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28 BLESSÉS DONT 3 GRAVES

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LA TERRE A TREMBLÉ À MÉDÉA
28 BLESSÉS
DONT 3 GRAVES
Les populations de la région, touchées par le
séisme, seront également prises en charge
psychologiquement pour permettre aux
citoyens de Mihoub de surmonter cette
épreuve difficile, sans conserver
de graves séquelles.
Le Quotidien
Lire en page 7 l’article
de Ali Amzal
Lundi 30 Mai 2016 n°4757 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
BAC : BENGHEBRIT À PARTIR DE TLEMCEN
SELLAL À TIZI OUZOU A INSISTÉ SUR L’UNITÉ «ON
PRÉVOIT UN BON
NATIONALE, LA SÉCURITÉ ET L’INVESTISSEMENT TAUX DE RÉUSSITE»
MESSAGES
DE KABYLIE
Lire en page 24 l’article de notre envoyé spécial Walid Aït Saïd
Le chef de l’Exécutif a appelé les producteurs à aller conquérir les marchés
internationaux, principalement africains.
LIRE ÉGALEMENT L’ARTICLE
DE KAMEL BOUDJADI
BAIN
DE FOULE
SUR LE
DJURDJURA
«Les personnes
impliquées
dans la publication
des sujets d’examens
du BEM et
de fin de cycle
primaire
ont été identifiées.»
Lire en page 3 l’article
de notre envoyé spécial
Abdellah Bourim
RAMTANE LAMAMRA À PROPOS DES RELATIONS
ENTRE L’ALGÉRIE ET LA FRANCE
Elles «ne seront
jamais banales !»
Le chef de la diplomatie algérienne a mis en
exergue le rôle de locomotive que peut jouer
la communauté algérienne installée en France.
Lire en page 6 l’article de Mohamed Touati
15 YACHTS RAVAGÉS PAR LE FEU À SIDI FREDJ
Curieuses coïncidences
d’un incendie
Il y a un flux inhabituel
d’exportations de yachts vers
l’Algérie depuis ces quelques
dernières années.
Lire en page 2 l’article
de Brahim Takheroubt
CONTESTATION SOCIALE, BLOCAGE DE RAFFINERIES,
MANIFESTATIONS EN FRANCE
SOUS LES PAVÉS,
LA RAGE
Le climat de « chienlit » dans lequel se trouve la France,
depuis plus de deux mois maintenant, se caractérise par
une pénurie rarement égalée de carburants, des routes
bloquées et une multitude de défilés…
Lire en page 17 l’article de Chaabane Bensaci
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
15 YACHTS RAVAGÉS PAR LE FEU À SIDI FREDJ
Curieuses coïncidences d’un incendie
IL Y A UN FLUX INHABITUEL d’exportations de yachts vers l’Algérie depuis ces quelques dernières années.
quitté ses eaux territoriales.
En plus du fait que ces navires sont soumis à une obligation de quitter l’espace européen au moins une fois tous
les 18 mois, et l’Algérie s’avère le pays le plus indiqué.
En plus des avantages fiscaux, ces yachts viennent
vers l’Algérie pour sa stabilité et sa proximité des côtes
de Palma, lieu privilégié de
ces yachts. Enfin, un dernier
avantage
et
pas
des
moindres, le coût bon marché du fuel. S’agit-il d’une
filière ? Qui contrôle ces
bateaux de luxe ? A quel
règlement obéit-elle ? Au
port de Sidi Fredj, de nombreux propriétaires de bateau
ont signalé des vols et le trafic de pièces de ces mêmes
bateaux . Ce sont autant de
pistes qui s’ouvrent aux
enquêteurs.
B. T.
! BRAHIM
TAKHEROUBT
A
cte criminel ? Opération de
sabotage ?La thèse du courtcircuit à l’origine de l’accident tient-elle la route ? Des interrogations fusent ouvrant des pistes
aux enquêteurs chargés d’élucider
les véritables circonstances du
gigantesque incendie qui s’est
déclaré dans la nuit d’avant-hier,
au niveau du port de plaisance de
Sidi-Fredj, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alger. Le feu n’a
pas causé de dégâts humains, mais
le bilan matériel a été lourd : près
d’une quinzaine de yachts ont été
détruits et le pire a été évité de justesse puisque les lieux du drame
n’étaient pas loin du dépôt de carburant du port. Selon des témoins
oculaires, l’incendie s’est déclaré
dans un de ces bateaux de plaisance
et le vent aidant, il s’est vite propagé aux autres bateaux. Tous les
moyens ont été déployés par les
équipes de la Protection civile pour
venir à bout de cet incendie, a
affirmé le lieutenant Adel Zerrouk
Zghimi ajoutant qu’une «véritable
catastrophe» a été évitée en empêchant les flammes de se propager à
la station-service du port. C’est
grâce
à
cette
mobilisation
d’ailleurs, qu’aucune infrastructure alentour n’a été touchée, nous
précise-t-on, tant les yachts amarrés dans le port sont éloignés des
nombreux hôtels qui s’y trouvent.
Nuit rouge sur le littoral
Cet incendie intervient deux jours
après une information publiée
deux
jours
auparavant
par
SuperyachtNews.com et reprise par
le journal Online TSA ( Tout sur
l’Algérie). Le magazine en question
indique que l’Algérie « est la destination privilégiée des yachts de
luxe européens ? ». Pour le commun
des lecteurs cette information est
pour le moins curieuse. « Comment
se fait-il que l’Algérie qu’on relègue aux dernières places dans la
majorité des classements redevient
subitement une destination privilégiée pour des yachts de luxe ? »,
s’interroge-t-on.
Seulement voilà que le maga-
zine en question avance des arguments économiquement viables.
Les propriétaires de yachts européens préfèrent l’Algérie, surtout
pour profiter des avantages fiscaux.
Ainsi, explique la même source,
« lorsqu’un particulier, non-résident européen, commande un nouveau yacht ou en rachète un d’occasion, la destination algérienne s’avère utile ». Il y a donc un flux inhabituel d’exportations de yachts
vers l’Algérie depuis ces quelques
dernières années. C’est en effet le
cas surtout que les autorités italiennes sont devenues moins regardantes et ne demandent qu’un
document certifiant que le yacht a
2
BIRTOUTA
Une filiale d’Algérie poste ravagée par un incendie
Aucune victime n’est à déplorer dans l’incendie qui s’est déclaré
avant-hier soir, au niveau de la filiale courrier hybride de Birtouta
(Alger), a-t-on appris auprès de la Protection civile. L’incendie qui
s’est déclaré hier, aux environs de 19 heures au niveau d’une unité de
la filiale courrier hybride, la détruisant totalement, n’a heureusement
pas causé de pertes humaines. L’incendie a pris dans l’une des unités de la filiale où sont conservées les archives, les équipements de
bureautique et informatique et les cartables de facteurs. L’émission
des chéquiers se poursuit normalement depuis hier au niveau du centre car l’incendie n’a pas atteint les unités d’émission ou les outils
informatiques, a-t-on précisé de même source. La ministre de la
Poste et des Technologies de l’information et de la communication,
Iman Houda Feraoun s’est déplacée hier matin au centre pour s’enquérir des pertes occasionnées par l’incendie.
6
AC
B
1
20
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
BENGHEBRIT À PARTIR DE TLEMCEN
«ON PRÉVOIT UN BON TAUX DE RÉUSSITE»
«LES PERSONNES IMPLIQUÉES dans la publication des sujets d’examens du BEM et de fin de cycle primaire ont été identifiées.»
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
TLEMCEN
! ABDELLAH BOURIM
À
Ph : R. Boudina
C
’est parti, la ministre
de l’Education nationale
Nouria
Benghebrit,
a
donné, hier, le coup d’envoi de
l’examen du baccalauréat depuis la
wilaya de Tlemcen. Plus de
800 000 candidats à cet examen,
ont débuté avec la traditionnelle
épreuve de langue arabe, suivie
dans l’après-midi par les sciences
islamiques. Qu’on ait travaillé
consciencieusement tout au long
de l’année ou pas, l’objectif, pour
tous les candidats, est de décrocher
le sésame du baccalauréat.
L’occasion, donc, s’est présentée
devant ces jeunes lycéens pour
passer au statut d’étudiant qui
leur ouvrira toutes grandes les
portes de l’université.
Parents et élèves ont été nombreux dès 8 heures du matin
devant la porte principale du lycée
Medjaoui El Harbi. A l’entrée des
salles du bac, certains élèves
étaient encore accrochés à leurs
tables, d’autres carrément détendus! 8h 30 : comme prévu, après
l’ouverture des plis, les premières
épreuves distribuées dans un
silence religieux sous la haute surveillance des enseignants mobilisés à cet effet et celle aussi des
services de sécurité qui ont été
mobilisés dans le cadre du programme de lutte contre la triche et
de la sécurisation des alentours
des établissements scolaires.
Pour cette année, un nouveau
dispositif antitriche, à savoir le
système de brouilleurs, a été introduit par les services de sécurité à
travers des équipes mobiles parcourant les différents centres
d’examens. Contrairement aux
sessions précédentes, cette année,
toutes les épreuves débutent à
8h30. L’accès aux centres d’examens est interdit aux retardataires
comme c’est bien le cas pour les
élèves de la wilaya de Aïn Defla.
« Des lycéens se sont vus interdire
l’accès au lycée, car venus
quelques minutes plus tard, à
cause de la fermeture de la Route
nationale», en réponse à la question des journalistes à ce sujet, la
ministre de l’Education a estimé
que « le caractère national de cet
Plus de 800 000 candidats à cet examen, ont débuté avec la traditionnelle épreuve de langue arabe
examen exige que chacun prenne
ses responsabilités. L’Etat a
déployé d’énormes moyens pour la
réussite de cette fête nationale».
Elle a promis au passage aux
lycéens concernés que son département va « travailler pour l’identification des centres d’examens
concernés, afin de prendre les
mesures nécessaires, dans l’intérêt
de l’élève et la préservation de son
droit» a-t-elle souligné. Lors d’un
point de presse animé en marge de
sa visite dans la wilaya de
Tlemcen,
la
ministre
de
l’Education est revenue sur le phénomène de la triche et les quelques
cas enregistrés aux examens de fin
de cycles primaire moyen, qui ont
eu lieu la semaine dernière.
Pour ce qui est des tentatives
de triche enregistrées aux examens de fin de cycle moyen, la
ministre de l’Education a affirmé
que son département a « identifié »
les candidats impliqués, « dans les
quelques tentatives de triche enregistrées, même si elles sont minimes » par rapport à l’année précédente, et ce, grâce à la mobilisation
de tous les secteurs, mais aussi le
résultat de la campagne de sensibi-
lisation entamée par la tutelle
depuis plusieurs mois dans le
milieu des élèves de classes d’examens. Pour rappel, le ministère
de l’Education a prévu des mesures coercitives allant entre cinq
ans de suspension pour les candidats scolarisés et 10 ans pour les
candidats libres, ce qui a permis de
réduire les cas de recours à la triche via la 3G aux examens de fin
d’année, session 2016. Pour ce qui
est de la première épreuve qui s’est
déroulée dans la matinée, les
quelque candidats que nous avons
pu rencontrer, à la sortie du lycée,
sont optimistes, à l’instar de Rania
qui a affirmé qu’« elle a l’impression d’avoir bien travaillé, pourtant l’arabe n’est pas mon point
fort, mais je pense que j’ai réussi à
répondre à quelques questions ; je
pense que ça ira », a-t-elle indiqué
avant d’être interrompue par son
copain Imad, qui pour lui « ça s’est
relativement bien passé même si
c’est compliqué de dire si on a bien
réussi. Oui je suis content de ce
que j’ai fait». Nous avons laissé
Imad et Rania pour prendre le vol
à destination d’El Bayadh où s’est
rendue la ministre de l’Education,
Une ambiance bon enfant à Hussein-D
Dey
LES AVIS SONT PARTAGÉS quant au niveau des épreuves d’arabe.
! ABDELKRIM AMARNI
C
’était hier dimanche que le coup d’envoi officiel des épreuves nationales du baccalauréat
pour l’année scolaire 2015-2
2016 a été donné
par la ministre de l’Education nationale, Nouria
Benghebrit, depuis la wilaya de Tlemcen au niveau du
lycée « Medjaoui El Hebri », dans la ville de Remchi.
En effet, c’est là où il a été procédé à l’ouverture des
enveloppes contenant les sujets de l’épreuve de la
matinée en présence du wali, Saci Ahmed
Abdelhafidh.
Au-delà de l’information officielle, qu’en est-il au
niveau des lycéens et lycéennes quant à leurs « feelings » après les premières épreuves de ce « sésame »
pour l’avenir de leurs études ?
L’Expression s’est ainsi déplacé à la rencontre des
candidats et candidates du lycée Taâlibya (Hussein
Dey-Alger) pour recueillir quelques impressions, douloureuses ou joyeuses, que dégageaint les mines de
nos lauréats. Mitigées sont-elles, avons-nous constaté,
au vu de leurs réponses qu’on a réussi à « capter » en
quelque sorte à travers un gazouillis de voix et avis
divers que tout un chacun voulait faire parvenir à travers la presse, qui à ses parents, qui à ses amis ou voisins, voire même à leurs profs…
Joyeuse était quand même cette ribambelle colorée
de lycéens dont nombre d’entre – eux, réservés n’ont
pas voulu communiquer leur identité par pudeur. Ils
ont su raviver nos souvenirs d’adolescents, nos craintes d’antan, le rythme battant de nos artères, ceci en
faisant parcourir un frémissement le long de notre
dos…Qui d’entre-nous, anciens candidats à ce fameux
baccalauréat, n’a-t-il pas vécu ces moments forts d’émotion, de peur, d’appréhension pleins de questionnements sur foule de sentiments de l’heure.
Pour revenir aux lauréats approchés par
L’Expression, les avis sont partagés entre « difficiles,
moyens, espoirs, joie, cool… ». Les réponses allaient
bon train
provoquant parfois des avis différents,
selon, à notre avis, les capacités de tout un chacun,
d’appréhender les sujets.
La matinée d’hier était consacrée à la « langue
arabe » dans son aspect fondamental, laquelle langue
est du reste l’expression motrice de toutes les matières. Il y a lieu de souligner que les directives de la
ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, sont
strictement appliquées et l’entrée de personnes étrangères au staff d’encadrement, y compris la presse,
dont notre journaliste qui a été invité à attendre (en
vain) le chef de centre d’examen à l’extérieur de l’établissement.
A l’échelle nationale, 818 518 candidats subiront
jusqu’au 2 juin prochain, ces épreuves au niveau de
2 561 centres, supervisés par 160 000 encadreurs.
La correction des copies sera confiée à 55 000
enseignants alors que les résultats ne seront connus
que vers la fin juin et début juillet.
A. A.
3
pour l’inauguration du lycée
Chikh Bouamrane, juste après le
lancement des épreuves de l’après-midi, au lycée, Mohamed
Belkhir dont les candidats ont été
examinés en sciences islamiques.
Pour rappel, ces deux wilayas
sont les deux dernières au classe-
ment des examens du baccalauréat en 2014 ; cette visite a pour
objectif de faire un diagnostic sur
la situation du secteur dans cette
région afin de trouver des solutions, tout en insistant sur l’amélioration des conditions de scolariA. B.
sation des jeunes lycéens.
E
L’ DITORIAL
Israël
en quarantaine
! ZOUHIR MEBARKI
M
ise à nu. Vendredi prochain aura lieu la conférence de Paris
sur le processus de paix israélo-palestinien. Pourquoi la
France a-t-elle pris cette initiative ? « Cette initiative est
nécessaire parce que, s’il ne se passe rien, si la France ne prend pas
une initiative forte, qu’est-ce qui va se passer ? La colonisation, les
attaques, les attaques terroristes, un certain nombre de conflits vont
se poursuivre », répond François Hollande. Le président français
n’est pas le premier dirigeant à lier le terrorisme et les conflits qui agitent nombre de pays à l’état de guerre permanent qu’Israël s’obstine
à imposer en Palestine. Le monde entier est conscient que la source
des malheurs qui affectent notre planète vient de là. Le Premier
ministre israélien, Benyamin Netanyahu, n’en a cure. Il vient de rejeter catégoriquement cette initiative française de paix. Il propose à la
place, des négociations directes avec l’Autorité palestinienne, sans
conditions préalables. Autant dire qu’il ne propose rien tant le rapport
de forces entre les deux parties penche complètement du côté
d’Israël. Et que seul un arbitrage international peut aboutir à une
solution durable. Ce que ne veut absolument pas Israël. Tel-Aviv a
déjà fait capoter plusieurs démarches américaines dans ce sens. La
dernière est celle d’Obama en 1994. Avant lui Bush avait essuyé le
même échec. Des manoeuvres et une obstination qui ont valu à Israël
un isolement grandissant sur la scène internationale. Même de ses
traditionnels alliés en Europe et en Amérique. Depuis, on assiste à
une recrudescence du terrorisme et à des désordres multiformes
dans ces régions. Quant à l’aggravation des conflits dans le Monde
arabe et dans une partie de l’Afrique qui n’est pas acquise à Israël, il
est clair que c’est l’affaiblissement de ces pays qui est recherché.
Les autres sont épargnés. Le tout s’intègre dans la stratégie expansionniste poursuivie par Israël depuis 1948. A la paix proposée par la
communauté internationale, Israël répond par des préparatifs de
guerre en confiant notamment le poste de ministre de la Défense à
Avigdor Lieberman. Comparé à lui, Ariel Sharon était un enfant de
chœur. Ceci dit, tous ces bruits de bottes n’ont pas échappé à la communauté internationale. Après la reconnaissance de l’Etat de
Palestine par plusieurs Etats européens, après l’approbation de la
résolution de l’Unesco sur la « Palestine occupée », après le boycott
des produits israéliens par les Occidentaux, il est plus que certain
que l’initiative française a toutes les chances de réussir. Même John
Kerry a annoncé qu’il sera présent à Paris vendredi prochain. Notre
ministre, Abdelkader Messahel, a annoncé le soutien de l’Algérie à l’initiative française. La Ligue arabe a fait de même. L’Autorité palestinienne prendra part. Sauf Israël qui se met, ainsi, en quarantaine. Ce
qui est déjà un succès !
Z. M.
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
RÈGLEMENT INTÉRIEUR ET PROJET DE FONCTIONNEMENT DES DEUX CHAMBRES
Le Parlement doit presser le pas
SANS L’ADOPTION de ces lois, le Parlement ne peut pas ouvrir, en septembre, la session de 10 mois
comme le stipule la Constitution adoptée le 7 février dernier.
BACCALAURÉAT
DANS LES
ÉTABLISSEMENTS
PÉNITENTIAIRES
Des prévisions de
réussite à la hausse
Les épreuves de l’examen
du baccalauréat, abritées par
les 40 établissements pénitentiaires du pays, agréés par le
ministère de l’Education nationale, se déroulent le plus normalement du monde, a assuré,
hier à Tipasa, le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion,
Mokhtar Felioune, prévoyant
une hausse du taux de réussite,
chez les détenus, pour cette session 2016. «L’examen (le bac) ,
organisé par le ministère de
l’Education
nationale,
se
déroule normalement, et nous
prévoyons une hausse du taux
de réussite , comparativement à
la session 2015, au vu de la
hausse intervenue dans le nombre des candidats», a révélé
Mokhtar Felioune, après avoir
donné le coup d’envoi des
épreuves , à partir de l’établissement de rééducation et de
réadaptation de Koléa. Il a
notamment signalé la présence
à cet examen d’un détenu de
76 ans, relevant du pénitencier
d’El Bouni Annaba.
Au total, 3 257 détenus se
sont présentés à cet examen
dans cinq filières, avec une
majorité écrasante dans celle de
la littérature et de la philosophie
(3
138
candidats).
L’encadrement des épreuves
est assuré par des fonctionnaires du secteur de l’Education
nationale, selon les dispositions
de la convention signée entre
les ministères de la Justice et
de l’Education nationale, au
moment où les conditions matérielles et humaines ont été
mobilisées par l’administration
pénitentiaire. Dans une déclaration, M. Felioune a signalé la
présence, pour cette session du
bac 2016, de 3 257 détenus,
dont 100 femmes , contre 2 844
candidats pour la session 2015 ,
soit une différence de plus de
400 candidats Il a expliqué cet
engouement croissant pour les
examens (dans les trois cycles
éducatifs) comme étant un fruit
de la politique de réforme de la
justice, initiée depuis 2003, soulignant la détermination de son
département
à
consacrer
davantage d’efforts en vue d’intégrer un nombre encore plus
important de détenus dans des
programmes éducatifs et de formation. Une courbe ascendante
est imprimée aux taux de participation et de réussite aux examens de fin de cycle depuis le
lancement de la mise en oeuvre,
durant l’année 2003- 2004, de
la politique de réforme de la
justice, et ce particulièrement
dans le cycle secondaire, où le
taux de réussite au bac est
passé de 9,75% (soit 13 détenus) en 1999 , à 63,02 %, soit
1 519 détenus admis, l’année
dernière.
