ville du pays souffre
d’un problème de gouvernance.
Au lieu de mettre en service
un CET puis de suspendre son
activité jusqu’à nouvel ordre, il
aurait été rationnel d’intervenir
en amont afin de mesurer son
impact écologique.
Le CET de Doghra, qui a
coûté plus de 25 milliards de
centimes, risque de connaître
le même sort que celui de
Bougharb, dans la commune
de Ben Badis, au sud du cheflieu de wilaya, fermé pour
les mêmes raisons. Et tout
l’investissement emporté par le
vent. La fermeture définitive —
solution qui n’est pas à écarter
et la population de Zighoud
Youcef y tient fermement —
aurait in fine grevé vainement
la trésorerie publique dans
une conjoncture budgétaire
empreinte d’austérité et de
restrictions.
Naïma Djekhar
ÉPREUVES DE FIN DU CYCLE PRIMAIRE
Sujets «faciles», parents soulagés
L
es épreuves de l’examen de fin de cycle
primaire se sont déroulées hier «dans
de bonnes conditions», selon la ministre de
l’Education nationale. Les élèves ayant subi
ces épreuves partagent cette appréciation ;
à leur sortie des classes d’examen, ils ont
exprimé leur soulagement. Des parents,
qui ont fait le pied de grue devant les
établissements scolaires durant des heures,
ont été rassurés de constater que les sujets
étaient à la portée de leurs enfants. Aucune
erreur ni question en dehors du programme
n’ont été relevées.
A l’école primaire Aïssat Idir (Alger), dès
la fin de la matinée d’examen (arabe et
mathématiques), Ayoub n’a pas caché son
soulagement. Surpris par l’enchaînement des
questions de ses parents, ce candidat a éclaté
de rire, leur demandant de se calmer : «Moi,
je vais bien, c’est vous qui êtes inquiets.»
L’examen était, de l’avis de la plupart
des élèves interrogés, «facile». «L’épreuve
de mathématiques demandait de la
concentration, mais c’était facile», explique
une jeune candidate. Des parents d’élèves ont
salué la décision de maintenir les candidats
dans leurs établissements d’origine, ce
qui «a eu pour effet de réduire le stress
chez nos enfants qui doivent faire appel
à leur mémoire et se concentrer dans un
environnement qui leur est familier», pense
une mère de famille qui attendait la sortie de
son fils à l’école primaire Ayadi Ahmed de la
cité Zerhouni Mokhtar, à Mohammadia.
Mme Benghebrit a affirmé, hier à partir
d’Illizi, que l’examen se déroulait dans
de «bonnes conditions» à travers tout le
territoire national, «grâce à la mobilisation
et à l’engagement de toute la famille
éducative et de tous les responsables à tous
les niveaux». La ministre a en outre estimé
que la nouvelle mesure qui permet aux élèves
de passer leur examen dans leur école est à
même de préserver leur moral vu leur jeune
âge et d’augmenter leurs chances de réussite.
Mme Benghebrit a rappelé que la session
de rattrapage de l’examen de fin de cycle
primaire a été annulée vu le taux de réussite
qui avoisine les 100%.
Ainsi 705 460 élèves, dont 366 057 garçons
et 339 403 filles, ont passé l’examen de fin de
cycle primaire dans 13 118 centres à travers
le territoire national. 91 800 encadreurs
et 14 000 enseignants correcteurs sont
Pacher Tours
Réservez vos vacances
dʼété 2016
Pacher Tours vous propose
des séjours en
Espagne
Grèce
Malte
Pour de plus amples informations
Veuillez nous contacter au
Tél. : 025.21.64.58 / 025.21.64.60 / 025.21.64.65
Fax : 025.21.64.61
Mob. : 0553.46.77.52
pachertours@yahoo.fr
contact@pachertours.com
Site web : www.pachertours.com
N°06 Avenue Mekerkeb Benyoucef,
09000 Blida, Algérie
mobilisés pour cet examen. Dix centres de
regroupement pour le codage, 59 centres
de correction et trois de regroupement pour
l’annonce des résultats sont réquisitionnés à
travers le territoire national. Pour ce rendezvous, 25 856 policiers répartis sur 7390
centres d’examen ainsi 35 000 éléments
d’intervention de la Protection civile et 1886
ambulances ont veillé à la sécurité des élèves
et des encadreurs.
L’examen a porté sur trois matières, à savoir
la langue arabe, les mathématiques et la
langue française.
F. Aït Khaldoun-Arab
MALADIES AUTO-IMMUNES
ET PATHOLOGIES RÉNALES
L’immunologie, levier
incontournable pour un
diagnostic précoce
E
viter les complications des maladies auto-immunes,
notamment l’atteinte rénale, passe essentiellement
par un diagnostic précoce et une bonne prise en
charge. Encourager les études génétiques et la recherche
épigénétique pour signaler la prédisposition et prévenir
l’exposition aux facteurs environnementaux de ces
maladies sont, entre autres, les recommandations de
la Société algérienne d’immunologie qui organise,
depuis hier, le 4e Congrès d’immunologie et les
6es Journées d’immunologie à Alger. Placée sous le thème
«L’immunologie au carrefour des pathologies rénales»,
cette rencontre scientifique, dont les travaux prendront
fin aujourd’hui, offre «un échange d’informations et de
collaborations nationales, maghrébines et européennes
caractérisés par de multiples projets de recherche.
Toutes les maladies rénales secondaires ont une réponse
exagérée du système immunitaire», a déclaré la présidente
du congrès, le professeur Benhalima, chef du service
d’immunologie au CHU Mustapha. Le thème en
question, poursuit-elle, est tel un triptyque, il s’ouvre sur
trois enjeux médicaux que sont la transplantation rénale,
les gammapathies monoclonales et les vascularites.
«Une meilleure compréhension des mécanismes
immunologiques impliqués dans des maladies impulse le
partage des connaissances et des compétences relatives
à ces pathologies et à leurs modèles expérimentaux»,
a-t-elle indiqué. Pour le président de la Société algérienne
d’immunologie, le professeur Kamel Djenouhat, chef
du laboratoire central à l’EPH de Rouiba, toutes les
maladies rénales secondaires sont une anomalie ou
ont une réponse exagérée du système immunitaire.
«La place de l’immunologie dans la prise en charge
des maladies rénales est donc incontournable», a-t-il
souligné. «Dans le traitement par la transplantation,
l’immunologie intervient dans la sélection du donneur
et du receveur. Comme elle intervient aussi dans les
complications, en l’occurrence le rejet et sa prévention
par l’inhibition des composants du système immunitaire
à son origine», a expliqué le Pr Djenouhat. La protection
du rein dans les maladies auto-immunes a fait également
l’objet de débats lors de cette rencontre maghrébine.
Des maladies en progression en Algérie, dont «les
complications sont souvent irréversibles surtout lorsque
le diagnostic est posé tardivement», a encore expliqué
le Pr Djenouhat en citant une maladie rare, le syndrome
hémolytique urémique (SHU) atypique dont l’étiologie
est aujourd’hui identifiée, touchant le rein et d’autres
organes. Son traitement est actuellement possible puisque
le médicament vient d’être enregistré en Algérie. Devant
l’évolution inquiétante de ces maladies insidieuses,
le président de la Société algérienne d’immunologie
recommande le lancement d’études multicentriques
afin de préciser les aspects épidémiologiques et la
fréquence de ces maladies à travers le pays. Il rappelle
qu’il s’agit de maladies multifactorielles dont le facteur
génétique est principalement mis en cause et que le
taux de consanguinité est élevé en Algérie. La maladie
touche les femmes plus que les hommes ; les facteurs
hormonaux sont incriminés d’où le sexe/ratio très
élevé et la prédominance chez la femme. Les facteurs
environnementaux microbiens, alimentaires et autres sont
aussi incriminés.
Djamila Kourta
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 7
L’ACTUALITÉ
PÉTITION D’EL KHABAR
CRI DES HOMMES LIBRES POUR DÉFENDRE L’ALGÉRIE DES LIBERTÉS
Le gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Communication, une sale guerre contre le journal El Khabar.
A travers El Khabar, c’est une guerre qui est déclarée contre les
titres de la presse indépendante, la liberté de la presse et les droits
de l’homme en Algérie. Les événements se sont accélérés en moins
d’une semaine et le journal El Khabar s’est retrouvé dans une bataille
politique sous couvert juridique. Le hasard a fait que cela coïncide avec
le 3 mai, Journée internationale de la liberté d’expression, un des principes fondamentaux des droits de l’homme. Un principe qu’El Khabar
considère comme référence principale de sa ligne éditoriale de laquelle
il n’a pas dévié, quels que soient les circonstances et les chantages.
LES SIGNATAIRES
Noureddine Boussioud (membre fondateur à Jil DjadidConstantine), Mourad Ben Yahia (Kaïs-Khenchela), Seddik
Lahlil (Kaïs-Khenchela), Hamza Chegatba (KaïsKhenchela), Mourad Madi (Kaïs-Khenchela), Souhila
Bouzekri (Aïn Merane-Chlef), Lyes Ouarab (Tizi Ouzou),
Mohamed Keneza (Chelghoum Laïd-Mila), Tahar Belmahdi
(enseignant CEM- Sétif), Ahmed Bouchareb (journaliste à El
Biled-Alger), Ali Anouri (militant droits de l’homme,
M’Chedallah-Bouira), Noureddine Afrid (président
AWDLCP-Mila), Djilali Ould Ali (AÏn El Hammam, Michli-Tizi
Ouzou), Lakhdar Sibous (militant RCD, El Kseur-Béjaïa),
Lilouche Farid (militant RCD, El Kseur-Béjaïa), Khelaf Aloui
(commissaire aux comptes-Alger), Salim Mendji (Ben
Azouz-Skikda), Fouad Saâdia (menuisier, El Ouricia-Sétif),
Fateh Rehab (fonctionnaire, El Ouricia-Sétif), Abdessalam
Bouamama (menuisier, El Ouricia-Sétif), Fethi Ben Allek
(fonctionnaire, El Ouricia-Sétif), Abdelhak Ben Aziz
(menuisier, El Ouricia-Stif), Abdraouf Merghem (menuisier,
El Ouricia-Stif), Aziz Touahar (journaliste-Alger), Belkacem
Ben Arour (Sétif), Nacereddine (Blida), Abderrahmane
Massar (enseignant à la retraite, Chréa-Tébessa),
Abdelkder Benbrik (poète, Theniet El Had-Tissemsilt),
Hamza Zaâboub (Merouana-Batna), Abdelkader Bettou
(Bougara-Blida), Fatma Bettou (Bougara-Blida), Abdelaziz
Bettou (Bougara-Blida), Toufik Bettou (Bougara-Blida),
Messaoud Bettou (Bougara-Blida), Mahfoud Bettou
(Bougara-Blida), Redha Bettou (Bougara-Blida), Salim
Bettou (Bougara-Blida), Fethi Bettou (Bougara-Blida), Ilyes
Bettou (Bougara-Blida), Ali Bettou (Bougara-Blida), Nacer
Bettou (Bougara-Blida), Elhadj Haliti (ex-P/APC ;exdirecteur CEM-Djelfa), Yacine Haliti (étudiant universitaireDjelfa), Talab Ameur (propriétaire de douches-Djelfa),
Anouar Sadat Mekhnachi (Tamezianet-Khenchela), Nabil
Hamdani (Tamezianet-Khenchela), Mohand Aoudia (Beni
Ksila-Béjaïa), Fares Bouchaker (ex-fonctionnaire à la Sûreté
nationale/fils de moudjahid/ militant politiqueOuanougha-M’slia), Mohamed Lahcen (Tiaret), Mustapha
Touati (Alger), Saïd Mehamdi (ex-président APC-Tizi
Ouzou), Abdeslam Chorfa (commissaire aux comptesAlger), Yasmina Oukaour (prof de français, Akbou-Béjaïa),
Maâmar Mezazi (Alger), Aïcha Aïssa (Alger), Mahmoud
Dekhil (enseignant, Mechira-Mila), Noureddine Ababssa
(fils de moudjahid-Souk Ahras), M’hamed Meddah Araïbi
(ex-député libre-Chlef), Nouria Hadj Boulenouar (médecin
généraliste-Aïn Témouchent), Lahcen Dia (fonctionnaire à
sonatrach- El Oued), Mostefa Grifi (journaliste retraitéBlida), Mohamed Cherouana (technicien dans une
cimenterie, Didouche Mourad-Constnatine), Tensaouti Adel
(Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Rachid (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali
Djamel (Akbou-Béjaïa), Aourtilane Sanaa (Akbou-Béjaïa),
Aourtilane Bahidja (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Ikram (AkbouBéjaïa), Aït Si Ali Nibal (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Zeibeb
(Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Samia (Akbou-Béjaïa), Ouakouche
Ali (Béjaïa), Salah Maâzouz (Alger), Mohamed Amine
Meftah (étudiant universitaire/droit-Sétif), Mebarka
Bouslouki (citoyenne-Sétif), Dhouadi Bouras (étudiantSétif), Bouchatour Abdelmounaam (Jijel), Hidouci Soumia
(Constantine), Azeddine Guerfi (éditeur), Adalou Amrane
(médecin généraliste à Akbou-Béjaïa), Hichem Bachir
Bouiadjra (universitaire-ingénieur polytechnicien),
Meniche Mouhoub (militant démocrate indépendant,
Chorfa centre-Bouira), Hamidouche Malek (docteur
vétérinaire, membre du conseil national du RCD et élu à
l’APW de Béjaïa), Noureddine Rezoug, Boukarine
Abderrahmane (journaliste Liberté), Ouchene Faïçal
(résidant en France-gérant de société SF corporate), Yahia
Berkane (enseignant-Saïda), Mohamed Ghriss (auteurjournaliste indépendant-Algérie et sites internet),
Mustapha Thaalibi, Ouyahia Lyamine (ingénieur), Azzi
Salah Mohsen (journaliste-correspondant à Liberté, poète
et hispaniste), Mustapha Kamel Thaalibi (cadre en retraite,
Sétif-Membre fondateur de Talaïe El Houriyate), Louanes
Kassouri, Mellak Nadjib (Alger), Touati Arezki (cadre à la
retraite), Saïdi Hachemi (président de la commission
nationale des adjoints et superviseurs d’éducation affiliée
à l’Unpef), Bounab Abdelkader (ex-président de
l’association de l’environnement), Ould Lamara Loucif
(ingénieur informaticien-Tizi Ouzou), Casasni Mohamed,
Kechi Lounas (acteur), Abdelkader Bennaï, Lakhdar Belaïd
(moudjahid/retraité de l’Armée populaire nationale), Tahar
Djaballah (avocat-Batna), Ramdan Taazbit (député Parti des
travailleurs), Nacer Boufelfel (Alger), Hamza Aykoun
(intendant dans un lycée-Sétif), Abdelkrim El Ouar
(enseignant, Aïn Mlila-Oum El Bouaghi), Djilali Amrani
(écrivain), Baroud Mohamed Hakim (enseignantTissemsilt), Elhadj Driza (avocat/membre du conseil
national du parti Ansar Aldjazaïr), Mohamed Djalal Berchi
(commerçant-Alger), Rabah Meliani (retraité-Alger), Arab
Amar (Azazga-Tizi Ouzou), Mohand Arab Djerada
(fonctionnaire, Beni Menikeche-Béjaïa), Abdennour
Hamidouche (Akbou-Béjaïa), Youcef Djelouli (militant Talaie
El Khabar, qui est né dans un climat politique particulier, est l’un des
acquis des événements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans
une conjoncture difficile, durant laquelle des journalistes ont sacrifié
leur vie pour la consécration de la démocratie, de la liberté d’opinion,
de pensée et d’expression. El Khabar a mené, durant cette période,
des batailles contre des groupes sanguinaires et obscurantistes et à
plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrôle
et poursuites judiciaires, fermeture de sources d’information et
redressements fiscaux). Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux,
El Khabar a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le
citoyen de l’Algérie profonde. Et personne d’autre. En réponse à cette
El Houriyate-Tlemcen), Aouicha Kissous (étudiante et
militante Talaie El Houriyate-Tlemcen), Ben Fichouh Mechri
(militant en politique et des droits de l’hommeMostaganem), Ahmed Ziadi (enseignant école primaire),
Labassi Amar (Tibnaouin), Karim Saïdi (fonctionnaire),
Khemidj Tahar (fonctionnaire), Hafout Rafik, Abdesslam
Baroudi, Khaled Abidi (avocat agréé à la cour de Batna),
Farid Nouioua (agriculteur-Bordj Bou Arréridj), Mahmoud
Bouleksaïr (cadre éducateur à la retraite-Mila), Amar
Kechoud (pharmacien-Mila), Nedjemeddine Bousmina
(retraité-Mila), Hafid Boudjedra (fonctionnaire-Mila), Kamel
Abdellah (correspondant de Liberté-Mila), Ahmed
Oubrahem (universitaire), Sibouh Rabah, Khalid Rachid
(Tizi Ouzou), Aziz Touaher, Aoumar Youssfi, Barech Malika
(professeur d’économie-Sétif), Bachiri Amran (Tizi Ouzou),
Ghedadi Sadek (administrateur), Maaloum Rachid (retraité
d’éducation-Tizi Ouzou), Hadouche Mounir (commerçant),
Iboudghacem Mahmoud (Béjaïa), Nazef Ali (directeur
d’entreprise), Houcine Makhloufi (commerçant-Tizi Ouzou),
Mohamed Radjeh (médecin spécialiste-Chlef ), Lahcen
Benchhima (immigré), Djeloul Belhadhri (employé-Chlef),
Tayeb Hanouni (employé-Chlef), Haacen Zedaoui (Chlef ),
Djamel Boutira (Chlef ), Mourad Lezrak (France), Mohamed
Hmida (Hollande), Abdelkarim Benziyan (chauffeur de taxi),
Naâmi Ahmed (chauffeur de taxi-Chlef), Cheklal Abdelkader
(chauffeur de taxi-Chlef ), Choucha Mehdi (chauffeur de
taxi-Chlef ), Houcine Bouhella (ex-joueur-Chlef ), Omar
Nourin Mohamed (président d’association-Chlef ), Kamel
Amyar (Tizi Ouzou), Djerou Ahmed (membre fondateur du
comité national de la jeunesse et des étudiants, parti
Djabhat El Moustakbal), Youcef Kelli (Béjaïa), Omar Nazef
(retraité), Hamid Nazef (agent économique), Cherif Nazef
(cadre technique), Karima Nazef, Louiza Nazef, Fatima
Malak (retraitée), Atika Malak (retraitée), Sid Ahmed
Nemchout (retraité), Ferroudja Djendar (retraitée), Taha
Bounini (chercheur universitaire), Nacer Lebad (professeur
faculté de droit-Université Sétif 2), Nabil Chahti (chef de
bureau El Khabar-Annaba), Mourad Farz, Aziz Ghouchene,
Radha Amezrar (enseignant), Hanine Brahim (journalisteAïn Sefra), Ahmed Touahri (avocat, Beni Maouche-Béjaïa),
Oualid Elolmi (délégué communal) Hamadi Krouma
(Skikda),Lahcene Baraka (avocat à la Cour suprême-M’sila),
Mohamed Adoune (Alger), Saïd Belkacem (retraité-Alger),
Abdelaziz AÏlem (commerçant-Constantine), Cherif
Benchehida (Mostaganem), Mustapha Bourmouche
(retraité de Sonatrach-Alger), Ramdan Boulous (retraitéBéjaïa), Sid Ahmed Hamdaoui (transporteur-Blida),
Mohamed Salah Boussaha, dit Ahmed (fonctionnaire à la
Direction des forêts, Sedrata-Souk Ahras), Mohammed
Gaïd (retraité-Alger), Amar Gaïd (retaité-Alger), Amar
Belkhiri (retraité, Ouled Rechache-Khenchela), Mounir
Mihoubi (Sétif), Abdelhamid Gherbi (Mascara), Mohamed
Leslou (agent administratif principal à la retraite-Alger),
Messaoud Kebab (chauffeur de taxi-Alger), Brahim Djebouri
(retraité-Tipasa), Mourad Bouterdjine (Bourkika-Tipasa),
Meziane Chebli (responsable AE, Boghni-Tizi Ouzou),
Ahmed Harbi (Boghni-Tizi Ouzou), Amar Haddadi
(entrepreneur/ démocrate-Alger), Boualem Amiar (TadmaïtTizi Ouzou), Noureddine Abdeli (Guelma), Aomar Chaoui
(retraité-Alger), Amel Bouzekri (Boukhanefis-Sidi Bel
Abbès), Abdelhak Bendouda (ex-DRH à Numidia News-Tizi
Ouzou), Fouad Moudjedj (prof de formation
professionnelle-Batna), Nasreddine Souissi (ministère de
l’Education-Alger), Khalil Chettouh (étudiant-Tébessa),
Mohamed Laïd Amghar (retraité-Tizi Ouzou), Habib Nedam
(médecin, Telagh-Sidi Bel Abbès), Noureddine Rahmoun
(enseignant à la retraite, Tadjenanet-Mila), Madjid Houali
(biologiste-Tizi Ouzou), Hocine Khelidji (fonctionnaire
universitaire-Guelma), Abdelghani Ben Yahia (enseignantBéjaïa), Hocine Aberkane (journaliste ouest info-Oran),
Saïd Metalas (ex-fonctionnaire à la radio-Alger),
Noureddine Ouadah (fonctionnaire-Relizane), Abdelhamid
Ghabouli (directeur CEM à la retraite/fils de chahid-Bordj
Bou Arréridj), Kamel Cherif (boulanger-Alger), Hakima
Ferrahi (fonctionnaire étatique-Boumerdès), Miloud Hambli
(fonctionnaire à la direction de la jeunesse et des sportsGuelma), Abdenacer Bouaziz (ingénieur forestier à la
retraite, Oued Zenati-Guelma), Mohamed Ameziane Abadja
(Tizi Ouzou), Yazid Dahoumane (Azazga-Tizi Ouzou),
Mokhtar Hamou (agent polyvalent-Alger), Righi Zitouni
(directeur régional dans une banque à la retraite/fils de
chahid-Bordj Bou Arréridj), Chabane Boumertit (retraitéAlger), Hocine Zelmat (Tizi Ouzou), Djafaar Goucem (Tizi
Ouzou), Hamid Mellah (Tizi Ouzou), Abdelaziz Challal
(fonctionnaire-Alger), Kamel Mansour (chauffeur-Alger),
Hamza Oukil (fonctionnaire, Thenia-Boumerdès), Afif
Bouatou (Sidi Ali-Mostaganem), Zoulikha Bouatou (Sidi AliMostaganem), Mohamed Smaïl (membre du Conseil
national de la Ligue nationale pour la défense des droits de
l’homme-Relizane), Mohamed Hamadouche (cadre
supérieur à la CNEP banque-Alger), Rania Amar Youcef
(citoyenne-Alger), Anissa Bouyahi (citoyenne-Alger), Smaïl
Chihab (enseignant, Oued Rhiou-Relizane), Abderrahmane
Hadibi (entrepreneur-Alger), Abdellah Outanzirt (Ighrem,
campagne féroce que mène le ministre de la Communication contre
le journal El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout
journaliste libre, nous, signataires de cette pétition, exprimons notre
refus absolu de la position du ministre de la Communication ou de
toute autre partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous
dénonçons avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons
notre refus de toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons,
également, que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et
les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les acquis de la liberté
d’expression et de la presse en Algérie.
