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Adolescents et cannabis, les liaisons dangereuses

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La Croix -mardi 24 mai 2016
Sciences&éthique
L
a France est un des
pays européens où la consommation est la plus forte. En 2014,
la moitié (47,8 %) des jeunes de
17 ans déclaraient avoir fumé du
cannabis au cours de leur vie.
L’âge du premier « joint » est de
15 ans en moyenne. En 2010,
l’usage régulier (au moins 10 fois
dans le mois) concernait 2 % des
collégiens de troisième et, l’année suivante, 7 % des lycéens de
terminale. En 2011, environ 5 %
des ados (7 % des garçons et 3 %
des filles) présentaient un « risque
élevé d’usage problématique voire
de dépendance » au cannabis, selon l’Inserm (1).
t La teneur en THC
La principale molécule active du
cannabis est le THC (tétrahydrocannabinol). C’est cette molécule
qui agit sur le système nerveux et
modifie les sensations, les perceptions et le comportement. Actuellement, la teneur moyenne en THC
de la résine de cannabis est de 21 %.
Un chiffre multiplié par trois ans en
dix ans. L’usage de ce cannabis, de
plus en fortement dosé en THC, est
une évolution majeure. « Les joints
consommés par les jeunes n’ont plus
rien à voir avec ceux que fumaient
leurs parents », affirment de nombreux médecins. « Le problème est
que l’ado qui achète sa barrette ne
connaît pas la teneur en THC. C’est
comme acheter une bouteille d’alcool, sans savoir si elle contient de
la bière ou de la vodka », précise le
professeur Bertrand Dautzenberg,
pneumologue à l’hôpital de la PitiéSalpêtrière à Paris.
Adolescents
et cannabis,
les liaisons
dangereuses
Alors que le débat sur
la dépénalisation agite
la sphère médicale et
politique, le point sur
l’état des connaissances
sur le cannabis et ses
risques chez les jeunes.
t La dépendance
au cannabis
Les médecins constatent la réalité d’une dépendance chez certains consommateurs. « Le cannabis est en général considéré comme
peu addictif à condition qu’il soit
pris sous forme d’herbe. Mais, en
France, il est surtout consommé
sous forme de résine (haschisch) en
association avec le tabac. Le tabac
étant un des produits les plus addictifs connu, le mélange devient
addictogène », indique Jean-Pol
Tassin, neurobiologiste et professeur au Collège de France. De son
En France, le cannabis est surtout consommé sous forme de résine, associé au tabac. Fred Dufour/AFP
13
côté, le professeur Krebs évalue à
10 à 15 % le nombre d’usagers dépendants au cannabis. « La dépendance peut aussi être liée à la façon
dont le jeune consomme. Celui qui
fume juste pour se faire plaisir va
arrêter assez vite. Mais c’est plus
compliqué chez ceux qui consomment pour compenser quelque
chose, ceux qui utilisent le cannabis pour gérer certaines émotions,
comme l’anxiété, la peur ou la tristesse », indique le docteur Olivier
Phan responsable de la consultation jeunes consommateurs au
centre Pierre-Nicole de la CroixRouge à Paris.
t L’impact du cannabis
sur le cerveau
Ce n’est pas la même chose de
fumer du cannabis à l’adolescence
qu’à l’âge adulte. « Les jeunes de 15
à 25 ans sont plus vulnérables car,
dans cette tranche d’âge, le cerveau
est en phase de maturation », souligne le docteur Laurent Karila,
psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse
à Villejuif.
Le cannabis, tout
comme l’alcool,
peut porter atteinte
au cerveau et à
son fonctionnement
en entraînant
des effets cognitifs.