L
e Parlement a du pain sur la
planche. Le mois sacré du
Ramadhan ne sera pas de
répit pour les parlementaires. Ces
derniers seront appelés à déployer
de gros efforts avec le lancement du
chantier organique. L’adoption du
projet de loi portant sur le fonctionnement des deux chambres du
Parlement et leurs relations avec le
gouvernement, prévu lors du
Conseil des ministres qui se tiendra
ce mardi, va débloquer la situation.
«Nous aurons beaucoup d’activités durant ce mois sacré du
Ramadhan», a affirmé le vice- président de l’APN, Saïd Lakhdari. Ce
député de Tizi Ouzou a fait savoir
que l’Assemblée populaire nationale va accélérer la cadence des travaux pour avancer le chantier de
réadaptation. «Une fois que cette loi
sera adoptée par les deux chambres,
nous allons passer automatiquement au règlement intérieur», a
encore affirmé de son côté, Naâman
Laouer. Contacté par nos soins, ce
député de l’Alliance de l’Algérie
verte (AAV) estime que le
Parlement ne peut pas attendre
plus pour revoir son règlement intérieur. Le temps presse et les délais
sont courts.
Les deux chambres devront
adopter la loi sur le fonctionnement
du Parlement et établir le nouveau
règlement intérieur, deux projets
prioritaires, avant la fin de la session du printemps, soit dans moins
de deux mois. «Le règlement intérieur sera probablement adopté
après le Ramadhan», a affirmé
M.Laouer qui prévoit que cette session sera prolongée jusqu’au
15 juillet pour achever ce chantier.
Pour notre interlocuteur, le
Parlement ne peut pas faire autrement.
«Si on veut traduire les dispositions de la nouvelle Constitution et
adapter le cadre juridique, nous
devons finaliser au moins le règle-
Ph : R. Boudina
! NADIA BENAKLI
Le mois du Ramadhan sera chargé pour les députés
ment intérieur avant la fin de cette
session», a-t-il préconisé en indiquant que d’autres projets urgents
sont prévus en septembre. Ce n’est
pas tout.
Sans l’adoption de ces lois, le
Parlement ne peut pas ouvrir en
septembre la session de 10 mois
comme le stipule la Constitution
adoptée le 7 février dernier.
Donc, les parlementaires ont un
délai de 45 jours pour achever ces
projets. Ces derniers ont encore une
autre tâche à accomplir en septembre. A moins d’une année des élections législatives, les lois qui découlent de la nouvelle Constitution doivent être adaptées. Il s’agit entre
autres de la loi électorale, la loi sur
les partis, la loi sur les associations
et le Code communal et de wilaya.
L’examen de ce chantier promet un
véritable casse-tête.
L’opposition qui a vu son rôle
renforcé
par
la
nouvelle
Constitution fera tout son possible
pour garantir d’autres acquis dans
le nouveau règlement intérieur et la
loi électorale. «Nous allons voir
réellement l’intention des partis au
pouvoir dans ce texte», a affirmé M.
Laouer qui n’écarte pas une possibilité de contourner les dispositions
de la nouvelle Constitution.
Les partis de l’opposition attendent avec impatience la publication
de ces textes pour en juger. «Nous
allons prendre des décisions en cas
où le texte ne reflète pas l’esprit de la
Loi fondamentale», a-t-il avancé.
L’opposition veut contribuer en
force à la révision des desdites lois.
«Nous avons demandé à être présents dans toutes les commissions
concernées et notamment la commission juridique pour y apporter
notre contribution», a affirmé
Youcef Kebaba de l’AAV.
Cette participation est, selon lui,
« possible » car « il est permis d’élargir les membres de la commission concernée en raison de l’importance de la loi présentée et sur
demande des députés qui veulent
participer aux travaux».
Vu l’attention et les rapports
tendus entre l’opposition et la coalition, des passes d’armes et des tirs
croisés enflammeront le débat au
N. B.
sein de l’APN.
CLÔTURE DES TRAVAUX DE LA COORDINATION DE L’ENTENTE
INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES
Quel droit du travail ?
LES TRAVAILLEURS vont encore perdre face à la montée des impérialismes.
! MADJID BERKANE
L
e monde se dirige vers une situation de
chaos. Les travailleurs sont au bord de
l’explosion et de la révolte. Les acquis de
ces derniers arrachés au prix de longues et dures
luttes sont en train de se remettre en cause un
peu partout dans le monde par les impérialistes.
Parce que les enjeux sont maintenant communs
pour tous les travailleurs à travers le monde, la
mobilisation doit être collective.
Voici l’état des lieux qui a été établi hier à l’unanimité par les participants à la 6e réunion de
la Coordination de l’Entente internationale des
travailleurs et des peuples, lors de la séance de
clôture des travaux de cette réunion, tenue pour
rappel, pendant deux jours(hier et avant-hier) au
siège du Parti des travailleurs (PT) à Alger.
Intervenant à tour de rôle pour parler de la
situation des travailleurs et de la situation politique prévalant dans leurs pays respectifs,
Patrick Hébert, membre du Parti socialiste des
travailleurs (PST), a dit que les grèves incommensurables que mènent les travailleurs et que
connaît ces jours-ci la France, ont pour raison le
rejet du nouveau Code du travail que le gouvernement vient d’adopter. Selon Patrick Hébert, ce
code a été voté pour remettre en cause les droits
des travailleurs et la création des syndicats. Et
d’ajouter que « le nouveau code en question a été
élaboré par les impérialistes siégeant à l’intérieur du Conseil de l’Union européenne.
Le gouvernement français n’a fait que tra-
duire les textes».Les travailleurs français et
même les universitaires et les lycéens, fera savoir
par ailleurs, le membre du PST sont déterminés
à lutter contre ce code et la grève générale prévue pour le 4 juin prochain s’inscrira dans cette
logique. Lui succédant à la tribune, Julio Turra,
le secrétaire adjoint de la Centrale syndicale brésilienne, dira que les oligarques qui ont réussi à
actionner un coup d’Etat contre la présidente
Dilma, vont bientôt venir à bout des droits des
travailleurs. Ces derniers ne tarderont pas à se
révolter, a-t-il ajouté. De leur côté, Tetevi Gbikbi
et Lapitre Jucelyne, représentants respectivement des travailleurs au Togo et en Guadeloupe,
ont mis l’accent sur l’esclavagisme que subissent
au quotidien les travailleurs de la part des
employeurs impérialistes et oligarques qui bénéficient de la protection des pouvoirs en place. En
Guadeloupe, l’une des dernières colonies françaises en Afrique, en plus de l’exploitation abusive
des droits des travailleurs, le droit au travail est
complètement inexistant, fera observer par
ailleurs Jucelyne.
« 55% de jeunes dont l’âge varie entre 18- 25
ans, n’ont jamais travaillé un jour de leur
vie .Les salaires des travailleurs ne connaissent
jamais d’augmentation », a-t-il encore indiqué.
Dans le département Azania, une région rebelle,
sous le protectorat du gouvernement de l’Afrique
du Sud, les conditions intenables du travail et sa
rareté sont en train de faire immigrer, souligne
Lybah Mabassa représentant syndical des travailleurs dans ce département, des centaines de
milliers de personnes en âge de travailler vers
4
d’autres pays africains « certaines tribus se sont
presque vidées de leurs habitants »,a -t-il tenu à
préciser. Pour sa part, Salah Salah, représentant
de la Palestine, a préféré parler de la souffrance
des Palestiniens pour qui le droit au travail,
faute de stabilité, est encore prématuré d’en parler. Salah Salah a focalisé par contre son intervention sur les multiples initiatives visant à
trouver une solution politique pour la situation
en Palestine, en indiquant que les initiatives prises par la France, celle de l’Egypte et de l’Arabie
saoudite et le Qatar et la Turquie, sont toutes
malsaines et cachent toutes des arrière-pensées.
L’autorité palestinienne est en train, contrairement aux jeunes Palestiniens qui se démarquent
et rejettent ces projets, fera remarquer Salah
Salah, de tomber dans ce piège.
L’indépendance,
selon
les
jeunes
Palestiniens, s’arrache et ne se donne pas, a
conclu le conférencier. Notons enfin que la
6e réunion de la coordination de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, a été
sanctionnée par de nombreuses conclusions et
recommandations, entre autres, l’organisation
de la 7e réunion de la Coordination à Paris en
septembre prochain, l’organisation du 9e
congrès de la Coordination à Alger, l’organisation d’une grève grandiose dans les mois prochains à Genève en Suisse, à l’occasion de l’organisation par l’OIT d’une conférence mondiale,
défendre les acquis des travailleurs partout dans
le monde, défendre la souveraineté, dénoncer les
pratiques impérialistes et les agissements des
M. B.
oligarques.
De Quoi j’me Mêle
LUNDI 30 MAI 2016
LES PÉAGES DE L’AUTOROUTE
EST-OUEST À L’HORIZON 2018 ?
COMPTE TENU de la baisse
sensible des ressources du
pays due à la chute des cours
du pétrole, les prévisions ont
été revues et reportées dans
le secteur des travaux publics
qui fixe l’aménagement des
sites de péage de l’autoroute
Est-Ouest au début de 2018,
et non, comme cela était
annoncé voici quelques mois
auparavant, début 2017. Il faut
dire que l’installation des
péages, assortie de nombreux
autres équipements pour
rendre pleinement fonctionnel
l’ensemble du dispositif,
exige un investissement
coûteux et la formation
adéquate d’un personnel
qualifié. Autant de préalables
qui réclament non seulement
un budget important, en ces
temps d’austérité, mais aussi
et surtout une préparation et
une mise en place des
conditions d’ensemble
requises par un projet de
grande envergure qui n’a
visiblement pas été
appréhendé à sa juste
mesure.
Suisse: les élèves
musulmans doivent
serrer la main de
leurs enseignantes
DES ÉLÈVES MUSULMANS d’un collège proche
de Bâle en Suisse auront l’obligation de serrer la
main de leurs enseignants, y compris les
femmes, alors qu’ils refusaient cette pratique
courante dans les écoles suisses en raison de
leur religion. L’affaire, qui fait grand bruit en
Suisse, a débuté après la révélation par les
médias alémaniques de la dispense accordée
depuis la rentrée par l’école secondaire de
Therwil à des élèves syriens qui refusaient de
serrer la main des enseignantes au début et à la
fin des cours. Cette dispense avait provoqué un
tollé dans le pays. Selon la décision annoncée par
le canton de Bâle-Campagne, «une enseignante
peut exiger la poignée de main». Si les élèves
continuent à refuser de le faire, les parents
risquent un avertissement, voire une amende
pouvant aller jusqu’à 5 000 francs suisses (4 521
euros).
Quand la
foudre fait des
victimes…en
Europe
Battre les femmes, oui, mais légèrement…au Pakistan
AU PAKISTAN, on n’arrête pas le progrès. Soucieux
sans doute de lutter contre les violences faites aux
femmes, crimes d’honneur, défigurations à l’acide, etc.,
des responsables religieux, membres du Conseil de
l’idéologie islamique, ont proposé d’accorder aux
hommes le droit de « battre légèrement » leurs épouses.
Le Conseil de l’idéologie islamique, dont le mandat est
ONZE PERSONNES, dont huit
enfants, qui fêtaient un
anniversaire dans un parc
parisien, ont été blessées samedi
dernier par la foudre, dont
certains grièvement, lorsque la
capitale française a été
frappée d’un coup par un
violent orage.En soirée,
quelques heures après la
trombe, le directeur des
services d’urgences de Paris
a assuré que la situation «se
présentait plutôt bien pour la
majorité des victimes»,
hormis un enfant toujours
placé en réanimation. La
foudre et les orages ont fait
aussi deux morts en Pologne,
un homme de 40 ans
foudroyé en montagne et un
autre de 61 ans repêché
dans un torrent en crue. Trois
autres personnes ont été
blessées par la foudre qui a
frappé le mont Sokolica, à la
frontière polono-slovaque.
A Hoppstädten, en
Allemagne, trois adultes ont
été grièvement blessés
lorsque la foudre a frappé un
terrain de foot qui accueillait
un match entre enfants.
de conseiller les parlementaires, visait surtout à
contrecarrer une législation progressiste adoptée en
février au Pendjab accordant plus de droits et de
protection aux femmes de cette province, la plus peuplée
du Pakistan. Ainsi, les hommes seraient autorisés à
corriger leurs épouses, si, par exemple, elles avaient
l’outrecuidance de refuser une injonction.
Les resquilleurs du tramway plus
nombreux le vendredi
INTÉRESSANTE
constatation que celle
des responsables de la
société mixte chargée de
la gestion du tramway
d’Alger. En examinant les
données relatives aux
usagers en situation
irrégulière, ils ont
constaté que le taux le
plus élevé de resquilleurs
se situe chaque vendredi
du mois et dans le
créneau horaire de midi à
quatorze heures.
Conclusion logique, les
voyageurs récalcitrants
empruntent le tramway
pour la prière du
vendredi au cours de
laquelle ils témoignent de
leur comportement
exemplaire au regard de
la foi.
No comment…
Le siège du consulat à Créteil satisfait la communauté
L’OUVERTURE du nouveau siège du
consulat d’Algérie à Créteil intervient
après celle des sièges acquis
récemment à Grenoble, Nanterre et
Strasbourg, et dans l’attente d’autres
projets similaires, notamment celui du
consulat général de Paris qui devra
quitter l’actuel siège de la rue
d’Argentine pour les environs de la
place Nation. De conception moderne,
le nouveau siège assure aux membres
de la communauté nationale
d’excellentes conditions, comme a pu
le constater le ministre d’Etat. Trop
exigus, les anciens sièges n’offraient
ni les conditions d’accueil convenables
ni les conditions de travail requises
pour le personnel dans les différents
départements français. Cette situation
est à l’origine de beaucoup de retard
dans le traitement des passeports
bio métriques des citoyens algériens.
C’est la guerre
culturelle
entre Wanda
et Disney
LE MILLIARDAIRE Wang Jianlin,
qui a inauguré samedi dernier le
premier parc d’attractions de son
conglomérat Wanda, a déclaré
une improbable guerre culturelle
et commerciale à Disney,
quelques semaines avant
l’ouverture par le groupe
américain du Disneyland
Shanghai. Dévoilée lors d’une
fastueuse cérémonie, la «Wanda
City», située à Nanchang (sudest), accueille sur deux km2 un
mall commercial avec cinémas
interactifs, un parc à thème de
80 hectares doté des «plus
hautes montagnes russes» de
Chine et un vaste aquarium.Le
site a représenté un
investissement d’environ 3
milliards d’euros, a précisé dans
un communiqué le mastodonte
de l’immobilier, qui espère attirer
sur place 10 millions de visiteurs
par an.Face à «l’invasion» des
cultures étrangères, «nous
voulons être un modèle (...) et
réaffirmer la force d’influence des
Chinois dans le domaine
culturel», a asséné Wang Jianlin,
fondateur de Wanda, lors de la
cérémonie d’ouverture, selon la
télévision d’Etat Cctv.
La Tunisie envisage un
service militaire féminin
LA TUNISIE pourrait bientôt élargir le service
militaire aux femmes. Le ministre tunisien de la
Défense a estimé nécessaire de lancer un débat
autour de cette question.« La Constitution
tunisienne dit que le service national est un
devoir pour tout citoyen (…). Ce devoir
s’applique à tous les citoyens, filles ou garçons
et par conséquent, il est temps d’approfondir
cette question, de l’étudier », a indiqué un
responsable tunisien.
Le débat autour de l’élargissement du service
national aux femmes s’impose dans le contexte
actuel marqué par une recrudescence du
terrorisme dans le pays. « Il y a de nouveaux
défis, le terrorisme, les moyens limités » du
pays, a rappelé le ministre. Mais la tâche est
difficile. L’élargissement du service militaire doit
être accompagné par une amélioration des
infrastructures de l’armée.
« Nous allons réfléchir avant de décider »,
a-t-il assuré.
5
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
RAMTANE LAMAMRA À PROPOS DES RELATIONS ENTRE L’ALGÉRIE ET LA FRANCE
UN DES ANIMATEURS DE
LA PREMIÈRE HEURE DU
MOUVEMENT NATIONAL
Décès de Chawki
Mostefaï
Chawki Mostefaï, personnalité
politique et historique de la
guerre de Libération nationale,
est décédé samedi dernier à Alger
à l’âge de 96 ans, a-t-on appris de
ses proches. L’inhumation aura
lieu aujourd’hui au cimetière
d’Aïn Benian après la prière du
Dohr. La levée du corps aura lieu
au domicile familial, a-t-on ajouté
de même source. Né le
5 novembre 1919 à M’sila, le
défunt fut l’un des animateurs de
la première heure du mouvement
national, auquel il a consacré sa
vie politique de 1941 à 1962, en
témoignent ses proches et ses
amis. Selon sa biographie,
Chawki Mostefaï est entré à
l’école primaire de Bordj-BouArréridj où il reçoit un
enseignement éducatif littéraire
en français. Il est entré ensuite
au collège de Sétif pour
poursuivre des études
secondaires, où il obtient avec
succès son baccalauréat de
philosophie en 1938. Il fait des
études universitaires de médecine
à Alger, interne à Toulouse puis
se spécialise en ophtalmologie à
Paris (France). Entre 1936 et
1937, il est membre de la section
des jeunesses socialistes (Sfio) à
Sétif. Il a été missionné par le
gouvernement provisoire de la
République algérienne (Gpra),
pour négocier avec l’OAS l’arrêt
des hostilités, et la fin de la
politique de la terre brûlée et par
conséquent, la reconnaissance
des Accords d’Evian du 19 mars
1962.
LA PRESSE ÉCRITE
EN DEUIL
Le journaliste Mohamed
Salah Benhamouda n’est plus
Le directeur du quotidien
El Maghreb el-Awsat, Mohamed
Salah Benhamouda est décédé
samedi, à Alger, à l’âge de
62 ans des suites d’un malaise,
a annoncé, hier le journal dans
un communiqué. Le journaliste
a consacré sa vie au service de
l’information. Il a exercé dans
de nombreux journaux dont
Echaâb, Essalam, El Jil,
El moustaqbal al-Arabi,
El Masaa et El Oumma el arabia
avant d’occuper le poste de
directeur du quotidien El
Maghreb el-Awsat. Il était
également membre du Conseil
supérieur de l’information. Le
défunt sera inhumé cet aprèsmidi après la prière du Dohr au
cimetière d’El-Alia.
JIJEL
Noyade en mer
d’un jeune de 16 ans
Un jeune baigneur a trouvé la
mort par noyade, hier matin, sur
la plage de Bordj Blida (ouest de
Jijel), a-t-on appris de la
Protection civile. La victime
Hichem. M. (16 ans), originaire
de Constantine, qui était en
compagnie de sa famille, en
séjour sur cette plage, a été
déclarée disparue alors que la
mer était fortement agitée, a
indiqué la chargée de
communication de la Protection
civile, le lieutenant Ahlem
Boumala. Les éléments de la
Protection civile d’El Aouana
aidés par une équipe de
plongeurs professionnels étaient
encore à la recherche du corps
pour son repêchage. Le 21 mai
dernier, un jeune âgé de 17 ans,
répondant aux initiales de B.D.
avait également trouvé la mort
sur une plage de la corniche
jijelienne, rappelle-t-on.
Elles «ne seront jamais banales !»
LE CHEF DE LA DIPLOMATIE ALGÉRIENNE a mis en exergue le rôle de locomotive que peut jouer
la communauté algérienne installée en France.
! MOHAMED TOUATI
S
i les nuages qui planaient
sur les relations algérofrançaises se sont dissipés
depuis la visite de l’ancien
ministre français de la Défense
Jean-Pierre Chevènement, la
récente sortie médiatique du
chef de la diplomatie algérienne
indique qu’elles sont encore loin
d’être exceptionnelles.
Les deux pays sont toutefois
parvenus à surmonter leurs
brouilles. Elles ne datent pas
d’hier et vu leur particularité
qu’il faut attribuer à la douloureuse histoire qui lie l’Algérie à
l’ex-puissance
colonisatrice
qu’était la France, elles peuvent
être tout, sauf anodines. « Les
relations algéro-françaises peuvent être bonnes, elles peuvent
être mauvaises, mais elles ne
seront jamais banales. Elles ne
seront jamais banales, j’insiste
sur cela », a répondu le patron
de la diplomatie algérienne qui a
été interrogé sur l’état actuel
des relations des deux pays lors
d’un point de presse qu’il a tenu
à l’issue de l’inauguration du
nouveau siège du consulat de
Créteil (banlieue sud-est de
Paris).
Le ministre d’Etat a tenu à
rendre à César ce qui appartient
à Jules. La formule qui porte le
sceau du chef de l’Etat qui a eu
à gérer les crises successives qui
ont secoué l’Algérie et la France
dès les premières années de l’indépendance.
«Quand
le
président
Bouteflika était ministre des
Affaires étrangères, il y a bien
des années, il a eu à gérer plusieurs cycles de situations difficiles entre l’Algérie et la France.