• Tél : 021 48 47 67- Fax : 021 48 44 26 - elkhabarpetition16@gmail.com
Akbou-Béjaïa), Abderrahmane Siagh (militant du FFS/
chauffeur de taxi-Alger), Elkhoudja Khadidja (inspecteur de
l’enseignement primaire, Tadjenanet-Mila), Kamel Ould
Amar (Mila), Hamid Hamami (militant démocrate-Béjaïa),
Mustapha Bentamra (Tissemsilt), Mohamed Sahli
(conférencier à l’Ecole d’études supérieures-Constantine),
Rachid Saadouni (fonctionnaire à Naftal-Bouira), Chabane
Aït Arab (Aït Toudert), Abdellah Akkache (Aït Toudert),
Mohamed Abbi (Aït Toudert), Hamenni Mohand Ouidir
(juriste à la retraite-Alger), Ikhedalen Yacine (Alger), Toufik
Dmani (Tizi Ouzou), Mechri Benfichouh (Mostaganem),
Mouloud Naït, Brahim Dahmani (Boumerdès), Belkacem
Mamou (photographe-Tizi ouzou), Sofiane Maïzi, Halimi
Yacine (cadre-Tébessa), Mohand Oussaid Khlifa (employéSouk Ahras), Drifoul Okba (chef de service comptabilitéSouk Ahras), Mhamedi Mourad (Batna), Mhamedi Nacer
(employé-Batna), Mhamedi Karim (agent de sécuritéBatna), Zaïr Azeddine (psy-Batna), Zaïr Elyamine (TS en
électronique-Batna), Slimani Réda (agent techniqueBatna), Mhenna Lezhar (agent technique-Batna), Hamid
Aazeb (chargé de gestion), Mehdi Oueld Rouis
(dessinateur), Rassemblement des Algériens en France,
Azoug Elyazid (Béjaïa), Aït Hamid (retraité-Tizi Ouzou),
Sedki Boualem (ex-diplomate-Tizi Ouzou), Abdelaziz
Tamim, Nasri Omar (Béjaïa), Hamoudi Arezki, Kamel Zirem
(journaliste), Bir Sofiane (prof de lycée-Béjaïa), Morsli
Djamel Eddine Benabdellah (prof-Chlef), Bit Farouk (avocatBéjaïa), Mohamed Sghir Meziane (cadre de finance et
comptabilité-Alger), Kaci Saïd (moujahid, retraité-Tizi
Ouzou), Djamel Bouchama (Tizi Ouzou), Omar Bentoubal
(Tizi Ouzou), Abdelmalek Aberkane (Jijel), Mansour Beroual
(militant des droits de l’homme et politicien-Alger),
Rachemi Aïcha (70 ans, assistante sociale CNAS à la
retraite-Alger), Yazid Ferdjioui (plombier, Beni OurtilaneSétif), Boubaker Ferdjioui (matériel de forage, Beni
Ourtilane-Sétif), Khalef Youghersen (Derguina-Béjaïa),
Amar Zerar (Beni Douala-Tizi Ouzou), Larbi Aït Abdelmalek
(militant RCD, vendeur en pharmacie, Aïn El Hamman-Tizi
Ouzou), Abderrahmane Boudina (Mila), Souad Azouaou
(Tizi Ouzou), Salah Eddine Bouhenna (Mila), Hamoudi
Messaouada (retraitée des douanes algériennes-Relizane),
Boussad Toudert (retraité-Alger), Rabah Djouhri (cadre
supérieur au ministère de l’Environnement et des
Ressources en eau-Alger), Cherif Hamissi Ahmed
(fonctionnaire SNTF, Boukadir-Chlef), Omar Branes
(technicien-Italie), Mohamed Tahar Amarouche (militant
Cnapest-Alger), Nora Amarouche (militante Cnapest-Alger),
Massiva Amarouche (étudiante-Alger), Rachid Boudraâ (exfonctionnaire-Batna), Mohamed Boukhari (cadre syndical à
la retraite-Constantine), Fahim Amriche (informaticien-Aïn
Témouchent), Brahim Beghal (Alger), Ahmed Benarmes
(éducateur à la retraite-Oran), Chabane Roumaine (Alger),
Karim Mazeghrane (enseignement secondaire-Bordj Bou
Arréridj), Yazid Dahmoun (commerçant-Tizi Ouzou), Nouar
Maz (Tazmalt-Béjaïa), Chadli Chouatha (Ferdjioua-Mila),
Idir Salhi (fonctionnaire Naftal, Chorfa-Bouira), Abdelkrim
Merzouk (vice-président APC Chorfa-Bouira), Hocine Salmi
(Oum Teboul-Taref), Belkacem Ben Safsaf (retraité, Beni
Ourtilane-Sétif), Adel Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Widad
Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Malika Aourtilane (AkbouBéjaïa), Athmane Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Keddad
Messaoud, dit Idir (délégué du mouvement citoyen,
chauffeur de taxi-Alger), Elhabib Bou Mesdjed (journaliste,
correspondant, Sfisef-Sidi Bel Abbès), Saïd Hamamin
(président de la section libre La voix du peuple, KherrataBéjaïa), Kamel Medghour (section libre La voix du peuple,
Kherrata, Béjaïa), Elhadj Merzoug (section libre La voix du
peuple, Kherrata-Béjaïa), Zakia Ighmouracene (section
libre La voix du peuple, Kherrata-Béjaïa), Hakim Alileche
(opérateur, économiste-Alger), Hakim Mouhoubi (berger,
Beroual-Tizi Ouzou), Malik Boudarene (commerçant-Tizi
Ouzou), Dahmane Abrous (Tagmount Azouz-Tizi Ouzou),
Samir Aït Ali Slimane (commerçant, Aïn El Hammam-Tizi
Ouzou), Mahfoud Derouiche (enseignant, Collo-Skikda),
Mohamed Abdelouaheb Belouafaa (retraité-Alger), Elhadi
Athmani (Babar-Khenchela), Ali Habel (retraité-Alger),
Boualem Idrici (commerçant-Alger), Abderrezak Boudouani
(prof universitaire-Chlef), Mouloud Taghbalout (démocrateAlger), Saïd Bellir (avocat stagiaire-Tizi Ouzou), Nacira Ben
Haddou (prof d’enseignement professionnel, Aïn MeraneChlef), Hocine Amrane (commerçant, Aïn Oussara-Djelfa),
Abderrahmane Bouchami (Alger), Saïd Aït Mebarek (Beni
Douala-Tizi Ouzou), Nadjet Laouar (Laouana-Jijel), Idir
Ouchene (président de la section RCD, Bounouh-Tizi
Ouzou), Mohamed Ifri (retraité, Thenia-Boumerdès),
Abdenour Didi (ex-cadre-Boudouaou), Me Boubaker
Esseddik Hamaïli (élu de l’APC de Sidi Aïch/président de la
section RCD-Béjaïa), Rafik Aïdli (membre de la section RCD,
Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Hamitouche (membre de la section
RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Cherif Zeghlache (membre de la
section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Rafik Oubraham (membre de
la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Habib Ahfir (militant du
RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Dr Aïssa Nasri (secrétaire de la
section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Abdenour Abahour, dit
Chafik (élu APC, Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Aïdli (élu APC, Sidi
Aïch-Béjaïa), Samir Moussaoui (militant du RCD, Sidi AïchBéjaïa), Slimane Amari (Alger), Ali Dahmane (retraité
Sonacome-Alger), Rabah Hemissi (carde à la retraiteGuelma), Noureddine Bouledja (Tizi Ouzou), Lemhalhal
Babouri (poète-Sétif), Hamza Sabri (Oran), Djamel Mechri
(Les Issers-Boumerdès), Réda Sedaïria (Tébessa), Yahia
Saïdi (fils de chahid/ancien membre fondateur RND/
membre du conseil national El fadrj Eldjadid-Béjaïa),
Abdelkader Kessour (retraité SNTF-Borj Bou Arréridj),
Hakim AÏnouche (médecin, M’Chedallah-Bouira),
Abdelkrim Melizi (enseignant langue arabe-Sétif), Adel
Amireche (vendeur de journaux-Constantine), Hassen
Berrichi (citoyen-Boumerdès), Yacine Lakbal (Béjaïa), Amel
Mekdoud (traductrice), Ayachi Abdelhamid (architecteConstantine), Moumouh Mzyaeb (Alger), Mohamed Djouadi
(étudiant en gestion), M. Ouarab (Béjaïa), Sofiane AÏt
Bachir (avocat-Tizi Ouzou), Brahim Daoud (prof de lycée),
Bouadila Walid, Sayeb Samah (étudiante-Batna),
Amarouche Lakhdar Amirouche (directeur centre de
tourisme-Batna), Saïdi Yanis (commerçant-Tizi Ouzou),
Habbi Youcef (consultant juridique en retraite-Tizi Ouzou),
Messaoudene Salem (retraité-Tizi Ouzou), Adel Arab
(commerçant-Sétif), Youcef Habet (médecin-Paris), Zaïdi Ali
(prof universitaire-Béjaïa), Iliès Boukermouche
(commerçant-Sétif), Hamid Maâlem, Elaïb Abdelkader
(prof/retraite-Sétif), Larbi Zaroual, Rachid Merzouk (cadre
société privée), Mourad Salhi (prof-Belgique), Hamid Ben
Kaci (Tizi Ouzou), Hassen Omar (prof), Chachoua Boukhalfa
(syndicaliste/parti Talaie El houriate-Béjaïa), Chibane
Fayçal Mohamed Tayeb (retraité-Alger), Chibane Fayçal
(ingénieur et entrepreneur-Alger), Hammouche Sadek
(retraité de l’éducation), Kaci Bouguerra, Faouzi Chaalal,
Rachid Zouaamia (professeur -Béjaïa), Hasnaoui Mohamed,
Yahia Harkat (journaliste), Mokhtar Yemmi, Aziz Racim,
Achouri Missah (prof-El Oued), Yahi Khlifa (ingénieurFrance), Azzag Sebti (retraité), A. Alioui (expert
international/commissaire aux comptes), Arab Hadibi
(employé dans une banque publique), Mustapha Maâzouzi
(militant politique et journaliste-Tizi Ouzou), Zineb
Abouzou (Tamanrasset), Fatima Hammal (Tamanrasset),
Abdellah Ould Mohamed (Mauritanie), Ag Ilyes Teffar
(Tamanrasset), Souha Lamsari (Tamanrasset), Metta
Hammal (Tamanrasset), Abdellah Sediki (Tamanrasset), Ali
Kada (secrétaire général du Parti 1er Novembre-Tiaret),
Smaïl Maameri (travailleur-Aïn El Hadjel-M’sila), Amrane
Mahfoud (citoyen-Aïn Defla), Saaï Dif Allah (sportifTébessa), Rabah Limam (directeur général à la retraiteBouira), Ali Bouzrida (enseignant à la retraite-Mila), Kamel
Demdoum (enseignant/auteur et journaliste-Oum El
Bouaghi), Khadidja Boudine (membre du bureau politique
du Parti des travailleurs-Alger), Ben Bouzid Ben Saâda (El
Idrissia-Djelfa), Rachid Zaarab (membre du bureau
politique du Parti des travailleurs et ex-député-Bouira),
Mohamed Kenas (agent BADR-Tizi Ouzou), Mohamed
Kedyam (commerçant-Tizi Ouzou), Rachid Si Ahmed
(retraité-Tizi Ouzou), Omar Saïdoun (retraité-Tizi Ouzou),
Abdelmadjid Saoudi Abou Nadjm Eddine (Khenchela),
Sofiane Ben Hizia (Béjaïa), Ziane Hassene Di Mouloud
(Larbaâ Nath Irathen-Tizi Ouzou), Brahim Betou (BouguaraBlida), Mohand Ouchabane Semar (technicien-Alger),
Mahfoud Abdou (Cherchell-Tipasa), Nadjib Mati (chef
d’entreprise, Akbou-Béjaïa), Makhlouf Lahleb (Ksar El
Boukhari-Médéa), Amar Bouguera (Alger), Omar Benaïche
(citoyen-Relizane), Mohamed Elkamel Teraïa (dirigeant
syndicaliste à la retraite-Batna), Abdelhak Sayah
(commerçant-Skikda), Samir (victime du terrorisme-Sétif),
Mohamed Saïd Kahia (Beni Douala-Tizi Ouzou), Karim
Kahia (Beni Douala-Tizi Ouzou), Tassaadit Kahia (Beni
Douala-Tizi Ouzou), Madjid Hachemi (Beni Douala-Tizi
Ouzou), Dris Chikhi (directeur à la retaite-Béjaïa),
Messaoud Saghour (enseignant-Alger), Arezki Ben Hamou
(retraité d’éducation-Tizi Ouzou), Djamel Eddine Temime
(technicien-Constantine), Kouider Tires (vice-président APC
de Sfisef-Sidi Bel Abbès), Hocine Cheniki (fonctionnaireConstantine), Chabane Artdas (retraité-Tizi Ouzou), Mahdi
Ladjal (militant RCD, Fouka-Tipasa), Omar Aïnouche
(M’Chedallah-Bouira), Achour Kariche (militant RCD-Tizi
Ouzou), Rabah Goulmani (technicien télécom-Alger), Ali
Gueriani (employé, Kadiria-Bouira), Abdelkader Aït
Mouheb (enseignant-chercheur-Alger), Ali Ibnouri (militant
droit de l’homme, M’Chedallah-Bouira), Rachid Kaci
(retraité-Tizi Ouzou), Kaci Zentar (retraité-Alger), Moussa
Draï (retraité de l’armée, commerçant-Tlemcen), Mohamed
Mahtout (Tizi Ouzou), Nacer Saou (citoyen-Oum El
Bouaghi), Brahim Hamami (enseignant, Tazmalt-Béjaïa),
Mohamed Cheragui (Tizi Ouzou), Abdelkrim Merzouk (viceprésident APC (RCD), Chorfa-Bouira), Rachid Bacha (El KalaTaref), Farid Lamrous (pharmacien-Tizi Ouzou), Ayachi Ben
Dehiba (retraité-Mostaganem), Hamid Mihoubi (assureurTizi Ouzou), Amar Boukermouche (Annaba), Mustapha
Bouache (Beni Haoua-Chlef), Omar Amiour (Tizi Ouzou),
Rachid Boutas (Jijel), Larbi Gouali (Béjaïa), Salah Yahi
(Tazmalt-Béjaïa), Nasreddine Soussi (Alger),…
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8
ALGER INFO
MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES
COMMUNE
DE DOUÉRA
Les APC continuent
de transgresser les normes
MANQUE DE
COMMODITÉS
À LA CITÉ
DES 1046
LOGEMENTS
es habitants de la cité des 1046
Logements à Douéra déplorent le
Lmanque
de commodités dans leur cité.
● Les APC persistent dans leur démarche contrevenante, en recourant de manière
massive à l’installation de ralentisseurs
es APC ont été destinataires
d’une circulaire interministérielle leur enjoignant de
prendre les mesures nécessaires
pour éliminer les ralentisseurs
posés anarchiquement et conçus
sans normes. Après deux mois
de mise en application de ladite
circulaire, aucun changement n’a
été apporté par les autorités locales
à la situation, la suppression des
ralentisseurs qui ne répondent pas
aux normes ne s’est pas faite.
Pis encore, les APC continuent
d’installer des dos-d’âne difformes
et surdimensionnés. A Bordj El
Kiffan, les services de l’APC
persistent dans leur démarche
transgressive des directives de la
circulaire en recourant de manière
massive à l’installation de ralentisseurs, notamment sur les voies
express.
Convaincus que ce moyen est le
plus efficace pour la réduction
de la vitesse et par voie de conséquence les accidents, le nombre de
ralentisseurs a été décuplé. C’est
ainsi que sur la RN24, de nouveaux ralentisseurs ont été installés. Ces obstacles abrupts n’ont été
signalés par des panneaux et peints
qu’une dizaine de jours après leur
installation.
Entre-temps, plusieurs voitures
ont été endommagées, particulièrement de nuit, «aucune signalisation n’a été installée en amont
de ces monticules pour indiquer
leur présence. En passant de nuit
la voiture a failli se renverser»,
raconte un automobiliste. Dans
d’autres endroits, l’implantation
des ralentisseurs continue à se faire
sans étude et sans autorisation des
autorités locales. Des lotissements
PHOTO : M. SALIM
L
Les APC continuent d’installer des dos-d’âne difformes et surdimensionnés
d’habitation, tels que «Ben Djaïda», à Bordj El Bahri, pullulent
de ce genre de dos-d’âne qui sont
réalisés par les habitants.
Deux brouettes de béton suffisent
pour confectionner un ralentisseur,
qui n’en est en vérité pas un. Il
s’agit d’un obstacle que les voitures peinent à franchir. Toutes les
ruelles de ce lotissement ont été
dotées de ce genre de ralentisseurs
ne répondant pas aux normes. Il
ne se passe pas un jour sans que
les habitants en construisent, qui
plus est, en utilisant des matériaux
non conformes aux prescriptions
techniques.
D’après la circulaire, 42% des
ralentisseurs du réseau routier sont
implantés de façon anarchique et
non conforme aux normes techniques et sans autorisation des
autorités publiques. C’est pour
cela qu’il a été exigé des autorités
locales l’élimination de tous les
ralentisseurs réalisés sans autorisation et ne répondant pas aux
normes, d’interdire également en
agglomération, l’implantation de
ralentisseurs sur les voies à grande
circulation et d’impliquer systématiquement les services techniques de la subdivision des travaux publics dans l’examen de
toute demande d’implantation de
ralentisseurs.
Cependant, l’élimination des ralentisseurs qui ne répondent pas
aux normes ne s’est pas faite, au
contraire, les APC en réalisent de
nouveaux, et ce, en porte-à-faux
avec la réglementation. Concernant les pénalités prévues par la
réglementation contre les contre-
venants qui réalisent des ralentisseurs sans autorisation, celle-ci
n’a jamais été demandée et encore
moins après la parution de la circulaire. Sachant que l’autorisation
d’implantation des ralentisseurs
reste soumise à l’examen et à l’accord de la commission technique
de la wilaya.
Les municipalités sont aux antipodes des techniques d’aménagement qui peuvent se substituer aux
ralentisseurs. Il s’agit de recourir
à des techniques moins lourdes et
esthétiques telles que les clous et
les plots de chaussée, les bandes
rugueuses, ainsi que les minigiratoires et les chicanes. Mais l’on
s’obstine à enlaidir l’espace urbain
par ces difformités qui, d’un point
de vue sécuritaire font plus de mal
que de bien.
K. Saci
SUR LE VIF
A l’absence d’éclairage public dans
les espaces attenants aux immeubles
de la cité, s’ajoutent les ascenseurs qui
sont toujours en panne, «les ascenseurs
sont tout le temps en panne. Les vieilles
personnes et les malades en sont les
plus pénalisés par cette situation, qui
d’ailleurs n’a suscité aucune réaction
de la part des autorités, qui ont à leur
charge la gestion de notre cité, et ce, en
dépit des multiples requêtes que nous
leur avons adressées», confient des
habitants de la cité.
Par ailleurs, l’absence d’agents d’entretien au niveau des immeubles a
fait que les cages d’escalier et autres
espaces communs, sont complètement
dégradés. La peinture des façades est
également dans un piteux état, qu’ «on
daigne au moins s’occuper des espaces
verts et des aires de stationnement qui
sont complètement délaissés. Aussi, il
est inconcevable de ne pas refaire la
peinture des immeubles», disent-ils, et
d’ajouter : «A quoi servent les charges
locatives sinon à réaliser ce genre de
travaux.»
«Nous nous acquittons de ces charges
chaque mois, mais en contrepartie il
n’y a aucune prise en charge». Cette
situation, faut-il le dire, n’est pas la
particularité de la seule cité des 1046
Logements, mais de la plupart des cités
AADL de la capitale. Le même constat
est déploré à Bab Ezzouar, à Sebala ou
encore à El Achour, d’où la nécessité
de renforcer le travail d’entretien afin
de maintenir un état permanent de
préservation du cadre de vie des locataires.
K. S.
24 HEURES
PERTURBATION DANS
L’ALIMENTATION EN
EAU POTABLE DANS LES
COMMUNES D’ALGERCENTRE
PHOTO : H. LYÈS
LA DÉBROUILLE
Tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent. Une sympathique activité de
vente de poissons d’aquarium
La société HWD, en charge de
l’exploitation de la station de
dessalement du Hamma, a
programmé l’arrêt total de
l’usine pour des travaux de
maintenance, du dimanche 22
mai à 00h00, au jeudi 26 mai à
9h00. Cet arrêt, engendrera un
déficit en production, qui
générera quelques
perturbations en eau potable
dans les communes d’AlgerCentre. La situation se rétablira
progressivement durant la
journée du 26 mai 2016. La
Seaal met en place un dispositif
de citernage afin d’alimenter en
priorité les établissements
publics et hospitaliers pour
réduire les désagréments, ainsi
que la population, dans les
limites de ses possibilités. Elle
remercie la population de sa
compréhension et prie ses
clients de l’excuser, pour les
désagréments causés par cette
coupure d’eau. La Seaal mettra
tout en œuvre pour rétablir au
plus vite la situation et assurer
de nouveau la continuité de
service. Elle réaffirme son
engagement à travailler pour
améliorer la qualité du service
offert à ses clients, améliorer le
cadre de vie des citoyens et
riverains et protéger leur
environnement. Pour toutes
informations, Seaal met à la
disposition des clients le
numéro de son centre d’accueil
téléphonique opérationnel, le
1594, accessible 7j/7 et 24h/24.
STATION DE TRANSPORT
À RÉGHAÏA : LES BUS
DE HOUCH EL MAKHFI
VÉTUSTES
Les bus qui desservent les
localités d’Ouled Haddadj et
de Houch El Makhfi à partir de
Réghaïa sont dans un état de
délabrement tel qu’il devient
urgent de les mettre à l’arrêt.
Ces bus dont l’âge dépasse
trente ans pour la plupart,
continuent à rouler. «On se
demande si ces bus passent
vraiment par le contrôle
technique, car si c’est le cas il
ne devraient plus rouler»,
s’interrogent des usagers. Il
arrive souvent qu’un bus perde
l’usage de ses freins, «ces bus
vétustes sont dotés d’un
système de freinage à l’air. Ils
lâchent souvent», confie un
usager. «En plus du danger que
ces bus représentent pour les
passagers, ces derniers sont
transportés dans des
conditions d’hygiène
déplorables, les sièges sont
déchirés, les vitres sales et le
parterre plein de poussière.
Dans les périodes de grande
chaleur, il devient impossible
de respirer à l’intérieur»,
assure-t-il.
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
LUNDI 16
CHAÂBANE 1437
Fadjr…………...………
Chorouk ...……………
Dohr ………………
Asser………………
Maghreb…………
Îcha ……………
03:49
05:36
12:45
16:35
19:59
21:34
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8
RÉGION EST
AQUACULTURE ET PÊCHE CONTINENTALE À L’EST DU PAYS
AÏN TOUILA
(KHENCHELA)
SCANDALE AU SERVICE
DES CARTES GRISES
BORDJ BOU ARRÉRIDJ
REMISE DES PRIX AUX
MEILLEURS INVENTEURS
Condor a organisé, durant le week-end,
la deuxième édition du «next gen cup»,
qui consiste à choisir les meilleurs
développeurs d’applications en
Algérie. Les lauréats qui ont eu droit à
une récompense de 1 million de dinars
ont bénéficié également de contrats de
partenariat avec Condor. Ils ont été
choisis parmi un nombre important de
projets qui ont été envoyés à la société
par des candidats des quatre coins du
pays. Le PDG de cette dernière,
Abderrahmane Benhamadi, qui a
présidé la cérémonie, a insisté sur la
nécessité de développer un contenu
algérien qui réponde aux goûts du
public local et surtout dans le respect
des traditions et de la culture
algérienne.
«L’Algérien est souvent frustré de ne
pas trouver les applications qui
répondent à ses besoins», a-t-il
souligné, en précisant que la société
Condor est disponible à aider les
jeunes qui ont des capacités et qui sont
porteurs d’un projet. Notons que c’est
le projet de deux jeunes, de Guelma et
Boumerdès, sur un contact direct entre
les parents et les enseignants à travers
une puce, qui a obtenu le premier prix
A. B.
de cette édition 2016.
Le montage de la filière
n’est pas une utopie
● L’élevage en eau douce serait peut-être la solution pour une consommation régulière de poisson.
L
a pêche et l’aquaculture continentale n’arrivent toujours pas à s’affirmer en tant que
filière. Un état des lieux à moitié avoué sous
la tutelle de l’ex-ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, rattaché aujourd’hui à celui
de l’Agriculture et du Développement rural, à telle
enseigne qu’après quatre décennies de tentatives
mitigées, il est question aujourd’hui de faire rapprocher des compétences scientifiques, administration,
associations et professionnels concernés par le
développement de la filière aquacole. C’est sous la
forme d’un réseau national interdisciplinaire dont la
charte a été adoptée samedi, à l’université du 8 Mai
1945 de Guelma, que ce vote est intervenu à l’issue
d’un atelier national de travail, dont le thème a porté
sur la stratégie de développement de l’aquaculture
d’eau douce et géothermale. Il a été conduit en
présence de Farid Harouadi, coordinateur du réseau
aquaculture maritime et d’eau douce (AQUAMAED), et sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
En effet, lors de cet atelier, les responsables des
directions de la pêche des wilayas de Jijel, Skikda,
Annaba, El Tarf, Sétif, et la direction régionale de
Guelma, englobant également les wilayas de Souk
Ahras, Oum El Bouaghi, Tébessa et Khenchela,
ainsi que les présidents des Chambres de la pêche
des wilayas mentionnées ont présenté, tour à tour,
les potentialités de leurs wilayas respectives en
matière d’aquaculture et de pêche continentale.
«Les ressources existent, mais demeurent sous
exploitées», s’accordent à dire les intervenants.
Une vision partagée par les nombreux chercheurs
en poste, notamment, au niveau du CNRDPA
(Centre national de recherche et de développement
pour la pêche et l’aquaculture), chercheurs universitaires et surtout, pour le cas de Guelma en qualité
de futur pôle en aquaculture dans les eaux géothermales, la position des scientifiques du centre de développement des énergies renouvelables (CDER).
Ainsi la wilaya pourrait, à entendre les nombreux
scientifiques présents à cet atelier, accueillir un
pôle, notamment à Hammam Debagh et Hammam
Ouled Ali : «Les ressources géothermiques à basse
température (20-40°C) sont très utiles pour l’aquaculture. Les espèces se développent rapidement
dans ce type d’eau. Les espèces principales sont
le poisson-chat, la truite, le tilapia, l’esturgeon, la
crevette rose d’eau douce géante et les poissons
tropicaux.»
Utopie pour les uns, véritable projet de développement à prospecter pour d’autres, la pêche et l’aquaculture continentale «ne trouvent pas preneurs, ou
du moins peu d’investisseurs s’y intéresseraient !».
Le cas de la wilaya de Annaba, contrairement aux
idées préconçues, est une wilaya exempte de pêche
continentale, «pour la simple raison que depuis
l’indépendance du pays pas un seul barrage n’y a
été construit», dira le représentant de la direction
PHOTO: EL WATAN
Les services de sécurité de Khenchela,
sur instruction du procureur de la
République, ont ouvert récemment une
enquête préliminaire au sein de l’APC
de Aïn Touila, à 30 km du chef-lieu de
wilaya, concernant la disparition de
dizaines de dossiers de carte grise
dans des circonstances suspectes, a-ton appris d’une source fiable. Cette
dernière a dévoilé que «ces dossiers
ont été cachés pour effacer toute trace
d’un trafic d’influence, de faux et usage
de faux, qui s’est installé dans ce
service ayant ouvert ses portes, il y a à
peine quelques mois». Une
commission d’enquête aurait été
dépêchée récemment, au siège de
l’APC, après que des informations sur
la disparition de dossiers sont
parvenues aux services de la wilaya de
Khenchela. Les recherches ont abouti
aussi à la découverte d’un énorme
écart dans les dossiers des fiches de
contrôle de véhicules. Deux employés
du service des cartes grises, exerçant
au sein de la commune, ont été
suspendus à titre conservatoire, en
attendant les conclusions de l’enquête
diligentée par la police. Mohamed Taïbi
La tutelle a réuni les représentants des secteurs des wilayas de l’Est
de la pêche de la wilaya de Annaba, et de conclure
lors de la présentation de son secteur qu’«il existe
des retenues colinéaires mais inadaptées aux
normes, car en terre. La seule qui ait été construite
en 2012 a été asséchée à plusieurs reprises par les
agriculteurs». Un léger mieux à El Tarf. «La wilaya
dispose de potentialités hydriques naturelles et
artificielles appréciables : lac Mellah, lac Oubeira,
lac Tonga, le Mafragh, le barrage Cheffia, Mexna
et Bougous, des oueds et des retenues collinaires,
soit des milliers d’hectares», dira le directeur du
secteur. Et de conclure : «Sauf que ce type de pêche
demeure rudimentaire, voire traditionnel, notamment pour l’anguille. Nous proposons la réouverture de l’exploitation des lacs (Tonga,Obeira) et la
création des activités nouvelles autour desdits lacs,
ainsi que la promotion en région d’El Bettah, par
la création d’une zone d’activité aquacole (ZAA),
très favorable à ce créneau d’investissement. Mais
encore la promotion de la pisciculture en cages
flottantes dans les barrages et cours d’eau en
exploitation.»
RIEN N’EST ENCORE GAGNÉ
Au terme des exposés des différentes directions,
c’est un goût d’inachevé et de ratage malgré les
potentialités, que les auditeurs ont très vite retenu:
«On nous parle de pêche de poissons d’eau douce,
de dégustation, de valorisation et surtout de sécurité alimentaire. Mais ce qui manque c’est la mise en
place de cette filière. Pêcheur-transformateur-distributeur, production d’aliments pour poissons et
médicaments, chose pratiquement inexistante sous
une forme élaborée et respectueuse du consommateur. Le poisson arrive dans des cageots à 100 DA
le kilogramme, rare sont ceux qui le consomment à
Guelma».
Dans ce contexte, un autre son de cloche vient atténuer
ce sentiment d’échec. «Notre sentiment, au ministère de
l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche
est plutôt optimiste. Nous maîtrisons grâce à nos compétences le cycle de reproduction des poissons d’eau
douce. Nous n’avons plus recours à l’importation
d’alevins depuis plusieurs années», déclare Farid Harouabi, et de conclure : «Les compétences (scientifiques
et porteurs de projets) ont l’opportunité aujourd’hui de
s’unir et de présenter leur dossier. Après acceptation,
nous les prenons en charge financièrement. Mais dans
un domaine purement scientifique. L’accompagnement
des projets dans leur phase économique, est quant à
lui pris en charge par d’autres dispositifs».
Karim Dadci
JOURNÉE MONDIALE DE LA BIODIVERSITÉ À SOUK AHRAS
Booster l’agriculture pour préserver la faune et la flore
D
ans le cadre de la Journée mondiale de la biodiversité, la
direction de l’environnement de la wilaya de Souk Ahras a
organisé une rencontre ouverte au grand public, où il a été question
de plusieurs conférences ayant trait à la protection de la faune et la
flore, la promotion de l’agriculture comme moyen efficace pour
prévenir les atteintes à l’écosystème et encourager le respect du
circuit biologique naturel. Etaient conviés à cette rencontre-débat
les autorités locales et des acteurs de la société civile. Comme
à l’accoutumée, les centaines d’associations et l’université ont
brillé par leur absence. Mebarek Aït Aoudia, directeur de l’environnement, a déclaré lors de son allocution d’ouverture que notre
planète est sérieusement affectée par des comportements néfastes,
tels que l’utilisation effrénée des sources énergétiques, le braconnage, l’usage démesuré des produits toxiques, les industries polluantes… d’où des perturbations environnementales ressenties à
plusieurs niveaux. La communauté internationale tente à travers de
telles manifestations de tirer la sonnette d’alarme quant-à l’avenir
du globe, a-t-il souligné. S’agissant de la wilaya de Souk Ahras, la
mise en place d’un programme de prévention et de sensibilisation
ne saurait se faire sans la promotion de l’agriculture, cet autre
élément incontournable dans la préservation des atouts de cette
wilaya, selon le même responsable. Et d’étayer : «Cette wilaya, qui
compte des potentialités énormes dans le secteur de l’agriculture
et des forêts, ne peut en aucun cas rester hors-circuit par rapport
aux nouvelles orientations du pays. Son blé, le chêne-zen de AïnZana, la culture de l’opuntia, ses plantes médicinales aux effets
curatifs avérés… sont les garants de cette nouvelle stratégie de
l’Etat, favorable à l’essor de l’agriculture et, par ricochet, celui du
tourisme, car nous sommes convaincus que l’un complète l’autre.»
C’est dans cette même vision des choses que le premier conféren-
cier, Yazid Hambli, le président de la Chambre de l’agriculture,
mettra en valeur l’importance de l’opuntia (figue de Barbarie) par
rapport au développement socio-économique de la région. Mebarek Amrane, président de l’Association des apiculteurs, interviendra à son tour pour donner un aperçu sur les vertus de la filière et
ses avantages. Etaient également programmés les conférenciers
Nacira Oulebsir, de l’université de Béjaïa, qui devait présenter une
communication intitulée : «L’importance de la figue de Barbarie
dans la protection de l’environnement» ; Nouredine Benarfa avec
une intervention ayant pour thème «L’aménagement des espaces
pour activités pastorales à Souk Ahras» ; Dali-Chaouch Nadjet,
du bureau des études environnementales de Constantine, qui
proposait à l’audience une étude de la biodiversité au niveau des
communes de Bir Bouhouch, Oum Laâdhayem, Safel El Ouiden et
Terreguelt.
A. Djafri
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8
ORAN INFO
CANASTEL
ÉRADICATION DE L’HABITAT PRÉCAIRE
LES SITES FORESTIERS
À L’ABANDON
489 familles du centre-ville
relogées aujourd’hui
PHOTO : DR
● Les 489 familles habitant dans des immeubles vétustes du secteur urbain El Emir
(centre-ville) devraient être relogées aujourd’hui.
L’entretien de la forêt de Canastel laisse à désirer
PHOTO : ABDELKRIM B.
M
2083 logements sociaux ont été distribués depuis février dernier
L
’opération de relogement des
occupants du vieux bâti se poursuit
avec la distribution, aujourd’hui,
de 489 logements sociaux aux familles
du dernier secteur urbain El Emir.
Depuis l’entame de l’opération, en
février dernier, 2083 logements sociaux
ont été distribués et 1793 décisions
de préaffectation ont été faites au
profit des familles. Le wali d’Oran a
instruit l’ensemble des responsables
pour réunir toutes les conditions afin
d’assurer et garantir le bon déroulement
de cette opération qui s’inscrit dans le
vaste programme de relogement des
sinistrés du vieux bâti. Après El Emir,
les logements restants seront destinés
aux quelques familles d’El Hamri et de
Medioni. Ce relogement tant attendu
par les sinistrés a ciblé, pour rappel,
huit secteurs urbains dans lesquels un
travail de recensement et d’identification
des véritables bénéficiaires a été mené
pendant cinq mois. Ces opérations de
vérification ont été menées par une
commission composée des services de
l’APC, de l’OPGI, de la daïra, du CTC
ainsi que des représentants des quartiers,
qui ont également apporté leur aide et
leur contribution.
Le but était de s’assurer, selon le wali
d’Oran, «que ces familles habitent des
bâtisses menaçant ruine». Les autorités
locales ont retenu dans le cadre de
cette opération un programme de 6400
logements sociaux.
F. A.
algré les efforts déployés depuis une année par la
délégation communale d’El Menzah (ex-Canastel) et
la Conservation de wilaya des forêts, les sites forestiers et
le jardin récréatif sont dans un état d’abandon et dans une
dégradation avancée. Selon les citadins de cette localité, le
spectacle qu’offre ces sites est désolant, et cela d’autant plus
que ces espaces ont nécessité des sommes colossales pour leur
aménagement et leur protection.
En effet, il a été constaté que ces sites, créés pour les loisirs
et les retrouvailles entre familles et amis, ou, encore, pour
les pratiques sportives, sont devenus au fil du temps, et par
manque de sécurité, des lieux malfamés où, dès l’après-midi,
il est très imprudent et déconseiller de s’y aventurer. Ces sites
forestiers d’une grande beauté, qui s’étalent sur une superficie
globale de 22 hectares, se sont transformés ces derniers
temps en lieux ouverts à toutes les nuisances, où parfois
des automobilistes, par manque de civisme, viennent pour
vidanger leur véhicule, créant une catastrophe écologique.
