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Bujumbura accuse le journaliste Esdras Ndikumana de

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Burundi - ARIB asbl Website
Bujumbura accuse le journaliste Esdras Ndikumana de "penchant"
Voice of America, 31 mai 2016 Le ministre burundais de la sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni, a accusé de
"penchant" le correspondant de RFI et de l’AFP au Burundi mais en exile à Nairobi. C’est dans un
communiqué qui vise nommément le journaliste Esdras Ndikumana (photo). Le ministre Alain Guillaume Bunyoni
s’en prend à des personnes anonymes qui selon lui, devancent « sciellementles enquêtes judiciaires » pour
désigner les coupables. Mr. Bunyoni a particulièrement indexé le journaliste Esdras Ndikumana l’accusant « de
servir ses intérêts politiques ».
Le même communiqué dont VOA Afrique a reçu la copie traite le correspondant de RFI et de l’AFP de «
penchant », mais aussi de « diviser les Burundais et promouvoir le crime et la violence ». Selon l’AFP, deux
figures de la société civile soutenant le gouvernement burundais ont proféré mardi sur twitter de graves menaces à
l'encontre de M. Ndikumana. "L'AFP juge inacceptables ces attaques nominales contre son correspondant Esdras
Ndikumana, qui ciblent et mettent un danger un journaliste assurant une couverture irréprochable de l'actualité au
Burundi dans des conditions très difficiles ", a réagi la directrice de l'Information de l'AFP, Michèle Léridon. Esdras
Ndikumana vit en exile à Nairobi avec sa famille où il continue de couvrir l’actualité au Burundi. En août 2015, il a
été torturé dans les bureaux des services secrets burundais après son arrestation pendant qu’il prenait les
photos sur le lieu du meurtre du General Adolphe Nshimirimana, abattu au nord de la capitale Bujumbura. Esdras
Ndikumana a été récompense pour sa couverture de la crise au Burundi en recevant à Paris le prix 2015 de la presse
diplomatique française. Depuis fin avril 2015, le Burundi connaît une crise politique et sécuritaire grave à la suite du
troisième mandat controversé du président Pierre Nkuruniza. L’ONU a enregistré plus de 500 morts et plus de
270.000 Burundais qui ont fui leur pays. Plusieurs organisations internationales et gouvernements occidentaux ont
prévenu un génocide contre les tutsi et les hutu de l’opposition, ce que dément catégoriquement
l’autorité de Bujumbura.
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