Consommé de manière excessive, le cannabis, tout comme l’alcool, peut porter atteinte au cerveau et à son fonctionnement
en entraînant des effets cognitifs : troubles de l’attention, de la
concentration et de la mémoire à
court terme, celle utilisée pour réfléchir, lire ou compter. « Cela peut
avoir un effet catastrophique sur les
résultats scolaires, en particulier
chez les élèves qui fument avant d’aller en cours », indique le professeur
Marie-Odile Krebs (université Paris-Descartes), psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. « On assiste
parfois à des décrochages spectaculaires », souligne le docteur JeanMichel Delile, directeur du Comité
d’étude et d’information sur la drogue (CEID) et les addictions, à Bordeaux.
Consommer de manière intensive et précoce peut aussi entraîSuite page 14. P P P
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Sciences&éthique
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Adoslescents et cannabis, les liaisons dangereuses
« Une étude a montré que la dépendance au cannabis
pouvait entraîner, à l’âge adulte, une baisse du quotient
intellectuel (QI) pouvant aller jusqu’à huit points. »
P P P Suite de la page 13.
ner des séquelles à long terme,
même une fois que le jeune a arrêté de fumer. « Une étude a montré que la dépendance au cannabis
pouvait entraîner, à l’âge adulte,
une baisse du quotient intellectuel (QI) pouvant aller jusqu’à huit
points », indique le docteur Phan.
t Le risque
de déclenchement
de la schizophrénie
L’immense majorité des jeunes
consommeront du cannabis sans
connaître le moindre problème
psychiatrique. Mais chez certaines
personnes, cette consommation,
surtout si elle est précoce et importante, peut provoquer la survenue
de troubles anxieux ou dépressifs, de troubles psychotiques ou
d’une schizophrénie. « Le cannabis ne va pas créer la schizophrénie
mais peut précipiter la survenue de
la maladie qui va se déclarer plus
tôt », ajoute le professeur Phan.
Les effets peuvent
être très variables
d’une personne
à l’autre en raison
de certaines
vulnérabilités
individuelles.
L’Inserm fait le même constat, en
soulignant qu’il n’a pas été démontré que le cannabis puisse « être la
cause unique » d’une schizophrénie. Mais les médecins insistent
sur le fait que tous les usagers ne
sont pas égaux face au produit.
« Les effets peuvent être très variables d’une personne à l’autre en
raison de certaines vulnérabilités
individuelles », souligne le professeur Krebs. Le risque peut ainsi dépendre de certains facteurs génétiques, de l’âge ou d’antécédents
familiaux psychiatriques.
t Les autres
conséquences
pour la santé
En général, le cannabis est fumé
avec du tabac. « Et un fumeur de
cannabis inhale du monoxyde de
carbone, des particules fines et des
goudrons. Ce qui est toxique pour
les poumons et peut entraîner des
maladies respiratoires », souligne
le professeur Dautzenberg.
Le cannabis peut aussi modifier
le rythme cardiaque et être dangereux pour les personnes souffrant d’hypertension ou de maladies cardiovasculaires. Sinon, ce
n’est pas une drogue aussi dangereuse que l’héroïne et on ne peut
pas mourir d’une overdose avec ce
produit.
Mais une forte consommation
d’un cannabis, très dosé en THC,
peut provoquer un « bad trip »,
une intoxication aiguë qui peut
se manifester par une angoisse intense, des palpitations intenses,
des tremblements, des sueurs
froides, de la confusion et parfois
une perte de connaissance.
Un psychologue discute avec une jeune fille à une consultation
jeunes consommateurs (CJC). Delphine Goldsztejn/Le Parisien
t Les seuils
de consommation
Pour l’alcool, il existe des repères simples : ne pas dépasser trois verres par jour pour les
hommes et deux verres pour les
femmes. Mais c’est plus difficile
de donner ce type de repères pour
le cannabis. « Les risques dépendent bien sûr de la dose. Plus un
jeune consomme, surtout de manière précoce, et plus les risques
sont importants », souligne le
docteur Delile. Comme pour
l’alcool, l’immense majorité des
jeunes, qui fument de manière
occasionnelle, ne connaîtront pas
de problème. Mais les médecins
se refusent de fixer un nombre
de joints « acceptable », en deçà
duquel l’usager ne court aucun
risque. Tout dépend du taux de
THC contenu dans le joint ou de
la vulnérabilité individuelle de
l’usager. « Le risque d’altérations
cérébrales peut exister pour des
faibles consommations chez des
sujets particulièrement vulnérables », souligne l’Inserm.