Il ne faut pas oublier non plus les décharges sauvages qui
pullulent. Elles sont des risques pour la vie des citoyens
entraînant la présence de meutes de chiens, de rongeurs et
de bêtes sauvages. Les citoyens d’El Menzah interpellent les
responsables de la Conservation des forêts et les autorités
locales pour prendre les mesures nécessaires afin de sécuriser
ces lieux de détente, notamment à l’approche de la saison
estivale et du mois sacré du Ramadhan, afin qu’ils retrouvent
leur raison d’être.
Tegguer Kaddour
UNIVERSITÉ
SUR FOND DE TRAFIC DE STUPÉFIANTS
Enigmatique suicide d’un avocat
H
ier, deux des cinq personnes impliquées dans l’affaire
de saisie des 19 kg de kif près de la maison d’un avocat,
à Maghnia, ont été condamnées à 10 ans de réclusion, alors
que les trois autres ont été acquittées. Cette affaire a éclaté en
novembre 2014, après que cet avocat qui, selon ses dires, a été
sujet de plusieurs pressions et menaces de la part des membres
d’un réseau de narcotrafiquants. Ces derniers l’ont même
menacé de mort s’il n’acceptait pas de les aider à stocker
des stupéfiants dans son garage. L’enquête a été ouverte et
les investigations ont permis de localiser les éléments de ce
réseau grâce aux numéros de téléphone. Mais certains doutes
persistaient et l’avocat, B. Youcef, a même été suspecté et mis
en garde à vue avant d’être relâché. Toutefois cet état de fait le
poussa au suicide, il se donna la mort par pendaison quelques
mois après les faits.
Hier, devant le tribunal criminel de la cour d’Oran, les cinq mis
en cause se sont relayé à la barre pour nier en bloc les accusations pesant sur eux. L’épouse de cet avocat, elle aussi avocate,
rappela comment elle a fait l’objet de menaces : «Un groupe
de jeunes est venu frapper à ma porte à 4h, me demandant la
restitution de leur marchandise ou la somme de 30 millions de
centimes sous peine de mort.»
Le représentant du ministère public a requis des peines de 5, 7
et 12 ans de réclusion. La défense des prévenus a plaidé la nonculpabilité de ses mandants.
S. Moncef
UN BUS HEURTE UNE VOITURE DE POLICE
Deux policiers grièvement blessés
U
n grave accident de la circulation,
survenu hier matin, a causé
d’importantes blessures à trois
personnes, dont deux policiers,
qui étaient dans l’exercice de leurs
fonctions.
Selon un communiqué émanant de la cellule de communication de la Protection
civile d’Oran, un bus de transport urbain
de voyageurs assurant la ligne 11 a heurté
de plein fouet un véhicule de police de
marque Mercédès Vito et est allé s’encastrer dans un mur.
L’accident s’est produit tout près de
la sûreté urbaine de haï Sabah, tôt le
matin. L’un des policiers, âgé de 35
ans, a des blessures à la tête, au cou
et au dos. Le second, âgé de 27 ans,
ayant le grade de lieutenant, souffre de
douleurs sur plusieurs parties du corps.
Les pompiers font également état d’une
troisième victime, le conducteur du bus,
âgé de 28 ans, souffrant de blessures
aux jambes.
Zekri S.
L’ARCHITECTURE
À L’ÈRE DES NOUVELLES
TECHNOLOGIES
’auditorium de l’université des sciences et de la technologie
L(atelier
(USTO) Mohamed Boudiaf a abrité, hier, le 3 workshop
d’architecture) sous l’intitulé «L’architecture à l’ère
e
des nouvelles technologies», auquel ont pris part de nombreux
architectes venus d’Algérie et même de l’étranger (France
et Tunisie). «Les nouvelles technologies ont révolutionné les
expressions formelles et structurelles dans le domaine de
l’architecture et de la construction», a déclaré Mme Amina
Foufa, présidente du comité d’organisation de ce workshop.
«Nous assistons, poursuit-elle, à de véritables mutations
dans la démarche de projets basés sur l’exploration de
figures géométriques complexes réalisées à partir de modèles
paramétriques en rupture totale avec les modèles traditionnels.
Il en est de même de la ville. Nous sommes à l’ère des villes
numériques et des ‘‘smart city’’ basées sur l’omniprésence
des réseaux numériques dans la vie quotidienne des citadins.
Nous sommes en mesure de nous interroger sur l’impact de ces
révolutions technologiques sur la société et les implications
que cela va susciter impérativement.» Et c’est à ce type
d’interrogations que tâcheront de répondre les intervenants
lors des tables rondes organisées pour la circonstance avec
comme thèmes «L’impact des nouvelles technologies de
l’architecture de la ville», «L’architecture paramétrique
et démarche BIM», «L’architecture face à l’hégémonie
de l’engineering», «Les impératifs des bouleversements
climatiques et environnementaux sur les modes de production
architecturaux et urbains»...
Hadj Sahraoui
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8
RÉGION SUD
EXAMEN DE FIN DU CYCLE PRIMAIRE
DANS LE SUD-EST. NOURIA BENGHEBRIT À ILLIZI
OUARGLA
JOURNÉE PRINTANIÈRE
POUR 14 460 CANDIDATS
ournée printanière succédant à plusieurs tempêtes de vent de
sable qui ont apporté un peu de fraîcheur inhabituelle en cette
Jpériode
de l’année. Contre toute attente, et alors que parents et
«La gestion de proximité pour
aller vers un enseignement
de qualité»
PHOTO : H. LYÈS
élèves avaient la hantise d’un pic de chaleur le jour J, les épreuves
de fin de cycle primaire se sont déroulées dans des conditions
climatiques et organisationnelles normales à travers la wilaya
de Ouargla, où 14 460 candidats ont participé à l’examen de
fin du cycle primaire. Des sujets abordables, très rassurants et
à la portée de l’élève moyen, assure Mme Fatiha L. enseignante
d’arabe. «Nous avons abordé la thématique de l’exode rural avec
notre enseignante en géographie et parler de la vie au village
par rapport à la ville fut un plaisir», rétorque Neila, candidate de
l’école Mohamed Cherif El Afou. Le coup d’envoi des épreuves
a été donné par Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine à partir
de l’école primaire Cheikh Bouamama de Aïn Beïda, à 6 km du
chef-lieu de la wilaya, qui compte 260 centres similaires encadrés par 4 320 surveillants pour cette session. Outre les préparatifs ordinaires effectués chaque année pour améliorer les conditions de déroulement des épreuves, il est à relever que la pose de
3200 climatiseurs à travers les établissements du palier primaire
de la wilaya de Ouargla est sans doute la plus importante donnée
à retenir du discours officiel de Mestour Besseddik, directeur de
l’éducation de Ouargla, qui a souligné à cet effet que «l’organisation des examens de fin du cycle primaire dans les écoles de ce
palier scolaire a impulsé une importante dotation en équipement
de climatisation ainsi que diverse aménagements ayant touché
les classes, les blocs sanitaires et les cours des écoles». Certaines
ont littéralement changé de look et pris de belles couleurs gaies
au grand plaisir des enfants.
Houria Alioua
L
e coup d’envoi officiel
des épreuves de fin du
cycle primaire pour
l’année scolaire 2015-2016 a
été donné par la ministre de
l’Education nationale, Nouria
Benghebrit, à partir du Tassili
N’Ajjers, à l’école primaire
Abdelhamid Ibn Badis, au
chef-lieu de la wilaya d’Illizi,
et ce, en présence du wali, du
président de l’APW, ainsi que
des autorités civiles et militaires de la région.
EGALITÉ DES CHANCES
Selon les explications fournies par le directeur de
l’éduction de la wilaya d’Illizi, Hafsi Zine, au total 1576
candidats, dont 822 filles,
ont subi, hier, dimanche, les
épreuves de fin du cycle primaire à travers les 41 centres
qui ont été retenus (contre 11
l’an dernier), dont 15 centres
à Illizi, 6 à In Amenas, 6 à
Bordj Omar Driss, 3 à Debdeb et 12 à la circonscription
administrative de Djanet.
Nouria Benghebrit a salué
les efforts qui ont été déployés par les autorités locales
de la wilaya d’Illizi, qui ont
réussi à réunir les conditions
nécessaires pour les élèves
des régions éparses et éloignées, afin qu’ils passent
leurs épreuves dans leurs établissements respectifs, ce qui
constitue une première dans
cette vaste wilaya et favorise
l’enseignement des enfants de
la région, particulièrement les
filles, et concrétise le principe
de l’égalité des chances.
Par ailleurs, pas moins de 350
surveillants et 246 encadreurs
ont été mobilisés à travers
toute la wilaya pour garantir le
bon déroulement des épreuves
de fin de cycle primaire.
NOUVELLES STRUCTURES
La ministre, qui était accompagnée par les cadres de son
département ministériel, ainsi
que du président de la commission de l’éduction au Sénat, a commencé sa visite de
travail, depuis samedi, où elle
a inspecté de nouvelles structures éducatives qui seront
réceptionnées à la prochaine
rentrée scolaire. Il s’agit d’un
groupement scolaire, type D, à
la cité Rimal, en plein centreville, et d’un autre groupement scolaire, type B, ainsi
qu’un CEM à la cité Belbachir.
«Il demeure essentiel que
c’est la gestion de proximité
qui pourra nous amener à
trouver des solutions particulières pour chaque wilaya afin
d’aller véritablement vers un
enseignement de qualité, et
ce, sur le plan d’une formation
continue et un accompagnement pédagogique», a-t-elle
déclaré. En sus de ces établissements scolaires, le secteur
de l’éducation dans la wilaya
d’Illizi réceptionnera, à la prochaine rentrée scolaire, un nouveau groupe scolaire, type B,
dans la localité de Tahihaout,
230 km au nord de Bordj Omar
Driss, et un autre groupe scolaire de type B à In Amenas.
Pour le palier moyen, le secteur
sera renforcé par un CEM, base
4, à la cité 10 ha d’In Amenas et
un autre CEM, base 5, en plein
centre-ville de Bordj Omar
Driss, 700 km au nord d’Illizi.
Trois cantines scolaires seront
ouvertes, l’une à Tin Torha,
près d’Illizi, et deux autres à
Arikine et Beni Ouaskon, dans
la circonscription administrative de Djanet, à 400 km au sud
d’Illizi.
Bouda Brahim
ÉCOLE BEN BADIS DE GHARDAÏA
Mohamed Aïssa donne le coup d’envoi des épreuves
A
ccompagné du wali de Ghardaïa,
Azzedine Mechri, des autorités civiles
et militaires et du directeur de l’éducation
de la wilaya de Ghardaïa, le ministre
des Affaires religieuses et des Wakfs,
Mohamed Aïssa, a donné le coup d’envoi
des épreuves de fin du cycle primaire à
partir de l’école Ben Badis, située en plein
centre ville et à deux pas du siège de la wilaya. La délégation accompagnant le ministre et le wali a pu se rendre compte des
bonnes conditions entourant cet examen,
tant au plan humain, en termes d’encadrement, que des conditions, notamment
en matière de climatisation et de repas.
A noter que pour la wilaya de Ghardaïa,
l’épreuve de 5e, synonyme d’examen de
fin de cycle primaire concerne pas moins
de 8 919 candidats (issus en majorité
de l’école publique pour 8 765 élèves et
154 d’écoles privées locales), dont 3 602
filles, répartis sur 165 centres d’examen.
A titre d’information, l’important chiffre
de centres d’examen retenus pour ce palier
est la conséquence de la bonne décision de
faire concourir ces candidats chacun dans
son école d’origine. Comme centre de
correction, avec 165 correcteurs affectés
pour la besogne, il en est prévu un seul et
se situera au lycée Aflah de Belghenem, à
Ghardaïa. Le centre de correction a ouvert
ses portes une journée avant la date de
l’examen, soit le 21 mai. Pas moins de 1
607 personnes seront mobilisées pour la
circonstance en matière de surveillance
et d’encadrement. Comme les années
précédentes, les élèves se verront servir
gracieusement à midi un repas d’une
valeur de 100 DA. Même si les conditions
météo sont très clémentes, il y a lieu de
savoir que les élèves passent l’épreuve
de langue arabe à 08 h 30 suivie de celle
des mathématiques à 10 h 30. L’épreuve
de langue française est programmée pour
l’après-midi. Les éléments de la Protection civile sont aussi déployés dans tous
les centres d’examen. Pour ce qui est de
la sûreté de wilaya, elle est engagée dans
116 centres pour ce qui est de l’escorte
et de la sécurité des lieux d’examens.
Dans chacun des 116 centres placés sous
sa responsabilité, la sûreté de wilaya de
Ghardaïa assume et a ouvert des centres
de ramassage dans plusieurs communes
et chefs de daïra, tels que Ghardaïa, Berriane, Metlili, Daya Ben Dahoua, El Menéa et Bounoura. Idem pour ce qui est du
siège de la direction de l’éducation de la
wilaya de Ghardaïa et de l’OREC, placés
sous sa responsabilité tant en termes de
sécurité que de cheminement et d’accompagnement des copies vers ces centres.
K. Nazim
LE MALAISE
DES ENSEIGNANTS
SENIORS
Senouci Mouna, épouse Aouali, Mme Tedjani
MmeRekia,ou
encore Gherbi Mesbah, ont, aujourd’hui, le
même sentiment amer d’avoir été sacrifiés. Ils et elles ont tous
et toutes rendu de loyaux services des années durant, dans
l’enseignement du primaire, vingt ans après, pour une raison
ou une autre, ils décident sans réfléchir de tenter leurs chances
chacun de son côté, dans le secondaire, histoire d’avoir un
statut plus élevé, un salaire plus conséquent, une sorte de promotion bien méritée. Pour certains, ce n’était pas une mince à
faire, ils ont dû reprendre les cours, les révisions et les va-etvient à l’université pour pouvoir décroché la licence. Ont-ils
fait le bon choix ? Pas forcément, ils se retrouvent alignés avec
les nouvelles recrues, dans certains cas, ce sont leurs propres
élèves. Alors que leurs collègues ont pu en parallèle bénéficier de postes d’excellence, des statuts particuliers et bien entendus des augmentations et des rappels. Les trois enseignants
qui occupent aujourd’hui des postes dans les différents lycées
de Ouargla, de Touggourt ou encore de Hassi Messaoud, ne
constituent pas des cas isolés, puisque les rapports parlent de
dizaines de cas sur tout le territoire de la wilaya. Cependant,
ces malheureux enseignants sont dépourvus de toute forme de
compensation financière pour leurs 20 années de services au
primaire. Mme Senouci n’est pas restée les bras croisés, elle
a entamé voilà quatre ans un combat acharné à cavaler seule,
afin de pouvoir réclamer son droit au dédommagement de ses
plus belles années de jeunesse sacrifiées dans le secteur de
l’éducation, «J’ai dû entreprendre toutes les démarches nécessaires pour demander réparation, en vain, j’ai même écrit
à Mme Benghebrit, ministre de l’Education nationale, pour
l’alerter sur ma situation, elle a aussitôt contacté les autorités
compétentes de la wilaya qui m’ont informé dernièrement
que mon dossier allait être pris en charge dans les meilleurs
délais, mais malheureusement je ne vois rien venir», déclare
notre interlocutrice. De son côté Kaoudja Med Khathir, secrétaire général du CLA à Ouargla affirme : «Ces enseignants ne
sont pas les seuls, des dizaines d’autres, voire des centaines,
sont dans la même situation à travers la wilaya et tout le pays.
Cela situation est dû à une irrégularité dans la législation
du code du travail du personnel de l’éducation, puisque les
changements de poste dans les paliers au cours d’une carrière d’un enseignant n’impliquent pas forcément une compensation des années d’exercice dans les postes antérieurs,
ce qui est contraire à la logique, c’est pourquoi nous appelons
aujourd’hui à introduire un nouvel article qui donne lieu à un
dédommagement à chaque travailleur dans le secteur qui se
voit évoluer dans les différents paliers, surtout en sachant que
le code du travail du personnel de l’éducation est à l’étude
au niveau du ministère. Nous travaillons aujourd’hui à ce
que des mesures d’urgence soit amendées par la tutelle, de
manière à garantir les droits de ces enseignants, et pour qu’ils
continuent de travailler dans une situation de confiance et de
sérénité»
Mazouni Walid
El Watan ÉCONOMIE
Supplément hebdomadaire n°517 - GRATUIT - Email : suppeco@elwatan.com/Tél. - Fax : 021 65 58 66
PHOTO :D. R.
Lundi 23 mai 2016
FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE
L’ALGÉRIE À LA RECHERCHE D’UN
NOUVEAU MODÈLE DE CROISSANCE
Si au début de l’épisode baissier des cours du
pétrole on parlait beaucoup plus dans les débats des
prémices de la crise économique et du plan anticrise, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
> Par
Samira
imadalou
vec des indicateurs financiers
au rouge tels que rendus publics début mai 2015 par le ministère des Finances, la situation économique du pays s’est nettement dégradée
en moins d’une année. L’onde de choc
de la chute du marché pétrolier a fini par
avoir son impact sur notamment le creusement du déficit du Trésor, la régression
de la fiscalité et l’assèchement du Fonds
de régulation des recettes. Certains
secteurs, à l’image du BTPH et l’automobile, commencent à ressentir les effets
des politiques de rigueur mises en œuvre
depuis une année. Les prévisions ne
sont guère rassurantes pour les années à
venir puisque le rythme des dépenses est
appelé à poursuivre la même tendance,
particulièrement en ce qui concerne les
dépenses de fonctionnement. Pour cette
année, on parle déjà de loi de finances
complémentaire. Un projet en préparation, selon une source proche du dossier.
Les réunions ont commencé autour de
cette question et sur celle de la diversification économique.
A
L’OPTION DES FONDS
D’INVESTISSEMENTS
La task-force installée par le gouvernement à cet effet est associée au travail.
Une rencontre a regroupé la semaine
dernière les deux parties et d’autres
rendez-vous sont au programme, avonsnous également appris. Il s’agit de suivre
l’évolution de la situation économique
du pays, d’évaluer l’effet de la crise, mais
aussi de jauger l’effet des mesures arrêtées jusque-là pour contrecarrer la crise
et pour rechercher les moyens de financement de l’économie nationale et de la
promotion de la production hors hydrocarbures. Les discussions, dont le Forum
des chefs d’entreprises (FCE) est partie
prenante, s’enchaînent à ce sujet. Parmi
les propositions soulevées, l’on note la
création d’un fonds d’investissement
par l’organisation patronale d’Ali Haddad et un groupe de services financiers
diversifiés. Des projets auraient été déjà
retenus dans ce cadre. Le plus important
touche aux énergies renouvelables, toujours selon notre source. Ainsi, l’option
des fonds d’investissement viendrait
s’ajouter à celle de l’emprunt obligataire
et pour laquelle le gouvernement n’a
pas manqué de lancer des appels à la
mobilisation générale pour sa réussite.
La Banque extérieure d’Algérie (BEA) a
collecté jusque-là 50 milliards de dinars,
en attendant les résultats de l’adhésion
des assureurs à l’opération mais aussi
des caisses de sécurité sociale et des mutuelles des travailleurs invités à y contribuer, la semaine dernière, par le ministre
du Travail Mohamed El Ghazi. Il y a eu
auparavant l’appel pour la bancarisation
des ressources du secteur informel et
pour l’augmentation des immatriculations fiscales. Autant de solutions que
veut mettre en œuvre l’exécutif pour
soutenir la croissance.
PRIORITÉ AUX PROJETS PRODUCTIFS
Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, l’a d’ailleurs souligné
lors d’une de ses sorties médiatiques
assurant que la priorité sera accordée
«aux projets à caractère productif ou d’ordre
infrastructurel susceptibles de soutenir la
croissance». Mais faudrait-il d’abord arbitrer. Justement une commission spécialisée est à pied d’œuvre pour «faire le tri
en l’espèce et décider des projets à favoriser
par rapport à d’autres». Pour l’heure, rien
n’a encore filtré sur ce dossier.
Mais cette tâche semble difficile à la
lumière du retard qu’enregistrent de
nombreux secteurs. Il reste justement à
savoir sur quels critères sera fait ce tri et
s’il n’engendrera pas un déséquilibre en
matière de développement. Une question qui sera sans nul doute abordée lors
de la réunion de la tripartite prévue le
5 juin.
Une rencontre qui sera consacrée à
l’étude des moyens de dynamiser l’économie nationale ainsi qu’à l’examen du
nouveau modèle économique (20162019). Un changement qui pourrait
s’opérer progressivement selon le Fonds
monétaire international (FMI). «Grâce
aux marges accumulées par le passé, l’Algérie a la possibilité de mener l’ajustement
au choc d’une manière progressive et de
reconfigurer son modèle de croissance malgré la détérioration des soldes budgétaires
et extérieurs», a en effet précisé le fonds,
jeudi dernier, dans son rapport annuel
sur l’économie algérienne établi suite aux
consultations de 2016 au titre de l’article
IV de ses statuts. Justement, pour l’heure,
l’on relève que le gouvernement a beaucoup plus misé sur la gestion de ces déséquilibres reléguant au second plan les
véritables questions liées à la relance de
la production nationale se limitant aux
annonces sans mise en œuvre efficiente.
Alors qu’en parallèle, l’étau a été resserré
autour de l’importation sans contrepartie productive. Ainsi, face au creusement
du déficit commercial, il y a eu la mise
en place des licences d’importation,
dont l’impact a commencé à se faire
ressenti sur le secteur automobile où l’on
annonce déjà des licenciements. D’autres
secteurs risquent de payer fort le prix
d’une telle mesure, à l’image du BTPH
et de l’agroalimentaire. Bon nombre
d’experts estiment d’ailleurs que le retour
à un tel système est loin d’être la solution idoine pour réduire les dépenses.
Ils relèvent qu’en plus d’être un frein
bureaucratique, les licences constituent
une autre charge pour le budget de l’Etat
LES LICENCES D’IMPORTATION,
«UNE RÉGRESSION»
«C’est une régression dans le sens où on
substitue un contrôle de l’absorption par les
instruments économiques (taux de change
notamment) par un système bureaucratique, forcément coûteux, car les autorités
publiques ont dû recruter des employés
pour s’occuper de cette tâche, c’est-à-dire, du
traitement des dossiers. Ceci va conduire,
également, à une augmentation du budget
de fonctionnement de l’Etat qui devrait
dépasser les 80% du budget total en 2016»,
notera à ce sujet l’analyste financier
Mohamed Gharanout. Il ajoutera : «En
sus que le contrôle administratif est
inefficace, il ralentit les importations
mais également les recettes fiscales
tirées des importations (TVA et droits
de douane) qui, réunies, représentent la
seconde source budgétaire après celle
des hydrocarbures».
Suite en page II
Lire également notre dossier des pages II à V
II Dossier
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE
L’Algérie à la recherche d’un nouveau modèle
de croissance
(Suite de la page I)
our notre interlocuteur, en
optant pour une telle solution, les pouvoirs publics
ont fait une lecture administrative
de la position financière extérieure
du pays, notamment de la balance
des paiements. Les résultats sont là
aujourd’hui.
«Dans la branche de l’automobile,
les parcs des importateurs sont vides
actuellement, c’est-à-dire, sans voiture mais également sans employés.
Et c’est la même chose pour les importations de biens alimentaires», fera
encore remarquer M. Gharanout.
Ce que notera également l’expert
Ferhat Aït Ali qui dira : «Sur les
P
véhicules, au-delà des conflits que
cela a engendré entre concessionnaires, et du caractère illégal de
cette intrusion administrative dans
un circuit purement commercial,
il y avait de fortes chances que les
ventes de véhicules neufs soient
tombées d’elles-mêmes, à moins
que ces 83 000 retenu (après 15 2
000 initialement), avec les passedroits et hérésies commerciales qui
sont commises dans la répartition
des quotas.»
«Les effets de la dévaluation et le recul
effectif du PIB en dollars ne laissent
plus beaucoup de capacités aux Algériens d’acheter des véhicules neufs
à l’avenir, et 1 milliard de dollars
hors taxes, c’est quand même 150
milliards de dinars TTC à tirer des
poches des consommateurs, ce qui pour
les temps présents est quelque chose
d’énorme», enchaîne-t-il.
PERTES EN RECETTES FISCALES
Faisant pour sa part le parallèle
entre les pertes des importateurs
et celles de l’Etat, M. Gharanout
résumera : «C’est autant de chiffres
d’affaires et de bénéfices perdus pour
les importateurs, et proportionnellement autant de recettes fiscales
perdues pour l’Etat dont les impôts
sur les bénéfices représentent, en solo,
le second contributeur aux recettes fiscales du pays après les hydrocarbures.
Si on ajoute aux impôts sur les bénéfices, la TVA et les droits de douane,
qui représentent en tout plus de 40%
des recettes fiscales ordinaires, on
peut dire que les autorités publiques,
en agissant de la sorte, sont en train
de couper l’arbre sur lequel elles sont
assises», expliquera-t-il.
Cela pour dire que la décision des
licences d’importation avant sa
mise en œuvre n’a pas été profondément étudiée. Et ce d’autant que
concomitamment à la réduction
des importations, il en résultera
une chute de la consommation
globale et, partant, du PIB, d’une
part et des recettes fiscales ordinaires, d’autre part.
Ce sera aussi l’occasion, de l’avis de
M. Aït Ali, pour certaines parties
«déjà positionnées de se servir sur des
quotas qui seront établis sur toutes
sortes de critères, sauf celui de l’utilité
générale.» Alors que pour les autres
producteurs nationaux qui restent,
«il sera nécessaire de payer plus cher
ou de trouver accès chez les fonctionnaires en charge du dossier pour
continuer à produire ou disparaître
purement et simplement».
Ce sont en somme là les effets
négatifs attendus du système des
licences. Un système qui ne fera
pas long feu, selon M. Aït Ali qui
conclura : «Je pense que ce système
sera éliminé à ses premiers effets
désastreux, et ses concepteurs avec lui,
je ne pense pas qu’il survivra jusqu’à
la fin de l’année.» Attendons pour
voire.
S. I.
KARIM SI LEKHAL // DOCTEUR EN SCIENCES ÉCONOMIQUES
Les mesures prises pour réduire les importations
ont commencé par la réduction du contingent des
véhicules avec tout l’impact attendu dans ce secteur.
Quels sont les autres secteurs qui risquent de voir
leur activité baisser avec l’obligation des licences
d’importation ?
En effet, comme vous l’avez souligné, le ministère du Commerce a annoncé cette semaine de
nouvelles mesures relatives à l’importation de
véhicules : le contingent quantitatif d’importation de véhicules neufs a été plafonné à 83 000
unités pour cette année et ne devrait pas dépasser
un milliard de dollars, contre 3,14 milliards en
2015 et 5,7 milliards en 2014. Il faut dire que ce
dispositif s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental dit anti-crise axé essentiellement sur la
réduction de la facture des importations et de la
protection des réserves de change devenues rares
et à ne dépenser qu’en cas d’une nécessité avérée.
A vrai dire, le pays n’a de choix, avec la baisse de
50% de ses recettes extérieures depuis juin 2014,
que de mettre en place, dans un premier temps,
des dispositifs de régulation des importations qui
ont atteint l’an passé plus de 65 milliards de dollars, et tenter, dans un second temps, de relancer la
machine économique avec l’investissement productif national et étranger, pour espérer ensuite
pouvoir exporter à moyen et long termes. Face à
la baisse continue des cours du pétrole, le pays est
donc contraint de réduire le volume de ses importations, faute de quoi, ça sera la panne sèche !
Cependant, si le dispositif des licences d’importation des véhicules neufs (touristiques et ceux du
transport de personnes et de marchandises) est
nécessaire, il aura certainement des répercussions
économiques sur le secteur de lautomobile et ses
sous-traitants (diminution de revenus et plans de
restructuration). La baisse du chiffre d’affaires des
concessionnaires affecterait directement l’activité
des entreprises qui les sous-traitent, à commencer par les agents d’entretien et de révision, les
fournisseurs de la pièce de rechange, les agences
de communication qui assurent la promotion des
marques d’automobile, la presse en général, les
magazines et supports médiatiques spécialisés
dans ce secteur, les entreprises de gardiennage et
de nettoyage…
Le ministre des Finances a rassuré sur le maintien de tous les projets à caractère productif ou
d’ordre infrastructurel susceptibles de soutenir la
croissance. Pensez-vous que c’est faisable avec la
dégradation des agrégats f inanciers ?
La question du maintien, par le gouvernement,
de tous les projets à caractère productif ou d’ordre
infrastructurel, ne peut être traitée dans l’absolu.
PHOTO D. R.
«Il faut donner à la politique économique
une base scientifique»
La question-clé, ici, est de déterminer les priorités. Autrement dit, il faut être pragmatique sur
ce dossier et examiner au cas par cas les projets à
maintenir, car le pays ne peut pas, et n’a plus les
moyens, pour maintenir l’ensemble des dépenses
et projets avec la détérioration de la situation budgétaire et la baisse continue des revenus extérieurs.
Car cela augmenterait les dépenses publiques (qui
ont déjà augmenté à près de 2040 milliards de dinars sur les 2 premiers mois de 2016), aggraverait
donc davantage le déficit budgétaire, mais surtout
le coût d’opportunité de ce choix (maintien de
tous les projets) risquerait d’être très élevé (tous
les projets productifs auxquels il faudrait renoncer,
faute de ressources). Le tri des projets à favoriser
s’impose donc, d’autant plus, on sait bien que les
investissements publics sont le plus souvent des
infrastructures de base qui ne produiront pas de
plus-value dans l’immédiat. Dans ce sens, il serait
plus judicieux de ne maintenir, pour le moment,
que les investissements productifs susceptibles de
produire des richesses à court et moyen termes, et
penser de ce fait à élaborer un plan de désengagement de l’investissement public, ou du moins à
différer dans le temps certaines réalisations.
