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Baba Marta, culture bulgare

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Laetitia Redon
Baba Marta, culture bulgare
Publié sur Scribay le 02/06/2016
Baba Marta, culture bulgare
À propos de l'auteur
J'écris un peu de tout . Pas forcément du long,
j'ai publié une oeuvre sur la plateforme numérique pour enfants whisperies. J'aime
bien ce public. Ce que j'aime c'est emporter ailleurs ou transmettre une émotion.
À propos du texte
Voici mon interprétation au défi proposé "Atmosphère légendraire"
Licence
Tous droits réservés
L'œuvre ne peut être distribuée, modifiée ou exploitée sans autorisation de l'auteur.
Baba Marta, culture bulgare
Baba Marta, culture bulgare
1 er Mars, ça y est j'y suis.
J'ai toujours aimé les langues slaves et les traditions de leurs pays. Une d'elle m'a
toujours particulièrement touchée : Baba Marta. La fameuse fête de printemps du
1er jour des Mars chez les Bulgares. Jamais je n'aurais cru me trouver dans ce pays
où les coutumes sont si importantes le jour de cette fête.
Je suis émue, les locaux m'offrent chacun une martenitza pour me souhaiter bonheur,
santé et prospérité, ce petit porte-bonheur fabriqué avec des fils rouges et blancs.
J'en ai de plusieurs formes, de plusieurs tailles, et même avec des petits personnages
appelés Pizho et Panda. A mon tour, je décide d'en créer et de leur offrir, non sans
songer à l'histoire qu'elle représente. Je tresse mes martenitsi en me rappelant leurs
légendes.
Je ferme les yeux un instant pour que cette histoire revienne à ma mémoire et je
visualise, je vois : je vois Khan Asparukh discutant avec son armée, avec ses soldats,
de ses proches, de sa maison lointaine qui lui manque; je vois le message que lui
avait apporté le pigeon voyageur de sa sœur, ce fameux pigeon qui fatigué, se pose
sur l'épaule de Khan. Je vois son aile qui a été blessée par le fil, et ce dernier qui se
colore de son sang et je vois le geste émouvant de Khan Asparukh qui détache le fil
et le met autour de son poignet en bracelet, comme un signe de respect et de
gratitude envers l'animal. Je vois tous les soldats qui font de même. Nous sommes un
1er mars . J'avale ma salive avant de rouvrir doucement mes yeux.
Je sais au plus profond de moi que ce n'est qu'une version des origines de Baba
Marta, qu'il en existe d'autres, une autre sur Khan et une sur Grand mère Marta et
sa petite fille Martitchtka mais celle-ci est celle qui fait le plus écho en moi. Chacun y
va de sa préférée en faisant don de l'objet crée.
Je choisis de faire mes martenitsi en bracelet en hommage à la 1ère image qui m'est
venue , à ma légende préférée, en hommage à Khan Asparukh et à ce pigeon, et à
mon tour je les offre à mes proches, à des habitants que je croise, tout se fait
naturellement, avec le sourire, dans une atmosphère de joie, de tendresse et de
bienveillance. J'ai l'impression d'être dans une bulle suspendue dans le temps, une
bulle où tout le monde a tourné le dos aux problèmes, aux conflits, et où on ne songe
qu'à l'instant présent, à porter bonheur à autrui. Je vis un moment de bonheur et de
paix. Je me sens entière, vivante et heureuse de partager cette tradition, cette
culture, au bon endroit, au bon moment. Je ressens bien-être et amour, communion
et harmonie.
3
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