« Il y a un rôle indispensable que doit jouer la communauté
algérienne installée en France »
Il a été l’auteur de la fameuse
phrase : « Les relations algérofrançaises peuvent être bonnes,
elles peuvent être mauvaises,
mais elles ne seront jamais
banales », a tenu à rappeler le
ministre d’Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la
Coopération internationale.
« Ces relations demandent du
travail de part et d’autre », a-t-il
fait remarquer comme pour dire
que cela ne va pas fort actuellement dans certains domaines.
Lesquels par exemple ?
« De toute évidence, il y a des
intérêts spécifiques, de multiples intérêts et il y a des domaines assez compliqués. L’Algérie
est soucieuse de son indépendance, des questions (internationales) justes », a fait observer
M. Lamamra soulignant que
l’Algérie « a des positions de
principe et des positions stables
». Parmi les positions sur lesquelles divergent les deux pays
on peut citer sans nous tromper
la crise syrienne et le conflit du
Sahara occidental qui oppose le
Front Polisario et le Maroc.
Existe-t-il des initiatives pour
les surmonter ?
«Nous dialoguons avec l’Etat
français avec le même pied d’égalité » a souligné le patron de la
diplomatie algérienne. « Le travail « continue et se fait dans
beaucoup de secteurs et les
échéances sont fixées » a indiqué
le ministre des Affaires étrangères qui a mis l’accent sur les
potentialités humaines avérées
qui peuvent les élever à un
niveau remarquable. Le chef de
la diplomatie algérienne a mis
en exergue le rôle de locomotive
que peut jouer la communauté
algérienne installée en France
dans la coopération bilatérale à
l’occasion de sa rencontre avec
la presse, samedi dernier à
Paris. « Il y a un rôle indispensable que doit jouer la communauté algérienne installée en
France » a-t-il souligné. Cette
communauté « parfaitement
intégrée » dans les villes et dans
les agglomérations « est à même
de jouer un rôle de locomotive
dans la coopération bilatérale
pour établir des relations fructueuses entre les établissements
scolaires et les universités des
deux pays », a précisé le ministre
qui a lancé un appel aux responsables français pour aider la
communauté algérienne et de «
travailler main dans la main
pour établir de véritables ponts
sur la Méditerranée ».
« Des ponts d’amitié qui
pourront avantageusement nous
permettre de garantir à mes
compatriotes ici présents les
possibilités à mieux développer
leur relation avec leur pays d’origine et à la promotion des relations de qualité avec le pays
hôte », a déclaré Ramtane
Lamamra.
M. T.
UN NUAGE D’ÉTÉ
LES RELATIONS POLITIQUES sont la locomotive de tout partenariat sérieux, à plus forte raison
entre deux pays où les rapports évoluent en dents de scie.
! SAÏD BOUCETTA
A
ussi loin que l’on remonte dans les
relations algéro-ffrançaises, l’on
trouve des périodes de «faste» interrompues par une succession de phase de
«froid polaire». A bien voir la courbe des fraternisations et de disputes, on est amené à
parler de cycles des relations algéro-ffrançaises. Présentement, il semble que les deux
pays sont entrés dans «la phase de glaciation».
Mais à voir l’activité diplomatique et
«technique» qui continue, par bribes à
réveiller le partenariat en mettant en place
les mécanismes d’une coopération durable à
la base, il se pourrait qu’il y a une volonté
d’écourter le cycle négatif, né d’un comportement indélicat du Premier ministre français.
Objectivement, un retour au niveau qu’étaient les relations entre les deux pays avant
le twitt de Valls, est conditionné par un
remaniement gouvernemental en France.
Pareille perspective est certaine dans une
année, concomitamment avec la prochaine
élection présidentielle française.
Le coup de froid peut laisser la place
assez rapidement donc à un climat plus tempéré, mais à condition que le prochain président de la France n’ait pas d’antécédents
avec l’Algérie. Sur tout l’aréopage de candidats déclarés ou potentiels, deux seulement
posent problème. Il s’agit de Nicolas
Sarkozy qui multiplie les déclarations hostiles à l’Algérie, et Manuel Valls, dont l’acte
déplorable fait de lui la plus mauvaise carte
française d’un éventuel rapprochement
entre Alger et Paris.
A l’exception de ces deux personnages,
l’ensemble des prétendants à la magistrature suprême en France sont à même de
déclencher un «nouveau cycle» de réchauffement des relations algéro-ffrançaises.
D’autant que les fonctionnaires des deux
rives de la Méditerranée n’ont pas cessé la
coopération et continuent à travailler sur ce
qui a été décidé entre les présidents algérien
et français.
Cette volonté entretenue au niveau de la
base de toujours chercher les points convergents est d’ailleurs soulignée par des personnalités des deux pays et notamment l’ancien
ministre
français,
Jean-P
Pierre
Chevènement qui a été le premier à engager
une initiative visant à recoller les morceaux.
Grand ami de l’Algérie, Chevènement
savait pertinemment qu’un retour rapide au
«partenariat d’exception» ne peut être envisagé, compte tenu de la situation, mais sa
démarche, bien accueillie à Alger, même s’il
n’a pas été reçu par le président de la
6
République, a été suivie par une série de
déclarations de bonne intention formulées
par l’ambassadeur de France en poste à
Alger et le directeur de l’Institut français
des hautes études de sécurité et de justice.
Ces deux hauts fonctionnaires ont clairement affiché la volonté de leur pays de ne
pas briser les liens entre les deux pays pour
un «petit incident».
La 3e rencontre algéro-ffrançaise des maires et responsables des collectivités territoriales a donné un autre signal probant d’une
ambition de développer les relations entre
les deux pays au niveau des collectivités
locales, indépendamment des contingences
politiques.
Il reste que quoi qu’on dise, les relations
politiques sont la locomotive de tout partenariat sérieux, à plus forte raison entre deux
pays où les rapports évoluent en dents de
scie. Le ministre des Affaires étrangères,
Ramtane Lamamra, l’a d’ailleurs rappelé,
avant-h
hier à partir de Paris.
Tout compte fait, il semble que les deux
pays aient bel et bien passé le point de nonretour, au sens où les bonnes volontés ne
désarment pas devant les «coups bas» et font
en sorte à ce que les périodes de crise durent
le moins de temps possible.
Une autre embellie des relations algérofrançaises devrait intervenir autour du mois
de mai 2017. Combien de temps durerat-eelle ? Bien malin celui qui peut avancer le
moindre pronostic.
S. B.
L’Actualité
Des contrats
de 145 millions
avec 2 pays
africains
Une vingtaine de contrats
ont été signés, hier à Alger,
entre des entreprises privées
algériennes et des sociétés
tchadiennes et ivoiriennes
pour un montant global de
145,5 millions de dollars.
Ces accords, qui portent
sur des contrats de réalisation
et d’opérations d’importexport, ont été signés lors des
rencontres
économiques
algéro-africaines tenues dans
le cadre du 5ème salon
Djazair Export organisé en
marge de la 49ème Foire
internationale d’Alger.
La cérémonie de signature
s’est déroulée en présence des
ministres des Finances et du
Commerce, Abderrahmane
Benkhelfa et Bakhti Belaïb,
ainsi que du Directeur général de la Banque arabe de
développement économique
en Afrique (Badea), M. Sidi
Ould Tah.
Le plus important contrat,
d’une valeur de près de 116
millions de dollars, a été signé
entre un groupe privé algérien «Amimer Energie», spécialisé en groupes électrogènes et centrales électriques, et
l’entreprise
tchadienne
«3A Energie».
A travers ce marché, il s’agira pour cette entreprise
algérienne de la construction,
au Tchad, d’une centrale
hybride-solaire d’une capacité
de 30 mégawatts/an.
Ces deux entreprises algérienne et tchadienne, qui prévoient aussi la création d’une
société mixte, ont également
signé un autre accord de plus
de 5 millions de dollars portant interconnexion et développement du réseau électrique dans cinq villes tchadiennes.
Concernant les autres
accords, ils ont été signés
entre des sociétés algériennes
et la Maison algéro-ivoirienne
du Commerce laquelle constitue un comptoir d’exportation
des produits algériens en Côte
d’Ivoire.
Ces
accords
portent
notamment sur les filières des
médicaments, de l’électronique, des machines d’emballage et de l’agriculture.
Lors de son intervention à
cette rencontre, M. Belaib a
indiqué que l’objectif
de
l’Algérie en Afrique était non
seulement de trouver des
débouchés pour ses produits
mais aussi de construire des
partenariats solides dans l’investissement productif.
Il a aussi exprimé la
volonté de l’Algérie de créer
une zone de libre-échange
continentale pour promouvoir
les échanges commerciaux et
économiques entre l’Algérie
et les pays africains, en s’engageant à lever toutes les
contraintes qui entravent
l’acte d’exporter.
LA TERRE A TREMBLÉ À MÉDÉA
28 BLESSÉS DONT 3 GRAVES
LES POPULATIONS de la région, touchées par le séisme, seront également prises en charge psychologiquement
pour permettre aux citoyens de Mihoub de surmonter cette épreuve difficile, sans conserver de graves séquelles.
! ALI AMZAL
L
a localité de Mihoub dans la
wilaya de Médéa, a été le
théâtre
d’une
grande
panique la nuit de samedi à dimanche, suite au séisme d’une magnitude de 5,3 sur l’échelle de Richter.
Le bilan établi par les éléments de
la Protection civile en début d’après- midi, fait état de 28 blessés
dont trois dans un état grave, et qui
ont été évacués en urgence vers
l’hôpital Mohamed Boudiaf de
Médéa. Tandis que les autres blessés ont été répartis sur plusieurs
établissements sanitaires entre
Tablat et Azzizzia. D’autre part,
plusieurs habitations et édifices ont
été détruits, notamment ceux situés
sur les zones proches de l’épicentre,
soit à 10 km de la commune de
Mihoub.
Par ailleurs, le ministre de
l’Habitat, de l’Urbanisme et de la
Ville, a
annoncé à partir de
Mihoub, que toutes les mesures
pour prendre en charge les citoyens
en détresse seront prises, à commencer par l’installation de camps
de toile pour abriter les victimes les
plus touchées. Et ce, en plus du travail de prospection et d’analyses
qu’effectueront les équipes d’experts dépêchées sur place, pour
appuyer le travail du Centre de
contrôle de construction(CTC),
chargé d’établir une étude technique de l’ensemble des édifices et
constructions de la région.
Dans le même sillage, il est
prévu des opérations de confortement et de restauration sur les édifices sinistrés. Parmi les mesures
annoncées par le ministre, les populations de la région, touchées par le
séisme seront également prises en
charge psychologiquement pour
permettre aux citoyens de Mihoub
de surmonter cette épreuve difficile, sans conserver de graves
séquelles
Par ailleurs, pour le chef de
Plus de peur que de mal
service du Craag, M.Larbès, le
séisme de Mihoub est considéré
comme « modéré » et n’a aucune
relation avec celui de Hamam
Melouane, et encore moins avec les
séismes qui ont ébranlé la région
ces dernières années « L’activité
sismique en Algérie est tectonique.
Quand les plaques africaine et euroasiatique se rencontrent, cela
engendre des séismes et pourrait
engendrer d’autres qui pourraient
être forts »,explique-t-il.
Pour les observateurs, les
Algériens sont plus ou moins habitués à cette activité sismique qui
caractérise le nord de l’Algérie, et
connaissent le principe des
répliques qu suivent généralement
la secousse principale. Ceci étant,
quand ces derniers interviennent la
nuit, éviter la panique devient
presque impossible.
Le ministre de l’Habitat, de
l’Urbanisme et de la Ville,
Abdelmadjid Tebboune, a annoncé,
hier , à Mihoub, une série de mesures destinées à assurer une
meilleure prise en charge des habitants de cette localité, secouée
depuis plusieurs semaines par une
série de secousses telluriques.
Parmi les mesures urgentes décidées sur place par le ministre, l’installation de camps de toile, à titre
provisoire, dans les zones fortement
touchées par le séisme, d’une
magnitude de 5,3 qui a ébranlé,
dans la nuit de samedi à dimanche,
cette commune rurale, notamment
au niveau des zones éparses où de
nombreuses habitations traditionnelles ont été totalement ou partiellement effondrées sous l’effet de la
violence du séisme.
M.Tebboune
a
également
annoncé l’envoi, dans les toutes
prochaines heures, d’équipes d’experts pour dresser un état exhaustif
des dégâts occasionnés par le
séisme, ajoutant que le Centre de
contrôle technique de construction
(CTC) sera chargé d’établir une
étude technique approfondie de
l’ensemble des constructions et édifices publics de la région. Des opé-
rations de confortement et de restaurations des habitations et édifices affectés par le séisme seront
engagées dès l’achèvement de ce
travail de prospection et d’expertise, a assuré le ministre, qui a fait
état, en outre, de la révision en
hausse du quota de la commune en
matière d’aide à l’habitat rural.
D’autres formes d’aide de l’Etat
seront consacrées à cette commune,
afin de lui permettre d’effacer les
«stigmates» de ce séisme et satisfaire les besoins essentiels des habitants, a affirmé le ministre, lors de
son déplacement à Mihoub, où il a
écouté les doléances des citoyens,
venus nombreux à sa rencontre, à
l’entrée de la ville.
Le ministre a annoncé, dans le
même sillage, l’arrivée sur place
d’équipes de soutien psychologique
pour appuyer celles déjà déployées
sur le terrain, de façon à garantir
une meilleure prise en charge
psychologique des personnes traumatisées.
A. A.
IL EST EXPOSÉ À LA 49e FIA
Le climatiseur intelligent produit en Algérie
QUE CE SOIT POUR les mobiles, les téléviseurs ou les climatiseurs, le producteur Iris entend
rendre le produit premium accessible aux Algériens.
! SALIM BENALIA
L
’Algérie opère présentement un tournant
décisif dans son histoire économique. Il
s’agit de la production de biens et de produits en tous genres, et c’est d’ailleurs de ce
constat que la présente FIA adopte le slogan
«Economie productive». Le pavillon central de la
Safex (Société algérienne des foires et exportations) offre ainsi un grand espace d’exposition
aux marques spécialisées dans l’électroménager,
l’électronique et les produits IT mobiles, notamment celles qui ont le statut de producteur
national, à l’instar de Condor, Iris Sat et autres… Cette fois l’événement est créé par Iris Sat
qui expose le premier climatiseur intelligent ou
smart clim made in Algeria.
Ce produit a fait l’objet d’une présentation
aux médias sur le stand même d’Iris en présence
du staff managérial de l’entreprise privée nationale,
dont
son
premier
responsable,
M. Guidoum. La révélation, en avant-première
de ce produit blanc, intervient immédiatement
après l’annonce du lancement imminent sur le
marché algérien de cet autre bijou de la technologie badgée Iris et qui n’est autre que la TV
Oled Uhd Hdr, de 65’’.
En offrant au public ce climatiseur inédit, Iris
foule de plain-pied l’univers des objets connectés
et de la domotique, jusque-là, chasse gardée des
grandes firmes mondiales. Ce smart clim dispose
de la fonction Wi-Fi et peut être commandé à distance, voire du bureau sinon à des milliers de
kilomètres.
Grâce à une application Web gratuite et une
connexion au téléphone (mobile) personnel l’on peut allumer et éteindre et
même configurer cet appareil même en
étant au bureau. L’application qui lui
est propre est accessible sur Play store,
le site d’Iris. Ce smart clim de 12 000
BTU a une fonction de purification de
l’air. Que ce soit pour les mobiles, les
téléviseurs ou les climatiseurs, le producteur Iris entend rendre le produit
premium accessible aux Algériens, en
les proposant à des prix défiant toute
concurrence.
Et c’est à ce titre qu’il met au point
cet autre accessoire qui accompagne
ses smartphones et qui n’est autre que
l’Iris GR soit la lunette de réalité virtuelle qui permet de visionner à 360°.
Iris est fort de plates-formes de production très performantes, particulièrement à
Sétif où l’intégration atteint par exemple le taux
de 90% pour les réfrigérateurs.
Rappelons qu’Iris a lancé à la veille de cette
49e FIA, son nouveau téléviseur Oled Ultra HD
4K, un concentré de technologie qui sera bientôt
mis sur le marché algérien à des quantités suffisantes et à des prix très étudiés, a promis
M.Guidoum, P-DG de l’entreprise Iris.
«Nous sommes le seul fabricant à offrir pareil
produit sur le marché algérien, voire le marché
africain», a-t-il dit à l’occasion de la conférence
de presse qui a émaillé la révélation de ce bijou
de technologie. Ce produit offre une qualité d’image inédite, mais également un son pur grâce à
l’apport de l’Américain JBL.
L’Oled offre une image quatre fois supérieure
Ph : R. Boudina
EXPORTATIONS
HORS
HYDROCARBURES
LUNDI 30 MAI 2016
7
Le stand de l’entreprise Iris
à celle rendue par le classique LED, avec à la clé
plus de huit millions de pixels (8,3 millions de
pixels). Le client est ici en droit d’attendre de ce
poste de télévision de 65 pouces une netteté et
une précision d’image jamais égalée jusque-là. Le
contraste devient infini, alors que la palette de
couleurs est plus riche que jamais.
Ce modèle premium autorise un angle de
vision des plus larges, soit 178° et l’on peut
apprécier un film ou une vidéo quelle que soit la
position avec laquelle on fait face à l’écran, puisqu’aucune distorsion d’image n’est permise.
L’Oled ultra HD d’Iris intègre la fonction HDR
ou high dynamic ray. Au plan esthétique, il est
très fin et fait office d’une véritable pièce de
décoration d’intérieur.
S. B.
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
COUFFINS DE SOLIDARITÉ RAMADHAN
Gdyel assainit la liste des bénéficiaires
PLUSIEURS DE CES «intrus» n’ont rien trouvé de mieux à faire que de se transformer en pauvres durant un mois pour rafler
un sac de denrées alimentaires de 3 000 dinars.
! WAHIB AIT OUAKLI
L
es services municipaux en
charge de l’opération de la
solidarité du Ramadhan ont
réussi à assainir la liste des bénéficiaires des couffins de Ramadhan la
ramenant de 4 200 à 2 700 bénéficiaires. Autrement dit, 1 500 indus
attributaires ont été écartés cette
année. Ceux-là, ayant pour tradition de bousculer les vrais nécessiteux, sont constitués essentiellement de personnes de situation
aisée, des entrepreneurs, des émigrés algériens vivant à l’étranger,
des commerçants et plusieurs dizaines d’employés de la classe
moyenne dont les rentes leur permettent de subvenir aisément aux
besoins et aux dépenses induites
par le mois de Ramadhan.
Plusieurs de ces «intrus» n’ont
rien trouvé de mieux à faire que de
falsifier des documents leur permettant de se transformer en
pauvres durant un mois pour profiter d’un sac de denrées alimentaires dont la valeur financière ne
dépasse pas la modique somme de
3 000 dinars.
Une telle opération d’assainissement n’est pas passée inaperçue, du
moins chez les véritables nécessiteux qui attendent leur salut à l’approche du Ramadhan chaque année
en observant de longues files
devant les portes des dépôts muni-
Le couffin du Ramadhan profitera aux vrais nécessiteux
cipaux dans l’espoir de rentrer
munis de sacs remplis de farine, de
sucre, de café, pois chiches, riz,
huile de table et autres denrées alimentaires.
Sur le plan financier, un tel
assainissement des listes des bénéficiaires, qui est venu à point
nommé, est d’un impact positif sur
le budget accordé aussi bien par les
services de wilaya que par celui des
services de l’action sociale en allégeant la routinière facture allouée
annuellement à ladite opération.
Cette année, le montant du
budget mobilisé n’a pas dépassé la
somme de 9 millions de dinars. Au
niveau national, ce fut la ministre
de la Solidarité nationale, de la
Famille et de la Condition de la
femme, Mounia Meslem qui a fait
le point récemment en faisant
savoir que l’apport de son secteur
dans le cadre de l’opération de soli-
darité pour le mois de Ramadhan
2016 s’élevait à 700 millions de DA.
Ainsi, le ministère de la Solidarité
contribue à l’opération de solidarité
pour le Ramadhan 2016 en accordant un tel montant qui représente
soit 6 à 8 % de l’enveloppe globale
dédiée à cette opération.
En ce sens, elle a fait savoir que
pas moins de 854 814 personnes
issues de catégories démunies,
bénéficiaires de l’opération de solidarité Ramadhan étaient inscrites
sur la liste de l’allocation forfaitaire
prise en charge par son département ministériel. Elle a ajouté que
«les listes d’allocation forfaitaire de
solidarité comprenaient plusieurs
catégories de personnes sans revenus, notamment les pères de
famille, ou les personnes âgées de
plus de 60 ans et vivant seules, les
handicapés moteurs ou mentaux et
des femmes au foyer».
Une armada de mesures a été
décidée dans le cadre de la prise en
charge des familles à l’occasion de
l’opération Solidarité Ramadhan.
Mounia Meslem a rappelé que «le
ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales supervisait sur
le plan humain et matériel ladite
opération et que les walis et présidents d’APC étaient responsables
de l’élaboration des listes des personnes démunies, de l’acquisition
et la distribution des aides alimentaires».
