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Campagne
d’information
sur l’apprentissage
en Ile-de-France
DOSSIER DE PRESSE
Campagne D’INFORMATION
SUR l’apprentissage en ile-de-france
24 NOVEMBRE 2014
FICHE 1 : L’apprentissage, une solution d’avenir pour la
croissance, la compétitivité et l’emploi 4
Un objectif volontariste : 500 000 apprentis en 2017
4
Un dispositif plus simple, plus sécurisé, mieux financé 5
FOCUS : APPRENTISSAGE, OÙ EN EST-ON ? 6
FICHE 2 : Une campagne d’information nationale
au service de l’apprentissage « avec un grand A » 8
FICHE 3 : L’APPRENTISSAGE EN ILE-DE-FRANCE 10
Chiffres clef11
Un parcours de qualité 11
FICHE 4 : Vos démarches et contacts en Île-de-France
14
FICHE 5 : Dépliant spécial TPE PME 16
FICHE 6 : Pourquoi faire le choix de l’apprentissage 18
L’apprentissage pour s’assurer un avenir professionnel 19
Pour les entreprises : l’apprentissage, un pari d’avenir 19
FICHE 7 : 10 questions sur l’apprentissage 20
FICHE 8 : L’apprentissage avec un grand A,
ce sont eux qui en parlent le mieux 24
Eric Hardy, chef d’établissement Colas Est à Châlons-en-Champagne
et Nicolas Andula, 16 ans, apprenti en CAP constructeur de route 24
Jean-François BLANCHET, directeur général du groupe BRL et
Joshua Trenel, 18 ans, apprenti en DUT technique de commercialisation, groupe BRL 26
Laurent Rigaud, boucher dans le Nord de la France à Wambrechies
et Sylvain, 18 ans, en brevet professionnel boucherie 28
Anaïs Ramond, Boulangerie La Fille du boulanger à Paris 30
Laure Collin DRH France, Schneider Electric 31
2
3
FICHE 1 : L’apprentissage :
une solution d’avenir pour la
croissance, la compétitivité et
l’emploi
60 % des apprentis trouvent un emploi en CDI à
l’issue de leur formation1, un taux d’emploi plus
élevé que celui des jeunes ayant suivi une formation « classique ».
Pour les entreprises qui font face à des enjeux
de recrutement, de renouvellement de génération ou de pénurie de compétences, l’apprentissage est également une solution à court
et à long terme. C’est un contrat fidélisant pour
82 % des employeurs et 3 chefs d’entreprise
sur 4 jugent que le coût de l’apprentissage est
compensé par sa valeur ajoutée2.
1. Un objectif volontariste :
500 000 apprentis en 2017
Le développement de l’apprentissage est un
engagement présidentiel : l’objectif de 500 000
apprentis doit être atteint en 2017. Le Pacte de
responsabilité conforte l’objectif chiffré, en incitant les branches professionnelles des différents
secteurs à prendre des engagements en matière
d’apprentissage. Au-delà de cet objectif chiffré,
il s’agit avant tout de renforcer la qualité des
formations dispensées et de mieux accompagner, suivre les entreprises mais aussi les jeunes
afin qu’ils accèdent à un emploi et disposent d’un
véritable métier.
François Rebsamen, Ministre du Travail, de
l’Emploi, de la Formation professionnelle et du
Dialogue social en a fait une des priorités de son
action et a relancé la mobilisation collective en
faveur de cette voie de formation qui a démontré
son efficacité. En Ile-de-France, le Président
Jean-Paul Huchon s’est engagé sur un objectif de
118 000 jeunes dans les CFA.
1
Note de la Direction de l’Evaluation,
de la Prospective et
de la Performance
(Ministère de l’éducation nationale,
mars 2014)
2
Étude CCI sur la
perception de l’apprentissage par les
employeurs, 2011
2. Un dispositif plus simple,
plus sécurisé, mieux financé
La réforme globale de l’apprentissage a été lancée
en 2013 et la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie
sociale a permis de rénover le dispositif. Elle rend
désormais indispensable la mobilisation de tous
pour faire progresser l’apprentissage, vite et mieux.
4
2.1 Plus de financements
À partir de 2015, une plus grande part de la taxe
d’apprentissage sera fléchée pour le développement de l’apprentissage au bénéfice des Centres
de Formation d’apprentis (CFA).
Des primes et des aides financières pour
les employeurs
• Exonération de cotisations sociales
• Primes à l’apprentissage
- 1 000 euros pour l’aide à l’embauche d’un
apprenti dans les entreprises de moins de 250
salariés (si c’est la première fois que l’entreprise
embauche un apprenti ou si elle en recrute un
supplémentaire). À partir de la rentrée 2015, l’aide
sera conditionnée à la signature d’un accord de
branche fixant des objectifs en matière de développement de l’apprentissage.
- 1 000 euros supplémentaires versés par les
régions au titre de prime aux entreprises de
moins de 11 salariés ;
En Ile-de-France, cette aide a été étendue
aux collectivités de moins de 5 000 habitants ainsi qu’aux employeurs publics et
associations de moins de 11 salariés.
• Aide « Contrat de génération » (4 000 euros
par an pendant 3 ans)
- À l’issue de la période d’apprentissage, le jeune
apprenti doit être recruté dans une entreprise
de moins de 300 salariés comptant au moins
un salarié âgé de plus de 57 ans (ou un salarié
recruté âgé d’au moins 55 ans).
• Crédit d’impôts
- 1 600 euros (2 200 euros pour les apprentis handicapés) pour la première année d’une formation de
niveau III ou inférieure (BTS, DUT, BAC, CAP…) ;
- déduction fiscale de taxe d’apprentissage
pour les entreprises de 250 salariés et plus qui
dépassent le seuil de 4 % (5% au 1er janvier 2015)
de contrats favorisant l’insertion professionnelle :
contrats d’apprentissage, de professionnalisation,
embauche d’un doctorant en Convention Industrielle de Formations par la Recherche (CIFRE) et
Volontariat International en Entreprise (VIE).
2.2 Plus de sécurité
2.3 Plus de simplicité
La loi du 5 mars 2014 a introduit trois
éléments de sécurisation du parcours de
l’apprenti :
Dans un souci de simplification pour les entreprises, la taxe d’apprentissage et la contribution au développement de l’apprentissage ont
été fusionnées.
- Elle confie aux CFA (Centres de Formation
d’Apprentis) des missions d’accompagnement des jeunes, pour notamment prévenir les
ruptures de contrats.
- Elle incite les branches professionnelles à
négocier sur la formation des maîtres d’apprentissage.
- Elle crée la possibilité de conclure un contrat
à durée indéterminée comportant une période
d’apprentissage à l’issue de laquelle la relation
contractuelle se poursuit naturellement.
