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40 ans de combat pour la liberté

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REMPLACÉ PAR LE PDG DE LA BEA
À LA TÊTE DE LA BANQUE D’ALGÉRIE
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 1 juin 2016
er
N°7808 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
MOHAMED
LAKSACI
LIMOGÉ
LIRE L’ARTICLE DE M. MAKEDHI EN PAGE 3
MOHAMED ABDELAZIZ EST DÉCÉDÉ HIER
40 ans de
combat pour
la liberté
DESSIN SAÂD
■ LIRE
E LES
L
ARTICLES DE MOHAMMED LARBI
ET ZINE CHERFAOUI EN PAGE 10
CONSEIL DES MINISTRES
AVEC LES SINISTRÉS
DE LA COMMUNE DE MIHOUB
DES GAGES DE
«TRANSPARENCE»
DES ÉLECTIONS
MÉDÉA : TERREUR
SISMIQUE
● Réuni hier à Alger, le Conseil des ministres
a examiné et approuvé deux avant-projets de
loi organique qui traduiront les dispositions
de la nouvelle Constitution, adoptée en février
dernier. Le premier est relatif à la mise en
place de la haute instance indépendante de
surveillance des élections.
LIRE LES ARTICLES DE MADJID MAKEDHI
ET ALI BOUKHLEF EN PAGE 3
DISCRIMINATION TERRITORIALE
«J’ai changé mon
adresse pour
trouver un emploi»
La Banque
mondiale fixe
les règles
RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT EN PAGES
11, 12, 13, 14 ET 15
PHOTO : M. SALIM
CONFÉRENCE RÉGIONALE SUR
L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Mihoub (Médéa). De notre envoyé spécial
L
a population de la wilaya de Médéa et particulièrement
celle de la région de Mihoub, épicentre de tous
les derniers événements sismiques, vit au rythme des
secousses et des répliques depuis maintenant presque
deux mois. Ce «harcèlement tellurique» n’a pas rencontré
une réponse politique adéquate de la part des autorités.
Les habitants des mechtas exposées au risque sismique se
sentent aujourd’hui abandonnés. Reportage sur place.
Lire le reportage réalisé par
Mustapha Benfodil en pages 4 et 5
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 2
L’ACTUALITÉ
De faux sujets du bac
à 50 000 DA !
● L’Association nationale des parents d’élèves rapporte que le bureau national a été
destinataire d’appels faisant état de fuite et de partage de sujets, sans qu’il y ait, cependant, la
moindre preuve qu’il s’agisse des vrais sujets. Selon des membres de cette association, des
documents ont été même achetés à 50 000 DA, alors qu’il s’agissait de faux sujets.
D
es candidats au
baccalauréat ont eu
droit depuis dimanche,
début des épreuves, à des
propositions de partage de
sujets des différentes matières,
quelques heures avant leur
programmation officielle.
Il s’agit évidemment de
documents portant l’en-tête de
l’ONEC distribués au niveau
de certains établissements,
mais qui n’ont aucun rapport
avec ceux élaborés par l’Office
national des examens et
concours (ONEC). Les élèves
se l’arrachant découvrent
que les copies tant convoitées
ne sont que de faux sujets.
L’ambiance n’est pas du tout
apaisante pour les candidats au
baccalauréat. Entre les rumeurs
sur les prétendues fuites de
sujets et la nécessité de calmer
leurs enfants et les rassurer,
les parents de ces candidats
ne savent plus sur quel pied
danser. Une mère de deux
élèves, à Alger, nous décrit,
impuissante, le désespoir de ses
enfants après les folles rumeurs
faisant état de la distribution,
avant-hier, du sujet de langue
anglaise au niveau du lycée
Abdelkrim Souissi. D’autres
informations font état de la
fuite du sujet de comptabilité
pour les candidats de la filière
gestion, et ce, au niveau du
lycée Chetibi. L’Association
nationale des parents d’élèves
rapporte que le bureau
national a été destinataire
d’appels faisant état de fuite
et de partage de sujets, sans
qu’il y ait, cependant, la
moindre preuve qu’il s’agisse
des vrais sujets. Selon des
membres de cette association,
des documents ont même été
achetés à 50 000 DA, alors
qu’il s’agissait de faux sujets.
Les techniques d’imitation
de l’en-tête de l’ONEC et le
développement du partage
via des réseaux sociaux
procurent aux auteurs de ces
documents une opportunité de
se faire de l’argent facilement.
«L’encouragement de l’esprit
de la réussite à moindre effort
contribue à l’enrichissement de
ceux à la recherche de se faire
de l’argent facile», explique
Khaled Ahmed, président de
ladite association, qui rappelle
que ce genre de pratique a
toujours existé. «Nous avons
eu vent de faux sujets cédés, il y
a quelques années à 5000 DA,
mais jusqu’à présent, je n’ai
jamais eu de preuve attestant
le contraire», explique-til. Et d’appeler les parents
d’élèves à ne pas encourager
ce genre de pratique «qui nuit
d’abord à nos enfants qui,
au lieu de se concentrer sur
leur préparation, perdent du
temps en cherchant d’autres
chemins de réussite. Ceux qui
ne sont pas tentés par ce genre
de pratique sont également
perturbés par la tension
générée autour d’eux».
Le ministère de l’Education
nationale dément formellement
ces informations en expliquant
qu’il s’agit de «faux sujets».
Il y a eu des vérifications
sur le terrain et le ministère
dément toutes les informations
circulant à propos de ces
prétendues fuites de sujets,
précise une source proche de
cette institution.
M. Meriane, coordinateur
national du Syndicat national
autonome des professeurs du
secondaire et du technique,
explique pour sa part que ces
pratiques révèlent un véritable
«trabendo de faux sujet». Il
s’est érigé en un véritable
créneau commercial, bien
qu’illégal. Pour cet enseignant,
«le souci de réussir sans fournir
d’effort et la généralisation
de ces pratiques dans la vie
quotidienne (commerce,
politique…) tendent à banaliser
l’acte de tricher. C’est toute
la société qui doit agir».
M. Meriane appelle le ministère
à rendre publics les résultats
des commissions d’enquête
installées lors des sessions des
examens précédents autour de
la triche.
F. Aït Khaldoun-Arab
Me BOURAYOU DÉNONCE LE
MAINTIEN DU GÉNÉRAL BENHADID
EN DÉTENTION PROVISOIRE
«Nous sommes
à la limite du déni
de justice»
D
éni de justice», «volonté d’humiliation» et «scandale»…
L’avocat Khaled Bourayou ne lésine pas sur les qualificatifs pour dénoncer le sort réservé au général à la retraite,
Hocine Benhadid, maintenu en détention provisoire depuis
octobre 2015. «Il n’y a aucune nouvelle. Nous sommes à la
limite du déni de justice. Un prévenu qui attend d’être jugé
depuis huit mois est une preuve supplémentaire de la situation
dans laquelle se trouve actuellement le système judiciaire
algérien», déplore l’avocat. Pour Khaled Bourayou, cette
affaire démontre, encore une fois, que «la justice est devenue
un instrument de répression à l’égard d’un homme qui a osé
prononcer quelques noms de décideurs dans ce pays et qui a
alerté sur le fonctionnement des institutions du pays». «On a
diabolisé cette affaire. C’est un scandale. La détention provisoire devient la condamnation d’un homme honnête qui a tout
donné pour ce pays et auquel on veut imposer un châtiment
pour avoir cité deux ou trois noms», déclare-t-il. Rappelant
que l’affaire n’a pas évolué d’un iota depuis l’arrestation du
général, dans la mesure où aucun témoin n’est entendu et
aucune preuve n’est confirmée, l’avocat estime également
que «la justice est devenue un centre d’humiliation». «Si la
justice reste dans cette situation, les droits fondamentaux des
citoyens, le droit d’expression et les droits des justiciables
particulièrement ne seront pas garantis», regrette-t-il, précisant que le contenu de la dernière Constitution, présentée
comme une avancée, «est un simple effet d’annonce». «Les
droits sont menacés. Le système judiciaire algérien s’en prend
aux innocents au lieu de poursuivre ceux qui ont dilapidé et
volé l’argent du peuple. Ce n’est pas un réquisitoire que je
fais, c’est une vérité», martèle-t-il. Pour rappel, les avocats
du général Hocine Benhadid avaient introduit une nouvelle
demande de liberté provisoire de leur client qui a été rejetée
par le juge d’instruction et la chambre d’accusation. Arrêté en
octobre 2015, tandis qu’il revenait d’un tribunal où il assistait
au procès de son fils, Hocine Benhadid a été accusé de «tentative de démoralisation de l’armée» suite à des déclarations
faites à la chaîne Radio M.
Madjid Makedhi
PUBLICITÉ
LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE AFFIRME
QU’IL N’Y A EU AUCUNE FUITE
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 3
L’ACTUALITÉ
UN CONSEIL DES MINISTRES S’EST TENU HIER
● La haute instance indépendante de surveillance des élections devrait
disposer «de l’autonomie administrative et financière et sera articulée autour
d’un président, d’un conseil plénier et d’un comité permanent de dix
membres élus par le conseil plénier, à parité entre magistrats et représentants
de la société civile».
D
e nouvelles règles pour régir le jeu électoral en Algérie. Accusé par les partis de
l’opposition d’avoir trituré les résultats
des différentes élections organisées jusque-là,
le pouvoir semble vouloir fournir de nouveaux
«gages de bonne volonté» : mettre en place un
mécanisme législatif permettant de rétablir l’acte
électoral. En effet, réuni hier à Alger, le Conseil
des ministres a examiné et approuvé deux
avant-projets de loi organique qui traduiront les
dispositions de la nouvelle Constitution, adoptée
en février dernier. Le premier est relatif à la mise
en place de la haute instance indépendante de
surveillance des élections. Prévue par l’article
194 de la Constitution, lit-on dans un communiqué du Conseil des ministres, cette instance
«sera composée de 410 membres». «La moitié
de ces membres seront des magistrats proposés
par le Conseil supérieur de la magistrature et
l’autre moitié des compétences indépendantes
issues de la société civile, représentant toutes les
wilayas et la communauté nationale à l’étranger,
ainsi que tous les acteurs de la société civile»,
précise la même source. Mais les membres de
cette instance, comme le stipule la Constitution,
seront nommés par le président de la République.
«Le président de la haute instance sera choisi
à l’issue de consultations avec les partis politiques», ajoute le communiqué. Selon ce texte,
cette haute instance disposera «de l’autonomie
administrative et financière et sera articulée
autour d’un président, d’un conseil plénier et
d’un comité permanent de dix membres élus par
le conseil plénier, à parité entre magistrats et
représentants de la société civile». En période
électorale, l’instance déploiera des permanences
au niveau des wilayas et des circonscriptions
électorales à l’étranger.
LOIN DES ATTENTES DE L’OPPOSITION
Cette nouvelle instance ne diffère pas, visiblement, de toutes les commissions de surveillance
des élections que les autorités installent à la veille
des scrutins. A quelques détails près, cette instance est dotée des mêmes prérogatives. Elle devra veiller, selon ce texte, à la régularité de toutes
les opérations liées notamment à la révision des
listes électorales, au dépôt des candidatures, à
la remise des listes électorales aux candidats, à
une répartition équitable des moyens de campagne, ainsi qu’au déroulement de cette dernière
conformément à la loi. Durant le scrutin, elle sera
notamment chargée de garantir aux candidats leur
droit d’assister au vote, de veiller à la disponibilité des bulletins de vote et au respect de leur ordre
de classement, de veiller au respect des horaires
d’ouverture et de clôture des bureaux de vote.
Ayant déjà rejeté cette proposition du pouvoir, les
partis de l’opposition réunis au sein de l’ISCO
exigent la mise en place d’une instance indépendante d’organisation des élections qui remplacera
le ministère de l’Intérieur. Selon l’opposition, elle
prendra en charge toute l’opération, à commencer
par l’assainissement du fichier électoral national qui «contient un surplus de plusieurs millions d’électeurs». Mais le pouvoir refuse cette
demande et le président Bouteflika, qui a présidé
la réunion de Conseil des ministres, a appelé le
Parlement à statuer «sans délai sur ce projet»
pour que cette haute instance soit «opérationnelle
à l’occasion des législatives de 2017».
NOUVELLE RÉVISION DE LA LOI ÉLECTORALE
Le second texte adopté par le Conseil des
ministres est celui relatif au régime électoral qui
intervient, selon le même communiqué, pour
«améliorer le régime électoral adopté en 2012».
«A ce titre, l’avant-projet prévoit notamment de
garantir la mise à disposition des listes électorales au profit des candidats et des partis politiques concernés ainsi que de la haute instance
indépendante de surveillance des élections»,
indique la même source. Le texte réinstaure
l’obligation de la collecte des parrainages pour
les candidatures indépendantes et pour celles des
partis n’ayant pas atteint les 5% des suffrages
lors du précédent scrutin. Le texte propose également de «codifier la répartition des sièges dans
le cas où aucune liste n’aurait obtenu le seuil
minima de voix fixé lors des élections législatives et locales». De plus, le projet énonce «des
dispositions en vue d’astreindre les candidats au
respect de leur programme durant la campagne
électorale et de prévenir le nomadisme politique
parmi les députés et les membres du Conseil de la
nation».
Madjid Makedhi
REMPLACÉ PAR LE PDG DE LA BEA
À LA TÊTE DE LA BANQUE D’ALGÉRIE
MOHAMED LAKSACI LIMOGÉ
L
e gouverneur de la Banque
d’Algérie (BA), Mohamed
Laksaci, est démis de ses fonctions. La décision a été prise à
l’issue de la réunion du Conseil
des ministres, tenue hier sous
la présidence du chef de l’Etat,
Abdelaziz Bouteflika. Le
désormais ex-gouverneur de la
BA est remplacé, selon des sources
sûres, par Mohamed Loukal,
qui occupait le poste de PDG de
la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Le
limogeage de Mohamed Laksaci, rappelons-le,
avait été annoncé par certains sites d’information il y a quelques semaines déjà. A l’occasion
de la présentation, en avril dernier, du rapport
de conjoncture de la Banque d’Algérie à l’APN,
Mohamed Laksaci avait été victime d’un véritable lynchage de la
part des députés. Ce sont notamment les élus FLN qui se sont
acharnés contre lui en lui imputant
la responsabilité de l’échec économique du pays et de la dévaluation
de la monnaie nationale, le dinar.
Amar Saadani leur a emboité le
pas en qualifiant Laksaci de «l’une
des catastrophes de l’économie
nationale». Dans l’une de ses
multiples élucubrations, Amar Saadani accuse
également Mohamed Laksaci d’avoir «trahi la
confiance du chef de l’Etat». Mais selon certaines sources, le départ de Laksaci «n’a aucun
rapport avec la diatribe du FLN» ; il serait dû à
«des ennuis de santé».
M. M.
BOUTEFLIKA VEUT
UN «NOUVEAU MODÈLE
ÉCONOMIQUE»
● Le «nouveau modèle économique» sera discuté lors de la tripartite
qui se tiendra le 5 juin à Alger.
A
près des mois d’absence,
Abdelaziz Bouteflika a
présidé, hier, un Conseil
des ministres consacré à
certains textes d’application
des instances qui ont découlé
de la nouvelle révision
constitutionnelle. Mais comme
l’urgence du moment est plutôt
à chercher dans le secteur
économique et social, le chef
de l’Etat a évoqué, comme l’a
fait le Premier ministre avant
lui, la «nécessité de fonder un
nouveau modèle économique».
Selon le communiqué du
Conseil des ministres, le chef
de l’Etat a salué la prochaine
réunion de la tripartite,
appelant les participants
à ces assises «à concrétiser
leur engagement contracté
en 2014 par l’adoption du
Pacte économique et social
en s’engageant ensemble pour
l’application du nouveau
modèle économique destiné
à dynamiser la croissance
et l’investissement hors
hydrocarbures, tout en
préservant la cohésion sociale
de notre nation, dans le cadre
de la justice sociale et de l’Etat
de droit». Ce «nouveau modèle
économique» sera discuté lors
de la réunion tripartite qui se
tiendra le 5 juin prochain à
Alger.
Ce Conseil des ministres a
permis, également, de jeter
les bases du nouveau Conseil
national des droits de l’homme.
Le nouveau texte définit la
composition de ce Conseil
«où siégeront notamment des
représentants désignés par le
président de la République,
des représentants des deux
Chambres du Parlement, des
représentants d’associations
chargées des droits de
l’homme, de la femme, de
l’enfant et des personnes
handicapées, ainsi que des
représentants des syndicats
dont ceux des avocats et des
journalistes», indique le
communiqué du Conseil des
ministres.
Un organisme qui signifie,
selon Abdelaziz Bouteflika,
l’«attachement profond de
notre pays au respect des droits
de l’homme, lesquels furent
partie indissociable du combat
de notre peuple pour la liberté
et la justice».
«Ce sont là des acquis majeurs
dont le Conseil national des
droits de l’homme sera un
gardien vigilant, tout comme
j’espère, qu’il en sera le témoin
impartial auprès des instances
régionales et internationales
des droits de l’homme»,
a conclu le président de la
République.
Ce Conseil national des droits
de l’homme remplacera
la Commission nationale
consultative de promotion
et protection des droits
de l’homme. Les autres
dispositions, contenues dans
la révision constitutionnelle
de février dernier, ne figurent
pas dans le menu du Conseil
des ministres d’hier. C’est le
cas de l’académie de langue
amazighe, celle de la langue
arabe et le conseil supérieur de
la jeunesse.
Ali Boukhlef
PUBLICITÉ
Des gages
de «transparence»
des élections
El Watan
W
- Mercredi 1 er juin 2016 - 4
R E P O R TA G E
AVEC LES SINISTRÉS DE
MÉDÉA :
nous donne pas des chalets comme
ils l’ont fait pour Boumerdès ? Nous
sommes aux portes du Ramadhan,
khafou rabbi ! Il nous faut des chalets
avant le Ramadhan !» fulmine Ali,
enseignant dans un CEM. Ali habite
une cité à Rezgui Abdallah ; il estime
que les petits immeubles de Mihoub,
même les plus récents, n’offrent plus
la moindre garantie. «Nous avons
essayé de restaurer nos appartements
après chaque séisme. Nous avons
même mis la main à la poche pour
rafistoler nos maisons. Et à chaque
secousse, ça rechute. Le replâtrage
ne sert à rien. Il faut impérativement
des chalets en attendant une solution
durable. Après le séisme du 10 avril,
nous avons passé plusieurs nuits dans
la rue puis nous avons regagné nos
foyers. Cette fois-ci, il n’en est pas
question. Nous sommes en danger
de mort.»
Mih b (wilaya de Médéa)
Mihoub
De notre envoyé spécial
D
epuis dimanche et le
violent séisme qui a
secoué la région de
Mihoub, dans la wilaya
de Médéa, dont l’épicentre a été localisé à seulement 10
kilomètres du chef-lieu de la commune, Ayache Rezgani ne dort plus.
Ou si peu. A la belle étoile. Lui qui
a passé 14 ans à traîner son barda de
chaumière en chaumière, des masures
en «toub» et en «trab» marquées
du sceau de la fragilité, il a pu enfin
goûter au confort d’un vrai logement
en dur dans une cité flambant neuve,
rue Boudjemaâ Ahmed. Ses habitants
l’appellent communément «cité des
22 Logements» comme le nombre
de ses heureux locataires. C’est l’une
des nouvelles cités de Mihoub, commune de quelque 16 000 âmes (12
191 au RGPH 2008), située à environ
110 km à l’est de Médéa et à une centaine de kilomètres au sud d’Alger.
Pour y accéder, nous quittons la RN8
après avoir dépassé Tablat, avant de
bifurquer à gauche pour emprunter
une route de montagne boisée, sertie
d’une belle forêt de pins, qui mène
jusqu’à Aïn Bessem. La petite localité émerge à environ 25 km à l’est
de Tablat, à 10 km de la daïra d’El
Azizia. D’emblée, Mihoub apparaît
comme assez enclavée, flanquée sur
une crête dominant plaines et valons
boursouflés. Erigé sur un terrain
escarpé et rugueux où il est difficile
de prendre pied, le petit bourg de naguère s’étend à vue d’œil, à en juger
par le nombre croissant de nouveaux
bâtiments qui barrent le paysage,
dont des cités encore en chantier, un
grand lycée (sérieusement touché
par le séisme), un centre de santé tout
neuf, une bibliothèque communale
(sensiblement affectée elle aussi), et
qui s’agglomèrent d’une façon chaotique en essayant tant bien que mal de
faire bon ménage avec les anciennes
construction rurales. La cité des 22
Logements participe donc de cette
nouvelle dynamique urbaine.
LOGEMENTS SOCIAUX FISSURÉS
ET JOIE DE COURTE DURÉE
Et pour revenir à Ayache, il nous
explique d’emblée qu’il était fraîchement installé avec sa famille dans la
cité, quand la secousse (de magnitude
5,3) de dimanche dernier est venue
les en chasser. Le logement social en
question a été attribué en réalité à son
père, un vieux paysan qui aura attendu toute sa vie pour voir la lumière.
Et comme la nature a ses raisons que
la raison ignore, trois mois à peine
après réception du précieux sésame,
la terre a tremblé avec fracas et la
cité immaculée a cédé la place à un
ensemble immobilier éventré de partout. «Ma frahnache biha» (notre joie
a été de courte durée), soupire Ayache
en nous faisant visiter le petit F3 situé
au rez-de-chaussée d’un bâtiment de
quatre étages, déserté par ses occupants. «Mon père a failli y passer :
une partie du plafond s’est effondrée
et il a reçu un bloc de parpaing sur la
jambe», raconte notre hôte. Aucune
des pièces n’a été épargnée par les
grosses fissures qui lézardent les
murs de cloisonnement, et à travers
lesquelles ont peu facilement voir
de l’autre côté. Un tas de débris s’est
formé au milieu d’un patio, témoignant de la violence du choc. «Nous
vivons à quatre dans cet appartement : ma mère, mon père, ma sœur
et moi. Depuis le séisme, personne
ne dort ici. On s’est aménagé un
petit abri pas loin d’ici. Je vais vous
y conduire.» Chemin faisant, le jeune
homme de 25 ans, les traits tirés,
explique qu’il est le seul soutien de sa
famille. Ayache est «zoufri» comme
il dit, un ouvrier agricole. «Je suis
journalier. Le travail ici est très aléatoire. Et mon père est très fatigué. Il
touche à peine une petite allocation
de 3000 DA, du coup, c’est moi qui
prend en charge la famille.» A environ 200 m de la cité se dresse un abri
de fortune érigé au bord d’une piste,
entre deux arbres, à base de couvertures en laine et un tapis en fibre synthétique. Le refuge ainsi improvisé,
et qui est à ciel ouvert, est réservé
aux femmes de la famille, tandis que
le père qui souffre de contusions est
alité sur une mince couche à l’ombre
d’un bosquet. Le vieux paysan doit
s’appuyer sur une béquille. «Ma mère
lui a juste passé de l’huile d’olive sur
la jambe», confie Ayache. Notre ami
se montre étrangement serein malgré
cette cascade de calamités. «Je me
contente de ce qu’on me donne. Li
jat marhba. J’ai longtemps végété
dans des gourbis, je ne vais pas faire
la fine bouche. Tout ce que je veux,
c’est retrouver mon foyer.» Comme
les autres locataires de la cité, Ayache
déplore la qualité du nouveau bâti
qu’il qualifie de «maghchouche»
(corrompu) en espérant que les opérations de «tarmim», de restauration,
débutent au plus vite.
D’ailleurs, voici une équipe de l’OPGI de Médéa répartie sur plusieurs
pick-up Volkswagen rutilants, qui
fait la ronde de son parc logements.
Manifestement, l’équipe technique
A quelques jours du début du
Ramadhan, les familles sinistrées de
Mihoub attendent un abri décent de la
part des autorités
PHOTOS : M. SALIM
procède aux premières évaluations
des dégâts au niveau des sites touchés
par le séisme. Yamina Salhi, autre
sinistrée, est, elle aussi, bénéficiaire
d’un logement social situé à la cité
des 60 Logements, qu’elle ne peut
plus occuper. «Mon logement est tout
fêlé. Je ne peux plus y habiter. Avant,
je vivais dans une baraque délabrée.
J’ai bénéficié de ce logement il y a
seulement trois ans. Finalement, je
n’en ai pas profité. Mektoub. Maintenant, je ne sais plus quoi faire.
Nous avons peur. Je n’ai ni père, ni
frère, ni mari, ni personne. Je n’ai
qu’une seule fille, elle est en classe
de terminale. Elle passe son bac à El
Azizia. Elle est moralement abattue.
RÉPLIQUE
DE 4,5 DEGRÉS
Une réplique de magnitude
4,5 sur l'échelle ouverte de
Richter a été enregistrée, hier
à 18h35, dans la localité de
Mihoub, wilaya de Médéa,
indique le Centre de recherche
en astronomie astrophysique
et géophysique (Craag) dans
un communiqué. L'épicentre
de cette réplique a été localisé
à 4 km au nord de Mihoub, a-ton précisé.
La wilaya de Médéa a été
frappée par un séisme de
magnitude 5,3 degrés sur
l'échelle de Richter dans la
nuit de samedi à dimanche
dernier.
(APS)
Comment voulez-vous passer le bac
dans de telles conditions ? Au moins
qu’on nous donne une tente. On n’a
pas où aller. Tous les locataires de
ma cité sont dehors. Aidez-nous s’il
vous plaît !»
«IL NOUS FAUT DES CHALETS
AVANT LE RAMADHAN»
Un climat quasi insurrectionnel règne
aux abords de l’APC où des dizaines
de sinistrés de Mihoub et des mechtas
voisines sont venus exiger d’être
pris en charge. D’autres groupes
ont occupé la route pour obliger les
autorités à écouter leurs doléances.
«Nous ne sommes pas des casseurs,
nous voulons simplement qu’on nous
vienne en aide. Contrairement à ce
que disent certains journaux, nous
avons protesté dans le calme, et
même les gendarmes étaient de notre
côté», témoigne l’un des participants
à ce mouvement social. Tout autour
de l’enceinte municipale, plusieurs
4x4 de la Gendarmerie nationale sont
mobilisés à grand renfort. Egalement
des ambulances de la Protection
civile ainsi qu’une autre à l’enseigne
de l’établissement public de santé de
proximité de Beni Slimane pour porter assistance aux personnes en détresse. La foule massée sur la place
attenante à la mairie est telle qu’il
est difficile de se frayer un passage
jusqu’aux bureaux des élus locaux. Il
nous fut d’ailleurs impossible de toucher le maire ou l’un des vice présidents pour avoir le son de cloche des
responsables locaux. Au demeurant,
ils étaient tous accaparés par une réunion marathonienne avec les cadres
de la wilaya. «Le problème ne date
pas d’aujourd’hui. Depuis le séisme
du 10 avril, nous sommes livrés à
nous-mêmes. Après le dernier séisme,
la situation est devenue intenable.
Je passe la nuit dehors avec mes enfants. Qu’est-ce qu’ils attendent pour
agir ? On nous a promis des tentes
mais ce n’est pas du tout adapté pour
une zone pareille. A la première bourrasque, ça s’envolera. Pourquoi on ne
«ON VEUT JUSTE UNE
GUITOUNE !»
Rachid, 46 ans, ouvrier agricole
comme Ayache, habite à Oued Khemis, un village situé à proximité du
chef-lieu de la commune. Rachid a le
cœur gros et ne mâche pas ses mots.
«Nous sommes entassés à 14 dans
un taudis. Tout est enseveli sous
terre : les matelas, la télé, la semoule,
les ustensiles, nos effets personnels,
tout !» peste-t-il. «Maintenant, on
n’a plus rien. Moi, je peux passer
la nuit dehors, et l’enfant, le bébé
qui vient de naître, il peut dormir
dehors ? Ça fait trois jours qu’on est
à la rue. Qu’est-ce que je vais faire ?
Vivre avec ma famille au milieu de la
forêt ? C’est honteux ! Où est l’Etat ?
Où sont les tentes promises ? On ne
les a toujours pas vues ! On veut des
tentes en urgence pour abriter nos
familles dans des conditions dignes.
Vous trouvez normal qu’un père de
famille passe la nuit dans la nature
avec ses filles ? Les gens ne trouvent
rien à manger, ils crèvent de faim
et ça n’émeut personne ! Cela fait
50 jours (depuis avril, ndlr) que la
terre tremble et personne ne bouge.
Les autorités n’en ont cure de notre
situation. Tu n’as aucun droit ici.
Tu ouvres ta gueule, on te ramène la
gendarmerie. Je suis prêt à me faire
enchaîner et les suivre à Reggane
s’il le faut ! Je veux vivre en homme
digne. H’na bled hogra ! On n’a pas
de logement, pas d’aide à l’habitat
rural, walou ! Même le couffin de Ramadhan, on l’a chipé au zawali ! On
veut juste une guitoune pour cacher
notre misère. Est-ce trop leur demander ? Ce peuple a voté pour toi, alors
sors et parle-lui !» D’autres voix
s’élèvent pour crier à l’unisson : «Mihoub rahi m’hamcha. Nous sommes
marginalisés !» ; «Mihoub est le parent pauvre de la wilaya de Médéa» ;
«Mihoub mankouba à 100% : nous
n’avons ni eau, ni éclairage public, ni
trottoirs, ni aménagement ni rien !» A
ce propos, d’aucuns nous ont signalé
cette anomalie criarde : un barrage
gorgé d’eau à un jet de pierre d’ici, en
l’occurrence le Koudiet Acerdoune,
et des robinets secs à longueur d’année. «Nous avons l’eau une fois tous
les 20 jours, voire une fois par mois
alors que le barrage alimente toutes
les wilayas voisines, jusqu’à M’sila»,
s’indigne Ali.