Par chance, le pays dispose encore d’une
marge de manœuvre (pas pour longtemps !) :
ses ressources financières se situent à près de
150 milliards de dollars. Mais il faut prendre
conscience que le mal et les carences structurelles
ne se limitent pas à la sphère financière comme
le laissent entendre certains débats de politiques
économiques qui occupent les colonnes de nos
médias. Il est donc primordial que le débat
national sur les capacités réelles, les réformes à
mener et les conditions nécessaires pour produire
localement, ne devrait pas être biaisé par l’urgence
financière et le court-termisme.
Une commission spécialisée a été mise sur place
pour faire le tri et décider des projets à favoriser par
rapport à d’autres. Justement, quels sont les secteurs
à prioriser ?
C’est une bonne initiative, car il faut donner à la
politique économique une base scientifique. Une
commission nationale (équipe de haut niveau)
dont la mission principale serait de déterminer
une politique exceptionnelle d’investissements
(une stratégie sectorielle) en fonction de la situation économique et financière du pays et des spécificités locales et régionales. Cela nécessiterait,
légitimement, un contrôle démocratique. Propositions : doublons par exemple les partenariats public-privé, augmentons la disponibilité du foncier
industriel par la création de nouvelles zones industrielles. Ces dernières, comme nous l’enseigne
l’expérience chinoise, permettront d’augmenter
massivement et rapidement le nombre d’investissements nationaux et étrangers.
Au sens strict, l’Algérie souffre d’une crise de
structure de l’économie et de modèle de croissance (rentier), c’est-à-dire d’une crise de l’offre,
de production, qui nécessite donc des réponses
structurelles articulées dans une stratégie globale
de développement. L’impératif, aujourd’hui, est
de modifier en profondeur la structure de l’économie nationale : repenser le mode de production
et de consommation des Algériens, de façon à
favoriser la production nationale et locale. Sur ce
point, il faut dire que le pays manque cruellement
d’entreprises (publiques et privées) et particulièrement de PME et ETI productrices de richesses
et créatrices d’emploi. Le Maroc, par exemple,
a pratiquement deux fois plus d’entreprises que
nous ! Il faut donc doter, urgemment, l’économie
nationale d’un appareil productif et aussi d’une
gestion efficace. Le pays peut encore s’en sortir, il a
encore assez de ressources financières et présente
surtout d’importantes opportunités d’investissement, particulièrement dans les secteurs dont
il bénéficie des avantages comparatifs, on peut
citer : les secteurs de l’industrie légère, l’industrie
pharmaceutique, l’agroalimentaire, l’agriculture,
les services, les énergies renouvelables (solaire en
particulier)… La construction d’une économie
moderne et diversifiée suppose naturellement
l’existence d’une véritable volonté politique,
l’assainissement du climat des affaires par la libération de l’acte d’entreprendre, la décentralisation
et la simplification massive des décisions administratives, la modernisation du système financier, en
particulier bancaire…
Quelles sont dans ce cas les ressources alternatives aux recettes pétrolières ?
La crise qui frappe le pays s’est en effet aggravée
et les prochains mois seront cruciaux pour le pays.
La longue période d’embellie financière a cédé la
place au temps des incertitudes ! Les ressources financières du pays ont considérablement diminué
et n’ont malheureusement pas servi à l’émergence
d’un secteur productif national. Notre pays peut
encore s’en sortir, à condition d’agir maintenant et
de mettre en œuvre une série de réformes structurelles. Comme je l’ai déjà noté, avant tout, il s’agit
de question de la volonté politique, car comme
dans toute politique d’austérité, il faut prendre des
mesures difficiles et impopulaires, à commencer
par une révision en profondeur des mécanismes
de transferts sociaux et de subventions. Mais
avant cela, il faudrait d’abord agir sur les dépenses
de fonctionnement. Aussi, il faut que l’Etat investisse lui-même grâce à un budget propre et à une
politique exceptionnelle d’investissement (une
sorte de plan Marshall). Ce budget exceptionnel
impliquerait lever davantage d’impôts, émettre
des dettes ciblées. Le recours à la création de la
liquidité interne (des emprunts nationaux) pour
financer des projets d’investissements productifs
définis par avance pourrait susciter davantage
d’intérêts chez les éventuels souscripteurs locaux.
Cependant, le recours à l’emprunt national ne
veut pas dire faire abstraction de l’endettement
extérieur à moyen et long termes. D’ailleurs en
économie, l’endettement en tant que tel n’est pas
vraiment problématique. La question-clé est
plutôt de savoir ce qu’on va faire avec les sommes
empruntées. Si emprunt extérieur il y a, il faut impérativement l’orienter vers la construction d’entités productrices et des projets porteurs discutés
démocratiquement. Ainsi les investissements
requis pourront servir à amorcer la dynamique des
investissements privés : une fois le secteur public
est réactivé et des politiques sectorielles ciblées
définies, l’investissement privé ne peut que suivre
et sous-traiter la demande de celui-ci. De nouvelles entreprises (PME) pourraient ainsi émerger
du commerce entre les deux secteurs complémentaires public/privé.
Outre le recours à l’emprunt interne et à l’endettement extérieur, le lancement d’une nouvelle
monnaie nationale pourrait constituer une des
dernières solutions possibles pour tenter de bancariser l’argent de l’informel. Mais pour le moment, il me semble peu probable que le gouvernement opterait pour cette option de changement
de monnaie qui nécessiterait d’ailleurs du temps.
Alors que la crise est là, peut-être pour longtemps,
et qu’on sait que les prochains mois, comme je l’ai
souligné précédemment, vont être cruciaux pour
le pays. Il faut donc agir maintenant.
S. I.
Dossier III
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
LES LICENCES D’IMPORTATION ÉLARGIES AUX PRODUITS AGRICOLES
Risque de ralentissement
de l’industrie agroalimentaire
Même si la liste des produits agricoles concernés par les
licences d’importation n’est pas définitivement arrêtée, pour
la poudre de lait, le blé dur et les viandes, c’est déjà tranché.
titre illustratif, pour la matière première laitière, ce sont
70 000 tonnes (50 000 ont été
fixées initialement) de poudre à être touchées par le système des licences pour le
contingentement originaire de l’Union
européenne (UE). Cette quantité a été
attribuée à l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL), qui assure,
faut-il le rappeler, que la moitié du total
des importations de ce produit estimées
à 350 000 tonnes/an destinées à la production du lait subventionné. L’autre
moitié est importée par les opérateurs
privés pour la production du lait UHT
(Ultra haute température) et des dérivés
du lait. Dans ce segment d’activité, l’on
ne s’attend pas, selon les avis recueillis
à ce sujet, à des perturbations dans l’approvisionnement des usines en matière
première laitière. «Pour le lait importé
par l’ONIL, la destination est connue mais
pour la fabrication du fromage, des yaourts
et autres produits laitiers, je pense que le
système des licences n’affectera pas négative-
A
Repères
ÉCONOMIQUES
Par Abdelhak Lamiri
L
a plupart des pays disposant d’une rente
pétrolière subissent de plein fouet le
revirement des prix des hydrocarbures.
Cette situation varie selon le degré de diversification des pays et de la qualité des politiques
économiques suivies. Un pays comme la Norvège subit très peu le «syndrome hollandais»
vu que les politiques économiques pratiquées
ont su préserver la production et la croissance
nationale d’un retournement de situation : les
effets sont minimes. Les pays qui ont su diversifier leurs économies récoltent le fruit de leurs
efforts. L’Iran a résisté mieux que prévu à un
embargo doublé d’une réduction des prix pétroliers grâce à des politiques volontaristes qui ont
accru l’industrie, l’agriculture et les services
dans la composition de la production nationale.
Ceci montre la nécessité de poursuivre le processus de diversification économique, même
si les cours vont connaître un redressement
notable.
Les mécanismes de formation des déséquilibres économiques, suite aux réductions des
prix des hydrocarbures, sont multiples et la plupart sont bien documentés. Les répercussions
concernent les variables réelles, comme les
réserves, la valeur de la monnaie nationale, le
montant des dépenses budgétaires, l’inflation,
le chômage et la recomposition sectorielle
de la demande. Cependant, les anticipations
des agents économiques seront également
grandement affectées. L’économie a besoin de
confiance et de stabilité des anticipations pour
que le volume de la demande et des investissements procure le plein emploi et la croissance.
PHOTO : D. R.
> Par
Samira Imadalou
70 000 tonnes de poudre touchées par le système des licences pour le
contingentement originaire de l’UE
ment les unités de transformation.
Et pour cause, la production nationale
de lait cru est de plus en plus importante.
Elle couvre une bonne partie des besoins
exprimés par les laitiers», nous explique le
président du Comité interprofessionnel
du lait (Cilait), Mahmoud Benchakour. Pour Boudjemaa Ifri, président
d’Algérie consortium des industriels
agroalimentaires (ACIA), le système des
licences est «le bienvenu». Il permettra,
selon lui, de différencier clairement
entre les importateurs et les producteurs.
«Seuls les professionnels résisteront», notera-t-il. Mais qu’en sera-t-il quand les
licences seront généralisées à d’autres
intrants agricoles (outre le blé dur, les
viandes et la poudre de lait) nécessaires
dans l’industrie agroalimentaire ? Une
question qui s’impose, sachant que le comité chargé de délivrer les licences d’importation est en train d’examiner une
liste additionnelle de produits agricoles
contingentés des pays de l’Union euro-
péenne à soumettre au gouvernement.
En réponse à cette question, l’expert
Ferhat Aït Ali relèvera : «Quand viendra
le temps de s’attaquer de manière administrative et discrétionnaire aux licences relatives aux produits agricoles ou aux intrants
nécessaires à l’industrie locale, là nous
assisterons en grandeur réelle aux méfaits
de l’intrusion de l’administration dans le
marché national.» Et de rappeler : «Pour
ceux qui ont vécu la peu glorieuse période
de répartition administrative directe des
budgets et de la rente, ce sera un remake
des pénuries et autres passe-droits qui ont
dégénéré à la fin des années 1980 sur les
résultats que tout le monde connaît.
Les produits seront plus rares, plus chers et
le marché noir, terreau de l’informel, se renforcera et avec lui toutes les autres formes de
corruption déjà présentes dans les bureaux».
En effet, tant que l’industrie agroalimentaire continue à dépendre fortement
des importations, le risque y est. «La seule
solution est d’aller vers cette connexion
entre le monde de l’agriculture et celui de
l’industrie agroalimentaire», fera remarquer le consultant agricole, Mohamed
Amokrane Nouad. Or, aujourd’hui, le
taux d’intégration de la production agricole dans l’IAA ne dépasse pas les 20%.
S. I.
Crise des prix pétroliers :
impacts et stratégie de riposte
Les prix des hydrocarbures ont tendance à créer
des anticipations récessionnistes. Ainsi, les investisseurs essayeront de lire les intentions des
consommateurs pour aligner leurs stratégies
d’investissement sur le «futur» comportement
de ces agents. Ainsi, à travers un mécanisme
plus difficile à quantifier (les anticipations) les
marchés pétroliers auront tendance à impacter
plus que prévu les activités économiques.
QUELQUES EFFETS SECTORIELS
La corrélation des politiques économiques d’un
pays avec le volume des ressources dérivées
d’une rente est un autre facteur de déstabilisation. La plupart des analystes nationaux ont
relevé que depuis les années quatre-vingt, une
forte correction entre les politiques expansionnistes et les prix pétroliers élevés furent
observés.
Lorsque les prix pétroliers chutent, on a
recours à des baisses de dépenses publiques
de tout genre et une plus grande utilisation des
mécanismes de marché. Lorsque les marchés
repartent à la hausse, les dépenses publiques
font de même et on abandonne toute velléité de
réforme. On fait le contraire des préconisations.
On opère des politiques pro-cycliques, alors
que l’on devrait faire tout à fait le contraire : des
politiques macroéconomiques contra-cycliques
(dépenser plus lorsque les prix pétroliers
chutent et constituer des excédents lorsque les
prix baissent). Le fonds de régulation devrait
contribuer à réaliser ce mode de management
macroéconomique. De toute façon, la crise
récente nous impose une refonte des politiques
macroéconomiques et une révision profonde de
nos priorités en fonction de considérations du
long terme.
L’absence de données officielles sur les conséquences sectorielles attendues de ces déséquilibres doit nous interpeller. Un Etat moderne
doit disposer d’une cellule de planification
indicative, mais aussi et surtout d’un simulateur national. Nous avons les compétences
nationales pour le concevoir et le faire tourner.
Ceci nécessite un investissement minimum qui
mettra à contribution les meilleures universités
nationales. Aujourd’hui, les estimations sont
presque intuitives. Quelques études par-ci par
là tentent aussi bien que possible de combler
le vide. Mais nous aurons besoin de beaucoup
d’études pour commencer à entrevoir les
impacts réels. Par exemple, les importations
de véhicules qui avaient dépassé les 500 000
unités durant 2014 seront revues à la baisse à
83 000 unités (après avoir annoncé 120 000).
40 concessionnaires furent retenus sur 80 postulants. Les impacts sur l’emploi varient selon
les estimations des concessionnaires de 3500
à 6500 emplois. Nous aurions besoin quand
même d’estimations plus précises.
ESTIMATIONS OUI, MAIS QUE FAIRE ?
Justement dans un essai d’avoir des estimations
approximatives, deux économistes de l’université de Béjaïa sont à créditer d’une tentative
sérieuse d’une quantification des conséquences.
Il s’agit de l’article présenté par Oukaci Kamal
et Soufi Nouara «Impact de la baisse des prix
du pétrole sur l’économie algérienne : évaluation à l’aide d’un modèle d’équilibre général
calculable (MEGC)» présenté lors du colloque
sur les politiques d’utilisation des ressources
énergétiques. Quelques données intéressantes
sont fournies sur la crise récente. L’impact
négatif, d’une chute des prix pétrolier de 50%,
le plus important serait sur le secteur du BTPH
de moins 27% sur la production et de -1,4% sur
l’industrie agroalimentaire. Pour ce qui est de
la consommation des ménages, l’effet serait de
-13% pour l’agriculture, -25 pour l’industrie
et -31% pour les industries de la réalisation.
Pour ce qui est de l’investissement, des baisses
de plus de 60% seraient attendues au sein de
toutes les activités. L’impact serait positif sur
la production agricole nationale (6,2%). Bien
sûr que toute activité d’estimation est tributaire
de la méthode et de la qualité des informations,
mais les auteurs sont à créditer d’un travail qui
a du mérite.
Ces estimations sont approximatives. Elles
peuvent être aussi contrecarrées par des politiques volontaristes. En premier lieu, nous
aurons besoin de beaucoup d’études comparatives pour mieux cerner les impacts. En second
lieu, ceci montre l’extrême dépendance dans
laquelle nous nous sommes fourvoyés.
Les cours du brut se rapprochent des 50 dollars
et la majeure partie des experts pense qu’un
redressement des cours se profile à l’horizon.
C’est maintenant l’anticipation dominante. Les
marchés pétroliers sont tellement imprévisibles
qu’il serait imprudent de travailler sur un seul
scénario de ce genre.
Il ne faut surtout pas continuer à faire des politiques pro-cycliques (intensifier les dépenses
lorsque les prix augmentent) mais les lisser sur
le long terme. Ainsi, une saine règle budgétaire
consiste à œuvrer pour financer les dépenses
budgétaires de fonctionnement avec la fiscalité
ordinaire et affecter une partie des ressources
énergétiques aux investissements publiques.
Mais la composition de ces derniers doit absolument changer. Il faut financer maintenant les
secteurs qui nous permettront de nous libérer
des hydrocarbures. L’agriculture, l’industrie,
les énergies renouvelables, les TIC, les nouvelles technologies.
Par ailleurs, nous devons orienter les financements vers les activités qui vont consacrer la
réussite du nouveau modèle économique : les
économies de ressources, le développement
humain durable, les industries de l’expertise qui
propulsent l’économie vers plus d’efficacité :
qualité, exportations, SIG, recherche opérationnelles etc. C’est ce nouvel écosystème qui pourra nous sortir définitivement de cette dépendance qui n’a que trop duré. L’Arabie Saoudite
vient de choisir une stratégie de diversification
financière. Ce n’est pas ce qu’il nous faut. Nous
avons besoin d’un plan stratégique qui consacre
la diversification économique doublée d’un
développement des industries de l’expertise
qui vont propulser l’efficacité économique au
niveau des standards internationaux.
IV Dossier
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
FERMETURE DE SHOWROOMS, LICENCIEMENTS, SUPPRESSION D’AGENTS AGRÉÉS
La crise met le secteur
automobile à genoux
PHOTO : D. R.
absorbait 500 000 véhicules par an, aujourd’hui, il est en baisse de 70 à 80%. Il est
évident que les entreprises soient touchées
et qu’il y aura un efffet», s’inquiète Nazih
Bouayad.
L’impact est attendu notamment sur les
emplois et les dépenses marketing, mais
sur ces aspects, les concessionnaires restent
peu loquaces. «Nous sommes en mode évaluation pour le moment. Avec les quotas il est
sûr que ça sera difficile, mais nous sommes
en train de regarder cela de près», explique
Mohamed Bairi, PDG du groupe Ival.
> Par
Safia
Berkouk
utomne 2015, publication du
décret relatif à la mise en place
des licences d’importation. Hiver
2015, ouverture des quotas et dépôt de
dossiers pour l’obtention des licences.
Printemps 2016, annonce des quotas
au profit des concessionnaires. Pour les
opérateurs de l’automobile en Algérie,
les saisons depuis un an se suivent, se
ressemblent et sont en passe de mettre le
secteur à genoux. Des show-rooms ont
été vidés, d’autres ont carrément fermé,
des menaces de licenciement planent sur
des milliers d’employés quand d’autres ont
déjà été mis au chômage, certains agents
agréés ont cessé leur activité, et ce n’est
que le début. L’assainissement du secteur
entrepris depuis un an n’a pas fini de faire
de dégâts. Les premiers touchés certains
concessionnaires sont réticents à évoquer
publiquement des plans sociaux ou des
actions de licenciements, de peur d’en
subir les conséquences, nous dit-on.
Le gouvernement a pris la décision de
diviser par trois la facture des importations
de véhicules pour la ramener à un milliard
de dollars alors qu’elle avait dépassé les 3
milliards en 2015. Le contingent quantitatif global doit lui subir une baisse de plus
de 40% (par rapport au chiffre de 2015)
ramené à 152 000 unités. Le ministère
A
du Commerce avait indiqué qu’un quotaplafond de 15 000 unités par concessionnaire et par an a été fixé en fonction des
marques ainsi que des pays de provenance
des véhicules.
Mais le quota de 2016, accordé à la quarantaine de concessionnaires bénéficiaires
des licences d’importation, a représenté à
peine un peu plus de 50% du contingent
initialement annoncé par le ministère du
Commerce.
RENVERSEMENT
Les concessionnaires automobile avaient
ces dernières années pu tirer profit d’un
marché très demandeur dont l’évolution
n’avait pourtant pas poussé les marques
à investir, le marché étant (jusqu’à l’avènement de l’usine Renault en Algérie)
alimenté essentiellement par les importations. Aujourd’hui, la décision du gouvernement de réguler davantage le marché
et de resserrer l’étau a coïncidé avec des
velléités d’investissement plus présentes
chez les fabricants étrangers (Volkswagen,
Peugeot, Toyota). En attendant, le secteur
subit depuis un an un ralentissement dû
non seulement à la crise économique mais
aussi et surtout à la nouvelle réglementation du secteur (exigences de sécurité,
conditions d’importation). «Quand il y
a crise, le secteur automobile est le premier
touché, et ce, dans n’importe quel pays dans le
monde», commente Nazih Bouayad, directeur marketing chez Toyota Algérie.
On se souvient, en effet, comment en
2008 la crise des subprimes avait fini par
ébranler l’industrie automobile américaine, poussant à l’intervention du gouvernement américain pour un sauvetage.
En Algérie, «nous étions un marché qui
PUBLICITÉ
Printemps 2015, introduction d’un nouveau cahier
des charges pour la mise en conformité des véhicules
importés avec les nouvelles exigences de sécurité.
Eté 2015, les conditions d’exercice de l’activité de
concessionnaires de véhicules neufs sont recadrées par
un nouvel arrêté interministériel.
MENACES SUR L’EMPLOI
Le gel des importations a laissé les concessionnaires avec des show-rooms vides.
«Nous n’avons pas reçu de nouveaux véhicules
depuis juin 2015», confie le représentant
d’une marque asiatique. «Il y a un ralentissement évident, mais il est trop tôt pour parler
d’un plan social», nous dit la même source.
En revanche, le réseau de distribution de
la marque a déjà perdu 3 à 4 agents agréés,
nous précise-t-on.
Un coup dur pour les milliers de travailleurs employés dans le secteur et dont les
emplois se trouvent directement menacés.
Le patron de Huyndai Algérie, Omar
Rebrab, a annoncé sur TSA devoir licencier 1500 personnes avant la fin du mois.
De son côté, le président de l’Association
des concessionnaires algériens d’automobile (AC2A), Sefiane Hasnaoui, a déclaré
(interview à El Watan du 13 mai 2016) que
«les plans sociaux sont inévitables» et qu’il
faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises «stoppent totalement» leurs activités «Quasiment tous les concessionnaires
ont liquidé du personnel ou vont le faire.
Avec les exigences de conformité, le cahier des
charges et maintenant les quotas, personne ne
tiendra», nous dit la directrice d’une boîte
de communication qui compte dans son
portefeuille clients plusieurs concessionnaires. Sollicitée pour l’achat d’espaces
publicitaires dans les médias au profit de
ces annonceurs, l’agence a vu son activité
baisser dramatiquement ces derniers mois.
Certains concessionnaires tentent tout
de même de rester positifs. «Quand on
regarde les quotas, on est un peu déçus, mais
on reste optimistes», nous dit un représentant de Diamal, qui commercialise
les marques Chevrolet et Opel. «Il y a
eu déjà quelques fermetures en 2015 : une
succursale à Constantine et le show-room de
Bab Ezzouar. L’effectif a également déjà été
réduit, il n’y en aura donc pas plus», préciset-elle.
L’année 2015 ayant déjà été catastrophique, l’année 2016, avec l’entrée en lice
des licences d’importation, promet d’être
au moins aussi dure. «Nous allons voir
comment cela va évoluer et ensuite nous allons
nous adapter», tempère Nazih Bouayad.
Car des solutions de repli existent. «Nous
avons beaucoup investi dans le domaine de
l’après-vente. Toyota est 5e sur le marché, nous
avons donc un parc important et on peut survivre.» Pour les autres, ça sera le wait and
see. Le marasme ne fait que commencer,
poussant les acteurs du secteur à se demander s’il est nécessaire de mettre en péril des dizaines de milliers d’emplois pour
grappiller quelques points de pourcentage
sur la facture globale d’importation.
En 2015, la facture d’importation des
véhicules a représenté 6% de la facture globale des importations contre près de 10%
en 2014. Mais l’ensemble des tentatives
du gouvernement pour diminuer les flux
sortants de devises et d’atténuer l’impact
sur la balance de paiement n’a permis de
réduire les importations que de 12% en
2015.
S. B.
L’ACTIVITÉ DU
SECTEUR A DIMINUÉ
DE 30 À 50%
Le bâtiment
touché de
plein fouet
■ Selon les chiffres de l’Office national
des statistiques, la croissance du secteur
du bâtiment et des travaux publics a
diminué de près d’un quart entre l’année
2014 et l’année 2015, passant de 6,8% à
5,3%. Si pour l’essentiel de l’année de
2014, l’Algérie n’avait pas encore été
sévèrement touchée, on ne peut pas en
dire autant de l’année 2015. Entre le
quatrième semestre 2014 et celui de
2015, la croissance du secteur du BTP a
chuté de plus de 50%, passant de 12,3%
à 5,2%.
La baisse de l’activité est considérable.
Elle aurait atteint 50% depuis le début de
la crise, selon Habib Yousfi, président de
l’Association générale des entrepreneurs
algériens (AGEA). D’autres opérateurs
économiques évoquent des chiffres
moins alarmants. Ryad Tanka, président
de l’Union nationale des jeunes
investisseurs, propriétaire d’une
entreprise dans le secteur du BTP, parle
d’une baisse d’activité de 25 à 30%
depuis 2014 jusqu’au début de l’année
2016 du fait de la décision du
gouvernement de ralentir les dépenses.
«Il n’y a pas eu de lancement de
nouveaux projets. Le gouvernement a
clairement dit que les projets non encore
entamés ne devaient pas l’être», fait-il
remarquer. «Au niveau des collectivités
locales, la plupart des communes n’ont
pas lancé de nouveaux projets. Résultats
: de grandes entreprises vont chercher de
petits projets, alors que les petites se
retrouvent sur le carreau à attendre une
mort lente.» Un ralentissement qui
touche aussi l’emploi. Selon Habib
Youcefi «beaucoup de travailleurs du
secteur ont été mis à l’arrêt avec 40 à
50% des entreprises du secteur en
situation très difficile». Les statistiques
de l’ONS donnent une petite idée sur la
difficulté de la situation, puisqu’entre
septembre 2014 et celui de 2015, la
population occupée du secteur a diminué
de 50 000 personnes. Selon Ryad Tanka,
certaines entreprises «ont réduit de 50%
leur personnel.» Car le problème ne
concerne pas uniquement l’absence de
nouveaux projets, mais plutôt la
régularisation des situations financières
pour les projets déjà réalisés. «Pour
beaucoup de projets OPGI réalisés dans
différentes wilayas, les entreprises n’ont
pas touché leur paiement depuis huit
mois. Face à cette situation intenable,
elles libèrent des employés», explique
Ryad Tanka. «Ce sont des milliards que
les entreprises attendent de récupérer
depuis des mois», assène de son côté
Habib Yousfi. Pour Boualem M’Rakech,
président de la Confédération algérienne
du patronat (CAP), le problème ne réside
pas uniquement dans la fermeture des
entreprises mais dans tout
l’environnement qui l’entoure. «C’est le
fonctionnement de l’administration, c’est
la bureaucratie, c’est le fait que vous
n’êtes pas assurés d’être payés, c’est la
disponibilité des matériaux de
construction, c’est le système financier et
bancaire, etc. », souligne le chef
d’entreprise. Face à la situation actuelle
et les sombres perspectives, certains
chefs d’entreprise tentent de trouver des
alternatives. Habib Yousfi envisage,
selon ses dires, de «s’orienter vers
l’Afrique où les entreprises pourraient
travailler. Des contacts sont en cours
pour décrocher des marchés au Ghana et
en Côte d’Ivoire». Pour d’autres comme
le président de l’UNJI, on s’attend au
pire. «2017 sera catastrophique»,
prédit-il.
S. B.
Dossier V
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
LOTFI HALFAOUI // DIRECTEUR D’UN CABINET D’EXPERTISE INDUSTRIELLE
Safia Berkouk
Le gouvernement a fait de la relance
du secteur industriel, notamment à
travers la branche mécanique et automobile, une de ses priorités. Cette orientation est-elle sérieusement remise en
question en raison de la crise qui sévit ?
Le développement d’un secteur,
fut-il industriel, est une fonction régalienne du gouvernement, mais la démarche ne doit pas prioriser la branche
mécanique et automobile «publique»,
mais bien l’élargir au secteur privé,
pour en faire un levier économique
rationnel, global. Malheureusement,
bien que réclamé par moult associations de chefs d’entreprise, aucun plan
industriel structuré, ni développement
économique, secteur par secteur pour
en faire «une vision intégrée», n’a vu
le jour. La branche automobile est très
exigeante et ce sont les constructeurs
qui décident de l’avenir de ce secteur et
non pas les pays. Ces derniers ne sont
que des réceptacles de leur délocalisation pour produire «pas cher». En
2016, l’économie d’échelle est planétaire. On ne construit plus des usines
pour des besoins locaux, ce n’est plus
rentable, surtout sur le segment des
petites voitures.
Les médias nous font part d’initiatives, prises par-ci et par-là, de
constructeurs internationaux qui
s’agitent sur notre marché depuis
l’avènement des «quotas». Nous ne
pouvons pas considérer cette démarche de relance, ni de dévelop-
pement industriel, loin s’en faut.
En Algérie, la dégradation de la
situation économique et le renchérissement des coûts d’usage (entretien
et carburants) a entraîné des comportements de précaution de la part des
ménages, défavorables à l’évolution de
la consommation automobile, mais en
faveur d’un bien immobilier.
Faire de la branche automobile un
levier économique est un leurre. Il est
connu que la production d’une voiture
est composée de :
- 80% de consommations intermédiaires
- 15% de rémunération des salariés
- 15% de résultat brut d’exploitation, impôts et subventions.
Les consommations intermédiaires
sont les «intrants», et compte tenu
que nous ne produisons que peu de
composants, il revient à considérer
que 80% du coût d’une voiture doivent
être importés. De fait, une voiture «fabriquée» en Algérie pèse très lourd en
devises. C’est pour cette raison aussi
que les constructeurs veulent s’installer en Algérie pour créer les usines de
montage sous licence afin de préserver
leur part de marché. Puisqu’en définitive, les constructeurs et accessoiristes
gardent 80% de leur manne. Mais
l’Algérie n’aura rien économisé sur sa
balance devises sur l’importation des
éléments de voitures ou voitures complètes. Parler de taux d’intégration
n’est qu’enfumage à l’heure actuelle.
PUBLICITÉ
> Propos recueillis par
PHOTO : D. R.
«Une voiture fabriquée en Algérie
pèse très lourd en devises»
En France, comme en Europe et
aux Etats-Unis, la production de voitures a baissé et ce secteur bénéficie à
ce jour de la politique contracyclique
de l’Etat qui consiste à stimuler l’économie lorsque celle-ci tend à ralentir,
et à la freiner lorsqu’elle s’emballe.
A mon humble avis, relancer et
prioriser le secteur industriel à travers
la branche mécanique et automobile
est une mauvaise «bonne nouvelle».
Sa remise en question en raison de la
crise qui sévit sera une belle et bonne
nouvelle. Ce secteur est abusivement
capitalistique par rapport à la fragilité
de nos capacités en devises et il serait
judicieux que l’Etat se désengage
totalement pour se donner les moyens
à faire face à des lendemains «douloureux».