W. A. O.
INNOVATION DES ENTREPRISES
Les opportunités s’enchaînent pour les jeunes
L’APPEL du Premier ministre Abdelmalek Sellal à adopter une politique plus audacieuse en matière d’innovation
a des chances d’être entendu.
! ALI TIRICHINE
L
e dynamisme des entreprises algériennes peut séduire quelquefois les partenaires de l’Algérie et les associations
étrangères de patronat. C’est le cas lorsque
les six partenaires méditerranéens du programme dont Medafco Consulting et Anima
Investment Network ont organisé une cérémonie à propos du projet euromaghrébin
DiaMed avec comme thème : «Diaspora et
Emploi».
A cette occasion, des prix DiaMed de l’entrepreneuriat sont remis à six lauréats dont
ceux d’Algérie. Ce Prix de l’entrepreneuriat
vise à récompenser les porteurs de projet
ayant bénéficié des services d’accompagnement à la création d’entreprise du projet
DiaMed. Deux lauréats par pays sont récompensés : un porteur de projet de la diaspora
résidant en Europe et ayant créé son entreprise dans son pays d’origine, ainsi qu’un
entrepreneur local.
Les lauréats ont été sélectionnés sur la
base de critères prenant en compte l’innovation du projet, son impact sociétal et environnemental et l’implication du porteur du
projet. Les lauréats du Prix DiaMed sont
Louisa Sidi Haket, créatrice de la société
Safran Tariki (culture et commercialisation
du safran et des produits dérivés) à
Constantine. Yakoub Mesloub, fondateur de
la société World Content Leaders à Alger
dans le domaine des télécommunications est
aussi récompensé.
La cérémonie qui s’est déroulée le weekend en Tunisie est rehaussée, selon le communiqué des organisateurs par la présence
de Jaloul Ayed, ancien ministre tunisien des
Finances et président de l’organisation Medi,
Mediterranean enterpreneurship develop-
ment and innovation, et du représentant de
la Délégation européenne en Algérie, Marco
Sioli.
L’objectif de cette journée est d’échanger
avec les acteurs économiques et institutionnels maghrébins et européens sur la manière
de pérenniser et accentuer l’impact des
actions entreprises tout au long du projet
initié en mars 2013. DiaMed s’inscrit dans le
programme européen EuropeAid et vise à
soutenir le développement économique en
Algérie et en Tunisie.
Au terme de trois années d’existence,
DiaMed, par son approche très pertinente, a
permis de renforcer la professionnalisation
de 465 accompagnateurs de structures
maghrébines d’appui à création d’entreprises par des formations sur mesure. Il a permis d’accompagner 56 entrepreneurs de la
diaspora maghrébine pour créer leur activité
dans leur pays d’origine dans les secteurs du
tourisme, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, mais également des énergies renouvelables, des TIC, du bâtiment, des cosmétiques et de la valorisation des déchets. Il a
permis à 88 jeunes entrepreneurs locaux du
Maghreb de donner une dimension internationale à leur projet.
Le projet est doté d’un budget de 2,34
millions d’euros sur trois ans, dont 80% sont
financés par l’UE à travers sa direction
générale
de
développement
et
de
coopération.
Un programme, portant sur l’appui à la
diversification industrielle et à l’amélioration du climat des affaires en Algérie, doit
être lancé avant la fin de l’année en cours et
sera financé conjointement par l’Union européenne à raison de 17 millions d’euros et par
le ministère de l’Industrie et des Mines avec
1,7 million d’euros.
A. T.
DES DOCUMENTS SECRETS DE «WIKILEAKS» ANTI-CHAVEZ À L’AMBASSADE DU CHILI
Les élections au Venezuela sont «les plus sûres au monde»
LES PAYS D’AMÉRIQUE LATINE et des Caraïbes (Celac) défendent les « grains semés » par Chavez.
! ABDELKRIM AMARNI
L
ors d’un dîner offert à la
presse nationale par Son
Excellence l’ambassadeur
du Venezuela à Alger, José de Sojo
Reyes, en l’honneur d’Eirik Vold,
journaliste-écrivain norvégien, qui
voulait rencontrer la presse algérienne pour communiquer, à travers elle, un message de paix véhiculé par le Venezuela.
Dans ce message, Eirik Vold a
révélé une information de la chancellerie du Chili affirmant détenir
« 20 000 documents secrets » de
« WikiLeaks » contenant un plan
de déstabilisation du Venezuela
avec pour titre « Comment combat-
tre Hugo Chavez pour reconquérir
l’initiative (US) dans la région». Le
but, et souligné dans le document,
étant (bien sûr) « la destitution de
Chavez » et comment y parvenir.
Ce qui est intéressant dans ce
document, indique Eirik Vold, est
que
deux
évidences
bien
connues sont ainsi mises à nu. Il
s’agit des méthodes US de mainmise sur les pays de la région, et la
peur que les USA éprouvaient face
au président vénézuélien Hugo
Chavez.
Lors de sa réunion en 2011,
pour la première fois sans la pression des USA, la « Celac Communauté
des
Etats
d’Amérique latine et des Caraïbes »
qui regroupe en son sein 33 Etats,
pratiquant chacun une politique
différente, mais tous unis contre la
dépendance US, avait constaté et
défendu les « grains de liberté
semés par Chavez » pour la prise de
conscience des peuples en vue
d’une nécessité d’union, de souveraineté et d’économie indépendantes des grands trusts US.
« Ces valeurs (de Chavez) ne
laissent aux politiciens de droite
qu’une marge étroite de manœuvre, car les peuples ne se laissent
pas (plus) faire. Si les gouvernements de droite veulent régner à la
manière des années 1980, ça ne
marche plus », s’est félicité Eirik
Vold. Et d’ajouter que « c’est la
règle pour toute l’Amérique latine
qui a vécu au rythme des coups
8
d’Etat et des troubles politiques
fomentés directement ou indirectement par les USA ». Cette dangereuse éventualité est favorisée à
l’heure actuelle par la chute des
prix du pétrole, la cherté de la vie
et la baisse des exportations hors
hydrocarbures (métaux, minéraux…) par les pays latinos,
regrette-t-il. Cependant, souligne
l’invité norvégien, « la conscience
politique des peuples empêchera
un retour aux rênes du pouvoir de
la droite politique qui a sévi pendant les années 1980».
Il faut dire aussi, poursuit Eirik
Vold, que la baisse des cours du
pétrole a créé de profondes et graves dissensions au sein de la droite
politique du pays. Convaincu, il
soulignera aussi que des élections
libres vont avoir lieu au Venezuela
tout en avouant « méconnaître
quels en seront les résultats ».
A ce sujet, l’écrivain - journaliste norvégien Eirik Vold rappellera que l’ex-président Jimmy
Carter, avait répété plusieurs fois
en 2012 que les élections au
Venezuela « sont les plus sûres au
monde ». L’invitation à dîner de
Son Excellence l’ambassadeur du
Venezuela à Alger a notamment
regroupé autour de lui, deux journalistes hispanophones de la Radio
nationale « Chaîne espagnole », le
journaliste de L’Expression, auteur
de l’article, ainsi que l’écrivain journaliste Eirik Vold.
A. A.
L’Actualité
LUNDI 30 MAI 2016
BÉJAÏA
«Cent jours sans répit» pour la pénétrante
LES ÉQUIPES se succéderont sans répit et cent jours durant pour être dans les délais.
! AREZKI SLIMANI
Ph : R. Boudina
A
fin d’être dans les délais de
livraison du premier tronçon de la pénétrante autoroutière, le wali de Bejaia a procédé
avant-hier au lancement de l’opération «100 jours, sans répit», en collaboration avec les Chinois en
charge de la réalisation du projet.
S’étant engagé dès les premiers
constats effectués juste après sa
nomination aux commandes de la
wilaya de Béjaïa pour la livraison
du premier tronçon à la date
du 20 août prochain, Ould Salah
Zitouni a jugé utile de mobiliser de
nouveau les bâtisseurs pour récupérer le retard accusé induit pour
l’essentiel par les différents conflits
et les contraintes rencontrés sur le
terrain. Alors que seulement 80
jours nous séparent de la date fatidique, le chef de l’exécutif de wilaya
veut accélérer la cadence en procédant notamment à une organisation du travail plus efficace et rentable.
Trois équipes se succéderont de
jour comme de nuit, et ce durant
tous les jours qui nous séparent de
la date symbole du 20 Août. Il y a
deux mois, le chef de l’exécutif a
effectué une visite qui lui a permis
d’abord de constater que le taux
d’avancement dans la réalisation a
atteint les 56%, ce qui lui a permis
d’annoncer sur le champ la livraison du premiers tronçon en août
prochain et la totalité du projet le
1er Novembre prochain. Mais très
vite l’on s’est aperçu que le délai
Les équipes travailleront en 3x8
pourrait ne pas être respecté. C’est
pour cela que l’opération.
« Cent jours sans répit » est lancée pour rattramer le temps perdu
dans le traitement des différentes
entraves liées aux oppositions et
aux insuffisances en agrégats dues,
elles aussi, aux oppositions de
citoyens quant à l’exploitation de
nombreux projets de carrières. Le
retard accumulé est dû aussi à la
lenteur des entreprises détentrices
de divers réseaux eau, gaz, électricité et téléphone, dont le déplacement traîne, contraignant ainsi le
groupe algéro-chinois au ralentisse-
ment dans la réalisation. Le projet,
qui devrait être livré en 36 mois,
n’aura pas connu un grand retard,
si les dates annoncées sont respectées.
Le tracé de la pénétrante autoroutière reliant sur 100 km le port
de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest
au niveau d’Ahnif a vu les premières parcelles de sa chaussée bitumée dès le mois de février dernier.
La méthode mis en œuvre a
consisté à bitumer toutes les parties libérées des litiges. Les 23 viaducs et les 47 ouvrages d’art prévus
n’ont souffert d’aucune opposition
quant à leur dernière étape.
Conçu sur 2 x 3 voies, le projet
de la pénétrante autoroutière a vu
la cadence de réalisation s’accélérer
au fil du temps.
La partie Ouzellaguen-Ahnif,
soit celle prévue pour la livraison
en août, reste celle où l’on avance le
plus. Il reste celle qui prend sa
source du port de Béjaïa jusqu’à
Akhnak dans la commune de
Seddouk qui piétine. Le tunnel de
Sidi Aïch, dont le creusement avait
atteint en février dernier les 500
mètres linéaires sur 1 660 mètres
de chacun des deux tubes. La mise
en service de ce premier tronçon au
mois d’août prochain, soulagera à
bien des égards la RN26, dont la
saturation commence à la sortie
d’El Kseur. La pénétrante autoroutière va sans aucun doute désenclaver Béjaïa et son port.
Les célébrations de l’anniversaire du 20-Août 1955 et celui du
1er Novembre 1954 seront différentes par les deux mises en service de
la pénétrante avec tout ce qu’elle
induira comme conséquences sur
l’économie locale qui va mieux
respirer et avec elle tout un pays
dont les besoins de développement
se font ressentir chaque jour
davantage dans une conjoncture de
A. S.
crise mondiale.
POUR INSOLVABILITÉ DE SES CRÉANCES DE GAZ ET D’ÉLECTRICITÉ
Le complexe d’El Hadjar frôle la fermeture
LA SOCIÉTÉ de distribution de l’électricité et du gaz de l’Est a décidé de couper l’alimentation en énergie du complexe sidérurgique.
! WAHIDA BAHRI
A
près avoir épuisé tous les recours pour
trouver un terrain d’entente, la
Société de distribution de l’électricité
et du gaz de l’Est, a décidé de couper, aujourd’hui, l’alimentation en gaz et en électricité,
du complexe sidérurgique d’El Hadjar, selon
une source interne à cette dernière. L’exArcelorMittal, est redevable d’un montant
global de 100 milliards de centimes, cumul de
plusieurs années de consommation non
payées, a précisé la même source.
Au moment où nous mettons sous presse,
c’est l’état d’alerte au sein du complexe, à
l’effet de préparer, et à la demande du ministre de l’Industrie et des Mines, un rapport
détaillé sur la situation de cette entité aux
perspectives obscures. Nos sources ont fait
savoir que toutes les séances de négociations
entre les deux parties, sur les mécanismes de
paiement des dettes en suspens, ont abouti à
une impasse, ne laissant, de ce fait, aucune
alternative aux responsables de la Société de
distribution de l’électricité et du gaz, que le
recours à la coupure.
Une décision, intervenant après le 31 mai,
comme échéance, avant de suspendre toute
alimentation, à 14 heures précises, devait
révéler la même source. C’est là une première
dans l’histoire de la Société de distribution de
l’électricité et du gaz/ Est, après l’insolvabilité, pour ne pas dire l’incapacité de la direction de l’usine sidérurgique, à payer ses
créances qui, selon une source interne à la
Société de distribution de l’électricité et du
gaz /Est, représentent 70% de l’ensemble de
ses dettes.
Notons que le complexe Imetal/Annaba
consomme environ 15 milliards de centimes/mois des deux énergies. C’est à se
demander comment ce cumul de créances a
été enregistré ? Le partenaire étranger n’a-til jamais payé les consommations du complexe ou s’est –il contenté de brader cette
entité, tout en sachant qu’il allait restituer
cet héritage empoisonné à l’Etat algérien ?
Mieux encore, comment la Société de distribution de l’électricité et du gaz, a-t-elle
négligé un recouvrement de 100 millards de
centimes ? En tout cas, une chose est certaine, si ce prestataire de service, la Société
de distribution de l’électricité et du gaz,
venait à mettre en application sa décision
de couper l’alimentation du gaz et de l’électricité, toutes les unités sidérurgiques seront
à l’arrêt, est c’est là la mise à mort de ce complexe, pour lequel l’Etat a injecté quelque 500
millions de dollars, sous forme de plans d’investissement pour sa réhabilitation. Cette
dernière qui, à l’heure où nous mettons sous
presse, demeure l’actualité de l’économie
nationale, notamment en cette conjoncture
où l’Algérie peine à se défaire de la dépendance de la rente des hydrocarbures.
Situation pouvant s’améliorer par la reprise
de la production et de l’exportation de l’acier
algérien, très coté en bourse. Pour l’heure,
certaines indiscrétions font état de l’impossibilité de l’application de cette décision de coupure, notamment si le dossier est pris en
charge par le ministre de l’Industrie et des
Mines, et que les négociations en cours pourraient s’acheminer vers un terrain d’entente
W. B.
favorable aux deux parties.
COOPÉRATION ALGÉRO-AMÉRICAINE
LA LOI 51/49% DÉRANGE
! ALI AMZAL
«L
’Algérie représente un
grand potentiel pour les
USA, c’est pour cette
raison que nous sommes présents
cette année à la Foire internationale, pour dire que le gouvernement américain est prêt à travailler
avec le gouvernement algérien,
notamment en dehors des hydrocarbures », a indiqué l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique en
Algérie, Joan Polaschik, hier, en
marge de la foire nationale.
Dans ce sens, le président du
conseil des affaires algéro-américain, Smaïn Chikhoune, indique
que le déploiement grandissant et
régulier des investisseurs américains sur le sol algérien, notamment ces dernières années, s’ex-
plique par l’importance qu’a
pris le marché africain, après le
recul enregistré sur les économies
européennes et les Brics.
« De ce fait, l’Algérie est devenue un portail incontournable vers
l’Afrique, qui devient une première
destination pour les Américains,
d’autre part, en Algérie on commence à entrevoir une ouverture
importante, notamment dans le
secteur privé, c’est précisément ce
qui a motivé les investisseurs américains.
A
titre
d’exemple,
M.Chikhoune cite le premier partenariat algéro-américan, établi avec
un opérateur privé dans le domaine
agricole, précisément pour la réalisation d’une ferme d’une capacité
de 22 000 vaches laitières, dont le
démarrage est prévu pour le moins
prochain, puisque ce partenariat a
bénéficié du foncier nécessaire, et il
ne lui reste qu’à appliquer son business plan, « ce n’est qu’un début,
car d’ici la fin de l’année deux autres partenariats naîtront dans le
même domaine, il s’agit de fermes
de pas moins de 10 000 vaches, c’est
une façon de contribuer à la réduction et à la maîtrise de cette
filière», indique M.Chikhoune.
Dans le même élan, ce dernier
annonce que d’autres secteurs sont
en phase de signer des partenariats
avec les Américains, tel que la
santé et la construction rapide.
Par ailleurs, le président du
Conseil d’affaires algéro-américain,
est longuement revenu sur le
volume des échanges commerciaux
entre les deux pays, qui a atteint
9,5 milliards de dollars en 2015,
avec 3,2 milliards pour la facture
des USA en Algérie, et 1,8 milliard
de dollars d’importations d’équipe-
9
ments
américains
pour
les
Algériens.
Dans ce sens, M.Chikhoune précise, que l’objectif est de diversifier
ce partenariat et l’orienter sur des
secteurs stratégiques tels que les
énergies renouvelables, où l’Algérie
recèle un énorme potentiel.
En outre, l’obstacle majeur que
rencon-trent ces entreprises, est
sans conteste, la loi 51/49%, selon
notre interlocuteur. Il considère
que cette loi se justifie pour ce qui
est de l’investissement dans les ressources naturelles (hydrocarbures
et ressources minières), mais pose
problème lorsqu’il s’agit de
PMI/PME.
« Certaines entreprises américaines ne peuvent pas s’adapter à
ce système, et justement nous
attendons l’amendement de la nouvelle loi sur l’investissement, dans
le sens où pour le secteur des
hydrocarbures la loi 51/49% s’explique, mais pas lorsqu’il s’agit de
transfert technologique, je peux
vous dire que dès que cette loi
changera, les investisseurs américains viendront tous les jours et en
grand
nombre
»,
insiste
M.Chikhoune.
En somme, l’équation est claire,
pour augmenter sensiblement le
volume d’échange d’affaires entre
les deux pays, dans l’optique de
diversifier l’économie nationale, et
favoriser le transfert technologique, il faudrait permettre aux
entreprises américaines d’acquérir
plus de parts et de siéger en maîtres
dans les conseils administratifs des
entreprises qui naîtront des partenariats établis en dehors du
domaine énergétique.
A. A.
MEETING D’EUGENE
Makhloufi
termine 5e
au mile
L’athlète algérien Taoufik
Makhloufi a terminé à la 5e
place du mile, couru avanthier au meeting d’Eugene
(Etats-Unis) avec un chrono
de 3:52.95.
Engagé dans la deuxième
course de cette spécialité, le
champion olympique du
1500m à Londres-2012 s’est
classé derrière le Kényan
Asbel Kiprop (3:51.54), le
Marocain Abdalaati Iguider
(3:51.96) ainsi que les deux
autres
Kényans
Elijah
Motonei Manangoi (3:52.39)
et Vincent Kibet (3:52.71). Le
meilleur temps de Makhloufi
sur le mile est de 3:52.16,
réalisé à Eugene le 31 mai
2014.
Même si le mile (1609m)
est inscrit au meeting
d’Eugene, ses points ne sont
pas comptabilisés au classement de la précieuse Ligue
de diamant. Il s’agissait de la
deuxième sortie de Makhloufi
cette saison, après sa 2e
place sur 800m du meeting
d’athlétisme de Rabat, comptant pour la Ligue de diamant, disputé dimanche dernier dans la capitale marocaine, avec un chrono de
1:44.91.
L’enfant de Souk Ahras
prépare actuellement les
Olympiades de Rio-2016,
mais aussi les championnats
d’Afrique, prévus du 22 au 26
juin à Durban (Afrique du
Sud) lors desquels il s’alignera sur le 800m.
S ports
1er CHAMPIONNAT NATIONAL DE L’ENDURO AUTO- MOTO À TICHY
Les clubs de Ben Aknoun triomphent
Il faut préciser que des récompenses intéressantes ont été promises par la Fédération nationale aux lauréats.
! AREZKI SLIMANI
L
a Ligue des sports mécaniques de Béjaïa s’est encore
une fois illustrée par l’organisation du 1er Championnat national
de
l’enduro
auto-moto.
L’événement a eu lieu vendredi
dernier dans la ville de Tichy. Pari
réussi malgré les contraintes administratives rencontrées comme à
chaque manifestation par l’équipe
de la Ligue des sports mécaniques.
Huit wilayas ont répondu à l’appel
donnant une tout autre couleur à ce
rendez-vous sportif. Ben Aknoun,
Alger, Médéa, Laghouat, Sétif,
Constantine, Blida, Bouira, Bordj
Bou Arréridj, El-Harrach étaient
autant de clubs qui ont pris part à
la manifestation. Un total de
37 motards sur sable, qui ont
démontré leur capacité en matière
d’endurance, sachant qu’il s’agit du
premier Championnat national de
l’enduro auto-moto. Après avoir
effectué un circuit de 2,5 km le long
de la plage des Hammadites à Tichy,
les organisateurs de la fédération
ont procédé toute la matinée du
vendredi au contrôle des motos
(assurance), sous l’œil attentif des
services de sécurité, les pompiers
et la presse étaient venus en force
assister à ce championnat. Après
cette opération, place aux essais
chronométrés. L’après-midi, la
course en enduro est entamée. Les
« vroom-vroom » des motards tonnent dans le ciel de Tichy, attirant
la curiosité des nombreuses familles
venues se prélasser sur la place en
dépit du temps maussade. La Ligue
des sports mécaniques de Béjaïa a
Près de 37 motards ont pris
part à cette manifestation
encore une fois montré aux responsables la nécessité de soutenir ce
genre d’activités comme cela se fait
ailleurs et si possible de valoriser le
tourisme sous toutes ses formes.