●●●
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 5
R E P O R TA G E
DE LA COMMUNE DE MIHOUB
TERREUR SISMIQUE
●●●
Il importe de souligner, en évoquant cet ouvrage
hydraulique, qu’une bonne partie de l’opinion
locale est persuadée que ce cauchemar sismique
à répétition que subit Mihoub n’a qu’une seule
source et une seule explication : le barrage
de Koudiet Acerdoune. «Nous lançons un
appel aux autorités pour faire une véritable
expertise et voir dans quelle mesure la mise
en marche de ce barrage a fragilisé le sol dans
la région», réclament plusieurs citoyens qui
nous ont interpellé à ce sujet. «Au moins qu’on
soit fixés définitivement : si le barrage est la
source de cette activité sismique, qu’on décrète
cette région inhabitable et qu’on nous mette
ailleurs !»
HARCÈLEMENT TELLURIQUE
Au-delà des dégâts du séisme du 29 mai, ce
qui inquiète par-dessus tout la population de
Mihoub et des autres communes de la région,
c’est la persistance des secousses. «J’ai 66 ans,
j’ai vécu pas mal de séismes, jamais je n’ai
connu des séismes à répétition comme cette fois.
Nous avons en moyenne 7 fortes répliques le
jour et 5 à 6 la nuit», témoigne Khaled Yaiche,
un habitant d’un hameau appelé Ouled El
Aoufi, dont la demeure est striée de nombreuses
fissures. «Eddar wellat fiha eroâ’b» (la maison
est devenue effrayante) martèle-t-il. «On se dit
toujours : peut-être que la prochaine fois je n’en
sortirais pas vivant. Toutes les demi-heures,
ça bouge. C’est cette répétition qui trouble
notre quiétude.» Au moment même où nous
faisions la tournée des quartiers de Mihoub,
nous avons été témoins de deux fortes répliques
accompagnées d’un bruit sourd. «C’est une
activité tout à fait normale : quand il y a une
secousse principale, elle est toujours suivie
de répliques», tempère un cadre du Craag
rencontré fortuitement sur place, en compagnie
d’une équipe venue installer un sismographe
dans le lycée de Mihoub. L’appareil de détection,
alimenté par un panneau photovoltaïque, a sans
doute pour but d’affiner l’observation de
l’activité sismique dans la région, surtout que
la majorité des derniers séismes relevés dans
la wilaya de Médéa avaient pour épicentre
le périmètre de la commune de Mihoub. Au
moment où l’équipe du Craag s’employait à
«planter» son sismographe, une réplique s’est
produite, aux coups de 13h10.
Vécu d’aussi près, le grondement tellurique
est terrifiant. «Je t’avais dit qu’il était de 3 et
quelque», lance un ingénieur à son collègue,
avant de lâcher : «Nous avons l’habitude…»
Confirmation : la réplique, d’une magnitude
de 3,5 a été relevée par le Craag à 13h08,
rapporte l’APS. Son épicentre a été localisé à 4
km au sud-ouest de Mihoub. Ce «harcèlement
tellurique» fait que la population est fortement
éprouvée. A en juger par le grondement sourd
que nous avons entendu, il n’est pas aisé de
vivre avec de telles frayeurs tous les jours. Et
la peur se trouve amplifiée dans le froid et le
noir des nuits sismiques. «Psychologiquement,
nos enfants sont à bout», se plaint un père
désemparé. Une situation qui a poussé un
nombre croissant d’habitants à délaisser
progressivement leur domicile pour des gîtes de
secours. Cela a commencé peu après le séisme
du 10 avril. «Cela fait presque deux mois qu’on
ne dort plus chez nous», témoigne Kamel,
commerçant de son état, résidant d’un quartier
délabré.
A l’arrière d’un véhicule utilitaire Hilux, deux
de ses filles ont installé un matelas et une
couverture, essayant de s’offrir une petite sieste,
histoire de compenser les nuits épuisantes des
«veilles antisismiques». La plus jeune, en classe
de terminale lettres, qui devait passer le bac
cette année, a dû jeter l’éponge la mort dans
l’âme. «J’ai abandonné, ce n’était plus possible
de préparer le bac dans ces conditions, c’est
dommage !» dit-elle avec tristesse.
Les voisins de Kamel ont disposé chacun une
tente de camping, des tapis, des couvertures,
pour s’aménager un abri sûr à quelques mètres
de leur domicile.
Il faut dire que même quand les fissures ne sont
pas très graves, les gens préfèrent la prudence.
«A la limite, moi, je peux réintégrer mon foyer.
Mais tu n’as pas le droit de mettre la vie de ton
enfant en danger», glisse, ému, un sinistré.
Mustapha Benfodil
UNE DOUBLE ÉPREUVE POUR LES CANDIDATS SINISTRÉS
BAC SOUS LES SECOUSSES ET LYCÉE DÉVASTÉ
P
armi les édifices les plus touchés à Mihoub, le lycée Belgherbi Saïd, l’unique
établissement d’enseignement secondaire de la commune. Inauguré il y a trois ans,
le lycée compte 661 élèves issus principalement des circonscriptions de Mihoub et de
Maghraoua, selon le directeur de l’établissement, Ahmed Hamdaoui. 282 élèves dudit
lycée sont candidats au bac. «Ils ont été répartis
sur deux centres d’examen à El Azizia», indique
M. Hamdaoui. Les candidats sinistrés sont ainsi
contraints de réviser sous des abris de fortune.
Ils subissent à ce titre une double épreuve : celle
du bac et celle du séisme. Certains ont dû jeter
l’éponge tant les conditions sont surréalistes.
«Il aurait fallu tenir compte des circonstances
exceptionnelles dans lesquelles se déroulent les
épreuves pour leur offrir une seconde chance»,
plaide un enseignant.
Il n’y a pas que le dernier séisme qui a compromis leurs chances. Tout le troisième trimestre a
été pour eux un véritable calvaire vu l’état du
lycée. Outre les effets du tremblement de terre
du 29 mai, il faut savoir que l’établissement a
subi des dégâts très lourds provoqués par les
secousses antérieures, tout particulièrement le
séisme du 10 avril 2016, de magnitude 5, qui
avait frappé la région. «Le lycée a dû être fermé
après le séisme d’avril dernier. Le principal
bloc pédagogique a subi des dommages importants», indique le directeur.
Même si rien n’a été épargné pour assurer aux
élèves la continuité des cours, la préparation du
baccalauréat dans ces conditions s’avérait difficile. «Autant dire que tout le troisième trimestre
a été sacrifié alors que c’est le plus important»,
fait remarquer un professeur, lui-même sinistré.
M. Hamdaoui n’a de cesse d’inspecter les lieux.
Il n’a pas un moment de répit. Le directeur du
lycée nous fait une visite guidée dans les locaux
de l’établissement dévasté.
Un énorme trou est visible d’emblée dans la
façade d’une nouvelle bâtisse réceptionnée
le 1er mars dernier, qui comprend un dortoir
de 300 lits et un réfectoire. «Nous avons à
peine organisé une réception dans le nouveau
réfectoire, le 24 mai, à l’occasion de la fin de
l’année et le voilà déjà hors service», soupire
notre guide. Le bloc pédagogique principal qui
compte 9 classes, a été fortement secoué, à telle
enseigne qu’aucun mur, aucune salle de cours
ne sont épargnés par les fissures.
Des blocs, des briques et des gravats jonchent
les couloirs.
Les tables et les chaises sont empilées à l’exté-
tentes ? On voit bien dans quelles conditions
vivent les gens.» Et de plaider : «La population,
ici, a besoin d’assistance, il faut lui venir en
aide, la soutenir. Les gens sont en détresse, il
leur faut de l’assistance psychologique.» A
moins que… Avec beaucoup d’esprit, Ahmed
Hamdaoui convoque ces mots de Staline :
«La mort d’un homme, c’est une tragédie ; la
disparition de millions de gens, ce n’est qu’une
statistique.» «A moins que nous ne soyons pour
eux qu’une statistique», reprend Si Ahmed.
«Si on n’est pas une statistique et qu’on a pris
réellement la mesure du désastre, alors, qu’on
montre au moins un peu d’égards pour ces
gens. Ils ont droit à la vie !»
M.B.
Une des classes du lycée
Belgherbi Saïd dévasté par les
séismes du 10 avril et du 29 mai
rieur. Sur la porte de certaines classes est tracé
au rouge le signe «X» synonyme de danger.
LA DERNIÈRE LEÇON D’ANGLAIS…
Détail émouvant : sur le tableau d’une classe,
un exercice d’anglais daté du… 10 avril justement. «Rewrite the sentences using so that»,
peut-on lire sur le tableau. C’était le dernier
cours d’anglais abrité par cette salle avant le
cataclysme. Sur le mur d’une autre classe, ce
slogan enthousiaste : «Yes we can, bac 2016».
Un autre écriteau surplombant le tableau est
tout aussi euphorique : «Bac 2016, on va réussir Inch’Allah». Des rêves que l’on n’espère
pas voir brisés même si le décor est triste. «Ils
auront l’occasion de repasser le bac et de réaliser leurs rêves, ce qui compte avant tout, c’est
la vie», relativise le sémillant directeur dans un
sourire pédagogique et tellement humain.
Outre le lycée, un bâtiment abritant des logements de fonction (dont celui de M. Hamdaoui)
est sévèrement touché. Il est décrété inhabitable. «Nous aussi on vibre de peur. Je loge à
présent dans la vieille chaumière paternelle,
qui est elle-même touchée. Hier (dimanche), on
a passé la nuit à la belle étoile, sous une bâche
en plastique», confie M. Hamdaoui, avant de
lancer, retenant stoïquement son émotion :
«On a échappé au pire.» Mohamed Boukhit,
gardien du lycée, a bénéficié d’un logement
de fonction dans ce même petit immeuble.
Il nous fait visiter son appartement situé au
rez-de-chaussée : les dégâts sont, là encore,
innombrables. Et ce n’est pas tout : Mohamed
nous apprend qu’il vient d’être mis à la retraite.
«Je perds doublement mon logement : le séisme
l’a détruit et la mise à la retraite forcée m’en
a définitivement retiré le droit de jouissance.
Qu’est-ce que je vais devenir ? Où vais-je
habiter ? J’ai 57 ans, j’ai attendu d’avoir ce
logement pour me marier. Ma femme est chez
ses parents à Aïn Defla avec les enfants. Je ne
sais pas ce que je vais devenir ! » répète-t-il,
catastrophé. Le surveillant général Raki Saïd
s’écrie, de son côté, dans un élan d’indignation : «Où sont les responsables ? Est-ce que
nous sommes des Algériens comme tout le
monde ou bien des citoyens de deuxième classe
qu’on convoque juste pour les élections ? On
ne demande pas l’aumône. Si on est citoyens
comme les autres, choufou fina, donnez-nous
juste un peu de considération.»
«SOMMES-NOUS UNE SIMPLE
STATISTIQUE ?»
M. Hamdaoui regrette que l’on soit chiche
de gestes de solidarité envers Médéa et ses
chaumières montagneuses lourdement éprouvées tantôt par le terrorisme, tantôt par la
misère ordinaire et maintenant par les assauts
telluriques. «L’Algérie a exprimé des gestes
de solidarité même vis-à-vis de l’extérieur, du
Soudan à l’Asie, serait-elle avare de générosité envers ces tréfonds oubliés ?» s’interroget-il. «Le geste solidaire ne doit pas être calculé.
Pourquoi rechigne-t-on à distribuer de simples
Décès
C’est avec une immense tristesse
que la famille Berkouk fait part
du décès, à l’âge de 53 ans, de son
fils
Kamel Berkouk
survenu vendredi 28 mai en
France. La levée du corps se fera
demain, jeudi 2 juin, à partir du
domicile familial à Birkhadem.
L’enterrement est prévu le même
jour au cimetière de Ben Omar, à
Kouba.
«A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons.»
Condoléances
Le directeur et l’ensemble du
personnel d’El Watan, touchés
par le décès du frère de leur
collègue Safia Berkouk,
présentent leurs sincères
condoléances à sa famille et
l’assurent de leur profonde
sympathie en cette douloureuse
circonstance.
Que Dieu Tout-Puissant accueille
le défunt en Son Vaste Paradis.
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 6
L’ACTUALITÉ
DROITS DES ENFANTS EN ALGÉRIE
Le mariage précoce toujours d’actualité
● Marie-t-on les enfants en Algérie ? Bon nombre de nos concitoyens répondent par la négative. Certains disent que c’est une tradition
révolue et fait partie du passé. Pourtant, le phénomène existe toujours. Dans différentes régions du pays, des jeunes filles, considérées comme
mineures vis-à-vis de la loi, sont condamnées à affronter toutes les responsabilités du mariage.
L
société est l’obtention de cette dérogation de
mariage en cas de mineure enceinte, cette
porte laissée ouverte par le législateur peut
éventuellement faire place à des abus, ajoutet-elle. Il serait intéressant d’avoir les chiffres
relatifs à ces autorisations de mariage relevés
auprès des institutions de la justice. Les chiffres
de la MICS4 restent peu fiables étant donné
qu’ils ne concernent qu’un échantillon de foyers
et datent de 2012-2013. L’obtention des chiffres
de la justice nous aiderait à mieux mesurer
l’ampleur, ou le contraire, de ce phénomène en
Algérie.» Pour Mme Sebaa, il suffit, dans certains
cas, qu’un père ait des problèmes avec sa fille,
de fugues ou de frivolité à titre d’exemple,
pour qu’il décide de la marier et aille voir un
juge des mineurs. L’obtention de l’approbation
de ce dernier est assez facile, si ce père use
d’arguments conservateurs.
l’âge de 18 ans et n’a toléré aucune exception.
Le législateur doit combler ce vide juridique non
seulement par la définition de l’âge minimum
de la tolérance d’un mariage pour une mineure
UN TABOU BRISÉ
mais aussi les conditions qui autorisent ce type
d’union.» Pour cette militante des droits des
«Le fait d’en parler et d’en faire une cause pour
femmes et des enfants, il est impossible de parler
une majorité des pays, notamment africains, est
de mariage de mineure sans aborder le sujet des
un grand pas vers la protection de ces jeunes
mariages forcés. Une petite fille de moins de
filles qu’on prend pour épouse avant même
14 ans jusqu’à 17 ans et même au-delà de cet
qu’elles soient capables d’en assumer les
âge ne peut manifester son refus du mariage
responsabilités, déclare Fatima-Zohra Sebaa,
devant l’officier de l’état civil ou le juge, dans
présidente du Conseil national famille-femme
certains cas, alors qu’elle est entourée des
et rapporteur spécial auprès de l’Union africaine
membres de sa famille et de son futur époux.
sur le mariage des enfants. L’Algérie enregistre
Même dans le cas contraire, le consentement
certes des taux nettement plus faibles par
de cette petite fille est loin d’être raisonné étant
rapport à celui de ses voisins d’Afrique du Nord,
donné qu’elle n’est pas assez mûre pour prendre
tels que le Maroc et l’Egypte, qui enregistrent
une telle décision décisive. «En collaboration
un taux de mariage des mineures s’élevant à
avec le Ciddef, nous sommes en train d’étudier
16% et 17%, et encore plus de celui des pays de
la possibilité de faire accompagner le juge des
l’Afrique centrale et subsaharienne, où les taux
AMENDER
LES
TEXTES
DE
LOI
mineurs par un psychologue ou une assistante
vont au-delà des 70%. Mais cela ne veut pas dire
que le phénomène n’existe pas ou qu’il ne soit Que ce soit pour le Ciddef ou pour la présidente sociale afin de pouvoir reconnaître réellement
pas alarmant.» Pour cette psychologue, la loi du Conseil national famille-femme, la révision le degré de consentement de ses filles, parce
algérienne n’est pas différente de celle des pays de cet article est une obligation, voire une que ce sont elles qu’on force le plus. L’Algérie
voisins. Elle revient sur l’article 7 du code de la urgence. «Le législateur n’a pas précisé l’âge a déjà d’énormes atouts en place qui l’ont
famille qui valide la capacité du mariage à l’âge en dessous duquel un mariage de mineure n’est aidée à avoir le taux le plus faible en Afrique en
de 19 ans pour l’homme et la femme mais ouvre pas approuvé. Ce qui laisse entendre qu’une matière de mariage des mineurs, essentiellement
une grande porte au juge qui peut, selon son petite fille de 12 ou 13 ans peut très bien être la gratuité de la scolarisation. Aujourd’hui,
appréciation, accorder une dispense d’âge pour mariée, si le juge en décide ainsi, explique Mme elle doit impérativement doubler ses efforts et
une raison d’intérêt ou dans un cas de nécessité, Sebaa. Certains pays africains l’ont bien défini combler les vides juridiques pour arriver à un
lorsque l’aptitude au mariage des deux parties et le fixe à l’âge de 16 ans. Cela veut dire qu’une taux de 0% de mariage des mineurs et mettre
est établie. Il accorde aussi au conjoint mineur petite fille de 15 ans ne peut en aucun cas être le holà à toutes sortes d’abus», abonde notre
la capacité de poursuivre en justice quant aux prise pour épouse. Il n’y a que le législateur interlocutrice qui ne cache pas son inquiétude
droits et obligations résultant du contrat du tchadien qui a eu le courage de fermer toutes quant au boom probable que pourrait avoir ce
mariage. «Même si le plus connu dans notre les portes au mariage des mineurs en le fixant à phénomène, si les courants «conservateurs»
prendraient les rênes du pays. Même si certains
pensent que le taux de 2% est insignifiant
et demeure infime pour qualifier le mariage
ENQUÊTE SUR LE TABAGISME EN MILIEU MÉDICAL
précoce de phénomène, savoir que 47 000 filles
ont été mariées avant 19 ans donne tout de même
des frissons. Cette crainte s’accentue avec la
prise en considération que ces jeunes filles,
ôpitaux sans tabac», initiative pourtant bien consacrée par la loi fument. La majorité des fumeurs des parents.
désormais responsables de la gestion d’un foyer,
lancée en 2015 par le ministère qui tarde à être appliquée. L’enquête le font tous les jours (68%) et 32% Le tabac est donc qualifié par ces sont directement orientées vers la grossesse et
de la Santé, de la Population et de réalisée chez les professionnels de fument de façon occasionnelle sur médecins de tranquillisant et un sti- l’éducation d’enfants de la même génération
la Réforme hospitalière dans le la santé dans 7 hôpitaux d’Alger les lieux de travail à savoir dans les mulant mais qui reste nuisible pour qu’elles.
Asma Bersali
cadre d’une charte, est ignorée. — CHU Mustapha, EPH Kouba, services médicaux, au bureau (6%), la santé. La majorité d’entre eux ont
La consommation de tabac par Bologhine, Rouiba, EHS Zemirli, 15% fument dans les toilettes, 79% l’intention d’arrêter de fumer pour
les professionnels de la santé sur CHU BEO, hôpital de Ben à l’extérieur du service. Pour les des raisons de santé.
Décès
leurs lieux de travail, voire dans Aknoun — et qui a touché 1023 femmes, 16% d’entre elles fument En conclusion la Forem relève que
Les familles Hadji, Atlili et
les services, demeure une réalité. médecins de différents statuts tous les jours, contre 84% qui le font cette enquête montre encore une
fois l’étendue de la consommation
L’initiative vise donc à interdire (professeurs résidents, assistants de occasionnellement.
Alioua ont la douleur de faire
aux professionnels de la santé, santé publique, maîtres assistants des Quant aux nombres de cigarettes de tabac en milieu médical. «Elle
part des décès de
qui doivent donner l’exemple, deux sexes). «Les médecins censés consommées, les fumeurs avouent appelle à des mesures urgentes
Abdelkader Hadji
de fumer ainsi qu’aux personnes donner des conseils de prévention fumer un paquet par jour pour les dans le cadre de la sensibilisation
venant pour des prestations de pour lutter contre ce fléau se deux sexes. L’enquête a également et la prévention. Elle exige en
et Om El Kheir Atlili
soins. Les résultats d’une enquête retrouvent eux-mêmes pris dans le montré que le tabagisme chez ces outre des mesures répressives, telles
survenus les 28 et 30 mai 2016 à
réalisée par la Fondation nationale piège du tabagisme», note la Forem personnes a commencé à la faculté l’interdiction absolue du tabac dans
Ouargla.
pour la promotion de la santé et qui révèle que sur un échantillon pour 80% des hommes contre 14% les établissements de santé mais
le développement de la recherche des 1023 médecins interrogés, 57% des femmes. Les raisons de cette également dans les universités et
L’inhumation a eu lieu au
(Forem) vient encore fois confirmer sont de sexe masculin et 43% de sexe consommation sont ??? pour la ma- les structures de l’éducation natiocimetière du Msallah
cet état de fait. L’interdiction de féminin. L’enquête a révélé que 47% jorité, 37% l’ont fait par curiosité, nale», a recommandé la Forem.
Les familles remercient toutes les
fumer dans les lieux publics est des hommes et 19% des femmes 4% pour le pose et 7% par imitation
Djamila Kourta
es chiffres recueillis par le ministère de la
Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière dans le cadre de la MICS4
— enquête par grappes à indicateurs multiples
réalisée par le ministère avec l’appui financier
et technique de l’Unicef et une contribution
financière du Fonds des Nations unies pour
la population (UNFPA) pour recueillir des
informations actualisées sur la situation des
enfants et des femmes — et ceux du Centre
d’information et de documentation sur les
droits de l’enfant et de la femme (Ciddef)
confirment cette donne. D’après cette MICS4,
l’unique étude sur les «mariages précoces»,
dont les résultats ont été dévoilés en 2015, 3,1%
des femmes âgées de 15 à 19 ans étaient déjà
mariées, soit 47 000 femmes, dont 1500 avant
l’âge de 15 ans. Ces femmes mariées de moins
de 19 ans sont, pour la plupart, issues du milieu
rural, peu aisées et résidant à l’ouest ou au sud
du pays. Près de 5% d’entre elles habitent au
Nord-Ouest algérien, 4,4% dans les HautsPlateaux ouest et 4,1% au Sud.
De son côté, le Ciddef n’a pas caché son
inquiétude quant à ces pratiques qui menacent
l’avenir moral et physique de toutes ces petites
filles. Lors d’une journée d’étude, organisée
dernièrement par ce centre, sa présidente maître
Nadia Aït Zai a annoncé la préparation d’un plaidoyer pour abolir un article dans le code pénal
autorisant les juges à donner des dérogations
de mariage de mineures, notamment enlevées
et/ou violées. S’appuyant sur des données collectées aux services de l’état civil, elle certifie
l’existence de ce type de mariage même dans la
capitale. A titre d’exemple, la commune de Baba
Hassen a inscrit 12 autorisations de juge en 2012,
5 en 2013, 3 en 2014, 4 en 2015 et 5 début 2016.
Les médecins, premiers consommateurs de tabac
H
LE HCA FORME 120 AGENTS DE LA CNAS
Tamazight dans les administrations
■ Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA)
et la Caisse nationale des assurances sociales
des travailleurs salariés (CNAS) ont organisé
lundi et mardi, au Centre familial de la CNAS de
Ben Aknoun (Alger), un symposium national
de formation et d’information au profit des
responsables et personnels des cellules d’accueil
et d’orientation relevant des 49 agences de la
CNAS. Placé sous le slogan «Tamazight, une
passerelle de communication», l’événement
intervient dans le contexte de l’officialisation
de tamazight. Dans son allocution d’ouverture,
Seif El Hak Chorafa, représentant du Premier
ministre, a rappelé la volonté politique du
gouvernement d’introduire la langue amazighe
et la consolider au sein de la société et des
institutions. Le directeur général de la CNAS,
Hassan Tidjani Heddam, a précisé que la
session de formation vise à se rapprocher des
assurés et les ayants droit qui s’expriment en
tamazight, et l’amélioration du service public.
Rappelant la réussite dans un autre contexte
de la session similaire organisée au profit de la
Caisse nationale des retraites (CNL) en 2015, le
secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad
indique que la «Constitution rehausse la place de
tamazight dans l’échiquier institutionnel national.
Elle vise l’ancrage de celle-ci sur le terrain de la
recherche, sa promotion et son rayonnement
sur l’ensemble du territoire national». Il a
rappelé «que les institutions gouvernementales
prennent l’initiative pour rattraper le retard lié à
la promotion de tamazight et rendre plus concret
son usage quotidien». Selon M. Assad, la mission
de son institution est «de s’impliquer davantage
dans l’affirmation de la langue amazighe en
tant qu’outil moderne contribuant à la cohésion
sociale et au développement et à l’innovation
scientifique et culturelle». Le secrétaire général
du HCA a annoncé des initiatives similaires avec
d’autres départements ministériels (ministère de
la Justice, des Moudjahidine et de l’Intérieur). Le
travail «académique», engagé par le HCA avec les
différentes institutions, permettra la réalisation
de lexiques spécialisés, comme celui qui couvrira
le domaine de la sécurité sociale. Le secrétaire
général du HCA et le directeur général de la CNAS
balaient d’une main les craintes de «résistances»
qui se manifesteraient dans l’administration
publique. «Les résistances sont d’un autre âge et
d’un autre temps. Il y a une normalisation avec la
reconnaissance de la langue amazighe comme
langue nationale et officielle», estime M. Tidjani
Hadam.
Nadir Iddir
personnes qui se sont associées à
leur deuil.
«A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons.»
Condoléances
Le directeur et l’ensemble du
personnel d’El Watan, touchés
par le décès de l’oncle et la
cousine de leur collègue
Houria Alioua présentent leurs
sincères condoléances à sa famille
et l’assurent de leur profonde
sympathie en cette douloureuse
circonstance.
Que Dieu Tout-Puissant accueille
le défunt en Son Vaste Paradis.
El Watan - Mercredi 1 juin 2016 - 7
er
ÉCONOMIE
RÉUNION SEMESTRIELLE DE L’OPEP
MARCHÉ PÉTROLIER
La hausse des cours
restera limitée
Vers le maintien du statu quo
● La rivalité politique entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, les deux grands producteurs de pétrole
du Moyen-Orient, a largement contribué à l’échec des négociations menées depuis le début de
l’année sur un éventuel gel de la production au niveau mondial, alors que Riyad a toujours
indiqué qu’il n’y consentirait pas unilatéralement.
L
PHOTO : DR
L
’Organisation des pays
exportateurs de pétrole
(OPEP), qui se réunira
demain à Vienne (Autriche),
devrait à nouveau opter pour le
statu quo, dans un marché pétrolier qui a lentement remonté
la pente depuis ses plus bas du
début de l’année. La plupart
des observateurs jugent improbable que l’OPEP change le
fusil d’épaule par rapport à sa
réunion de décembre, alors
que la plupart des organismes
internationaux du secteur s’accordent à prédire un rééquilibrage du marché d’ici à la fin
de l’année. Ils sont nombreux
à considérer surtout l’incapacité des grands producteurs
de brut à s’entendre sur le plafonnement de leur production
à la mi-avril à Doha (Qatar)
comme le signe de l’absence
d’une réelle volonté de réduire
la surabondance mondiale de
l’offre. «Après que les réunions de Doha (en février et en
avril) aient échoué à parvenir
à un accord sur un gel de la
production, il est peu probable
que cette réunion ordinaire de
l’OPEP produise un résultat
différent, surtout au moment où
l’Iran continue de répéter qu’il
n’a aucune intention de plafonner sa production de pétrole ou
ses exportations», a jugé Fawad
Razaqzada, analyste chez City
Siège de l’OPEP à Vienne
Index, cité par l’agence AFP.
La rivalité politique entre l’Iran
et l’Arabie Saoudite, les deux
grands producteurs de pétrole
du Moyen-Orient, a largement contribué à l’échec des
négociations menées depuis
le début de l’année sur un
éventuel gel de la production
au niveau mondial, alors que
Riyad a toujours indiqué qu’il
n’y consentirait pas unilatéralement. L’Iran, qui a fait son
retour sur le marché mondial
à la suite de la levée des sanctions occidentales en janvier,
vient d’annoncer qu’il comptait exporter, à partir de cet été,
2,2 millions de barils de pétrole
par jour, retrouvant ainsi son
niveau d’exportation d’avant
les sanctions internationales.
De son côté, l’Arabie Saoudite
n’est pas près de lâcher du lest
dans sa politique de maintien
de ses parts de marché engagée
fin 2014. D’autant que «le
tout-puissant vice-prince héritier semble particulièrement
concentré sur son effort de
réforme économique de grande
ampleur et pas particulièrement affecté par l’environnement de prix actuel», d’après
Helima Croft, qui dirige la
division matières premières de
RBC Capital Markets. «De
façon générale, le marché finira bien par se rééquilibrer à
un moment donné», ce qui ne
devrait pas encourager l’OPEP
à prendre une quelconque initiative, alors que les prix sont
redevenus plutôt confortables
pour la plupart des producteurs
de l’Organisation, a souligné
pour sa part Alexander Poegl,
analyste principal chez JBC
Energy. L’OPEP, qui représente
30 à 40% de la production et 60
à 70% des réserves pétrolières,
a pompé quelque 32,3 millions
de barils par jour (mbj) au premier trimestre 2016, soit 2 millions de plus que le seuil plancher, tandis que la production
saoudienne a atteint à elle seule
10,13 mbj de janvier à avril, en
hausse de 3,5% sur un an.