Y a-t-il des branches industrielles
plus résilientes que d’autres susceptibles
de titrer leur épingle du jeu en dépit de
cette crise ?
Oui bien entendu, tout est à faire
et tout nous réussira avec une «bonne
gouvernance». L’Etat doit se départir
notamment de la gestion du secteur
industriel et se concentrer sur ses
fonctions régaliennes.
La production locale doit se substituer à notre dépendance à l’importation et pour cela nous devons favoriser l’industrie manufacturière qui
est grande consommatrice d’emplois
sur des plateformes sous forme de
clusters, c’est-à-dire en finir avec les
zones d’activité et industrielles «tout
venant» et doter ses nouveaux bassins
d’emplois de grappes d’entreprises
spécialisées et intégrées.
Nous devons créer une nouvelle
base industrielle de transformation
de nos hydrocarbures pour relancer
la plasturgie, les résines et produits
chimiques à même de satisfaire les
besoins de notre future base industrielle manufacturière. Rien que sur ce
secteur, nous pouvons à moyen terme
être un exportateur net sur les marchés
internationaux
L’industrie agroalimentaire doit
s’impliquer davantage dans le secteur agricole et les «success story»
se multiplient dans les boissons, la
transformation du lait, la semoulerie
et meunerie, l’huile, le sucre, la pomme
de terre, etc. Des réussites professionnelles et entrepreneuriales en partant
de presque rien. Bien entendu, le
secteur des services, tels les assurances,
les banques, les bureaux d’études
techniques et architectes, les TIC
arrachent de plus en plus d’affaires à
l’international et le gouvernement doit
revoir les conditions d’exportation des
services pour faciliter l’exportation des
«services» et non plus les compétences
qui émigrent.
Beaucoup de choses ont été ressassées sur ce qui est urgent de faire et
d’éviter de faire telle la plateforme de
NABNI, et le corollaire qui revient
est une meilleure gestion des deniers
publics, une gouvernance réactive à
défaut d’être proactive, une guerre
contre le laxisme, la médiocrité et
la passivité. La contrainte, le frein
au développement est cette «chape
de plomb» qu’est la bureaucratie qui
amenuise toute volonté, tout effort à
entreprendre.
Avec l’amenuisement des budgets de
l’Etat et des liquidités bancaires, que
préconiser pour maintenir les entreprises en vie et éviter une débâcle
sociale ?
Une entreprise qui n’est pas viable
doit cesser. S’agissant des entreprises
privées cela se réalise indéniablement
sans que l’Etat n’intervienne. Le problème c’est que l’Etat «perfuse» encore
des entreprises moribondes pour «éviter une crise sociale». Donc, le «maintien en vie», la prolifération d’emplois
«sociaux», la pléthore de personnel, ne
sont nullement des remèdes économiques fiables. Cela permet de passer
un cap social difficile, mais il coûte
trop cher à la société.
Le remède est de donner plus de
liberté à l’initiative économique, encourager les capitaines d’entreprise qui
font la fierté de notre pays, bannir les
entraves administratives à l’investissement, allez à la recherche d’investisseurs potentiels dans nos localités, etc.
De fait, l’urgence de la simplification
des actes administratifs, qui ne coûte
rien et qui rapporte beaucoup, doit être
priorisée. La volonté de certaines wilayas,
qui ont compris que développement rime
avec séduction et facilitation, ont favorisé la disponibilité du foncier à des centaines d’investisseurs qui accourent sur ces
contrées. Si toutes nos wilayas se mettaient
au diapason, nous éviterons beaucoup de
déconvenues sociales.
S. B.
VI L’actualité
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
EN COMPLÉMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
L’Algérie fait ses premiers pas
dans l’écoconstruction
Grâce à ses pionniers qui ont investi ce créneau à la fin
des années 1980 (Cnerib, Commissariat aux énergies
renouvelables, quelques entreprises et promoteurs privés)
l’architecture bioclimatique, le recours aux matériaux de
construction biosourcés et le «green building» (bâtiment vert) ne
sont plus perçus comme un luxe susceptible d’intéresser seulement
quelques fervents de l’écologie ou des gens fortunés, mais comme
des solutions alternatives, aussi bien pour le citoyen en quête
d’économies, que pour le pays tout entier qui, comme on le sait,
a un pressant besoin de préserver son environnement, d’utiliser
avec parcimonie ses énergies fossiles en déclin et, bien entendu, de
réduire ses lourdes dépenses d’éclairage et de chauffage.
> Par
Nordine
Grim
oute une panoplie de techniques et
de moyens de réalisation a été mise
à contribution par les différents
acteurs de l’écoconstruction pour faire
avancer cette option. Les matériaux locaux
dont l’Algérie regorge (terre, pierre, plâtre,
chaux, etc.) et certains produits de récupération (papier, sciure, résidus d’olives, paille,
etc.) recyclés en matériaux de construction
ou comme moyens d’isolation thermique
et acoustique, ont, grâce à ces promo-
T
teurs, apporté la preuve de leur efficacité
en matière d’économie d’énergie. On a
même commencé à s’intéresser au cours
de ces dix dernières années aux matériaux
biosourcés auxquels la faculté du génie de
la construction de Tizi Ouzou a consacré
d’intéressants travaux qui ont, du reste,
commencé à inspirer quelques promoteurs
immobiliers. Le «green building» a également fait une remarquable entrée sous
l’impulsion du ministère de l’Habitat et de
l’Union européenne qui ont mis en chantier 600 logements de ce type à Souidania
(wilaya de Blida) et comptent promouvoir
5000 autres à travers tout le territoire
national. Ces projets pilotes ont non seulement valeur de test, mais également de
marketing destiné à capter une clientèle
en quête de certitude quant à l’intérêt de
l’écoconstruction. Le recours à l’énergie
solaire, aux matériaux de construction
traditionnels (pierre, terre stabilisée, chaux
et plâtre), ainsi qu’aux isolants tirés de
produits recyclés (papier journal, grignon,
sciure, etc.) sera systématique dans tous
ces projets pilotes, nous apprend un haut
cadre du ministère de l’Habitat rencontré
à l’occasion du dernier salon Batimatec qui
avait consacré à l’écoconstruction toute une
journée d’étude.
Une véritable prise de conscience des
enjeux de l’écoconstruction est aujourd’hui
perceptible, aussi bien au niveau de l’Etat
qui a beaucoup avancé sur le plan de la
législation (une loi et plusieurs décrets
d’application ont été publiés à partir
de l’année 2009), que chez les maîtres
d’ouvrage et architectes qui commencent à
placer l’économie d’énergie et la préservation de l’environnement aux premiers rangs
de leurs préoccupations. L’investissement
supplémentaire à consentir ne dépassant
guère 300 000 DA par logement (une
bonne partie du surcoût est prise en charge
par l’APRUE), le pari mérite effectivement
d’être tenté, sachant que le surcroît de dépenses engagées a toutes les chances d’être
amorti dans une période relativement
courte. Dans un pays qui compte réaliser à
moyen terme plus de deux millions de logements et rénover des milliers d’immeubles
anciens, le marché de l’écoconstruction a, à
l’évidence, de beaux jours devant lui avec, à
la clé, d’importantes commandes à offrir
aux architectes et entrepreneurs concernés. D’où leur engouement et celui des
partenaires étrangers, nombreux à vouloir
accompagner les promoteurs publics et privés algériens dans cette palpitante aventure
du «green building».Parmi les entraves à
l’essor massif de l’écoconstruction, un architecte algérien, fortement impliqué dans
la bataille pour la construction écologique,
cite celles relatives aux prix exagérément
bas des produits énergétiques (électricité,
gaz, fuel) qui n’incitent pas à développer
ce mode de construction. Les prix du gaz
et de l’électricité étant en effet très faibles,
quel avantage a-t-on d’investir dans des
panneaux solaires et des chaudières photovoltaïques, se pose-t-il comme question
en y répondant juste après en affirmant :
«Ce n’est qu’à partir du moment où les prix des
produits énergétiques seront fixés par le marché et non pas par l’Etat qu’il y aura volonté
de se lancer dans l’écoconstruction et les énergies renouvelables qui requièrent de coûteux
d’investissements».
N. G.
BOUALEM ALIOUAT // PROFESSEUR , UNIVERSITÉ NICE SOPHIA ANTIPOLIS
«La question de l’énergie renouvelable s’inscrit
dans un écosystème d’affaires qu’il faut améliorer»
Vous venez de publier dans une grande revue
scientif ique américaine un article très remarqué
portant sur la problématique des énergies renouvelables en Algérie. Il a, à l’évidence, suscité un vif
intérêt aussi bien auprès de la communauté scientif ique que des professionnels des énergies renouvelables. Quelle en est, selon vous, la raison ?
Cet article, publié avec Amine Akbi du
Centre de développement des énergies renouvelables, pose la question de savoir si effectivement
l’exploration et l’exploitation d’énergies fossiles
sont plus profitables que la production d’énergies
renouvelables (solaire, éolien, biomasse, biogaz,
hybridité…). Nos résultats sont sans appel. Les
énergies renouvelables seraient une source de
revenus et d’économies incomparables pour notre
pays, si bien que nos calculs actuels sont tout
simplement faussés. Ceci d’autant plus que le prix
moyen du gaz domestique en vigueur en Algérie
est fortement minoré. En dépit de l’augmentation
de 30% introduite en 2016, le prix (de 16.82 DA à
45.99 DA la thermie) reste en effet très bas. Il est,
il est bon de le savoir, de 5,5 fois inférieur à celui
des USA, 9 fois plus bas que celui de la France et
24,5 fois celui de la Suède. Le coût d’opportunité
s’inscrit dans un rapport de 1/10 en moyenne, ce
qui veut dire que si l’Algérie vendait son gaz sur les
marchés internationaux plutôt que de le consommer sur place à des prix minorés, il lui rapporterait
10 fois plus. Il est par conséquent légitime de se
poser la question de savoir si les énergies renou-
velables ne seraient pas préférables pour produire
de l’électricité domestique. Question qui relègue
l’exploitation de gaz de schiste à un second plan,
soit en raison de son coût prohibitif, soit en raison
de ses externalités négatives en termes de pollution environnementales, outre qu’il relève, tout
comme le gaz conventionnel, de la seule logique
d’économie de rente fondée sur des ressources non
renouvelables.
Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
Aujourd’hui, le supposé coût prohibitif des
énergies renouvelables est l’un des principaux
obstacles à son développement dans les pays non
producteurs d’énergie fossile. Mais nous pensons
que ce n’est absolument pas le cas de l’Algérie
qui pourtant continue de produire plus de 96%
de l’électricité au moyen des turbines à gaz pour
couvrir la demande nationale croissante, alors
qu’elle dispose d’un important potentiel d’énergies
renouvelables. Je m’explique : l’évaluation classique
du coût de production d’électricité, en utilisant la
formule du Coût Moyen Actualisé de l’électricité
définie par l’OCDE et la structure des coûts de
production d’électricité à partir de centrales à gaz
doivent être désormais comparées au coût de la
production d’électricité photovoltaïque, éolienne
ou biomasse. C’est ce que nous venons de faire
dans la revue scientifique américaine Renewable
and Sustainable Energy Reviews en proposant
une nouvelle formule de calcul. Nos résultats
démontrent clairement que l’installation de centrales photovoltaïques en Algérie présente un net
avantage en termes d’économies de carburant et
d’émission de CO2. Ce qui milite en faveur de
l’hybridité énergétique.
Dans ce cas, pourquoi s’obstiner à exploiter prioritairement des énergies fossiles alors que l’on sait
que nos calculs économiques sont faussés ?
D’abord, parce que ce choix du non-renouvelable est entraîné par les importants réservoirs
de gaz naturel en Algérie, en plus du faible coût
de l’électricité générée par ce combustible fossile.
Le gouvernement affiche aujourd’hui un objectif
ambitieux de développement des énergies renouvelables à hauteur de 22 000 mégawatts en 2030.
Mais il lui reste encore à gérer des blocages importants. Premièrement, comment faire admettre
PHOTO : D. R.
Professeur d’économie à l’université
Nice Sophia Antipolis, président du
comité de pilotage scientifique international
pour l’Afrique et vice-président de
l’académie africaine de l’entrepreneuriat
et de l’innovation, Boualem Aliouat est
également un fin connaisseur des questions
énergétiques et, notamment, celles relatives
aux énergies renouvelables. Invité au forum
Union européenne-Algérie portant sur
l’amont gazier et les énergies renouvelables
qui se tiendra aujourd’hui et demain à Alger,
l’économiste émérite a bien voulu répondre
aux questions que nous lui avons posées.
par les parties prenantes Sonatrach et Sonelgaz
qu’il faut investir dans les énergies renouvelables,
sachant que la promotion de ces énergies se fera
principalement par le secteur privé national et
international et, par conséquent, en dehors de ces
structures étatiques ? Deuxièmement, ces projets,
en l’état actuel de la maîtrise des technologies
en Algérie, ne seront pas forcément rentables à
court terme, tandis que les banques algériennes ne
maîtrisent absolument pas le «project financing»,
leur expérience des partenariats public/privé ou
des financements de grands projets étant minime,
d’autant que dans le domaine des énergies, le prix
de rachat fixe en dinars algériens sans clause de
rajustement dans un contexte de forte volatilité
du taux de change, de non convertibilité totale et
d’absence d’outils de couverture, présente à l’évidence un risque majeur de non rentabilité des investissements. Par ailleurs, il n’existe pour l’instant
aucune ressource longue dans le pays. De même,
il n’y a encore que deux off-takers (Sonatrach et
Sonelgaz) et aucune garantie ou assurance-crédit
des investissements contre les off-taker risks.
Sans compter l’éternel problème lié au 49/51…
Bref, toutes ces contraintes pour les investisseurs
laissent peu de chances à l’émergence d’un développement des énergies renouvelables à hauteur de
22 000 mégawatts en 2030. La question de l’énergie renouvelable s’inscrit aussi dans un écosystème
d’affaires qu’il faut nettement améliorer.
L’Algérie est-elle un cas particulier ?
Notre analyse vaut pour tous les pays de
l’OPEP et, davantage encore, pour les grands
producteurs. Tant pour notre alliée la Russie dont
l’extraction de pétrole et de gaz naturel continuait
d’atteindre un record à hauteur de 534 millions de
tonnes en 2015, que pour l’Arabie Saoudite qui
a continué d’augmenter sa production de 5 à 7%
en 2015. Cependant, si la Russie est aujourd’hui
contrainte de valoriser de lourds investissements
récents, l’Arabie Saoudite est plus souple, et pourrait donc davantage substituer à sa production
actuelle l’exploitation d’énergies renouvelables.
Ce qui aurait un impact positif sur le cours du
pétrole, et indirectement sur les économies des
pays de l’OPEP aujourd’hui en difficulté. C’est une
option que le roi Salman Ibn Abdelaziz envisage
sérieusement.
Vous allez participer au Forum Union européenne – Algérie sur l’amont gazier et les énergies
renouvelables. Qu’en attendez-vous précisément ?
Nous en attendons précisément que soit mis
en avant l’intérêt pour l’Algérie de substituer à la
production d’électricité à base de gaz local (vendu
à vil prix) l’exploitation d’énergies renouvelables
qui nous permettrait de réaliser de substantielles
économies et de lourds revenus en remettant sur
le marché international notre gaz à son prix réel.
Notre situation financière globale n’en serait que
plus saine en attendant de nous libérer complètement de notre dépendance à la rente des énergies
fossiles par la diversification économique. L’objectif de sécurité énergétique nationale imposé à Sonatrach ne doit pas nous extraire de toute lucidité
quant aux énergies renouvelables. Par ailleurs, il
n’est pas interdit de penser que la politique des prix
subventionnés de l’énergie (qui nous éloigne de la
réalité des prix du gaz mais qui préserve le pouvoir
d’achat des plus pauvres) pourrait très bien être
maintenue s’agissant des énergies renouvelables,
et même davantage en raison de l’efficience de ses
coûts réels.
N. G.
Tableau De Bord VII
El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016
PÉTROLE
Les prix reprennent
timidement
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
160
PRODUITS DE BASE
milliards
de dollars
Les cours du pétrole continuaient d’hésiter sur la marche à suivre,
vendredi, en fin d’échanges européens, après avoir oscillé autour
de l’équilibre durant la majeure partie de la séance, freinés, d’une
part, par l’appréciation du dollar, mais toujours soutenus, d’autre
part, par des perturbations d’approvisionnement. Vers 16H10 GMT,
le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait
48,85 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en
hausse de 4 cents par rapport à la clôture de jeudi.Sur le New York
Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweetcrude (WTI)
pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de
cotation, perdait en revanche 17 cents à 47,99 dollars.
DEVISES
Le dollar en force face à l’euro
C’est le montant de la consommation nationale en produits
pharmaceutiques fabriqués localement (médicaments, dispositifs
médicaux, compléments alimentaires...) en 2015, soit près de 45%
de la consommation totale du pays, selon le ministère de la Santé.
COTATIONS
BANQUE D’ALGÉRIE
Valeur du 23 mai 2016
Devises
US DOLLARS
EURO
POUND STERLING
JAPAN YEN
YUAN HONG KONG
SWISS FRANC
CANADIAN DOLLAR
DANISH KRONE
SWEDISH KRONA
NORWEGIAN KRONE
ARAB EMIRAT DIRHAM
SAUDI RIYAL
KUWAIT DINAR
TUNISIAN DINAR
MAROCCAN DIRHAM
Monnaies
1 USD
1 EUR
1 GBP
100 JPY
1 CNH
100 CHF
1 CAD
100 DKK
100 SEK
100 NOK
1 AED
1 SAR
1 KWD
1 TND
1 MAD
Cours
Achat
Vente
110.2244
123.6167
160.8411
100.0494
16.7961
11,158.5746
84.4373
1,662.0836
1,319.7840
1,323.8419
30.0102
29.3697
364.7399
54.0952
11.2999
110.2394
123.6555
160.9099
160.9099
16.8035
11,165.7450
84.4746
1,662.5605
1,320.9126
1,324.9769
30.0224
29.3948
365.0311
54.6389
11.3693
BOURSE D’ALGER
Valeur du 18 mai 2016
Titre de capital *
L’euro se stabilisait face au dollar, vendredi, mais restait en forte
baisse sur la semaine face à un billet vert revigoré par des
commentaires de la Réserve fédérale américaine (Fed) remettant sur
la table la possibilité d’une hausse du taux en juin. Vers 16H00 GMT,
l’euro valait 1,1210 dollar, contre 1,1203 dollar jeudi. La monnaie
européenne montait face à la devise nippone, à 123,90 yens, alors
que le dollar aussi gagnait du terrain face à la monnaie japonaise, à
110,54 yens. La livre britannique baissait quant à elle face à la
monnaie européenne, à 77,22 pence pour un euro, ainsi
que face au dollar, à 1,4515 dollar pour une livre.
Cotations
AUR
480,00
SAI
640,00
ALL
500,00
Roui
395,00
Biopharm
1470,00
Capitalisation boursière : 53 053 732 000,00 DA
DZAIRINDEX : 1424,24
* Les titres de capital sont cotés en dinars
** Les titres de créance sont cotés pied de coupon en pourcentage de la valeur nominale
LA SEMAINE ÉCO
CAFÉ
Sur le Liffe de Londres,
la tonne de robusta pour
livraison en mai valait
1.507 dollars vendredi.
Sur l’ICE Futures US de
New York, la livre
d’arabica pour livraison
en mai valait 119,55 cents
SUCRE
A Londres, la tonne de
sucre blanc pour
livraison en août valait
420,50 dollars. A New
York, la livre de sucre
brut pour livraison en
mai valait 14,31 cents
CACAO
A Londres, la tonne de
cacao pour livraison en
juillet valait 2.153 livres
sterling. A New York, la
tonne pour livraison en
juillet valait 2.893 dollars
CÉRÉALES
Les cours du maïs et du
soja sont montés cette
semaine, à Chicago,
profitant des inquiétudes
persistantes sur les
récoltes sud-américaines
et d’un temps mitigé aux
Etats-Unis, et ont
entraîné avec eux les
prix du blé.
BLÉ
Le boisseau de blé pour
juillet, le contrat le plus
actif, valait 4,6650
dollars, vendredi.
MAÏS
Le boisseau de maïs
(environ 25 kg) pour
livraison en juillet
s’échangeait vendredi à
3,9200 dollars.
SOJA
Le boisseau de soja pour
juillet, là encore le plus
échangé, coûtait 10,6775
dollars.
MÉTAUX DE BASE
Les cours des métaux
industriels ont déchanté
à partir de mercredi, sur
fond de nette
appréciation du dollar,
avant de se reprendre
vendredi, dans le sillage
d’un pétrole revigoré.
Sur le LME, la tonne de
cuivre pour livraison
dans trois mois
s’échangeait à 4.623,50
dollars vendredi à 12H10
GMT, l’aluminium valait
1.569 dollars la tonne, le
plomb valait 1.697
dollars la tonne, l’étain
valait 16.400 dollars la
tonne, le nickel valait
8.565 dollars la tonne
et le zinc valait 1.887
dollars la tonne.
MÉTAUX PRÉCIEUX
L’or a creusé ses pertes
cette semaine, à l’image
de l’ensemble des
métaux précieux,
pâtissant du net
renforcement du dollar
consécutif au compterendu de la dernière
réunion de politique
monétaire de la Réserve
fédérale américaine
(Fed).
OR
Sur le London
BullionMarket, l’once d’or
a terminé à 1.254,20
dollars vendredi au
fixing du soir.
ARGENT
L’once d’argent a clôturé
à 16,56 dollars.
PLATINE/PALLADIUM
Sur le London Platinum
and Palladium Market,
l’once de platine a fini à
1.025. L’once de
palladium a terminé
pour sa part à 567
dollars.
d’El Kadi Ihsane
L’Algérie sans «Fikra 2016» scrute encore une embellie
dans «le trou d’air»
LA REMONTÉE DES COURS DU PÉTROLE VERS LES
50 DOLLARS EXHUME DÉJÀ LE SCÉNARIO DU «TROU
D’AIR» MAÎTRISABLE. C’est en gros le scénario youssoufiste
de la gestion du contrechoc pétrolier. Du nom de Youcef
Yousfi, le successeur de Chakib Khelil au ministère de l’Energie
et toujours conseiller à la présidence de la République, et de
l’idée que le budget de l’Etat peut faire le dos rond durant une
année ou deux avant de retrouver des niveaux de revenus
énergétiques proches de ceux d’avant juin 2014, point de
départ de la baisse des cours. Le pronostic trop rassurant
de l’ancien ministre de l’Energie lui a coûté son poste en
mai 2015. Depuis, le gouvernement a bien compris à ses
dépens que le trou d’air est une dépression saisonnière. Elle
a déjà laminé le Fonds de régulation des recettes (FRR). Elle
menace les réserves de change des 24 prochains mois. Mais
tout cela demeure maîtrisable à l’échelle du temps politique
du 4e mandat. L’horizon temporel au-delà de 2019, n’est pas
«uploadé» dans les données traitées. Sauf si le gouvernement
écoute le professeur Mourad Preure, qui a pronostiqué
cette semaine sur RadioM un choc haussier d’ici à la fin de
la décennie en cours. Pourquoi un tel choc ? Parce que les
investissements dans l’industrie pétrolière mondiale se sont
divisés par deux, entre leur pic de 2013 et maintenant. Leur
faiblesse amplifiera donc la remontée des cours lorsque tous
les excédents de l’offre auront été épongés d’ici 18 à 24 mois.
La théorie du trou d’air passager peut dilater ou rétrécir son
espace temps tous les trimestres. Elle reste vivante. Mais,
prévient tout de même Mourad Preure, elle ne protège pas
l’Algérie de l’autre danger caché derrière la crise des prix.
Celui du déclin historique de l’Algérie comme exportateur
net de gaz naturel. Le retour de l’activité complète de
Tiguentourine et du train de liquéfaction rénové de Skikda a
juste amorti la chute en 2015. Sonatrach n’exporte pas plus de
45 milliards de m3 de gaz naturel par an, à comparer aux 85
milliards de m3 prévisionnels pour 2012 avancés par Chakib
Khelil en 2007. La faute, bien sûr à la croissance hors norme
de la consommation domestique d’électricité.
LE PROFESSEUR PREURE TIRE TOUS LES CONSTATS :
gaspillage énergétique, perte de parts de marché gazier
en Europe, empreinte carbone surdimensionnée, effet
d’éviction sur le recours aux énergies renouvelables. Mais
se refuse, par fidélité à son extraction populaire, à la
conclusion qui s’insinue au bout de ce bilan. Pour changer
de modèle domestique de consommation d’énergie il faut
rendre moins chère l’énergie fossile, dans la génération de
l’électricité et dans les transports. Au fond, c’est exactement
la même conclusion conservatrice à laquelle se refuse
d’aller la gouvernance Bouteflika. Mais pas pour les mêmes
raisons que celles, honorables, de Mourad Preure. Il ne faut
pas toucher significativement le système des subventions
indirectes à l’énergie pour ne pas risquer de déstabiliser la
base clientéliste du régime. Dans un tel contexte, l’idée d’un
trou d’air des prix pétroliers de deux ans et demi qui finirait
fin 2017 par un choc haussier va avoir beaucoup de supporters
dans l’entourage présidentiel. Il est donc possible de tenir
encore un peu. Sans rien sacrifier d’essentiel. Surtout pas
le droit à gaspiller du carburant et de l’électricité générée
par le gaz. Il y a certes eu une première hausse de l’un et
de l’autre dans la LF de 2016. Elle n’a jamais été clairement
présentée sur une trajectoire budgétaire de trois ou de cinq
ans comme un plan de réduction durable de la subvention.
Tout va donc continuer de dépendre de la lecture de la
conjoncture pétrolière trimestre après trimestre. Et tourner le
dos au pronostic de moyen terme : avec cette croissance de
la consommation énergétique l’Algérie cessera d’exporter du
gaz naturel dans 12 à 15 ans.
C’EST UNE DONNÉE ESSENTIELLE DANS LE MANAGEMENT
STRATÉGIQUE QU’ENSEIGNENT TOUTES LES HAUTES
ÉCOLES DE COMMERCE. Lorsque le marché se retourne
négativement que les ventes et le chiffre d’affaires d’une entreprise
baissent, il ne faut surtout pas céder à la tentation la plus commune chez
les managers, couper dans les dépenses de communication. L’Algérie n’a
jamais eu de budget de communication pour traiter de son image. Cela
s’observe régulièrement lorsque des étrangers arrivent pour la première
fois à Alger et sont, immanquablement ébranlés par la beauté de la
ville, et le peu de publicité qu’ils ont rencontrée sur cette beauté. Mais le
pays a commencé à chercher à changer timidement son image sinistrée
depuis que l’événement Fikra s’y est attelé en 2013. Le grand-messe qui
invitait par centaines des VIP nationaux et mondiaux à venir disserter
ou écouter l’Algérie qui rayonne, a subi le contrechoc pétrolier. Pas de
Fikra avec un baril à 45 dollars. Les sponsors de Fikra, privé
et parapublic ont fait l’inverse de la recommandation des
écoles de commerce. Ils ont coupé dans la communication.
Pourtant le gouvernement prétend hisser le tourisme au
rang de priorité dans la politique de diversification. Sa
politique des évènements n’a pas changé d’un iota. Ils sont
quasi systématiquement évincés d’Algérie. Même lorsqu’ils
sont « amis » comme Fikra. Que dire alors du Forum Social
Maghrébin qui devait tenir des journées d’études sur les
mouvements migratoires et qui s’est vu refuser, à travers
le CLA, l’autorisation de tenir cette activité à Bejaia l’été
prochain. Le Maroc l’accueillera. Le gouvernement maintien
toujours l’Algérie en mode fermeture au monde, lorsqu’il
s’agit du mouvement des personnes. De ce point de vue, au
moins de celui là, Amar Saadani a tort. Bouteflika n’a pas
libéré les algériens de la main mise du DRS. Ils se rejoignent
sur le dossier.
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 16
C U LT U R E
CLÔTURE DU FESTIVAL
CULTUREL EUROPÉEN
SAMY BENCHEIKH EL HOCINE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONDA
«Plaintes contre les chaînes TV qui ne
respectent pas les droits d’auteurs»
SUPERBE
PERFORMANCE
CROATE
● Deux millions de supports d’œuvres piratées seront détruits aujourd’hui au Palais de la culture, à Alger.
PHOTO : DR
Le directeur général de l’ONDA menace de recourir à la justice contre les chaînes
privées qui violent les droits d’auteurs
sation auprès de la société civile, des
étudiants, des jeunes sur l’importance
de respecter les droits des artistes,
des auteurs et des producteurs. «Nous
menons une lutte quotidienne pour
défendre les droits d’auteurs et les
droits voisins. Des contrôles sont faits
sur le terrain à travers la saisie de tous
les supports, CD, DVD, VCD, qui ne
sont pas autorisés par l’ONDA. La
vente et la distribution d’un support
non autorisé signifient que l’artiste
ne peut rien percevoir de ses droits.
Nos contrôleurs assermentés établissent des PV qui sont reconnus par
la justice comme ceux de l’officier de
police. Ils font le tour du pays», a-t-il
dit. Les contrôleurs de l’ONDA ont
saisi dernièrement à Bab El Oued,
à Alger, 28 000 DVD piratés, avec
l’aide de la police. «Nous avons établi
un plan pour combattre le piratage
sur internet et le téléchargement illégal de films et d’œuvres musicales»,
a-t-il souligné. L’ONDA est devenu
membre du conseil d’administration
de la Confédération internationale
des sociétés d’auteurs et compositeurs
(Cisac). «Nous sommes leaders dans
le monde arabe et en Afrique. Nous
assurons des formations sur la protection des droits d’auteurs. Nous avons
enregistré une croissance de 23% de
nos résultats avec l’aide de la presse»,
a-t-il dit. Le président de la Cisac,
le Français Jean-Michel Jarre, est à
Alger pour assister, aujourd’hui au
palais de la culture Moufdi Zakaria, au
Forum international sur la lutte contre
le piratage en présence notamment
des représentants de l’Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle
(OMPI) et de la Pacsa (Pan-African Composers and Songwriters Alliance). «Nous avons demandé au
chanteur Lounis Aït Menguelatt d’intervenir lors de ce forum pour évoquer
les atteintes aux droits des artistes
algériens. Et, à la faveur de ce forum,
nous allons procéder à la destruction
de 2 millions de supports contrefaits
sous le thème : ‘Dites non au piratage
des œuvres’», a précisé Samy Bencheikh. Ahlem Mosteghanemi, Hayet
Zerrouk et Mohamed Adjaïmi ont été
sollicités pour mener cette campagne.