Dalila Bouktit, la présidente de la
ligue de Béjaïa, n’a pas caché son
espoir de voir enfin les autorités
s’immiscer pour encourager cette
activité sportive qui invite à une
longue balade gratuite vers tout ce
que recèle notre wilaya en termes
de lieux paradisiaques. En matière
de résultats pour les trois catégories
de motos, on notera que pour la
MX1, Boucheneb Aziz du club d’ElAchour est classé premier, suivi de
Ibelaïden Chakir du Esps de Ben
CHAMPIONNAT DE SUPER-DIVISION «A»
DE BASKET-BALL (FINALE)
L
L’expérience du GSP a fait
la différence
e manque de réussite et l’excès de
précipitation ont été, encore une fois
fatals au CRB Dar El Beïda face au GS
Pétrolier en finale du championnat d’Algérie
de Super-Division « A » de basket-ball,
disputée avant-hier à Hydra (Alger) et remportée finalement par la troupe à Faid Bilel
(87-71). En termes de présence sur le parquet et de débauche d’énergie, les joueurs
du CRBDB n’avaient rien à envier, en effet, à
leurs homologues du GSP, avec lesquels ils
ont fait jeu égal pendant pratiquement tout le
match. La différence s’est faite essentiellement dans la capacité de transformer les
offensives en points, puisque, contrairement
aux Pétroliers, qui avaient fait preuve d’une
incroyable réussite même à trois points, les
gars de Dar El Beïda ont affiché un taux de
réussite des plus faibles. Il s’agit du 18e titre
de champion au palmarès du GSP, qui aura
la possibilité de remporter un autre trophée
le week-end prochain, lors de la finale de la
coupe d’Algérie, qu’il animera contre l’US
Sétif.
CHAMPIONNAT EXCELLENCE DE HANDBALL (DAMES)
Les Pétrolières sacrées
pour la 24e fois de leur histoire
L
e GS Pétroliers a été
sacré
champion
d’Algérie pour la
24e fois de son histoire, en
battant le HBC El-Biar 2018 (mi-temps 10-11), en
match de la 16e et dernière
journée du Championnat
Excellence dames de handball (dames), avant-hier à
la salle omnisports de
Bordj El-Kiffan (Alger).
Le mano à mano des
deux équipes s’est poursuivi tout au long de la première partie, avec un léger
avantage pour les ElBiarroises qui avaient du
mal à prendre plus de deux
buts d’écart sur les
Pétrolières.
La première mi-temps
s’est terminée sur le score
de 10-11 en faveur du
HBCEB, grâce notamment
LUNDI 30 MAI 2016
à la prestation de la gardienne
de
but
du
GS Pétrolier, Souhila
Abdelkader et celle d’ElBiar, Fatima Boussoura.
Au retour des vestiaires,
aucune équipe n’est arrivée à prendre le large,
comme en témoigne le
score affiché à la 15e
minute de jeu (15-15). Mais
contre toute attente, la
partie a changé complètement de physionomie à la
16e minute de jeu, puisque
les Pétrolières sont arrivées à se détacher de leur
adversaire pour la première fois de la partie (1615). A partir de cet instant,
la fatigue commençait à se
sentir du côté des ElBiarroises qui ont totalement perdu la maîtrise sur
le ballon, faute de fraî-
cheur physique. Dans les
dix dernières minutes de
jeu, les joueuses du GS
Pétroliers ont accentué
leur avance et prennent en
fin leur revanche sur le
score de 20-18.
Le club pétrolier qui
succède à son homologue
El-biarrois au palmarès de
l’épreuve termine la compétition avec un sans faute
et un écart de quatre
points (32 contre 28) pour
le HBCEB. C’est le 24e
titre du club algérois dont
17 avec l’ex-MC Alger
(entre 1986 et 2008), et le
7e sous la nouvelle appellation (entre 2009 et 2016).
Le HBCEB, lui, a sauvé sa
saison en décrochant la
coupe d’Algérie pour la 4e
année consécutive, aux
dépens du GSP (15-11).
11
Aknoun et Mouzaiai Lotfi du club
de Laghouat. En deuxième catégorie en MX2, Larbès Mohamed
Djamel de l’Esps de Ben Aknoun
arrive en tête du classement. Il est
suivi de Oualid Redouane du club
de Ben Aknoun et Aït Tahar
Jugurtha de l’Esps de Ben Aknoun.
Enfin pour les Open, Ouseh HadjHichem de Laghouat remporte la
course aux dépens de Larbès
Abderahim de l’Esps
de Ben
Aknoun et Hamani Ali de Laghouat
classés respectivement 2ème et
3ème. Il faut préciser que des
récompenses intéressantes ont été
promises par la Fédération nationale pour les lauréats. Une soirée
après distribution des trophées en
présence de l’ancienne gloire du
footbal des années 1970 Rachid
Dali, Mme Kahla Fatima Attoumi
doyenne des donneurs de sang et
autres personnalités ou le chanteur
chaâbi H’sinou de Oued Ghir a permis aux présents de terminer en
beauté et apprécier le bon accueil,
dont Béjaïa est pionnière en la
matière. Rendez-vous est donc pris
en 2017. A rappeler que la ligue
prépare déjà le rallye féminin « les
roses de la Soummam » le 14 juillet
qui partira de Béjaïa-Ighil Ali. Il en
est de même pour la course les
Aiguades-Cap Carbon de Gouraya
A. S.
en septembre prochain.
S ports
LUNDI 30 MAI 2016
ARBITRAGE EN LIGUE 1 MOBILIS
CA BATNA
L’équipe de retour au
stade du 1er-Novembre
la saison prochaine
Le CA Batna, nouveau promu
en Ligue 1 Mobilis, sera
domicilié au stade du
1er-Novembre de Batna lors
de la saison 2016-2017, a-t-on
appris hier auprès du
président du club Farid
Nezzar. « En principe, nous
allons recevoir nos
adversaires au stade du
1er-Novembre dès la saison
prochaine. Les travaux qui ont
été entamés depuis quelque
temps au niveau de cette
enceinte seront achevés avant
le 20 août, date de la première
journée du championnat », a
affirmé le premier responsable
du CAB. Le club phare des
Aurès avait été domicilié la
saison dernière au stade
Sefouhi. Par ailleurs, le
président batnéen a affirmé
que l’entraîneur Rachid
Bouarata qui devait prolonger
son contrat samedi, a décidé
de reporter la signature pour
les prochains jours. « D’un
commun accord, nous avons
décidé de reporter la
signature du nouveau contrat
en raison de l’absence
d’argent. Bouarata nous a
donné son accord pour rester
et nous tenons toujours à ses
services, il a réalisé un
excellent travail, couronné par
une accession méritée », a-t-il
ajouté. Evoquant les objectifs
de la saison prochaine, Nezzar
a indiqué que son souci actuel
était de bâtir « une équipe
capable de jouer le maintien et
de terminer la saison parmi
les 8 premiers ».
USM BEL ABBÈS
Chérif El Ouazzani
nouvel entraîneur
Le technicien Si Tahar Chérif
El Ouazzani est devenu le
nouvel entraîneur de l’USM
Bel Abbès, nouveau promu en
Ligue 1 Mobilis, en
remplacement d’Abdelkrim
Benyellès, a-t-on appris hier
auprès de la direction du club
de la « Mekerra ». « Nous
nous sommes rencontrés
samedi tard dans la soirée et
nous avons trouvé un accord
final pour un contrat de deux
années avec l’objectif de jouer
le podium », a indiqué le
président de l’USMBA, Djilali
Bensenada. Chérif El
Ouazzani vient de quitter le
Paradou AC (Ligue 2) après 18
mois de collaboration. « C’est
un bon profil, l’entraîneur aura
carte blanche dans tout ce qui
concerne l’aspect technique
de l’équipe. De notre part,
nous allons lui offrir tous les
moyens pour mener à bien sa
mission », a-t-il ajouté.
Concernant le volet
recrutement-libération, le
premier responsable de
l’USMBA a souligné que le
dernier mot reviendrait à
l’entraîneur. « Chérif El
Ouazzani va superviser
11 matchs de la saison
dernière et à partir de là, il
établira la liste des joueurs
qui seront libérés. Nous allons
lui proposer certains noms de
joueurs à recruter et le dernier
mot lui revient », a-t-il conclu.
Outre la formation de la
« Mekerra », le vainqueur de la
coupe d’Afrique des nations
1990 avec la sélection
nationale était également
convoité par le MCE Eulma.
Un grand corps malade ?
Mis au box des accusés, le président de la commission fédérale d’arbitrage de la FAF, Khelil
Hammoum, a souvent, au cours de ses sorties médiatiques, défendu le corps arbitral tout en
s’engageant à continuer à améliorer le secteur.
L
e niveau général de l’arbitrage au cours de la saison de
Ligue 1 Mobilis 2015-2
2016,
bouclée avant-hier, n’a pas fait l’unanimité, au moment où les responsables du secteur tentent tant bien
que mal d’apporter des réformes
pour un secteur de plus en plus
contesté. Mis au box des accusés, le
président de la commission fédérale
d’arbitrage de la FAF, Khelil
Hammoum a souvent, au cours de
ses sorties médiatiques, défendu le
corps arbitral tout en s’engageant
de continuer à améliorer le secteur.
« L’erreur est humaine, mais ce
que je ne tolère pas, c’est lorsqu’elle
est intentionnelle de la part du referee. Je reconnais qu’il y a eu des
fautes, mais dans l’ensemble, j’estime que les jeunes arbitres mis
dans le bain ont donné satisfaction,
à
l’image
de
Benbrahem,
Boukhalfa, Bekouassa ou Arab pour
ne citer que ceux-là. Il faut qu’ils
continuent sur cette voie pour progresser et améliorer leur niveau »,
a-t-il indiqué.
Plusieurs cas litigieux ont été
signalés lors de l’exercice précédent, dont celui de la demi-finale de
coupe d’Algérie entre le NAHD et
l’USMBA (1-0). Dans cette rencontre, le NAHD a inscrit l’unique but
peu avant la fin du match suite à
une remise de jeu qui devait revenir
à l’adversaire.
La qualification de la formation
algéroise a été très contestée par les
gars de la Mekerra qui ont saisi la
FAF et toutes les autres instances
du football national dans l’espoir
d’être rétablis dans leur droit, en
vain. Quelques jours plus tard, le
Stage de recyclage des hommes en noir
derby algérois entre le MCA et
l’USMA (2-2) dans le cadre du
championnat, n’est pas passé sans
soulever un tollé chez les deux
camps. Selon les spécialistes, l’arbitre de cette rencontre, Farouk Mial,
a accordé deux buts, un pour
chaque formation, alors qu’ils
étaient entachés de fautes. Le
9 avril dernier, le président de la
CFA, Khelil Hammoum, a estimé
que l’amélioration du niveau de
l’arbitrage algérien passait « inéluctablement » par la formation. Dans
la foulée, l’ancien arbitre interna-
tional et ex-président de la CFA,
Belaïd Lacarne, a réagi en mettant
en cause la qualité de la formation
des arbitres en Algérie, imputant la
responsabilité en particulier aux
Ligues régionales et Ligues de
wilaya, tout en appelant à professionnaliser l’arbitrage. « Ces Ligues
disposent pourtant de moyens énormes, mais au lieu de former leurs
arbitres, c’est la FAF qui se trouve
dans l’obligation de les suppléer. Il
est temps de professionnaliser l’arbitrage dans le pays, afin de se mettre au diapason du football mon-
dial », a indiqué Lacarne qui avait
démissionné de la CFA en 2014
pour être remplacé par Hammoum.
Pour la première fois, la CFA a
décidé au cours de la saison 20152016 de taire les désignations des
arbitres pour « réduire davantage la
pression sur leurs épaules et les
mettre dans les meilleures conditions avant les matchs ». En mars
dernier, le président de la FAF
Mohamed Raouraoua a réitéré au
cours d’une réunion du bureau
fédéral sa confiance à Khelil
Hammoum.
ECARTÉ DES VERTS
Sayoud s’accroche au rêve des JO
En retrouvant la plénitude de ses moyens après une longue traversée de désert, l’ancien meneur de jeu
d’Al-Ahly du Caire suscite désormais la convoitise des clubs algériens en vue de la saison à venir.
L
e milieu de terrain du DRB Tadjenanet,
Amir Sayoud, auteur d’une saison remarquable avec le nouveau promu en Ligue 1,
DRBT, a indiqué hier qu’il gardait toujours
espoir de participer aux Jeux olympiques 2016,
même s’il vient d’être écarté du groupe retenu
pour la préparation de cette épreuve programmée en août prochain à Rio de Janeiro (Brésil).
« Evidemment, je suis déçu de ne pas figurer
dans la liste des joueurs retenus pour les prochains stages précédant le départ vers Rio de
Janeiro, mais je garde toujours espoir de participer aux JO », a déclaré Sayoud.
Le joueur de 25 ans était pressenti pour faire
partie des trois seniors autorisés à prendre part
à l’évènement planétaire. Il avait participé au
dernier stage des Verts à Séoul au cours duquel
la sélection nationale a perdu en amical face à
son homologue de Corée du Sud à deux reprises
(2-0 et 3-0). « J’estime que j’ai donné le meilleur
de moi-même au cours de ce stage.
Maintenant, je me dois de respecter les choix
du sélectionneur national, tout en me mettant
toujours à sa disposition dans le cas où il aurait
besoin de mes services », a ajouté Sayoud. Rentré
d’une expérience étrangère qui l’avait mené en
Egypte, Bulgarie et Tunisie, le natif de Guelma
(Est algérien), vient d’être désigné meilleur
joueur de la Ligue 1 cette saison lors des Oscars
du journal Maracana.
KERBADJ, PRÉSIDENT DE LA LFP
«La Supercoupe maintenue
pour le 13 août»
L
a Supercoupe d’Algérie entre
l’USM Alger et le MC Alger se
déroulera comme prévu le
13 août prochain au stade du
5-Juillet 1962, quelles que soient les
absences devant être enregistrés
dans les rangs des Usmistes dont
cinq joueurs seront retenus éventuellement en équipe nationale des
moins 23 lors des Jeux olympiques
de 2016 à Rio de Janeiro (Brésil).
Cette décision a été annoncée par le
président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj,
ajoutant que l’éventuelle absence
des internationaux de l’USMA
« n’est pas une raison valable pour
reporter le rendez-vous ». Kerbadj,
invité d’une émission sportive de la
télévision nationale vendredi soir, a
estimé au passage que l’effectif de
l’USMA, aussi bien en équipe première qu’en espoir, « est suffisamment garni pour pallier à toute
défection ». Cinq joueurs des Rouge
et Noir sont pressentis pour participer avec la sélection nationale aux
Jeux olympiques prévus en août prochain à Rio de Janeiro. Il s’agit de
Ferhat, Abdellaoui, Benkhemasa,
Darfalou et Méziane.
Ce dernier s’apprête à faire son
retour au bercail après une saison
passée au RC Arba sous forme de
prêt. L’USMA, sacrée championne
d’Algérie et le MCA, détenteur de la
coupe d’Algérie, s’affronteront pour
la deuxième fois en finale de la
Supercoupe. Les Mouloudéens
avaient remporté la première (1-0)
au stade Mustapha-Tchaker de
Blida.
12
En retrouvant la plénitude de ses moyens
après une longue traversée de désert, l’ancien
meneur de jeu d’Al-Ahly du Caire suscite désormais la convoitise des clubs algériens en vue de
la saison à venir.
« C’est vrai, j’ai des contacts avec plusieurs
clubs de l’élite, dont le MC Alger où j’avais fait
un passage de six mois en 2012, l’USM Alger et
la JS Kabylie, mais ce qu’il faudra savoir c’est
que mon destin n’est pas entre mes mains. Je
suis encore lié pour une autre saison avec mon
club le DRBT », a-t-il précisé, poursuivant que
s’il venait à partir, cela se ferait en commun
accord avec les dirigeants de son équipe tout « en
tenant compte des intérêts des deux parties ».
BOUGHERARA, COACH DU DRB TADJENANET
«Je veux des recrues
pour rester»
Lyamine Bougherara, l’entraîneur du DRB Tadjenanet a exigé
hier un « renforcement » de l’effectif de l’équipe en vue de la saison prochaine pour poursuivre
l’aventure
avec
le
Difaâ.
«J’aimerais bien continuer mon
aventure avec le DRBT, d’autant
que je suis un adepte de la stabilité, mais je demande un renforcement de l’effectif », a indiqué
Bougherara.
Le DRBT, pour sa première
expérience parmi l’élite, a réalisé
une saison honorable, terminant
à la 7e place au classement avec
43 points, à deux longueurs du
podium. Bougherara a enchaîné
sa troisième saison de rang sur le
banc du DRBT, réussissant
notamment deux accessions
consécutives avec la formation de
l’Est du pays. « Au vu de ce que
nous avons démontré lors de la
saison qui vient de s’achever, le
DRBT sera attendu au tournant,
donc nous avons besoin de bons
renforts pour qu’on puisse rester
sur notre dynamique», a-t-il
insisté. Bougherara n’a pas écarté
l’idée de quitter la barre technique du DRBT « dans le cas où le
recrutement ne sera pas à la hauteur », évoquant des contacts
notamment avec le MO Béjaïa.
Revenant sur la saison 20152016, l’ancien gardien de but
international, a salué ses joueurs
et les efforts de la direction « qui
n’a pas lésiné sur les moyens pour
mettre l’équipe dans les meilleures conditions ».
S ports
LUNDI 30 MAI 2016
L’EN EST ARRIVÉE AVANT-HIER À VICTORIA
Les Verts découvrent les Seychelles
TOURNOI DE L’UNAF (U17)
Algérie-Burkina
Faso aujourd’hui
à Rabat
Les Verts qui joueront pour la première fois aux Seychelles, pour le compte des éliminatoires qualificatives
à la CAN 2017, se voient donc offrir une très belle opportunité pour joindre l’utile à l’agréable.
La sélection algérienne
des moins de 17 ans
entamera le tournoi de
l’Union nord-africaine de
football (UNAF) de la
catégorie face à son
homologue burkinabée
aujourd’hui à 17h à Rabat,
selon le programme de la
compétition publié par la
commission technique de
l’UNAF. L’équipe
algérienne évoluera dans
le groupe A avec le Maroc
(pays hôte), et le Burkina
Faso (invité). Le groupe B
est constitué de l’Egypte,
de la Tunisie et de la
Libye. Ce tournoi s’inscrit
dans le cadre de la
préparation des équipes
de l’UNAF aux
éliminatoires de la coupe
d’Afrique des nations des
U17 dont le premier tour
débutera en juin prochain.
! BACHIR BOUTEBINA
C
Programme de l’EN U17 :
Aujourd’hui : AlgérieBurkina Faso 17h
Mercredi 1er juin : MarocAlgérie 19h
Samedi 4 juin : TunisieAlgérie 17h.
Précision à propos
du match MCA-ESS
Suite à la parution d’une
information parue dans
notre édition d’hier en page
12, affirmant que lors des
graves incidents qui ont
émaillé le match MCA-ESS,
vendredi dernier au stade
de Bologhine, « un individu
se serait emparé de l’arme
de service d’un fonctionnaire de police et aurait tiré
plusieurs coups de feu...»,
nous tenons à préciser,
après vérification, que
celle-ci est dénuée de tout
fondement. Dont acte.
’est finalement au bout
d’un périple aérien de 9
heures environ que la
délégation algérienne, avec à sa
tête le président Raouraoua, est
arrivée à Victoria, la capitale
des Seychelles. Une première
pour la sélection nationale de
football, qui découvre à son
tour l’une des régions de
l’Afrique la plus exotique, et
surtout
très
prisée
par
des milliers de touristes étrangers.
Les Seychelles sont effectivement beaucoup plus réputées
pour la beauté de leurs îles
luxuriantes, sises en bordure de
l’océan, que pour le sport dans
le monde, notamment en football.
Pour rappel, l’Algérie a longtemps entretenu des relations
multiformes avec ce pays,
notamment en matière de
coopération dans le secteur de
l’Education nationale, à une
époque où beaucoup d’enseignants algériens de français
avaient longtemps exercé aux
Seychelles, adeptes de la langue
créole.
Les Verts qui joueront pour
la première fois aux Seychelles,
pour le compte des éliminatoires qualificatives à la CAN
2017, se voient donc offrir une
très belle opportunité pour joindre l’utile à l’agréable.
Hébergés dans un très
luxueux hôtel du nom de Le
Savoy, propriété d’une chaîne
d’hôtellerie anglaise, les Verts
ont visiblement bénéficié de
conditions d’hébergement de
premier choix, le tout situé
dans un décor de très grand
luxe, où la nature y est présente
partout.