Pierre Bienvault
(1) Expertise collective de l’Inserm
« Conduites addictives chez
les adolescents » ( février 2014).
repères
Créer une alliance thérapeutique
avec le jeune
A
ller « consulter » pour
un problème de cannabis ? Très franchement, il
est rare qu’au départ, un jeune
trouve cela nécessaire. Et quand
il finit par se rendre dans une
consultation jeune consommateurs (CJC), c’est souvent à l’initiative de ses parents. « Ou d’un
professeur, d’une infirmière scolaire, d’un éducateur », précise
Jean-Pierre Couteron, président
de la Fédération Addiction. Dans
la moitié des cas, le jeune est
orienté par la justice après une
interpellation pour usage ou dé-
Un produit dangereux
sur la route
annuels par accidents de
la route à la fin des années
2000 », souligne l’Observatoire
français des drogues et des
toxicomanies (OFDT).
Effets et conséquence du cannabis. Celui-ci peut aussi modifier la perception visuelle,
la vigilance et les réflexes. Ces
effets peuvent durer de deux à
dix heures. « La consommation
de cannabis peut être jugée responsable de 170 à 190 décès
Les risques de l’association
cannabis-alcool. On estime
qu’un conducteur a 1,8 fois plus
de risque d’être responsable
d’un accident mortel quand il a
consommé du cannabis. Quand
il consomme aussi de l’alcool,
le risque est multiplié par 14.
tention de cannabis. « Et tout
l’enjeu est de créer une alliance
thérapeutique avec ce patient qui
arrive un peu contraint », poursuit Jean-Pierre Couteron, psychologue dans une CJC de Boulogne-Billancourt.
Aujourd’hui, il existe 540
consultations (1), anonymes et
gratuites, réparties dans 420
communes en France. Elles accueillent des personnes en difficulté avec l’alcool, le tabac,
Internet ou les jeux vidéo. Mais
80 % des consultations concernent le cannabis. En général,
la première consultation vise à
évaluer le niveau de consommation et ses conséquences. « On ne
va pas chercher à nier le bénéfice
que l’usager trouve à fumer du
cannabis, ni le plaisir qu’il peut
en tirer. L’objectif est de voir ce
que cela lui apporte mais aussi
ce que cela lui enlève », explique
le docteur Olivier Phan, responsable de la consultation PierreNicole à Paris. « Le jeune, par
exemple, va dire qu’il veut continuer à fumer mais aussi réussir
ses études. Et il faut lui faire com-
prendre que, dans son cas, cela
n’est pas compatible », ajoute le
médecin.
Vient ensuite le passage à des
« entretiens de motivation », qui
reposent sur l’idée que le patient
pourra plus facilement changer
son comportement si la motivation vient de lui et non du thérapeute, de sa famille ou de l’école.
« On ne va pas lui dire que le
cannabis, c’est mauvais pour sa
santé. On va l’amener à réaliser le
bénéfice qu’il aurait à faire évoluer sa consommation », souligne
le docteur Jean-Michel Delile,
responsable de plusieurs CJC
en Gironde. « L’idée, c’est qu’il se
fixe lui-même des objectifs : par
exemple, ne plus fumer le matin
avant d’aller en cours. Ou ne pas
fumer plus de trois joints en soirée pour éviter que “tout parte en
vrille”. Ensuite, une fois tel objectif atteint, il n’est pas rare que le
jeune se dise de lui-même qu’il
peut encore aller plus loin. »
Pierre Bienvault
(1) Pour trouver une consultation,
www.drogues.gouv.fr/
La Croix -mardi 24 mai 2016
Sciences&éthique
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Prochain dossier :
Sapiens, plus évolué qu’on ne pensait
débat Faut-il légaliser
le cannabis ?