H. L.
e rebond des cours du baril de brent, pétrole de référence
pour l’Algérie, restera limité à 43,60 dollars en moyenne
sur l’ensemble de l’année en cours, avant de grimper à 56,40
dollars au cours de l’année prochaine et à 64,30 dollars en
2018. C’est en tout cas ce que prédisent les 33 professionnels
interrogés dans le cadre de l’enquête mensuelle de l’agence
Reuters, reprise hier par le quotidien français Les Echos. Pour
le WTI, coté à New York, l’enquête table sur un prix de 42
dollars le baril en moyenne en 2016, 54,40 dollars en 2017 et
61,90 dollars en 2018. Ainsi, les experts sondés par Reuters
estiment que le rebond actuel des cours pétroliers mondiaux,
qui évoluent actuellement autour de 50 dollars le baril, restera
limité d’ici à la fin de l’année en cours, du fait notamment
de la persistance d’une offre de brut excédentaire. Pourtant,
l’enquête ne manque pas de mettre en évidence les multiples
perturbations dans la production, ainsi que le recul que connaît
actuellement le secteur américain du pétrole de schiste.
Les incendies au Canada, les troubles politiques au Venezuela
et les divers facteurs perturbant la production au Nigeria et en
Libye ont réduit la production quotidienne de près de quatre
millions de barils, est-il ainsi souligné. Autant d’éléments
nouveaux qui contribuent à apaiser, en partie, les craintes liées
au déséquilibre entre l’offre et la demande, induisant du coup
la remontée actuelle des prix autour de 50 dollars le baril pour
la première fois depuis sept mois. Un seuil que les analystes
ne s’attendent toutefois pas à voir nettement dépassé d’ici à la
fin de l’année en cours. «Les perturbations de la production
sont un facteur-clé de soutien aux cours pour l’instant. Nous
ne pensons pas que les cours augmenteront beaucoup plus
à partir de maintenant», explique en ce sens Thomas Pugh,
économiste de Capital Economics. Et d’insister : «En fait,
nous pensons que les cours sont vulnérables à un retournement
de tendance à la baisse à court terme, en cas de retour sur
le marché d’une partie de la production perturbée ou si des
éléments montrent que la hausse des cours favorise l’augmentation de la production.» Au demeurant, à 24 heures de la
réunion ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs
de pétrole (OPEP), prévue demain à Vienne (Autriche), les
experts interrogés restent plutôt convaincus que ce sommet ne
devrait aboutir sur aucune décision majeure qui serait susceptible d’influencer notablement l’évolution des marchés. «Ce
qui sera surveillé, ce sont la position et les intentions de l’Arabie Saoudite, avec le nouveau ministre de l’Energie, Khalid
Al Falih», résume, à ce propos, Harry Tchilinguirian de BNP
Paribas.
Akli Rezouali
OLIVIER RECH. Analyste et ex-responsable des questions pétrolières au sein de l’AIE
«Il paraît peu probable que la surproduction mondiale
disparaisse en 2016»
Propos recueillis par Ali Titouche
L’OPEP tiendra demain sa réunion ordinaire semestrielle. Tout le monde s’accorde à
dire que l’on s’achemine plutôt vers un statu
quo, tant est presque improbable un quelconque changement de stratégie, sur fond
d’espoir quant à un rééquilibrage du marché
vers le second semestre de l’année. Quel est
votre avis ?
Je pense effectivement que le communiqué de
presse à la fin de la réunion du 2 juin ressemblera aux précédents, c’est-à-dire que l’analyse de
l’état du marché sera légèrement positive, anticipant une croissance modérée de la demande et,
en parallèle, le début du déclin de la production
non OPEP. Ce discours justifiera de prendre
une décision visant une action coordonnée de
réduction de la production de l’ensemble des
producteurs de l’OPEP et confirmera le statu
quo actuel, tant dans le niveau d’engorgement
du marché que des positions
et stratégies adoptées par les
différents acteurs.
S’il est vrai qu’un éventuel
changement dans la politique
saoudienne après le dernier
remaniement ministériel est
quasiment exclu, quelle sera,
selon vous, la position de
l’Iran au sein de l’OPEP ?
Le retour de l’Iran sur la
scène pétrolière internationale
est spectaculaire, puisque, en
moins de 5 mois, la production est remontée
de moins de 3 millions de barils par jour (mb/j)
à plus de 3,5 mb/jour, selon les données les
plus récentes. Certes, il faudra vérifier que
cette hausse apparente de production ne résulte
pas des ventes de stocks accumulés au cours
des derniers mois. Mais il semble bien que les
annonces iraniennes — la compagnie nationale
conservait une capacité intacte de retrouver le
niveau de production de 2011, c’est-à-dire avant
les sanctions internationales — n’étaient donc
pas du bluff. Tout porte à croire que le niveau de
3,7 à 3,8 mb/jour est réaliste d’ici l’été. L’Iran
n’a donc dans l’immédiat aucun intérêt à jouer
la carte de la coopération à l’intérieur du cartel.
Pensez-vous réellement qu’un rééquilibrage du marché est possible au second
semestre de l’année, alors que les pays producteurs et l’industrie pétrolière peinent à se
remettre sur pied après les pertes financières
que la baisse des prix leur a fait subir ?
Le rebond du prix du baril, qui s’est traduit par une
hausse de 20 dollars depuis la
fin du mois de janvier, a fait
naître l’espoir chez les producteurs d’un rééquilibrage par
les seules forces du marché,
contre la stratégie de surproduction orchestrée par l’Arabie Saoudite. Cette hausse ne
résulte pourtant pas des forces
naturelles du marché, mais de
plusieurs événements imprévisibles qui ont affecté simultanément la production de plusieurs pays producteurs, en particulier
les incendies qui ont frappé la région de l’Alberta au Canada, où est concentrée une grande
partie des capacités d’exploitation des pétroles
extra lourds. Mais pendant que le prix du baril
s’est rétabli, proche de 50 dollars, les stocks
pétroliers dans l’OCDE ont en fait continué
d’augmenter, au point d’atteindre un plus haut
historique jamais vu, niveau supérieur de près
de 25% à celui d’une situation d’approvisionnement normal. La situation au Canada n’est
pas encore normalisée et les conséquences se
feront peut-être sentir pendant encore plusieurs
semaines. Mais la surproduction mondiale n’a
pas disparu et il paraît peu probable qu’elle disparaisse en 2016.
L’OPEP pourra-t-elle continuer à jouer un
rôle de régulateur après avoir perdu une partie de son influence sur le marché ?
La situation de surproduction qui a comPHOTO : DR Après avoir élaboré pendant trois
années les scénarios pétroliers
pour le compte de l’Agence
internationale de l’énergie (AIE),
Olivier Rech a également conseillé
d’importants fonds
d’investissement. Il est aujourd’hui
responsable de la recherche
énergie chez Beyond Ratings.
mencé à la fin de 2014 doit être bien comprise.
La majorité des observateurs considèrent que la
mission d’un cartel consiste à assurer l’équilibre
entre offre et demande, c’est-à-dire empêcher,
à tout le moins limiter, les déséquilibres que
font naître les forces de marché en l’absence
de régulation. Mais un cartel peut aussi abandonner de façon temporaire son rôle régulateur
pour atteindre d’autres objectifs. En particulier,
une stratégie de baisse de prix peut être utilisée
comme riposte au développement de concurrents.
On pourrait très bien admettre que l’OPEP
considère le développement de l’industrie
«shale» aux Etats-Unis non seulement comme
directement concurrentiel mais également déloyal en raison des conditions de financement
anormalement favorables dont cette industrie
a bénéficié au cours des dernières années. La
baisse de prix depuis 18 mois pourrait donc être
parfaitement compréhensible, voire justifiée,
si elle avait été décidée par l’OPEP dans son
ensemble. Mais cela n’a pas été le cas et seule
l’Arabie Saoudite en a décidé et certainement
avec des objectifs qui dépassent le problème que
pose la concurrence du «shale oil». La reconquête par l’OPEP de son rôle de régulation passera par la redéfinition des objectifs communs
entre les pays membres. Mais la fragilité économique croissante de la majorité des membres,
la vulnérabilité extrême du Venezuela, et les
dissensions entre Arabie Saoudite et Iran sont
autant d’obstacles à la restauration rapide du
rôle de régulateur de l’OPEP.
A. T.
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 8
L’ACTUALITÉ
PÉTITION D’EL KHABAR
CRI DES HOMMES LIBRES POUR DÉFENDRE L’ALGÉRIE DES LIBERTÉS
Le gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Communication, une sale guerre contre le journal El Khabar. , A travers
El Khabar, c’est une guerre qui est déclarée contre les titres de la presse
indépendante, la liberté de la presse et les droits de l’homme en Algérie.
Les événements se sont accélérés en moins d’une semaine et le journal
El Khabar s’est retrouvé dans une bataille politique sous couvert juridique. Le hasard a fait que cela coïncide avec le 3 mai, Journée internationale de la liberté d’expression, un des principes fondamentaux
des droits de l’homme. Un principe qu’El Khabar considère comme
référence principale de sa ligne éditoriale de laquelle il n’a pas dévié,
quels que soient les circonstances et les chantages., El Khabar, qui est
LES SIGNATAIRES
Diaf Hocine (Annaba), Debbah Youcef (Annaba), Salim
Bendjelloul Benmedkhene (Béjaïa), Laskri Amokrane (Tizi
Ouzou), Kardi Kamel (El Tarf), Hadj Smaha Yahia (Relizane),
Rahli Hamid (Draâ Ben Khedda), Djilali tibani (Tizi Ouzou),
Teraikia Saber (BBA), Teraikia Roumaïssa (BBA), Bouray
Nadir (Béjaïa), Azzoune saïd (Tizi Ouzou), Larbi Oucherif
(journaliste, Alger), Ghaouar Mohamed (Constantine), Kari
Ali (Koléa), Hamoudi Boualem (étudiant, Tipasa), Ouamara
Idir (président de l’association sociale du village Belayen,
Ighil Ali Béjaïa), Djerbouâ Ahmed (Sidi Aïssa), Amriou
Amar (Ouadhias), Ould Abdesslam Ghalia (Tizi Ouzou), Aït
Ahcene Lydia (Tizi Ouzou), Aït Ahcene Cylia (Tizi Ouzou),
Mezli H’mida (Sefiane, Batna), Benmakhlouf Essedik
(Sefiane, Batna), Benmakhlouf Mouloud (Sefiane, Batna),
Khatar Haroun (Sefiane, Batna), Khatar Alaoua (Sefiane,
Batna), Boukhalfa Mohamed (Sefiane, Batna), Benyahia
Messaoud (Sefiane, Batna), Filali Antar (Sefiane, Batna),
Dani Hamza (Sefiane, Batna), Bitam Salah (Sefiane,
Batna), Benamouma Aissa (Sefiane, Batna), Gamrayte
Lakhdar (Sefiane, Batna), Lounassa Abdelhak (Sefiane,
Batna), Guetafi Kamel (Sefiane, Batna), Guetafi Ahmed
(Sefiane, Batna), Rouague Fouad (Sefiane, Batna),
Bougana Nassir (Sefiane, Batna), Bougana Alaoua
(Sefiane, Batna), Chaoui Adel (Sefiane, Batna), Ziti Toufik
(Sefiane, Batna), Dif Toufik (Sefiane, Batna), Laouer Driss
(Sefiane, Batna), Chada Said (Sefiane, Batna), Hadad
Ramzi (Sefiane, Batna), Elamraoui Raouf (Sefiane, Batna),
Hadane Walid (Sefiane, Batna), Louchane Samir (Sefiane,
Batna), Daifi Mounir (Sefiane, Batna), Aouachria Zohir
(Sefiane, Batna), Bitam Ouardia (Sefiane, Batna), Bitam
Halim (Sefiane, Batna), Bitam Messaoud, Bitam Boubeker,
Bitam Youcef, Bitam Moussa, Bitam Ayache (Sefiane,
Batna), Chlaghma Hamid, Chlaghma Ahmed (Sefiane,
Batna), Dahmani Laala (Sefiane, Batna), Dahmani
Mohamed (Sefiane, Batna), Bitam Samir (Sefiane, Batna),
Mezli Djameleddine (Sefiane, Batna), Selmanli Amar
(Sefiane, Batna), Addi Ayache, Belloum Othmane (Sefiane,
Batna), Ougui Abdallah (Sefiane, Batna), Belkhiri Amar,
Serar Abdellah, Ougui Manaa (Sefiane, Batna), Nouasar
Abdelah (Sefiane, Batna), Ougui Ayache (Sefiane, Batna),
Regaa Laadari (Sefiane, Batna), Bouteraa Hakou (Sefiane,
Batna), Yaraoui Abdelah (Sefiane, Batna), Agaga Aziz
(Sefiane, Batna) , Makhloufi Abdelhakim (Sefiane, Batna),
Garchi Abdelhakim (Sefiane, Batna), Garache Ahmed
(Sefiane, Batna), Garache ayoub (Sefiane, Batna), Garache
Amar, Ziadi Bachir (Sefiane, Batna), Chalihi Oussama
(Sefiane, Batna), Sangouga amine (Sefiane, Batna),
Mohamed Karima (Sefiane, Batna), Mezli Abderahim
(Sefiane, Batna), Lahili Mbarak (Sefiane, Batna), Ayache
Siyakh (Sefiane, Batna), Mehamdi Ahmed (Sefiane,
Batna), Bakhouche Fouad (Sefiane, Batna), Chalihi
Abderahim (Sefiane, Batna), Addi Aboubakr (Sefiane,
Batna), Garah khaled (Sefiane, Batna), Labrara Abdrezak
(Sefiane, Batna), Merzouki Adel (Sefiane, Batna),
Megaache nouredine (Sefiane, Batna), Aouni Mansour
(Sefiane, Batna), Aziz Abdesalam (Sefiane, Batna),
Nasereddine yahiaoui (Sefiane, Batna), Rague Salim
(Sefiane, Batna), Chouma Moumen (Sefiane, Batna),
Slimani Salah (Sefiane, Batna), Gasmi Garah (Sefiane,
Batna), Diyaf Houcine (Annaba), Debbah youcef (Annaba),
Salim bendjelloul Benmdekhan (Annaba), Laskri
Amokrane (Tizi Ouzou), Kerdi Kamel (El Tarf), Hadj Smaha
Yahia (Relizane), Rahli Hamid (Tirmitine), Djilali Tibani
(commerçant, Tizi Ouzou, Traikia Saber (Bordj Bou
Arreridj), Traikia Romaissa (Bordj Bou Arreridj), Bouray
Nadir (commerçant, Béjaïa), Azzoun Said (Tizi Ouzou),
Larbi Oucherif (journaliste, Alger), Ghouar Mohamed
(Constantine), Kari Ali (Kolea), Hammoudi Boualem
(Tipasa), Ouamara Idir, Djerbouaa Ahmed (entrepreneur,
Sidi Aissa), Amriou Amar (Tizi Ouzou, la famille Abrous
(Bouira), Boukmich Nouh (Batna), Bouhadi Rachida,
Benledghem Wafa, Brahim Rachid (Oran, Kessous
Aouicha, Benaissa Rachid (Tlemcen), Medjdoub Nabil
(Tlemcen), Medjdoub Ali (Tlemcen), Benaouda Abdelaziz
(Tlemcen), Benaouda Yacine (Tlemcen), Benaouda
Ismahane Chaima (Oran), Belaarbi Mohamed (Tlemcen),
Benaouda Aymen (Tlemcen), Bentahar Hamza (Tlemcen),
Ouahrani Lakhdar (Tlemcen), Medjdoub Abelmoumen
(étudiant, Tlemcen), Medjdoub abdelkader (Tlemcen),
Zaidi Karima (étudiant Tlemcen), Fatmi Omar
(Boumerdes), Amireche Amar (Constantine), Mezli
Djameleddine (Sefiane, Batna), Selmani Omar (Sefiane,
Batna), Aaddi Abbeche (Sefiane, Batna), Belloum Othmane
(Sefiane, Batna), Aoufi Abdellah (Sefiane, Batna), Belkhiri
Amar (Sefiane, Batna), Lebrara abdellah (Sefiane, Batna),
Aoufi manaa (Sefiane, Batna), Nouasri Abdelhak (Sefiane,
Batna), Aoufi Ayache (Sefiane, Batna), Rekkaa Laadari
(Sefiane, Batna), Bouteraa Hakkou (Sefiane, Batna),
Rarouai Abdellah (Sefiane, Batna), Akakba Aziz (Sefiane,
Batna), Mekhloufi Abdelhakim (Sefiane, Batna), Karech
né dans un climat politique particulier, est l’un des acquis des événements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans une conjoncture
difficile, durant laquelle des journalistes ont sacrifié leur vie pour la
consécration de la démocratie, de la liberté d’opinion, de pensée et
d’expression. El Khabar a mené, durant cette période, des batailles
contre des groupes sanguinaires et obscurantistes et à plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrôle et poursuites
judiciaires, fermeture de sources d’information et redressements
fiscaux). Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux, El Khabar
a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le citoyen de
l’Algérie profonde. Et personne d’autre. En réponse à cette campagne
Abderrahmane (Sefiane, Batna), Karech Ahmed (Sefiane,
Batna), Karech Ayoub (Sefiane, Batna), Karech Amor
(Sefiane, Batna), Ziadi Bachir (Sefiane, Batna), Chlihi
Oussama (Sefiane, Batna) , Mezli abdelouahad (Sefiane,
Batna), Sengouga amine (Sefiane, Batna), Mohamed
Krimil (Sefiane, Batna), Mezli Abderrahim (Sefiane,
Batna), Lhili M’barak (Batna), Ayache (Sefiane, Batna),
Mehdi M’hamed (Sefiane, Batna), Bakhouche Fouad
(Sefiane, Batna), Chlihi Abderrahim (Sefiane, Batna),
Aaddi aboubakeur (Sefiane, Batna), Garah Khaled
(Sefiane, Batna), Lebrara Abderrezak (Sefiane, Batna),
Merzouki adel (Sefiane, Batna), Megaach Noureddine
(Sefiane, Batna), Aoufi noureddine (Sefiane, Batna), Aziz
Abdeslam (Sefiane, Batna), Nasreddine Yahiaoui (Sefiane,
Batna), Raked salim (Sefiane, Batna), Chouma Moumen
(Sefiane, Batna), Slimani salah (Sefiane, Batna), Gasmi
garah (Sefiane, Batna), Lerbara Oualid (Sefiane, Batna),
Noureddine megaach (Sefiane, Batna), Megaach
Djalaleddine (Sefiane, Batna), Fzissi Moussa (Sefiane,
Batna), Lebrara khaled (Sefiane, Batna), Syaa oualid
(Sefiane, Batna), Sengouga khaled (Sefiane, Batna),
Sengouga Fateh (Sefiane, Batna), Farhi saaouane (Sefiane,
Batna), Boudhane megaach Abdelouahab (Sefiane,
Batna), Mekhloufi mokhtar (Sefiane, Batna), Mezli
Belkacem (Sefiane, Batna), Krimil Sahli (Sefiane, Batna),
Aouafa lezhar (Sefiane, Batna), Krimil salah eddine
(Sefiane, Batna), Mlizi Yacine (Sefiane, Batna), Mlizi
Moussa (Sefiane, Batna), Mlizia mustapha (Sefiane,
Batna), Mezli abdelhakim (Sefiane, Batna), Melizi
Mustapha (Sefiane, Batna), Selou belkacem (Sefiane,
Batna), Chelihi Abdelhadi (Sefiane, Batna), Mekhloufi
Mahmoud (Sefiane, Batna), Mekhloufi Tahar (Sefiane,
Batna), Ismail Kareche (Sefiane, Batna), Lakhdar Kareche
(Sefiane, Batna), Younes bakhouch (Sefiane, Batna),
Kareche Salah (Sefiane, Batna), Ghezine Ismail (Sefiane,
Batna), Belkacem rekaa (Sefiane, Batna), Adel Chouha
(Sefiane, Batna), Hachich taher (Sefiane, Batna), Fouad
(Sefiane, Batna), Souimer imane (Sefiane, Batna),
Khadidja Souimer (Sefiane, Batna), Bouzghiba Abdelfateh
(Sefiane, Batna), Bouakaz Mohamed (Sefiane, Batna),
Aouafa Fethi (Sefiane, Batna), Beghdad Mohamed
(Sefiane, Batna), Azize tarek (Sefiane, Batna), Enouari
Bouabdelhay (Sefiane, Batna), Rabah bouzghina (Sefiane,
Batna), Zerrouki liamine (Sefiane, Batna), Zaaboune Amar
(Sefiane, Batna), Mekhloufi Khireddine (Sefiane, Batna),
Mekhloufi Slimane (Sefiane, Batna), Salaheddine Slimani
(Sefiane, Batna), Messaoud krimi (Sefiane, Batna), Adel
krimi (Sefiane, Batna), Bekhouch bassem (Sefiane, Batna),
Saber merzoughi (Sefiane, Batna), Berdaa abderahmane
(Sefiane, Batna), Aziz Raouf (Sefiane, Batna), Karhi anouar
(Sefiane, Batna), Rekkik Rachid (Sefiane, Batna),
Merzoughi Abdelaziz (Sefiane, Batna), Ghoussa Halfa
(Sefiane, Batna), Redouane Yahiaoui (Sefiane, Batna),
Badi Aba (Sefiane, Batna), Karech Darine (Sefiane, Batna),
Sami megaache (Sefiane, Batna), Megaache Mohamed
Amine (Sefiane, Batna), Megaach Abdelkrim (Sefiane,
Batna), Sengouga Mahdi (Sefiane, Batna), Sengouga Amar
(Sefiane, Batna), Megaach Fatah (Sefiane, Batna), Berdai
nacir (Sefiane, Batna), Ziadi Adel (Sefiane, Batna), Mezli
fouzi (Sefiane, Batna), Sengouga ali (Sefiane, Batna),
Ahmed Boudehan (Sefiane, Batna), Barech Firas (Sefiane,
Batna), Issam Lemlizi (Sefiane, Batna), Megaach
Abdelkrim Ben Ahmed (Sefiane, Batna), Barech
Abderraouf (Sefiane, Batna), Yahiaoui Islam (Sefiane,
Batna), Yahiaoui Tarek (Sefiane, Batna), Mezli Mohamed
(Sefiane, Batna), Sengouga khiredine (Sefiane, Batna),
Meghaach anouar (Sefiane, Batna), Raked Samir (Sefiane,
Batna), Lemlizi abdeldjabar (Sefiane, Batna), Lebrara
Mohamed (Sefiane, Batna), Lebrara Yacine (Sefiane,
Batna), Saber Yahiaoui (Sefiane, Batna), Karech Sirine
(Sefiane, Batna), Abdalhalim bechtettou (Sefiane, Batna),
Slimani Amar (Sefiane, Batna), Yahiaoui Abbas (Sefiane,
Batna), Yacine Chelihi (Sefiane, Batna), Boukhalfa
Nasreddine (Sefiane, Batna), Malizi Lounes (Sefiane,
Batna), Mohamed Abdelfatah (Sefiane, Batna), Slimani
Nejmeddine (Sefiane, Batna), Aoufi boubekeur (Sefiane,
Batna), Bouakaz Charefeddine (Sefiane, Batna), Khouch
Ilyas (Sefiane, Batna), Khouch tarek (Sefiane, Batna),
Sengouga Soheib (Sefiane, Batna), Sengouga salah
(Sefiane, Batna), Behara Regaa (Sefiane, Batna), Samir
regaa (Sefiane, Batna), Nasim Yahiaoui (Sefiane, Batna),
Bardai Abdelaali (Sefiane, Batna), Mourad Merrouch
(Sefiane, Batna), Achi Amine (Sefiane, Batna), Nhili
M’barak (Sefiane, Batna), Nhili Hamza (Sefiane, Batna),
Nhili Youcef (Sefiane, Batna), Nhili Amar (Sefiane, Batna),
Nhili Doudou (Sefiane, Batna), Aziz Abdelhak (Sefiane,
Batna), Louifi Amar (Sefiane, Batna), Lounanssa Adel
(Sefiane, Batna), Louifi Salah (Sefiane, Batna), Nhili Ramzi
(Sefiane, Batna), Merrouch Tayeb (Sefiane, Batna),
Belloum Kheireddine (Sefiane, Batna), Belloum Tayeb
(Sefiane, Batna), Sengouga Salaheddine (Sefiane, Batna),
Akkakia abdelkrim (Sefiane, Batna), Mekhloufi Seifeddine
féroce que mène le ministre de la Communication contre le journal
El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout journaliste
libre, nous, signataires de cette pétition, exprimons notre refus absolu
de la position du ministre de la Communication ou de toute autre
partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous dénonçons
avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons notre refus de
toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons, également,
que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les acquis de la liberté d’expression
et de la presse en Algérie., • Tél : 021 48 47 67- Fax : 021 48 44 26 elkhabarpetition16@gmail.com
(Sefiane, Batna), Belkhiri Lahcen (Sefiane, Batna),
Zerrouni Khaled (Sefiane, Batna), Benmerouk Zakaria
(Sefiane, Batna), Regaa Rachid (Sefiane, Batna),
Sengouga Rafik (Sefiane, Batna), Karech Dahmane
(Sefiane, Batna), Sengouga Abdellah (Sefiane, Batna),
Mekhloufi Abdellah (Sefiane, Batna), Sahi Abdelaziz
(Sefiane, Batna), Chlihi Salim (Sefiane, Batna), Mekhloufi
Mahfoud (Sefiane, Batna), Aoufi Othmane (Sefiane,
Batna), Bouzghiba Ishak (Sefiane, Batna), Chlihi Abdellah
(Sefiane, Batna), Chlihi Sami (Sefiane, Batna), Karech
Mohamed (Sefiane, Batna), Mekhloufi Abdellah (Sefiane,
Batna), Sengouga Abdelkader (Sefiane, Batna), Assad
Sengouga (Sefiane, Batna), Raked Amar (Sefiane, Batna),
Raked noureddine (Sefiane, Batna), Megaach hamza
(Sefiane, Batna), Megaach messaoud (Sefiane, Batna),
Megaach blekacem (Sefiane, Batna), Megaach Sofiane
(Sefiane, Batna), Megaach Walid (Sefiane, Batna),
Sengouga Amar (Sefiane, Batna), Megaach Mehdi
(Sefiane, Batna), Megaach Salah (Sefiane, Batna), Ziadi
Belkacem (Sefiane, Batna), Sengouga Ayachi (Sefiane,
Batna), Megaach Kacim (Sefiane, Batna), Sbaa Houssem
eddine (Sefiane, Batna), Bilal barech (Sefiane, Batna),
Slimani Yacine (Sefiane, Batna), Megaach islam (Sefiane,
Batna), Sengouga fouad (Sefiane, Batna), Chlihi Zakaria
(Sefiane, Batna), Sengouga Ramzi (Sefiane, Batna),
Megaach ali (Sefiane, Batna), Sbaa Lhaoues (Sefiane,
Batna), Megaach Mohamed (Sefiane, Batna), Fares
abdelmalek (Sefiane, Batna), Mekhloufi Smail (Sefiane,
Batna), Addi Gouaz (Sefiane, Batna), Megaach Mustapha
(Sefiane, Batna), Raked kamel (Sefiane, Batna), Karech
Rezki (Sefiane, Batna), Chlihi Rafik (Sefiane, Batna),
Sengouga Mohamed Amine (Sefiane, Batna), Chlihi
Lahcen (Sefiane, Batna), Megaach Ahmed (Sefiane,
Batna), Belloum Youcef (Sefiane, Batna), Kili Kouider
(Sefiane, Batna), Benmerzouk noureddine (Sefiane,
Batna), Zerrouki lakhdar (Sefiane, Batna), Nouassar
(Sefiane, Batna), Nebli Hassan (Sefiane, Batna), Nebli
Farouk (Sefiane, Batna), Yazid Azila (Sefiane, Batna),
Chinar salah (Sefiane, Batna), Sengouga Abdelaali
(Sefiane, Batna), Megaach Abdelhalim (Sefiane, Batna),
Mekhloufi Oualid (Sefiane, Batna), Bakhouch Mustapha
(Sefiane, Batna), Karech boualem (Sefiane, Batna), Chlihi
rahim (Sefiane, Batna), Raked Othmane (Sefiane, Batna),
Chlihi abdelbaki (Sefiane, Batna), Mougas said (Sefiane,
Batna), Mezli Abdelhadi (Sefiane, Batna), Megaach
Lamine (Sefiane, Batna), Kareche Hassan (Sefiane, Batna),
Chlihi younes (Sefiane, Batna), Chlihi sofiane (Sefiane,
Batna), Chouha Nassir (Sefiane, Batna), Lahcen Sengouga
(Sefiane, Batna), Foudil Sengouga (Sefiane, Batna), Tahi
Salim (Sefiane, Batna), Saber Chelhi (Sefiane, Batna),
Kadchi Abdelhamid (Sefiane, Batna), Mekhloufi Ahmed
(Sefiane, Batna), Mhamedi Said (Sefiane, Batna),
Sengouga hamza (Sefiane, Batna), Mlizi el-djemai
(Sefiane, Batna), Abderrezak Mkhili (Sefiane, Batna),
Bouakaz Mohamed (Sefiane, Batna), Mezli Othmane
(Sefiane, Batna), Mhamda Mohamed (Sefiane, Batna),
Sebbaa Azzouz (Sefiane, Batna), Mekloufi Mohamed
(Sefiane, Batna), Sengouga houssam (Sefiane, Batna),
Mekhloufi ayache (Sefiane, Batna), Bouakaz el-kheir
(Sefiane, Batna), Yahi djamel (Sefiane, Batna), Megaach
salah (Sefiane, Batna), Mlizi Rabia (Sefiane, Batna),
Mekhloufi abdelhamid (Sefiane, Batna), Sebbaa Kamel
(Sefiane, Batna), Lebrara chouaib (Sefiane, Batna), Fouaz
megaach (Sefiane, Batna), Mezli djamel (Sefiane, Batna),
Sengouga Salaheddine (Sefiane, Batna), Sengouga Yacine
(Sefiane, Batna), Yahi Belkacem (Sefiane, Batna), Megaach
abdelaziz (Sefiane, Batna), Mekhloufi abdelhalim
(Sefiane, Batna), Raked salim (Sefiane, Batna), Slimani
Abdelaziz (Sefiane, Batna), Mezli nasreddine (Sefiane,
Batna), Megaach samir (Sefiane, Batna), Sengouga allaoua
(Sefiane, Batna), Barech Abdelkrim (Sefiane, Batna), Krimil
Abdelghani (Sefiane, Batna), Sengouga Riad (Sefiane,
Batna), Karech Anis (Sefiane, Batna), Chlihi Moussa
(Sefiane, Batna), Sengouga Bilal (Sefiane, Batna), Chlihi
Fouad (Sefiane, Batna), Megaach Mohamed (Sefiane,
Batna), Mohamed Merzouki (Sefiane, Batna), Karech
Abdelghali (Sefiane, Batna), Semmaa Abdelghani
(Sefiane, Batna), Barech Redouane (Sefiane, Batna),