Le nouveau lieu de résidence
Feghouli et ses coéquipiers prépareront ce rendez-vous dans des conditions particulières
de l’EN étant aussi situé au
bord de la belle côte de Beau
Vallon, l’hôtel Le Savoy de
Mahé dont l’aéroport international est situé à un quart
d’heure de route seulement, va
certainement permettre à la
délégation algérienne de s’offrir
un séjour de luxe.
Il n’en demeure pas moins
que l’absence de Yacine
Brahimi, et surtout celle de
Ryad Mahrez, la nouvelle star
algérienne de la Premier
League anglaise, aurait visiblement déçu et aussi laissé sur
leur faim, les Seychellois qui
souhaitaient voir de près l’international
algérien
de
Leicester City.
Il est vrai qu’aux Seychelles,
le football n’est pas vraiment le
sport-roi du pays du poisson.
Cependant, les Seychellois
ont découvert cette saison, via
le championnat numéro un bri-
tannique un très talentueux et
exceptionnel footballeur algérien, dont le nom rime aujourd’hui avec spectacle et show
footballistique de très haut
niveau.
Sans vouloir diminuer de
valeur, ou bien de l’aura
actuelle des autres joueurs de
l’EN, présents depuis trois
jours aux Seychelles, il n’en
demeure pas moins que la seule
évocation du nom de Mahrez,
crée
systématiquement
partout sur la Toile, un véritable buzz.
Toutefois, avec ou sans l’actuelle pépite des Foxes de
Leicester City, les Verts sont
aux Seychelles pour défendre
leur statut actuel au niveau
continental. Prestige oblige et
avant de prendre jeudi prochain
des vacances bien méritées,
Les Verts doivent obligatoirement faire bon usage de leur
actuel séjour aux Seychelles.
Une nouvelle destination vraiment tombée à pic pour les
Verts, où l’EN aura pour mission de défendre sa réputation
de ténor phare sur le plan africain.
L’EN ne pouvait pas espérer
mieux que ce séjour luxueux
dans un pays dont la capitale
évoque à elle seule la victoire.
Victoria
est
désormais
« hôte » privilégiée d’une sélection algérienne qui n’est plus à
présenter sur l’échiquier international, et qui découvre depuis
très peu combien les Seychelles
sont prisées dans le monde
entier.
La route du Gabon passe
aujourd’hui par ces iles
pittoresques où le football
conquérant des Verts devra
marquer les Seychelles de son
empreinte.
B. B.
LE REAL MADRID A GAGNÉ SA 11e LIGUE DES CHAMPIONS
Zidane entre dans l’Histoire
Pour sa première saison en tant qu’entraîneur, Zinedine Zidane ne pouvait rêver mieux. Au terme d’une finale de Ligue des
Champions haletante, le Français décroche son premier trophée et inscrit un peu plus son nom au panthéon du football.
I
l devient l’un des rares à avoir remporté la plus prestigieuse des compétitions européennes, en tant que
joueur et entraîneur avec le même club.
« On va souffrir mais on sait souffrir.
Pour arriver jusqu’en finale et la gagner
il faut passer par de la souffrance. »,
commentait Zinedine Zidane, la veille de
la finale. Le moins que l’on puisse dire,
c’est que le Français avait vu juste. Les
Madrilènes ont longtemps souffert face
à leurs rivaux de l’Atlético, s’imposant
finalement aux tirs au but. Un air de
déjà-vu planait d’ailleurs sur l’enceinte
lombarde de San Siro avant-hier samedi
soir. Après l’ouverture du score des
Merengues, les protégés de Diego
Simeone sont parvenus à inverser la
tendance pour arracher l’égalisation
dans le dernier quart d’heure et poussaient les deux formations à la prolongation. Du stress, de la tension, c’est ce
que Zidane aime le plus. « J’aime cette
pression. Je la vis intensément, avec
toute l’équipe. Je l’ai vécue en tant que
joueur mais ça n’a rien à voir lorsqu’on
l’aborde comme entraîneur », avait-il
souri en conférence de presse. Il semblerait qu’il ait été servi. Du suspense, il y
en aura eu et jusqu’au bout. Une tension constante avant de pouvoir exulter
à l’issue de la séance des tirs au but et de
l’ultime tentative transformée par
Cristiano Ronaldo après l’échec de Juan
Fran. « Un dieu humain ». Rien que ça !
Raymond Domenech n’avait pas tari
d’éloges au moment de décrire Zinedine
Zidane lors de son intronisation à la tête
du Real Madrid. Après une saison passée en tant qu’adjoint et deux années à
faire ses armes avec la Castilla, le
Champion du monde 1998 est poussé
sur le banc de la Maison Blanche en janvier dernier pour succéder à Rafael
Benitez, décrié par les joueurs et le
public de Santiago-Bernabeu. Malgré
son statut et sa renommée en tant que
joueur, le natif de Marseille a tout à
prouver. Les premiers détracteurs font
leur apparition au soir de sa quatrième
sortie, conclue par un deuxième match
nul en quatre rencontres. L’écart avec
Barcelone est alors de neuf points et le
jeu proposé par l’ancien international
français est sévèrement critiqué. Après la pluie, le beau
temps. Zinédine Zidane le
sait bien et laisse passer l’orage. Les victoires se succèdent alors et les partisans du
Français se multiplient au
regard des statistiques fabuleuses obtenues par le nouvel
entraîneur des Merengues.
En dépit d’une fin de
championnat à la faveur des
Barcelonais, sacrés champions d’Espagne avec un
point d’avance sur les
Madrilènes, « Zizou » est
conscient d’avoir franchi un
cap. En soulevant la coupe
aux grandes oreilles pour sa première
saison dans le costume d’entraîneur,
Zinedine Zidane a écrit un peu plus
l’Histoire. Il devient le premier entraîneur né en France à remporter la Ligue
des champions et rejoint le cercle fermé
des hommes à avoir conquis la plus prestigieuse compétition européenne, à la
fois en tant que joueur et entraîneur.
13
Un cercle désormais à sept avec
Miguel Muñoz, Johan Cruyff, Giovanni
Trapattoni, Frank Rijkaard, Carlo
Ancelotti et Pep Guardiola.
« Zizou » a sublimé le monde du
football pendant des années. Ce dernier
le lui rend de la meilleure des manières
ce samedi avec son premier titre
d’entraîneur.
Analyse
LUNDI 30 MAI 2016
KERMESSE DU G7
Des riches indifférents à la tragédie humaine
« La pitié n’est que justice
amputée. » Gibran Khalil Gibran
! PR CHEMS EDDINE
CHITOUR *
A
quoi sert un G 7 serions-nous tentés de
dire ? Le G7 était à l’origine un G6 créé en
1975 ; il regroupait la France, l’Allemagne
de l’Ouest, les États-Unis, l’Italie, le Japon, le
Royaume-Uni. Ensuite, le Canada en 1976 (G7).
En 1998, on offre une place à la Russie (G8). En
1999, 11 pays ont été invités : l’Afrique du Sud,
l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le
Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde,
l’Indonésie, le Mexique et la Turquie. Et l’Union
européenne. Le G20 représentait en 2015, 85%
du PIB mondial et deux-tiers de la population de
la planète. De ces 20 pays est né le BRICs. Pour
rappel, la Russie est exclue depuis 2014, sanctionnée. Pourtant, il n’y a pas eu de coup de force
russe en Crimée, comme il y a eu une intervention
militaire de l’Otan au Kosovo. Les citoyens de
Crimée ont voté démocratiquement leur rattachement à la Russie. On aurait pensé que depuis, ce
sera au G7 à se réunir . Eh bien non ! On se replie
d’une façon chauvine sur le cœur. Les dirigeants
du G7 ont entamé au Japon un sommet à l’ordre
du jour chargé, entre les défis posés par une croissance mondiale atone, la lutte contre le terrorisme, les revendications maritimes disputées de
la Chine ou les migrations. Les sept pays se sont
engagés à éviter toute dévaluation compétitive de
leur devise, en mettant en garde contre les mouvements de change incontrôlés. Les chefs d’Etat et
de gouvernement promettent en outre de tout
faire pour que l’accord de Paris sur le climat entre
en vigueur avant la fin de l’année. En fait et
comme on le dit trivialement, cela ne mange pas
de pain. On se retrouve entre gens de bonnes
questions qui sont au préalable d’accord sur tout.
Comme l’écrivent Marc Semo et Phillipe
Mesmer : « Ces réunions sont l’occasion d’échanges d’autant plus libres qu’il n’y a pas de décision
à prendre », explique un haut diplomate français.
« Depuis le départ de la Russie, les participants
sont à peu près d’accord sur tout, notamment en
matière de politique étrangère. Et comment évoquer les questions économiques, alors que les
grands émergents, à commencer par la Chine et
l’Inde, n’en font pas partie ? »(1)
La Chine dans le collimateur
La Russie que le G7 croit avoir terrassé,
notamment en intimant l’ordre à l’Europe de la
boycotter en vain, se rebiffe. C’est en fait Poutine
qui vient de décider que le contre-embargo qu’il
a mis en place est prorogé jusqu’à fin 2017. C’est
le même Poutine qui signe un accord avec la
Grèce au grand dam du FMI et de l’Union européenne, exception faite de l’Allemagne qui n’a
jamais arrêté sa coopération, contrairement à la
France qui ne sait pas revenir dans les bonnes grâces du Kremlin, elle qui voulait punir la Russie
pour cause d’Ukraine. Dans le même ordre ce qui
arrive au Brésil est une tragédie, c’est dit-on un
coup d’Etat réalisé par des députés dont les préférences vont au grand capital. Il est à craindre que
les coups de boutoir contre les membres du Brics
à terme fragiliseront cette aspiration au monde
multipolaire.
«La Chine est absente du G7, mais l’ombre de
la deuxième économie mondiale plane sur les discussions, Barack Obama rappelant que doivent
prévaloir la ‘’liberté de navigation et la résolution
pacifique des différends’’. En cause notamment, la
situation en mer de Chine orientale où Pékin et
Tokyo se disputent âprement la souveraineté de
territoires inhabités. Pékin revendique aussi la
quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, au
grand dam d’autres pays comme le Vietnam, les
Philippines, la Malaisie et Brunei. »(1) « Et comment évoquer les questions économiques, alors
que les grands émergents, à commencer par la
Chine et l’Inde, n’en font pas partie ? C’est la raison pour laquelle fut créé, lors de la crise financière de 2008. » Ces sommets, qui sont
des lieux de concertation plus que de décision, où
les représentants des grandes puissances se retrouvent entre eux, sont devenus l’archétype de la
diplomatie de connivence », relève pour sa part
Bertrand Badie, professeur à Sciences Po Paris. Le
G7, donc, se cherche. Le sujet le plus important
pour Tokyo reste la sécurité en Asie. Pour cela, le
Japon et ses partenaires devraient aborder les programmes nucléaire et de développement de missiles de la Corée du Nord. Ils devraient aussi rappeler l’importance du respect du droit, notamment pour la circulation maritime et aérienne. Ce
point cible indirectement la Chine, critiquée pour
La Méditérranée est devenue un véritable cimetière
ses agissements en mers de Chine méridionale et
orientale, qui suscite des tensions avec les pays
voisins. » (2)
C’est maintenant la Chine qui est dans le collimateur ! « Dans un jeu à peine dissimulé, les dirigeants des pays du G7 ont souvent évoqué la
Chine, sans toutefois la citer. Les échanges ont
notamment porté sur la liberté de navigation en
mers de Chine méridionale et orientale, un point
directement lié aux tensions territoriales avec
Pékin. Les chefs d’Etat et de gouvernement disent
leur inquiétude quant à la situation en mer de
Chine méridionale, où la Chine a poldérisé ces
deux dernières années des récifs, et insistent
sur « l’importance fondamentale d’une gestion et
d’un règlement pacifiques des contentieux ». (3)
La réalité de la richesse
qui n’explique pas l’ostracisme
Evaluant la force de chacun Alexeï Pouchkov,
président de la commission des Affaires internationales de la Douma écrivait en 2015 : « En 2014,
le produit intérieur brut cumulé des pays du
groupe Brics a atteint 30%. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le PIB global du Brics s’élève à 32 500 milliards de dollars et celui du G7
à 34 700 milliards de dollars. Vu le fait que les
pays du Brics accusent dans leur majorité un
rythme de croissance plus élevé que les Etats du
G7, on peut supposer que d’ici deux à trois ans
leur PIB global surpassera celui du G7. » (4)
De la même façon que le G7 se réunit, les
pays du Brics en font de même, mais qui en parle
dans la presse main stream ? La contribution suivante met en perspective le dilemme de l’humanité : « Les deux paradigmes posés à l’humanité
ont été clairement affichés hier, le premier Forum
parlementaire des nations Brics réunis à Moscou,
tandis que les «États défaillants» du G7 se sont
réunis en Bavière. Valentina Matvienko, a écrit un
article pour Tass : « Alors que Obama a dit à la
presse au clown spectacle du G7 que la Russie
continue d’être ‘’isolé’’ de la communauté internationale, et que leur économie est en récession
en raison des sanctions occidentales, Matvienko a
écrit: «La condamnation par les pays Brics de la
politique de sanctions contre la Russie, notre présidence du Brics, la tenue du sommet Brics sur
notre territoire sont une démonstration convaincante d’un échec des plans visant à isoler la
Russie de la communauté internationale.» Dans
L’article, intitulé : «Brics: grandes lignes d’un ordre
mondial équitable», on lit : « Les Brics ont émergé
comme Un certain format de la coopération entre
les cinq pays ayant un programme commun...
(y compris)... la défense de leur souveraineté, la
protection et la promotion de leurs intérêts nationaux sur la base des principes d’égalité, de noningérence dans les uns des autres des affaires intérieures, la non-acceptation d’un monde unipolaire...en poursuivant une politique indépendante
sur la scène internationale, en rejetant toute tentative de pression à l’extérieur. » En outre, le journal
RT a publié un article par le journaliste irlandais
Bryan MacDonald qui a souligné que le G7 représente maintenant «un simple 32% de la tarte du
PIB mondial, et est maintenant chemin passé sa
date de vente par. «Compte tenu de la réalité du
Brics nations, il a écrit que si le G7 était basé sur
la force économique des nations, «Il serait composé des États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon, la
Russie, l’Allemagne et le Brésil. Cette gamme
aurait une influence remarquable. Les membres
se vantaient 53% de l’ensemble du PIB de la planète et trois véritables superpuissances militaires
de la planète seraient représentées. » (5)
Le Brexit : une ingérence intolérable
Si les Britanniques votent pour la sortie de leur
pays de l’Union européenne, l’économie mondiale en pâtira, ont averti les dirigeants du G7. Un
14
Brexit serait une menace sérieuse pour l’économie mondiale, ont averti les dirigeants du G7 dans
une déclaration commune diffusée le 27
mai, relate The Guardian. Une sortie du
Royaume-Uni de l’UE serait une menace sérieuse
pour la croissance.Angela Merkel aurait
dit : « Toutes les personnes ici présentes souhaitent que la Grande-Bretagne continue à faire partie de l’UE. » La déclaration est considérée
comme un soutien pour la campagne anti-Brexit,
et du même coup c’est une ingérence dans les
affaires internes du peuple anglais qui ne s’appartient plus.(6).
La crise des migrants à laquelle fait face
l’Europe est un problème «mondial» qui doit être
traité à l’échelle «mondiale», ont jugé les dirigeants du G7. Le G7 reconnaît que les mouvements à grande échelle de migrants et de réfugiés
représentent un défi mondial qui nécessite une
réponse mondiale», selon la déclaration finale
publiée à l’issue d’un sommet au Japon. «Nous
nous engageons à augmenter l’aide mondiale
pour répondre aux besoins immédiats et à long
terme des réfugiés et des autres personnes déplacées ainsi qu’à ceux des communautés hôtes», ont
dit les dirigeants des sept pays industrialisés. «Le
G7 encourage les institutions financières et les
donateurs bilatéraux à renforcer leur aide financière et technique», dit le texte. En 2015, environ
1,3 million de migrants, dont bon nombre venus
de pays déchirés par les conflits comme la Syrie et
l’Irak, ont demandé l’asile à l’Union européenne,
dont plus d’un tiers à l’Allemagne. »(7)
La tragédie des migrants
Depuis le début de l’année, d’après l’Office
des migrations internationales (OIM), environ
190 000 migrants sont arrivés en Europe par la
mer, gagnant l’Italie, la Grèce, Chypre et
l’Espagne. En 2015, environ 1,3 million de
migrants ont demandé l’asile à l’Union européenne, dont plus d’un tiers à l’Allemagne.
Souvenons-nous de la tragédie des migrants
déjà en 2015 et les bonnes résolutions prises.
Nous lisons dans la contribution suivante : « La
crise des migrants à laquelle fait face l’Europe est
un problème “mondial» qui doit être traité à
l‘échelle « mondiale ». Le G7 reconnaît que les
mouvements à grande échelle de migrants et de
réfugiés représentent un défi mondial qui nécessite une réponse mondiale », selon la déclaration
finale publiée à l’issue d’un sommet au Japon. En
2015, environ 1,3 million de migrants, dont bon
nombre venus de pays déchirés par les conflits
comme la Syrie et l’Irak, ont demandé l’asile à
l’Union européenne, dont plus d’un tiers à
l’Allemagne. « Nous nous engageons à augmenter
l’aide mondiale pour répondre aux besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des autres personnes déplacées ainsi qu‘à ceux des communautés hôtes », ont dit les dirigeants des sept pays
industrialisés.« Le G7 encourage les institutions
financières et les donateurs bilatéraux à renforcer
leur aide financière et technique », dit le texte.(8)
Selon
le
Haut-Commissariat
de
l’ONU, quelque 972 000 personnes avaient traversé la mer Méditerranée en 2015 au péril de
leur vie pour rejoindre l’Europe, des arrivées par
la mer cinq fois plus nombreuses qu’en 2014.
Depuis le début de la semaine, pas moins de
5 000 personnes ont été secourues au large de la
Libye, dont 562 ont été sauvées mercredi par la
marine italienne après le naufrage spectaculaire
de leur bateau. La presse européenne s’apitoie sur
Favour une bébé malienne de 9 mois qui a perdu
ses deux parents dans le naufrage. Ce bébé a eu
plus de chance que Aylan el Kurdi vieux de trois
ans. Personne ne parle de la tragédie de cette
semaine qui a vu la mort d’une centaine de personnes du fait d’un chavirement d’une barque surchargée. Souvenons-nous qu’en 2015 le nombre
de migrants qui seraient morts en Méditerranée
avait avoisiné les 2 000 sur les quatre premiers
mois de l’année 2015. Soit environ 30 fois plus
que durant la même période en 2014. L’année
2015 est plus meurtrière que la précédente
(2014). Il faut dire que la fin récente de Mare
Mostrum a considérablement diminué les moyens
de l’Europe dans ce dossier. « Le projet Mare
Nostrum, qui avait permis de sauver en mer environ 170 000 migrants, avait été mis en place par
la seule Italie pour 9 millions d’euros par mois.
Depuis le 1er novembre 2014, il a été remplacé
par le programme européen Triton, qui n’investit
que 3 millions d’euros, alors que 19 pays y participent» (…) Si l’agence Frontex a obtenu de
Bruxelles une rallonge de 106 millions en 2015,
cette somme reste en priorité destinée à la surveillance et non au sauvetage. » (9)
On aurait pensé à une prise de conscience
mondiale en dehors des vœux pieux et des larmes
de crocodile. Même L’ONU avait accusé l’UE de
transformer la Méditerranée en «vaste cimetière »
« Pour La responsable de la diplomatie de l’UE,
l’Italienne Federica Mogherini «nous n’avons plus
d’alibi. L’Union européenne n’a plus d’alibi, les
Etats membres n’ont plus d’alibi, a-t-elle martelé
en arrivant. Les tragédies de ces derniers jours, de
ces derniers mois, de ces dernières années, c’en
est trop». «On a besoin de mesures immédiates de
la part de l’UE et des Etats membres. Nous ferons
tout pour empêcher que de nouvelles victimes
meurent devant notre porte de la façon la plus
cruelle, en Méditerranée», a de son côté promis
Angela Merkel lors d’une table ronde avec des
ONG à Berlin. Le secrétaire général des Nations
unies Ban Ki-moon a appelé lundi dernier l’Union
européenne à soutenir davantage les efforts des
pays riverains pour prendre en charge les migrants
qui risquent leur vie en Méditerranée. «La
Méditerranée se transforme rapidement en une
mer de souffrances pour des milliers de migrants»,
«l’Europe tourne le dos à certains des migrants les
plus vulnérables dans le monde, et risque de
transformer la Méditerranée en un vaste cimetière.» La Méditerranée, est devenue un naufrage
des « valeurs autoproclamées » de l’Europe, l’indifférence européenne. C’était il y a un an mois
pour mois ! Depuis rien ! Tragiquement rien !
Depuis il y a eu Aylan, il y a eu Favour, il
y aura ad nauseam des épaves humaines sur des
épaves dans l’indifférence de l’Occident qui a
amené ces hères à venir tenter leur chance pour
atteindre la forteresse Europe et en mourir en mer.