« Une légalisation contrôlée
assécherait les marchés
criminels »
Christian Ben Lakhdar (1)
Économiste de la santé,
maître de conférence
à l’université Lille 2
«
L
a politique répressive,
menée en France, est
clairement un échec. Elle
coûte beaucoup d’argent, mobilise les policiers, engorge les tribunaux sans venir à bout des trafics. Elle n’a pas non plus réussi
à enrayer l’augmentation continue de l’usage de cannabis. Plutôt qu’une dépénalisation, une
solution pourrait être, comme en
Uruguay, une légalisation menée
sous le contrôle de l’État avec la
mise en place d’une instance publique chargée de la production et
la distribution du cannabis. Cette
instance devrait le proposer à un
prix et à une qualité identique à
ceux du marché actuel. C’est le
«
L
e cannabis est dangereux
particulièrement chez les
jeunes qui sont en pleine
maturation cérébrale. Et une dépénalisation ou une légalisation serait un très mauvais signal adressé
aux jeunes. Une manière de banaliser une consommation qui, chez
certains, présente de vrais risques.
Aujourd’hui, la priorité est de remettre à plat toutes les politiques
de prévention en essayant de comprendre les raisons pour lesquelles
les jeunes consomment ce produit.
Nos enquêtes montrent que c’est
Crimes
du futur
D
d’abord pour trouver le sommeil
(78 %), faire la fête (60 %) mais
aussi pour gérer des émotions ou
le stress (40 %). Sur ce sujet, il faut
éviter toute approche idéologique
et regarder ce qui se passe ailleurs.
C’est pour cette raison que j’ai demandé un rapport d’experts sur
l’Uruguay et les États américains
qui ont légalisé le cannabis. Et les
premières remontées indiquent
que, dans ces États, on constate
une hausse des consommations,
y compris chez les mineurs pour
lesquels le cannabis reste interdit.
Ces pays ont aussi légalisé un
cannabis moyennement dosé
en THC (substance active). Or, il
semble que se maintienne un trafic de cannabis fortement dosé
qui a la préférence de certains
usagers. Enfin, on constate une
hausse des conduites automobiles
à risque ».
epuis des lustres, les scientifiques affirment qu’une
technique n’est a priori ni
bonne ni mauvaise, mais qu’elle
dépend de l’usage que l’homme
en fait. Avec les technologies de
l’information et de la communication (TIC), n’assisterions-nous
pas au paroxysme de cet adage ?
Qui dit usages dit humains bienveillants, malveillants, voire escrocs ou criminels. L’ouvrage de
Jérôme Blanchart, journaliste
scientifique, décrit l’éventail de
possibilités malveillantes auxquelles nous allons être confrontés. Les TIC confèrent un pouvoir
aux individus et ne comportent
aucune consigne morale.
Selon le psychologue Steven
Pinker ou la direction de Facebook (lire La Croix du 1er mars
2016), les TIC agiraient dans le
sens d’une société moins violente « en nous interconnectant,
en nous rendant interdépendants
et donc moins prompts à chercher querelle à nos semblables ».
Rien n’est moins sûr. L’hyperconnexion peut conférer à des individus un pouvoir exorbitant, pouvant défier les États, à l’instar du
lanceur d’alerte Julian Assange,
ou de cybercriminels anonymes
suivant leurs victimes à la trace,
déréglant des milliers de pacemakers, vidant les données de votre
smartphone ou pénétrant dans
les réseaux des entreprises. De
plus, certaines multinationales
comme Google, idéologiquement
convaincues que « la seule évolution possible, pour l’homme, passe
par une fusion complète avec la
technologie », visent au transhumanisme. Bref, il est grand temps
de se reprendre « en remettant
à plat la structure profonde des
TIC, à commencer par le code
informatique », à la base d’Internet, initialement conçu pour
des communications privées et
jamais amélioré. « L’idéal serait
de coder comme à la Nasa, avec
des systèmes de contrôle draconiens », installés sur tous les produits et programmes dès l’usine.
