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Artiste maudit

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Natacha TIBI
Artiste maudit
Publié sur Scribay le 27/05/2016
Artiste maudit
À propos de l'auteur
Ecrire... Extirper malaises enfouis ou communier avec son bonheur ?
Sans doute la façon la moins éphémère de vouloir transmettre des ressentis ;
pour ainsi s'aguerrir.
Là est la finalité de l'exercice : l'écriture va me permettre de me retrouver face à moi
même.
Je commence, je joue le jeu. Mêler et entremêlés les mots appris au fil des années,
pour voir si je suis capable : un défi, oui, sublime enjeu et non problématique.
Après avoir tant lu, comment commencer, quoi relater, que dire : je réfléchis...
À propos du texte
Je "re-présente" ce texte car je l'adore et veux vous le faire partager !
Licence
Tous droits réservés
L'œuvre ne peut être distribuée, modifiée ou exploitée sans autorisation de l'auteur.
Artiste maudit
Artiste maudit
Lorsque vous marchez dans les rues d’Arles, vous êtes sur la piste de Van Gogh.
Avant de jouir de ce prestige, le peintre n’a pas toujours fait l’unanimité.
Arrivant sur les terres de la Provence, enchanté par sa lumière et ses fameux
paysages, il entre dans une sorte de transe créative qui le rend très prolifique.
Cependant, sa souffrance intérieure et ses troubles de la personnalité, font de lui un
« artiste maudit » qui dérange, intrigue, effraie.
Van Gogh, percevait la réalité de la même façon que les aliénés, car d’après des
nombreuses hypothèses il souffrait de schizophrénie. Le peintre voyait le monde
comme un monde "nature-morte" et pour le croire vivant, il a besoin de le
recomposer, d’en reproduire tout le processus. Pourtant, contrairement aux aliénés,
la peinture de Van Gogh, bien qu’elle soit peu réaliste, nous donne une information
sur notre monde, vue d’un différent point de vue, tandis qu’un aliéné représente une
autre réalité. Mais en même temps les deux ont subi l’influence de leur folie pour
pouvoir produire telles œuvres.
A l’asile Saint-Paul à Saint Rémy, établissement précurseur de l’art-thérapie, il
profita pour exacerber sa créativité, d'une chambre-atelier afin de stocker et réaliser
ses toiles. Mais il est assailli de cauchemars et d’hallucinations de la vue et de l’ouïe :
suivent des mélancolies profondes et un dégoût de la vie. En plein travail, son mal,
en effet le garrotte et il tremble d’effroi. Il se débat ; il tente d’échapper à ses
hallucinations ; il s’enfuit ; il court dans le parc ; il bute contre les arbres ; il hurle sa
peur ; puis soudainement, il retrouve son calme ; il se remet à écrire et il se remet à
peindre. Il s’analyse avec une complète lucidité ; il cherche d’où viennent ses crises,
ce qui peut les déterminer. Il travaille avec emportement et il dit :
"Je laboure comme un vrai possédé, j'ai une fureur souple de travail plus que jamais."
C'est comme un homme nouveau qui raisonne avec toute sa rare intelligence et qui a
chassé de lui-même une chose mauvaise. Il se croit reparti vers la guérison.
La folie de Van Gogh était pendant longtemps considérée comme la source de
l’expressivité de ses tableaux :
La couleur a une importance primordiale dans l’œuvre de Van Gogh. Ses tableaux
frappent le spectateur par l’intensité de sa palette. On suppose, que le choix de
couleur a été dicté par l’état émotionnel du peintre. Plus sa colère et sa douleur
s’agrandissaient, par exemple, et plus le jaune et le violet dans ses toiles devenaient
éclatants. Il subissait les souffrances et les fortes émotions, et il transportait cette
force intérieure sur ses tableaux.
Van Gogh accordait une grande importance au soleil. Il était pour lui non seulement
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Artiste maudit
la source lumineuse qui donne ces couleurs éclatantes à la nature de ses toiles, mais
il manifestait pour lui également l’amour divin. Quoi qu’il arrive, le soleil se lève
toujours. Pour Van Gogh l’éternité du soleil signifiait aussi l’éternité de la vie et de
l’âme humaine.
Le paysage est un moyen pour lui de projeter sa propre mort dans un espace infini
vers l’horizon et le tragique du monde étendu de manière verticale. Il confie dans
une lettre qu’être dans le paysage lui donne l’impression d’appartenir au monde, de
redevenir lui-même loin de toute contrainte imposée par la société. L’auteur suggère
que certains paysages sont porteurs de renaissance, tandis que d’autres peuvent être
“porteurs de mort”. Le paysage fut pour lui un lieu de développement humain.
On pourrait ainsi dire que la production artistique est un reflet de l’âme d’une
personne, de son inconscient, que ça soit un patient dans une clinique ou un grand
peintre. Ainsi, la progression de la maladie se manifeste dans leurs œuvres. Cela est
souvent visible dans l’expressivité grandissante de la touche ou dans le coloris de
plus en plus riche. Malheureusement, Cela n'aura pas suffit à le guérir. Il traînait,
pour ainsi dire son martyre au milieu des déments.
Le 29 Juillet 1890, à 1h30 du matin, s’éteint dans l’anonymat un peintre hollandais
de 37 ans, qui signait ses œuvres de son prénom, Vincent. Deux jours plus tôt, il
s’était tiré un coup de feu dans la poitrine, visant le cœur. Déjà, le 24 décembre
1888, il s’était tranché le lobe de l’oreille.
Vincent Van Gogh est mondialement connu comme un peintre fou qui s’est coupé
l’oreille et qui s’est suicidé. Pourtant on oublie souvent que Van Gogh était
également un érudit et un grand philosophe. Il lisait de la littérature française et
étrangère, des classiques et des auteurs modernes. Dans les lettres de Van Gogh on
peut suivre ses réflexions philosophiques et théologiques. Sa mort était, bel et bien,
due à sa maladie et non pas un simple suicide. Comprendre sa maladie contribuerait
à augmenter l’intérêt pour la compréhension des œuvres de Van Gogh. Il n’était pas
fou, mais un homme “exceptionnel” qui souffrait d’une maladie. Son talent et son
travail qui lui ont donné toute sa créativité, en dépit de ce qui l’affectait et non pas
le contraire.
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