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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Saint-Denis, le 25 mai 2016
193 cas autochtones de dengue à La Réunion
La dengue est une maladie transmise par les moustiques. Depuis fin 2015, 193 cas
autochtones de dengue ont été confirmés à La Réunion. Malgré une légère tendance à la
baisse devant être confirmée dans les semaines à venir, le virus de la dengue continue à
circuler de manière active dans l’île. Par ailleurs, un début de circulation virale a été mis
en évidence dans trois nouvelles communes : Saint-Paul, Saint-Denis et les Avirons. Pour
éviter la survenue d’une épidémie sur le territoire, l'ARS Océan Indien appelle tous les
habitants à se mobiliser aux côtés des acteurs publics et associatifs.
▬ Situation épidémiologique
Au cours de la semaine dernière (soit du 16 au 22 mai), 9 nouveaux cas autochtones de dengue ont été
identifiés à La Réunion. Le nombre de cas est donc en légère diminution, ce qui pourrait témoigner d’un
début de diminution de la circulation virale. Cependant, cette tendance doit être interprétée avec précaution
et confirmée au cours des semaines à venir.
Si la circulation virale semble commencer à diminuer dans les foyers de circulation déjà connus (SaintLouis, Saint-Leu, Saint-Pierre, Saint-Joseph et le Tampon), à l’inverse, un début de circulation virale a
été mis en évidence dans trois nouvelles communes :
 Saint-Paul :
3 cas ayant fréquenté un même secteur à proximité du centre-ville ont été identifiés.
 Aux Avirons :
un nouveau cas est survenu dans un secteur où un début de circulation virale était suspectée.
 Saint-Denis :
3 cas ont été identifiés dans le quartier de la Bretagne.
Le virus continue à circuler de manière active dans l’île. Au total, depuis la mise en évidence d’une
circulation virale fin 2015, 193 cas autochtones de dengue ont été identifiés.
Etant donné que les patients infectés par le virus de la dengue ne donnent pas systématiquement lieu à
une consultation médicale et/ou une confirmation biologique, le nombre réel de cas dans l’île est
probablement largement plus élevé.
Face à cette situation, depuis le 4 mai 2016, l'ARS Océan Indien a décidé d'activer le niveau 2B du
plan Orsec de lutte contre les arboviroses (« Intensification de la circulation virale autochtone et risque
d'évolution vers une épidémie »).
▬ Une mobilisation collective indispensable
Pour limiter les risques de propagation de la dengue au sein de la population et éviter une épidémie, la
mobilisation de la population aux côtés des acteurs publics et associatifs est indispensable.
Or les autorités sanitaires constatent aujourd’hui que même si la population connaît bien les gestes
de prévention, ces derniers restent insuffisamment mis en œuvre. En effet, les équipes de l’ARS OI
relèvent ainsi la présence régulière de gîtes larvaires dans les quartiers où circulent la dengue et ce,
malgré leurs passages répétés (près d’une maison sur 5 contient encore au moins un gîte larvaire).
Cette mobilisation insuffisante est contreproductive car elle permet à la population de moustiques de se
reconstituer rapidement, favorisant le maintien des chaines de transmission au sein des quartiers
concernés.
Aussi, l’ARS OI rappelle que :
>> La dengue, une maladie transmise par les moustiques
La dengue est une maladie transmise par les moustiques. Dans sa forme classique, la dengue se
caractérise par une fièvre d’apparition brutale accompagnée d’un ou plusieurs des symptômes
suivants : frissons, maux de tête, douleurs articulaires et/ou musculaires, nausées, vomissements,
éruptions cutanées. Dans 2 à 4% des cas, il peut y avoir évolution vers une forme grave.
Le virus de la dengue se transmet par les piqûres du moustique tigre : Aedes albopictus. Ces derniers
pondent et se multiplient principalement autour des habitations, dans tous les points d’eau stagnante.
De petites quantités d’eau suffisent pour y pondre leurs œufs.
Près de 80 % des gîtes larvaires sont créés par l’homme autour de sa maison dans les cours et
jardins : vases, pots, soucoupes, déchets divers…
>> Pour se protéger et protéger son entourage contre la dengue, chacun doit agir :
 Eliminer les gîtes larvaires dans son environnement
- vider les soucoupes, les petits récipients
- vérifier l’écoulement des gouttières
- respecter les jours de collecte des déchets
 Se protéger des piqûres de moustiques, y compris quand on est malade pour ne pas
contaminer son entourage (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires)
 Consulter rapidement un médecin, en cas d’apparition de fièvre, éventuellement associée à :
- des maux de tête,
- des douleurs musculaires, éruptions cutanées …
Ces recommandations s’adressent à tous les habitants de l’île de La Réunion et plus
particulièrement :
 aux habitants des communes concernées et surtout celles vivant dans les quartiers où le virus
circule actuellement.
 aux personnes devant se déplacer dans ces zones
>> Offrons des fleurs et non des moustiques !
Les cimetières sont des lieux propices au développement de moustiques : les pots et vases à fleurs
remplis d’eau deviennent des gites larvaires s’ils ne sont pas par la suite correctement entretenus ou
vidés.
Aussi, afin de limiter la prolifération des moustiques dans les cimetières, il est recommandé de
remplir les vases à fleurs, non pas avec de l’eau, mais avec du sable humide.
Contact Presse :
Huguette YONG-FONG - Tél : 02 62 93 94 94 - Port : 06 92 65 48 66 - Courriel : huguette.yong-fong@ars.sante.fr
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