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Actions européennes : « chat échaudé craint l

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Flash éco/marchés
1 juin 2016 (n°10/16)
Actions européennes : « chat échaudé craint l’eau froide »
A défaut d’être éclatante, la reprise européenne est homogène, s’inscrit dans la durée et tend même à se renforcer en Allemagne comme
en France. Toutefois, nous hésitons après la douche écossaise de « l’alignement des planètes » à parier à nouveau sur un rattrapage des
profits. A 16,7x les profits futurs, les actions européennes anticipent déjà un tel rebond, puisque normalement le Pe ressort à 14,5
(+15 %). Ensuite, le contexte international demeure ambigu comme développé dans la précédente lettre (Chine, Fed, Wall Street). Enfin,
des ombres perdurent sur la reprise européenne, de l’inertie des prêts bancaires à la rechute des perspectives bénéficiaires des banques
en passant par l’évaporation des gains de pouvoir d’achat engendrés par le contrechoc pétrolier. Faute d’une tendance claire sur les
profits, la volatilité devrait rester la règle. Après un aller-retour à 4 300 sur le Cac, on retrouve à 4 500 la même résistance qu’il y a 1 mois.
Malgré des signes positifs, la reprise européenne est encore
trop modeste pour faire décoller les perspectives bénéficiaires
20,0
contribué au rebond de 3,4 % du marché européen. Il faut se
garder d’extrapoler. D’une part, les perspectives bénéficiaires
reculent, ce qui reste inquiétant pour la reprise. Surtout, comment
ne pas voir que le modèle bancaire a radicalement changé depuis
2008 au détriment de sa rentabilité et… de sa valorisation en
bourse. Concrètement, le Pe bancaire d’équilibre aurait été
abaissé de 11 à 8,5, les banques cumulant les peines, l’absence
de croissance bénéficiaire et le cycle. Prendre ses profits !
18,0
Banques européennes
indice Banque Leonardo 100=1/1/90
Indice européen Banque Leonardo(hors télécoms & techno, cies pétrolières, utilities & sociétés
financières)
ECHELLE GAUCHE LOGARITHMIQUE
24,0
22,0
16,0
23,0
14,0
19,0
12,0
10,0
15,0
8,0
80
6,0
11,0
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16
iso-Pe (14,5)
indice
Pe(ech D)
RE P RIS E E UROP E NNE MODE RE E
100
Eurostat
4.40
4
17
prets banc aires
31/5/16
7,0
000'S
11
15
3,0
70,0
10
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16
50
cours
2
10
0
8
0
iso-Pe=11
Pe=8,5
Pe (échelle Droite)
9
A l’instar du luxe, certaines valeurs défensives ainsi que les
cycliques industrielles souffrent du ralentissement émergent
Luxe : valorisation
5
-50
45,0
7
-100
-2
0
40,0
6
-150
-4
-190
-5
00 02 04 06 08 10 12 14
s entiment eco
Pib var/3 trim(ec h D)
c onfianc e indus triels
moral menages
600,0
35,0
-5
-8
5
00 02 04 06 08 10 12 14
global var/6m
global niveaux(ec h D)
menages
entrepris es
30,0
25,0
Sourc e: T homs on Reuters Datastream
La problématique sur les marchés actions européens n’a guère
changé depuis 1 mois. Après avoir corrigé provisoirement, on se
retrouve à nouveau sur la même résistance constituée par la
diagonale du même triangle rectangle descendant et sans
davantage de force intrinsèque pour la franchir. On note
cependant quelques signes encourageants comme la remontée
d’Ifo futur, étroitement corrélé aux commandes allemandes, la
confiance des ménages français (amélioration des opinions sur le
chômage, augmentation des intentions d’achat) et le décollage de
l’investissement des entreprises en France, gage de durabilité de
la reprise. Si le Pmi européen est « flat », le sentiment
économique s’améliore grâce au moral des ménages valorisant la
croissance en zone euro à 1,8 %. En revanche, les prêts
bancaires restent en panne y compris pour les ménages.
Il n’est pas sûr que les valeurs financières, en particulier les
banques, soient sous-évaluées : baisse du Pe bancaire à 8,5
En regagnant 10 % depuis le 16 mai, les banques ont largement
20,0
15,0
10,0
60,0
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16
indice VP Finance
PE=17
Pe
Cycliques industrielles ou défensives, elles avaient traversé la
crise européenne sans problème grâce au dynamisme des pays
émergents et sont à la peine depuis l’amplification du
ralentissement chinois à partir de 2013, qui coïncide avec le
passage du PMI chinois en dessous de 50 (49,2 en mai). C’est
vrai en particulier des valeurs du luxe, qui connurent une rémission
er
avec Draghi et le $ au 1 semestre 2015. Il y a cependant des
exceptions
comme
les
cosmétiques,
l’agroalimentaire,
l’aéronautique ou la défense. Mais ce n’est pas donné ! FC
Les opinions émises dans ce document n’engagent pas la responsabilité de la Banque Leonardo
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