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18 - Syndicat de l`enseignement de l`Ouest de Montréal

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JUIN 2016
VOL. 22 NO 18
Syndicalement vôtre
SEOM.QC.CA
Le Mot du président
Luc JACOB
Juin : l’heure des bilans
DANS CE NUMÉRO :
Nouveaux programmes
à l’ÉDA
2
Premier réseau des alliées
et alliés pour la diversité
sexuelle
3
Bientôt à la retraite?
4
CALENDRIER
Conseil de négociation
Le 31 mai 2016
Chaîne humaine
Le 1er juin 2016
Conseil des
personnes déléguées
Le 1er juin 2016
Conseil fédératif
15, 16 et 17 juin 2016
U
ne autre année scolaire et syndicale
s’achève. Chargée? Mouvementée?
Haute
en
couleurs
et
en
mobilisation? C’est certain! Décevante pour
nombre d’entre nous par la fin abrupte de la
négociation nationale. Mais rassurante par la
hauteur et la détermination de la
mobilisation.
Reste à faire le bilan des actions entreprises,
de leur portée, de leurs effets escomptés
mais aussi collatéraux et imprévus. La
solidarité tissée avec patience par l’action
quotidienne des personnes déléguées, mais
aussi des noyaux de profs engagés dans leur
établissement est une force qu’il nous faudra
préserver pour la prochaine rentrée.
Au terme de cette année difficile, je me suis
demandé où nous en étions en regard du
respect de notre profession. J’en suis venu à
la conclusion que le respect de notre
profession commence par le respect que
nous
lui
accordons
nous-mêmes,
notamment en exigeant jour après jour que
notre tâche soit celle inscrite au contrat de
travail. En exigeant aussi que nos conditions
de travail et d’exercice de la profession
soient pleinement reconnues et rémunérées,
que notre jugement professionnel soit
réellement considéré (lire pris avec
considération) et estimé à sa juste valeur.
En exigeant que tout un chacun cesse de
penser à notre place et qu’on nous laisse
enseigner en paix. En exigeant que le choix
de
nos
formations
et
de
notre
perfectionnement relève aussi de notre
jugement.
Bilan… pas pour tout le monde!
Je ne peux que m’interroger gravement sur le
bilan que font ou pas celles et ceux qui
dirigent la destinée du Québec actuellement.
Trois ministres de l’Éducation en deux ans!
Quelle continuité pour l’Éducation? Une
seule : le monde des coupures et de
l’austérité. Je ne peux que m’interroger sur le
silence de la CSMB à cet égard.
Je ne peux que m’interroger gravement sur le
bilan que font ou pas celles et ceux qui
dirigent la destinée du Québec actuellement.
Le projet de Loi 86 qui a mobilisé temps,
consultation,
énergie,
rédaction
et
présentation de mémoire, tournée des
syndicats affiliés sans parler de l’ensemble
des
personnes
et des
organisations
concernées et deniers publics. Tout ça… pour
un pétard mouillé qui, s’il a occupé les
agendas, les médias et bien des discussions
animées, n’a abouti nulle part!
Je ne peux que m’interroger gravement sur le
bilan que font ou pas celles et ceux qui
dirigent la destinée du Québec actuellement.
Une négociation semée d’embûches, sans
respect des personnes visées et ce, à la
grandeur des réseaux publics et parapublics.