Bonne nouvelle : avec l’arrivée
imminente de milliards d’objets
connectés dans les dix ans à
venir, c’est le moment idéal.
Recueilli par Pierre Bienvault
Denis Sergent
seul moyen d’avoir un produit
concurrentiel et d’assécher les
marchés criminels.
Une fois cet objectif atteint, les
pouvoirs publics pourraient, sur
le modèle du tabac, pratiquer une
hausse des prix pour faire baisser
les consommations. Les recettes
fiscales permettraient de faire de
la prévention et lutter contre le
marché parallèle qui, comme pour
le tabac, devrait rester peu important.
Ce modèle pourrait certes entraîner des consommations nouvelles mais qui devraient rester
occasionnelles. Ceux qui veulent
fumer du cannabis tous les jours
et de manière problématique sur
un plan sanitaire le font déjà aujourd’hui. »
Recueilli par Pierre Bienvault
(1) Auteur de De l’intérêt de sortir
le cannabis des réseaux criminels,
Éd. Lormont, coll. « Le bord de l’eau »
« Ce serait
un très mauvais signal
adressé aux jeunes »
Danièle JourdainMenninger
Présidente de la Mission
interministérielle de lutte
contre les drogues et
les conduites addictives
(Mildeca)
Jérôme Blanchart, Éd. Premier
Parallèle, 179 p., 16 €.
Un ensemble de figurines,
de pièces de monnaie et d’objets
de marine vieux d’environ
1 600 ans a été découvert dans
le port antique de Césarée.
La cargaison
d’un bateau romain
découverte en Israël
Jacob Sharvit présente la découverte des plongeurs. Jack Guez/AFP
U
ne série d’objets métalliques, pour la plupart en
bronze, ont été découverts
fortuitement en avril par deux
plongeurs israéliens dans l’enceinte même du port de Césarée,
situé dans le nord d’Israël, en Judée. Alertée, l’Autorité des antiquités a organisé d’autres plongées qui ont permis de remonter
de nombreux objets de la période
romaine tardive, vestiges de la
cargaison d’un navire marchand
transportant du métal probablement destiné au recyclage.
Une lampe de bronze à l’image
du dieu du soleil Sol, une figurine
de la déesse de la Lune Luna, une
lampe à l’effigie d’un esclave africain, des fragments de statues de
bronze, un robinet en forme de
sanglier, des ancres et différents
objets de navigation ainsi que
deux singuliers agglomérats de
milliers de pièces de monnaie antiques pesant 20 kg ont été retrouvés dans le port. Ces pièces sont à
l’image de l’empereur Constantin
(272-337 apr. J.-C.), qui régna sur
tout l’Empire romain, et de Licinius, son rival.
Selon Jacob Sharvit, directeur
de l’unité marine de l’Autorité des
antiquités, le navire a été pris dans
une tempête à l’entrée du port. Il
a dérivé jusqu’à s’écraser contre
les rochers et la digue, après avoir
tenté de jeter ses ancres qui se
sont brisées sous la force des vagues et du vent. « Les découvertes
de statues de métal sont rares parce
que, dans l’Antiquité, on les faisait
fondre. »
En 2015, 2 000 pièces d’or datant du Xe siècle avaient été découvertes par des plongeurs à Césarée,
le plus important trésor numismatique mis au jour en Israël. Une
telle succession de découvertes
s’expliquerait par la faible quantité
de sable qui tapisse le fond du port
et par l’augmentation du nombre
de plongeurs.
Situé en bord de mer, Césarée est aussi un immense site
construit par le roi de Judée Hérode 1er (au Ier siècle av. J.-C.). Riche
d’un théâtre, d’un hippodrome,
d’un aqueduc et de mosaïques, le
port, très actif au Ier siècle, a sans
doute été détruit par le séisme de
115. Césarée est aussi une ville qui
abrita les premières communautés
chrétiennes puis, au Moyen Âge,
les croisés.
Denis Sergent
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