Megaach Salim (Sefiane, Batna), Sebaai Rachid (Sefiane,
Batna), Raked Aissa (Sefiane, Batna), Lebrara Oualid,
Noureddine Megaach (Sefiane, Batna), Megaach
Djalaleddine (Sefiane, Batna), Fzissi Moussa (Sefiane,
Batna), Lebrara Khaled (Sefiane, Batna), Syaa oualid
(Sefiane, Batna), Sengouga khaled (Sefiane, Batna),
Sengouga Fatah (Sefiane, Batna), Farhi Saaouane
(Sefiane, Batna), Boudehane Mourad (Sefiane, Batna),
Megaach Abdelouahab (Sefiane, Batna), Mekhloufi
Mokhtar (Sefiane, Batna), Mezli Belkacem (Sefiane,
Batna), Krimil Sahli (Sefiane, Batna), Aouafa Lezhar
(Sefiane, Batna), Krimil Salaheddine (Sefiane, Batna),
Mlizi Yacine (Sefiane, Batna), Mlizi Moussa (Sefiane,
Batna), Mlizi Mustapha (Sefiane, Batna), Adel Chlihi
(Sefiane, Batna), Mehad Nhili (Sefiane, Batna), Lemlizi
Fatma (Sefiane, Batna), Abdelahak Chlihi (Sefiane, Batna),
Mlizi Idris (Sefiane, Batna), Mlizi Amar (Sefiane, Batna),
Megaach Mustapha (Sefiane, Batna), Lemlizi Abdelhak
(Sefiane, Batna), Harkati Mohamed (Sefiane, Batna),
Rachid slimani (Sefiane, Batna), Harkati Azeddine
(Sefiane, Batna), Bakhouch Abdelouahad (Sefiane, Batna),
Yahiaoui Djemli (Sefiane, Batna), Yahiaoui Said (Sefiane,
Batna), Barech Djalal (Sefiane, Batna), Barech Zakaria
(Sefiane, Batna), Barech Yacine (Sefiane, Batna), Belgasmi
Abderraouf (Sefiane, Batna), Belgasmi Hichem (Sefiane,
Batna), Bakhouch Adnan (Sefiane, Batna), Slimani tarek
(Sefiane, Batna), Yahiaoui Mohamed Ali (Sefiane, Batna),
Toufik aziz (Sefiane, Batna), Salah Aziz (Sefiane, Batna),
Abderrahim Aziz (Sefiane, Batna), Achour Aziz (Sefiane,
Batna), Mhamdi Abderrahmane (Sefiane, Batna),
Mohamed Sengouga (Sefiane, Batna), Sengouga
Mustapha (Sefiane, Batna), Belkhiri Samir (Sefiane,
Batna), Sengouga Salim (Sefiane, Batna), Megaach
Redouane (Sefiane, Batna), Megaach Hichem (Sefiane,
Batna), Belkhiri Issam (Sefiane, Batna), Megaach
Chemseddine (Sefiane, Batna), Rekkaa Mohamed
(Sefiane, Batna), Megaach Abderrezak (Sefiane, Batna),
Chlihi Abdelkrim (Sefiane, Batna), Chlihi Abdeldjalil
(Sefiane, Batna), Bakhouch Omar (Sefiane, Batna), Chlihi
Tayeb (Sefiane, Batna), Ziadi Ayache (Sefiane, Batna),
Mezli Salim (Sefiane, Batna), Mhamedi Amar (Sefiane,
Batna), Imad Kareche (Sefiane, Batna), Chlihi Brahim
(Sefiane, Batna), Kareche Abdelaziz (Sefiane, Batna),
Chlihi rafik (Sefiane, Batna), Chlihi Hamza (Sefiane,
Batna), Mlizi farouk (Sefiane, Batna), Mezli Badreddine
(Sefiane, Batna), Reda Sengouga (Sefiane, Batna), Nhili
Abdelkrim (Sefiane, Batna), Ziadi Abdenasser (Sefiane,
Batna), Benmerzouk Mohamed (Sefiane, Batna),
Mekhloufi naamane (Sefiane, Batna), Abdelmalem chlihi
(Sefiane, Batna), Mekhloufi Mohamed (Sefiane, Batna),
Sengouga Salah (Sefiane, Batna), Mezli Lezhar (Sefiane,
Batna), Mekhloufi Mebrouk (Sefiane, Batna), Mehad Ali
(Sefiane, Batna), Nhili Fayçal (Sefiane, Batna), Bedja
Mustapha (Béjaïa), Smail Boucherkine (Béjaïa), Yanis
Mounci (Béjaïa), Hannou Youcef (Tizi Ouzou), Menkhour
Slimane (Relizane), Asma Aamani Talai El houriat (Alger),
Hammouche Abbas (ingénieur- Bouira), Messah Oualid(
universitaire, Tissemsilt), Hadj Brahim Abdelkader (oran),
Aboud Hamdane (retraité, Tizi Ouzou), Yazid Haddar
(Lille, France), Assaoun Sofiane (avocat - Tizi Ouzou),
Abidri Khaled (avocat - Batna), Zekkan Adel, Madjid
Mansouri (enseignant), Khlifa Amokrane (cadre), Kadjar
Mohand Tahar (cadre à la retraite), Boudjemaa Rachid
(cadre à la retraite), Chafik Kouider ( Oran), Allalouche
Zahreddine (Constantine), Alouache Elhachemi
(retraité), Maatoub Mohamed, Maatoub Abderrahmane,
Yaakoub Zaroual (commerçant, Alger), Amari Belkacem
(retraité), Khallouf Nadir (directeur d’école à la retaite),
Tamourt Mohamed (retraité), Bensaha Taha
(universitaire, Aïn Oussera), Errakha Abdelkader
(chauffeur, Aïn Oussera), Rouihih Belkacem
(commerçant, Aïn Oussera), Errakha Lakhdar Aalaeddine
(étudiant, Aïn Oussera), Safrani Sebkhaoui (Aïn Oussera),
Boualem Aït Chaalal (Oran), Oulimar arezki (Tizi Ouzou),
Mokhtari Amar (Tizi Ouzou), Boumali Merzouk (Tizi
Ouzou), Aissani Ouali (Tizi Ouzou), Boubakir
Abderrahmane (Tizi Ouzou), Cherid Belkacem (Tizi
Ouzou), Abdelwahab Kouadri (Talai El Houriat, Aïn
Oulmane), El Bakhouche Khoumes (Talai El Houriat, Aïn
Oulmane), Mohamed sakri (Talai El Houriat, Aïn
Oulmane), Ali Sakri (Talai El Houriat, Aïn Oulmane),
Abdelhafid Sahnoune (Talai El Houriat, Aïn Oulmane), Ait
Ameur (Béjaïa), Djamel Bouziane (ecrivain et journaliste),
Baji Brahim Taguerboust (Bouira), Kouidri Kaci, Mebarki
Yazid (Béjaïa), Ait Ouaret Lamine ( Béjaïa), Slimani Kadi
Yazid (retraité de l’éducation), Attout rabah (commerçant,
Sétif), Meziane Azem (directeur technique, Paris, France),
Boutliba Ali (gestionnaire), Habiche Mohamed
(professeur, Laghouat), Djoudi Bouchache (ingénieur),
Abderrezak Zouaghi (Oran, Akcil Amazigh, Mohamed
Khayat (cadre, Alger), Khamoum Salah (universitaire,
Alger), Touahria Kamel (Bou Saâda), Abdelhak Zzouaoui,
Oueld Bouali Djilali (Tizi Ouzou), Ait Medjber Amrane (Tizi
Ouzou), Nouh Ferradji (Hassi Messaoud), Laalem Mohand
(enseignant, Bouira), Laalem Hayat, Laalem amazigh
(universitaire, Chorfa), Laalem Adel (universitaire,
Chorfa), Laalem Syfax (étudiant, Chorfa), Laalem Wissem
(universitaire, Boston, USA), Boucif Messaoud (Tiaret),
Kahouadji Sid Ahmed (moudjahid, Tlemcen),
Benledgham Ali (ingénieur, Tlemcen), Benledgham
Boumediène (commerçant, Tlemcen), Kahouadji Said
(agent de securité, Tlemcen), Djaalane Abdellah (exmilitaire, Tlemcen), Benledgham Imad (Tlemcen),
Benouda Abdelkader (commerçant, Tlemcen)…
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 9
RÉGION SUD
ILLIZI
ILLIZI
Ouverture de
la 2e session criminelle
304 postes à pourvoir
dans le secteur pétrolier
BORDJ OMAR DRISS
Malgré la chute des cours, le secteur recrute
ring (68 postes), Sarl Batiget
(13 postes) ainsi que plusieurs
autres entreprises. Pour rappel,
lors de la visite du ministre du
Travail, de l’Emploi et de la
Sécurité sociale, Mohamed El
Ghazi, à Illizi, en avril dernier,
plusieurs décisions, visant à
renforcer le contrôle du marché
de l’emploi dans cette wilaya,
ont été prises en faveur des
jeunes de la région. Le ministre
a donné des instructions fermes
aux responsables locaux chargés du dossier de l’emploi
pour qu’ils soient à la hauteur
de la responsabilité qui les
attend et de veiller à l’application de la réglementation
en vigueur, et ce, pour une
meilleure gestion du dossier de
l’emploi en toute transparence.
D’un autre côté, il est utile de
signaler, enfin, que le taux
de déperdition scolaire dans
la wilaya d’Illizi a atteint des
chiffres alarmants dans les trois
paliers scolaires, autrement dit,
la majorité des enfants de la
région abandonnent les bancs
de l’école sans avoir obtenu un
diplôme ou une qualification.
Un phénomène qui doit faire
l’objet d’un intérêt particulier
de toute la société civile du
Tassili n’Ajjer. Bouda Brahim
GHARDAÏA
Une bande de narcotrafiquants
neutralisée
A
gissant sur la base d’une information
fiable faisant état de la présence, à
Ghardaïa d’un individu négociant avec
des malfrats une certaine quantité de kif
traité, des éléments de la police judiciaire
de la sûreté de wilaya de Ghardaïa se sont
rapidement déployés au centre-ville à la
recherche de l’individu en question. Munis
de son signalement, ils n’ont pas mis
longtemps à le repérer, puis le filer avant
de lui tendre une souricière dans laquelle
il n’a pas tardé à tomber. Conduit dans les
locaux de la police judiciaire au siège de
la sûreté de wilaya de Ghardaïa, après une
fouille corporelle minutieuse, les limiers
de la police découvrent une certaine quantité de kif traité en plaquettes, prêtes à la
commercialisation. Après interrogatoire,
le dealer balança ses complices, originaires
de l’ouest du pays, qui s’avéreront en fait
être en même temps ses associés et ses
fournisseurs. Munis d’une autorisation
d’extension du champ de compétence
délivrée par le procureur de Ghardaïa, les
enquêteurs de la police judiciaire de Ghardaïa se rendent dans les villes de Tlemcen
et de Sidi Bel Abbès, où ils cueilleront les
deux complices, donnés par leur acolyte
arrêté à Ghardaïa, qu’ils ramèneront avec
eux complétant ainsi la bande criminelle de
narcotrafiquants. En tout, plus de 16 kg de
kif traité ont été saisis, ainsi qu’une somme
en DA de 16 2 000 dinars et un véhicule
léger servant au transport de la drogue.
Présentés jeudi devant le procureur de la
République près le tribunal de Ghardaïa,
les trois narcotrafiquants, âgés entre 45 et
56 ans, ont été déférés devant le magistrat
instructeur qui les a placés sous mandat de
dépôt et écroués à la prison Chaâbet Ennichène de Ghardaïa.
K. Djamel
HÔTEL EL BOUSTANE D’EL MÉNÉA
Un fleuron de l’hôtellerie saharienne
rouvre ses portes
A
tout seigneur, tout honneur. C’est Amar Ghoul,
ministre de l’Aménagement
du territoire, du Tourisme et
de l’Artisanat, qui s’est déplacé d’Alger, en compagnie de
Abdelkader Lamri, le PDG de
la chaîne hôtelière El Aurassi
propriétaire de l’établissement
pour procéder à la réouverture
de l’hôtel El Boustane à El
Ménéa.
Le ministre a d’abord supervisé
le lancement par un promoteur
privé d’un projet de réalisation d’un village touristique
érigé sur un somptueux belvédère naturel surplombant la
ville d’El Ménéa. Il a ensuite
visité le siège de la direction
déléguée du tourisme et de
N
PHOTO : DR
Durant la période du 4 au
23 mai dernier, 304 postes
d’emploi ont été dégagés par
les sociétés pétrolières implantées à travers le territoire de la
wilaya d’Illizi, a-t-on appris
auprès du directeur de l’emploi
de la wilaya, Ahmed Amrani.
Ces postes d’emploi ont été
dégagés suite à une série de
rencontres regroupant la commission de wilaya chargée de
la gestion et de la promotion
de l’emploi, avec les directeurs généraux de différentes
entreprises pétrolières et leurs
filiales implantées à Illizi, mais
aussi, avec les présidents-directeurs généraux de celles dont le
siège social se trouve à Hassi
Messaoud. Parmi ces postes,
il y en a 46 qui requièrent un
diplôme qualifiant, 155 postes
de niveau moyen et 103 autres
sans qualification, répartis sur
les différentes sociétés, à savoir : GTP (21 postes), Acosco
(25 postes), DP Sonatrach Stah
(4 postes), Sonatrach DTR (3
postes), Enageo (10 postes),
Euro Japon (78 postes), GCB
(31 postes), Almafrique Cate-
euf affaires figurent au rôle de la deuxième session
criminelle de l’année 2016 de la cour d’Illizi, qui s’est
ouverte mardi et s’étalera jusqu’au 5 juin prochain.
Au cours des différentes audiences, les magistrats auront à
statuer sur des affaires liées essentiellement à la «détention
illégale d’armes et de munitions de guerre», «constitution
d’association de malfaiteurs», «tentative de meurtre volontaire
avec préméditation et de vol qualifié». Cette session, verra la
comparution de 23 accusés, dont 9 sont en détention, 4 non
détenus, 5 en fuite et 5 sous contrôle judiciaire. Signalons que
la cour d’Illizi a été créée par ordonnance n°97-11 du 19 mars
1997 portant découpage judiciaire.
Bouda Brahim
l’artisanat avant de se rendre
au parc d’attractions et animalier de Hassi El Gara, créé par
la Fondation nationale pour
la promotion de la santé et le
développement de la recherche
(Forem) pour les enfants d’El
Ménéa.
EL BOUSTANE
Dernier point de sa visite et
c’est ce qui, en définitive, a
motivé sa visite, l’hôtel El
Boustane, qui, après être tombé
en décrépitude très avancée
et en désuétude au plan de la
fréquentation, a pris un véritable bain de jouvence, du
moins pour une partie de ses
ailes d’hébergement. Fleuron
saharien des années fastes de
l’industrie touristique nationale sous Boumediene, l’hôtel
a subi une opération de rénovation et de réhabilitation
qui a ciblé une soixantaine de
chambres. L’opération de lifting d’un pan de ce bijou architectural, œuvre du légendaire
architecte Fernand Pouillon,
et qui aura vu passer de prestigieuses personnalités politique, culturelles , sportives et
autres, telles Costa Gavras ,
Jean Gabin, la reine Fabiola
de Belgique, Françoise Sagan,
Daniel Balavoine et surtout une
dizaine de fois la procession du
Paris Dakar, aura coûté, selon
la fiche technique, plus de 802
millions de dinars. Une autre
opération qui devra concerner
une cinquantaine de chambres
et une grande salle polyvalente
destinée aux fêtes et conférences est programmée, selon
une source de la direction du
tourisme de la wilaya de Ghardaïa, pour le mois d’octobre de
l’année en cours. Pour rappel,
la chaîne hôtelière El Aurassi
recouvre essentiellement les
activités des trois unités du Sud
qui lui sont rattachées, à savoir
les hôtels El Boustane d’El
Ménéa, El Mehri de Ouargla
et Rym de Beni Abbès. Ces
établissements hôteliers ont été
rattachés en 2010 à El Aurassi,
transformé en chaîne, dans le
cadre d’une réorganisation du
portefeuille de la société Gestour.
K. D.
Les commerçants
au chevet des démunis
prévision du mois de Ramadhan, une belle action humaEa éténnitaire
de générosité et de contribution dans la vie sociale
menée, récemment, par tous les commerçants de la ville
de Bordj Omar Driss, au profit des familles nécessiteuses et
démunies de la région. Initiée par le bureau communal du
Croissant-Rouge algérien (CRA), cette action consiste en la
distribution de denrées alimentaires aux familles nécessiteuses
pour leur permettre d’accomplir leurs obligations de jeûne dans
de bonnes conditions. Une initiative qui a apporté de la joie et
du bonheur dans les foyers de Temassinine Tanemmirt Nawen
Bouda Brahim
TAMANRASSET
Arrestation d’un voleur
individu, inculpé pour vol par effraction et violation de
a été neutralisé par la 2 sûreté urbaine de la ville
U ndomicile,
de Tamanrasset. L’affaire remonte à la fin de la semaine dernière
e
lorsqu’un citoyen de la cité Tafsit, à quelques encablures de la
ville, avait alerté la police sur la présence suspecte d’un groupe
de malfaiteurs qui s’apprêtaient à s’introduire à l’intérieur d’une
maison pour commettre leur forfait. Une fois sur place, les
policiers ont bouclé le périmètre indiqué avant qu’ils ne soient
surpris par un véhicule utilitaire de marque DFSK, qui roulait à
plein gaz et à contresens. Les voleurs ayant pris connaissance
de la présence policière ont ainsi tenté de s’enfuir. Mais, c’était
sans compter sur la célérité et la mobilisation de policiers, qui
ont, après une courte course poursuite, fini par mettre la main
sur le conducteur, tandis que ses acolytes ont réussi à passer
entre les mailles du filet. Conduit au commissariat pour l’interrogatoire d’usage, l’accusé, âgé de 31 ans, aurait balancé les
autres membres du gang qui sont activement recherchés.
... et d’un trafiquant d’or
la police judiciaire de la wilaya a traité et éluciD edésonunecôté,
affaire de trafic d’or qui s’est soldée par l’arrestation
d’une personne. Le mis en cause a été appréhendé à la sortie
nord de la ville en possession de 203 g de minerai contenant
80% d’or et 20% de cuivre provenant de l’orpaillage illicite,
activité dans laquelle il se serait engagé. Présenté devant le parquet de Tamanrasset, l’accusé (28 ans) a été placé sous mandat
de dépôt en attendant sa comparution devant le juge.
Ravah Ighil
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El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 9
ALGER INFO
CIRCULATION
ROUTIÈRE
CENTRE COMMERCIAL DU 11 DÉCEMBRE À EL BIAR
Les commerçants demandent
un dédommagement équitable
DES RALENTISSEURS SUR DES
VOIES RAPIDES
ertains endroits de la capitale
connaissent une congestion routière
C
sans pareille. En dépit de cette situation
PHOTO : DR
● La promesse de la wilaya quant à une compensation juste et équitable n’a pas été tenue.
La démolition du centre d’affaires d’El Biar a suscité la polémique
L
es propriétaires de locaux,
qui se trouvaient au centre
commercial du 11 Décembre 1960 à El Biar, n’ont
toujours pas repris leurs activités
dans les nouveaux locaux que la
wilaya leur a attribués en guise
de compensation. La cause, selon
les commerçants, ces locaux de
rechange ne répondent pas à
leurs attentes. «La wilaya nous
a attribué des locaux commerciaux au niveau des voûtes de
la Pêcherie et à la cité des
1600 Logements de Sebala. Ces
locaux, en plus d’être exigus,
sont situés dans un endroit qui
est loin d’être commercial. Nous
avons perdu nos fonds de commerce et nos titres de propriété,
puisqu’actuellement nous avons
uniquement un droit d’exploitation, que nous avons obtenu
après avoir acheté le mètre carré
à 80 000 DA. Or, au centre commercial d’El Biar nous détenions
des actes de propriété en bonne
et due forme», s’insurgent les
commerçants.
Rappelons, que le centre commercial a été démoli en début d’année,
suite à une décision émanant de
l’APC d’El Biar. Cette décision
a été prise après une longue procédure judiciaire qui a opposé
les commerçants au ministère de
la Justice. Ce dernier réclamait
l’appartenance de la structure à
son patrimoine immobilier. «La
plainte qui a déclenché la procédure judiciaire a été portée
contre les commerçants du centre
commercial et non contre l’APC.
Au bout du compte, le ministère de
la Justice a eu gain de cause. Une
décision d’expulsion a été rendue
contre nous en 2010», disent-ils.
Et de poursuivre : «L’APC d’El
Biar a émis en 2015 un arrêté de
démolition. L’arrêté en question
a été étayé sur le principe de
l’intérêt public, or aucun détail
n’a été donné quant à la nature
de cet intérêt, hormis le fait que
la démolition du centre commercial était motivée par des critères
ayant trait à l’harmonie de la
ville.»
Signalons que lors de l’opération
de démolition, un représentant
du wali avait promis aux commerçants un dédommagement
équitable. «Nous avons été rassurés par le représentant du
wali qui nous a promis des
locaux décents ou du moins semblables à ceux que nous avions
au centre commercial. Cependant, la promesse n’a pas été
tenue. Une soixantaine d’entre
nous ont été tributaires de locaux
au niveau des voûtes de la Pêcherie et 120 autres ont été affectés
à la cité des 1600 Logements
dans la commune de Sebala.
Ces deux emplacements ne nous
conviennent pas vu que l’activité commerciale y est moindre»,
SUR LE VIF
déplorent-ils. «Cela fait 6 mois
que nous détenons les décisions
d’attribution. Mais nous n’arrivons toujours pas à lancer
nos activités, car les nouveaux
locaux ne s’y prêtent aucunement. Nous avons perdu les fonds
de commerce et par la même
occasion toute chance de retrouver une activité commerciale à
même de subvenir à nos besoins
et à ceux de nos enfants. Nous
n’arrivons même pas à nous
acquitter des cotisations auprès
de la Casnos. Nous avons été
clochardisés et pour ainsi dire
réduits à néant. Le mois sacré du
Ramadhan est à nos portes et la
rentrée scolaire pointe déjà son
nez, nous ne savons vraiment pas
quoi faire», déplorent-ils. «Nous
lançons un appel urgent aux
pouvoirs publics pour qu’ils nous
rétablissent dans nos droits»,
concluent-ils.
K. Saci
pénalisante pour les automobilistes, les
collectivités locales persistent dans leur
démarche qui consiste à installer des dosd’âne sur les moindres tronçons de route.
Pourtant, une directive émanant du ministère de l’Intérieur a été envoyée à toutes
les APC, les enjoignant de mettre un terme
à l’anarchie dans l’installation des ralentisseurs. Cependant, les APC continuent à
passer outre cette orientation.
Au lieudit houch Souachet, un quartier situé
à cheval entre la commune de Rouiba et celle
de Bordj El Kiffan, de nouveaux dos-d’âne
ont été installés sur une voie express, or cette
route est dotée d’une passerelle nouvellement
installée. Les piétons qui veulent traverser la
route n’ont qu’à emprunter la passerelle.
En plus d’être inappropriés, ces ralentisseurs ne répondent aucunement aux
normes. Ils sont hauts, abruptes et ne sont
couverts d’aucune peinture réfléchissante.
Quant aux panneaux indiquant leur existence, ils sont totalement absents. Résultat :
des automobilistes, notamment de nuit, les
heurtent continuellement. Des traces de
freinage sont visibles sur le bitume de part
et d’autre de la chaussée.
Cette situation prévaut également au niveau
de la route qui relie la commune de Rouiba
à celle de Aïn Taya. Des ralentisseurs de
diverses dimensions y ont été installés.
«Il n’y a ni école ni habitation. Rien ne
justifie l’installation de ces ralentisseurs»,
déplorent des automobilistes.
Ces ralentisseurs qui ne répondent à aucune
norme ont même été installés au sommet
d’une côte. A quelques dizaines de mètres,
deux ralentisseurs ont été érigés sous une
passerelle. Les marchands informels profitent de cette situation pour mettre leurs
étals de fortune, et ce, presque sur la chaussée. Des automobilistes peu soucieux des
autres s’arrêtent anarchiquement pour faire
leurs emplettes.
K. S.
24 HEURES
SAISON ESTIVALE :
EL MARSA À L’HEURE DES
PRÉPARATIFS
AUDACE
PHOTO : DR
Après le squat des
trottoirs et des
accotements, les
vendeurs informels
osent délimiter les
voies de circulation
avec des bottes
d’ail !
Les préparatifs pour la
saison estivale vont bon
train à El Marsa. Les agents
de l’APC sont déployés en
nombre sur les plages
autorisées à la baignade. Ils
y mènent, entre autres, une
vaste opération de
nettoyage. «Nous avons,
dès la fin des élections, pris
le soin de relancer les
préparatifs pour la saison
estivale. Nous misons cette
année pour accueillir un
nombre important
d’estivants,
particulièrement de juin à
août», indique un
responsable local. D’après
notre interlocuteur, ces
préparatifs consistent
essentiellement à nettoyer
les sites de baignade, à
désherber tous leurs
alentours et à dégager les
accès au public. Signalons
que la préparation de la
saison estivale se fait en
étroite collaboration avec
l’Agence de promotion et de
protection du littoral (APPL),
qui chaque année met à la
disposition des estivants
des moyens matériels.
D’ailleurs, les efforts de
l’APPL ont permis
d’augmenter
significativement le nombre
de plages autorisées à la
baignade, en l’espace de
quelques années
seulement, elles ont doublé.
MARCHÉ DE BAB EL OUED :
MANQUE DE PROPRETÉ
La propreté fait toujours
défaut au marché des Trois
Horloges, dans la commune
de Bab El Oued. A l’entrée
du marché, où l’on propose
du poisson, les conditions
d’hygiène sont quasiment
absentes. Des odeurs
nauséabondes, provenant
de détritus abandonnés ou
de réseaux
d’assainissement
défectueux rendent
l’atmosphère quasiment
irrespirable. A l’intérieur du
marché, notamment, l’étage
d’en bas, les lieux sont
infects. Pourtant un coup de
balai et une couche de
peinture changeraient
l’image lugubre de cet
espace commercial. Dans
les environs, force est de
relever l’anarchie et les
mauvaises conditions dans
lesquelles sont proposés les
différents produits destinés
à la consommation. A croire
que les services de contrôle
de la qualité n’ont jamais
mis les pieds dans ce bazar
populaire de la capitale.
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
MERCREDI 25 CHAABANE 1437
Fadjr
03:42 Asser
16:37
Chorouk 05:32 Maghreb 20:05
Dohr
12:46 Îcha
21:43
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 9
RÉGION EST
MARCHÉS DE PROXIMITÉ INEXPLOITÉS À CONSTANTINE
SOUK AHRAS
Le chef de l’exécutif menace L
les responsables locaux
e wali de Constantine, Hocine Ouadah, a déclaré, hier,
lors du conseil de wilaya,
que les marchés de proximité
réalisés et inexploités depuis plus
de deux ans, seront récupérés
et transférés vers les biens de la
wilaya si les communes n’agissent
pas dans 8 jours pour les exploiter.
Il a affirmé qu’il poursuivra en
justice les services des communes
et les présidents d’APC pour abandon de ces marchés. Pour rappel,
ces infrastructures, dont la réalisation a coûté à l’Etat des milliards
de dinars, devaient servir pour
éradiquer le commerce informel,
mais cet objectif n’a jamais été
atteint. Il est désolant de voir qu’à
ce jour, une vingtaine de marchés
de proximité n’ont pas été occupés
par les commerçants bénéficiaires
de stand, et aucune mesure rigoureuse n’a été appliquée par l’Etat.
Il a fallu attendre les instructions
du ministre de l’Intérieur pour que
les autorités de la wilaya daignent
réagir pour faire bouger les responsables dans les communes de
Constantine. Un rapport affligeant
sur l’état de dégradation de ces
marchés de proximité, à Djebel
Ouahch, Bekira, Sarkina, Ziadia,
Boumerzoug, Hamma Bouziane,
El Khroub et autres, a été présenté
par un responsable de la direction
du commerce. Plusieurs locaux
sont fermés depuis des années,
pourtant les citoyens en ont be-
PHOTO: ARCHIVES/EL WATAN
L
Le commerce informel a
encore de beaux jours
devant lui
soin. Ces marchés nécessiteront
d’autres travaux de réhabilitation.