Cette mesure est au bénéfice du salarié
comme de son employeur. Elle permet de fidéliser l’apprenti une fois diplômé et de lui offrir
une perspective de stabilité et d’évolution
dans l’entreprise. Enfin, la loi du 20 janvier 2014
garantissant l’avenir et la justice du système
des retraites a permis d’améliorer les droits à
la retraite des apprentis.
À partir de 2016, l’entreprise n’aura plus qu’un
seul interlocuteur pour la collecte de sa taxe,
qu’elle aura choisi entre un organisme national
(généralement son Organisme Paritaire Collecteur Agréé, OPCA) et un organisme collecteur
régional inter-consulaire.
Concernant les aides publiques aux employeurs
d’apprentis, qui avaient été instaurées progressivement, elles ont été resserrées au profit des
entreprises qui recourent de façon importante
à l’apprentissage et qui en ont le plus besoin –
les entreprises de moins de 11 salariés – et sur
certains niveaux de formation. Le crédit d’impôt
de 1 600 euros, bénéficiant aux employeurs d’apprentis, est désormais ciblé sur la première année
de formation conduisant à un diplôme ou un titre
à finalité professionnelle de niveau III, IV ou V.
5
FOCUS :
APPRENTISSAGE, Où EN EST-ON ?
UN CONTRAT FAVORISANT L’INSERTION SUR LE MARCHE DE L’EMPLOI
Note de la Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance (Ministère de l’éducation nationale, mars 2014)
7 mois après la fin de leur
apprentissage :
LA NéCESSITE D’AGIR VITE POUR LA PROMOTION DE L’APPRENTISSAGE
Objectif
2017 :
420 000
59 %
en CDI
64,9 %
500 000
contrats en 2013
26 %
en CDD
en emploi
7%
contrats
en interim
85 %
Informatique
82 %
Génie civil
77,3 %
Comptabilité finance
77,3 %
mécanique générale
74,7 %
DARES, base de données issue du système Ari@ne de gestion informatisée des contrats (France entière)
Note de la Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance (Ministère de l’éducation nationale, mars 2014)
BTP
80 000
apprentis
formés
chaque année
Le commerce La construction La coiffure
et réparation
5,8 %
18,7 %
d’automobiles
et mototcycles
18,8 %
Santé
DES OPPORTUNITES D’EMBAUCHE DANS DE NOMBREUX SECTEURS
LES SECTEURS LES PLUS DEMANDEURS D’APPRENTIS
L’industrie
22,1 %
Les 5 secteurs qui embauchent le plus
à la fin du contrat d’apprentissage
L’agriculture
2,9 %
un contrat qui permet d’obtenir des diplômes du CAP AU
BAC+5
Filière
alimentaire
150 000
Artisanat
200 000
apprentis formés
entre 2014 et 2017
apprentis
formés
chaque année
UN CONTRAT UTILISé PAR DES ENTREPRISES DE TOUTES TAILLES
0 à 9 salariés
10 à 50 salariés
50 à 250 salariés
+ de 250 salariés
DARES, base de données issue du système Ari@ne de gestion informatisée des contrats (France entière)
CAP, BEP
BAC PRO
& BP
43 %
22,2 %
6
BAC+2
& plus
32,2 %
55,4 %
18,6 %
8,9 %
17,2 %
des contrats
d’apprentissage
des contrats
d’apprentissage
des contrats
d’apprentissage
des contrats
d’apprentissage
7
FICHE 2 : Une campagne
d’information nationale
au service de l’apprentissage
« avec un grand A »
tions, des débouchés et des parcours professionnels proposés, que le Ministère du Travail
lance en octobre 2014 une campagne d’information. Elle portera un message commun
adressé aux jeunes et aux chefs d’entreprise :
« L’apprentissage, c’est votre avenir ».
En décembre 20133 , seuls 67 % des jeunes et
48 % des entreprises estimaient bien connaître
les filières de formation en apprentissage.
Et 30 % des jeunes seulement déclaraient
connaître les débouchés possibles après un
apprentissage.
3
Enquête sur la
perception de
l’apprentissage,
décembre 2013, CCI
Paris Ile-de-France
À la télévision à partir
du 11 octobre
Le spot de 20 secondes montrera la relation
doublement positive entre l’entreprise et l’apprenti qui vient utilement compléter une équipe
et comment lui-même tire de la fierté de sa
Par méconnaissance, l’apprentissage est souvent contribution.
Retrouvez les nouvelles aides à l’embauche sur
associé aux métiers manuels et aux études La scène principale du spot a été tournée au
courtes, alors qu’il se développe aujourd’hui CFA Carrosserie de Villeneuve-la-Garenne en
dans tous les secteurs et permet d’obtenir des impliquant une classe de BTS en apprentissage
diplômes qui vont du CAP à Bac +5.
qui a réalisé une partie du décor avec les lettres
du mot « carrossier ».
C’est pour enrichir la perception de l’apprentissage et faire connaître la diversité des forma- Diffusion en métropole et outre-mer jusqu’ au 4 novembre 2014
À la radio à partir
du 18 octobre
Les spots donneront la parole à 3 chefs d’entreprise : Ghislaine Arabian (chef restauratrice), Jacques Bungert (Courrèges), Alexandre
Bompard (Fnac). Ils expliqueront pourquoi,
selon eux, l’apprentissage est une voie d’excellence et une aventure humaine qui fait grandir
l’entreprise.
Diffusion en métropole et outre-mer jusqu’ au 4 novembre 2014
Un déploiement efficace
sur le terrain
Des guides-affiches seront diffusés avec le
soutien de partenaires nationaux, régionaux et
locaux.
Le Ministère du Travail mettra également à
disposition des entreprises qui souhaitent faire
connaître leur engagement, un macaron « ici on
forme un apprenti » à installer dans leurs locaux
ou en vitrine.
Sur Internet et les réseaux
sociaux : des témoignages
d’apprentissage réussis
Tout au long de la campagne, des apprentis de
tous les secteurs et de tous les âges témoigneront sur la page Facebook et le fil Twitter du
Ministère en charge de la formation professionnelle, accompagnés de leur employeur.
L’objectif : sortir des clichés en montrant des
exemples d’apprentissages réussis.
Le Ministère en charge de la formation professionnelle répondra également aux questions
qui lui seront posées sur l’apprentissage par les
employeurs et les futurs apprentis. Par exemple :
quel sera mon salaire, où trouver une formation,
quelles sont les démarches à effectuer ?
8
9
FICHE 3 : L’APPRENTISSAGE
EN ILE-DE-FRANCE
UNE FILIèRE D’EXCELLENCE
ET DE RéUSSITE
85% des apprentis préparant une formation de niveau V ont été diplômés à la session
d’examen 2013.