Un gouvernement qui nivelle sans cesse vers
le bas quand il s’agit de l’État, mais qui a
toujours du temps et de l’argent pour soutenir
le privé. Un gouvernement qui s’acharne sur
les plus vulnérables et les maigres acquis
d’une société pour laquelle nos parents (ou
grands-parents selon votre âge) ont fait une
certaine révolution… dite tranquille. Une
voir page 4 :
SYNDICAT DE L’ENSEIGNEMENT DE L’OUEST DE MONTRÉAL
TÉL. (514 637-3548) - TÉLÉC. (514 637-0000)
-
BILANS

COURRIEL SEOM@SEOM.QC.CA
PAGE
Nouveaux programmes à l’ÉDA :
de l’improvisation à l’urgence
2
Mélanie HUBERT
vice-présidente à la vie professionnelle
Christian PAGE
conseiller à l’éducation des adultes
Après 10 ans d’implantation progressive…
l’implantation définitive
Nous l’avions annoncé lors du dernier Conseil des
personnes déléguées et il ne s’agissait pas de
rumeurs : le Ministère de l’Éducation et de
l’Enseignement Supérieur (MÉES) a récemment
confirmé à des représentantes de la FAE que
l’implantation des nouveaux programmes de
formation de base commune (FBC) devient
obligatoire pour tous les nouveaux élèves inscrits pour
2016-2017. Seuls les anciens élèves ayant déjà
commencé leur formation pourront poursuivre avec
les anciens programmes et les anciens sigles. Puis,
en 2017-2018, les programmes de formation de
base diversifiée (FBD) deviendront à leur tour
obligatoires.
Des expériences variables et pas toujours heureuses
Au cours des deux dernières années, la FAE a
travaillé d’arrache-pied à tenter de brosser le portrait
des expérimentations facultatives qui ont eu lieu dans
les centres d’éducation des adultes. Une large
consultation, menée en 2014 et approfondie depuis,
nous a permis de mieux comprendre les difficultés
auxquelles se sont butés celles et ceux qui ont
expérimenté les nouveaux programmes. Bien que les
expériences soient variées et que certaines se sont
somme toutes avérées positives, il n’en demeure pas
moins que plusieurs lacunes ont pu être observées.
D’abord, les programmes, calqués à plusieurs égards
sur ceux du secteur des jeunes, sont difficilement
applicables aux réalités des centres d’éducation des
adultes. L’organisation scolaire propre à ce secteur
rend
difficile
l’application
des
méthodes
pédagogiques prônées par les nouveaux programmes.
Qui plus est, le rehaussement des exigences et les
situations d’apprentissage et d’évaluation (SAE)
complexes, de même que la prépondérance de la
lecture dans ces mêmes SAE tendraient à nuire à la
réussite des jeunes adultes aux prises avec des
difficultés de tous ordres. Le nombre d’heures prévu
devient alors insuffisant pour assurer la réussite du
plus grand nombre.
D’autre part, le matériel didactique et les outils
d’évaluation font cruellement défaut. Le personnel
enseignant à l’ÉDA a dû consacrer énormément de
temps à créer du matériel, souvent à l’extérieur des 32
heures normalement reconnues à la tâche. Là encore,
le matériel semble souvent peu adapté aux élèves,
pensons notamment à la réalité montréalaise. De plus,
les attentes de fin de cours ne semblent pas toujours
correspondre au contenu des programmes.
Reconnaissons que plusieurs enseignantes et
enseignants ont dû se lancer dans les nouveaux
programmes sans formation adéquate. Cela semble
particulièrement vrai pour le personnel travaillant à
taux horaire. Ajoutons une offre de formation
inégalement partagée et une difficulté réelle à suivre
les sommes affectées à la réforme et le portrait se
précise. Qui plus est, contrairement au secteur des
jeunes, les conseillères et conseillers pédagogiques ne
fournissent pas à la tâche.
Holà, Monsieur le ministre!
Forte de toutes ces analyses et d’une seconde
consultation éclair menée en mai dernier dans les
centres d’éducation des adultes, la FAE a adopté
diverses recommandations visant ainsi à apporter des
correctifs aux nouveaux programmes avant leur
implantation définitive1.
