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BRUXELLES
16
Ecolo plaide en faveur
de l’humusation
: Une parcelle de la forêt de Soignes pourrait être dédiée
à la dispersion de cendres après la crémation,
selon une proposition d’un député CDH. © PHOTONEWS/LEBRUN
Une parcelle du souvenir
EN FORÊT DE SOIGNES ?
souhaite que l’on autorise la dispersion
8 LedesCDH
cendres funéraires dans d’autres lieux
A Disperser les cendres d’un proche dé-
funt en pleine nature, c’est une pratique
que l’on peut observer régulièrement au
cinéma ou dans la littérature. Autorisée
dans de nombreux pays, la dispersion des
cendres fait l’objet d’une législation très
stricte en Belgique. Ainsi, il n’est pas légal
d’aller répandre les cendres d’un proche
décédé dans son parc, sa forêt ou encore
son étang préféré.
HÉRITÉE DU FÉDÉRAL , la compétence des
funérailles et sépultures en Région
bruxelloises est régie par la loi du
20 juillet 1971. En ce qui concerne la gestion des cendres après la crémation, le citoyen peut décider de conserver les cendres à son domicile, de les inhumer dans
un cimetière à 8 centimètres de profondeur ou de déposer l’urne dans un columbarium.
Et s’il décide de les disperser, le citoyen
n’a que trois possibilités : la dispersion
sur une pelouse prévue à cet effet au crématorium, la dispersion dans la mer (uniquement les eaux territoriales belges) et
la dispersion sur un domaine privé si cela
fait partie des volontés du défunt et que
les proches disposent d’une autorisation
préalable du propriétaire.
Le député bruxellois André du Bus
(CDH) juge cette législation, en comparaison avec celles des pays voisins, assez restrictive. En commission Affaires intérieures du parlement bruxellois, il a fait part
d’un constat : les rites funéraires tendent
à se diversifier et se personnaliser.
“L’évolution la plus marquante est certainement l’augmentation continue, depuis
une bonne quinzaine d’années, du recours à
la crémation. Or, celle-ci et la répartition des
cendres qui s’ensuit, consécutivement ou
pas, ouvrent la porte à une série de nouveaux rites funéraires. Par exemple, de nombreuses familles font le choix de ramener
l’urne au domicile. Mais souvent après une
période de deuil, la volonté d’une dispersion
symbolique dans un bois ou un verger apparaît. Mais cette pratique est illégale”, déplore l’humaniste.
S’IL NE PLAIDE PAS pour une modification de la législation qui permettrait de
rencontrer tous les nouveaux modes d’ac-
DR
que le cimetière ou la mer
compagnement d’un défunt, le parlementaire régional a par contre avancé
quelques propositions concrètes. “Nous
pourrions, par exemple, réserver une petite
parcelle de la Forêt de Soignes pour permettre la dispersion de cendres. Il s’agirait d’une
parcelle du souvenir”, propose André du
Bus.
Celui-ci se réfère notamment à la fondation Les Arbres du Souvenir qui organisent la
dispersion des cendres
dans une forêt wallonne
où les arbres sont dédicacés à la mémoire des personnes dont les cendres
ont été dispersées à leur
pied. “La famille et les amis
: André
du Bus (CDH). peuvent y déambuler dans
un esprit plus proche de la
nature que dans un cimetière”, fait valoir le
député CDH qui rappelle que les porteurs
de ce projet se heurtent à la législation actuelle.
Ouvert sur la question, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a proposé qu’une réflexion plus poussée soit
organisée dans le cadre d’un colloque
avec différents acteurs de terrain. “Les résultats pourraient ensuite être traduits
dans une modification législative.”
BRUXELLES Lorsque nous mourons
en Belgique, nous avons actuellement deux options : l’enterrement et
l’incinération. Ecolo voudrait en
ajouter une troisième : l’humusation.
En seulement 12 mois, ce processus
permet de transformer les dépouilles
mortelles en humus sain et fertile.
Concrètement, le corps est déposé
dans un compost et recouvert d’une
couche de matières végétales
broyées.
En commission Affaires intérieures du parlement bruxellois, la cheffe
de groupe Ecolo Zoé Genot a recensé
les avantages de cette pratique.
“Contrairement à l’inhumation, l’humusation ne nécessite pas de cercueil,
pas de frais de concession dans un cimetière pendant 10 ou 25 ans, pas de
frais de pierre tombale ni de caveau,
pas de frais d’embaumement ni
d’ajout de produits chimiques nocifs…”
L’écologiste a aussi insisté sur l’aspect environnemental faisant valoir
que l’humusation est un processus
de remise à la terre doux et durable
contrairement à la crémation qui est
coûteuse en énergie fossile et qui génère des rejets toxiques dans l’atmosphère et contrairement à l’inhumation qui peut provoquer la pollution des nappes phréatiques par la
cadavérine, la putrescine, les résidus
de médicaments, les pesticides, etc.
Enfin, l’humusation permettrait
aussi de palier au manque de place
dans les cimetières, a relevé Zoé Genot qui est demandeuse d’un changement de cadre législatif pour permettre aux citoyens de recourir à
l’humusation. Mais le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a
répondu que les demandes relatives
à l’humusation restent très marginales et que la mise en œuvre d’un tel
projet n’est pas à l’ordre du jour. De
nombreuses questions pratiques devraient d’abord être réglées comme
le fait trouver un lieu d’implantation
qui soit assez étendu et adapté pour
pratiquer en toute sécurité ce mode
de sépulture.
Pa. D.
www.dhPbe I LUNDI 30 MAI 2016 I LA DERNIÈRE HEURE - LES SPORTS
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