Cette Europe qui n’arrête pas de donner des
leçons au Monde …Cet Occident plus obnubilé
par l’avoir a délaissé l’être. Est-ce ainsi que les
hommes vivent ?
C. E. C.
* Ecole nationale polytechnique
1.http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160526
.OBS1262/economie-terrorisme-migrations-les-enjeuxdu-g7.html
2.http://www.lemonde.fr/international/article/2016/05/25/au-japon-les-enjeux-planetaires-et-lerole-limite-dug7_4926090_3210.html#U1Xw7eeprlfSHjJS.99
3.http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/05/27/au-japon-le-g7-obsede-par-lachine_4927580_3216.html#UueKkGXxWsjk78JS.99
4.Alexei Druzhinin https://fr.sputniknews.com/economie/201506081016460953/
5. https://larouchepac.com/20150609/brics-vs-g7two-paradigms-world
6.http://www.theguardian.com/politics/2016/may/27
/brexit-would-pose-a-serious-risk-to-global-growth-say-g7leaders
7. http://www.lefigaro.fr/flashactu/2016/05/27/97001-20160527FILWWW00019-g7les-migrants-sont-un-defi-mondial.php
8. http://www.sitecommunistes.org/ch407g7.pdf
9.http://www.jeuneafrique.com/230282/politique/ch
aos-libyen-crises-euros-et-m-t-o-pourquoi-l-immigrationen-m-diterran-e-est-devenue-un-drame-global/
Internationale
LUNDI 30 MAI 2016
MALGRÉ LE SOUTIEN INTERNATIONAL
CRISE POLITIQUE AU
VENEZUELA
Discussions séparées
Des représentants du
gouvernement vénézuélien et de
l’opposition ont eu dernièrement
des discussions séparées avec
trois médiateurs étrangers en
République dominicaine dans le
cadre de l’Union des nations sudaméricaines (Unasur), a annoncé
samedi soir l’organisation. Pour
tenter de définir le cadre d’un
dialogue qui permettrait de sortir
de la grave crise que connaît le
Venezuela, les deux parties ont
rencontré séparément l’ancien
chef du gouvernement espagnol
Jose Luis Rodriguez Zapatero, le
président dominicain Leonel
Fernandez et le président
panaméen Martin Torrijos, selon
un communiqué du secrétariat
général de l’Unasur. « Ces
derniers jours, à l’invitation de
l’Unasur », MM. Zapatero,
Fernandez et Torrijos « ont eu
des réunions pour explorer le
cadre du lancement d’un
dialogue national avec des
représentants du gouvernement
du Venezuela et de l’opposition,
représentée par les partis de la
Table de l’unité démocratique »,
déclare le document. Ces
réunions ont permis d’établir
« qu’il existe une volonté de
dialogue des deux parties »,
déclare l’Unasur, qui a proposé
de nouvelles discussions « pour
définir un agenda qui réponde
aux demandes de chacune des
deux parties et une méthode pour
le dialogue national ».
M. Zapatero et les deux
présidents sud-américains
avaient eu auparavant des
discussions à Caracas avec le
président Nicolas Maduro et avec
l’opposition, majoritaire au
Parlement, pour tenter d’établir
un dialogue face à la crise
politique, économique et sociale
que connaît le Venezuela.
L’opposition veut l’organisation
d’un référendum révocatoire
contre M.Maduro, successeur du
président Hugo Chavez et dont le
mandat court jusqu’en 2019.
INITIATIVE DE PAIX
FRANÇAISE
Soutien de la Ligue
arabe
Les ministres arabes des
Affaires étrangères réunis au
Caire en présence du président
palestinien Mahmoud Abbas ont
voté une résolution soutenant
l’initiative française d’une
conférence internationale à
Paris sur le Proche-Orient. Au
cours d’une réunion
extraordinaire de la Ligue
arabe, les chefs des diplomaties
arabes ont adopté une
résolution soutenant
« l’initiative française et tous les
efforts arabes et
internationaux » pour des
pourparlers de paix. Le
secrétaire général de la Ligue
arabe Nabil al-Arabi y a qualifié
Israël de « dernier bastion du
fascisme, du colonialisme et de
la discrimination
raciale dans le monde ». Paris
dit vouloir remobiliser la
communauté internationale
autour d’une « solution à deux
Etats » à la faveur d’une grande
conférence qui aurait lieu à
l’automne avec les Israéliens,
les Palestiniens et les grands
acteurs concernés. Pour en
jeter les bases, elle doit réunir
le 3 juin les chefs de la
diplomatie d’une vingtaine de
pays et les représentants de
grandes organisations
internationales.
Le gouvernement d’union libyen à la peine
DEUX MOIS après son installation à Tripoli, le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) soutenu par l’ONU
peine à stabiliser un pays toujours profondément divisé et devenu une base du groupe Etat islamique (EI).
L
e 30 mars, le Premier ministre désigné du GNA, Fayez
al-S
Sarraj, débarquait d’un
navire militaire libyen au port de
Tripoli, bravant l’hostilité des autorités non reconnues internationalement qui faisaient la loi dans la
capitale libyenne depuis août 2014.
Il y annonçait la mise en place d’un
nouvel exécutif qui a obtenu l’appui
de la communauté internationale,
surtout en Europe et aux EtatsUnis. Les autorités non reconnues
finissaient par se rallier. L’arrivée
du GNA a ravivé les espoirs d’une
sortie de la crise politique, sécuritaire et économique dans laquelle est
plongée la Libye depuis la chute de
Maâmar El Gueddafi en 2011. Livré
aux milices armées et meurtri par
les violences, ce pays situé à 300
kilomètres des côtes européennes
était gouverné par deux autorités
rivales, l’une dans l’Est, l’autre à
Tripoli, un chaos permettant à l’EI
d’implanter une base dans la ville
de Syrte. Mais deux mois après l’arrivée du GNA, les espoirs se sont
transformés en
déception et en
inquiétude. Confiné dans la base
navale de Tripoli d’où il gère les
affaires et reçoit de hauts responsables étrangers, il peine à pacifier le
pays, à chasser les jihadistes de
leurs fiefs et à réconcilier les
Libyens. Le GNA contrôle plusieurs
aéroports, bénéficie du soutien de la
Banque centrale ainsi que de la
Compagnie nationale pétrolière et
Fayez al-Sarraj et son gouvernement n’arrivent toujours
pas à débloquer la situation
dispose de capacités militaires
(avions, blindés) ainsi que de l’appui de milices basées dans l’Ouest.
Mais il « n’a aucune base dans
l’Est » où seule une municipalité,
Ajdabiya,
le soutient, explique
Mohamed Eljarh, expert libyen au
Centre Rafic Hariri pour le MoyenOrient. L’exécutif de M. al-Sarraj se
heurte à l’ex-gouvernement reconnu par la communauté internationale, basé dans l’Est, qui refuse de
céder le pouvoir sans vote de
confiance, maintes fois reporté, du
Parlement qui lui est affilié. Ces
autorités parallèles contrôlent les
régions orientales à l’aide de milices
locales et d’unités de l’armée qui
leur sont loyales, sous le commandement du général controversé
Khalifa Haftar, farouchement opposé au GNA. Pour Mattia Toaldo,
spécialiste de la Libye au groupe de
réflexion Conseil européen des relations internationales, « la Libye et
le gouvernement d’union ont perdu
deux précieux mois, faute d’un vote
de confiance du Parlement ». Il
déplore que M. al-Sarraj, très visible
sur la scène internationale soit
« invisible en Libye » mais surtout
« n’ait pas trouvé le temps - ou le
courage - de s’adresser à l’Est »
pour le rallier à sa cause. Kader
Abderrahim,
spécialiste
du
Maghreb et de l’islamisme à
l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris,
souligne lui aussi l’absence préjudiciable d’un vote de confiance du
Parlement de l’Est. Le GNA doit
« rassembler les Libyens autour
d’un projet commun, assurer leur
sécurité et entamer des négociations avec les différentes milices
afin qu’elles déposent les armes »,
dit-il. Un processus qui pourrait
durer « plusieurs mois ». Les clivages avec l’Est empêchent toute lutte
unifiée contre l’EI. Les forces du
GNA et celles de l’Est sont engagées
dans une compétition pour être les
premières à lancer l’offensive contre ce groupe extrémiste à Syrte,
ville située à 400 km à l’est de
Tripoli. Pour mieux lutter les jihadistes, le nouvel exécutif a réclamé
la levée de l’embargo sur les armes
imposé par l’ONU depuis 2011. Le
16 mai, les grandes puissances se
sont engagées à soutenir un assouplissement de l’embargo. La rivalité
avec les autorités de l’Est rendent
par ailleurs impossible un contrôle
unifié des frontières, facilitant le
passage de centaines de milliers de
migrants vers l’Europe.
DE NOUVEAU LE SPECTRE DES MIGRANTS EN MÉDITERRANÉE
Le HCR redoute la mort de près de 700 migrants
« NOUS NE SAURONS jamais le nombre exact, nous ne connaîtrons jamais leur identité, mais les survivants disent que
plus de 500 personnes sont mortes » dans ce naufrage, a affirmé Carlotta Sami, une porte-parole du HCR, sur Twitter.
P
rès de 700 migrants, dont une quarantaine d’enfants, tentant de gagner l’Italie
auraient trouvé la mort au cours de la
semaine écoulée, selon l’ONU, dans trois naufrages au large de la Libye et dans des conditions
atroces, d’après les témoignages de survivants.
« La situation est chaotique, nous ne sommes pas
sûrs des chiffres, mais nous craignons que jusqu’à 700 personnes se soient noyées lors de trois
naufrages cette semaine », a déclaré Federico
Fossi, porte-parole du Haut-Commissariat de
l’ONU pour les réfugiés (HCR). Arrivés dans les
ports italiens de Tarente, dans les Pouilles, et
Pozzallo, en Sicile, des survivants ont raconté au
HCR et à l’ONG Save Children comment leur
bateau avait fait naufrage jeudi matin dans des
conditions dramatiques, après avoir quitté le
port de Sabrata en Libye. Outre ce naufrage, une
centaine d’autres migrants sont portés disparus
depuis le naufrage d’une autre embarcation mercredi. La marine italienne a pour sa part annoncé avoir récupéré 45 corps de migrants après un
troisième naufrage vendredi, et le bilan de la
semaine pourrait s’élever à 700 morts, selon le
HCR. Giovanna Di Benedetto, porte-parole de
Save the Children en Sicile, a indiqué à l’AFP
qu’il était impossible de vérifier les chiffres. Mais
les survivants ont indiqué qu’environ 1.100 per-
sonnes avaient embarqué à Sabrata, en Libye,
mercredi à bord de deux bateaux de pêche et d’un
canot pneumatique, selon elle. « Le premier
bateau, qui transportait quelque 500 personnes,
remorquait le deuxième, à bord duquel se trouvaient également environ 500 » migrants, a-t-elle
dit. « Mais le deuxième bateau a commencé à chavirer, certaines personnes ont tenté de nager vers
le premier bateau, d’autres se sont accrochées au
câble reliant les deux embarcations ». Selon les
survivants, le capitaine du premier bateau, un
Soudanais, a alors coupé le câble qui, en cédant,
a tranché la gorge d’une migrante. Le deuxième
bateau a rapidement fait naufrage. Le capitaine
soudanais a été arrêté à son arrivée à Pozallo
avec trois autres trafiquants présumés, selon les
médias italiens. « Nous avons tout fait pour arrêter l’eau, pour écoper », a raconté une fillette
nigériane cité par le quotidien La Stampa.
« Nous avons utilisé nos mains, des verres en
plastique. Pendant deux heures, nous nous sommes battus contre l’eau, mais en vain. L’eau a
commencé à inonder le bateau, et ceux qui se
trouvaient sous le pont n’avaient aucune chance.
Des femmes, des hommes, des enfants, beaucoup
d’enfants, ont été pris au piège et sont morts »,
a-t-elle ajouté. Les survivants ont fait état de la
mort « d’une quarantaine d’enfants, dont beau-
coup de nouveaux-nés », selon le quotidien
La Repubblica. « Ma mère et ma sœur de 11 ans
sont mortes sous mes yeux », a déclaré Kidane,
13 ans, originaire d’Erythrée, aux organisations
humanitaires. « Il y avait des corps partout ».
Depuis le retour du beau temps, à l’approche de
l’été, le nombre de bateaux tentant la périlleuse
traversée entre la Libye et l’Italie a fait un bond.
Selon l’agence italienne Ansa, quelque 70 canots
pneumatiques et dix bateaux ont été recensés au
cours de la semaine écoulée. Le ministre italien
de l’Intérieur, Angelino Alfano, a déclaré samedi
que l’Europe avait besoin d’ « un accord rapide
avec la Libye et les pays africains » pour mettre
un terme à cette crise. Des migrants interrogés
par La Repubblica en Sicile ont indiqué qu’un
nouveau « trafiquant en chef », appelé Oussama,
dirigeait désormais le trafic depuis les côtes
libyennes et qu’il offrait des « prix spéciaux » de
400 euros pour le voyage en bateau, afin d’attirer
les migrants. « J’ai été retenu prisonnier pendant
six mois dans le sous-sol d’un bâtiment abandonné à Sabrata. J’ai vu beaucoup de gens exécutés,
ceux qui tentaient de fuir étaient tués par les gardes, tous Libyens », a affirmé un Nigérian au
journal.
RETOUR AU MALI DE L’ANCIEN PRÉSIDENT A. T. TOURÉ
L
Le président I.B. Keïta n’est pas contre
e président malien Ibrahim
Boubacar Keïta a laissé
entendre qu’il n’était pas
opposé au retour de son prédécesseur Amadou Toumani Touré en
exil à Dakar « Je n’ai aucun problème avec Amadou Toumani Touré,
on se verra bientôt. Je n’ai pas fait
partir Amadou Toumani Touré, je
ne le bloque pas à Dakar. Je sais
qu’il m’entend et je le remercie d’avoir initié la journée paysanne au
Mali. C’est à son actif », a déclaré le
chef de l’Etat samedi soir à
Baguinéda (banlieue de Bamako)
lors de la Journée paysanne qui
marque officiellement le lancement
de la campagne agricole. « Je suis
reconnaissant à mon jeune frère
Amadou Toumani Touré, dit ATT,
et ex-président de la République du
Mali, pour avoir initié la journée du
paysan. Beaucoup de choses se disent dans nos relations, mais je sais
qu’il n’y a [aucune intrigue ni rien
de méchant entre nous]. Merci pour
l’instauration d’une journée agricole au Mali. ATT à très bientôt », a
indiqué le président malien. Le
retour d’Amadou Toumani Touré
était une revendication clé de la
marche de l’opposition et du grand
meeting « An ka ben » (Donnonsnous la main) organisés le 21 mai
dernier par les partisans de l’ancien
dirigeant du pays. Ces derniers
16
temps, des voix s’élèvent fréquemment dans la classe politique (majorité et opposition) pour réclamer ce
retour, car certains estiment que
« l’exil d’ATT est une honte pour la
République et la démocratie maliennes ». Né le 4 novembre 1948 à
Mopti (centre), Amadou Toumani
Touré est un général de l’armée
malienne. Face à la sanglante
répression de l’insurrection populaire de janvier-mars 1991, il avait
fait déposer le 26 mars 1991 le général Moussa Traoré, à la tête d’une
junte militaire. Il était alors lieutenant-colonel. Après la transition
démocratique (mars 1991-juin
1992), ATT a abandonné la tenue
militaire pour se présenter aux élections présidentielles, qu’il remporte
en 2002 avant d’être victime d’un
coup d’Etat le 22 mars 2012 lors de
son second mandat.
Après ce
putsch, le président s’est exilé à
Dakar avec sa famille en se tenant à
l’écart de la vie politique de son
pays. Le 27 décembre 2013, le gouvernement
malien
a
saisi
l’Assemblée nationale, où siège la
Haute Cour de justice, pour le juger
pour « haute trahison » en raison de
son rôle dans la crise qui a entraîné
sa chute et l’occupation du nord du
pays par les rebelles touaregs et les
terroristes. Le parlement n’a pas
encore tranché.
Internationale
LUNDI 30 MAI 2016
CONTESTATION SOCIALE, BLOCAGE DE RAFFINERIES, MANIFESTATIONS EN FRANCE
TURQUIE-SYRIE
40 éléments de Daesh
tués par l’armée turque
Quarante membres présumés du
groupe terroriste « Etat
islamique » (Daesh/EI) ont été
éliminés dans le nord de la Syrie
dans une opération conjointe
entre l’artillerie turque et la
coalition internationale dirigée
par les Etats-Unis, a annoncé
hier l’état-major des forces
armées turques (TSK). La TSK,
qui ne fournit pas d’autres
détails sur cette opération, a
indiqué que l’artillerie turque
positionnée aux frontières
syriennes a répliqué
conformément à ses règles
d’engagement et a détruit quatre
positions de Daesh après la
chute à Gaziantep (sud-est) de
roquettes tirées de zones sous
contrôle du groupe terroriste.
Un total de quatre lanceurs de
roquettes Katioucha, quatre
véhicules, deux autres blindés et
deux dépôts de munitions ont
été détruits par l’armée, a ajouté
la TSK. Les roquettes sont
tombées sur un terrain vague,
selon la même source qui ne
déplore aucune perte en vies
humaines ou dégâts matériels. A
plusieurs reprises depuis mijanvier dernier, des régions du
sud-est de la Turquie
principalement la ville de Kilis,
située à 6 km des frontières avec
la Syrie, ont été des cibles de tirs
de roquettes en provenance de
zones sous contrôle de l’EI dans
le nord de la Syrie. La TSK avait
également annoncé samedi que
104 éléments de Daesh ont été
tués par des tirs de l’artillerie
turque et des frappes aériennes
de la coalition internationale.
IRAN-P
PARLEMENT
Ali Larijani réélu
Le conservateur Ali Larijani a
été largement réélu hier
président du Parlement iranien
avec 173 voix contre 103 à son
adversaire réformateur
Mohammad Reza Aref, lors
d’un vote retransmis en direct
à la radio publique. Il s’agit
d’une large victoire de
M. Larijani, 57 ans, puisqu’il
obtient plus de 61% des voix.
Quelque 281 députés (sur un
total de 290 que compte le
Parlement) ont pris part au
vote. Le réformateur Aref
obtient moins de voix que le
nombre des députés que son
camp revendiquait. Selon un
décompte établi au lendemain
du scrutin à partir de résultats
officiels, le camp des
réformateurs avait obtenu 133
sièges, celui des conservateurs
125 et les indépendants 26
sièges. Mais des députés élus
avec le soutien des partis
réformateurs et modérés
ont préféré voter en faveur de
M. Larijani, qui avait approuvé
l’accord nucléaire de juillet
2015 entre l’Iran et les grandes
puissances. Ali Larijani a
également réussi à mobiliser
les indépendants en sa faveur.
Sa réélection à la tête du
Parlement intervient une
semaine après celle de
l’ayatollah Ahmad Janati, qui a
été élu à une large majorité à la
tête de l’Assemblée des
experts, chargée de nommer,
surveiller et éventuellement
démettre le guide suprême. Le
gouvernement du président
Hassan Rohani devra
composer avec ce nouveau
parlement toujours dominé par
les conservateurs, mais dont
les plus radicaux ont été pour
la plupart écartés lors des
dernières législatives.
SOUS LES PAVÉS, LA RAGE
LE CLIMAT de « chienlit » dans lequel se trouve la France, depuis plus de deux mois maintenant, se
caractérise par une pénurie rarement égalée de carburants, des routes bloquées et une multitude de défilés…
! CHAABANE BENSACI
J
eudi dernier, les opposants au
projet de loi « travail » étaient
100 000 à battre le pavé à
Paris, selon le syndicat Force
ouvrière, alors que la préfecture de
police les estimait à peine à 20 000.
C’est ainsi que ces manifestants
démontraient la dimension permanente de la révolte et la volonté de
maintenir une pression constante
sur le tandem Hollande-V
Valls jusqu’au retrait du texte contesté.
Le climat de « chienlit » dans
lequel se trouve la France, depuis
plus de deux mois maintenant, se
caractérise par des blocages en cascade, une pénurie rarement égalée
de carburants, des routes bloquées,
ou du moins perturbées, et une multitude de défilés sous des slogans
qui n’hésitent guère à se projeter
sur avril 2017 pour rejeter la candidature du président sortant, coupable d’avoir « trahi » la confiance des
militants comme des sympathisants. Comme il ne se passe pratiquement plus un seul jour sans une
contestation, sous quelque forme
que ce soit, du projet El Khomri et,
par-d
delà, la politique menée par le
gouvernement Valls sous la houlette de François Hollande.
Ainsi, le bras de fer est devenu
inquiétant, à moins de deux semaines du rendez-v
vous de l’Euro de
football dont beaucoup craignent
qu’il ne soit déjà hypothéqué. Les
images désastreuses que les pays
européens, entre autres, reçoivent
de la capitale française n’incitent
guère à l’optimisme et les médias
parlent déjà d’une « fête gâchée ».