C’est réunis en Conseil fédératif les 19 et 20 mai
derniers que les Syndicats affiliés ont réclamé un
moratoire sur l’implantation obligatoire des nouveaux
programmes à l’ÉDA. Nous sommes d’avis que le
Ministre de l’éducation doit refaire ses devoirs et faire
en sorte que les nouveaux programmes, le matériel
didactique et les outils d’évaluation soient plus
pertinents et mieux adaptés. Les conditions
d’implantation doivent également être viables pour le
personnel enseignant. La réussite des élèves est à ce
prix.
Soulignons que la délégation FAE, du 25 avril dernier
au MÉES, a essuyé un refus systématique de la part du
ministre Proulx, de la directrice de l’ÉDA au MÉES et
de son sous-ministre adjoint, un certain Yves Sylvain…
En effet, bien que la rencontre ait duré deux heures, il
n’y a eu aucune ouverture à nos demandes et
propositions. Le bloc MÉES semblait inébranlable, bien
que sans argument réel. Leur invariable réponse
demeure : « Seule la FAE se plaint des nouveaux
programmes et de leur implantation dès la prochaine
 suite à la page 3
JUIN 2016
SYNDICALEMENT VÔTRE
VOL. 22 NO 18
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 suite de la page 2
rentrée! » C’est un peu court comme argumentaire,
mais voilà à qui nous sommes confrontés. Qu’à cela ne
tienne! La FAE, forte de ses plus récents mandats,
poursuivra sa quête pour obtenir des programmes et
des outils mieux adaptés à l’ÉDA, tant pour les élèves
que pour les enseignantes et enseignants.
Une question demeure : d’où vient cette soudaine
précipitation? Nouveau ministre? Nouveau sousministre? Espérons seulement que cette fois-ci, le
Ministre entendra les revendications des enseignantes
et enseignants du terrain et saura tenir compte de leur
3
expertise, à travers un réel processus de consultation
du personnel enseignant à l’ÉDA.
C’est donc un dossier à suivre l’an prochain! Nous
remercions chaleureusement celles et ceux qui ont
consacré du temps aux diverses consultations que
nous avons menées. Nous comptons sur les
enseignantes et enseignants de ce secteur pour
partager avec nous leurs expériences et exiger avec
nous les correctifs qui s’imposent.
1
Premier réseau des alliées et alliés pour
la diversité sexuelle
La FAE entend produire une liste exhaustive des nombreuses
positions que nous avons adoptées. Nous la publierons dès
qu’elle nous sera acheminée.
Mélanie HUBERT
vice-présidente à la vie professionnelle
Caroline PROULX-TROTTIER
vice-présidente à la vie syndicale
L
e 17 mai dernier, dans le cadre de la Journée
internationale contre l’homophobie et la
transphobie, la FAE et son comité des alliées et
alliés pour la diversité sexuelle conviaient les membres
à une journée de réflexion. Nous y avons participé au
nom du SEOM.
Réunis sous le thème « Diversité sexuelle dans les
écoles : soutenir nos élèves et nos collègues! », les
participantes et participants ont d’abord pu explorer
certains concepts théoriques avec Jeanne Lagabrielle
et Valérie Mallamo, toutes deux de la Coalition des
familles homoparentales1. Atelier des plus enrichissant
qui a débroussaillé divers concepts et réalités, mais
aussi mis à jour les mythes et préjugés s’y rattachant.
Après avoir exploré diverses facettes de la violence
subies par nombre d’élèves en lien avec l’identité de
genre, l’expression de genre et l’orientation sexuelle,
les animatrices ont expliqué comment une école ou un
centre peut proposer une éducation plus inclusive. Le
tout parsemé des questions, commentaires et
expériences partagées par des participantes et des
participants captivés.
présents à leurs propres perceptions et préjugés. Un
atelier de réflexion est venu couronner la journée pour
tenter de déterminer comment nous pouvons soutenir
les collègues appartenant à la communauté lesbienne,
gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT).