«Vous avez huit jours pour louer
ou exploiter ces locaux, si cela
n’est pas fait, ces marchés seront
récupérés et transférés vers les
biens de wilaya. En plus, je vais
vous poursuivre en justice, car
l’Etat a perdu des milliards dans
la réalisation de ces marchés
livrés à la dégradation», a avisé le
wali en direction des maires, des
chefs de daïra et des services des
différentes communes. Dans un
autre volet, la crise économique
que connaît le pays suite à la chute
des prix du pétrole aura aussi des
conséquences sur les budgets des
communes. Le wali a affirmé
que, selon toujours des instructions ministérielles, les communes
devront être indépendantes financièrement. Désormais, chaque
commune devra prendre en charge
les salaires de ses employés, à travers les revenus de son patrimoine
(locaux, logements ou autres),
et ne plus compter sur l’aide de
l’Etat. Hocine Ouadah a instruit
les responsables des communes de
revoir à hausse les loyers de leurs
biens et de revaloriser leur patrimoine, et prévoir même de mener
une opération d’assainissement au
sein du personnel, soit en d’autres
termes passer à la compression des
effectifs, c’est-à-dire des licenciements. Un vrai dilemme pour
les maires, qui seront confrontés
à des situations très difficiles,
notamment pour ceux qui sont à la
tête des communes pauvres et sans
aucune ressource financière.
Yousra S.
AGRESSION AU FUSIL HARPON À SIDI MABROUK
Une agression spectaculaire a eu lieu, lundi vers 23h, dans une rue
mal éclairée du quartier de Sidi Mabrouk supérieur. Selon des
témoignages recueillis auprès des riverains, trois individus, qui
étaient à bord d’une camionnette, ont braqué à l’aide d’un fusil
harpon et de sabres deux jeunes gens roulant en scooter. Sous la
menace de leurs armes, les trois voyous ont délesté les deux
victimes, sous le choc, de leur moto, avant de quitter tranquillement
les lieux. Dans le même registre, nous avons été destinataires, hier,
d’un communiqué de la Gendarmerie nationale, indiquant qu’un
trafiquant de psychotropes, âgé de 38 ans, a été interpellé en début
de semaine au centre-ville de Constantine, par la brigade de
recherche de la gendarmerie. L’individu était en possession de
70 comprimés d’un produit psychotrope, le Parkanine 05, au moment
de son arrestation, précise la gendarmerie. Au cours de son
interrogatoire, le dealer a avoué qu’il se fournissait en psychotropes
auprès d’un certain F. G., actuellement recherché par les services de
la gendarmerie et qu’il écoulait son produit au prix de 500 DA l’unité.
F. Raoui
Les mises en garde du wali
L
qualité / prix défiant toute concurrence. Je vous
instruis pour signer des conventions avec BCR
et les fabricants locaux de faïence, dalle de sol
et d’autres matériaux pour permettre à l’outil
productif national d’aller de l’avant. Je ne veux
plus voir de logements publics sans produits
locaux», dira le wali. Pour donner un coup de
fouet à l’économie de la daïra, la délégation
a visité le site de la future zone économique
d’activité (ZEA) d’une superficie de 41 hectares. Les 62 investisseurs devront bénéficier
d’une assiette de 3000 à 5000 m2. Pour faire
comprendre à ses interlocuteurs que l’Etat providence n’existe plus, le wali dira : «Le temps
où l’Etat prenait tout en charge est révolu.
Des opérateurs l’ont compris. Pour preuve,
six investisseurs ont pris en charge la viabilisation de la zone industrielle de Lahlatma,
une première à l’échelle nationale. Les futurs
opérateurs de la ZEA de Aïn Kebira devront
faire autant.» La mise en service du gaz naturel
au profit de 120 foyers de Merdj Midoune,
un bourg de Aïn Kebira a été l’autre étape, où
Attribution de
520 logements
T
el qu’annoncée précédemment par le wali de Souk
Ahras, 200 familles ont été concernées, lundi, par
une opération d’attribution de logements sociaux locatifs, et ce, dans le cadre d’une opération d’envergure
qui touchera avant la première semaine du mois de Ramadhan 1050 familles. La même journée a connu une
remise des clés de logements pour 320 attributaires au
chef-lieu de la wilaya. Les deux opérations ont eu lieu
dans un climat de fête.
A. D.
République Algérienne Démocratique et Populaire
WILAYA DE BATNA
Daïra de Batna
Commune de Oued Echaâba
AVIS
SÉTIF
e chef de l’exécutif, Mohamed Bouderbali, a effectué, lundi, une visite marathon
à la daïra de Aïn El Kebira, où il a profité pour
lancer des messages et mettre en garde les responsables locaux. Au complexe de la Saniak
(Société de fabrication d’accessoires industriels et sanitaires) du groupe BCR, le wali a
été ferme vis-à-vis des responsables chargés du
programme de logements, d’autant plus que ces
derniers ont pointé du doigt les entrepreneurs
et les maîtres d’ouvrage (OPGI, ENPI, AADL)
tournant le dos à leurs produits, disposant paradoxalement d’un excellent rapport qualité/prix.
Sur le champ, Bouderbali a instruit les responsables de l’OPGI et de l’AADL, en charge de
la réalisation de 20 000 logements de différents
segments, à utiliser des produits BCR, dont le
kit d’un logement locatif public (3 mélangeurs,
un robinet d’ablution, un autre pour machine à
laver, trois robinets à gaz et une vanne d’eau)
ne coûte pas plus de 9500 DA. «Pour la réalisation des programmes publics, vous êtes tenus
d’utiliser le produit local présentant un rapport
e secteur des transports, en général, et le transport ferroviaire, en particulier, peine à inscrire
leurs actes dans la logique des nouvelles donnes
qu’impose la conjoncture, les appels à l’investissement et à l’ouverture tous azimuts et tout ce tohu-bohu
accompagnateur de discours pompeux. Les piètres
résultats enregistrés à l’échelle de la wilaya de Souk
Ahras et l’absence de toute volonté de relance font de
Morphée l’acteur principal de ce feuilleton. Hier, la
voie ferrée a été fermée pour travaux au niveau de la
gare des Tuileries.
Ces travaux de réhabilitation demanderont au moins
des mois pour la remise en circulation des trains.
Du coup, c’est le transport du phosphate et des marchandises qui sera affecté, et ce sont les recettes de la
SNTF qui vont en pâtir. Pis encore, les 300 camions,
semi-remorque et engins lourds de gabarits différents,
qui sillonnent depuis des années des routes bitumées
à coups de milliards de dinars, seront renforcés, selon
nos sources par au moins 200 autres véhicules. Voici
les propos d’un cadre de l’entreprise, recueillis sous
le sceau de l’anonymat : «Il y a comme une volonté de
bradage et de liquidation du transport ferroviaire dans
cette wilaya et cela date de plusieurs années.
Les raisons inavouées des uns et des autres sont surtout perceptibles à travers cette nonchalance et ces
mesures de replâtrage que tout le monde constate et
au sujet desquels l’on radote et l’on palabre à tous les
niveaux, sans jamais songer à arrêter le massacre.
Réhabiliter une voie ferrée est une action somme
toute naturelle, pour peu que ses initiateurs prennent
conscience des préjudices énormes que va subir la
SNTF, ses usagers et les habitants des grandes agglomérations». D’autres cadres du secteur, contactés, hier,
ont été du même avis. Il en est même quelques uns qui
ont expliqué l’événement par des allusions riches
en insinuations, telles que l’émergence en quelques
années d’une caste de nababs, toutes filiales confondues, qui trouve sa raison d’être dans les opérations de
restructuration cycliques et des différentes opérations
de réhabilitation.
A. Djafri
le wali s’est une fois de plus exprimé sur ce
volet à propos du logement rural. Un dossier
qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers
temps. «En matière de raccordement au réseau
du gaz naturel, les efforts fournis par la wilaya
de Sétif sont inestimables. Ne dépassant pas les
27% en 1999, le taux de raccordement dépasse
actuellement les 92%. Le logement rural n’est
plus un problème. Pour bénéficier d’une aide
au logement rural, il suffit de posséder un
terrain constructible et un acte de propriété. A
défaut de ce document, une attestation délivrée
par le P/APC suffit. Pour préserver les terres
agricoles, les bénéficiaires sont désormais
autorisés à construire en R+1. Afin de sédentariser les populations et atténuer la pression
sur le logement locatif public, le logement rural
n’est astreint à aucune limite. Après les 2627
aides octroyées au titre de l’exercice 2015, la
wilaya attend l’inscription des 15 000 dossiers
déposés au ministère de l’Habitat», notera le
wali.
Kamel Beniaiche
Le président d’APC de Oued Chaâba avise l’ensemble des
habitants de la commune qu’une enquête publique comodo-incomodo autour de l’ouverture et de l’exploitation d’un
cybercafé au bénéfice de Monsieur Lamouafak Toufik au
lieudit Route de Hamla, cité 100 logements participatifs, Bt
E relevant de la commune de Oued Chaâba et ce pour une
période de 15 jours à partir de la parution du présent avis.
Il appelle toute personne ayant des réserves, opposition
ou observation à se rapprocher du siège de l’APC pour les
mentionner sur le registre ouvert à cet effet.
Le président de l’APC de Oued Chaâba
République Algérienne Démocratique et Populaire
WILAYA DE BATNA
Daïra de Batna
Commune de Oued Echaâba
AVIS
Le président d’APC de Oued Chaâba avise l’ensemble
des habitants de la commune qu’une enquête publique
comodo-incomodo autour de la réalisation d’une salle des
fêtes au bénéfice de Monsieur Bouhmatou Lembarek à
la cité Hamla et ce, pour une période de 15 jours à partir
de la parution du présent avis. Il appelle toute personne
ayant des réserves, opposition ou observation à se rapprocher du siège de l’APC pour les mentionner sur le
registre ouvert à cet effet.
Le président de l’APC de Oued Chaâba
PUBLICITÉ
● La situation a atteint le seuil de l’intolérable, après des années d’abandon et de laisser-aller.
Fermeture de la voie
ferrée pour travaux
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 9
RÉGION OUEST
R
IE
DOSS
MASCARA, TLEMCEN ET SIDI BEL ABBÈS
Ces villes et villages où il fait bon vivre
● Dans le dossier de cette semaine, El Watan vous propose des reportages dans trois endroits de l’Oranie où il fait bon vivre. D’abord une virée dans le
très beau village de Aïn Fares, à Mascara, puis à Bni Boublen, à Tlemcen, un lieu pittoresque qui continue de susciter la curiosité tant sa configuration
géographique incite à la réflexion et à la méditation et, enfin, à la cité Assouli, qui a décroché le prix du meilleur quartier de Sidi Bel Abbès.
Aïn Fares, un somptueux havre de paix
PHOTO : SOUAG
A
ïn Fares, qui était un village,
est devenue une petite ville
attirante et charmante.
Aïn Fares dont le nom signifie en
arabe «La source du cavalier» est
l’une des rares villes de la wilaya
de Mascara ayant préservé une
partie de son charme. En l’absence
flagrante de toutes les commodités
d’une ville touristique, Aïn Fares
demeure pour beaucoup une belle
région. Ce village, très calme et
sécurisé, se caractérise par un
large et long boulevard. «Ce sont
ces nombreux anciens arbres, qui
jalonnent sa grande route, qui ont
fait de Aïn Fares un très beau
village. Chaque arbre raconte une
histoire», explique un citoyen. A
13 km au nord-est de Mascara,
et s’étendant sur une superficie
de 51 km², cette localité rurale à
vocation agricole créée en 1878, tire
également sa beauté des vestiges
de très jolies habitations anciennes
qui ont gardé leur charme.
«Datant de la période coloniale
et bordant la rue principale de
Aïn Fares, les rares habitations
anciennes qui ont échappé à la
destruction offrent des vues
superbes», témoigne un habitant
de cette localité. Pourtant, plusieurs
Vues du pittoresque village Aïn Fares et de son majestueux jardin
personnes interrogées n’arrivent
pas à cacher leur déception quant
à l’état déplorable dans lequel se
trouvent de nombreuses anciennes
habitations. «Notre petite localité,
dans un passé récent, a été
totalement abandonnée», nous dit-
on. Les populations de ce village
agricole qui se trouve sur l’axe
routier reliant Mascara à Relizane
vivent en communauté et tout le
monde connaît tout le monde.
«Nous vivons en paix, car ce sont
des générations d’une même famille
Cité Assouli,
le plus beau quartier
de la Mekerra
Q
uartier le Rocher, dans la proche
périphérie de la ville de Sidi Bel Abbès.
Au détour de multiples venelles pavées et à
la propreté irréprochable, apparaissent des
espaces boisés, certains parsemés de rosiers.
De petits jardins verdoyants ont pris forme
dans ce petit îlot d’habitation érigé en R+1 au
début des années 2000. Et lorsqu’on cherche
une adresse, il n’a pas lieu de taper aux
portes : les maisons portant un numéro et une
indication claire donnent l’apparence d’une
cité bien agencée. La cité des 314 Logements,
baptisée en 2013 au nom de Assouli Bel Abbès,
contraste assurément avec l’aspect hideux de
bon nombre de quartiers de la ville. «C’est le
quartier le plus propre et le mieux entretenu
de la ville», signale Sidi Ahmed Ayadoun,
président de l’association écologiste Jeunesse
Volontaire. Pourtant, il y a quelques années,
ce quartier était confronté à une situation des
plus déplorables : routes défoncées, saleté
envahissante et délaissement totale des espaces
communs. «Il n’a pas fallu engager de gros
moyens pour améliorer le cadre de vie des
résidants, il suffisait seulement d’amorcer un
projet associatif crédible et durable», souligne
Sidi Ahmed.
Un projet accompagné, dès le départ, par
les pouvoirs publics, qui ont procédé à la
réhabilitation de la chaussée principale,
l’aménagement d’une aire de jeu et à
l’installation d’une trentaine de kits
photovoltaïques. «La mobilisation des résidants
et la mise en pratique d’un plan d’aménagement
et d’embellissement ne furent pas de tout repos»,
témoigne M. Tidjini Kerkeb, cadre à la direction
de l’éducation et président de l’association de
quartier Nour. Non sans fierté, il considère
que les efforts déployés par les membres de
l’association (créée en 2009) ont fini par donner
leurs fruits, puisque le quartier Assouli Bel
Abbès a raflé le prix du plus beau quartier de la
ville en 2015. Un prix initié par l’APC de Sidi
Bel Abbès et la direction de l’environnement, en
collaboration avec une vingtaine d’associations
et de comités de quartier du chef-lieu de la
wilaya. Parallèlement, l’association Nour a été
sélectionnée par la direction de l’environnement
pour le lancement du projet pilote de tri sélectif
des ordures ménagères. Etalé sur une période de
six ans, «le projet de réhabilitation du quartier
s’est appuyé notamment sur la sensibilisation
des jeunes écoliers à l’amélioration du cadre
de vie de leur cité. En l’espace de quelques
années, le quartier a connu une transformation
radicale», explique M. Tidjini. D’ailleurs, à
la proclamation des résultats de fin d’année
(6e, BEM, bac), l’association organise, depuis
deux ans, une cérémonie de remise de prix
aux élèves les plus méritants, au cœur de la
cité et en plein air. Et cette année encore, il
est prévu de procéder au reboisement des
espaces mitoyens avec le quartier, avec l’aide de
l’association Jeunesse Volontaire. En somme,
un bel exemple de mobilisation citoyenne pour
encourager la notion du vivre-ensemble dans un
environnement sain et cohérent.
M. Abdelkrim
qui se sont succédé», nous relate
un ancien policier. Et d’ajouter
que «d’abord, c’est la propreté des
lieux et de certaines habitations qui
attire les passagers à Aïn Fares».
Ce qui donne un charme particulier
à ce village, c’est la verdure qui
lui accorde les caractéristiques
d’antan. Le maire de Aïn Fares,
Bounif Noureddine, espère pouvoir
développer sa localité, notamment
l’amélioration de son aspect
touristique.
Souag Abdelouahab
Virée spirituelle
à Bni Boublen
B
lotti au pied de la sainte Lalla Setti, le
village de Bni Boublen continue de
susciter la curiosité, tant sa configuration
géographique incite à la réflexion et à la
méditation. Dans cette agglomération, que
l’écrivain Mohammed Dib avait choisie pour
décrire, dans son roman L’incendie, un pan
de l’histoire de la Révolution d’Algérie, la
population vit… sous les morts. «Mon père
est décédé il y a 13 ans, à l’âge de 105 ans. Il
est né ici. Je me rappelle que pendant la
guerre, on vivait dans les grottes situées
sous le cimetière. Après l’indépendance, les
habitants se sont essaimés tout autour,
mais toujours en contrebas des morts, d’où
notre statut de «les vivants sous les morts»,
nous renseigne Hocine, épicier, 63 ans. Les
autochtones sont de vrais tlemcéniens, qui
donnent l’impression de ne pas vouloir
quitter les lieux malgré leur situation qui
n’a rien à envier aux hommes des cavernes
d’antan. «D’abord, avec Bni Boublen, nous
avons un lien affectif, culturel, ensuite, il
faut le souligner, ici nous sommes
tranquilles, ce sont nos biens et par les
temps qui courent, il n’est pas aisé d’obtenir
un logement social ou de quelque nature
que ce soit. Les habitants d’ici sont tous de
condition moyenne, pour ne pas dire en
dessous de la moyenne», renchérit Hocine
qui dit, en outre, ne pas échanger son
habitation contre la meilleure villa de
Tlemcen. Bni Boublen, circonscription de la
commune de Mansourah (Grand Tlemcen),
est quasiment ceinturée par les ruines de la
civilisation zianide et les monts de Lalla
Setti. «Nous ne percevons pas le quolibet
de «morts sous les vivants» comme une
insulte. C’est la géographie et les conditions
de vie qui nous l’ont attribué. Au contraire,
notre village est unique dans le monde.
C’est une référence dans la guerre d’Algérie.
En plus des curieux qui viennent voir «ces
gens qui vivent sous un cimetière», les
habitants d’autres communes viennent
aussi s’abreuver de nos fontaines à l’eau
fraîche, une eau minérale», abonde dans le
même sens Abdelkader, qui confesse avoir
déménagé en ville avant de retourner au
bercail : «Je ne pouvais vivre ailleurs. Sans
m’en rendre compte, un matin, je suis
retourné avec ma petite famille habiter dans
la caverne de mes aïeuls».
Abdelkader, fier de son village, avoue se
sentir mal à l’aise en quittant son
environnement : «Même si nous vivons
dans une cité qui ne semble appartenir à
aucun autre territoire, nous vivons comme
tous les autres Algériens, mais nous
sommes différents dans notre façon d’être,
c’est-à-dire humbles, pas trop revendicatifs.
Nous avons notre école, notre mosquée, nos
terres et…nos morts, qui nous tiennent
compagnie. En toute quiétude !» Des
enfants déambulent dans les ruelles, nous
voyant à peine. Un regard discret, pudique.
Très coopératifs, ils répondent comme s’ils
avaient senti notre question, avec un
humour innocent : «Oui, nous sommes les
hommes des cavernes, mais nous sommes
civilisés».
Bni Boublen incite à la méditation.
Chahredine Berriah
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 10
I N T E R N AT I O N A L E
L’HOMMAGE
DU PRÉSIDENT
BOUTEFLIKA À
MOHAMED
ABDELAZIZ
MOHAMED ABDELAZIZ DÉCÉDÉ SUITE À UNE LONGUE MALADIE
40 ans de combat
pour la liberté
L
● Le parcours du défunt est long, et même très long, puisqu’il remonte à la création du Front Polisario (Front
de libération du Sahara occidental) depuis sa création le 10 mai 1973 ● Un moment historique contrarié par
l’invasion marocaine deux années plus tard, en novembre 1975.
e
président
de
la
République arabe sahraouie
démocratique (RASD)
et secrétaire général du Front
Polisario est décédé des suites
d’une longue maladie, a annoncé
hier l’ambassade de la RASD à
Alger. Mohamed Abdelaziz, qui
a succédé à El Ouali Mustapha
Sayyed, mort au combat en 1976,
ne pourra donc pas poursuivre
la lutte du peuple sahraoui, qui
dure depuis près d’un demi-siècle,
pour le recouvrement de ses droits
nationaux. Toutefois, le parcours
du défunt est long, et même
très long, puisqu’il remonte à
la création du Front Polisario
(Front de libération du Sahara
occidental) depuis sa création
le 10 mai 1973. Un moment
historique contrarié par l’invasion
marocaine deux années plus tard,
soit en novembre 1975. C’est
donc le début de la lutte armée
contre le nouvel occupant, une
phase soutenue par l’écrasante
majorité des pays de la planète,
s’agissant d’une question de
justice, qui plus est soutenue par
l’ONU, qui avait inscrit le Sahara
occidental sur sa liste des pays et
territoires non autonomes. L’ONU
n’a jamais renié ses positions,
puisqu’à travers le processus de
paix qu’elle parrainera, toutes ses
résolutions auront pour référents
les appels rappelant avec force
qu’il s’agit d’une question de
décolonisation.
Mohamed
Abdelaziz a bien dirigé la lutte
armée de son peuple, mais il n’en
a par contre jamais fait une fin en
soi. Il a siégé par conséquent à
la table des négociations avec la
puissance d’occupation, jusqu’à
la conclusion d’un accord de paix
PHOTO : D .R .
L
Le peuple sahraoui perd un de ses vaillants et courageux combattants et un des braves fondateurs du Front Polisario
en 1990. Ce fut un succès majeur
pour le peuple sahraoui dont l’Etat
est reconnu internationalement,
la RASD étant par ailleurs
membre fondateur de l’Union
africaine (UA) en 1999. C’est
cet accord conclu après d’âpres
négociations entre le Maroc
et le Front Polisario qui sera
ensuite endossé par l’ONU une
année plus tard, devenant même
le sien. Le Maroc reconnaissait
donc le droit du peuple sahraoui
à l’autodétermination, et donc
le choix entre l’indépendance
totale et le rattachement au
Maroc. Une phase décisive
contrariée par le refus du Maroc
d’appliquer le plan en question.
C’est là justement qu’apparaît le
leadership du défunt Mohamed
Abdelaziz, qui a fait preuve à
la fois d’intransigeance et de
souplesse. Pas question de
renoncer aux droits nationaux
du peuple sahraoui, mais sans
abandonner la voie diplomatique.
Il fallait, laissait-il entendre,
épuiser tous les moyens, et on se
rend compte de quelle manière,
la question sahraouie est sortie
de l’oubli et que désormais elle
s’impose d’elle-même.
On a vu dernièrement comment
avait réagi la Cour de justice
européenne ne s’opposant pas par
ailleurs à la démarche entreprise
auprès d’elle par le Front
Polisario. Ou encore, la décision
américaine d’exclure les territoires
sahraouis de la zone de libreéchange Etats-Unis-Maroc. Une
gifle pour ce dernier, qui a déployé
des moyens considérables pour
faire entériner son occupation du
Sahara occidental. Plus que cela,
la défaite marocaine est totale pour
n’avoir pu faire des Sahraouis de
bons sujets. Lors des négociations
Maroc-Front Polisario entamées
à Londres en 1997, tout a été dit
avec une extrême précision et
l’ONU en prendra acte lors d’un
vote du Conseil de sécurité en
1995, déjouant une manœuvre
marocaine en vue d’élargir le
corps électoral sahraoui. La
boucle est ainsi bouclée, et elle le
sera encore plus avec la situation
dans les territoires occupés
où, constate-t-on, le sentiment
indépendantiste n’a jamais été
aussi fort. Ce sont ces périodeslà que le défunt leader sahraoui
a dirigées ou encouragées. Un
parcours remarquable avec une
internationalisation de fait de la
question du Sahara occidental.
Mohammed Larbi
LES SAHRAOUIS SE DONNENT 40 JOURS
POUR PRÉPARER LA SUCCESSION
L
e Front Polisario a réagi hier au décès du
président de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz,
en décrétant 40 jours de deuil. C’est aussi la
durée qu’il se donne pour élire un successeur à
son chef historique. En vertu de l’article 49 de
la Loi fondamentale du Front, c’est le président
du Conseil national sahraoui, Khatri Eddouh,
qui assumera le poste de secrétaire général du
Front Polisario et celui de président de la RASD
jusqu’à l’élection d’un nouveau secrétaire
général lors d’un congrès extraordinaire.
Ce congrès devrait très probablement avoir lieu
à la fin du mois de juillet. La succession à la
tête du Front Polisario et de la RASD devrait
se faire sans encombre, puisque le président
Abdelaziz laisse derrière lui un mouvement
structuré et discipliné qui recèle des cadres
de valeur qui sauront choisir dans le calme, le
moment venu, la personne la mieux à même
de poursuivre la lutte pour la libération des
territoires sahraouis occupés. Appréciés par une
majorité de Sahraouis pour leurs compétences,
Mohamed Sidati ou Brahim Ghali sont
présentés, par de nombreux observateurs,
comme des successeurs potentiels.Le secrétaire
général du Front Polisario est décédé des
suites d’une longue maladie. L’information
a été rendue publique hier par l’ambassade
de la RASD à Alger. Né en 1948 à Smara,
Mohamed Abdelaziz est une grande perte
pour le peuple sahraoui qui lutte pour son droit
à l’autodétermination. Un peuple qu’il a su
garder mobilisé contre le Maroc — qui occupe
illégalement le Sahara occidental depuis 1975
— grâce à son charisme et à son rôle dans
l’organisation et la conduite de la résistance.
C’est ce qui fait qu’au fil du temps, Mohamed
Abdelaziz a acquis la stature d’homme d’Etat
dont le parcours fut irréprochable.
Le président de la RASD était en effet l’un
des membres fondateurs du Front Polisario
depuis son congrès constitutif tenu à Zouerate
en Mauritanie le 10 mai 1973. Avant d’accéder
aux plus hautes responsabilités du mouvement
indépendantiste, il était chef militaire jusqu’en
1976. Et c’est en compagnie de Brahim
Ghali, l’actuel coordinateur politique du
Front, qu’il organise les premiers raids contre
les garnisons espagnoles. Il participe luimême aux opérations et continue de le faire
contre les forces d’occupation marocaines,
même lorsqu’il devient le leader du Front
Polisario. A la suite de l’assassinat, le 9
juin 1976, de Moustapha El Ouali Sayed,
Mohamed Abdelaziz est élu secrétaire général
du Front Polisario et président du Conseil de
commandement de la révolution. Durant la
même année, il cumulera ce poste avec celui
de président de la RASD. Grand symbole de
résistance contre le colonialisme en Afrique,
le leader du Front Polisario a été également
vice-président de l’OUA en 1985 puis de
l’Union africaine en 2002. Le président
Mohamed Abdelaziz sera enterré dans les
territoires sahraouis libérés qu’il a arrachés,
lui et ses compagnons d’armes, des griffes du
colonialisme marocain. La jeunesse sahraouie
a promis hier que son combat pour la liberté et
le droit à l’autodétermination ne sera pas vain.
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires
non autonomes, et donc éligible à l’application
de la résolution 1514 de l’Assemblée générale
de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de
l’indépendance aux pays et peuples coloniaux,
le Sahara occidental est la dernière colonie en
Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc,
soutenu par la France.
Z. C.
e président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué que le
peuple sahraoui perdait, avec la
disparition de son président Mohamed
Abdelaziz, un vaillant militant qui «a
fait de la paix un principe stratégique
et un choix incontournable», se disant
peiné que le défunt soit décédé avant que
son pays n’ait recouvré sa liberté et son
indépendance. «C’est un grand malheur
qui vient frapper le peuple sahraoui frère
et tous les hommes épris de liberté et de
paix dans le monde par la disparition
du combattant et militant Mohamed
Abdelaziz, secrétaire général du Front
Polisario président de la République
arabe sahraouie démocratique», a écrit
le président Bouteflika dans un message
de condoléances au président du Conseil
national sahraoui, Khatri Eddouh, suite
au décès du président sahraoui.
Le président de la République s’est dit
«d’autant plus peiné par la nouvelle de
son décès, que le défunt ait rendu l’âme
avant de voir se concrétiser l’objectif
pour lequel il a voué sa vie entière et
avant que le soleil de la liberté ne se
lève sur sa patrie, lui qui nourrissait de
grands espoirs, en œuvrant dans ce sens,
d’y retourner avec ses compagnons libres
et souverains à travers la consécration
véritable du plan de paix onusien sur la
question du Sahara occidental».
Le chef de l’Etat a poursuivi : «Il me
peine également que le peuple sahraoui
perde un de ses vaillants et courageux
combattants et un des braves fondateurs
du Front Polisario qui, dès le début de la
révolution, a pris les armes pour libérer
son pays pour devenir de sitôt le commandant militaire général du Front avant
d’être désigné, quelque temps après, son
secrétaire général et chef d’état-major
du Conseil de la révolution grâce à ses
compétences sur le terrain et son savoirfaire en matière de gestion des affaires
politiques.»
«Il a vécu en combattant, commandant
ses courageux compagnons dans les
arènes du combat légitime et partageant,
dans la dignité, avec son peuple, les
adversités de la vie sans jamais perdre
l’espoir que, tôt ou tard, sa cause triomphera», rappelle le président Bouteflika
ajoutant que «constant et persévérant, le
défunt qui était enclin à la paix n’avait
de cesse d’appeler ses adversaires à
entendre la voix de la raison pour éviter
l’effusion de sang des frères». «Il frappait à toutes les portes et montait à toutes
les tribunes internationales négociant
pour la dignité de son peuple et appelant
la justice internationale à rétablir ses
compatriotes dans leur droit à l’autodétermination pour qu’ils puissent joindre
leurs efforts à ceux de leurs voisins,
afin de parachever l’édifice de l’union
maghrébine sur la base de la coopération et du respect mutuel», lit-on dans le
message du président Bouteflika. Il fait
remarquer que «le défunt ne désespérait
pas au fil des années et attendait que
sonne l’heure de la victoire faisant de la
paix un principe stratégique et un choix
incontournable dans son combat».