La majorité d’entre eux confesse
que le conflit n’est pas près de s’é-
Une des nombreuses manifestations dans les grandes villes françaises
teindre, menaçant même de s’enraciner pour devenir violent. Et les
nuées de supporters qui étaient sur
le point d’embarquer dans l’aventure de l’Euro accueillent avec
méfiance les mauvaises nouvelles
sur la pénurie de carburants, les
heurts entre les escouades des forces de l’ordre et des manifestants,
tels qu’ils sont rapportés par The
en
GrandeIndependant,
Bretagne, ou Handelsblatt, en
Allemagne. Sauf que les médias
européens en question ne sont pas
tendres avec les mouvements de
protestation, soulignant à l’envi que
« la France est prise en otage par les
revendications outrancières de certaines organisations syndicales ».
Cible
désignée
:
la
CGT
(Confédération générale du travail)
traditionnellement proche du Parti
communiste français au temps de sa
splendeur, dans les années 1980, et
qui a choisi la méthode de blocage
des raffineries pour arracher la
décision du retrait d’un texte censé
aggraver la précarité des travailleurs en France. Mesurant les
limites de ses capacités de mobilisation, en l’absence du syndicat rival,
Cfdt, proche quant à lui du Parti
socialiste et de son courant hollandais, la CGT a opté pour cette forme
de lutte qui génère beaucoup de critiques en France et partout en
Europe où les dirigeants n’hésitent
pas à pointer du doigt « un gouver-
nement (Valls) délégitimé par son
impopularité, son manque de courage
et
ses
propres hésitations ».Voire, des courants socio-d
démocrates en Hollande
et en Italie jugent courageux le
« pari de Manuel Valls » qui « mise
sur l’exaspération de la majorité de
la population » et une opinion
publique en fin de compte excédée
par les violences.
Sauf que les syndicats hostiles
au projet de la loi travail ont appelé
à « amplifier les mobilisations », les
manifestations et les blocages,
preuve qu’ils n’ont nullement l’intention de désarmer tout en sachant
quelle stratégie est appliquée par le
tandem Hollande-V
Valls. Le chef de
l’Etat, qui a misé sur la relance et la
réduction du chômage ne peut s’offrir le luxe d’un abandon du projet
de loi qui peut concourir, du moins
il l’espère, au succès de cette politique. Prenant à témoin la majorité
silencieuse, il se donne un délai qui
va jusqu’à fin 2016 avant de se
déterminer pour la présidentielle
2017, en fonction des résultats du
chômage et de l’indice de croissance.
Mais tel n’est pas le souci de
l’aile gauche de la Gauche française,
incarnée par le PCF et le courant
Jean-L
Luc Mélenchon qui n’hésitent
plus à les affubler du vocable de
« traîtres », en appelant sans attendre pour qu’on les cloue au pilori.
Jamais, le fossé n’aura été aussi
profond entre les différentes
familles de cette gauche désunie où
même les écologistes ont appris,
durant ce mandat, à se dresser
méchamment les uns contre les
autres. Et dans ces conditions, la
fête de l’Euro semble bel et bien mal
partie.
C. B.
CONCENTRATION DE TROUPES AUTOUR DE FALLOUJAH
Les forces irakiennes se préparent à donner l’assaut contre Daesh
LA VEILLE, le commandant en chef de l’opération à Falloujah, Abdelwahab al-Saadi,
L
a affirmé que ses forces allaient y entrer « dans les prochaines heures ».
es forces d’élite irakiennes s’apprêtaient
hier à entrer dans Falloujah pour en chasser le groupe jihadiste Etat islamique (EI),
cible d’une autre offensive majeure en Syrie voisine, avec des craintes pour le sort de civils bloqués par les combats dans les deux pays. Dans le
même temps, l’EI faisait face à un assaut des forces kurdes irakiennes soutenues par l’aviation
de la coalition internationale, qui lui ont repris
des secteurs à l’est de la ville septentrionale de
Mossoul, principal bastion jihadiste en Irak. Plus
au sud, dans la province occidentale d’Al-Anbar,
les forces irakiennes resserraient l’étau autour
de la cité de Falloujah située à 50 km à l’ouest de
Baghdad et contrôlée par l’EI, au septième jour
de leur offensive, selon des commandants. Les
forces d’élite du service de contre-terrorisme
(CTS), la police d’Al-Anbar et les combattants de
tribus locales sont déployés aux abords de la ville
et « attendent l’heure H pour donner l’assaut »,
a indiqué un officier du commandement des opérations conjointes. Appuyées elles aussi par le
soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les forces d’élite ont dirigé
les assauts sur plusieurs villes d’Irak reprises
aux jihadistes ces deux dernières années. Leur
implication marque une nouvelle phase dans l’offensive contre Falloujah, première ville à tomber
aux mains de l’EI en janvier 2014 avant même
l’offensive jihadiste fulgurante lancée cinq mois
plus tard. Celle-ci avait permis au groupe extrémiste de s’emparer de vastes régions d’Irak, dont
Mossoul, la deuxième ville du pays toujours sous
son contrôle. Une reprise de Falloujah représente, avec celle de Mossoul et de Raqqa en Syrie,
le grand objectif de la coalition internationale
antijihadistes. Avant un éventuel assaut sur la
ville même de Mossoul, les forces kurdes irakiennes ont lancé hier avant l’aube une offensive à
une trentaine de km à l’est de la ville, un assaut
qui s’inscrit dans la série d’ « opérations destinées à augmenter la pression sur l’EI », selon un
communiqué militaire kurde. Même en étant sur
la défensive, les jihadistes ont réussi à lancer
samedi un assaut pour prendre la ville de Hit, à
80 km plus au nord-ouest de Falloujah, selon des
sources de sécurité, qui ont fait état de combats
aux alentours de cette cité. Ce même scénario
s’est répété de l’autre côté de la frontière, en
Syrie, où l’EI, cible d’une offensive majeure des
Forces démocratiques syriennes (FDS), dominée
par les Kurdes, dans la province de Raqqa (nord),
a lancé un assaut contre les rebelles dans celle
voisine d’Alep.
NOUVELLE CRISE ENTRE L’IRAN ET L’ARABIE SAOUDITE
L
Téhéran n’enverra pas de pèlerins à La Mecque
’Iran a annoncé hier qu’il
n’enverrait pas cette année
de pèlerins au Hadj à La
Mecque en Arabie saoudite, en
accusant les autorités saoudiennes
d’ « entraves », dernière crise en
date entre les deux grands rivaux
régionaux. Ce sera la seconde fois
en près de 30 ans que les Iraniens
n’iront pas en Arabie saoudite pour
le pèlerinage. Riyadh et Téhéran,
dont les relations diplomatiques
sont rompues depuis
janvier,
menaient depuis plusieurs mois des
discussions difficiles pour fixer les
conditions de l’organisation du pèlerinage prévue cette année en septembre. « Après deux séries de
négociations sans résultats à cause
des entraves des Saoudiens, les
pèlerins iraniens ne pourront mal-
heureusement pas effectuer le
Hadj », a déclaré le ministre de la
Culture, Ali Janati.
« L’Arabie saoudite s’oppose au
droit absolu des Iraniens d’effectuer
le Hadj et empêche les pèlerins de
retrouver le chemin d’Allah », a
affirmé l’Organisation iranienne
du Hadj dans un communiqué. Elle
a reproché aux Saoudiens de ne pas
avoir répondu aux demandes de
l’Iran concernant « la sécurité et le
respect des pèlerins iraniens ». Au
précédent pèlerinage en septembre
2015, une gigantesque bousculade à
la Mecque a fait 2.300 morts dont
464 Iraniens.
La semaine dernière, une délégation iranienne était rentrée bredouille après une nouvelle mission
en Arabie saoudite pour tenter de
17
trouver un accord sur le pèlerinage
des Iraniens. Riyadh avait proposé
que les Iraniens puissent obtenir
des visas électroniques imprimables, toutes les représentations
diplomatiques saoudiennes en Iran
étant fermées. Ce que Téhéran
avait alors accepté.
Depuis avril 2015, l’Iran a
suspendu le petit pèlerinage (Omra)
à la Mecque après l’agression de
deux jeunes pèlerins iraniens par
des policiers saoudiens. Environ
500.000 pèlerins iraniens se rendaient chaque année en Arabie
saoudite pour la Omra, qui s’effectue à n’importe quelle période de
l’année.
En 2015, quelque 60.000
Iraniens s’étaient rendus à la
Mecque pour le Hadj. Il s’agit d’une
nouvelle crise entre l’Arabie saoudite et l’Iran qui s’opposent sur toutes les crises régionales, en particulier en ce qui concerne la Syrie,
l’Irak ou encore le Yémen.
Les deux pays avaient déjà
rompu leurs relations de 1987 à
1991, en raison d’affrontements
entre pèlerins iraniens et forces
saoudiennes lors du hadj de 1987
(plus de 400 morts dont une majorité d’Iraniens).
La nouvelle rupture en 2016, à
l’initiative de l’Arabie saoudite, a
été motivée par le saccage des missions diplomatiques saoudiennes,
dont l’ambassade à Téhéran, par
des manifestants iraniens qui protestaient contre l’exécution par
Riyadh d’un opposant et dignitaire
religieux chiite saoudien.
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
SELLAL À TIZI OUZOU A INSISTÉ SUR L’UNITÉ NATIONALE,
LA SÉCURITÉ ET L’INVESTISSEMENT
UNE CACHE D’ARMES DÉCOUVERTE
À BORDJ BADJI MOKHTAR
MESSAGES DE KABYLIE
LE CHEF DE L’EXÉCUTIF a appelé les producteurs à aller conquérir les marchés internationaux,
principalement africains.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
! WALID AÏT SAÏD
C
’est un Abdelmalek Sellal
bien inspiré qui a rencontré
hier les investisseurs de la
wilaya de Tizi Ouzou. Le Premier
ministre qui devait tenir un petit
discours pour l’ouverture de cette
rencontre qui s’est tenue en fin d’après-midi, aura pris la parole pendant plus d’une demi-heure, s’excusant au passage de l’avoir monopolisée. Mais le chef de l’Exécutif était
fier de ce qu’il avait vu pendant son
périple à travers cette wilaya où la
majorité des projets visités était
l’œuvre d’investisseurs privés.
Il a dans ce sens profité de l’occasion pour appeler tous les hommes
d’affaires du pays à s’inspirer de ces
entrepreneurs qui ont construit des
projets grandioses, et dans la
majeure partie du temps avec leurs
fonds propres. Il a dans ce sens rappelé l’engagement de l’Etat à les
aider à développer leurs projets.
«On est conscient qu’il y a des
obstacles liés notamment aux lourdeurs bureaucratiques mais aussi au
manque de foncier et de financement. Mais on est en train de travailler pour vous en débarrasser »,
s’est-il encore une fois engagé. « Il y
a des résistances, mais on finira par
mettre les choses en ordre», a-t-il
répliqué avant de nier toute intention de l’Etat de bloquer les investissements ou de les monopoliser.
«On encourage l’investissement
privé. Pour preuve, la majorité des
projets visités aujourd’hui est constituée d’initiatives privées. Allez-y,
on est là pour vous aider. Tentez des
investissements
seuls,
privéspublics ou même avec des étrangers
dans le cadre de la loi 51-49% qui est
«On encourage l’investissement privé»
là pour protéger les deux parties »,
insiste-t-il avec enthousiasme. « Je
vous l’assure, personne ne bloquera
l’investissement en Algérie qui est le
moteur de son développement » ,
a-t-il ajouté pour ce qui sonne
comme une réponse du gouvernement à ceux qui l’accusent de sabotage. D’ailleurs, il tient à mettre en
évidence le fait que le gouvernement
n’est pas là pour saborder les investisseurs, mais doit quand même
jouer son rôle de « gendarme » pour
éviter tout dérapage. « On n’est pas
contre l’enrichissement des personnes qui investissent car leur enrichissement signifie que c’est
l’Algérie qui s’enrichit. Mais on
demande de la transparence et une
confiance mutuelle », réclame-t-il
non sans mettre les banques devant
leurs responsabilités pour installer
ce climat de confiance. «Vous devez
prendre des risques et financer les
projets productifs», a-t-il souligné.
«L’argent ne doit plus rester dans
les tiroirs», a-t-il affirmé aux
banques, mais aussi aux producteurs en les encourageant à bancariser leur argent, mais aussi à souscrire à l’emprunt obligataire.
« Personne ne vous demandera désormais d’où vous vient cet argent,
où qu’allez-vous faire avec. Vous ne
risquez rien, déposez-le en banque »,
a-t-il poursuivi. Dans le même
sillage, le chef de l’Exécutif a appelé
les producteurs à aller conquérir les
marchés internationaux, principalement africains. Il leur rappelle les
mesures de facilitation qui ont été
prises pour l’exportation, qui dit-il,
sera l’acte le plus facile à effectuer. Il
met aussi en évidence le futur grand
port de Cherchell et ses zones industrielles qui vont «faciliter l’accès à
l’Afrique».
Pour
conclure,
Abdelmalek Sellal a demandé aux
hommes d’affaires algériens d’investir dans l’agriculture et l’industrie,
mais aussi de diversifier ces investissements vers de nouveaux domaines. Il cite entre autres l’économie
numérique et du savoir. «On a des
jeunes très compétents dans le
domaine. Il faut juste leur faire
confiance. C’est l’avenir du pays. On
envisage de consacrer un ministère
à ce domaine…», conclut-il plein
W. A. S.
d’optimisme…
BAIN DE FOULE SUR LE DJURDJURA
DANS CETTE AMBIANCE de grande fête, le Premier ministre a
tenu à se recueillir sur la tombe du grand Mouloud Mammeri.
! KAMEL BOUDJADI
A
ccompagné d’une forte délégation ministérielle, le Premier ministre Abdelmalek
Sellal était hier en visite dans la wilaya de
Tizi Ouzou pour s’enquérir de la situation qui
prévaut dans plusieurs secteurs. Attendu sur de
nombreuses questions d’actualité, le Premier
ministre ne s’est pas moins intéressé aux différents problèmes qui empêchent plusieurs secteurs d’avancer. Aussi, comme première escale de
son périple dans cette wilaya distante de seulement une centaine de kilomètres de la capitale,
Sellal, en compagnie des ministres Abdessalem
Bouchouareb, Abdelmalek Boudiaf, Mohamed
Aïssa, Salah Khebri et Nouredine Bedoui, s’arrêtera aux porte de Tizi Ouzou, à Tadmaït, ville des
1000 martyrs où il s’est enquis du secteur de l’agriculture. Au niveau de la pépinière publique
Ergr « Planète, verte », il a entendu un exposé
précis des avancées réalisées et des perspectives
du secteur de l’agriculture. Il fera remarquer
d’ailleurs à ce sujet que la wilaya dispose de plusieurs filières agricoles leaders qui pourraient
passer à l’export. Le créneau de l’huile d’olive
attend justement, selon les responsables du secteur, de passer à la labellisation et à l’export au
courant de l’année prochaine.
Le périple se poursuivra à la Nouvelle-Ville,
boulevard Stiti où le Premier ministre a procédé
à l’ouverture officielle de la bibliothèque municipale de lecture publique où il insistera devant les
responsables sur la nécessité de doter cet espace
de livres amazighs. Sellal jugera d’ailleurs insuffisant le nombre de 10 000 livres qui s’y trouvent
alors qu’elle est d’une capacité de 90 000. L’hôte
de la wilaya insistera aussi sur la nécessité d’ouvrir le lieu jusqu’à minuit au lieu de le fermer à
17h. Non loin de là, à la Maison de la culture, le
Premier ministre a procédé à l’ouverture officielle
de la deuxième édition de la Rencontre nationale
sur l’apprentissage du Coran qui se tient sous le
thème de «la notion de citoyenneté
dans la religion musulmane». Le cortège se dirigera par la suite vers l’autre
bout de la ville, au boulevard KrimBelkacem où Abdelmalek Sellal a inauguré la clinique privée Chahid
Mahmoudi, spécialisée dans l’imagerie
médicale et également un centre anticancer.
Le village Agouni Ahmed a accueilli
le Premier ministre dans une
ambiance de fête. Un bain de foule et
les tambourins (Idhebbalen) ont
imprimé à cette visite un air de communion. Le Premier ministre a tenu
également à se recueillir sur la tombe
de Mouloud Mammeri. Après cette
escale qui a révélé un centre médical
haut de gamme qui n’a rien à envier à ceux qui se
trouvent dans les pays les plus développés, la
visite du Premier ministre s’est mise aux longs
trajets pour se rendre sur les hauteurs du
Djurdjura. Fort d’une délégation qui a réuni plusieurs ministres, Abdelmalek Sellal s’est rendu
dans la commune d’Aït Yahia, daïra de Beni
Yenni. La destination est le beau village Agouni
Ahmed perché sur les cimes du Djurdjura pour la
mise en service du gaz naturel pour 1 500 foyers.
Sur les lieux, un accueil des plus chaleureux
attendait le Premier ministre et sa délégation.
C’est à une véritable fête animée par des tambourins « Idhebbalen » que la délégation a assisté.
L’accueil était digne des anciens montagnards
fiers et heureux d’être soulagés enfin des aléas du
froid glacial qui dure plusieurs mois durant l’hiver. C’est un véritable bain de foule qui a été
réservé au Premier ministre qui a procédé à la
mise en service officielle du réseau de distribution
de gaz. Toujours dans cette ambiance de grande
fête, le Premier ministre ne pouvait faire l’impasse sur un monument de la culture algérienne
natif de la région d’Ath Yenni. Sellal a en effet
Une cache contenant une
quantité d’armements et de
munitions a été découverte hier
à Bordj Badji Mokhtar dans la
wilaya d’Adrar, indique un communiqué du ministère de la
Défense nationale.
«Dans le cadre de sécurisation des frontières et de la lutte
contre la criminalité organisée,
et suite à l’exploitation de renseignements, un détachement
de l’Armée nationale populaire
a découvert, dans l’après-midi
d’aujourd’hui 29 mai 2016, une
cache contenant une quantité
d’armements et de munitions
près des frontières Sud du pays
à Bordj Badji Mokhtar/6°RM»,
selon le communiqué.
L’opération a permis de
récupérer une mitrailleuse de
type PKT, un fusil-mitrailleur de
type FMPK, Un pistoletmitrailleur de type Kalachnikov,
deux fusils semi-automatiques
de type Simonov, trois grenades, et 974 balles de différents
calibres.
DE NOMBREUX CANDIDATS
PRIVÉS DU BACCALAURÉAT
À AÏN DEFLA
De nombreux candidats
au baccalauréat, arrivés en
retard à certains centres de
déroulement de l’examen du
chef-lieu de la wilaya de Aïn
Defla pour cause de travaux
sur la RN 4, ont été empêchés d’accéder aux salles
abritant les épreuves.
Les candidats à cet examen ô combien déterminant,
dont certains venaient des
régions de Khémis Miliana
(27 km à l’est de Aïn Defla) et
de Aïn Lechiakh (50 km au
sud du chef-lieu de wilaya)
n’ont pu rejoindre à temps
les centres d’examen du baccalauréat à cause de la lenteur de la cadence des travaux lancés sur la RN 4 par la
direction locale des travaux
publics (DTP) une heure et
demie environ avant le
coup d’envoi des épreuves
(8h30).
IRAK : ASSAUT IMMINENT
CONTRE DAESH À FALLOUJAH
Sellal se recueille sur la
tombe de Mouloud Mammeri
tenu à se recueillir sur la tombe du grand
Mouloud Mammeri. Sur les lieux, l’émotion était
grande. Ainsi, Agouni Ahmed ne souffrira plus du
froid quand la neige tombera sur les hauteurs du
Djurdjura. Le cortège a poursuivi son périple en
descendant vers la vaste plaine d’Oued Aïssi dans
un décor féérique. Cap sur la firme du géant
de l’industrie pharmaceutique, Novonordisk, où
le Premier ministre à procédé à la pose de la première pierre du projet d’extension de l’usine. Par
la suite, le cortège s’est dirigé vers Fréha où il a
visité l’usine des industries électriques spécialisée
dans la production de transformateurs.
Sur les lieux, Abdelmalek Sellal a eu un exposé
du plan de développement de la firme et de son
extension pour la fabrication des transformateurs
de grande puissance.
A Tala Athmane, la délégation était attendue
pour l’inauguration de la briqueterie industrielle
Amraoua où le Premier ministre devait écouter
l’exposé du nouveau projet d’une unité de production de céramique. Enfin, de retour à Tizi
Ouzou, le Premier ministre, en compagnie des
ministres, a rencontré les investisseurs au niveau
K. B.
de la salle omnisports.
Les forces d’élite irakiennes
s’apprêtaient hier à entrer dans
la ville de Falloujah, située
dans la province occidentale
d’Al-Anbar, pour en chasser le
groupe terroriste autoproclamé
«Etat islamique» (EI/Daesh) de
la région, a-t-on indiqué de
source de sécurité.
Les forces irakiennes resserraient hier l’étau autour de la
cité de Falloujah, située à
50 km à l’ouest de Baghdad et
contrôlée par l’EI, au septième
jour de leur offensive, selon des
commandants.
RECRUTE
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de Kouba à partir de 10h.
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