Le directeur général de l’ONDA a
relevé que 45% des préoccupations
des pays qui négocient avec l’Algérie
l’accession à l’Organisation mondiale
du commerce (OMC) sont liées au
respect de la propriété intellectuelle
et aux droits des logiciels et des
œuvres cinématographiques. «L’Algérie doit envoyer des signaux forts à
la communauté international sur la
lutte contre le piratage et le respect
des droits d’auteurs», a-t-il insisté.
Oran, Mostaganem, Annaba, Souk
Ahras, Batna, Bordj Bou Arréridj et
Constantine seraient les «foyers» où la
distribution des œuvres piratées est la
plus présente. «Nous avons établi une
cartographie nationale des atteintes
aux droits d’auteurs et du piratage.
Ces régions sont les plus visibles.
Nous avons adopté des mécanismes
de veille pour avoir toute l’information», a-t-il indiqué. Fayçal Métaoui
PHOTO : DR
S
amy Bencheikh El Hocine,
directeur général de l’Office
national des droits d’auteur
(ONDA), est en colère. «Je
déclare la guerre aux chaînes de télévision privées qui ne respectent pas
les droits d’auteurs et qui n’ont pas
engagé de démarches pour se conformer à la législation. Je vais introduire
des plaintes en référé auprès de la
justice contre ces chaînes parce qu’il
y va de l’image et de la réputation de
l’Algérie en tant qu’Etat. Ces plaintes
visent à stopper l’exercice de ces
chaînes en Algérie», a-t-il annoncé,
hier, lors d’une conférence de presse
au club Aïssa Messaoudi de la Radio
nationale à Alger. «Ces chaînes ne
respectent pas la loi algérienne, piétinent les droits d’auteurs et sont en
train de fouler aux pieds l’Algérie.
Diffuser un film récent, relève de
l’irresponsabilité. Imaginons que les
maisons de production américaines
déposent plainte auprès des instances
internationales à Genève, à Paris ou à
Tunis, l’Algérie le payera chèrement.
On ne dira pas que les chaînes privées
diffusent à partir de la Jordanie ou des
Emirats. Elles sont algériennes et ont
des studios et des personnels en Algérie. Elles engagent donc l’Etat algérien devant la communauté internationale. Nous avons envoyé des mises en
demeure et des procès-verbaux à ces
chaînes, sans résultat», a-t-il appuyé.
Samy Bencheikh El Hocine a précisé
que seules Dzaïr TV, Dzaïr News et
Ennahar TV ont régularisé leur situation vis-à-vis de l’ONDA. Selon lui,
l’ONDA mène un travail de sensibili-
U
FESTIVAL MAWAZINE À RABAT (MAROC)
Iggy populaire
Rabat (Maroc)
De notre envoyé spécial
ggy Azalea, 26 ans, a prouvé à des dizaines de
milliers de personnes qu’elle ne faisait pas de la
figuration et qu’elle n’était pas aux antipodes du rap.
Elle a montré qu’elle est une hip-hopper mais pas
une caricature très «hipster». C’est qu’Iggy Azalea
est et sera dans la place. Bien qu’elle détonne avec le
profil caractéristique de la planète du rap. Car blonde,
grande, mannequin et australienne de surcroît, c’est
une rappeuse à la peau blanche mais à l’âme noire.
Une sister soul. Dont acte ! Et elle a toasté avec ses
tripes accompagnée d’un possee (collectif) dans la
culture urbaine hip-hop regroupant quatre danseuses,
des B-girls (par opposition aux B-boys), deux choristes et un DJ aux manettes.
Connue pour ses affriolantes tenues de scène, Iggy
Azalea n’a pas dérogé à sa tradition à l’image de son
hit «fancy» (huppé, classe). Elle arborera un mini
short noir, des bottes à lacets, un corset et une longue
natte. Un total look d’amazone. Une sorte d’Eminem
féminin qui interprétera une tracklist comptant des
titres à succès tels que Black Widow, Work, Azillion,
Beg For It, Murda Bizness, Fancy, All Hands on deck,
Beg For It, Beat Down, Bounce, My World, Pu$$y
(lettre S du dollar), Iggy SZN ou encore Team, son
nouveau single issu de l’album Digital Distorsion qui
sortira à la fin de la semaine prochaine. Et ce avec ce
flow, cette balistique verbale, cette rage et par intermittence, avec cette coquetterie scénique : Iggy Azalea tirant et exhibant sa tresse d’une manière insolente.
Un gimmick ostentatoire propre aux battles (joutes
lyriques du rap). «J’ai été influencée par la rappeuse
Lil Kim et Eve quand elle avait fait ce duo avec Gwen
PHOTO : ELWATAN
I
La chanteuse australienne Iggy Azalea a effectué un passage très remarqué
Stefani», nous confiera-t-elle.
La scène de Bouregreg dédiée à la musique africaine a
accueilli un grand Monsieur du jazz mais d’une humilité forçant le respect, l’Américain Marcus Miller, le
fameux bassiste, multi-instrumentiste et producteur
ayant joué avec le légendaire Miles Davis, Herbie
Hancock, Dizzy Gillespie, Wayane Shorter, Eric Clapton, Roberta Flack, Aretha Franklin, Paul Simon, Eric
Clapton, George Benson, Al Jarreau, Chaka Kahan,
Snoop Dogg ou encore Paul Simon.
MARCUS MILLER, UNE LÉGENDE À BOUREGREG
Un pedigree impressionnant allant de Frank Sinatra à
Elton John en passant par LL Cool J., Marcus Miller
a livré une prestation de choix, sans fioriture mais
avec justesse. Son line-up : un batteur, un claviériste,
un saxophoniste, une trompettiste et lui à la basse. Le
public tout ouïe a apprécié les titres Panther, Hylife,
B’s River, Son of Macbeth, Cherokee, Blast ou encore
Frankenstein. Mais il y eut des moments forts quand
Marcus et sa formation ont exécuté Gorée (Go-ray)
parlant d’esclavagisme, Jean-Pierre de Miles Davis
et Papa Was A Rolling Stone des Temptations. Un
hommage à l’âge d’or du label Tamla Motown très
cher à Berry Gordy ayant vu l’explosion de chanteurs
comme Stevie Wonder, Diana Ross and The Supremes,
Marvin Gaye ou encore The Jackson Five. «Vous allez
écouter la line de basse la plus cool de l’histoire. C’est
celle de Papa Was A Rolling Stone», présentera-t-il le
fameux titre mais avec une touche personnelle jazzy
où Marcus Miller fera montre de dextérité. Ce slide
d’une tablature exceptionnelle. A la fin du concert, il
sera rejoint par deux grands maîtres du gnaoua. Les
maâlem Hamid Kasri et Maalem Marchane pour un
moment d’anthologie où le guembri gnaoui (guitare
traditionnelle) donnait la réplique aux cordes basses.
Le leitmotiv de Mawazine est : musiques du
monde… sans frontières. Un langage universel.
A Salé, le crooner de Marrakech, Rhany, a enflammé
la foule avec ses rythmes endiablés puisés et inspirés
des sonorités latino-américaines. Ayant enregistré dès
les années 1990 à Cuba, il est un fervent adepte du
one-man-show. Son spectacle, couronné de succès, a
permis à ce grand fan d’Elvis de chanter.
K. Smaïl
ne clôture en beauté croate.
La 17e édition du Festival culturel européen d’Alger a baissé rideau
avant-hier sur une superbe performance de musique classique du Trio
Mediterraneo venu de la coquette
ville Split. Le public, qui a pratiquement rempli la mythique salle
Ibn Khaldoun à Alger, a été gracieusement servi. Sur scène, Ana
Domancic à la flûte, Alina Gubajdullina au violon et Mihovil Karuza
à la violoncelle ont magistralement
transporté le public dans un voyage
à travers le temps en interprétant des
œuvres du XVIIIe siècle et une du
XIXe. Un voyage dans les profondeurs artistiques slaves. Le grand
compositeur croate du XXe siècle,
Rudolf Matz, a été remis au goût
du jour, mis à l’honneur par le trio
qui traverse la Méditerranée en éliminant toutes les frontières, comme
seule la musique sait le faire.
Mené par la flûtiste Ana Domancic,
qui est aussi professeur à l’Académie des arts de l’université de
Split, le virtuose Trio Mediterraneo
a régalé le public algérois avec des
morceaux de musique classique.
«Les échanges, et plus particulièrement les échanges culturels,
sont très importants et les seuls
qui vont garantir la paix dans le
futur. C’est pour cela que plus de
Croates devraient venir en Algérie,
mais aussi des Algériens en Croatie.
Il faut œuvrer pour que les échanges
entre deux pays soient plus grands»,
a affirmé Ana avant de lancer son
groupe dans l’extraordinaire bain
musical méditerranéen. La courte
soirée croate a été riche en émotions que seules les notes peuvent
réveiller. Et coïncidence heureuse
pour les Croates d’Algérie et leurs
amis d’ici, l’événement marque le
début des festivités célébrant le
25e anniversaire de l’indépendance
de la république de Croatie, cette
belle république résistante qui domine l’Adriatique. La Croatie, tout
comme la Bosnie-Herzégovine, est
née dans la douleur face à la tendance hégémonique de la Serbie de
Slobodan Milosevic. Au carrefour
des civilisations qui ont jalonné
la Méditerranée et aux influences
slaves et qui plonge ses racines
dans les profondeurs du Danube, la
Croatie fait partie de ces pays qui
incarnent les valeurs d’ouverture
et de tolérance. Avec l’Algérie, elle
entretient des liens d’amitiés et de
solidarité forts même si au niveau
politique ce lien peine à trouver une
expression à la hauteur des ambitions des deux pays. Il est temps que
les politiques se mettent au rythme
de cette belle musique du Trio Mediterraneo.
Hacen O.
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 17
PUBLICITÉ
La coopérative
El Amel Les Grands Vents
Ouled Fayet
La coopérative
El Amel Les Grands Vents
Ouled Fayet
Le bureau de gestion rappelle et prie :
M. Ould Amri Mohamed
Mme Mabarki Fatiha
M. Dehmani Hakim
M. Boumadani Amara
Mme Tanem Sabiha
M Benzamia Mammaâr
M. Naffaâ Sid Ali
de se rapprocher dans les délais de 08
jours à partir de la publication de cet avis
pour la régularisation de leur situation.
Au-delà de ce délai, la coopérative et
le bureau de gestion dégagent toute responsabilité et se verront dans l'obligation
d'appliquer les décisions prévues par la
loi.
Le bureau de gestion informe et invite
tous les coopérateurs à l'assemblée
générale ordinaire qui se tiendra jeudi
02.06.2016 à 14h00 sur le site de la
coopérative, en présence d'un huissier
de justice.
L'ordre du jour
1) Bilan moral et financier
2) Élection de nouveaux membres
au sein du bureau de gestion
3) Évolution de la situation et prise
de décisions collégiales.
La présence de tous est obligatoire.
Cordialement
Le bureau de gestion
Le bureau de gestion
Condoléances
Condoléances
Le conseil d'administration, le directeur général et
l'ensemble du personnel de l' IFB (ex-SIBF), très
affectés par le décès de
M. Medani Slimane, président-directeur général, les membres
du Conseil d'administration, le président du Comité de
participation, le secrétaire général du syndicat et l'ensemble
des travailleurs de l'EPE URBA Blida, profondément touchés
par le décès
de la belle-mère de M. Teboune Abdelmadjid
ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la ville
présentent à ce dernier ainsi qu'à l'ensemble de sa famille leurs
sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse
circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte
Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."
Saad Hocine
ex-président et membre du conseil d'administration
de l'I.F.B
présentent à toute sa famille leurs sincères
condoléances et l'assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.
Condoléances
Très affecté par le décès
de leur collègue et ami
Medjahed
Djilali
l'ensemble du personnel de
la société Sorfert Algérie SPA
présente à la famille du défunt
ses sincères condoléances
et l'assure de sa profonde
compassion. Puisse Dieu le
Tout-Puissant accueillir le
défunt en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons."
El Watan
Pour toutes vos annonces publicitaires à
TIARET
une seule adresse...
Maison de la presse Centre Ali Maâchi,
Tél. / Fax : (07) 42.83.08
Condoléances
Suite au décès de
Saad Hocine
le 19 mai, tous ses
anciens collègues de
la BNA Ghermoul
présentent à sa
famille leurs sincères
condoléances.
"A Dieu nous
appartenons et à
Lui nous retournons."
Remerciements
Très touchée par les
nombreuses marques
de sympathie et
d'affection qui lui
ont été témoignées lors
du décès de sa fille
Nylda
survenu le 12 mai 2016,
la famille Talbi remercie
sincèrement toutes
les personnes qui, par
leur présence, se sont
associées à sa peine.
40e jour
Condoléances
Le 14 avril 2016 nous a
quittés à jamais notre
bien-aimé père, époux,
frère et ami
Attristé par le décès de
Maghni Taïb
ancien responsable à
l’ENAB, suite à une
longue maladie.
En cette date commémorative du 22/05/2016
date du 40e jour de son décès, toute la
famille Maghni, ses enfants et sa femme
remercient tous ceux qui ont compati à
leur douleur et les prient d’avoir une pieuse
pensée à sa mémoire, en priant Dieu le
Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte
Miséricorde. «A Dieu nous appartenons et
à Lui nous retournons.» Repose en paix cher
Taïb. Tes enfants et ta femme qui ne t’oublieront jamais.
Pensée
la mère de M. Benhada
Mohamed, agent agréé
de Kia Motors
le directeur général de Kia Motors
Algérie lui présente ainsi qu’à
l’ensemble de sa famille et à ses
proches ses sincères condoléances
et les assure en cette douloureuse
circonstance de sa profonde sympathie.
Que Dieu accorde à la défunte Sa
Sainte Miséricorde et l’accueille en
Son Vaste Paradis
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournerons."
Condoléances
Cela fait cinq
ans, le 09 mai
2011, que nous
a quittés pour
un monde
meilleur notre
cher père et
grand-père
le moudjahid
Maloum Akli
survenu à l'âge de 71 ans.
En ce douloureux souvenir, nous
demandons à tous ceux qui l'ont
connu et aimé d'avoir une pieuse
pensée à sa mémoire.
Son épouse
et ses enfants
L'ensemble du personnel des
laboratoires Merinal,
profondément affecté
par le décès du
père de son cher collègue
Cherif Amine
lui présente en cette pénible
circonstance ainsi qu'à toute
sa famille ses plus sincères
condoléances et les assure de sa
profonde compassion.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde
au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l'accueille en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 18
PUBLICITÉ
VEND
A Ain Arnat w. de Sétif
2 bâtisses mitoyennes
1/ 252m2 en R+3
2/ 500m2 dont 150m2
bâtis en rez-de-chaussée
- Livret foncier + acte
(séparément).
- Toutes commodités
(forage, électr., gaz)
- Aire de stationnement
- Accès direct sur RN5
- Convient pour clinique,
banque, administration.
Tél. : 0796 816 079
VENTE
D’APPARTEMENTS
VEND joli g. F2 80m2 v. sur
mer à rénover, 5e étage asc.
bel imm. bd Télemly. Tél. :
0661 519 259
AG vd F3 85m2 Coopemad
Kouba. Tél. : 0771 654 203
AG vd F4 1er étage Boumerdès. Tél. : 0550 293 244
AG vd F2 70m2 rdc. Birkhadem. Tél. : 0550 293 244
TÉLEMLY F3 100m2 ref. top
1M. 700 + F2 60m2 3e étage
1M 650. Tél. : 0554 762 053.
Ag
VEND F2 Ouled Fayet. Tél. :
0553 963 067
VEND F3 à Hydra. Tél. : 0553
963 067
PART. vd à B. El Bahri La Brise
beau F3 75m2 3e étage refait
résidence gardée h24. Tél. :
0661 500 890
IMMO PLUS vd F4 sup 145m2
S. Hamdine avec box. Tél. :
0553 085 781
PROMMO IMMO vend F3 à
Hamadi apport 10% et possibilité crédit bancaire. Tél. :
0558 488 522 - 0795 165 398
- 0665 585 537
O. FAYET résidence Icosium
F4 top 135m2 + box chauf.
cuisine équipée 2650u, nég.
résidence Rym F4 top +
garage cuisine équipée,
chauffage central clim. prix
2800u fixe. Tél. : 0550 053
026. Ag
PARADOU vend F5 de 210m2
Hydra Parorama au rdc. avec
garage 2 voitures. Tél. : 0661
507 653 - 0556 755 057
étage idéal pour investissements. Tél. : 0550 495 842 0560 066 918
LA RÉSIDENCE vend 02
apparts. dans un immeuble
de 02 appartements uniquement avec 100m2 de garage
et plus de 300m2 de jardin,
idéal pour investissement
dans un quartier résidentiel à
Hydra. Tél. : 0550 495 842 0560 066 918
ANNABA part. à part. vend
apprt. F4, rdc, 130m2 avec
livret foncier clôturé prix
après visite, accepte prêt bancaire. Tél. : 0778 62 06 49
VD F3 et F4 haut standing
dans une résidence à Dar Diaf.
Tél. : 023 37 10 28 - 0770 994
109
PROMOTION vend F4 standing parking clôturé gardé.
Tél. : 023 37 10 69 - 0770 994
104 ag
NOUVELLE promotion à Chéraga vend apparts. standing
F2 F3 F4 F5. Tél. : 0770 938 388 - 023 37 10 69
VD à Staouéli dans belle résidence clôturée et gardée avec
parking au s. sol apparts haut
standing F3 et F4. T él. : 0770
938 388 - 023 37 10 28
CÔTÉ DIDOUCHE vend joli F4
1er étage + F6 à Didouche + F4
Hydra + F5 Télemly v/mer. Tél. :
0665 689 500. Ag
VD F5 + gge El Biar, F3, F4,
Birkhadem. Tél. : 0555 97.70.30
VEND Hydra promo finie h.
standing + garage. Tél. : 0560
061 110
SOCIÉTÉ de promotion immobilière lance la vente d’appart
haut/standing à Hydra et les
Sources. Tél. : 0672 249 090 0672 249 091
VEND à Hydra F4 155m2, terrasse 50m2 + 2 box 8 Ml. Tél. :
0560 051 110
AG BORDJ EL BAHRI vd F4
130m2 et F4 145m2 semi-fini
dans une coopérative. Tél. :
0770 407 047
AG BIRKHADEM côté Chemin
Romain F3 85m2 + box 15m2
dans un bloc R+2. Tél. : 0770
407 047
AG Boumerdès côté Kanagaz
F5 134m2 2e ét. acte. Tél. :
0770 407 047
O. FAYET F3+F4+box cuisine
équipée 2200u. Ag. Tél. : 0551
608 208
VEND appart F2 à Beni K’sila
Béjaia. Tél. : 0555 296 411
F5 F3 Madania, F3 Alger, F4 El
Ac h o u r, F 3 Ko u b a , F 4
Euclayptus, F2 Zéralda. Tél. :
0550 744 412
AG BORDJ EL BAHRI paiement par tranches F3 90m2 +
box et F4 110m2 + box, semifini 1ère tranche 50% avec
ascenseur, délai fin 2016. Tél. :
0770 407 047
VEND F3 100m2 garage
3500u. à Hydra. Tél. : 0550
430 020
STUDIO El Biar, Bd Ali Khodja
25m2 2e étage. Ag. Eco Transactions. Tél. : 0560 140 296 0663 742 270
LA RÉSIDENCE vend petit F3
Hydra rue Yahia Bel Hayet
73m2 bien aménagé au 1er
F4 120m2 Audin 3000u
duplex 140m2 Blida 2000u.
Tél. : 0661 510 835
VEND appart. F4 200m2 1er
étage Les Sources bien fini.
Tél. : 0551 736 178
VD des apparts en Espagne.
Tél. : 0541 213 503
AG vend Oued Romane 2e
étage. Tél. : 0542 666 328
Sources 525m2. Tél. : 0661 506
403
VEND F2 aménagé en F3
Zéralda 52m2 4e étage, acte
libre. Tél. : 0774 872 174
AG vend villa 180/150m2 (bâti)
s/sol R+2 13 pièces gge 6 v
Khraïcia. Tél. : 0550 032 326
F3 J. Vue II Kouba refait acte,
17,9 u. Tél. : 0775 753 980 -
VEND belle villa 400m2 O.
Fayet (CC3). Tél. : 0560 463
971
DÉLY IBRAHIM 495m2 plat
15u/m2 ag. Tél. : 0551 608 208
TÉLEMLY vend jolie villa R+1,
v/mer 300m2 bâti 140m2
acte. Tél. : 0665 689 500. Ag
O. FAYET 200m2 côté AADL
13u/m2. Ag. Tél. : 0551 608
208
25 km est de Annaba part. à
part. vend villa R+1, cour,
garage et jardin fruitier, actée.
Prix après visite, accepte prêt
bancaire. Tél. : 0778 62 06 49
GOLF vend terrain 270m2
villa à démolir. Tél. : 0665 689
500. Ag
VEND F3 60m2 cité Sellier 5e
étage, acte livret foncier. Tél. :
021 69 61 50 - 0556 248 437
LA RÉFÉRENCE vend joli F4
90m2 4e et dernier étage
dans résid. clôturée et gardée
El Biar. Tél. : 0661 510 038
VEND F3 proximité Dr
Saâdane 1M 300u. Tél. : 0550
615 414
AGENCE LE REPÈRE vd
appart. à Ain Naâdja bâtiment clôturé un F3 sup 80m2
au rdc. Tél. : 0550 382 730
AG vd F4 162m2 + gg 2 v. 3M
7 O. Romane, F4 Douaouda
1er ét. 132m2. 2M 7. F3. F4. F5
Hydra, promotion 40u/m2.
Tél. : 0664 666 827
S. HAMDINE vd F3 aménagé
en F4 100m2 acte. Tél. : 0665
689 500 Ag
VENTE DE VILLAS
AG vd R+2 500m2 2f El
Achour. Tél. : 0550 293 244
AG vd villa 480m2 à Aïn
Naâdja rdc (F5) 2 façades
17x27m, quartier résidentiel
8M300u nég. Tél. : 0556 093
893
AG vd villa 200m2 R+1 à
démolir El Biar 2 façades très
belle vue sur mer 3 milliards
800u (nég). Tél. : 0556 093
893
AG vd une bâtisse 457m2 Ben
Aknoun route Chemin Mackley 18m façade 18M (nég). Tél.
: 0556 093 893
AG vd villa 438m2 El Mouradia R+2 refait (7pc), 3 cuisines
équipées acte, LF., 11 milliards
500u (nég). Tél. : 0556 093
893
LA RÉSIDENCE vend petite
villa à Hydra 240m2 bâti
150m2 R+2-1 avec 2 apparts. +
duplex 170 000,00 DA. Tél. :
0550 495 841
VEND villa 525m2 R+2 La
Cadat Les Sources quartier
résidentiel grand jardin
garage terrasse acte livret
foncier certificat de conformité, libre de suite. Vend maison 551m2 au Golf pour particulier ou promoteur acte livret
foncier libre de suite. Tél. : 021
69 61 50 - 0556 248 437
VEND villa Issate Réghaïa. Tél.
: 0550 926 566
AG vd belle villa 235m2 R+3
Hydra avec duplex F5, F4, F3
150m2 bâti, garage, terrasse
quartier calme 16 milliards.
Tél. : 0556 093 893
VD vil. Lido q. chic R+2
320/130m2 vue/mer
acte+L+C 7m. Tél. : 0555 237
856 Ag
TÉLEMLY vd villa R+1 300m2
v/mer. Tél. : 0665 689 500 Ag
PARADOU vend carcasse de
villa à Birtouta 165m2 bat
100m2 s/plus rdc et 2e étage
fini à 60%. Tél. : 0556 755 057
- 0661 507 653
VEND carcasse à Baba Hassen
R+2, terrain 470m2 cité résidentielle. Prix 7mds. nég. Tél. :
0553 300 007
INFOGÉNIE vd villa R+1 Les
LA RÉSIDENCE vend terrain
Hydra de 980m2 pour R+2-2.
Tél. : 0550 495 841
VD O. Fayet résid. Les Pins
duplex 200m2 top. Tél. : 0560
051 110
AG vd villa 416m2 Chéraga
Dar Diaf R+2 + s/sol 7 pcs
grand jardin sans vis-à-vis 13
milliards. Tél. : 0556 093 893
R+1 pisci. F5 neuf Hydra. Tél. :
0551 606 196
BOUZARÉAH Air de France
vend ter 312m2 plat. Tél. :
0665 689 500. Ag
LABEL
IMMO
vd
120/130/140/150/200m2,
acte/LF. à Sidi Abdellah. Tél. :
0561 639 128
PARADOU vend belle villa
Bouzaréah terr. 600m2 R+2
avec piscine. Tél. : 0556 755
057 - 0661 507 653
PARADOU vend villa Dar Diaf
R+1 terrain 400m2. Tél. : 0661
507 653 - 0556 755 057
VEND 500m2 + 30 000m2 ZI
Rouiba. Tél. : 0550 264 291
LABEL IMMO vd 218m2 Khraicia 544m2 Baba Hassen,
acte/L. foncier. Tél. : 0771 720
237
PARADOU vend villa lot
Rahma Dély Ibrahim R+2, 3
apparts. Tél. : 0556 755 057
O. FAYET R+1 180/350m2 s.
fini 5500u. Ag. Tél. : 0551 608
208
VEND 30 000m2 ZI Rouiba
Baraki. Tél. : 0550 264 291
LA RÉSIDENCE vend villa
Poirson 900m2 R+1 idéale
pour investissement. Tél. :
0550 495 841
AG vd villa 385m2 R+1 Bir
Mourad Rais à démolir Les
Sources 20m façade vue
dégagée 9 milliards 500u
nég. Tél. : 0556 093 893
PARADOU vend villa Hydra
700m2, bât. 180m2 R+2 avec
piscine et jardin. Tél. : 0556
755 057 - 0661 507 653
Tél. : 0556 093 893
VENTE DE TERRAINS
VEND 1000m2 Dergana 2
façades clôturée dur. Tél. :
0771 425 192
VEND 220m2 Mahalema 2
façades. Tél. : 0771 425 192
AG vd 144m2 comm. Sidi
Yahia. Tél. : 0550 293 244
AG loue 10 000 m2 Boufarik.
Tél. : 0771 654 203
AG vd terrain 202m2 plat à
Aïn Naâdja Safsafa 13u/m2.
AG vd ter. 320m2 Lido acte+l.
Tél. : 0555 237 856 ag
250M2 acte 4u/m2 R+3 Bougara. Tél. : 0560 375 260
VD 5000m2 R+5 Baba Hassen.
Tél. : 0552 144 676
AG vd 2050m2 x2 O. Fayet
CU R+5 vue sur mer. 7u/m2.
Tél. : 0664 666 827
VENTE DE LOCAUX
PARADOU vend magasin
Hydra à côté de Sidi Yahia
100m2. Tél. : 0556 755 057
PARADOU vend magasin
Ruisseau Belcourt 180m2. Tél.
: 0556 755 057 - 0661 507 653
PARADOU magasin 25m2
Addis Abbeba. Alger. Tél. :
0556 755 057 - 0661 507 653
LOCATION
D’APPARTEMENTS
F6 180m2 avec ascenseur très
bel immeuble. Ag. Eco Transactions. Tél. : 0560 140 296 - 0663
742 270
ZÉRALDA loue appart meublé
été. Tél. : 0782 142 327 - 0542
226 850
LOUE F4 Birkhadem 2e étage
104m2. Tél. : 0551 824 221
LOUE F2 50m2 3e Didouche
Mourad. Tél. : 0551 824 221
AG loue F3 Urba 2000 meublé.
Tél. : 0550 293 244
AG loue 2F5 +F2 brx. Birkhadem. Tél. : 0550 293 244
SACRÉ CŒUR F2 90m2 tt.
équipé. v. sur mer 7u. Tél. : 0554
762 053 Ag
Agence
Le Repère
Loue à Oued Smar
hangar 500m2
20x25x8 dont un
terrain 1400m2 +
bloc adm. 60m2
R+1 avec TTC.
Tél. : 0550 382
730
Ponctuel à nos rdv.
KHELIFA BOUKHALFA F3 70m2
2e étage, immeub. propre usage
bureau 4,5u. Ag. Tél. : 0780 450
011
F3 S. Hamdine, F3 Sabala, F3
Jolie Vue. Tél. : 0550 744 412
LOUE F5 Hydra refait. Tél. : 0550
430 020
HYDRA loue F2 meub.+F3
meub. Tél. : 0665 689 500. Ago.
TÉLÉMLY loue F5 280m2 2e
étage. Tél. : 0665 689 500. Ag
D. IBRAHIM loue joli F3 meub.
Tél. : 0665 689 500
URBA 2000 loue joli F3 F4 avec
cuisine équipée. Tél. : 0665 689
500. Ag
LA RÉSIDENCE met en location
F3 transformé en F4 Hydra 68m2
2e ét. convient pour profession
libérale 120 000 DA/mois Tél. :
0550 495 842 - 0560 066 918
LA RÉSIDENCE loue niveau de
villa F3 très agréable 130m2 avec
meubles. Tél. : 0550 495 842 0560 066 918
LA RÉSIDENCE loue niveau de
villa Hydra Parmentier F3 rez-dejardin meublé cuisine équipée
70m2 avec grand jardin. Tél. :
0550 415 938
LOUE F3, F4 top Hydra, Golf. Tél. :
0560 051 110
F2 Didouche 5u. F3 102m2
Hydra 10u. F3 Mackley 10u. Tél. :
0555 476 432
AG ZÉRALDA l. F3 rdc + jardin +
piscine, cour 120m2 Hydra. Tél. :
0552 199 805
LOUE F2 1er étage cité Said
Hamdine grande cuisine salle de
bain balcon. Tél. : 0772 696 464
LOUE F4 Bouzaréah 45 000 DA
Ag. Tél. : 0542 666 328
AG loue grand studio en F2
55m2 1er ét. El Biar 3,2u nég.