«L’espoir du peuple algérien et de tous
les peuples qui soutiennent la cause du
peuple sahraoui est que la direction du
Front Polisario trouve le meilleur moyen
de poursuivre la lutte au sein de l’unité.
Cette unité dont le défunt Mohamed
Abdelaziz a fait sa priorité majeure et
qui a fait la gloire de la cause sahraouie
à travers le monde», a ajouté le président
Bouteflika.
R. I.
Numéro 118 - Mercredi 1er juin 2016
elwatan.etudiant
etudiant@elwatan.com
021 65 30 59
ENQUÊTE
Discrimination territoriale à l’accès à l’emploi
Y a-t-il un délit de
résidence dans le
recrutement ?Riennepeut
leconfirmerofficiellement,
mais officieusement,
les choses ne se passent
pas toujours dans la
transparence. Ainsi, des
entreprises excluraient
descandidaturesdontles
dépositaireshabiteraient
certains quartiers dits
«sensibles». Plusieurs
cas sont signalés par les
victimes, alors que les
recruteurs se défendent
de toute implication
dans des pratiques
de «discrimination
territoriale».
i
Zouheir Ait Mouhoub
zaitmouhoub@elwatan.com
l a 25 ans, ingénieur en
électronique,
dégagé
des
obligations du service militaire,
sportif, bonne culture générale,
aisance discursive et look intello.
Farid possède tous les atouts pour
trouver un job facilement. Son
handicap : l’adresse mentionnée
sur son CV, à savoir Baraki.
«J’ai passé une année à envoyer
des CV, j’ai dû même revoir mes ambitions à
la baisse, l’essentiel pour moi étant de trouver
un emploi acceptable.» Vu son niveau d’études
et de compétences, Farid espérait rejoindre
une multinationale ou une grande entreprise
activant en Algérie. Après de nombreuses
tentatives soldées par un échec, il décide, sur
le conseil d’un ami, de «changer mon lieu
de résidence, désormais je suis habitant de
Panorama à Hussein Dey. Il a fallu débourser
5000 DA pour l’obtenir (la résidence, ndlr)».
Aussi étrange que cela puisse paraître,
l’astuce semble avoir fonctionné. «Les mêmes
entreprises que j’ai eu à solliciter ont répondu
favorablement et j’enchaîne les entretiens»
atteste-t-il. En d’autres termes, Farid serait
selon lui victime d’une discrimination
territoriale qui ne dit pas son nom. Comme lui,
ils seraient nombreux à subir cette injustice
dans l’acces à l’emploi. «Il y a en effet
beaucoup de préjugés, d’a priori concernant
certains quartiers dits difficiles et les
recruteurs hésitent à faire appel aux candidats
qui en sont originaires, c’est une pratique
courante, mais qui reste toutefois discrète»,
explique le DRH d’une grande enseigne. La
question de la discrimination territoriale peut
sembler un débat de juristes ou de spécialistes.
Certes, il est difficile de prouver devant les
juridictions compétentes, notamment les
Inspections du travail, ces cas d’autant que la
loi n’oblige nullement les entreprises à recruter
tel ou tel profil. Même si les dispositifs publics
d’insertion professionnelle, dont l’ANEM,
prévoient un quota précis réservé aux habitants
d’une localité, cela n’empêche pas que des
entreprises passent par les annonces et les
agences de conseil en ressources humaines
pour contourner la loi. «Surtout quand il s’agit
de recruter des profils précis et hautement
qualifiés, d’ailleurs ceux-là ne passent jamais
PHOTO : D. R.
J’ai changé mon
adresse pour
trouver un emploi
par les dispositifs étatiques», nous renseigne
un conseiller en ressources humaines.
POLITIQUE DE RESSOURCES
HUMAINES
La discrimination territoriale est une
problématique à la fois délicate et très concrète
car elle se résume en un seul questionnement :
peut-on, du fait de son lieu de résidence,
subir une discrimination pour l’accès à
l’emploi ? En décodé, peut-on refuser à un
candidat, un emploi parce qu’il habite, par
exemple, la banlieue ou la proche banlieue
algéroise ? Notamment les quartiers dits
sensibles de l’est et du sud de la capitale.
«Cette ghettoïsation est un prisme réducteur
qui efface une partie de la population et la
prive de ses droits fondamentaux. L’on assiste
effectivement à l’avènement de ce genre de
pratique. Concrètement, nous n’avons pas
reçu de plainte officielle de personne ayant
subi cela afin d’engager des poursuites et
faire jurisprudence pour les cas à venir»,
explique de son côté un défenseur des droits
de l’homme, juriste de formation.
... p 12
12 Emploi
Mercredi 1 er juin 2016
Cette carte, élaborée par un cabinet privé de conseil, ne reflète
aucunement la position de la rédaction
...
Pour
vérifier
l’hypothèse
d’une
discrimination liée au lieu d’habitation sur
l’accès à l’emploi, nous avons accompagné
Mourad, 25 ans, résidant à Rassauta, à Bordj
El Kiffan, fraîchement diplômé de l’Ecole
supérieure de banque, dans sa quête d’un
poste de travail. Il scrute les sites internet
spécialisés dans les offres d’emploi et les
journaux à la recherche d’une annonce de
recrutement dans les métiers de banque.
Mourad multiplie les envois par mail et par
fax avec l’espoir d’une réponse. «Depuis
trois semaines, personne ne m’a contacté,
j’ai reçu une seule réponse, un mail de
confirmation de réception du courriel.»
Comme Farid, il décide de changer son
adresse de résidence et met à la place de
Rassauta : résidence les Oliviers, à Ouled
Fayet. Comme par enchantement, les mêmes
recruteurs sollicités auparavant commencent
tour à tour à appeler Farid.
Nous avons décidé alors d’entrer en contact
avec l’un des responsables des ressources
humaines afin d’obtenir des éclaircissements
concernant le cas de Farid ; nous lui exposons
les faits, preuves à l’appui. Devant le fait
accompli, le responsable lance : «Il ne s’agit
nullement d’un discrimination territoriale
comme vous l’affirmez, nous avons une
politique de ressources humaines claire, qui
obéit à des critères et des paramètres
à la fois intellectuels, professionnels et
psychologiques», sans toutefois répondre
aux faits reprochés. Devant notre insistance,
le responsable, visiblement perturbé et gêné,
finit par lâcher : «Personne ne peut nous
obliger à prendre tel ou tel profil, je ne peux
pas prendre le risque de recruter des gens
à problèmes.» Il se ressaisit et avoue : «Ce
n’est pas ma faute, je ne fais que satisfaire
des canevas établis par la direction de
l’entreprise, sur le conseil d’agences
spécialisées en ressources humaines. En
effet, il nous est préconisé d’éviter de
recruter des personnes originaires de
certains quartiers sensibles.»
De graves révélations qui renseignent sur
des pratiques illicites et discriminatoires
auxquelles se livrent certaines entreprises
dans leur politique de recrutement.
RENSEIGNEMENTS
GÉNÉRAUX
Farid et Mourad ne seraient pas les seuls
à subir cette discrimination qui ne dit pas
son nom. Samir, 26 ans, habite Boubsila
dans la localité de Bachdjerrah. Diplômé
en informatique de l’ESI, prestigieuse
école d’informatique, spécialisé dans la
protection des données, il enchaîne depuis
deux ans les petits boulots. «J’ai travaillé
dans des cybercafés, des petites agences
de communication spécialisées dans la
confection d’affiches et de cartes de visite,
j’ai même travaillé dans un call center.
Vu mes compétences, j’aspirais à mieux,
mais personne n’a daigné répondre à mes
demandes d’emploi» déplore Samir.
Pourtant, sa spécialité est très demandée sur
le marché du travail et ses compétences très
recherchées, notamment par les opérateurs
de téléphonie et d’internet. «Je n’ai réussi
qu’une seule fois à décrocher un entretien
pour le poste de responsable de la sécurité
informatique d’une banque, mais une fois
au bureau du responsable du recrutement,
j’ai subi un véritable interrogatoire
policier, il n’arrêtait pas de m’interroger
sur mon quartier, qu’il a qualifié d’ailleurs
de ‘‘sensible’, le type de logement, la
profession de mon père, le nombre de mes
frères et sœurs, leur niveau de scolarité
et leur profession... Il a même été jusqu’à
insinuer que l’un des mes frères serait un
repris de justice. J’ai dû alors mettre fin
à cet interrogatoire malsain et policier et
quitter son bureau», raconte amèrement
Samir. Visiblement, son lieu de résidence
pose problème et devient un handicap pour
notre jeune informaticien.
Nous avons pris attache avec le responsable
du recrutement de l’institution financière
incriminée, au fil de la discussion, le DRH,
qui a requis l’anonymat, nous a révélé : «Il
faut être prudent lors des recrutements,
notamment pour les postes sensibles, il s’agit
de la protection des données bancaires et des
transactions financières. J’avoue que je fais
systématiquement appel à un ami, officier
des Renseignements généraux de la police,
pour vérifier l’identité des candidats et leurs
antécédents judiciaires, voire celle de leurs
parents... On n’est jamais assez prudent, je
ne veux prendre aucun risque.» Il poursuit :
«Il ne s’agit nullement de discrimination
ou d’a priori. Lorsque les circonstances et
le poste l’exigent, certains sont disqualifiés
d’office, le lieu de résidence en fait partie
d’ailleurs, il faut juste comprendre une chose
et je vous parle de ma propre expérience. A
la poste, par exemple, on signale souvent
des cas de détournement et de trafic, allez
vous renseigner sur le profil et les quartiers
de résidence des mis en cause et vous
comprendrez les raisons qui me poussent à
procéder ainsi.»
S’agit-il d’un raccourci mesquin ? D’une
accusation légère et mensongère ? Peu
d’éléments en notre possession confirment
ces dires, du moins de la bouche des
responsables de la Sûreté nationale
«La police judiciaire est une institution
républicaine, elle ne pratique aucune forme
de discrimination, surtout quand elle est
appelée à instruire une enquête, elle ne se
base jamais sur des éléments aussi minces
(lieu d’habitation, ndlr). Ce n’est pas parce
qu’on habite tel ou tel quartier qu’on est
désigné d’office coupable. Faut arrêter
avec ces préjugés, ces a priori et cette
stigmatisation systématique des quartiers
dits difficiles. Même si dans la police nous
refusons ces qualificatifs, il n’y a pas que
des méchants, il y a bien des fils de bonne
famille hautement qualifiés» se défend un
commissaire en charge d’une localité de la
banlieue d’Alger.
ÉLOIGNEMENT
Selon certains DRH, il existe bel et bien une
carte «colorée» sur laquelle sont désignés
en rouge les quartiers dits «chauds», des
quartiers difficiles et d’autres sans grand
risque.
Merouane est DRH dans une multinationale,
dans son bureau, il nous exhibe la fameuse
carte. «Pendant longtemps, je pensais que
cette carte était destinée aux expatriés de
l’entreprise afin qu’ils fassent attention
lors de leurs déplacements. Je me suis
toujours demandé pourquoi elle m’a été
remise. C’est lors d’un recrutement que
mon directeur, expatrié, m’a interpellé sur
le profil engagé et me signale qu’il est issu
d’un quartier chaud de la capitale. J’ai eu
beau lui expliquer que c’est une valeur sûre
pour l’entreprise, qu’il a réussi tous les tests
avec succès et que je peux personnellement
me porter garant, sa réponse était sans
conteste : faut le virer !» confie le DRH.
La carte en question, qui circule dans le
milieu des recruteurs, serait l’œuvre d’un
cabinet de conseil en ressources humaines.
Selon nos informations, elle a été établie
sur la base de statistiques fournies par la
DGSN et sur le conseil d’officiers de police
en activité ou à la retraite, conseillers auprès
de ces cabinets. Chose que dément notre
commissaire : «Je n’ai jamais entendu
parler de cela. Il se peut que certains de nos
agents se prêtent à ce genre de pratiques,
cela reste des cas isolés et si cela venait à se
confirmer, ces agents seront punis et je peux
vous le dire, très sévèrement. Il s’agit d’une
grave atteinte à la Constitution du pays !»
Pour d’autres cas, des responsables de
ressources humaines évoquent des raisons
superflues. Ainsi, Sofiane, 28 ans, diplômé en
sciences économiques et commerciales, pour
étoffer son CV et enrichir ses connaissances,
suit des cours du soir en comptabilité
analytique. Au chômage depuis trois ans,
Sofiane est passionné par la gestion des
stocks. «J’ai eu à faire cela dans une petite
boîte pendant presque quatre mois et j’ai
trouvé cela intéressant, mieux que le poste de
directeur des ventes ou autres. Hélas, suite à
un vol dans le magasin, nous avons été tous
licenciés, d’ailleurs les policiers en charge
de l’affaire ont trouvé en moi le coupable
tout désigné car j’habite aux Eucalyptus
(banlieue sud d’Alger, ndlr)» se souvientt-il. Nous tentons à nouveau l’expérience
avec lui, même procédé, même résultat.
Cette fois-ci, interrogé par nos soins, l’un
des responsables prétexte l’éloignement
du candidat. «L’entreprise ne peut hélas
prendre en charge le transport du candidat
et ne tolère pas les retards», nous répondil. Pourtant, l’entreprise est implantée à Dar
El Beïda, à quelque 5 km des Eucalyptus,
l’ancienne adresse de Samir. La nouvelle
adresse indiquée sur son curriculum vitae
est Chéraga, soit 30 kilomètres plus loin...
Emploi 13
PHOTO : DR
Mercredi 1 er juin 2016
7E SALON DE L’EMPLOI À L’UNIVERSITÉ FRÈRES MENTOURI
Les stratégies en matière
d’employabilité dévoilées
C
Constantine. Naïma Djekhar
ndjekhar@elwatan.com
’est aujourd’hui que
s’ouvre le Salon de
l’emploi
organisé
par
l’université
Frères Mentouri de
Constantine (UFMC).
Cette 7e édition est
loin de ressembler
aux précédentes, bien que la finalité soit
unique, à savoir assurer des débouchés
professionnels pour les différentes
promotions sortantes. Différentes toutefois
par les progrès enregistrés cette année sur le
plan pédago-professionnel, résultant d’une
multitude de procédés ayant scellé des
accords prometteurs avec plusieurs acteurs
économiques. «Les professionnels des
secteurs socioéconomiques, présenteront
aux étudiants des idées de montage
d’entreprise, les démarches de candidature
à un poste de travail, les profils requis
et l’évolution du marché de l’emploi.
Un programme très riche est au rendezvous lors de ces deux journées, tel que la
présentation du projet européen Coffee,
qui concerne la coconstruction de licences
professionnalisantes, avec implication du
secteur socio-économique…», a-t-on appris
auprès du rectorat.
C’est dans cet esprit d’entrepreneuriat que se
tient ce Salon, les 1er et 2 juin, au niveau du
bloc des lettres de l’université Aïn El Bey.
Une course d’obstacles, pour mieux illustrer
l’itinéraire que l’UFMC tente de baliser
pour des milliers d’étudiants en fin de cycle.
Entre la quête d’une implication effective
dans le monde de l’entreprise et l’obtention
de résultats, un pas est franchi durant
l’année universitaire 2015-2016. D’où le
slogan «Un entrepreneuriat universitéentreprise pour l’insertion professionnelle
des diplômés». C’est à travers cette initiative
que les stratégies en matière d’emploi sont
dévoilées. Les partenaires habituels de ce
genre de manifestations seront présents,
dont l’Ansej, qui, désormais, cible les
compétences universitaires. «Notre priorité
en tant qu’agence, actuellement, est
l’étudiant. La création d’entreprises exige
un savoir-faire et des idées novatrices, des
qualités que les étudiants peuvent détenir
et véhiculer», nous-a-t-on déclaré. L’Ansej,
qui travaille en étroite collaboration avec le
centre de carrière, a réussi à réaliser un taux à
deux chiffres dans la création d’entreprises.
«Grâce à la mission de l’entrepreneuriat,
la création d’entreprises est passée de
10% à 15% en quelques années» soutienton. L’accompagnement, l’orientation et
l’exploitation des potentialités est le nouveau
credo des organismes d’emploi qui font
presque du porte-à-porte afin de dénicher les
futurs acteurs de la scène économique.
Mais l’université ne s’appuie plus sur
cette béquille uniquement. Elle a diversifié
ses partenaires dans une dynamique plus
offensive, se traduisant par, entre autres,
la signature de conventions-cadres avec
des entités économiques. La dernière en
date est celle conclue, cette semaine, avec
le bureau de la Confédération algérienne
du patronat (CAP), qui prévoit que «des
groupes d’entrepreneurs bénéficient de
cours d’anglais chaque semaine selon
un planning arrêté conjointement avec le
rectorat de l’université. En contrepartie, la
CAP s’engage à coencadrer les projets de
fin d’études des stagiaires accueillis au sein
des unités de ses adhérents et de prendre
part à tout événement scientifique organisé
par l’université». Le mois dernier, c’est
avec la SNTF qu’il y a eu rapprochement
via une autre convention, d’une durée de
trois ans, dont les axes majeurs s’articulent
autour «des modalités de partenariat entre
les deux parties afin de conjuguer les
potentialités humaines et matérielles dans
le domaine de la recherche, de la formation
professionnalisante des étudiants à travers
des stages pratiques, des encadrements
de mémoires de fin d’études, de définition
de projets conjoints entre autres», selon
le rectorat de L’UFMC. Précisément,
ce partenariat engage les unités de la
SNTF à accueillir des étudiants choisis
conformément à un profil pédagogique pour
y effectuer des stages, outre l’option de
l’encadrement des projets de fin de cycle.
Pour sa part, l’université mettra à disposition
de son partenaire les listes des promotions
sortantes en ingénierie des transports
pour d’éventuels recrutements, et aussi
de soumettre les thèmes de recherche qui
intéressent la SNTF ou encore d’organiser
des formations qualifiantes au profit de son
personnel.
Le Salon de l’emploi s’ouvre alors
que le club université-entreprises vient
d’être installé. Un autre atout en matière
d’employabilité. Un espace de concertation,
d’échanges et de réflexion sur le monde de
l’entreprise visant plusieurs objectifs, dont le
soutien au développement local et régional,
la mise en exergue de l’offre de formation
universitaire auprès des entreprises,
facilitation de l’insertion professionnelle
des jeunes diplômés, l’optimisation du
transfert technologique, l’innovation et
la diffusion de la culture de l’entreprise à
l’université. Ce club a vu l’adhésion de la
Chambre de commerce et d’industrie (CCI),
de l’ANEM, de l’Ansej, de la Confédération
algérienne du patronat (CAP), d’entreprises
nationales activant dans les secteurs de la
mécanique, l’agroalimentaire et le BTP,
dont l’Entreprise tracteurs agricoles (Etrag),
Safilait, Entreprise moteurs (EMO), l’Union
nationale des entreprises de bâtiment
(UNEB), l’entreprise agricole Sahraoui et
Production machines outils (PMO).
LA PROFESSIONNALISATION
EN LIGNE DE MIRE
Selon les organisateurs, «l’université s’est
engagée depuis plusieurs années dans
la voie de l’insertion professionnelle des
étudiants et cet engagement demeure
une de ses préoccupations majeures».
Parmi ces structures, le Bureau lien
entreprise-université (BLEU) chargé de
l’organisation et du suivi des stages ; la
Maison de l’entrepreneuriat pour la création
d’entreprises ; le centre des carrières dédié.
La concrétisation de cette relation entre
l’enseignement supérieur et le secteur
économique est devenue palpable, selon
le rectorat, en vertu d’une stratégie
d’enseignement payante à long terme. Et
de revenir sur cette dynamique naissante
grâce à «l’organisation d’un enseignement
d’imprégnation dans l’entreprise où le
stage qu’effectue l’étudiant au sein de
l’entreprise devient un élément essentiel
permettant l’insertion professionnelle».
Mais pas seulement. Il faudra aussi compter
avec «la programmation d’un nombre
important de diplômés en fin de cycle, que ce
soit en licence ou en mastère, afin de réaliser
les travaux de fin d’études dans le cadre
de l’encadrement mixte de l’académicien
et du professionnel et dans le cadre des
conventions signées entre l’UFMC et les
partenaires socioéconomiques», selon
toujours la même source.
Le programme Coffee (Construction
d’un Office de formation à finalité
d’employabilité élevée), l’un des procédés
pris à bras-le- corps par l’UFMC, est
perçu comme l’ultime moyen de vaincre
le chômage chez les jeunes diplômés. Il
sera expliqué et vugarisé à la communauté
estudiantine lors de ce Salon. Relevant
du programme d’échange d’étudiants et
d’enseignants entre les universités et les
grandes écoles européennes, en l’occurrence
Erasmus+, le projet Coffee, d’une durée
de trois ans, regroupe 18 partenaires, dont
le ministère de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique, neuf
universités algériennes, deux partenaires
socioéconomiques (la Chambre algérienne
de commerce et industrie et l’Association
pour le développement et la promotion
de l’entreprise), le centre de compétence
Forem-environnement et cinq universités
européennes. Le programme Coffee est
coordonné par l’université de Montpellier
(France). Lancé en octobre 2015 et devant
prendre fin en 2018, il est soutenu par la
Commission européenne, avec un budget
de plus de 900 000 euros et ambitionne
de répondre aux besoins du monde socioéconomique algérien en cadres moyens
rapidement opérationnels par le biais de la
création de formation professionnalisante de
niveau bac+3. Au terme de ce programme,
une maquette pour la construction des
licences professionnalisantes, 18 en tout,
sera élaborée. Des licences professionnelles
en mécanique, sciences topographiques et
énergies renouvelables ont été retenues par
l’université Frères Mentouri.
14 Quoi de neuf
Mercredi 1er juin 2016
◥ La conférence est un
Conférence régionale sur l’amélioration de la gouvernance
et de la qualité de l’enseignement supérieur
«espace de réflexion
de dialogue»
C
Samir A zzoug
sazzoug@elwatan.com
hangement de paradigme
dans
l’enseignement
tertiaire : amélioration de la
gouvernance et de la qualité
pour la compétitivité et
l’employabilité». L’intitulé
de la 5e conférence régionale MENA sur
l’amélioration de la gouvernance et de la
qualité de l’enseignement supérieur est
claire. Il s’agit tout bonnement d’une volonté
de refonte globale aussi bien des objectifs
que du fonctionnement du secteur dans les
pays de la région Moyen-Orient et Afrique
du Nord (MENA). D’après le communiqué
du Centre pour l’intégration en Méditerranée
(CMI) — coorganisateur de l’évènement
avec le ministère de l’Enseignement
supérieur, la Banque mondiale et d’autres
experts internationaux et partenaires,
notamment le British Council, l’Unesco
et l’Association des universités arabes —
l’idée d’un programme pour l’assurance
qualité et la gouvernance universitaire
est né suite au Printemps arabe de 2011
qui a, selon la Banque mondiale, «attiré
l’attention internationale sur les frustrations
et ressentiments présents dans plusieurs
pays dans lesquels les citoyens ont protesté
et manifesté contre la pauvreté, le chômage
et d’autres problématiques sociales (…).
Paradoxalement, dans la région MENA,
l’accès à l’enseignement supérieur s’est
considérablement amélioré, mais dans le
même temps, le chômage des jeunes reste
le plus élevé dans cette région par rapport
au reste du monde, même pour ceux qui
détiennent un diplôme de l’enseignement
tertiaire», note le CMI. Ainsi, pour les
experts internationaux, particulièrement
ceux de la BM, le coupable du malaise est
tout désigné.
Le mal est dans l’inadéquation de
l’enseignement des pays étudiés avec les
secteurs productifs. Il s’agit donc bien de
l’université. Et la cause principale de ce
déphasage résiderait, à bien comprendre
les propos des différents intervenants
lors de cette conférence —entre autres
l’économiste en chef pour la région MENA
de la Banque Mondiale, Shantayanan
Devarajan — à la «démocratisation» de
l’accès à l’enseignement tertiaire ainsi que
sa gratuité. «L’éducation gratuite n’offre
pas d’incitation pour améliorer la qualité de
l’enseignement. Si l’étudiant ne paye pas ses
études, l’université ne lui sera pas redevable.
Donc l’étudiant est moins exigeant envers
lui-même ou par rapport à la qualité de
l’enseignement», développe l’expert de la
BM, qui préconise toutefois l’instauration
de bourses ciblées pour les étudiants pauvres
comme mesure d’équité. Il est dit que la
gratuité d’accès à l’enseignement supérieur
profite à hauteur de 30% aux riches.
«Il ne faut pas oublier que la Banque
mondiale est d’abord une banque. Il y
a toujours ce côté pécunier», a lancé le
ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar
Hadjar, lors de la conférence de presse
organisée en marge de la rencontre, pour dire
que cet aspect financier est pris en charge par
l’Etat, en rappelant qu’un étudiant algérien
coûte dans les 200 000 DA. Sans écarter
totalement l’idée de l’inscription payante
dans les universités, le ministre révèle que
des approches sont en cours d’étude pour
trouver une solution intermédiaire, à l’image
de ce qui se fait pour les bourses accordées
aux étudiants et qui varient selon la situation
financière des parents.
Ainsi, au-delà de cette question centrale
du financement des établissements
d’enseignement supérieur, d’autres, relatives
à la gouvernance, à la pédagogie ainsi
qu’à l’intégration dans les autres secteurs
socioéconomiques, sont mis à l’index avec
pour objectif central l’employabilité des
diplômés. Il est vrai que l’accroissement
important de la population universitaire
dans les pays MENA commence à peser
lourdement sur la qualité des formations
et remet en doute la qualité du «produit»
universitaire, souvent déprécié par les
acteurs socioéconomiques. Pour l’Algérie
par exemple, en termes de chiffres, Tahar
Hadjar rappelle qu’entre 2000 et 2015, le
nombre d’étudiants a connu une hausse de
289%, passant de 429 000 à 1,5 million
d’inscrits. Le nombre de diplômés de
l’université a quintuplé durant cette période,
passant de 52 800 à 271 000 par an. Ce qui a
engendré non seulement une dévalorisation
des diplômes universitaires, mais également
une baisse de qualité indéniable. «On dit
qu’on est en train de produire des diplômés
qui sont certes bien formés sur les aspects
techniques et théoriques, mais sur l’aspect
opérationnel, ils ne servent à rien», déclare
le ministre.
Pour remédier à cette défaillance en matière
de modèle pédagogique, Mourad Ezzine,
manager au CMI, souligne qu’«il faut aller
vers une nouvelle pédagogie. On peut former
un bon ingénieur à l’université, mais les
employeurs cherchent en plus de l’expertise
technique, l’esprit critique, la capacité de
travailler en équipe, celle de s’intégrer dans
un groupe multidisciplinaire : le soft skills.
Pour cela, la nouvelle approche consiste
à faire travailler les étudiants ensemble
sur des projets d’étude. Dans certaines
universités, il n’y a carrément plus de cours
magistraux. Les étudiants sont formés plus
dans les études de cas concrets».
Pour revenir au défi lancé dans l’assurance
qualité et la gouvernance universitaire,
le programme de la BM et du CMI fixe
trois projets, à savoir : l’amélioration de la
gouvernance universitaire, la recherche de la
pérennité financière et l’internationalisation
Université de Laghouat
◥ Séminaire national sur les potentialités
et les perspectives de développement local
L’université Ammar Thelidji de Laghouat a organisé récemment un séminaire sur «Les
potentialités et les perspectives de développement local et territorial». Les conférenciers
ont mis l’accent sur la nécessaire implication de l’université dans l’impulsion de l’action de
développement dans la wilaya. En effet, le professeur Abdelkader Abdellaoui, ex-enseignant
à l’université Paris 8 (France), a estimé que les moyens déployés, les ressources naturelles
et le capital humain doivent être utilisés de manière efficace dans le développement local et
durable, en se basant sur les recherches scientifiques. Le wali de Laghouat, Mohamed Ferdi, a,
de son côté, évoqué les importantes potentialités industrielles, agricoles et touristiques de la
wilaya de Laghouat. Pour sa part, le recteur de l’université a présenté le rôle des diplômés de
l’enseignement supérieur dans l’élaboration des stratégies de développement local et territorial.
Taleb Badreddine
PHOTO : B. SOUHIL
La Banque mondiale
fixe les règles
de l’enseignement tertiaire. D’après le
ministre de l’Enseignement supérieur, 22
universités algériennes ont souscrit à ce
programme. «En fait, chaque université
devra répondre à des séries de questions
relatives à cinq volets à savoir : la qualité, le
management, l’ouverture de l’établissement
sur son environnement, l’audit et le
financement. A travers ces repères, les
établissements pourront voir quels sont les
aspects à corriger et pourront évaluer leur
positionnement par rapports aux autres»,
instruit Hadjar. Dans la forme, ce programme
conduit par la BM s’assimile à une mise
à niveau du secteur de l’enseignement
tertiaire dans la région MENA. Mais sur le
fond, cela ressemble bien à l’instauration
d’une nouvelle hégémonie globalisante
d’un système d’éducation né dans les
pays anglo-saxons, le très controversé
LMD. «L’enseignement aussi a tendance
à se globaliser», lâchait au début de la
conférence Tahar Hadjar. Sauf qu’au-delà
de la problématique de la gestion du flux,
rendu capitale par la démocratisation de
l’accès aux études supérieures, il ne faut
pas oublier que l’université est totalement
dépendante
de
son
environnement
immédiat. Son rôle est tributaire aussi
bien des secteurs socioéconomique que
politique locaux. «Souvent, on a tendance à
blâmer les universités pour l’inadéquation
des formation dispensées. Mais lorsqu’on
découvre le contexte local, notre jugement
est remis en cause», assène Francisco
Marmojelo, représentant de la Banque
mondiale.
