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Enjeux sanitaires de la pollution
atmosphérique en Île-de-France
Copil PPA – 24 mai 2016
Sabine Host
24/05/2016
1
Effets sanitaires de la pollution
atmosphérique urbaine
• Effets sanitaires de la PA connus de
longues dates (cf. épisodes de smog
à Londres, 1952)
• Effets observés, encore aujourd’hui,
même à des niveaux « faibles »
– à court terme => aggravation
aiguë de l’état de santé
– à long terme, du fait d’une
exposition chronique =>
survenue de pathologies
chroniques plusieurs années
après
2
Effets à court terme de la pollution
atmosphérique
• L’effet se produit dans les jours
suivant l’exposition
– les plus courants : toux, hyper
sécrétions nasales,
expectorations,
essoufflement, irritations
nasales, des yeux et de la
gorges
– les plus sévères : aggravation
des symptômes de maladies
chroniques (pathologies
respiratoires ou cardiovasculaires) conduisant à un
recours aux urgences ou à
une hospitalisation, jusqu’à la
précipitation du décès
3
Effets à court terme de la pollution
atmosphérique
• Des risques estimés à Paris et proche couronne :
exemple des passages aux urgences pour asthme
(Erpurs, 2013)
– Augmentation de 2 à 7 % des passages lorsque l’on passe d’un
niveau bas à un niveau haut
– Effet plus marqué chez les 0-2 ans
12%
NO2
10%
PM2,5
PM2,5-10
8%
6%
4%
2%
0%
-2%
[0-2[ ans
[2-15[ ans
4
Effets court terme de la pollution
atmosphérique
• Lorsque les niveaux moyens de
pollution augmentent d’un jour à
l’autre on constate une
augmentation de quelques % du
nombre de recours aux urgences,
d’hospitalisations et même de
décès
• Relation linéaire entre exposition
aux PM et risque sanitaire =>
absence de seuil protecteur à
l’échelle de la population
5
Effets court terme de la pollution atmosphérique
même en dehors des « pics »
93 %
« pics » de pollution
6
Effets à long terme de la pollution
atmosphérique
• Exposition chronique aux PM associée à une augmentation
du risque de
– de décès (+7%*), Beelen 2014
– de survenue de cancers du poumon (+ 18 %*),
Raaschou-Nielsen 2013 (pollution de l'air extérieur
classée cancérigène par le CIRC (OMS) en 2013)
– de développement de pathologies cardio-vasculaires
(+13%*), Cesaroni 2014 et respiratoires chroniques
(bronchites chroniques, asthme…)
– de naissance prématurée, faible poids à la naissance
(effets sur la reproduction)
* pour une augmentation de 5 μg/m3 du niveau de PM2,5
7
Effets à long terme de la pollution
atmosphérique
• Elargissement connaissance éventail des effets
– risque d’altération du développement
neurologique de l’enfant
– risque de survenue de pathologies
neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…)
8
Impact sanitaire de la PA dans
l’agglomération parisienne
• Des risques faibles mais qui concernent une population
importante => impact non négligeable
• Impact a minima des niveaux observés vs
recommandations OMS (niveau de fond moyen de PM2,5
<10 μg/m3 ) (source : APHEKOM)
– A long terme
• ∼ 1400 décès tt cause non acc. évitables
annuellement (4 %) dont ~ 680 décès pour causes
cardio-vasculaires (7 %)
• ∼ 6 mois de gain d’espérance de vie à 30 ans en
moy. / hab.
– A court terme ~ 100 décès
9
Autres agglomérations européennes
(source : APHEKOM)
10
Des populations sensibles…
Grande variabilité individuelle dans la susceptibilité
aux polluants atmosphériques
• Femmes enceintes (cf. exposition in utero)
• Nourrissons et enfants
• Sujets asthmatiques, souffrant de pathologies
cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou
respiratoires
• Personnes âgées
• Populations défavorisées
• …
11
…et des expositions contrastées
Des populations potentiellement soumises à des
niveaux majorés pour certains polluants
• Dans les différents microenvironnements
fréquentés au cours de la journée
– Lors des déplacements (domicile-travail en
particulier) : métro/RER (souterrains), habitacle
des véhicules
– A l’intérieur des locaux (polluants spécifiques de
l’air intérieur/aération insuffisante)
• A proximité du trafic
12
Une illustration du poids du trafic
routier
• 2 millions d’habitants résident à moins de 75 m
Population résidente
(millions habitants)
Proportion de la
population totale
100%
6,0
Classe d’âge
5,0
75%
4,0
55%
3,0
2,0
> 64
18-64
50%
40%
< 18
31%
25%
1,0
0,0
0%
75m
100m
150m
Distance à l'axe routier à fort trafic
tout le territoire
• Exposition résidentielle au trafic routier responsable chez
les enfants (< 17 ans) (source : ORS IdF, 2012)
– de 16 % de survenue des nouveaux cas d’asthme
– de 29 % des crises d’asthme et 16 % des hospitalisations pour
asthme
13
Diminuer la pollution atmosphérique :
un investissement rentable ?
• Dublin, 1990 : interdiction du charbon bitumineux (Clancy,
2002)
– ↘ des niveaux de fumées noires (particules) de 35μg/m3
– ↘ 6% de la mortalité toutes causes non accidentelles
• 15% de l’amélioration de l’espérance de vie entre 1970 et
2000 aux États-Unis est attribuable à la baisse des niveaux
de particules (Pope, 2009)
“Public policy efforts to reduce air pollution are one of the
most effective medical interventions in the last 20 to 30 years.”
Dr Pope
14
Perspectives : amélioration de la
connaissance des effets
• Importance de montrer que les efforts de prévention sont
payants et mesurables = Puissant encouragement !
– Levier pour les décideurs qui ont une vision économique
 Réflexions initiées à l’ORS / méthodes d’évaluation en
lien avec Santé publique France
• Dans une optique de mieux guider les politiques publiques
– Affiner la connaissance des sources et polluants
spécifiques à l’origine des effets : « Quelles particules
sont les pires » ?
– Explorer les effets synergiques polluants-température,
polluants-pollens, plus largement, les effets de la PA
dans un contexte de changement climatique
 Nous en savons suffisamment pour agir !
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Perspectives : mettre en avant les synergies et
antagonismes possibles des politiques publiques
• Attention aux antagonismes
– « les outils mis en place pour diminuer l’émission de CO2 ne doivent
plus entraîner de fait l’émission accrue d’autres polluants » (cf.
émission de particules liées au chauffage au bois) (extrait rapport
Cour des comptes, 2015)
– Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments au détriment
de la qualité de l’air intérieur
• Quelques exemples de co-bénéfices d’actions en faveur de la qualité de
l’air
– Diminuer le trafic routier a aussi des bénéfices sur la diminution du
bruit, sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre
– Favoriser les mobilités actives (marche, vélo) => bénéfices sanitaires
également liés à une augmentation de l’activité physique, ville
apaisée, diminution de l’accidentologie
16
Merci pour votre attention !
www.ors-idf.org
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