Tél. : 0552 796 717
PLACE DU 1ER MAI loue F4 6e
étage 50 000 DA. Tél. : 0665
689 500 Ag
LOUE 2 pièces s/meuble proximité Audin Alger-Centre 52
000DA. Tél. : 0550 615 414
LOCATION DE VILLAS
LOUE F1 Hydra. Tél. : 0553 963
067
ZÉRALDA loue villa duplex. Tél. :
0542 226 850 - 0783 142 327
PARTICULIER loue F4 Golf
meub/sans. Tél. : 0664 988 991
AG loue R+2 F8 Dély Ibrahim.
Tél. : 0550 293 244
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 19
PUBLICITÉ
LeLOCATION
16 février 2014,DE
déjà
deux ans que tu nous as
quittésLOCAUX
à jamais cher et
regretté petit frère
Loue ouArezki
partenariat
Ghanes
dit
Kiki des locaux
commerciaux
Que
Dieu le tout sup.
totalet’accorde
800m2 en
puissant
Sa
Sainte
et
R+2Miséricorde
sur autoroute
t’accueille
en son vaste
Boumerdès
Paradis.
(Tidjelabine)
LOUE des hangars 900 à
9000m2 ZI Rouiba O. Smar, B.
Ali, Hamadi, Zéralda, Bousmaïl,
Blida. Tél. : 0550 457 659
AG loue hangar 1000m2 neuf,
Hamadi. Tél. : 0550 447 993
PROSPECTION
ÉTRANGER cher. loct. F5, F6
quartier résidentiel. Tél. : 0550
57.22.77
Tes frères et sœurs, ta
femme etTÉL
tes enfants,
:
tes0550
neveux936
et nièces,
500
CHER. locat. local comm. Tél. :
0551 60.61.96
AG ZÉRALDA loue villa quartier
résidentiel Ain Benian R+1 +
terrasse. Tél. : 0552 199 805
LA PELOUSE cherche villa +
jardin et ou piscine dans quartier rési. Tél. : 0550 44.79.93
D. IBRAHIM loue villa R+2 20u.
Tél. : 0665 689 500. Ag
AG cherche villas, terrains,
Alger-Centre et environs. Tél. :
0550 633 633
EL BIAR Poirson loue jolie villa
R+2 pour bur. F8 + g 0665 689
500. Ag
PARADOU loue jolie villa R+1.
Tél. : 0665 689 500. Ag
LES SOURCES loue jolie villa
R+1 meub. avec piscine prix
35u. Tél. : 0665 689
LABEL IMMO loue des villas à
usage d’habit/burx à Hydra,
Chéraga, Said Hamdine. Tél. :
0561 652 520 - 0550 032 326
AGENCE LE REPÈRE loue villa
à Ain Taya t: 350 b: 120 R+1 lieu
résidentiel. Tél. : 0550 382 730
ponctuels à nos rdv
D. IBRAHIM loue villa R+2 F12.
Tél. : 0665 689 500 Ag
EXCLUSIVITÉ Hydra loue 4
apparts. type F3 meub+ jardin
+ gge . Tél. : 0665 689 500 Ag
LA RÉSIDENCE met en location
jolie villa les Glycines 400m2
R+2 vue sur mer, endroit résidentiel. Tél. : 0550 495 842 0560 066 918
LOUE villa standing sup.
700m2 toutes commodités, 7
pièces Ouled Romane. Tél. :
0561 551 638
LOCATION
DE LOCAUX
PART. loue F2 45m2 rdc à
Hydra, rue du Hoggar à usage
commercial : agence, bureau
de liaison ou d’affaires. Tél. :
0770 328 916 - 0696 164 822
LOUE hangar Ben Amar (Hammadi) 1700m2 dont 800 couverts. accès sur route pplée int.
s’abst. Tél. : 0673 177 773
LOUE showroom 8000m2 Oran
6000m2 Tlemcen. Tél. : 0662
062 731
CHER. locat. villa Hydra El Biar.
Tél. : 0550 57.22.77
AG cherche locaux en achat et
location Alger-Centre et environs. Tél. : 0550 633 633
ÉTRANGER cherc. location villa
R+1 avec 2 appart. indépen. vue
s/m panoramique Golf, El Biar,
Télemly, Poirson, Bd des Martyrs, Kouba, AG int. s’abst. Tél. :
0661 51.92.59 - 0550 19.88.33
AG cher. location terrain à
Alger. Tél. : 0550 29.32.44
AG cherche F1, F2, F3, F4, F5
Alger-Centre et environs. Tél. :
0550 633 633
CH. F3 Saïd Hamdine. Tél. :
0553 96.30.67
CH. F2, Ouled Fayet. Tél. : 0553
96.30.67
CENTRE ALGER et environs
achat ou location appartement/niveaux. Tél. : 0771
77.55.16
CHER. achat F1, F2, F3 AlgerCentre et environs. Tél. : 0550
19.88.33
CHER. achat F3, F4, Télemly,
grand boulevard, S. Cœur, Bd
Bougara, Blaise Pascal, Franklin
Roosevelt. Tél. : 0661 51.92.59
CHER. achat villa de 500m2 à
800m2 R+1 ou R+3 conv. pour
placement Hydra, Mackley,
Poirson, El Biar, Dély Ibrahim,
Ben Aknoun et environs. Tél. :
0550 19.88.33
CHER. achat F4, F5 conv. p.
burx, vsm, bel immeuble boulevard Zirout Youcef, ag. int.
s’abst. Tél. : 0661 51.92.59
CHERCHE des appartements
en location à Alger-Centre AG
Eco transactions. Tél. : 0560
14.02.96 - 0663 74.22.70 - 023
23.02.06
CHERCHE achat F1, F2, F3
Télemly, BV, S. Cœur, Didouche
Mourad, Audin, El Biar, Hydra,
B. Aknoun, AG Ecotransactions.
Tél. : 023 23.02.06 - 0560
14.02.96
URGENT cherche F1, F2, à la
vente au Télemly, Didouche
Mourad, Audin et boulevard V,
clients en attente, AG Ecotransactions. Tél. : 0560 14.02.960663 74.22.70
CHERCHE location F1, F2, F3,
F4 et plus vides ou meublés,
Hydra, S. Hamdine, B. Aknoun,
D. Ibrahim, Chéraga, El Biar,
Alger-Centre, ag Ecotransactions. Tél. : 0560 14.02.960663 74.22.70-023 23.02.06
LA RÉSIDENCE cherche à
l’achat jolie villa avec piscine,
côté Chéraga, Dély Ibrahim.
Tél.: 0550 495 841
INFOGÉNIE cher. location villa
pour étranger eur 2 F4 axe
Hydra, Mackley. Tél. : 0661 506
403
EL MALIKA cherche achat et
location F1 à F8 Alger-Centre.
Tél.: 0550 420 996
URGENT cherche achat de F2
F3 F4 à Hydra, B. Aknoun,
Télemly, Golf. Tél. : 021 74 93 89
- 0666 556 213. Ag
CHERCHE achat villa O. Fayet
(env). Tél. : 0561 016 759
URGENT achat F3 F4 Garidi
Coopemad, S. Hamdine. Tél. :
021 74 93 89 - 0665 556 213
URGENT cherche achat de villa
à Hydra, B. Aknoun, El Biar,
Golf, Télemly, Les Vergers,
Kouba. Tél. : 021 74 93 89 0665 556 213
URGENT cherche location villa
Chéraga, D. Ibrahim, O. Fayet,
B. Hassen. Tél. : 0560 646 998
AG cherche F2, F3, F4 studio à
la location Hydra, Poirson, El
Biar, Mackley, Ben Aknoun,
Kouba, Said Hamdine. Tél. : 021
60 71 86 - 0559 585 382
AG cherche à la location villa
avec jardin ou piscine Hydra,
Mackley, Ben Aknoun, Poirson
Les Vergers, D. Ibrahim. Tél. :
021 60 71 86 - 0559 585 382
CHER. location nv. villa 2, 3, 4
pièces BEZ, B. El Kiffan. Tél. :
0661 510 835
CORIM cherche locaux entre
15m2 à 50m2 en location w. 16.
Tél. : 0550 575 395
CORIM cherche location F1, F2
avec ou sans meuble w. 16. Tél.
: 0550 575 395
CHERCHE appartement F2, F3,
F4, F5 en vente centre ville
Télemly, Didouche, Sacré Cœur
pour client en attente. Tél. :
0550 955 045
URGENT cherche achat ou
location F1, F2, F3, F4 à Alger
Télemly, S. Cœur, BV, El Biar,
Hydra, B. Aknoun, D. Ibrahim.
Tél. : 021 74 93 89 - 0665 556
213
FORMATION pratique World
Excel. Tél. : 0790 15.14.88
ECOLE EL MOUTANABI Baba
Hassen assure excellent niveau
scolaire, garantit réussite, activités, restauration, transport.
Tél. : 0554 143 869 - 0549 820
740
AUTOS
STÉ privée recherche comptable hab. axe Alger-Boumerdès. Email : condidature10@
yahoo.fr
STÉ recrute ingénieur HVAC
technicien. Envoyer votre CV :
interclim.sarl@gmail.com. Tél. :
0770 70.60.90 - 021 28.23.48
HÔTEL ALGER cherche réceptionniste diplômé, maîtrisant
langes étrangères. envoyer cv
au : 021 63 21 56
URGENT cherche achat villa à
Kouba, Les Vergers, Hydra,
Télemly, Ben Aknoun. Tél. : 021
74 93 89 - 0665 556 213
DIVERS
J H ing. mécanique cherche
emploi. Tél. : 0540 43.47.69
PLUSIEURS couples cherchent
location appartements à Alger.
Tél. : 0771 775 516
VEND chaîne de peinture électrostatique pour peinture
époxy dotée de deux fours
avec traitement de surface état
neuf. Tél. : 0540 039 161
CHERCHE pour couple location
appartement type F1, F2, F3 à
Alger. Tél. : 0552 660 444
URGENT Homesland cherche
pour société des niveaux de
villa meublés Hydra, Dély Ibrahim, B. Aknoun. Tél. : 0549 992
231
URGENT Homesland cherche
location F2, F3, F4, F5 meublés
ou vides Hydra, Ben Aknoun,
Dély Ibrahim. Tél. : 0549 992
231
URGENT Homesland cherche
achat apparts dans résidences
sécurisées et calmes. Tél. :
0549 992 231
URGENT cherche achat des F3
F4 à Garidi Coopemad, les Vergers, S. Hamdine. Tél. : 021 74
93 89 - 0665 556 213
AG urgent pour client en
attente villa Dar Diaf, Chéraga,
Hydra, promotion . Tél. : 0664
666 827
ACHAT F2, F3 BEZ, Bordj El Kiffan, Bananiers. Tél. : 0661 510
835
AG BORDJ EL BAHRI cherche
apprt., terrain, villas. Tél. : 0770
407 047
URGENT cherche location tous
types apparts. duplex à S.
Cœur, Télemly, El Biar, Hydra, S.
Hamdine, Golf, D. Ibrahim,
Kouba. Tél. : 021 74 93 89 0665 556 213
IMMEUBLES
PARADOU loue 2 étages de
bureaux au Val d’Hydra,
600m2 avec garage 10 voitures. Tél. : 0556 755 057 0661 50.76.53
LA RÉSIDENCE loue immeuble
Chéraga 400m2 1200m2 développés grande artère avec
SOS
KERRAD SABRINA (BINA)
souffle ses 14 bougies. 14 années de bonheur, de joie. Tu as su par ta
gentillesse et ta générosité nous combler. Pour toutes les belles choses
que tu nous as apportées et que Dieu t’apportera encore plus à l’avenir,
Yemma, mamie Fatma, ton papa Kamel, maman Nadou, ta sœur Anaïs, ton
frère Manil, ton oncle Omar te souhaitent un bon et heureux anniversaire.
Que les années à venir soient parsemées de roses.
Yemma
COURS ET LEÇONS
mer recrute 01 chef cuisinier en
gastronomie, 10 ans d’expérience + serveur expérimenté +
femme de chambre. Envoyez
CV au : 026 25.80.86
DEMANDES
D’EMPLOI
Anniversaire
Aujourd’hui, 23 mai 2016, notre adorable et douce
LA RÉSIDENCE vd immeuble
de 600m2 R+3-3 sup développée 2000m2 prix intéressant
lieu Hydra. Tél. : 0550 495 841
ACHAT véhicules d’occasion ou
neuf. Tél : 0661 690 384
CHER. achat location F3, F4,
Hydra environs. Tél. : 0560 051
110
AG ZÉRALDA cher. villa pour
achat cité Yasmine Draria ou
lotissement A et B. Baba Hassen. Tél. : 0552 199 805
showroom. Tél. : 0550 495 841
VD scopie graphie état neuf.
Tél. : 0776 14.07.30
MARCHAND meubles d’occasion achat électroménagers et
divers. Tél. : 021 476 477 - 0661
511 806
VD tous types de pointeuses.
Tél. : 0771 80.79.93
OFFRES
DE SERVICES
RÉPARATION machines à laver
toutes marques. Tél. : 0770 405
316 - 0542 29 26 00- 0662 631
923
RÉPARATION machines à laver
toutes marques à domicile. Tél.
: 0542 769 802 - 0698 997 728
TRAVAUX plomberie, chauffage central. Tél. : 0550
94.22.05
TOUS TRAVAUX d’étanchéité,
peinture. Tél. : 0550 392 781
PRENDS tous travaux étanchéité avec garantie. Tél. : 0550
14.96.29
OFFRES D’EMPLOI
CHERCHE travailleurs dynamiques pour activité marketing
relationnelle. Tél. : 0542
28.23.74
ENTREPRISE étrangère offre
l’opportunité aux retraités et
étudiants sans travail d’avoir un
revenu dans le marketing et les
affaires dans un cadre relationnel en temps libre. Tél. : 0776
23.40.94
HÔTEL MIZRANA Tigzirt sur
JH 32 ans ing. mécanique de
l’Ecole nationale polytechnique
exp. 3 ans réside Alger cherche
emploi dans le domaine ou
autres. Tél. : 0670 41.94.10
JH 31 ans master 1 compta et
finances, 6 ans exp. tenue
compta paie, bilans maîtrise PC
Compta, PC Paie, PC Stock
SAGE SAP - B1 cherche emploi
dans le domaine. Tél. : 0540
84.23.38
F. ing. automatique ch. emploi
dans le domaine ou tech com.
maîtrise log. élec. seim, langues française et anglaise, lieu
Alger. Tél. : 0667 02.28.44
JH 26 ans master 2, génie civil
opt. hydraulique, 1 an exp. Tél. :
0675 60.46.91
JH 26 ans vétérinaire + superviseur HSE, 3 ans d’expérience
dans le poulet de chair cherche
emploi. Tél. : 0661 629 028
CADRE 42 ans 12 ans d’expérience ingénieur assimilé
technico-commercial chargé
d’études générales technicocommerciales, DESS supply
chain management, technicien
sup en informatique de gestion
cherche emploi dans public ou
privé. Tél. : 0774 575 330
H. ingénieur en électronique 10
ans d’expérience en automatisme et maintenance. Tél. :
0542 481 531
JH architecte exper 3 ans
habite à Alger cherche emploi.
Tél. : 0779 196 455 - 0782 157
209
CHERCHE emploi comme gestion admini. finance moy. gén.
Tél. : 0558 314 367
J. dame cherche emploi
comme assistante dentaire ou
médicale. Tél. : 0542 009 489
Jeune fille âgée de 35 ans demande à toute âme charitable de l'aider
pour une intervention chirurgicale
de l'œil à l'étranger. Tél. : 0792 12.57.30
——ooOoo——
Dame atteinte d’un cancer démunie demande aux âmes charitables
une aide pour faire face aux frais des soins.
Merci. Dieu vous le rendra.
Tél. : 0559 26.83.38
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 20
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Déguisement 2.Points opposés.
Bugle à fleurs jaues. Plante toxique pour les animaux 3.
Azotate. Conduit organique 4.Glossine. Ferment. Sur un vieux
parchemin 5.Voie urbaine. Vieux camp. Salut à César 6.
Drogue. Os du pied 7.Qui sont prises par une seule des parties
en présence. Possessif 8.Filtre naturel. Appris 9.Impossibilité
de marcher. Strontium. Accord russe. Unité d’angle 10.
Insulaire. Espèce de chicorée 11.Ornement architectural.
Anciens impôts. En rond 12.Grugé. Etat de soulagement spirituel. Grand arbre 13.Pour répéter tel quel. Repose. Elément
chargé. Dans l’air du temps 14.Opinion contradictoire. Restes.
Clairs 15.Enduite d’une substance épaisse. Que l’on aime
mieux que les autres.
VERTICALEMENT : 1.Qui tend à se développer dans toutes
les directions. Mercure 2.Monarques. Berge. Tromper 3.
Finissais. Courant d’Eire 4.Théorique. Réunions d’une assemblée constituée 5.Large. Rendu moins épais. Sifflantes 6.Port
en Méditerranée. Astate. Force morale ou physique 7.Risquer.
Existence 8.Privatif. Corps célestes. Support de voilures 9.
Enlever. Richesse 10.Fiable. Armée glorieuse. Nigaude
11.Long temps. Ancienneté. Insecticide 12.Paroles historiques.
Rend moins fade 13.Sur la rose des vents. Aluminium. Fin de
verbe 14.Prend tel ou tel aspect. Insecte constructeur 15.
Opinion à bien défendre. Peut passer en courant. Epais.
Quinze sur 15
1
N° 741
3
2
8
7
2
5
6
7
II
III
4
IV
3
4
5
6
7
8
9
10
VI
6
VII
7
VIII
8
IX
X
9
HORIZONTALEMENT
I- Qui ne peut être cédé. II - Plus favorable. III - Plomb Paresseux de nature - Pas rapide. IV - Temps des amours Mourir. V- C’est la crème - Pronom. VI -Embarras - Capucin . VII - Sans effets - Rappel flatteur - En vogue. VIII - Corps
qui gravite autour du soleil. IX -Propre - Sorte de cale. XDrogues.
10
11
12
13
14
15
VERTICALEMENT : 1.SARCASTIQUE. PAS 2.YEUSE. OLIVERAIE 3.
ND. ARDUE. ETALER 4.TERREUR. SEIDE 5.ADROITE. ŒUF 6.
ESSAI. SELON. ROC 7.TE. SOUTE. LA 8.INO. SAMBA 9.BASE.
REGIONAL 10.USER. TOUPET. EGO 11.EUROPE. ETUIS. OS 12.
REMISER. SG. UNI 13.GERAS. CALEES. IT 14.ETAT. SUIE. ETIRE 15.
LESEES. STASES.
5
8
Solution
5
2
2
V
5
Sudoku
précédent
6
4
10 11 12 13 14 15
3
3
7
5
9
2
1
4
8
N°4441
Par M. IRATNI
1
3
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
4
Mots croisés
I
9
REGLE DU JEU
3
1
SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.
SYNTHETIQUE. GEL 2.AEDE. SEN. SURETE 3.RU. RAS. OBERERAS
4.CSARDAS. AROMATE 5.AERERIONS. PIS 6.DUO. ETES. SS 7.
TOURISTE. ECU 8.ILE. TEE. RUERAIS 9.QI. SEL. SEPT. LET 10.UVEE.
ORAGEUSE 11.EETION. MITIGEES 12.RADE. ABO. STE 13.PALEUR.
ANE. IS 14.AIE. FOL. AGONIR 15.SERF. CALLOSITES.
Sudoku
2
N° 4441
7
2
1
4
9
8
8
conflit entre
deux pays
situation
sociale
9
4
6
2
5
1
7
3
8
5
7
2
3
8
4
9
1
6
3
8
1
9
6
7
2
4
5
6
2
9
8
1
3
4
5
7
4
5
8
7
2
6
1
9
3
1
3
7
5
4
9
8
6
2
2
1
4
6
7
5
3
8
9
opposé
à l’ubac
drame de
geisha
8
9
5
1
3
2
6
7
4
7
6
3
4
9
8
5
2
1
VERTICALEMENT
1- Pénétrant de façon insidieuse et profonde. - 2.
Vague. 3 - Débute une épitaphe - Récipient pour matières fécales. 4 - Prénom féminin - Règle d’architecte
- Pour abréger. 5 - Effet latéral donné à une balle - Fichtrement. 6 - Entrée de service - Préfixe de nouveauté. 7
- Mille-pattes - Fixa à demeure. 8 - De courte durée - Se
jettent pour jouer. 9 - Négation - Entendu après coup.
10 - Allant - Squelette.
SOLUTION N° 4440
4387
HORIZONTALEMENT
HORIZONTALEMENT
I- ENCABLURES.
PROPREMENT. II - MEMBRURE.
SACRILEGE. III
III -- ENCORE
PU - UU IASI. IV
LUS.
IV- -UDINE
ATES - CAFE.
ENLIE.VV- DOSE
- URNES
- ARN.
- EIRE.
VI - OM
VI RAT - ON. VIIRELATER.
VII-PLEONASME.
NIT - MINIME.VIII
VIII- RIRZ
- YSOPET
- VUE.- NU.
IX ENTRIPER
IX
- MER - UELE.
- AI. X X- REEL
- ERES- TEINT.
- SISAL.
VERTICALEMENT
1- EMPOURPRER.
PSEUDONYME. 2 -- NEUTRALITE.
RANDOMISER.3 3- CM
- OCCIS- ENTERRE.44-- PRONER.
TORE.
ABUSE - OEIL.
5 - RIRE
5 - BRU
- EMEU.
- SON.6 6- -ELE
LU NAVET. 77-- URINE
ALITES.
ME - CRAN
- SURE.
- LI.8 -8 REALISME.
- EGLANTINES.
9 -SIR9 AN. 10- -EMU.
NEUF
SCIEES
10 -- SERRE
HIT. - IL.
Fléchés Express
métal
blanc
patriarche
personnel
répugnant
N° 4441
points
opposés
8
9
ordinaires
Tout Codé
N° 4441
Définition
du mot encadré
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
Baie noire comestible, produite par un arbuste voisin du groseillier, et dont on fait une liqueur.
8
9
1
14
4
3
1
3
1
15
15
3
1
18
7
11
3
9
4
17
9
13
3
6
17
1
2
2
3
4
5
6
3
10
11
6
12
9
6
13
9
11
4
15
11
6
17
4
9
9
13
1
17
11
15
9
9
13
9
10
3
13
13
1
8
1
3
10
3
17
6
2
13
9
12
9
16
3
15
9
8
8
9
15
9
17
1
18
3
17
17
F
13
18
17
9
3
8
13
7
1
11
4
19
P
9
passé sur
les ondes
parure de
femme
7
jeune
rongeur
13
11
gaz sonore
13
9
9
6
16
13
4
égouttoir
9
13
2
9
10
17
1
12
9
17
3
1
9
4
9
vigilance infécondité
champion
versus
cycle en
campagne
au bout
de Paris
ancienne
république
sécessionniste
examens
attentifs
fin de
verbe
bavard
coloré
anciens
impôts
bonnes
moeurs
patrie
d’Abraham
gardienne
de la paix
thallium
chiffre
romain
fonça
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
angle
c’est-à-dire
HORIZONTALEMENT : POLLUTION / LATERALE / CLIO / IM / AT / DEBUT / ABUSE / ETE /
OEUFS / IT / OR / RIGOLE / ACME / NE / ATOURS / MU / LATTES / AUTO / ACNE / RATER / TE.
VERTICALEMENT : COLLABORATEUR / LAITUE / CO / TA / ALTO / SURMULOT / UE /
DEFIERA / STRIE / SG / STAR / IAMBE / ON / TC / BOL / UTILEMENT / NETTETE / USEE.
pouffé
allure
de cheval
RUBIS - ISABELLE HUPPERT
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
d’un seul
ton
passa
à côté de
suite de
prières
Jeux proposés par
gym C Magazine
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 21
L’ÉPOQUE
L’électroménager,
un marché porteur
Acte isolé ou instruction ?
Des cigarettes de contrebande
saisies par la douane de Chlef
570 cartouches de cigarettes de marques étrangères,introduites
frauduleusement, ont été récemment saisies par les éléments
de la brigade régionale de lutte contre la contrebande, rattachée
à la direction régionale des Douanes de Chlef, indique un
communiqué de cette institution. La marchandise, qui était
soigneusement dissimulée dans des sachets et cartons de
produits alimentaires,a été interceptée à un barrage dressé
par les douaniers sur l’autoroute à Boukadir, à l’ouest de Chlef.
Le véhicule de transport, un Renault Master, a été saisi, tandis
que les auteurs encourent de fortes pénalités, précise la même
source, ajoutant que cette nouvelle prise traduit la vigilance
affichée par les brigades rattachées à la direction régionale des
Douanes de Chlef .
Saisie de 3,80 quintaux de kif
traité à Beni Boussaïd
Les éléments de la Brigade mobile de la police judiciaire de la
localité frontalière de Beni Boussaïd ont saisi 3,80 quintaux de
kif traité provenant du Maroc, selon la cellule de communication
de la sûreté de wilaya de Tlemcen. Agissant sur informations
selon lesquelles un groupe de narcotrafiquants tenterait
d’introduire une grande quantité de drogue à partir de la zone
frontalière vers la daïra de Beni Snouss, les éléments de cette
brigade mobile ont mis en place un dispositif sécuritaire qui a
permis d’intercepter un véhicule suspect dont le conducteur
a refusé d’obéir aux injonctions et a pris la fuite. Après une
course-poursuite sur la route conduisant de la bande frontalière
au village Ouled Moussa, à Beni Snouss, les policiers ont réussi
à intercepter le véhicule et procédé à l’arrestation de son
conducteur âgé de 29 ans, précise-t-on dans un communiqué.
Le mis en cause a reconnu qu’il convoyait cette marchandise
prohibée, emballée dans 18 colis, pour la remettre à une autre
personne.
Promotion Ramadhan de LG
LG Electronics, qui a opéré un retour en force en Algérie avec une
nouvelle restructuration de l’entreprise, a lancé une promotion
Ramadhan qui a débuté le 14 mai et se poursuivra jusqu’au 4
juin. Selon la firme sud-coréenne, elle est placée sous le signe de
la générosité et du partage. L’acheteur pourra bénéficier d’une
carte de fidélité qui lui permettra d’avoir des réductions allant
jusqu’à 5%. «Nous serons plus agressifs en termes de proximité
avec le consommateur», avait déclaré le directeur général, Pilwon
Jung, lors d’une récente rencontre avec la presse.
L’événement PicNic revient
en septembre
La deuxième édition du PicNic, qui réunit des acteurs issus
des médias et les «influenceurs» du web algérien, aura lieu
le 17 septembre prochain, toujours au terrain de golf de Dély
Ibrahim (Alger), à l’initiative de l’agence de relations publiques
Pi-relations. Suite aux milliers de demandes de participation
enregistrées, PicNic accueillera cette année 1000 personnes et
donnera plus de densité au contenu présenté avec des panels
plus riches en introduisant cette fois-ci les nouveaux acteurs de
la création de contenu : les marques. Cela sera aussi l’occasion
de revenir sur le rôle des médias et des autres influenceurs dans
la création et la diffusion d’un contenu d’un nouveau genre, la
créativité et l’innovation pour toucher un public de plus en plus
large et expert.
El Watan -
19.55 Série
ESPRITS CRIMINELS
L’unitéd’éliteestenvoyéedansl’Indiana
suiteàl’explosiond’unebombedansun
café.Aucunerevendicationn’aétéfaite,
maislapolicelocalepensequ’ilyaun
lien avec l’explosion...
● A l’occasion de la Foire internationale d’Alger et de l’approche
du Ramadhan, des promotions sont prévues.
P
anasonic, un des fabricants leaders de l’électronique dans le monde
et une des marques les plus
connues, a décidé de relancer
ses activités en Algérie. C’est
ce qui nous a été confirmé
par Azzedine Gueham, nouveau directeur général de Al
Mansour Commercial Center
(MCC), représentant officiel
depuis plusieurs années de
cette marque japonaise.
La nouvelle stratégie consiste
à promouvoir davantage la
gamme d’appareils électroménagers (fours micro-ondes,
mixeurs et centrifugeuses).
«Nous avons fait une étude de
marché pour nous situer par
rapport aux autres marques et
on veut se rapprocher au maximum de leurs prix et réduire
ainsi l’écart. On a donc sacrifié notre marge pour satisfaire les clients et pour que la
marque soit à la portée de
la grande majorité, prenant
en compte un facteur important : le pouvoir d’achat en
Algérie est différent de celui
en Europe», a déclaré à El
Watan M. Gueham. Il précise
en outre : «On se basait sur les
revendeurs, on est en train de
sélectionner les meilleurs tout
en lançant nos showrooms :
Sidi Yahia en septembre, qui
sera suivi de Chéraga et Dély
Ibrahim, avant de s’étendre à
Oran, Sétif et Annaba.» Les revendeurs seront assistés techniquement et accompagnés pour
que les prix qu’ils pratiquent
20.00 Théâtre
LE PLUS BEAU JOUR
A la maternité, Nathalie vient
d’accoucherdesontroisièmeenfant.Son
mari, Pierre, très troublé par cette
nouvellearrivée,déclarequec’estleplus
beau jour de sa vie et invite...