Le ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique, Tahar
Hadjar, a qualifié mardi à Alger, la
conférence régionale sur l’amélioration
de gouvernance et de la qualité dans
l’enseignement supérieur, d’»espace
pour évaluer les différentes expertises et
expériences universitaires dans la région
MENA».
«Cette conférence est un espace de
réflexion de dialogue, d’échange et
de coopération entre les différentes
composantes de la famille universitaire
nationale et de la région MENA pour
évaluer les expertises et les expériences
de chacun», a indiqué le ministre
dans son allocution d’ouverture de
la 5ème conférence régionale sur
l’enseignement supérieur dans le région.
«La problématique d’adaptation entre
l’enseignement et l’employabilité dans
nos pays nous impose de mettre en
place des mécanismes pour l’intégration
économique des nouveaux diplômés»,
a-t-il dit, à l’occasion de cette rencontre
de deux jours qui se déroule sous le
thème «Changement de paradigme dans
l’enseignement tertiaire: amélioration
de la gouvernance et de la qualité pour
la compétitivité et l’employabilité». Pour
le ministre, cela nécessite en premier
lieu «le renforcement et l’acquisition
des compétences pouvant servir de
référence pour les emplois à même de
répondre aux attentes et exigences
socio-économique». Toutefois, M. Hadjar
a estimé que l’université ne doit pas
se limiter à jouer son rôle de formation
des étudiants, mais elle doit aussi et
surtout améliorer les compétences et les
connaissances nécessaires requises par
les opérateurs économiques. «La volonté
des autorités du pays tend à arriver aux
normes internationales en améliorant
la qualité de l’enseignement et de la
lier à l’employabilité nécessaire», a-t-il
dit, précisant que «l’objectif consiste
à garantir la qualité par l’ancrage de la
culture de la qualité pour apporter des
changements dans ce secteur».Cette
conférence de deux jours a pour objectif de
développer des compétences à travers la
région MENA (Afrique du Nord et MoyenOrient) et d’échanger les meilleures
pratiques et expériences relatives à
la gouvernance, l’administration et la
qualité.
Sous le thème «Changement de
paradigme dans l’enseignement tertiaire:
amélioration de la gouvernance et
de la qualité pour la compétitivité et
l’employabilité», la conférence est
organisée conjointement par le ministère
de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche scientifique, la Banque
mondiale et le Centre pour l’intégration
en Méditerranée (CMI) ainsi que d’autres
experts internationaux et partenaires,
notamment British council, l’UNESCO
et l’Association des universités arabes.
Par ailleurs et s’exprimant lors d’une
conférence de presse animée en marge
de cette rencontre, M. Hadjar a indiqué
en réponse à une question sur la mobilité
des étudiants et des enseignants, que
quelque 2 500 enseignants et chercheurs
algériens ont visité des université de
64 pays en 2015 et que près de 5 000
enseignants étrangers ont visité l’Algérie
durant la même année. Il a fait savoir
aussi que quelque 1 500 accords et
conventions interuniversitaires ont été
signées par les universités algériennes
et leurs homologues de par le monde.
A une question relative à l’ouverture
d’universités privées en Algérie, le
ministre a précisé que la loi le permet
mais à condition que ces établissements
privés répondent aux clauses du cahier
des charges concernant les programmes
pédagogiques lesquels doivent être
homologués et agréés par le ministère,
a-t-il précisé. Le ministre a précisé que la
gratuité de l’enseignement est garantie
par la Constitution algérienne, faisant
observer que la prise en charge d’un
étudiant coûte 200 000 dinars au budget
de l’Etat.
APS
côté labo 15
Mercredi 1 er juin 2016
Maladies parodontales
O
Fatma-Zohra Foudil
fmfoudil@elwatan.com
n enseigne toujours,
dès leur plus jeune
âge, aux enfants les
moyens d’entretenir
leurs dents, de les
maintenir propres et
saines, de les embellir
et d’en réparer les dégâts. Cependant, l’on
est insuffisamment sensibilisé ou mal
éclairé sur les maladies buccodentaires
peu ou prou sévères qui peuvent survenir à
tout moment, occasionnant des dommages
irréversibles. Au nombre de ces affections
souvent méconnues figurent les maladies
parodontales. Si les dents ont toujours été
l’objet de multiples soins, le parodonte
(l’ensemble des tissus qui entourent et
soutiennent les dents) quant à lui, est quasi
négligé. «Il est important de savoir que
le parodonte est l’ensemble des tissus de
soutien de la dent (paro : autour – odonte :
dent) et il comprend : l’os alvéolaire du
maxillaire (mâchoire supérieure) ou de la
mandibule (mâchoire inférieure), le ligament
alvéo-dentaire ou desmodonte, la gencive, le
cément de la racine dentaire, ainsi que des
éléments nerveux et sanguins», explique
d’emblée Leila Arbia. La doctorante à
l’Ecole nationale polytechnique d’Alger
(ENP) travaille sur un projet de recherche
portant sur l’effet antibactérien des
biomolécules sur les bactéries responsables
des maladies parodontales. «Le thème objet
de ma thèse de doctorat porte sur l’étude
de l’effet antibactérien des biomolécules
sur les bactéries responsables de maladies
parodontales», indique la doctorante.
Quoi de plus commun qu’un léger
épanchement de sang lors d’un brossage
quotidien de dent ? Bien que le saignement
ne suscite aucune inquiétude —phénomène
ne présentant aucune douleur— il constitue
toutefois un des signes cliniques les plus
patents de la maladie parodontale. Cette
dernière, faut il le préciser, est une maladie
d’origine infectieuse qui affecte et détruit les
tissus de soutien des dents, en l’occurrence la
gencive et l’os, induisant la perte partielle ou
entière des dents. «les maladies parodontales
se manifestent par une inflammation aigue
ou chronique des tissus plus profonds
du parodonte qui conduit à la perte plus
ou moins rapide de l’attache épithélioconjonctive et aboutit parfois à l’avulsion
des dents», instruit-elle. Pour les profanes,
il faut comprendre que le résultat le plus
visible de cette affection est tout simplement
la perte des dents. Il est donc irrécusable
que l’atteinte infectieuse est mise en cause
Des molécules naturelles
pour sauver les dents
dans l’apparition de la parodonpathie.
En effet, les bactéries se superposent sur
la gencive et sur la dent, provoquant des
manifestations inflammatoires localisées
(gingivites). La bactérie peut s’insinuer
davantage et provoquer une infection plus
sévère (parodontite). Si toutefois, la maladie
parodontale est aisément diagnostiquée par
une visite chez le dentiste, qu’en est-il du
traitement ? Il n’en demeure pas moins que
l’antibiothérapie reste le meilleur traitement
pour éliminer les germes pathogènes
notamment chez les patients dont la maladie
a atteint un stade avancé.
De son côté, la doctorante s’est plutôt
intéressée dans son travail de recherche sur
l’effet antibactérien des biomolécules sur
les bactéries responsables de cette affection.
«Notre travail a consisté, en premier lieu, à
la récupération de souches cliniques (microorganismes responsables de ces maladies)
en faisant des prélèvements directement sur
des malades atteints de parodontite, et ce,
afin d’isoler et d’identifier les bactéries qui
en sont responsables», explique Mme Arbia.
En second lieu, la chercheure a consacré
ses efforts à l’extraction des biomolécules.
Etape indispensable pour tester leur activité
contre les bactéries responsables de cette
maladie. «Les résultats obtenus sont très
probants et nous avons prouvé l’efficacité
de ces molécules à inhiber les germes
pathogènes», annonce-t-elle.
En parallèle à ce travail de prospection et
afin de déterminer au plus près les facteurs
de risques, des patients ont été destinataires
d’un questionnaire détaillé dont le but est de
collecter le maximum d’informations sur les
causes de cette maladie, dans l’optique de
brasser large sur toutes les possibilités ayant
induit l’affection. «Des souches cliniques
ont été isolées, étudiées, identifiées et par
suite conservées», instruit-elle. «Notre
souci est de chercher et développer des
remèdes naturels. En effet, nous nous
sommes intéressés à la recherche de
nouvelles molécules naturelles qui luttent
contre les bactéries afin de faire face au
problème émergent du rejet de substances
médicamenteuses dans l’environnement,
particulièrement dans les eaux, en raison
des risques potentiels pour les diverses
composantes de l’environnement et pour
l’homme», développe la chercheure. Et
d’ajouter au souci de présenter un remède
à la maladie un autre, de santé publique,
lié à la sauvegarde de l’environnement.
Pour motiver son choix des biomolécules,
Mme Arbia présente les problèmes liés à
l’utilisation abusive des antibiotiques.
«Les microorganismes ont su développer
des caractéristiques singulières qui leur
permettent de s’adapter aux médicaments
en acquiérant une résistance grandissante ;
c’est le cas de certaines bactéries vis-à-vis
des antibiotiques. En outre, le coût très élevé
et souvent injustifié de certains médicaments
les rend de plus en plus inaccessibles. Parfois
même, leur indisponibilité est remarquée
sur les marchés», déclare-t-elle. Pour la
chercheure, il faudrait faire plus d’efforts
scientifiques dans la recherche de solutions
naturelles aux affections. «Les résultats
de mon étude montrent que des richesses
naturelles souvent négligées, abandonnées
et parfois en voie de disparition ont prouvé
une efficacité probante, contribuant ainsi
non seulement à la guérison de la maladie
mais aussi à la prévention», insiste
Mme Arbia. Pour cette dernière, le principal
enseignement tiré de ses travaux est qu’«une
simple préparation (avec des coûts très bas)
inhibe radicalement la bactérie responsable
de la maladie alors que les traitements
actuels, basés sur l’utilisation de plusieurs
antibiotiques, sont souvent suivis d’une
récidive inéluctable dans la majorité des
cas, nonobstant le caractère préventif dans
notre cas».
Par ailleurs, le travail effectué a permis à
la chercheure de découvrir de nouvelles
Il existe plusieurs facteurs
de risque susceptibles
d’avoir des incidences sur
la maladie parodontale.
Ces facteurs, qu’ils soient
systémiques, locaux
ou environnementaux,
contribuent grandement
à la pathogenèse de ces
affections qui demeure
encore méconnue.
Agents
bactériens
Mauvaise hygiène
buccodentaire,
restauraƟon
dentaire
inadaptée
souches bactériennes qui colonisent les
poches parodontales des malades algériens.
«Car les conditions climatiques, le mode
d’alimentation et l’hygiène jouent un
rôle important dans la nature des espèces
bactériennes, offrant des perspectives
intéressantes en ouvrant un domaine quasi
vierge en Algérie. Cela permet de réaliser
des études qui peuvent être considérées
comme un nouveau champ dans la biologie
moléculaire», développe-t-elle.
Forte de ses constats et de ses résultats
de recherche, Mme Arbia compte pousser
encore plus loin ses travaux pour aller
vers l’exploitation. «La dernière étape
de notre projet de recherche est basée sur
l’exploitation de certaines caractéristiques
de ces molécules. Notre objectif est de
réaliser une nouvelle formule de dentifrice
en incluant des substances naturelles dont
nous avons mis en évidence les caractères
prophylactiques et/ou préventifs. Cette
nouvelle formule de dentifrice permettra de
prévenir et de traiter ces maladies lorsque
le déséquilibre de la flore buccale s’installe.
Nous avons préparé une formule de base,
cependant de nombreuses difficultés
extérieures (financières, arrêt de l’unité de
recherche...) ont été rencontrées, ce qui a
nui à l’avancement de cette partie du travail,
peut-être la plus prometteuse», conclut la
chercheure.
Facteurs
psychosociaux
Le stress compromet
les foncƟons
circulatoires,
inflammatoires et
immunitaires
PARADONPATHIE
Facteurs
systémaƟques
Hormones,
maladies générales
et déficit
immunitaire
Environnement
Social, familial,
poliƟque, éducaƟf et
professionnel
Style
de vie
AlimentaƟon
malsaine, tabac,
alcool et
diabète
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 16
PUBLICITÉ
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 17
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Indications des coordonnées géographiques 2.Règle immuable. Existait depuis longtemps 3.
Régal du mâtin. Déchiffrables. Sur la rose des vents 4.Sept à
Leeds. Pas bien élevé. Personnage vaniteux 5.Sans mélange.
Désignation. Berné. Obtenu 6.Gogo biblique. Remises 7.
Entouré. Possessif. Mise de rat 8.Note. Disposé. Plateau de
tournage 9.Inattendu. Sans motif. Genre de musique 10.Lieu de
combats. Niveau 11.Rapport du nombre des naissances à l'effectif d'une population. Réagir en retour 12.Contestées. Saule à
rameaux 13.Avares. A recenser. Déchiffré. Roulement de tambour 14.Lettre grecque. Baie. Chiffre 15.Base. A toi. Pareil à.
VERTICALEMENT : 1.Exploration méthodique d'un lieu.
Roue à poulie 2.Inutile. Tripes 3.Stère. Véritablement. Amas 4.
Mille-pattes. Soudés. Mesurent l'âge 5.Coloris du visage. Blêmi.
Crack 6.Dernier du personnel. Fin de verbe. Légère 7.Traduites
8.Sein. Ville d'Algérie. En plus 9.Mécanisme pour lier les gerbes
10.Paradis terrestre. Terme de psy. Voie carrossable 11.Maison
de campagne. Visiteur du ciné. Grandes peurs. Ruban d’asphalte
12.Assure les liaisons. Evasion. Passer sous silence 13.Jeune
fille. Insultant 14.Résonnent lentement par des coups espacés.
Opérer. Pronom 15.Petite patronne. Personne qui prête à des taux
illicites. Produit de mine.
Quinze sur 15
1
N° 749
6
REGLE DU JEU
Tout Codé
8
9
IV
5
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VIII
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IX
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4
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10
I- D’une dureté implacable. II - Limitation. III - Voleuse
de toc. IV - Trace profonde - Evoque un joli cœur. V- Il
dirait Cléopâtre- Code postal - Laxatif végétal. VI - Rectifia - Filtre naturel. VII - Ville d’Italie -Pièce à l’appui.
VIII - Essence exotique - Point de saignée. IX -Individus - Pronom. X- Note - Courses éperdues.
11
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VERTICALEMENT
15
VERTICALEMENT : 1.EXPATRIATION. NA 2.CERTAIN. RN. ETES 3.
EON. GREDIN. TE 4.ADAM. GRAVEMENT 5.IMMEDIATE. ION 6.
TISSERAIS7.COUPERET. ARENE 8.IULE. EPI. CT 9.STERILE. RENO.
PI 10.SI. MOELLE. OUTRE 11.ELUE. AVONS. IN 12.STATIQUE. UNES
13.EPATES. UN. IR 14.NU. ER. RENFLEE 15.TASSER. SUS. UTAH.
1- Ennuyer. - 2. Qui a les cheveux noirs et le teint brun .
3 - Jardin originel - Surface. 4 - Gaz symbolique - C’est
-à-dire - Propres. 5 - Artisan du luxe. 6 - Roulement de
tambour - Rappel. 7 - Cause de mauvaise conduiteDonc appris. 8 - Natuel - Améliora l’espèce. 9 - Saint de
la Manche - Pronom - Nécessite un port. 10 - Bons offices.
SOLUTION N° 4448
4387
3
7
Solution
4
2
3
en même
temps
forteresse
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fis revenir
à la vie
exciter
légèrement
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3
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9
8
1
HORIZONTALEMENT
HORIZONTALEMENT
IENCABLURES. IIII- -MEMBRURE.
- UU -I- SONOGRAMME.
ABORIGENES.IIIIII- -PU
GENER
IASI.IVIV- IDE
- ATES
- ENLIE.
V - URNES
- EIRE.
VI CO.
- ITEM.
V - TISSER
- OIE. VI
- TE - ISARAT
ON.
VIIPLEONASME.
VIII
RIRZ
VUE.
IX -TIS. VII- ANES - MUSES. VIII - ICTERE - IRA. IX
ENTRIPER
- AI. XX -- TOTAL
REEL - -TEINT.
REA
- ARASAI.
NE.
VERTICALEMENT
VERTICALEMENT
1- EMPOURPRER.
2 - NEUTRALITE.
3 - CM- ETAT.
- EN1-SAGITTAIRE.
2 - OBEDIENCE.
3 - NONES
TERRE.
- ABUSE
- OEIL.
5 - BRU
- SON.
6 - LU 4 -ORE - 4SISE.
5 - GIRIES
- RAT.
6 - RG
- TRAMERA.
NAVET.
URINE
- REALISME.
7AEDE 7- -TU
- AI. 8- SURE.
- MN - 8MOISIS.
9 - MEC9 -SIR
- ISE-AN.
RAN.1010- -SCIEES
ESOPE-- HIT.
SAIE.
Fléchés Express
instrument
à vent
administra
action
d’alléger
la charge
N° 4449
dispense
(d’une
charge)
jette
6
8
5
corps inorganiques
fruit au
jus acide
12
3
vertèbre
9
3
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8
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8
5
8
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10
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4
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9
17
3
8
13
18
10
9
10
14
B
étincelante
7
8
16
V
9
9
6
HORIZONTALEMENT
7
3
5
X
9
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
3
4
VII
7
5
6
2
3
VI
4
4
2
V
5
6
N°4449
Par M. IRATNI
4
5
2
Mots croisés
10 11 12 13 14 15
II
3
5
9
III
6
9
7
8
3
Sudoku
précédent
1
9
7
1
Coudre ce qui est décousu, déchiré, disjoint.
7
6
8
2
N° 4449
5
I
1
Définition
du mot encadré
4
2
5
2
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
3
1
SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.
ECLAIRCISSEMENT 2.XE. DM. OUTIL. PUA 3.PREAMBULE. USA
4.ATOME. PERMETTES 5.TAN. DUE. IO. AERE 6.RI. GI. RELENTS
7.INGRATE. EL 8.RATITE. LAQUES 9.TREVES. PREVU. NU 10.INDE.
SAIE. ŒUFS 11.IMPER. NON. NL 12.NENE. RECOUSU. EU 13.NIANT.
NIET 14.NETTOIE. PRIER 15.ASE. NS. BIENS. RH.
Sudoku
2
N° 4449
collège
fait
alliance
anneau de
cordage
cloué au
pieu
preneur
de son
coup au
karaté
racine
vomitive
9
9
le sommet
de la
hiérarchie
sans fin
15
dresser
5
16
privatif
10
9
7
14
foyer
7
16
3
8
9
8
7
9
8
14
3
20
13
16
13
3
d’ex-Iran
pécheresse
pige
solution
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
avant
patres
clair
20
divinité
REPORT - BENNET MILLER
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
HORIZONTALEMENT : SIMIESQUE / ROUCOULE / ACERE - ET / OLE / CRIS / GNL /
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Remerciements
La famille Yanat,
parent et alliés, tient à
remercier vivement et
sincèrement toutes les
personnes qui n'ont
pas manqué d'exprimer
leurs condoléances
et leur profonde
sympathie suite à la
perte cruelle de leur
mari, père, beau-père et
grand-père, feu
Mohand Amokrane.
• Exigence : références professionnelles,
le sérieux, la discrétion et la disponibilité.
•
Salaire
et
avantages
selon
compétences.
Contact : 0770 27 97 39
pour entretien.
Remerciements
La famille
Bentalha
d'Alger et tous
ses proches
remercient tous
ceux qui étaient
présents ainsi que l'ENTV et
ont compati à leur douleur
lors du décès de leur cher et
regretté Bentalha Djamel
survenu le 27 mai 2016. Que
Dieu l'accueille en Son Vaste
Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons."
Pensée
Cela fait un an, le 1er juin 2015, que nous a quittés à jamais notre cher et
regretté époux, père et grand-père, le professeur
Mohamed Bendaoud,
ex-Doyen de la Faculté des Sciences puis de physique de l’université des
sciences et technologie Houari Boumedienne
laissant derrière lui un immense vide et une peine incommensurable. Il était
connu pour ses qualités humaines, son érudition, son honnêteté et sa modestie. Son souvenir
demeurera toujours gravé dans nos mémoires et vivant dans nos cœurs. En ce douloureux souvenir,
nous, son épouse Bedra Bendaoud, ses filles Zohra et Rokia, ses fils Abderrahmane et Sofiane, ses
belles-filles et beaux-fils, ses petits-enfants et toute la famille Bendaoud, demandons à tous ceux qui
l’ont connu d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Puisse Dieu le Tout-Puissant lui accorder Sa Sainte
Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournerons.»
Pensée
Au professeur SOUMEYA BAGHOU
Décès
Pensée
Les familles
Mahdad, Benchouk,
et Kazi-Tani ont la
douleur de faire part
du décès de leur
père et beau-père.
HADJ OMAR MAHDAD
ex-sénateur du tiers présidentiel,
survenu le vendredi 27 mai 2016
à Tlemcen. Nous remercions
tous ceux qui ont partagé notre
douleur. Que Dieu l’accueille en
Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."
Ne meurent que
ceux que l'on oublie.
Triste fut ce 1er
juin 2013 quand
nous a quittés
pour un monde
meilleur notre
chère et regrettée
mère, grand-mère, tante et belle-mère
Félicitation
Ton amie, tes collègues et résidents
du service de dermatologie, CHU Ben Badis
Pensée
Cher époux, père, papy et beau-père,
le moudjahid général major Aït Abdeslam Hacen Voilà
déjà un an que tu nous as quittés laissant un vide que rien ne
pourra combler. Nos pensées pour toi sont quotidiennes depuis
ta disparition le 30 mai 2015. Tu n'es plus parmi nous, mais tu
resteras à jamais vivant dans nos pensées et nos cœurs. En ce
douloureux souvenir, sa famille demande à tous ceux qui l'ont
connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Que nos
prières et nos pensées t'accompagnent incha'Allah et que Dieu
Tout-Puissant t'accorde Sa Miséricorde, te compte parmi ses privilégiés et t'accueille en
Son Vaste Paradis. Nous t'aimerons toujours et que Dieu le Tout-Puissant nous donne
la force de continuer à vivre sans toi.
Repose en paix.
Melle Taleb
Ibtissam et Mme
Mahdjoub Iman
née Selka
ont soutenu leur master en
architecture avec la mention
très bien des membres du
jury. Vos familles sont fières
de vous et vous souhaitent
d'autres succès dans la vie
professionnelle et que vos
ambitions soient réalisées.
Bravo !
Meriem Batach
Ta sagesse et ta douceur, nous ne les
oublierons jamais. Nous demandons
à tous ceux qui l'ont connue et aimée
d'avoir une pieuse pensée pour
elle. Repose en paix. "A Dieu nous
appartenons et à Lui nous retournons."
Décès
La famille Krim fait part
du décès du
Moudjahid Krim
Djaâfar, ancien colonel
de l'ALN à l'âge de 81 ans
des suites d'une longue
maladie. L'enterrement
est prévu aujourd'hui,
mercredi 1er juin 2016,
au cimetière de Cherchell,
après la prière du Dohr.
"A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons."
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 21
L’ÉPOQUE
Moment de panique à l’hôtel El Izza de Maghnia,
samedi dernier, juste après le meeting organisé
avec les militants FLN des 16 wilayas de l’ouest et
sud-ouest du pays. Alors que Saadani descendait
de sa suite, l’ascenseur s’est bloqué au 1er étage
pendant 15 minutes. Branle-bas de combat chez les
organisateurs. Il a fallu l’intervention d’un jeune pour
mettre fin au calvaire du secrétaire général du FLN. A
sa sortie de l’ascenseur, Saadani, tout pâle, a crié ses
militants paniqués sur le palier : «Eloignez-vous de
moi, ne me suivez pas !» et a pris l’escalier en direction
de la salle de réception. Aussitôt, le protocole a supplié
les journalistes, particulièrement ceux des chaînes
télé, de ne pas diffuser les images. Demande exaucée
par certains…
Arrestation d’un escroc
à Tizi Ouzou
Suite à un renseignement recueilli sur le terrain, faisant
état d’un trafic de dossiers de demande de visa par
deux individus originaires de Blida, les forces de police
de la brigade de recherche et d’investigation (BRI) ont
identifié et arrêté l’un des deux individus en flagrant
délit de possession de faux documents, dont des
fiches de paie et des attestations de travail, qu’il allait
remettre moyennant la somme de 500 000 DA. Selon
la cellule de communication de la sûreté de wilaya
de Tizi Ouzou, l’enquête confiée à la BRI a également
permis de découvrir en sa possession un faux dossier
destiné à l’obtention du visa pour les Etats-Unis, ainsi
que le sceau d’une société servant à la confection
des dossiers et des demandes de visa. L’individu en
question promettait à ses victimes d’obtenir un visa
moyennant une forte somme d’argent, a ajouté la
même source. Présenté au parquet de Tizi Ouzou le
26 mai dernier, pour «association de malfaiteurs en
vue de commettre un délit», «faux et usage de faux» et
«escroquerie», il a été mis en détention préventive. Son
complice est activement recherché.
Sétif à l’heure de la «touiza»
Après les six investisseurs qui avaient, en première
à l’échelle nationale, réalisé la viabilisation de la
nouvelle zone industrielle de Lahlatma à leurs frais
(pour plus de 170 millions de dinars), 15 autres
entreprises de travaux publics de Sétif ont, d’un
commun accord avec les autorités locales, décidé de
réaliser une double voie El Eulma-Hammam Soukhna
sur 15 km. Cette opération va insuffler une nouvelle
dynamique à cette partie de la wilaya. Afin de participer
à une touiza atypique, une entreprise publique se
charge quant à elle d’en faire de même entre Aïn Trick et
Tiner, un tronçon de plus de 10 km. A travers ces actes
citoyens, les entreprises sétifiennes, qui se sont sans
nul doute rendues à l’évidence que l’Etat providence
n’existe pratiquement plus, ont permis au Trésor public
d’économiser pas moins de 820 millions de dinars…
Le projet d’Arnold
Schwarzeneger à Aïn Fouara
L’ONG internationale R20med
d présidée
par l’acteur américain Arnold
Schwarzenegger, qui a mis en
place en 2013 son bureau à Oran
suite à un accord de partenariat
avec le gouvernement algérien
pour la gestion des déchets,
l’efficacité énergétique, les
énergies renouvelables et d’
autres sujets, se déplacera le 4
juin à Sétif pour emboîter le pas à
El Bahia. Initiée par l’association des
amed
anciens élèves des lycées Mohamed
Kerouani et Malika Gaid de la capitale
des Hauts-Plateaux, l’action sera, nous dit-on,
renante dans le projet
chapeautée par la wilaya, partie prenante
qui pourrait redorer le blason dee la cité qui n’est plus
belle et propre comme elle l’était jadis…
El Watan -
Une société algéro-française
ambitieuse
19.55 Série
GREY’S ANATOMY
Alexs’occupedejumeauxnouveau-nés
ayantbesoind’unegreffedefoie,mais
dont un seul de leurs parents est
compatible.Malgrétousseseffortspour
trouver un autre donneur, il doit se
résoudreàfaireunchoixentrelesbébés
pour en sauver au moins un.
● Le coût d’une grande embarcation avoisine les 10 millions de dinars,
tandis qu’un petit métier de 4,80 m est estimé à 700 000 DA.
L
e nouveau directeur général de l’Ecorep-Piriou
(EP), une entreprise de
construction et de réparation
navales issue d’un partenariat
algéro-français, a apporté sa
touche sur le site de Bouharoun.
En effet, Christol Eric, pourvu d’une riche expérience en
France et au Nigeria, a instauré
une nouvelle politique managériale, basée sur l’organisation
et la rigueur dans le processus
de fabrication et l’amélioration de la productivité. Gacem
Mohamed, PDG de l’Ecorep et
président du conseil d’administration de l’EPE Ecorep-Piriou, supervise l’exécution de la
feuille de route, afin d’atteindre
les objectifs inscrits dans la
stratégie de développement de
cette société algéro-française.
Christol Eric affirme qu’il est
en mesure de construire jusqu’à
80 embarcations de 12 m avec
les moyens humains et matériels
disponibles. «Chaque embarcation est construite selon un
process industriel aux normes
internationales», déclare
M. Christol. En 2015, l’unité de
l’EP a produit 47 embarcations
de 10 m à 12 m et 100 autres
de 4,80 m. Selon les prévisions, en 2016, l’EP compte
construire 600 embarcations de
10 à 12 m et plus d’une centaine
de 4,80 m. Le coût d’une grande
embarcation avoisine les 10
millions de dinars, tandis le petit
19.55 Film
MARJORIE
Grégoirealaquarantaineetpresque
autant de kilos en trop. A la
médiathèqueoùiltravaille,ilaapprisà
déployerdestrésorsdegentillesseetde
serviabilitépourmieuxfaireoublierun
physique qu’il exècre.
PHOTOS : DR
Saadani bloqué dans un
ascenseur à Maghnia
Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de
255 623 520 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du
1er Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88
Site web : http://www.elwatan.com
TV
CONSTRUCTION NAVALE
ON VOUS LE DIT
L’implantation de Piriou en Algérie entre dans sa phase opérationnelle
métier de 4,80 m est estimé à
700 000 DA. Néanmoins, à la
demande des clients, les prix
peuvent varier selon les équipements installés. L’EP projette
de construire des bateaux en
polyester dans l’unité de Khemisti-Port, tandis que l’unité
de Bouharoun sera consacrée
à la construction d’embarcations en acier et en aluminium.