Une journée qui nous aura permis d’explorer nos
propres limites, mais aussi d’identifier et de nommer
plusieurs facettes méconnues de la réalité LGBT,
pourtant bien présentes dans nos écoles et nos
centres. Ne croyez surtout pas que, parce que, comme
nous, vous œuvrez au primaire, vous êtes à l’abri! Bien
au contraire, la conscience de l’identité sexuelle se
forme dès l’âge de 5 ans!
Espérons que cette première activité sur la diversité
sexuelle pour la FAE sera reconduite dans les années à
venir, et que nous serons de plus en plus nombreuses
et nombreux à y participer afin de briser les préjugés et
vaincre l’isolement. À suivre…
1
En après-midi, deux collègues ont offert de vibrants et
généreux témoignages, confrontant les membres
JUIN 2016
SYNDICALEMENT VÔTRE
Pour approfondir le sujet et vous outiller pour agir, nous vous
recommandons fortement de consulter le site internet de
l’organisme au www.familleslgbt.org/outils. Vous y trouverez des
informations théoriques ainsi que de nombreuses idées
d’activités à animer en classe, et ce, pour divers groupes d’âge.
VOL. 22 NO 18
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4
 BILANS
suite de la page 1
société de droits qui s’amenuisent comme peau de
chagrin, un peu plus chaque jour.
Je ne peux que m’interroger gravement sur le bilan
que font ou pas celles et ceux qui dirigent la
destinée du Québec actuellement. Je ne peux que
m’inquiéter pour l’avenir de l’Éducation, mais aussi
de l’ensemble des services publics, l’avenir de mes
filles et de mes petits-enfants. C’est pourquoi je
continuerai à militer, bien que différemment.
Août 2016 marquera pour moi le retour en classe
comme vous le savez probablement déjà. Je laisse
derrière moi une organisation syndicale solide, dont
je suis fier, mais aussi une équipe que je tiens à
saluer haut et fort. Si je quitte l’esprit tranquille,
c’est en sachant que cette équipe dynamique et
dévouée, au service des membres et à l’avancement
d’une société plus juste, sera au rendez-vous et à
pied d’œuvre en août prochain.
Il m’appartiendra à mon tour de mettre en pratique
tous les conseils que j’ai prodigués au fil des années
passées au bureau du SEOM. Il m’appartiendra de
retrouver une équipe-école avec les défis que pose
quotidiennement notre profession, qui plus est en
milieu défavorisé, où j’œuvrais avant mon départ
pour le SEOM à temps plein. Il m’appartiendra de
me limiter à 32 heures par semaine, car la réussite
des élèves ne peut et ne pourra jamais reposer sur
mes seules épaules, ni sur celles d’aucun prof!
Bientôt à la retraite?
P
our les personnes qui ont décidé de prendre leur retraite, ou qui prévoient la prendre dans un
avenir prochain, l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE) a préparé pour vous un
portfolio de documents afin de vous fournir de l’information importante préalable à la prise de votre
retraite. Par la même occasion, nous vous transmettons aussi de l’information sur l’Association qui
regroupe les personnes retraitées de la FAE.
L’APRFAE est un affilié de la FAE et notre association est reconnue par la Commission administrative des régimes
de retraite et d’assurances (CARRA).
Des exemplaires du portfolio en version papier sont disponibles dans tous les syndicats affiliés à la FAE.
Si ce n’est pas encore fait, vous pouvez vous le procurer directement en vous adressant à votre syndicat local ou
le recevoir en version électronique en vous adressant directement à l’APRFAE à l’adresse suivante :
retraites@aprfae.ca ou par téléphone au 514 666-6969.
Le journal Syndicalement vôtre est réalisé par le Syndicat de l’Enseignement de l’Ouest de Montréal (SEOM). Tiré à 3 900 exemplaires, il est
distribué à toutes les enseignantes et les enseignants de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
Équipe de production : Caroline Proulx-Trottier et Isabelle Filiatrault
Conception graphique, mise en page et révision de textes : Caroline Proulx-Trottier, Isabelle Filiatrault et Chantal Harvey
JUIN 2016
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