7 mois après leur sortie de formation, 70% des
apprentis sortant sont en emploi, soit 4 points
de plus qu’en 2010.
LA RéGION SE MOBILIsE
MASSIVEMENT POUR
L’APPRENTISSAGE, AVEC LA
CONTRIBUTION DE L’éTAT
Auprès de
23% préparent un diplôme de niveau CAP ou
Bac Pro.
apprentis
formateurs.
Niveau I
Niveau II
n 2013-2014
10
Niveau III
n 2012-2013
Niveau IV
18 882
20 616
21 318
17 589
18 778
20 218
17 440
17 767
16 440
CFA de la région
10 008
des jeunes
franciliens âgés
de 16 à 25 ans
10 485
55% des apprentis en Ile-de-France sont inscrits
dans l’enseignement supérieur et les effectifs
continuent à augmenter pour ce public.
10 640
dans les
58% préparent une formation dans les services.
17 612
soit
Retrouvez les nouvelles aides à l’embauche sur
14 184
dont
14%
20-49 salariés
9,2% des apprentis résident dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville.
jeunes en
formation
80%
10%
40% des apprentis sont des filles, soit 3 points
de plus qu’en 2006 ;
16 221
104 000
81 500
5%
163
10 705
49%
10-19 salariés
UN PROFIL QUI SE DIVERSIFIE
L’apprentissage avec un grand A, c’est former et employer des jeunes
Au total, plus de 29 000 établissements franciliens ont recruté au moins un apprenti, soit 9%
des établissements franciliens (de 6% à Paris
à 13% en Seine-et-Marne), dont la moitié est
constituée des établissements de moins de 10
salariés.
1-9 salariés
Le budget régional pour le fonctionnement de
l’apprentissage a augmenté de 51% entre 2006
et 2014 pour atteindre 400 millions d’euros,
dont 130 millions d’euros par an d’actions
cofinancés Etat-Région.
1. LESpour
CHIFFRES
DE
L’APPRENTISSAGE
les faire grandir en
même
temps que votre entreprise.
Renseignez-vous dès maintenant sur les nouvelles aides à l’embauche.
EN ILE-DE-FRANCE
PRèS DE 55 000 CONTRATS
SIGNéS LORS DE LA CAMPAGNE
2013-2014
Niveau V
13%
6%
50-99 salariés
7%
2%
100-249
salariés
1%
250 salariés
et plus
1%
L’OFFRE D’APPRENTISSAGE
FRANCILIENNE EST EN
CONSTANTE éVOLUTION
4534 places nouvelles ont été ouvertes en
2013 pour répondre aux besoins des jeunes et
des entreprises et plus de 1000 métiers sont
accessibles par l’apprentissage pour tous les
niveaux de formation, du CAP au Master professionnel en passant par les diplômes des grandes
Ecoles. En outre, l’objectif partagé avec l’Etat
est d’orienter son effort prioritairement sur
les premiers niveaux de qualification (CAP et
Bac pro) qui correspondent aux jeunes qui sont
le plus en difficulté sur le marché du travail et
pour qui accéder à un contrat d’apprentissage
permet réellement de réussir son insertion
professionnelle.
n Etablissements d’accueil
n Etablissements en IDF
7%
10%
2. L’APPRENTISSAGE, UN
PARCOURS DE QUALITE
La Région cherche à développer l’apprentissage de façon sécurisée, de manière à ce
qu’un maximum de jeunes trouve un emploi
à l’issue de son parcours.
C’est pourquoi sa politique de développement
de l’apprentissage permet de cibler les ouvertures de formations qui :
• répondent à un réel besoin des entreprises,
• correspondent à une demande des jeunes,
• présentent un contenu pédagogique et une
insertion professionnelle de qualité,
•sont positionnées sur des secteurs pour lesquels
un fort besoin en emploi est identifié.
LES DéVELOPPEURS, FER DE
LANCE DE L’APPRENTISSAGE
Dispositif créé à l’initiative de la Région et cofinancé par l’Etat, ce réseau de 100 développeurs
aujourd’hui, est l’un des moteurs du développement de l’apprentissage en Ile-de-France, et sans
doute l’un des secrets de son dynamisme.
Le développeur de l’apprentissage a comme
mission principale de mettre le jeune et l’entreprise en relation, en vue de la signature
de contrats d’apprentissage.
Il est aussi une personne relais qui, par ses capacités de médiation, parvient à dénouer des situations difficiles et à limiter les ruptures de contrat.
SéCURISER LES PARCOURS,
UNE PRIORITé AFFIRMéE
La Région se mobilise fortement aussi, avec l’appui
de l’Etat, pour sécuriser les parcours et éviter
les ruptures de contrats d’apprentissage.
Depuis 1998, plus de 15 000 jeunes par an suivent
les passerelles du dispositif d’accès à l’apprentissage qui leur permettent de découvrir l’apprentissage, en travaillant leurs choix professionnels.
C’est une façon efficace de lutter contre le
décrochage scolaire et de sécuriser des
n 2011-2012
11
Part d'apprentis résidant dans le département
où ils se forment et part de l'ensemble
des apprentis résidants dans chaque département
VAL-D'OISE
11 %
YVELINES
13 %
Les Développeurs de l’apprentissage
territoriaux du 93 ont initié une action de
parcours sécurisé en s’appuyant sur les
besoins en apprentissage de l’entreprise
CARREFOUR IDF.
SEINE-SAINT
DENIS
PARIS 10 %
11 %
HAUTS
DE
SEINE
9%
Exemple
d’un parcours sécurisé
en Seine-Saint-Denis
VAL-DE
MARNE
9%
SEINE-ET-MARNE
13 %
ESSONNE
11 %
L’objectif de cette action était de permettre
à des jeunes 16/25 ans ayant validé leur
projet professionnel, d’accédewr à un
contrat d’apprentissage sur les métiers
de bouches pour lesquels CARREFOUR
avait des difficultés à recruter: Boucherie,
Boulangerie, Pâtisserie.
Les postes étant identifiés en amont de
l’action, les jeunes ont pu rencontrer les CFA partenaires et leur entreprise afin de consolider leur projet. Les
tuteurs de chaque magasin ont apprécié
cette nouvelle approche permettant
aux jeunes d’améliorer leur savoir-faire
et savoir être avant de s’engager sur la
signature d’un contrat d’apprentissage.
Cela a permis aux jeunes de se concentrer
sur leur projet professionnel sans l’angoisse
de ne pas trouver d’employeur.
Part des apprentis résidant
dans le département où ils se forment
De 30% à 38%
De 50% à 55%
Plus de 58%
Note de lecture : 11% de l'ensemble
des apprentis francilliens sont
domiciliés dans le Val-d'Oise. Entre
50% et 55% des apprentis domiciliés
dans ce département s'y forment.
parcours parfois compliqués en préparant
efficacement les jeunes à intégrer un contrat
d’apprentissage. En 2014, ce sont 21 000 jeunes
qui ont pu bénéficier de ce dispositif.
La Région innove en 2014 en créant avec le soutien
de l’Etat le nouveau profil des développeurs
médiateurs. Ces nouveaux développeurs ont
pour mission de répondre au problème des
ruptures de contrats d’apprentissage en conseillant et en accompagnant les jeunes au plus tôt
afin de faire face à leurs difficultés.
Le dispositif « qualité de l’alternance » de la
Région Ile-de-France a permis de tester une
démarche où le jeune est accompagné dans
l’anticipation des besoins imminents de son
12
entreprise. Les apprentis, mobilisés sur des
projets à court-terme qui leur tiennent à cœur,
sont ainsi davantage impliqués et développent
une plus grande envie d’apprendre.
Ce dispositif renforce également les liens entre
le CFA et l’entreprise, afin d’accroître la capacité de négociation du CFA. On évalue à 1500
le nombre de ruptures qui sont évitées par an
grâce à ce dispositif.
Les parcours sécurisés permettent de s’appuyer
sur les structures spécialisées dans l’accompagnement des jeunes à la formation (dans le
cadre du dispositif Avenir Jeune de la Région)
pour mieux préparer les jeunes en fonction des
besoins identifiés par les employeurs.
RENDRE L’APPRENTISSAGE
ACCESSIBLE à TOUS
D’autres dispositifs mis en œuvre par la Région
permettent également d’accompagner les
apprentis au quotidien, d’améliorer leurs
conditions de vie, de favoriser l’intégration
de jeunes handicapés, de favoriser la mobilité
européenne et internationale des apprentis.
La Région encourage en effet l’accès à l’apprentissage des personnes en situation de
handicap. Elle subventionne l’achat de matériel
adapté (ordinateur spécifique pour personnes
malvoyantes, mobilier adapté…) et les travaux
permettant une meilleure accessibilité des
CFA et soutient les CFA dans leur accompagnement des jeunes handicapés vers la signature d’un contrat d’apprentissage.
Autre exemple, les internats des CFA seront
mieux soutenus en 2014.
Un des points fort de ce projet était de
préparer au mieux les jeunes. Synergie
Pôle de Projet Professionnel dans le cadre
du Dispositif Avenir Jeune a mis en œuvre
une formation individualisée en fonction de
chaque jeune afin d’atteindre les exigences
de l’entreprise et des CFA partenaires pour
renforcer le parcours du contrat d’apprentissage.
Cette action a permis à CARREFOUR de
recruter 9 jeunes en contrats d’apprentissage
avec 13 jeunes entrés sur cette formation.
Les autres ont pu continuer leur travail
d’élaboration de projet professionnel au
sein du Dispositif Avenir Jeune.
Ce projet a été une réussite tant pour les
jeunes que pour CARREFOUR, sera reconduite en 2015.
13
FICHE 4 : Vos démarches
et contacts en Ile-de-France
Direction régionale des entreprises,
de la concurrence, de la consommation,
du travail et de l’emploi (Direccte) d’Ile-de-France
www.idf.direccte.gouv.fr
UNITES TERRITORIALES
UT 75 - Tél. 01 70 96 20 00
UT 77 - Tél. 01 64 41 28 59
UT 78 - Tél. 01 61 37 10 00
UT 91 - Tél. 01 78 05 41 00
UT 92 - Tél. 01 47 86 40 00
UT 93 - Tél. 01 41 60 53 00
UT 94 - Tél. 01 49 56 28 00
UT 95 - Tél. 01 34 35 49 49
REGION ILE-DE-FRANCE
Pour tout savoir sur l’apprentissage en Ile-de-France,
appelez le N°AZUR 0 810 18 18 18
(prix d’un appel local depuis un poste fixe)
www.iledefrance.fr
LES CENTRES DE FORMATION D’APPRENTIS (CFA)
Tous les CFA de la région sont répertoriés ici :
www.iledefrance.fr/recruter-apprenti
LE SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI
POLE EMPLOI
www.pole-emploi.fr
MISSIONS LOCALES
www.mission-locale.fr
CAP EMPLOI
www.capemploi.com
14
15
FICHE 5 :
Dépliant spécial TPE PME
Un dépliant pour promouvoir les nouvelles mesures en faveur
de l’apprentissage a été diffusé par le biais des réseaux consulaires,
de organisations professionnelles et des centre d’apprentissage aux
TPE et PME francilienne. Des insertions presse sont également prévues.
16
17
FICHE 6 : Pourquoi faire le
choix de l’apprentissage
L’apprentissage pour
s’assurer un avenir
professionnel
Pour les entreprises :
l’apprentissage,
un pari d’avenir
• Une formation solide en Centre de Formation d’Apprentis, qui permet d’apprendre les
fondamentaux théoriques et pratiques de son
métier.
• Un salarié qui progresse quotidiennement
et qui après une période de formation en
début d’apprentissage pourra être rapidement
productif dans l’entreprise.
• Une formation pratique en entreprise où l’on
bénéficie des conseils et de l’accompagnement
de professionnels aguerris. C’est aussi la possibilité de justifier d’une expérience professionnelle dès la fin de ses études et d’augmenter
ses chances de trouver un emploi.
• Un futur collaborateur, qui sera formé à la
culture et aux méthodes de travail de l’entreprise. En formant un apprenti, l’employeur s’assure de pouvoir recruter, en fin d’apprentissage,
un salarié dont il connaît la qualité. C’est aussi
une solution pour préparer la transmission de
son entreprise.
• Un vrai salaire (entre 25 et 78 % du SMIC) qui
permet de commencer à être financièrement
indépendant avant même d’avoir terminé sa
formation initiale. C’est aussi un gage d’autonomie offrant un meilleur accès au logement et
au crédit bancaire.
• Des aides à l’embauche : prime à l’apprentissage, exonérations de cotisations sociales,
crédits d’impôts, etc.
• Un vrai statut qui permet de bénéficier d’une
carte étudiant et de ses avantages (cinéma,
transports...).
L’apprentissage, c’est la possibilité de poursuivre des études tout en apprenant un métier
sur le terrain. En apprentissage, les jeunes de
16 à 25 ans suivent une formation théorique en
CFA et bénéficient des savoir-faire de l’entreprise qui les emploie.
L’agriculture, l’agroalimentaire, l’artisanat, le
BTP, le secteur de l’hôtellerie-restauration, mais
aussi l’assurance, la banque, l’informatique ou
les télécoms offrent régulièrement des opportunités pour démarrer une formation en apprentissage.
Des formations par apprentissage existent
aujourd’hui dans tous les secteurs et de
nombreuses entreprises recrutent. Elles
permettent d’obtenir en 6 à 24 mois des formations allant du CAP à Bac +5.
18
19
FICHE 7 : 10 questions sur
l’apprentissage
1. Qui peut accéder à
une formation en apprentissage ?
Tous les jeunes entre 16 et 25 ans peuvent
accéder à une formation en apprentissage.
L’apprentissage est également ouvert aux plus
de 25 ans reconnus travailleurs handicapés ou
en création ou reprise d’entreprise. Il peut enfin
être poursuivi à certaines conditions au-delà de
25 ans : formation professionnelle, rupture de
contrat involontaire, etc.
2. Quel est le statut d’un
apprenti et quel est son
salaire ?
L’apprenti est un jeune salarié en formation :
c’est-à-dire qu’il combine les droits du salarié et
les droits d’étudiant, dont les avantages liés aux
transports ou aux loisirs. Sa rémunération varie
entre 25% et 78% du SMIC (de 358 euros à 1116
euros), en fonction de l’âge et de l’ancienneté
dans le cycle de formation en apprentissage.
3. Combien de temps dure
l’apprentissage ?
La durée de l’apprentissage varie en fonction
de l’âge, du niveau de formation et du diplôme
préparé. Par exemple, il faut deux ans pour
préparer un Certificat d’Aptitude Professionnel
(CAP) et deux ans pour préparer un Brevet
Professionnel. En revanche, pour un Bac Pro
après la classe de 3ème, trois années seront
nécessaires.
4. Contrat d’apprentissage
ou de professionnalisation,
que choisir ?
tion obtenue à l’issue de la formation :
- le contrat d’apprentissage permet de préparer
un diplôme (CAP, BEP, etc.)
- le contrat de professionnalisation permet d’obtenir une certification professionnelle reconnue
par une profession (ou plusieurs).
5. L’apprentissage, pour
quels métiers et quelles
formations ?
Pratiquement tous les métiers peuvent s’apprendre par l’apprentissage dans la mesure où
il existe une formation qui y prépare : on peut
s’orienter vers un métier dans l’agriculture, l’artisanat, le commerce de détail et le bâtiment mais
aussi les services et l’industrie.
Tous les niveaux de formation sont concernés,
du CAP au diplôme d’ingénieur ou au Master : la
formation est généralement dispensée dans un
Centre de Formation d’Apprenti (CFA).
6. CFA, entreprises :
comment se déroule la
formation ?
Un apprenti suit une formation partagée entre
les savoirs de base (français, mathématiques,
etc.) et les enseignements liés à la pratique
professionnelle. Elle est d’au moins 400 heures
par an.
L’emploi du temps se prolonge par alternance en
entreprise où l’apprenti est accompagné par un
professionnel (maître d’apprentissage) qui encadre
sa formation et assure la liaison avec le CFA.
Dans les deux premiers mois de l’apprentissage,
un entretien est prévu entre l’apprenti, le formateur du CFA, le maître d’apprentissage et, si
nécessaire, les parents de l’apprenti afin de faire
une première évaluation du déroulement de la
formation.
Ces deux contrats ont pour point commun d’alterner une formation en CFA et des périodes en
entreprise. La différence porte sur la qualifica20
7. Y a-t-il des aides financières pour les apprentis ?
L’apprenti peut prétendre à :
- l’allocation de rentrée scolaire qui est versée pour
les élèves de moins de 18 ans (s’ils sont scolarisés
et sous condition de ressource ;
- une exonération d’impôt sur son salaire, tant qu’il
reste inférieur au seuil fixé chaque année par la
loi de finances ;
-
des allocations familiales pour les parents,
jusqu’aux 20 ans de l’apprenti si sa rémunération
n’excède pas un plafond fixé à un pourcentage
du SMIC ;
- des allocations d’aide au logement et un accès
privilégié aux foyers de jeunes travailleurs.
Pour encourager ceux qui choisissent l’apprentissage, la Région Ile-de-France attribue une
aide à l’entrée en apprentissage aux apprentis des
premiers niveaux de qualification : l’aide bénéficie
aux apprentis inscrits en première année dans les
formations des niveaux V (CAP), IV (Bac Pro) et
III (BTS). Versée par le CFA, elle a pour objectif
de participer à l’achat de livres, d’équipements
professionnels, à des frais de transport, de restauration ou hébergement.
- La Région soutient les apprentis qui ne bénéficient pas d’une mutuelle d’entreprise en participant aux cotisations de leur mutuelle santé à
hauteur de 100€
- La Région édite aussi la carte d’étudiant des
métiers, qui permet aux apprentis de bénéficier
de réductions tarifaires, et a étendu aux apprentis
le bénéfice de la carte Imagine R pour faciliter
leur accès aux transports en commun.
- La Région soutient les Foyers de Jeunes Travailleurs, qui réservent un accueil privilégié aux
apprentis et mettent à disposition des CFA un
numéro d’hébergement d’urgence.
Informations au numéro Azur de la Région
Ile-de-France : 0 810 18 18 18 et http://www.
iledefrance.fr/aides-regionales-appels-projets/
soutien-aux-conditions-vie-apprentis
Pour les personnes handicapées, l’Agefiph a mis
en place un plan de développement de l’alternance 2013/2015 : après avoir renforcé les aides à
l’alternance pour les personnes et les employeurs,
l’Agefiph a mis en place un Kit conçu pour aider
à convaincre les entreprises et/ou les personnes
handicapées de faire le choix de l’alternance.
Plus d’infos sur www.agefiph.fr
8. Quels sont les engagements de l’employeur qui
embauche un apprenti ?
Lors de l’apprentissage, l’employeur :
- assure la formation pratique de l’apprenti en
lui confiant des tâches et des postes en relation
NIVEAU V
Certificat d’Aptitude Professionnelle – CAP
Brevet d’Etudes Professionnelles Agricole – BEPA
NIVEAU IV
Baccalauréat Professionnel – Bac Pro
Brevet Professionnel – BP
Brevet de technicien – BT
NIVEAU III
Brevet de Technicien Supérieur – BTS
Diplôme Universitaire de Technicien – DUT
NIVEAU II
License Professionnelle
Diplôme d’Etudes Comptables et Financières – DECF
Diplôme d’Etudes Supérieures Comptables et Financières –
DESCF
NIVEAU I
Diplôme d’Ingénieur
Master
Autres diplômes : mention complémentaire et titres visés par le Répertoire
National des Certifications Professionnelles (RNCP)
21
directe avec le diplôme préparé et la formation
dispensée par le CFA ;
- verse à l’apprenti un salaire et respecte la réglementation du travail applicable aux apprentis ;
- permet à l’apprenti de suivre les cours en centre
de formation ;
- inscrit l’apprenti à l’examen ;
- participe aux réunions organisées par le CFA ;
- accueille un formateur du CFA dans le cadre
d’une visite en entreprise ;
- veille à l’assiduité de l’apprenti au CFA.
en CFA. A l’issue de cette période, la relation
contractuelle se poursuit naturellement entre les
deux parties dans le cadre du droit commun des
contrats de travail.
9. Comment réagir lorsque
l’entreprise rencontre des
difficultés avec l’apprenti
recruté ?
Le CFA a un rôle d’accompagnement des
apprentis et d’aide aux entreprises qui les
accueillent. Il pourra, en cas de difficulté, orga­
niser une rencontre entre le CFA, l’entreprise et
l’apprenti.
En complément de cette action, des médiateurs
de l’apprentissage sont présents sur chaque
département francilien, avec pour mission d’accompagner les parties au contrat en cas de difficultés rencontrées dans son exécution. Ces interlocuteurs privilégiés peuvent être saisis à tout
moment : en amont comme pendant un conflit. Ils
travaillent en coordination avec les autres acteurs
de l’apprentissage : développeurs, formateurs,
etc., pour un suivi réactif des situations.
10. Comment garder un
apprenti si l’entreprise
en est satisfaite ?
En recrutant le jeune en contrat à durée indéterminée à l’issue de la formation. Pour fidéliser cependant l’apprenti, et sécuriser aussi son
parcours professionnel, la loi du 5 mars 2014 a
prévu la possibilité de conclure d’emblée un
contrat d’apprentissage en CDI. Cette nouvelle
forme de contrat d’apprentissage permet justement à l’entreprise d’embaucher un salarié à long
terme, tout en commençant par un contrat d’apprentissage où l’apprenti est également formé
22
23
FICHE 8 : L’apprentissage avec
un grand A, ce sont eux qui
en parlent le mieux
A Châlons-en-Champagne, cette entreprise
emploie 135 salariés dont 5 apprentis en CAP,
bac pro, école d’ingénieurs ou contrats de
professionnalisation.
Eric Hardy,
Chef d’établissement Colas Est
à Châlons-en-Champagne
Diriez-vous que l’apprentissage est une bonne chose
pour votre entreprise ?
Bien sûr : si on fait l’effort de former les jeunes…on aura des jeunes
formés !
J’ai envie que mon entreprise progresse, qu’on soit de plus en plus
professionnels et de plus en plus performants. Pour cela il faut des
gens formés.
Quand je trouve des jeunes passionnés, qui me disent qu’ils ont envie,
d’apprendre, de travailler en équipe, je crois qu’il faut leur donner leur
chance.
Est-ce difficile de former des APPRENTIS ?
Nicolas Andula,
16 ans, apprenti en CAP constructeur de route chez
Colas Est
Pourquoi avoir choisi cette formation ?
J’ai commencé mon apprentissage à 15 ans par un CAP constructeur
de routes. Ensuite, je ferai un CAP constructeur d’engins car pour moi,
ce métier, c’est un rêve de gosse.
Tous les jours je me rends compte que ce métier demande de bonnes
notions en mathématiques et beaucoup de logique. Nous n’avons
pas le droit à l’erreur car cela peut compliquer le travail de l’équipe
qui passe derrière nous.
Les jeunes mûrissent beaucoup pendant leur apprentissage et les
plus doués, apprennent vite.
Le plus dur, selon moi, c’est le recrutement. Quand je reçois un jeune,
j’essaie de savoir comment il fonctionne, ce qu’il veut faire de sa vie
etc. Pour les mineurs, j’aime bien voir aussi les parents pour m’assurer
que tout le monde est en phase avec le projet.
Une fois embauchés, la clef c’est d’avoir un bon tuteur : les miens sont
formés pour ça par la Fédération Régionale des Travaux Publics. Ils
apprennent à accueillir l’apprenti, à suivre son travail, à l’encourager.
Ils doivent être les repères des jeunes dans l’entreprise et les jeunes
doivent être fiers d’avoir appris leur métier avec leur tuteur.
C’est un métier qui peut paraître difficile, comment
avez-vous fait le choix de cet apprentissage ?
24
25
Non, je n’ai pas l’impression d’avoir un métier pénible. On s’habitue
très vite à la pluie. L’entreprise nous fournit les équipements pour
cela. En matière de sécurité, nos chefs nous rappellent sans cesse les
consignes de sécurité ou les bons gestes à adopter. Même si parfois il
y en a beaucoup, c’est toujours bon à prendre.
De toute façon, il existe des contraintes dans tous les métiers. Personnellement, je ne vis pas mon apprentissage comme une contrainte
mais plutôt comme une chance de pouvoir grimper les échelons.
Installé en Languedoc-Roussillon, le groupe
BRL est une société d’économie mixte qui
intervient dans le domaine de l’eau et de l’environnement. Il compte aujourd’hui 600 salariés dont 27 apprentis du bac pro au bac+5,
soit près de 5% des effectifs.
Parmi eux, 30 % apprennent un métier dans
les fonctions support et 70 % un métier technique avec un objectif d’égalité hommesfemmes.
Joshua Trenel, 18 ans, apprenti en DUT technique de
commercialisation, groupe BRL
Jean-François BLANCHET,
Directeur Général du groupe BRL
Pourquoi avoir doublé le nombre d’apprentis dans
votre entreprise ces deux dernières années ?
C’est un engagement fort qui s’inscrit dans le volet Responsabilité
sociétale de notre plan de croissance. Nous considérons qu’en tant
qu’entreprise axée sur l’intérêt général par son actionnariat majoritairement public, nous nous devons de conjuguer performance économique et solidarité sociale sur notre territoire régional. L’apprentissage nous permet de mettre le pied à l’étrier de jeunes principalement
formés en région. C’est aussi un moyen d’assurer des recrutements
efficaces. Parfois, trouver le bon collaborateur peut être onéreux.
Lorsque nous formons un jeune, qu’il s’est bien intégré dans l’équipe
et qu’il travaille bien, nous avons à cœur de le garder avec nous dans
le cadre d’un CDD longue durée ou d’un CDI.
Qu’apportent les apprentis à votre entreprise ?
Un regard nouveau, de nouvelles techniques qu’ils apprennent dans
leur centre de formation. Ils nous amènent aussi à travailler sur la transmission de nos savoir faire. De fait, quand nous recevons un apprenti,
nos managers doivent se mettre dans une dynamique de dialogue et
clarifier leurs processus de travail pour préparer la transmission entre
les générations.
Quelles sont les conditions de réussite ?
D’abord, il faut bien choisir les métiers sur lesquels on peut accueillir
un apprenti. Par exemple, il faut que le rythme de formation de l’apprenti et celui du travail puissent être en adéquation. Ensuite, il faut
bien les intégrer et les accompagner. Nous formons nos managers
pour cela. C’est une implication forte de la part de l’entreprise mais
les jeunes que nous intégrons amènent aussi une nouvelle respiration
dans les équipes, un sens supplémentaire dans les relations de travail.
Quel métier apprenez-vous et comment l’avez-vous
choisi ?
Je suis délégué technico-commercial. Je travaille donc avec le directeur commercial sur des missions très variées : prospection, négociation, conclusion de contrat, suivi du dossier etc.
J’ai toujours aimé le commerce, les chiffres, l’actualité économique…
et puis le contact avec les gens.
L’intérêt de l’apprentissage c’est que ça permet de voir ce que l’on
veut et ce que l’on ne veut pas faire. Moi par exemple, je préfère la
relation client à la prospection, c’est l’apprentissage qui m’a permis
de le savoir et ça me servira plus tard.
Pourquoi avoir choisi l’apprentissage après le bac ?
J’aurais pu faire une prépa ou le même diplôme sans alternance. Mais
ça m’intéressait de voir à quoi concrètement ressemblait le métier
que je préparais, et je voulais me donner encore plus de chances de
trouver un emploi à la fin de ma formation.
A diplôme égal, un employeur va toujours préférer celui ou celle qui
connaît le monde de l’entreprise. Et entre deux ans d’apprentissage
et quelques mois de stage, il n’y a pas photo : un apprenti est beaucoup plus acclimaté à la réalité de l’entreprise.
Vous apprenez vite ?
Au départ, il a fallu tout apprendre mais aujourd’hui, au bout d’un an,
j’ai de vraies responsabilités. C’est possible parce que l’équipe dans
laquelle je suis est très impliquée dans mon apprentissage, c’est très
important que l’apprenti ne se sente pas délaissé.
Qu’est ce qui vous plaît le plus dans l’apprentissage ?
Le plaisir de se lever le matin, de savoir qu’on va aller apprendre, que
ce soit à l’IUT ou en allant voir des clients. Mes meilleurs moments
sont quand je suis fier de mon travail : quand je ramène un contrat,
quand je me sens utile aux yeux de l’entreprise. C’est là qu’on comprend ce que c’est l’apprentissage.
© Crédit photo BRL
26
27
Dans sa boucherie de Wambrechies,
Laurent Rigaud forme 8 apprentis de 16
à 23 ans.
Laurent Rigaud,
Boucher dans le Nord de la France à Wambrechies
Pourquoi avez-vous décidé de former des apprentis ?
Pour deux raisons : d’abord parce que dans mon métier, le savoirfaire est dans les entreprises et que c’est à nous de le transmettre.
Ensuite, parce qu’on manque de candidats bien formés dans la boucherie. Avec mes apprentis, je suis certain d’avoir des salariés qualifiés
et compétents.
Evidemment, ça prend du temps : il faut entre quatre et six ans
pour qu’un apprenti soit totalement formé mais après une première
période d’intégration, si le jeune est motivé, il peut très vite prendre
des responsabilités.
En quoi diriez-vous que l’apprentissage vous aide à
construire l’avenir de votre entreprise ?
Notre entreprise a un esprit très familial que je tiens à faire perdurer.
Alors c’est important d’embaucher des jeunes et de les former dans
cette mentalité d’entreprise familiale artisanale.
Mes deux filles ont suivi un apprentissage en boucherie et charcuterie et elles reprendront l’affaire un jour. En formant des apprentis, je
construis autour d’elles une équipe jeune, solide et en adéquation
avec notre vision de l’entreprise.
Comment faîtes-vous pour bien accueillir vos apprentis ?
Au début, il arrive que les jeunes ne soient pas habitués à la réalité
de l’entreprise. Dès le premier jour, je leur explique les règles. Quand
on est apprenti on a des droits : un salaire, des congés, des horaires
stricts ; et aussi des devoirs : arriver à l’heure, savoir saluer poliment,
être assidu à l’école. C’est important de bien le leur expliquer dès le
début.
Ensuite au quotidien, chaque apprenti a un référent qui les suit, et
moi je chapeaute le tout pour vérifier que les compétences sont bien
mises à jour, qu’ils progressent et qu’ils continuent à aimer le métier.
Une fierté ?
Oui, deux de mes apprentis ont racheté des boucheries qui m’appartenaient. Ils ont commencé chez moi en CAP, puis ils ont continué et
ont acquis de l’expérience. Aujourd’hui ils sont chefs d’entreprise et
ont chacun une dizaine de salariés.
Je suis aussi fier que tous mes apprentis trouvent un emploi à la fin
de leur formation : soit chez moi, soit chez un collègue.
28
Sylvain,
18 ans, en brevet professionnel boucherie
Vous êtes apprenti boucher : pourquoi avoir choisi ce
métier?
C’est la mission locale qui m’a aidé à choisir en me permettant de
faire un stage à la boucherie Rigaud. J’ai tout de suite aimé le produit
et le métier. On travaille de la viande de qualité pour créer un produit
qui fera plaisir au client.
C’est aussi très varié : en une journée on peut passer de la charcuterie
à la vente en un clin d’œil. J’aime que ça aille vite et qu’il faille toujours
être prêt à servir le client, être à son écoute, faire du sur-mesure…
Bien sûr c’est un métier difficile et physique: mais c’est très bien payé
et si on travaille plus de 35h par semaine, on est payé en conséquence.
Ca ne vous a pas fait peur de choisir un métier aussi
tôt ?
Je suis très content d’avoir fait ce choix de l’apprentissage. Certains
de mes amis enchaînent les années d’études sans savoir ce qu’ils vont
en faire.
En plus, le CAP boucherie permet de faire beaucoup de choses
ensuite : la charcuterie, la vente, la gestion d’entreprise.
Deux après avoir démarré votre
qu’est-ce qui a changé pour vous ?
apprentissage,
J’ai eu mon CAP et aujourd’hui je prépare mon brevet professionnel.
Je suis devenu responsable labo et j’ai 4 personnes sous ma responsabilité dont des apprentis. Le patron me fait passer les commandes
et je dois tout organiser pour que ce soit fait. Maintenant c’est moi qui
explique aux nouveaux apprentis !
Vous apprenez vite ?
Au début, toute l’équipe a été là pour m’aider. Ils ont compris que
quand on est jeune, il faut parfois voir les choses plusieurs fois avant
de savoir les faire. On ne connaît pas tout mais quand on est motivé,
progresse à très grande vitesse.
29
Anaïs Ramond,
Boulangerie La Fille du boulanger, Paris.
Laure Collin
DRH France, Schneider Electric
Notre boulangerie compte 7 apprentis : des vendeuses, des pâtissiers
et un boulanger. Ce sont des jeunes très motivés qui dynamisent nos
équipes ! Nous leur transmettons notre savoir faire et notre passion
pour notre métier. L’apprentissage nous permet de former nos futurs
salariés, d’apprécier très concrètement leurs qualités et leur travail
pour ensuite les recruter avec la garantie qu’ils s’intègreront immédiatement et parfaitement.
Schneider Electric est le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie.
Présent dans plus de 100 pays, Schneider Electric offre des solutions
intégrées pour de nombreux segments de marchés.
Le Groupe bénéficie d’une position de leader sur ceux des Régies
et Infrastructures, Industries & Constructeurs de machines, des
Bâtiments non-résidentiels, des Centres de données et Réseaux ainsi
que du Résidentiel.
Mobilisés pour rendre l’énergie sûre, fiable, efficace, productive
et propre, ses plus de 150 000 collaborateurs ont réalisé 24 milliards
d’euros de chiffre d’affaires en 2013 en s’engageant auprès des individus et des organisations afin de les aider à tirer le meilleur de leur
énergie. Schneider Electric en France représente environ 7% du chiffre
d’affaires mondial et emploie près de 20.000 collaborateurs, dont 14%
en Région Parisienne.
Schneider Electric s’engage depuis plus de 20 ans en faveur de
l’accès à la formation et à l’emploi des jeunes.
« Le chômage des jeunes ne peut être ignoré et la meilleure façon
de les accompagner vers un emploi est de les former aux métiers
dont on aura besoin demain tout en les rendant opérationnels
rapidement. »
L’une des actions majeures est l’intégration de jeunes en contrat
d’apprentissage ou de professionnalisation. Plus de 550 jeunes sont
accueillis en alternance chez Schneider Electric chaque année, dont
13% en région parisienne.
« Je suis convaincue, et les jeunes que nous avons intégrés
le témoignent, qu’une formation en alternance est un avantage
tant pour le jeune que pour l’entreprise qui l’accueille. Les alternants découvrent le monde du travail et ses codes. Ils s’approprient
la culture et l’organisation de l’entreprise. Ils apprennent un métier et
sont capables de prendre un poste dès la fin de leurs études. Pour
l’entreprise, c’est un moyen de repérer les talents en situation réelle
de travail. Le tuteur, quant à lui, doit s’appliquer à formaliser ses compétences pour les transmettre à son alternant. C’est un exercice enrichissant pour le salarié qui encadre le jeune. »
En 2012, Schneider Electric a revu sa politique employeur afin de répondre
aux enjeux posés par le diagnostic intergénérationnel d’un effectif vieillissant qui entrainerait une perte des compétences clés dans les années
à venir si aucune action n’était menée pour inverser la tendance.
30
31
« Pour répondre à cette problématique, nous avons choisi de renforcer l’accueil des moins de 30 ans et de développer les méthodes de
transfert des compétences, spécifiquement au profit des jeunes issus
de l’alternance. Nous avons analysé les besoins en termes d’emploi à 3
ans pour anticiper la formation de jeunes au sein de Schneider Electric
dans ces métiers. L’objectif est de recruter des jeunes de moins de 30
ans à hauteur de 50% de nos recrutements externes.»
Près de 60% des recrutements en alternance sont orientés vers l’industrie, les services et la R&D, sur des métiers identifiés en tension sur les
3 prochaines années :
• 30% sont recrutés dans les domaines industriels et logistiques, pour
apprendre le métier d’ingénieur logistique ou d’ingénieur méthode,
de responsable de flux, de technicien de maintenance, mais aussi de
conducteur de machine ou de conducteur régleur.
• 20% des jeunes sont recrutés dans les services et les projets
pour apprendre le métier d’ingénieur système, d’automaticien,
de chargé d’affaire ou de technicien d’intervention.
• Enfin près de 10% sont recrutés dans la technique sur des métiers de
concepteur, de technicien de bureau d’étude ou de chargé d’essai
en Recherche & Développement.
Au sortir de la formation, tous ne sont pas recrutés par Schneider
Electric, mais tous ont bénéficié du soutien du groupe pour apprendre
un métier et développer un réseau professionnel. Nous leur donnons un accès direct aux offres d’emploi des PME du Pacte PME
partenaires et fournisseurs de grandes entreprises dont Schneider
Electric fait partie. Selon les enquêtes menées auprès des alternants
sortants, près de la moitié rentre dans la vie active, en partie au sein de
Schneider Electric, ou au sein des entreprises partenaires ou d’autres
entreprises. La majorité restante continue les études en choisissant
prioritairement des cursus en alternance.
« La formation en alternance donne du sens aux étudiants qui ont
l’occasion de mettre en pratique la partie théorique. Nous constatons très peu de décrochage chez les jeunes que nous avons intégrés. Des ruptures de contrat existent mais dépassent rarement
2% des recrutements. Les situations les plus délicates ont été rencontrées chez les plus jeunes (entre 16 et 18 ans). Les contraintes horaires
de l’usine peuvent représenter un changement de vie important pour
ces jeunes. Hormis quelques incompatibles aux contraintes professionnelles, après 3 à 4 semaines, le nouveau rythme devient un acquis. »
La qualité du dispositif alternance de Schneider Electric repose sur un
réseau de tuteurs formés et expérimentés.
« Les jeunes en entreprise sont demandeurs d’un accompagnement
rapproché, quel que soit le niveau des études. J’ai constaté qu’ils
demandaient beaucoup de reconnaissance, le soutien du tuteur
mais aussi la possibilité d’être exposé et d’avoir de l’autonomie.
Il est par conséquent, tout aussi important pour le tuteur de pouvoir
bénéficier des connaissances nécessaires pour ce type de management. Nous le faisons au travers de la formation « tuteur, acteur
de l’apprentissage » qui est obligatoire et qui doit être renouvelée
tous les 5 ans. Il est primordial de s’assurer de la capacité du tuteur
à s’investir dans cet accompagnement et à garder engagé le jeune
tutoré. C’est la garantie d’un cursus en alternance réussi. »
Témoignage vidéo sur le site www.schneider-electric.fr, d’un jeune en
situation de handicap intégré en CDI chez Schneider Electric après
une formation par alternance.
32
33
Contacts presse :
Direccte IDF – 01 70 96 14 69 – dr-idf.communication@direccte.gouv.fr
Région Ile-de-France – 01 53 85 66 45 – servicepresse@iledefrance.fr
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