«Aujourd’hui, nous fonctionnons avec un effectif de 120
personnes, affirme Eric Christol, mais à partir de 2017, nous
allons passer à 400 employés,
après la mise en service de nos
deux unités. Mais je vous avoue
que les ouvriers et techniciens
de l’Ecorep m’ont impressionné
par leur compétence en matière
de construction et de réparation
navales, en réduisant les délais
contractuels, d’autant plus que
nous travaillons depuis une an-
née dans des conditions pas du
tout commodes car il y a des
travaux en cours à l’intérieur du
site.» Dans le cadre de l’extension du site de Bouharoun, il est
prévu la réalisation d’un quai de
96 m, une opération de dragage
du bassin, l’acquisition d’une
estacade de 500 tonnes et enfin
la construction des halls de production de bateaux en acier et en
aluminium. Le CPE avait donné
son accord pour ces travaux,
pris en charge par le budget de
l’EP, qui devront s’achever en
mars 2017.
Soucieux d’une meilleure communication, les responsables
algériens et français de cette
société issue d’un partenariat
entre les deux pays ont opté
pour l’organisation, demain,
d’une journée portes ouvertes
dans l’unité de construction et
de réparation navales de Bouharoun.
M’hamed H.
LA FRAISE DE SKIKDA
La reine indétrônable
R
ivalisant avec ses formes,
ses couleurs et ses saveurs,
la fraise de Skikda demeure la
«reine» indétrônable de tous les
fruits dans l’antique Rusicade. En
forme de cœur, charnue et savoureuse, elle dégage «un parfum de
paradis», s’accordent à dire les
consommateurs de ce fruit produit
en grande quantité dans cette
wilaya. La Rusicada, variété prestigieuse de fraise dont
est célèbre Skikda,
a été «choisie
et dési-
gnée» comme la plus succulente
de toutes les variétés produites
dans les autres régions. Introduite
par des Italiens dans les monts
de Stora, dans le voisinage de la
grande plage et dans la commune
de Aïn Zouit, la Rusicada est, en
dépit de sa faible grosseur, la plus
prisée par les consommateurs qui
parlent «d’un goût exceptionnel
et surtout naturel». La fraise de
adaptée
Skikda est «bio, elle ss’est
est adap
au fil du temps au milieu et au
climat de cette région côtière, ce
qui lui donne une saveur et un
confié à
aspect particuliers», a confi
cadre
l’APS Aziz Dridah, ancien ca
dans la commune de Skikda et
fraise.
expert dans la culture de la fra
Douglas,
D’autres variétés — la Doug
la Kandonga, la Kaltioga — juteuses, fondantes avec
a
des arômes sucrés et aacidulés, ont été indans la
troduites dan
1970,
région en 19
dans le
cadre
ca
de
E-mail : admin@elwatan.com PAO/Photogravure :
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Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
la vulgarisation agricole par l’Institut de développement agricole,
a détaillé l’expert. Cultivée à
Skikda depuis 1920 par des Italiens, la fraise s’est «approprié»
d’année en année les lieux au
point de devenir un des repères
de la ville. L’histoire de la fraise
a commencé par un petit plant de
fraisier qu’un Skikdi, manifestement sous le charme de ce petit
fruit nouvellement introduit dans
sa région, décida de planter dans
une autre région de Skikda. Le
plant de fraisier a donné d’autres
plants et, peu à peu, la fraise
fit son apparition dans l’antique
Rusicade, sa culture se répand
et sa position se consolide au
fil des jours. D’un demi-hectare
réservé à la culture de la fraise
en 1920, Skikda compte en 2016,
pas moins de 298 ha consacrés à
la culture de ce fruit savoureux,
dont 130 ha dans la commune de
Tamalous, 102 au chef-lieu de
wilaya, 58 à Aïn Zouit et 8 hectares à Bouchtata. La filière fraise,
un créneau porteur à réorganiser.
APS
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ;
SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31
0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
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fracturetemporelle.LesergentReesese
retrouvealorsdansunenouvelleversion
dupassé,oùilestconfrontéàdesalliés
improbables,dontleGuardian,etàde
nouveauxennemis.Ilestchargéd’une
missioninattendue:reprogrammerle
futur...
19.55 Film
LULU FEMME NUE
Àlasuited’unentretiend’embauchequi
sepassemal,Luludécidedenepas
rentrerchezelleetpartenlaissantson
marietsestroisenfants.Ellen’arien
prémédité,çasepassetrèssimplement.
19.55 Divertissement
LE MEILLEUR PÂTISSIER SPÉCIALE CÉLÉBRITÉS
Cesoir,sixnouvellescélébritésvontfaire
leur entrée sous la tente la plus
gourmandedeFrance:Titoff,Damien
Sargue,ClaraMorgane,Artus,Danièle
EvenouetDave.Ellesserontjugéesà
travers trois épreuves autour des
gâteauxauchocolatpourtenterde
gagner leur place en finale.
19.55 Série
ENQUÊTES CRIMINELLES
«AffaireMichèleEven :unsuspectpeut
en cacher un autre». 9 mars 1991 à
Bénestroff,enMoselle.Ilest12h15quand
HervéEven,menuisier,rentrechezlui
pour déjeuner.
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne seront pas rendus et
ne feront l’objet d’aucune réclamation. Reproduction interdite de
tous articles sauf accord de la rédaction.
El Watan - Mercredi 1 er juin 2016 - 22
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ORDRE DES ARCHITECTES
Oran, Mostaganem, Mascara, Tlemcen,
Tiaret, Aïn Témouchent
COMMUNIQUE
Les conseils locaux de l'Ordre des architectes des wilayas d'Oran,
Mostaganem, Mascara, Tlemcen, Tiaret et Aïn Témouchent se sont
réunis le lundi 30 mai 2016 à Oran pour débattre de la rencontre CNOA/
CLOA programmée par le conseil national le vendredi 03 juin 2016 à
Alger. A l'issue de la réunion où ont été soulevés moult défaillances et
manquements aux engagements pris par le CNOA lors des rencontres
précédentes, en l'occurrence à plus de transparence et de clarté dans
la gestion et le fonctionnement de l'institution ordinale, et celle du 16
janvier 2016, tenue à Alger, qui devrait aboutir de par ses décisions et
résolutions, notamment celle fixant la tenue du congrès en session non
élective (thématique) les 21 et 22 mai 2016 ou les 28 et 29 mai 2016
et celle de la convocation la première semaine du mois de février 2016
de la commission nationale du budget.
Au moment où tous les CLOA, tenus dans l'expectative de la
présentation des fameux bilans moraux et surtout financiers du
conseil national, qui ont suscité des interrogations, un communiqué
du CNOA a paru récemment dans le quotidien El Khabar, sommant
les présidents du CLOA à verser la quote-part des cotisations pour
délivrer les attestations de mise à jour 2016.
Les CLOA réunis déplorent ce communiqué qui prône un caractère
d'irresponsabilité, il est non avenu au vu des engagements non tenus
par le conseil national et au non-respect de l'article 47 du règlement
intérieur.
P/les conseil locaux Oran, Mostaganem, Mascara,
Tlemcen, Tiaret, Aïn Témouchent
COMMUNIQUE
DE PRESSE
L’Institut National de Cartographie et de Télédétection
a le plaisir d’annoncer l’obtention de la certification ISO
9001 version 2015 pour la gestion de la qualité relative
à ses activités de conception, production, archivage et
commercialisation des produits cartographiques et des
données géographiques sur tous supports.
Cette distinction décernée par TÜV Rheinland :
organisme spécialisé dans l’inspection, l’analyse, l’audit et
la certification des systèmes de management, est en soi un
témoignage qui atteste des réelles capacités de l’INCT à
satisfaire les exigences de la norme 9001, tout en axant sur
une démarche d’amélioration continue.
Cette certification vient couronner enfin un travail de
plusieurs mois, durant lesquels l’ensemble des employés
et cadres de l’établissement se sont mobilisés autour des
objectifs et valeurs d’engagement au quotidien à l’effet
d’anticiper et de répondre efficacement aux besoins du
pays dans les domaines de l’usage de la donnée géospatiale.
Une importante société dans la Promotion
immobilière sise à Ouled Fayet
Cherche à recruter dans les postes suivants :
◗ Ingénieur génie civil étude
◗ Documentaliste
◗ Responsable marketing
◗ Cadre marketing
◗ Responsable ressources humaines
◗ Administrateur SAP
Envoyez CV à : jobs@alcoimmobilière.com
El Watan - Mercredi 1 juin 2016 - 23
er
SPORTS
L
FOOT DER
■ MCA.
La commission de discipline
de la LFP a infligé deux matches à huis
clos au MC Alger, suite au mauvais
comportement de ses supporters lors
du dernier match de championnat de
Ligue 1 contre l’ESS (2-2). De son côté,
l’Entente de Sétif a écopé d’un match
à huis clos. Cette décision entrera en
vigueur à partir de la saison prochaine,
assortie d’une amende de 200 000 DA
pour chaque équipe. En revanche, le
dossier de la bagarre qui a éclaté entre
les deux portiers, Chaouchi (MCA) et
Belhani (ESS), signalée par l’arbitre,
est resté ouvert pour complément
d’informations, annonce la LFP. A. B.
■ UNAF (U17). La sélection nationale
de football des U17 s’est neutralisée
avec son homologue burkinabé sur le
score de 0-0, lundi, en match comptant
pour le tournoi de l’UNAF, qui se
déroule à Rabat. Les Verts disputeront
un deuxième match aujourd’hui
face au Maroc, pays organisateur.
Ce tournoi entre dans le cadre de la
préparation des pays nord-africains
aux éliminatoires de la CAN-2017 qui
débutent ce moi-ci.
A. S.
Pensée
Triste et douloureux fut le 31 mai
2006 où nous a quittés à jamais, à
l’âge de 47 ans, notre cher et regretté
frère
EL HADJ LARABA
ALLAOUA
Ce jour restera gravé pour toujours
dans notre mémoire. Nous prions
ceux qui l’ont connu et apprécié
d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire. Que Dieu Tout-Puissant
lui accorde Sa Sainte Miséricorde
et l’accueille en Son Vaste Paradis.
Repose en paix cher frère, nous ne
t’oublierons jamais.
Ton frère
L
Neghiz tient son onze
face aux Pirates
a sélection nationale, en stage à
Victoria depuis samedi dernier,
attaque la dernière ligne droite
de ses préparatifs, à la veille de la
confrontation qui l’opposera, demain
après-midi à 15h (heure algérienne),
à son homologue seychelloise, en
match de la 5e journée des éliminatoires de la CAN-2017, dont la phase
finale est prévue en janvier prochain
au Gabon.
Les Verts, qui ont effectué jusqu’ici
trois entraînements au stade Linité
de Victoria, en attendant l’ultime
séance, prévue cet après-midi,
semblent désormais prêts à aller
chercher cette victoire, la 4e dans ces
éliminatoires, qui leur ouvrira les
portes de la phase finale.
Le sélectionneur intérimaire, Nabil
Neghiz, après 10 jours de stage
— qui avait débuté pour rappel la
semaine dernière à Alger —, est
désormais fixé sur le onze qu’il
alignera demain après-midi face
aux Seychelles. Un onze que le remplaçant de Christian Gourcuff a dû
remanier profondément, notamment
en attaque, en raison de la défection
Nabil Neghiz arrête son plan d’attaque en prévision de la confrontation
de demain
du trio Mahrez-Slimani-Brahimi. A
cet effet, selon les échos parvenant
de Victoria, Nabil Neghiz alignera
une attaque inédite avec la première
titularisation de Hani, pour épauler
Soudani, qui fait son retour dans le
onze.
Feghouli et Ghezal devraient être en
charge de l’animation du jeu, même
si l’option Benzia ou Boudebouz
n’est pas à écarter. Derrière, pas de
changement, avec M’bolhi dans la
cage, le quatuor Mandi-BelkarouiZeffane-Ghoulam en défense et Medjani et Taïder dans la récupération.
Il est à signaler que la CAF a désigné
un trio d’arbitres soudanais pour diriger la rencontre. Il s’agit d’El Fadil
Mohamed Hussein (directeur de jeu),
assisté de Mohamed Abdellah Ibrahim et Waleed Ahmed Ali.
T. A. S.
Cherif El Ouazzani signe son contrat
’entraîneur Cherif El Ouazzani
a donné, hier, son accord définitif pour diriger l’USM Bel Abbès
(Ligue 1). C’est au terme de plusieurs heures de négociations avec
le directeur général de la SSPA/
USMBA que Cherif El Ouazzani a,
finalement, accepté de parapher un
contrat-objectif qui le liera au club
pour au moins deux saisons.
L’ex-entraîneur du Paradou AC, qui
succède à Abdelkrim Benyelles,
opte ainsi officiellement pour
l’USMBA malgré les nombreuses
offres qu’il a reçues ces dernières
48 heures de la part notamment
du MC El Eulma et du MC Oran.
«C’est un grand honneur pour moi
de driver l’USMBA. Je me suis
Par Yazid Ouahib
L
USM BEL ABBÈS
L
Principes
démocratiques
bafoués
PHOTO : D. R.
L’élection d’un
nouveau président
reportée à demain
es actionnaires de la SSPA/MO, réunis en assemblée générale extraordinaire lundi soir à l’hôtel Hammadites,
n’ont pas pu trancher la question de
l’élection du nouveau président du
conseil d’administration, et ce, après
la démission annoncée de Boubekeur
Ikhlef. En effet, après plusieurs heures
de discussions, les actionnaires ont
rejeté, à l’unanimité, la démission du
président sortant, Ikhlef, exigeant de
lui de présenter une situation financière
et comptable du club le 2 juillet prochain. Cela dit, l’élection d’un nouveau
président est reportée à demain, avec
comme seul candidat, à quelques heures
de cette AGEx, l’actionnaire Zahir
Attia. Ce dernier a été même chargé par
les actionnaires de mener les négociations avec les cadres de l’équipe pour
tenter de les convaincre de rempiler. En
attendant d’être élu par ses pairs, Attia a
émis le vœu de recruter l’ancien sélectionneur national et de la JSK, Nasser
Sendjak, comme entraîneur, alors que
plusieurs noms figurent déjà sur la liste
des dirigeants.
Au cours de cette rencontre, le principe
de l’ouverture du capital a été adopté
par les actionnaires, comme exigé par
certains dirigeants. Enfin, la direction a
organisé une réception en l’honneur du
coach Amrani, suite aux services rendus
au MOB après trois années passées à la
barre technique avant d’opter pour la
formation de l’ESS où il a pris ses fonctions hier.
L. Hama
COMMENTAIRE
ÉLIMINATOIRES CAN-2017.
SEYCHELLES-ALGÉRIE, J-1
MO BÉJAÏA
mis d’accord avec le président sur
tous les aspects liés à la préparation de la saison 2016/2017»,
a déclaré Cherif El Ouazzani lors
d’un point de presse tenu hier en
milieu d’après-midi au siège du
club. Et d’ajouter : «Notre objectif
est de constituer un groupe solide et
de jouer les premiers rôles lors de la
prochaine saison.»
«Juste après la signature du contrat,
la liste des joueurs à libérer sera définitivement arrêtée d’un commun
accord. Il sera également question
de cibler les postes à pourvoir et de
dégager les profils de joueurs qui
seront appelés à porter les couleurs
du club cette saison», a précisé, de
son côté, M. Bensenada. «Toutes les
LE COIN DU REFEREE
dispositions vont être prises pour
assurer un recrutement de qualité
et une préparation à temps et dans
les meilleures conditions possibles»,
a-t-il ajouté. La préparation d’intersaison débutera dans la deuxième
quinzaine de juin.
Par ailleurs, l’USM Bel Abbès, qui
vient de retrouver l’élite, évoluera la
saison prochaine au stade du 24 Février, où des travaux de rénovation
vont être entamés aujourd’hui. Il
est ainsi prévu la pose d’une nouvelle pelouse synthétique de dernière génération, le renforcement de
l’éclairage, l’installation partielle de
sièges au niveau des gradins ainsi
que la réhabilitation de la tribune
officielle.
M. Abdelkrim
Une saison arbitrale avec des hauts
et des bas
Par Salim Oussaci
Même loin d’une approche exhaustive l’(heureux)
événement pour l’arbitrage noté d’une manière
effective, en cette dernière journée, a été de ne pas
avoir «influencé» des rencontres décisives pour tenter
de terminer le parcours de manière positive. Ceci a eu
pour effet de s’épargner l’invective et tout ce qui tend
vers les (habituelles) accusations provenant de certains
dirigeants de club évoquant des «touches» ou tentatives
corruptives. Il faut reconnaître qu’en championnat,
concernant les dernières prestations arbitrales, elles
ont été indemnes de scandale. Il faut également noter
que certaines techniques douteuses d’«arbitrage» ont
tendance à être ajournées, car les chemins menant
aux «juges» ont été, en partie, détournés. Certains
intermédiaires notoires connus sur la place pour leur
rôle d’«imprésario» ont orienté leur sale besogne vers
quelques clubs en préparant de chaotiques «scénarios»,
car les équipes d’arbitres visées se sont mises audessus de tout soupçon avec brio. A ce jour, même si
l’enquête suit son cours, aucune voie ne mène aux
arbitres sur n’importe quel détour. Evidemment, ce bon
et précieux point offert à la corporation des arbitres,
toutes générations confondues, y compris ceux restés
au coin, ne doit en aucun cas nous cacher ou faire
oublier certaines carences afférentes à la prestation
(fautes techniques et d’appréciation graves influentes)
et autres liées à la gestion, en particulier, à l’aspect
à (veiller) entretenir et faire sentir (réellement) entre
les arbitres l’«égalité des chances», à consolider et
stimuler le capital compétence et faire en sorte que
«tous» subissent les aléas de la balance pour encenser la
constance dans la performance.
C’est à partir de justes et concrets — fussent-ils amers
— constats qu’on aboutit à de meilleurs résultats.
Certains veulent nous mener en bateau en dressant (à
dessein) un beau tableau à l’occasion de ce baisser de
rideau. D’aucuns ne peuvent nier le rajeunissement
opéré avec les bonnes notes arbitrales enregistrées,
qui font apparaître de véritables motifs de satisfaction.
Cependant, un grand travail avec d’autres actions et
impulsions devront encore être entrepris sur la voie de la
moralisation et de l’ancrage dans la sphère de l’arbitrage
d’une pratique avec de la bonne, loyale et sincère
intention. Le combat continue.
S. O.
e processus de renouvellement des instances et structures du football se poursuit
conformément au calendrier arrêté.
Le résultat des courses est connu
d’avance. Les individus qui postulent pour le poste de président
n’ont nul besoin de passer par les
urnes. Ils sont désignés à l’avance
et passeront avec le cigare. En fait,
il n’y aura pas d’élection. Il s’agit
plutôt d’une cooptation acceptée par
tous. Il n’y aura même pas une voix
discordante.
Pourtant, les motifs pour dénoncer
cette mascarade ne manquent pas.
A commencer par la grave transgression de la loi 13/05 du 23 juillet
2013, qui fixe le cadre légal des
rendez-vous électoraux. Faisant fi
de la loi, la Fédération algérienne de
football (FAF) continue d’imposer
ses experts pompeusement qualifiés de membres indépendants
pour imposer les hommes qu’elle a
choisis, foulant au passage la souveraineté de l’assemblée générale et le
droit de chacun de ses membres de
postuler pour la présidence d’une
Ligue, en violation des principes
démocratiques qu’elle encourage
à respecter à travers l’article 2 de
son code électoral portant sur les
principes, obligations et droits des
parties qui précise «les principes démocratiques doivent être respectés,
tout comme ceux de la séparation
des pouvoirs et de la transparence».
Le processus électoral en cours
marque une régression terrible par
rapport à celui de 1989, intervenu
au lendemain de l’ouverture politique qu’a connue l’Algérie après le
5 Octobre 1988. En 2016, les élections des structures du football n’ont
rien de démocratique. Au contraire,
elles sont antidémocratiques et ne
respectent aucun principe démocratique. Elles sont calquées sur les
modèles albanais de Hoja et nordcoréen de la dynastie des Kim, dictateurs de père en fils, inspirée par le
patriarche Kim II Sung.
C’est dans cette ambiance marquée par la soumission, la servitude
volontaire, la course aux sordides
intérêts et profits personnels que se
déroulera l’opération de renouvellement des instances et structures du
football.
L’avilissement des acteurs du football et des dirigeants au niveau des
ligues a atteint un niveau jamais
égalé. Pas un d’entre eux n’a eu le
courage de dénoncer les dérives
qui ont jalonné le parcours d’une
opération hors la loi. Des présidents
qui se sont portés candidats à leur
propre succession (chose normale)
sont entrés en campagne sans avoir
préalablement déposé leur démission, l’avoir affichée et laissé le soin
de gérer la Ligue et la transition à
d’autres personnes non candidates
à l’élection.
Pourquoi organiser une élection qui
en réalité n’en est pas une ? L’abstention aurait eu le mérite d’économiser du temps et de l’argent à ceux
qui ne croient pas à la démocratie et
au pouvoir des urnes.
Yazid Ouahib
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 1er juin 2016
COMMENTAIRE
Soubresauts
Par Ali Bahmane
A
ASSOCIATION SIRIUS
Le Ramadhan devrait
débuter le 7 juin
L
e mois de Ramadhan,
cette année, devrait
débuter mardi 7 juin, a
estimé hier dans un communiqué rendu public Sirius,
l'association d'astronomie.
Pour Sirius, la nuit du 29
Chaâbane ou «Nuit du doute»
étant celle de dimanche, le
croissant du mois lunaire correspondant au mois de
Ramadhan 1437 sera «impos-
sible» à observer sur tout le
territoire national «tant à l'œil
nu qu'à l'aide d'instruments
optiques, vu que la Lune, dont
la conjonction (naissance)
sera à 3h59 (heure locale), se
couchera tout juste après le
Soleil et sera donc trop base
sur l'horizon pour être observée». «Il découle de l'impossibilité de l'observation du
croissant lunaire le 5 juin au
soir, que le 1er Ramadan 2016
ne pourra être lundi 6 juin
mais bien mardi 7 juin, si l'on
se tient à l'observation
visuelle du croissant», a expliqué Sirius. Selon cette association, la conjonction LuneSoleil ayant lieu le matin du
5 juin (à 3h59 heure locale),
le croissant «ne sera pas suffisamment âgé» pour être
visible le soir du 29 du mois
de Chaâbane, pour tous les
pays arabes y compris l'Algérie, sauf du Soudan. Elle a
relevé que «sa non-visibilité
rendra nécessaire la complétion du mois du Chaâbane à
30 jours et donc de débuter le
Ramadhan le 7 juin sur la
base d'une observation
visuelle, qui est la méthode
retenue en général jusqu'à
présent en Algérie». (APS)
COOPÉRATION INTERPARLEMENTAIRE
CLAUDE BARTOLONE DEMAIN À ALGER
■ Le président de l’Assemblée
nationale française, Claude
Bartolone, effectuera une visite
en Algérie demain. Selon un
communiqué de l’ambassade
de France en Algérie, il sera
reçu par Mohamed Larbi
Ould Khelifa, président
de l’Assemblée populaire
nationale (APN) et par le
président du Conseil de la
nation, Abdelkader Bensalah.
Le président de l’Assemblée
nationale française rencontrera
également le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, et le ministre d’Etat,
ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération internationale,
Ramtane Lamamra. Pour la
représentation diplomatique
française, le déplacement
de Claude Bartolone «sera
l’occasion de renforcer la
concertation bilatérale,
notamment en matière
économique et sur les questions
de sécurité régionale». Par
ailleurs, M. Bartolone ouvrira,
avec son homologue Larbi Ould
Khelifa, «les travaux de la grande
commission interparlementaire qu’ils
avaient présidée pour la première fois
en mars 2013». La deuxième séance de
travail a été tenue à Paris en juin 2014.
Selon l’ambassade de France, depuis leur
reprise en 2001, les relations entre les
deux institutions parlementaires se sont
progressivement «étoffées et densifiées».
«Un protocole-cadre a été signé par les
anciens présidents Jean-Louis Debré et
Amar Saadani à Alger, le 11 janvier 2007,
qui a ouvert la voie à l’installation de cette
grande commission interparlementaire.»
«Avec ses interlocuteurs algériens, Claude
Bartolone évoquera les multiples facettes
de la coopération entre les Parlements
algériens et français, notamment le
séminaire annuel des fonctionnaires
de Parlement francophones de la
Méditerranée», ajoute la même source.
R. P.
POINT ZÉRO
L’éléphant sur le nénuphar
D
ès sa nomination, il adopte le système et enfile
ses bottes de fonction. Installé, il s’attaque aux
journaux censés représenter le peu
d’indépendance qui reste, menaçant les annonceurs
privés de redressements fiscaux tout en fermant les
yeux sur les sommes colossales que l’ANEP fournit à des
journaux inconnus appartenant à des proches du sérail.
Puis il ressort un vague article de loi pour attaquer
précisément El Khabar, faisant semblant de ne pas voir
que d’autres richissimes hommes d’affaires possèdent
plusieurs journaux, des chaînes de télévision et même
une radio. Ensuite, il engage un avocat suspendu et
sanctionné par la justice, interdit d’exercer pour
outrages, injures et usurpation de fonction. Dans la
foulée, il oublie de créer l’autorité de régulation qui est
la seule habilitée à statuer sur les décisions qu’il prend.
Enfin, ayant déposé une plainte en procédure accélérée,
c’est lui qui fait reporter plusieurs fois le procès, n’ayant
Par Chawki Amari
pas les bonnes cartes en main. Ces maladresses d’un
ministre de la Communication pourraient faire sourire si
l’égalité de traitement, la liberté d’expression et le
principe de la loi au-dessus de tous étaient respectés.
Ce n’est hélas pas le cas, ce qui explique que les petits
hommes de troupe ne se soient pas arrêtés là et
viennent tout juste de faire interdire une simple
rencontre à Constantine entre les responsables d’El
Khabar et leurs correspondants de l’Est dans la salle
privée d’un hôtel privé, réservée et payée à cet effet, au
mépris de la liberté de réunion. Pourquoi ? Parce que.
L’Algérie est-elle une dictature ? Non, pas vraiment.
L’Algérie est-elle une démocratie ? Non, vraiment pas.
Comment la définir ? D’après le ministre de la
Communication, c’est un pays libre. Ce qui n’est le cas ni
pour le pays ni pour le ministre. Ce qui est bien
dommage car il suffirait qu’un seul des deux soit libre
pour que tout aille un peu mieux.
fin d’effacer les déconvenues de ces derniers
mois, les autorités politiques vont ressortir deux
dossiers : les textes d’application pour la
Constitution réformée (Conseil des ministres) et
la «doctrine économique» version Sellal (tripartite).
Présentée comme la panacée des réformes de Bouteflika,
la Loi fondamentale a fini par sombrer dans l’oubli,
comme l’a été l’annonce en grande pompe par le Premier
ministre d’une «autre vision» de l’économie algérienne.
Il faut dire qu'au cours de ces trois derniers mois, le
contexte politique a été lourdement agité sur fond
d’aggravation de l’état de santé du président de la
République : les révélations des Panama Papers
impliquant la fille de Sellal, après Bouchouareb, le
ministre de l’Industrie et des Mines, les frasques de
Chakib Khelil couvertes par les pouvoirs publics, les
provocations de Amar Saadani, l’affaire El KhabarRebrab-Grine et le cafouillage prévalant autour de la
composante de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel.
Sans oublier la dégradation continue de la situation
financière du pays, les importations de biens et services
ne baissant pas sensiblement. Les pouvoirs publics ont
été poussés à puiser dans les réserves internes et
externes, rapprochant ainsi dangereusement le moment
de la cessation de payement du pays. Les solutions
prônées — tels la bancarisation de l’argent de l’informel
et l’emprunt national — n’ont pas eu les résultats
escomptés. Visiblement, le gouvernement est sans
solutions innovantes et surtout à bout de souffle.
Maintes fois écartée, la perspective d’un remaniement
ministériel ressort de nouveau en faveur d'Ahmed
Ouyahia auquel serait confiée la mission de mettre sur
pied une «économie de guerre», une de ses spécialités,
rarement réussie au demeurant. Galvanisé par son
dernier succès électoral à la tête du RND, Ahmed
Ouyahia ne se fera pas prier pour revenir aux affaires
gouvernementales, où il a sa revanche à prendre. Ce sera
bien entendu au grand dam de l’opposition pour qui cet
homme-là est le plus mauvais «génie» du pouvoir, une
opposition qui semble avoir opté pour l’expectative, ne
se mettant pas trop en avant sur les dossiers brûlants qui
ont marqué l’actualité afin de ne pas se disperser (elle
vient de se ressouder) et se brûler à une année des
législatives, échéance électorale majeure. Pourtant, de
cette opposition, les citoyens ont toujours attendu
davantage de présence sur le terrain, là où se jouent, se
gagnent (ou se perdent) les luttes politiques. De cette
prudence de l’opposition et de ses calculs, les autorités
profitent pour investir au maximum le terrain. Le
Premier ministre n’a pas hésité à se rendre au cœur de la
Kabylie pour tenter de rallier la région aux thèses du
pouvoir après la forte mobilisation du 20 avril contre le
pouvoir et pour couper l’herbe sous le pied du MAK,
toujours menaçant. Pas sûr qu’il ait réussi tant la Kabylie
est vaccinée contre les jeux politiciens auxquels elle a
payé un lourd tribut.
Lors de la prochaine tripartite, Sellal devra démontrer
qu’il a réellement un véritable plan de sortie de crise et
non de simples mesures de renflouement des caisses du
Trésor public : de l’argent généralement puisé des poches
des citoyens et des caisses des entreprises. De son côté,
Bouteflika est attendu sur le plan des libertés et des
réformes politiques. Il devra démontrer que sa Constitution
réformée, dont il a été l’unique concepteur, n’est pas une
œuvre antidémocratique. Peu de gens y croient tant le
président de la République ne s’est jamais écarté de la
logique de défense de son système, le meilleur à ses yeux.
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