PHOTOS : DR
En marge de l’exposition à Souk Ahras des différents partenaires
du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale
lors de la 6e édition du Salon national de l’emploi, et parmi des
dizaines d’invités, dont des confrères de la corporation, seul
le correspondant d’El Watan a été intercepté par une personne
en civil se réclamant de la police, à l’entrée de la salle Djoued
Noureddine, où était organisée ladite manifestation. Voici
deux des questions posées exclusivement au représentant du
journal : «Vous venez dans quel cadre ?» «Où est passé votre
badge ?»(le badge devant être remis aux gens de la presse à
l’intérieur de la salle d’exposition)… La carte du journal, scrutée
par l’agent inquisiteur était loin de le convaincre et des gestes
d’acquiescement étaient perceptibles chez ses collègues qui
connaissent parfaitement la personne questionnée… Acte
isolé ou instruction ? A Souk Ahras et malgré l’optimisme béat,
les anciens réflexes ont la peau dure. On n’est pas sortis de
l’auberge…
Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de
255 623 520 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1er
Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
elwatan.com E-mail :
TV
PANASONIC VEUT REBONDIR EN ALGÉRIE
ON VOUS LE DIT
soient identiques. A l’occasion
de la Foire internationale d’Alger et de l’approche du Ramadhan, il y aura des promotions
(baisse jusqu’à 20%). Pour
directeur général de MCC, «le
marché algérien est prometteur. Nous n’avons pas peur
de la concurrence, car on est
leaders sur plusieurs produits
et la garantie va passer de un
à trois ans, en plus du service
après-vente à la Safex, où nous
avons recruté des techniciens».
L’objectif à atteindre est d’augmenter le chiffre d’affaires de
30% par rapport à 2015. Il y a
un plan d’action qui a été soumis et approuvé par Panasonic.
Un séminaire sera organisé
en octobre sur les standards
téléphoniques, l’audiovisuel
et les produits professionnels
(caméra 4K). Il y aura encore
beaucoup de nouveautés, car
les références changent tous
les six mois à cause du développement de la technologie.
Les avancées technologiques
de Panasonic sont guidées par
les besoins des clients et des
millions de consommateurs
dans le monde qui utilisent ses
produits quotidiennement. La
marque partage leurs aspirations de vivre pleinement ses
avancées en leur fournissant
des solutions intelligentes. Elle
est synonyme d’innovation,
qualité, performance et facilité
d’usage.
Elle se dit être prête à jouer
un rôle de leader dans l’avenir
avec l’appui de ses salariés
impliqués et créatifs. L’objectif
immédiat : donner une plus
grande visibilité et homogénéité à l’offre Panasonic, laquelle
embrasse de très larges pans
de l’électronique grand public
et équipements professionnels
à l’électroménager en passant
par l’énergie (lampes économiques), la climatisation et les
composants pour automobiles
(batteries). La relance se fera
grâce non seulement à un effet
d’image mais aussi à l’appui
de distributeurs. Des produits
innovants qui durent : c’est le
challenge de Panasonic.
Kamel Benelkadi
TRANSPLANTATION RÉNALE
19.55 Téléfilm
PREY
Dans les rues de Manchester, un
véhicule de l’administration
pénitentiairefaituneviolentesortiede
route.Parmilesprisonniersàbordse
trouveMarcusFarrow,uninspecteurde
police accusé à tort des...
19.55 Série
LE BUREAU DES LÉGENDES
Malotrudoitchoisirentretrahircelle
qu’ilaime,NadiaElMansour,outrahir
sonpaysentantqu’agentdouble...Le
bureaudeslégendesestunenouvellefois
confrontéauxsoubresautsdel’actualité
mondiale, du conflit syrien au rôle
trouble joué par l’Iran...
19.55 Film
LES ASSASSINS SONT PARMI
NOUS
Berlin,1945.SusanneWallner,unejeune
photographerescapéedescampsde
concentration,rentrechezelle.Son
appartementestoccupéparHans
Mertens,unanciensoldatquinoieses
souvenirs dans l’alcool. Susanne
s’installe...
19.55 Film
L’équipe du CHU de Annaba
sera autonome
rois greffes rénales et six poses de fistules ont
été réalisées ce week-end par l’équipe pluTridisciplinaire
du CHU de Annaba, avons-nous
appris de la direction de ce dernier. Trois jeunes
insuffisants rénaux chroniques, deux hommes
et une femme, ont reçu, avec succès, un rein.
«Ils se portent très bien et vont bientôt quitter
l’hôpital pour une nouvelle vie sans contrainte»,
se félicite l’équipe en charge de cette lourde
intervention.
Discret et calme, le professeur Chaouch Hocine
du CHU Mustapha d’Alger était également là
pour chapeauter l’équipe de Annaba, et ce, à
titre bénévole. «Dans quelques mois l’équipe de
Annaba pourra voler de ses propres ailes. C’est
comme un pilote, il faut plusieurs heures de vol
pour piloter un avion. Les médecins de Annaba,
toutes spécialités confondues, sont à mi-chemin
pour s’autonomiser et réaliser seuls les greffes
rénales. Ils commencent à acquérir l’expérience
à travers les multiples interventions réalisées
au centre hospitalier universitaire de Annaba»,
estime le professeur Chaouch.
A ses côtés, se trouvait le staff du service de
admin@elwatan.com PAO/Photogravure :
El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir
Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62
Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
chirurgie générale qui a pris part à l’acte chirurgical qui s’est déroulé au bloc opératoire du
service du professeur Chihaoui.
La préparation néphrologique a été assurée avec
succès par une équipe pluridisciplinaire du CHU
de Annaba, à sa tête le professeur Atik. Dans
un passé récent, ces deux types d’intervention
s’effectuaient dans les hôpitaux de la capitale.
«Le CHU de Annaba a honoré son engagement
devant le ministre de la Santé d’assurer en
2015 la transplantation rénale pour au moins
11 couples. Pour la prochaine année, 40 autres
couples sont d’ores et déjà programmés. Inscrits
sur une longue liste d’attente, une centaine
d’autres patients bénéficieront d’une pose de
fistule sur le bras facilitant la lourde séance de
dialyse en attendant la greffe», estime l’équipe
chirurgicale en charge des insuffisants rénaux
chroniques de la région de Annaba. Depuis le
début de l’année en cours, la même équipe a
réalisé, en plus des dizaines de pose de fistules,
16 transplantations rénales réussies à 100%. Le
CHU de Annaba s’est fixé comme objectif 40
greffes rénales d’ici la fin de l’année 2016.
M.-F. G.
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ;
SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31
0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb
(Oran) Tél : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66
THOR : LE MONDE DES
TÉNÈBRES
AlorsquesurTerre,l’astrophysicienne
JaneFoster,grandamourdeThor,trouve
parhasardunesubstancemystérieuse,
l’Ether,quebeaucoupcroyaientperdue
depuis longtemps, Thor part...
19.35 Film
LE MASQUE DE L’ARAIGNÉE
LeDrAlexCrossestle«profiler»vedette
delapolicedeWashington.Sesouvrages
fontautorité,sesméthodesontpermis
de résoudre...
Les manuscrits, photographies ou
tout autre document et illustration
adressés ou remis à la rédaction ne
seront pas rendus et ne feront l’objet
d’aucune réclamation. Reproduction
interdite de tous articles sauf accord de
la rédaction.
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 22
PUBLICITÉ
El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 23
SPORTS
HASSAN HAMAR. Président de l’ES Sétif
Makhloufi 2e sur 800 m
L’athlète Taoufik Makhloufi a terminé hier 2e sur
800 m (1’44’’91) lors du meeting de Rabat (Ligue
de diamant). Makhloufi a été devancé par le
Français Pierre-Ambroise Bosse, crédité d’un
chrono de 1’44’’51. Après cette sortie, le
champion olympique algérien se déplacera ces
jours-ci aux Etats-Unis pour participer pour la 3e
fois au meeting d’Eugène, prévu le 28 mai où il
s’alignera sur le mile (1609 m). Il tentera de
soigner son chrono (3’52’’16). L’autre athlète
algérien engagé au rendez-vous de Rabat, Salim
Keddar, s’est classé 13e (3’39’’61). Trois autres
athlètes algériens se trouvant en stage en
France ont disputé à, Lille, le championnat des
clubs français. Les résultats sur 400m haies
sont les suivants : Saber Boukemouche 1er
(50’’01) ; 3000m steeple : Bilal Tabti 1er (8’31’’92)
; 1500m : Amine Cheniti 1er (3’43’’69) et Ramzi
Abdenouz, 3e sur 800 m (1’48’’31). Ce dernier a
fait le déplacement par ses propres moyens.
Chafik B.
JSM BÉJAÏA
L’AG du CSA ce jeudi
Afin d’accélérer les démarches, notamment en ce
qui concerne les préparatifs de la nouvelle
saison, l’Assemblée générale ordinaire (AGO) du
CSA/JSMB, initialement programmée pour
samedi prochain, vient d’être avancée pour jeudi
au niveau du complexe OPOW de Béjaïa, où il sera
question pour l’actuel bureau de présenter les
bilans (moral et financier) et suivie par la même
occasion de la démission du bureau du CSA après
la fin du mandat olympique, comme le stipule la
réglementation en vigueur. De ce fait, les
responsables du club ont tenu à lancer un appel
aux personnes intéressées par la présidence du
club amateur de se rapprocher de la direction
pour avoir plus de détails sur la situation
financière et les modalités de candidature. Par
ailleurs, les cadres de l’équipe sont appelés par
la direction à négocier le renouvellement de leurs
contrats, à l’image de Djabaret et Kacem
convoqués pour aujourd’hui, en attendant
Mebarki et Aït Fergane dans les jours à venir.
L. Hama
RAFAEL NADAL
(TENNISMAN)
«On aurait pu mieux faire»
Après une longue et
harassante saison,
l’homme fort des Noir
et Blanc parle en
exclusivité à El Watan du
présent et de l’avenir de
son club en course pour
une autre LDC.
Quels enseignements tirezvous du match face à la JSK ?
Par cette victoire, on a fait taire
les petites gens qui ont parlé d’un
arrangement du résultat en faveur
de la JSK. Alliant l’art et la manière, l’équipe qui s’est présentée
sans 3 cadres démontre que sa
réserve est de qualité et que nul
n’est indispensable à l’Entente.
Quelles appréciations faitesvous de cette saison qui tire vers
la fin ?
On boucle l’exercice avec un
goût d’inachevé. Sincèrement,
on aurait pu mieux faire. Avec les
blessures, les suspensions et la fatigue de bon nombre de cadres, le
collectif qui boucle la saison le 29
mai pour en entamer une nouvelle
le 7 juin 2015 a, qu’on le veuille
ou non, tiré son épingle du jeu.
Sur la brèche des années durant,
une équipe arrive à saturation un
jour ou l’autre. Les entraves et
les coups bas de nos détracteurs
indisposés par une telle réussite
ont fait le reste. Ils ont mis à profit notre passage à vide pour nous
descendre en flammes. Je suis
tout de même satisfait
Pouvez-vous être plus
explicite à propos de ces détracteurs ?
La réussite du groupe à Hassan
Hamar dérange, les gens malintentionnées ne ratent aucune
PHOTO : EL WATAN
MEETING DE RABAT
occasion pour nous dénigrer ou
nous mettre des bâtons dans les
roues. Connus à Sétif, ces gens
font tout pour casser l’Entente
qui est une propriété collective.
Hamar n’est pas un manager
marchandant avec la carrière de
ses jeunes joueurs auxquels on
fait miroiter monts et merveilles.
A cause de ces gens, le club
fait encore et toujours face à
des créanciers ne figurant dans
aucun bilan. Figurez-vous que
nous sommes obligés de payer
des dettes de 2001.
Vous êtes tout de même responsable du casting controversé
de l’intersaison, non ?
Il est vrai qu’on s’est trompé
sur un ou deux joueurs libérés,
mais le recrutement de Hachi,
Khenniche, Haddouche, Rebiai
et Benlamri est positif. On ne doit
pas passer sous silence le retour
réussi de Djahnit, le bon rendement des jeunes tels Bouchar,
Aroussi, Berbache et Amokrane
qui disposent en outre d’une
marge de progression.
Que prévoyez-vous pour les
échéances futures, notamment
«Les objectifs
demeurent les mêmes»
Rafael Nadal revient dans son jardin de RolandGarros. Un tournoi que le Majorquin a déjà
remporté à neuf reprises. Pour cette édition
2016, l’Espagnol, éliminé en quart de finale l’an
passé, ne part pas avec l’étiquette de favori. Au
premier tour, il affrontera Sam Groth, à propos
duquel il dit : «Groth a un service énorme. Je
pense que le premier tour sera difficile. Je dois
me préparer à souffrir un peu au début. Ce sera
difficile de faire le break, mais j’espère que
mentalement je vais pouvoir rester concentré.»
Nadal est bien évidemment le plus titré sur la
terre battue de Roland-Garros. Même s’il a
perdu le titre l’année dernière, il affirme qu’il
aura son mot à dire cette fois : «Je me sens
comme toujours. A Roland-Garros, j’ai
beaucoup gagné. J’aime beaucoup
l’organisation. Je suis très à l’aise avec les gens
qui travaillent ici. Je me sens un peu comme
chez moi finalement. Je sais qu’ici je peux bien
jouer. Et si je joue bien, je peux faire de très
belles choses. La surface ici correspond bien à
mon type de jeu.» L’Espagnol affirme en outre
qu’il est à son meilleur niveau depuis Indian
Wells et compte aller de l’avant : «J’ai pris part à
plusieurs tournois, où j’ai été assez régulier.
Mon objectif est d’aller de l’avant. Pour
l’instant, je suis heureux de jouer au niveau
auquel je joue maintenant depuis Indian
Wells.»
En somme, il est très enthousiaste et veut
renouer avec le titre : «C’est mieux d’être ici
pour défendre un titre, mais on ne peut pas
avoir cette même sensation chaque année.
Malgré cela, je suis très enthousiaste. Les
objectifs demeurent les mêmes.»
Nasser Mabrouk
la Ligue des champions ?
C’est officiel, la barre technique sera dirigée par Abdelkader
Amrani qui choisira son staff. La
préparation débutera le 30 mai.
Pour bénéficier des services des
internationaux retenus pour les
Jeux olympiques, on va faire des
propositions à la FAF.
Qu’attendez-vous de votre
nouveau coach en chef ?
Le recrutement de Amrani
qu’on ne présente plus s’inscrit dans notre nouvelle stratégie
visant à restructurer de fond en
comble le club. Avec son savoirfaire et sa personnalité, Amrani,
qui aura carte blanche dans le
recrutement et le volet technique,
va, j’en suis convaincu, ramener
plus de rigueur, d’application
et de professionnalisme à notre
jeune équipe
Beaucoup d’encre a coulé
ces derniers temps à propos du
mouvement des joueurs...
Pour faire monter les enchères,
certains joueurs, dont la valeur
marchande est en baisse, disent
qu’ils ont été approchés par Hamar. Afin de couper court à ces
rumeurs, Gourmi, Karaoui et certains ex-Ententistes ne rentrent
pas dans nos plans. Ceci dit, 5
joueurs dont je tairai les noms
sont avec nous. A propos des
départs, il va y avoir des surprises. Les noms des joueurs à
libérer seront connus au moment
opportun.
On parle d’un éventuel retour de Benyettou...
Le Chabab de Riyad devait
nous verser la deuxième tranche
(350 000 dollars) du transfert
avant le 31 mars dernier. Il ne
l’a pas fait. Non seulement pour
encaisser notre dû, mais aussi
percevoir un dédommagement, un
avocat portugais a été chargé de
l’affaire. Il se pourrait que Benyettou revienne pour une pige…
Ces derniers temps, on a
beaucoup parlé du sponsor devant vous accompagner durant
la LDC…
L’engagement des pouvoirs
publics et des authentiques amis
de l’ESS que je salue au passage
a abouti. L’équipe évoluera avec
les logos de Faderco et Sonatrach.
En plus d’Alfa (une société de
télécommunication), on va, dans
les prochains jours, parapher de
nouveaux contrats. Je tiens par
ailleurs à préciser que nous entretenons d’excellentes relations
avec tous les opérateurs économiques de Sétif et sa région.
Que pouvez-vous dire à propos de cette nouvelle aventure
en Ligue des champions qui
avance à grandes enjambées ?
Comme on ne peut gagner ou
perdre un match sans le jouer,
on doit non seulement attendre
le tirage au sort (prévu pour
aujourd’hui), mais bien négocier
l’entame de la compétition.
Kamel Beniaiche
ÉQUIPE NATIONALE
Les choses sérieuses ont commencé
E
n stage depuis samedi au Centre technique
national de Sidi Moussa, la sélection nationale de football est en préparation en prévision
du très attendu match face aux Seychelles. Hier,
les joueurs étaient soumis à une double séance
de travail sur le terrain.
Bien que le groupe des Verts ne sera au complet
qu’à partir de mercredi avec l’arrivée tardive
de quatre éléments, à savoir Mahrez, Feghouli,
Brahimi et Ghoulam, le sélectionneur intérimaire, Nabil Neghiz, assisté du manager de
l’équipe, Yazid Mansouri, a entamé, depuis hier,
la préparation du match face aux Seychelles,
où les Verts sont appelés à aller chercher au
moins un point le 2 juin prochain à Victoria,
en match de la 5e et avant-dernière journée des
éliminatoires de la CAN-2017, et assurer ainsi
la place de leader du groupe J, qualificative pour
la phase finale au Gabon, avant l’ultime journée, prévue en septembre prochain à Blida face
au Lesotho, dernier du groupe. Deux séances
d’entraînement étaient au menu des coéquipiers du buteur des Verts, Islam Slimani, hier à
Sidi Moussa, après s’être contenté d’exercices
musculaires et d’une séance de décrassage au
premier jour du stage, qui s’étalera sur une
semaine, avant le départ prévu aux Seychelles
samedi prochain, cinq jours avant d’affronter la
sélection seychelloises. Les Verts ne quitteront
pas le CTN de Sidi Moussa durant ce stage. Le
staff technique intérimaire a programmé toutes
les séances d’entraînement sur une pelouse
synthétique du camp de base de la sélection, car
la rencontre face aux Seychelloix se disputera
sur un terrain similaire au stade Linité de Victoria, qui accueille les matchs internationaux
des Pirates. A signaler que le milieu de terrain
du Mouloudia, Amir Karaoui, comme attendu,
a rejoint le regroupement des Verts au CTN, en
remplacement de Walid Mesloub, forfait pour
ce déplacement aux Seychelles pour cause de
blessure.
T. A. S.
ZONE MIXTE DES JOUEURS DE L’EN
Neghiz évoque le stage des Verts
L
e sélectionneur national par
intérim, Nabil Neghiz, a évoqué, hier, au Centre technique
national de Sidi Moussa, dans la
zone mixte réservée aux médias,
les détails du stage préparatoire
des Verts. Il a indiqué que la
première semaine du regroupement sera axée sur les aspects
physiques. La deuxième semaine
sera, quant à elle, consacrée aux
choses technico-tactiques et au
travail psychologique. Evoquant
ce match face aux Seychelles, de
la 5e journée des éliminatoires de
la CAN 2017, qui se jouera le 2
juin prochain à Victoria, celui-ci
dira que «c’est quelque part un
match décisif dans la mesure
où l’équipe se déplacera avec
la ferme intention d’arracher
le point nécessaire à assurer
la qualification à la prochaine
CAN». D’autant plus, ajoute-t-
il, que la rencontre va se jouer
dans des circonstances exceptionnelles avec le départ de Gourcuff.
Concernant les conditions de
déroulement de ce match face
aux Seychelles, Neghiz ajoute
que quand il s’agit d’une grande
équipe, il ne faut plus évoquer
ces aspects : «Il faut essayer de
gagner quelles que soient les
conditions.» En dernier lieu, à
propos de la présence des joueurs
locaux, l’ancien coach de l’O
Médéa a insisté sur le fait qu’il
n’y a ni changement de stratégie
ni révolution. Selon lui, il est là
juste pour assurer l’intérim : «On
ne peut pas changer grand-chose
en un seul match...» Il faut rappeler que l’Algérie est leader du
groupe J avec 10 points, suivie de
l’Ethiopie (5 pts), des Seychelles
(4 pts), et enfin du Lesotho (3
pts).
Abdelghani Aïchoun
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 23 mai 2016
COMMENTAIRE
Les forces
du mal
Par Ali Bahmane
P
BALANCE COMMERCIALE
Hausse continue du déficit
L
e déficit commercial de
l'Algérie a atteint 7,632
milliards de dollars au
cours des quatre premiers mois
de l'année 2016, contre un déficit de 5,624 milliards de dollars
à la même période de 2015, soit
une hausse de 35,7%, a appris
hier l'APS auprès des Douanes
algériennes. Les exportations
ont nettement baissé à 7,545
milliards de dollars durant les
quatre premiers mois de 2016
contre 12,243 milliards de dollars sur la même période de
2015, en recul de 38,4%, selon
les données du Centre national
de l'informatique et des statistiques des Douanes (CNIS). Les
importations ont également été
réduites, mais à un moindre
rythme, en s'établissant à 15,177
milliards de dollars contre
17,867 milliards de dollars, en
baisse de 15,06%, précise la
même source. Les hydrocarbures continuent à représenter
l'essentiel des ventes algériennes à l'étranger pour une
part de 92,8% du volume global
des exportations, avec un montant de 7,002 milliards de dol-
lars durant les quatre premiers
mois 2016, contre 11,537 milliards de dollars à la même
période de 2015 (baisse de
39,31%). Les exportations hors
hydrocarbures, qui ont représenté 7,2% du montant global
des exportations, ont diminué à
543 millions de dollars, en
baisse de 23,1% par rapport aux
quatre premiers mois de 2015.
Les exportations hors hydrocarbures sont composées des demiproduits avec 407 millions de
dollars (contre 558 millions de
dollars), des produits alimen-
taires avec 96 millions de dollars (contre 104 millions de dollars), des produits bruts avec 20
millions de dollars (contre 33
millions de dollars), des biens
d'équipement industriels avec
15 millions de dollars (contre 7
millions de dollars) et des biens
de consommation non alimentaires avec 5 millions de dollars
(contre 4 millions de dollars).
Pour ce qui est des importations,
tous les groupes de produits ont
connu une baisse durant les
quatre premiers mois de 2016.
R. E.
ÉMIGRATION CLANDESTINE
15 HARRAGA PORTÉS DISPARUS AU LARGE DE ANNABA
■ Le Centre national opérationnel de
surveillance et de sauvetage (CNOSS)
algérien a alerté, hier, son homologue
italien sur la disparition d’une quinzaine
de jeunes candidats à l’émigration
clandestine, avons-nous appris de la
famille de l’un des disparus. Selon les
premières informations, les jeunes
harraga, originaires de Annaba, ont
appareillé, d'après la même source,
dans la nuit de mercredi à jeudi, à bord
d’une embarcation artisanale depuis
de la plage de Sidi Salem (El Bouni) à
destination de la botte italienne. Alertés
par cette famille, les gardes-côtes de
Annaba ont déclenché, immédiatement,
des recherches au large des côtes, en
vain. Vingt-quatre heures après, ils ont
saisi leur hiérarchie à Jijel qui, à son
tour, a informé le CNOSS, basé à Alger.
Repris par TSA, le quotidien britannique
The Telegraph a confirmé l’information
faisant état de la disparition d’un bateau
transportant dix migrants au large de
la petite île, la Sardaigne (Italie). «Des
navires militaires italiens, aidés par
des avions de la mission européenne
Frontex, ont déclenché une opération de
recherche. Les navires marchands sont
également invités à rester vigilants»,
précise The Telegraph. Lors de leurs
recherches, les gardes-côtes italiens
ont repéré une embarcation renversée
au large de la Sardaigne, sans pour
autant confirmer qu’il s’agissait de celle
transportant les 15 harraga, partis des
côtes de Annaba, ajoute, par ailleurs,
l’agence d’information Ansa. Ayant
appris l’information, les familles des
jeunes disparus sont, actuellement,
dans l’expectative. Elles scrutent le
moindre renseignement ayant trait au
sort réservé à leurs enfants. Depuis
quelques semaines, une véritable baisse
de vigilance caractérise les garde-côtes
de Annaba. La disparition de cette
embarcation, qui s'est ébranlée depuis
l’une des plages de Annaba, en est la
preuve irréfutable. Faut-il souligner
qu’on annonce régulièrement à Annaba
l’arrivée d'embarcations sur la rive
italienne, ce qui encourage les jeunes à
leur emboîter le pas !
M.-F. G.
POINT ZÉRO
La pieuvre et le poulpe
D
eux noms différents mais le même animal, le plus
évolué des mollusques, cousin du calamar et de la
seiche, pieuvre quand il est grand, poulpe quand il
est petit. Le poulpe ou la pieuvre sont des céphalopodes
benthiques très célèbres, souvent utilisés comme des
symboles dans les théories du complot ou pour décrire
les organisations mafieuses tentaculaires. C’est pour
cette raison que Amar Saadani, homme politique
aquatique dont l’origine n’a pas encore été bien
déterminée, a qualifié de pieuvre le général Toufik, patron
sous-marin de l’empire déchu du DRS, responsable entre
autres de l’attentat contre le président Kennedy à Dallas.
Pas si déchu en réalité, puisqu'il est accusé par le même
Saadani d’utiliser Rebrab et d’autres poissons pour
saboter l’entreprise Algérie avec ses huit bras. Car si la
pieuvre a un corps mou, elle possède une grande
intelligence, une mémoire et trois cœurs pouvant changer
de couleur selon l’environnement. Et, surtout, elle a cette
Par Chawki Amari
particularité de chasser en se déplaçant au ras du sol et
de fuir à reculons devant le danger, envoyant un nuage
d’encre noire comme un journaliste parapublic.
On pourrait encore citer d’autres analogies entre le
poulpe et Saadani, la pieuvre et Toufik, mais restons
sérieux : après avoir annoncé la fin du pouvoir parallèle,
Saadani explique que la pieuvre DRS veut acheter des
journaux, placer son Président et monter sur la Lune en
utilisant la Grande Mosquée d’Alger comme lanceur.
L’animal n’est donc pas mort, et pour le qernit, petit
malin des profondeurs, il y a une espèce de trop, le
poulpe étant un animal solitaire qui n’accepte ses
semblables que pour la reproduction. Résultat de cet
affrontement marin tentaculaire ? Retour à la science, qui
explique qu’après les avoir couvés, la femelle poulpepieuvre est programmée génétiquement pour mourir dès
qu’elle a pondu ses œufs. Une mort pour une naissance.
Pourquoi pas ?
iètre image de l’Algérie, hier, devant des
hommes d’affaires et des diplomates du
Royaume-Uni : l’industriel le plus puissant
d’Algérie – et investisseur international –,
Issad Rebrab, s’est vu refuser l’entrée au Forum
économique algéro-britannique par la volonté du
ministre algérien de l’Industrie et des Mines qui
harcèle le patron de Cevital depuis plusieurs mois.
M. Bouchouareb a commis un double dérapage : il a
présenté une piètre image de l’Algérie aux
investisseurs britanniques, connus pour leur sérieux
et habitués à ne pas voir mélangés business, politique
et règlements de compte. En même temps, il a délivré
un message des plus désastreux aux hommes
d’affaires internationaux, dont l’Algérie, ruinée par la
crise pétrolière, a pourtant grand besoin pour ses
projets et pour la résorption du chômage. Quelle
puissance au sein du pouvoir détient Bouchouareb,
pour en venir à sacrifier les intérêts économiques du
pays à l’autel de son esprit de revanche ? La question
mérite d’être posée au moment où le mot d’ordre,
dans le discours politique, est de recourir à tous les
moyens possibles pour renflouer les caisses de l’Etat,
y compris de frayer avec l’illégal, c’est-à-dire l’argent
de l’informel. Au moment donc où tous les segments
de l’Etat cherchent le moindre dinar, le ministre de
l’Industrie et des Mines s’offre le luxe de brader des
milliards en semant le trouble chez les investisseurs
étrangers et surtout en traquant les industriels
nationaux. Ces derniers sont aujourd'hui tétanisés, le
moindre ministre pouvant leur nuire sous l’effet
d’une conjoncture politique. Le FCE n’a-t-il pas été,
à la veille du 4e mandat présidentiel, sommé d’appuyer
Abdelaziz Bouteflika ? Aujourd'hui, l’organisation
patronale traîne les effets négatifs de l’alignement
politique et électoral qui lui a été imposé. Elle a perdu
cette indépendance qui aurait fait d’elle un
interlocuteur de poids et redouté des pouvoirs publics.
Elle n’a ni pouvoir ni influence pour s’imposer
comme force de proposition et comme rempart face
à des velléités des pouvoirs publics de saigner le privé
et de le contrôler dans ses moindres gestes.
Le combat de Bouchouareb n’est pas différent de
celui de Amar Saadani qui, fort de sa fonction de
patron du FLN et de son emprise sur divers médias
notamment privés, ne cesse de traquer les opposants
politiques et les organes de presse qui ne partagent
pas les points de vue du pouvoir en place ou qui
contestent l’ordre établi. Il ne s'embarrasse d’aucune
éthique politique et n’a peur d’aucune justice. Lui
aussi, de quel pouvoir dispose-t-il pour aller aussi
loin dans la déstabilisation de la classe politique et
dans l’irrespect de la société algérienne (qui hait
l’invective) ? En apparence, la vacance du pouvoir
causée par le retrait de Bouteflika a brisé la discipline
au sein du sérail et permis aux forces les plus
négatives de s’imposer sur les scènes politique et
publique. Mettant à profit le peu de réaction de
l’opinion publique (démobilisée, écœurée et craintive)
ces forces du mal ont pour principal objectif de
contrôler la succession à Bouteflika au profit d’un
autre candidat du système ou au bénéfice de leur
propre poulain.
météo
Aujourd’hui
Demain
12°
23°
ALGER
17°
29°
16°
28°
ORAN
18°
32°
11°
26°
CONSTANTINE
23°
39°
OUARGLA
14°
26°
24°
41°
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
3
Taille du fichier
1 857 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler