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Accélérer la procédure pour les crédits à l`investissement

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Sous-secrétaire d'Etat américain : «Nous n'allons pas installer une base militaire en Afrique»
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N° 6390 Prix 10 DA France 1 C
Quotidien national d'information
Dimanche 29 mai 2016
SELLAL, À L’ADRESSE DES BANQUES, LORS DE L’INAUGURATION DE LA FIA-2016 :
«Accélérer la procédure pour
les crédits à l’investissement»
Par
DES CONDITIONS et des
délais d’accès au crédit d’investissement plus souples et moins longs,
fabriquer des appareils de moindre
consommation d’énergie électrique.
Ce sont là les deux principales
recommandations du Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, hier,
lors de son passage dans les stands
des banques publiques et de sociétés
de fabrication de produits électroménagers, à la 49e édition de la
Foire internationale d’Alger (FIA2016), qui se tient du 28 mai au
2 juin au Palais des expositions des
Pins maritimes (Safex Alger), et
qu’il a inaugurée en compagnie de
nombre de ses ministres et plusieurs
ambassadeurs de pays participants à
cette manifestation économique.
Le Premier ministre s’est en
effet montré très critique à l’adresse
des patrons de banques publiques
présents sur leur stand, car «les
délais de crédits à l’investissement
sont encore très longs, ce à quoi je
vous exhorte d’accélérer la procédure si on veut réellement relancer
notre économie», dira-t-il. Chez les
Photo : S. Zoheir
Ziad Abdelhadi
fabricants d’électroménagers il a
averti qu’une taxe supplémentaire
sur la production d’appareils
énergétivores allait être introduite
dès la prochaine loi de finance.
«Cette taxe additive sera appliquée
L’ÉLECTRICITÉ DEVRAIT ÊTRE COUPÉE
LE 31 MAI POUR FACTURES IMPAYÉES
sur les climatiseurs à forte consommation d’énergie, qu’ils soient
importés ou fabriqués localement»,
précise le Premier ministre. Par
contre, M. Sellal a tenu à rassurer
les professionnels versés dans ce
secteur d’activité qu’une baisse des
taxes est prévue pour les climatiseurs à faible consommation d’énergie.
Après avoir sillonné plusieurs
pavillons de la 94e FIA, le chef de
ACTUALITÉ
LES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT
DÉBUTENT AUJOURD’HUI
ÉCONOMIE
BAC-2016 : entre
Le Complexe sidérurgique
d’El Hadjar menacé d’arrêt appréhensions et espoirs
„ Coopération
interafricaine et
financement des projets
au menu ......................p3
Par
Chahira Cheref
SANTÉ
Photo : Archives
LES ÉPREUVES du baccalauréat débutent aujourd’hui avec
la participation de 818 518 candidats à l’échelle nationale. Parmi
ces derniers, 268 925 se présenteront en candidats libres. Pour les
postulants à cet examen important, cette année scolaire était très
dure et pleine de stress. Hier, la
veille des épreuves, un bon
nombre de candidats a décidé
d’arrêter les révisions et sortir
pour se changer les idées.
Suite en page 5
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani
LA SDE, filiale de distribution
du Groupe Sonelgaz, a mis en
demeure l’entreprise ArcelorMittalAlgérie de s’acquitter au plus tard le
31 mai prochain du montant de
900 millions de dinars, représentant
les factures impayées depuis plus de
6 mois. Dans le cas contraire, les
agents de cette entreprise couperont
le courant électrique.
Suite en page 3
l’exécutif a terminé sa visite dans le
hall réservé au 5 e Salon Djazaïr
Export, organisé en marge de la
foire avec la participation de
180 entreprises exerçant dans plusieurs domaines : agroalimentaire,
services, industries chimique et
manufacturière, bâtiments et travaux publics et artisanat. Au cours
de sa tournée, M. Sellal rappellera à
chacune de ses haltes que l’acte
d’exporter a ses conditions, dont la
garantie d’un conditionnement en
bonne et due forme, et «c’est à ce
niveau que le bât blesse», a-t-il
déploré devant des exportateurs de
dattes et de pâtes alimentaires.
Soulignons que les organisateurs
de cette 49e édition de la FIA ont
décidé d’octroyer le statut d’invité
d’honneur aux représentants d’entreprises africaines importatrices de
produits algériens. La FIA-2016
regroupe 810 exposants, dont
405 entreprises étrangères en provenance de 33 pays et qui occupent
une surface d’exposition globale de
30 351m². Cette édition 2016 se
déroule sous le slogan «L’investissement et l’entreprise au cœur de
l’économie productive».
Z. A.
Photo : S. Zoheir
„ Journée porte
ouverte d'information
sur les méfaits
du tabagisme ...............p5
Supplément sports
Dopage,
officiellement c'est
la faute à personne
Lire pp 11 à 13
MONDE
„ Des centaines de civils
fuient Falloudja ..........p19
2
L ’ É V É N E M E N T
Dimanche 29 mai 2016
LE PREMIER MINISTRE EN VISITE DANS LA WILAYA
Sellal attendu sur le retard du développement à Tizi Ouzou
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Malik Boumati
e Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, sera
aujourd’hui en visite d’inspection et de travail dans la wilaya
de Tizi Ouzou. Ce sera la seconde
fois que M. Sellal se déplace dans
cette wilaya depuis qu’il dirige le
gouvernement, et ce, après sa première visite effectuée en juillet
2013. On se rappelle que cette
visite a donné beaucoup d’espoir à
la population après que le Premier
ministre ait dégagé la somme de
dix milliards de dinars destinés à
l’achat de foncier privé, avec l’objectif de concrétiser le programme
de logements inscrits à l’indicatif
de la wilaya, dans le cadre du plan
quinquennal 2010-2014. Mais près
de trois années plus tard, que trouvera Abdelmalek Sellal dans cette
wilaya qui a subi toutes sortes de
troubles et coups bas durant des
décennies ? Et qu’attend la population de cette wilaya de cette visite ?
Une fois dans la ville des genêts, le
Premier ministre se rendra compte
que les projets de développement
dont devaient bénéficier les
Photo : S. Zoheir
L
citoyens de Tizi Ouzou ne sont toujours pas achevés, alors que tous les
responsables sont conscients que
cette région souffre d’un énorme
retard de développement, particulièrement économique.
Contrairement à ce que pensent
certains et à ce que veulent faire
croire d’autres, le retard dans le
développement à Tizi Ouzou ne
date pas des années 2001 ou 2002
mais remonte à environ trois
longues décennies. Il n’y a qu’à se
pencher sur le cas de la zone d’activités d’Azazga créée en 1978 et
qui n’est toujours pas fonctionnelle
en 2016, soit 38 années plus tard.
Le chemin de fer et les rocades sud
et nord sont des projets qui remontent aux années quatre-vingt et, en
2016, seule la rocade sud est opérationnelle. Et il n’y a pas que ces
projets qui interpelleront le
Premier ministre lors de sa visite à
Tizi Ouzou. Le Centre anti-cancer
qui devait être réceptionné il y a
longtemps, est toujours en chantier
après plusieurs arrêts et pas moins
de quatre avenants. Le stade de
50 000 places en cours de réalisation dans la banlieue ouest de la
ville des genêts a connu un
immense retard pour diverses raisons aussi saugrenues les unes que
les autres. Abdelmalek Sellal saurat-il saisir l’opportunité de sa visite
pour rappeler à l’ordre les responsables de ces retards et faire en sorte
qu’ils ne se reproduisent plus ?
D’autre part, le Premier
ministre est également attendu
dans la wilaya de Tizi Ouzou sur
les grands projets gelés en raison
de la détérioration de la situation
financière de l’Algérie. Mais avec
tous les retards enregistrés par la
wilaya, notamment en matière
d’infrastructures et de développement économique, la population de
Tizi Ouzou espère que le gel
décidé par les autorités centrales
sera levé. Les élus locaux, dont
ceux de l’APW, attendent le
Premier ministre sur ce point
précis. La population de la wilaya
souffre du manque en infrastructures de santé dans la wilaya et
pour elle, le gel du projet de CHU
est un coup sévère pour la wilaya.
Pire encore, le projet de zone
industrielle de Draa el Mizan-Tizi
Gheniff est officiellement gelé,
mais on soupçonne les pouvoirs
publics de l’avoir annulé et délocalisé vers une autre wilaya. Pour ce
projet, les élus locaux ne manqueront pas d’interpeller M. Sellal,
d’autant plus que son implantation
était prévue dans le sud de la
wilaya, une région considérée
comme le parent pauvre du développement local. Et ce, au moment
où l’autre projet de zone industrielle, implantée dans la localité de
Souama, peine à démarrer, des
années depuis son inscription, en
raison des oppositions liées à la
question des indemnisations. Une
seule question se pose à la veille de
cette visite : le Premier ministre
relèvera-t-il le défi du développement à Tizi Ouzou ?
M. B.
LE MSP, LE MPA ET TALAIE EL HOURIYET SUR LE TERRAIN
Gouvernement d’union, rénovation économique et modernisation politique
Par
Adel Boucherguine
DIX JOURS nous séparent du
mois de carême. Les partis politiques semblent vouloir saisir l’occasion d’un avant-dernier
week-end avant le mois durant
lequel l’activité partisane s’arrête.
Le président du Mouvement de la
société pour la paix (MSP),
Abderrezak Mokri, s’est rendu à la
wilaya d’Adrar, dans le sud du
pays, où il a tenu un meeting populaire à la Maison de la culture de
cette ville. Lors de son intervention, M. Mokri a plaidé pour «l’établissement d’un gouvernement
d’union nationale». Ce gouvernement sera «composé de tous les
partis d’opposition et de coalition
outre l’instauration d’un système
juridique de lutte contre la corruption», a-t-il déclaré, après avoir
établi un sombre tableau de la
situation, notamment économique.
«La justice est le garant de l’union
nationale», a-t-il relevé. S’insur-
geant contre les appels qui s’élèvent pour l’endettement extérieur,
M. Mokri a estimé que ceci est
«inacceptable» du fait que, a-t-il
argumenté, l’Etat dispose d’importantes ressources financières
drainées par la vente des hydrocarbures. Le chef du MSP perd de vue
la réalité de la chute des cours du
baril de pétrole qui a coûté à
l’Algérie plus de la moitié de ses
ressources.
Dans le même sillage, le patron
de ce parti, membre de la
Coordination pour les libertés et la
transition démocratique (Cltd), a
mis en garde contre les menaces
que représentent les grandes puissances qui, selon lui, veulent
exploiter les richesses de l’Algérie
pour résoudre leurs problèmes économiques en tentant de semer la
zizanie et une situation d’instabilité. Evoquant la situation sécuritaire «délétère» et les dernières
opérations effectuées avec succès
par l’Armée nationale populaire
(ANP), le président du MSP a
zzz AU FIL DES JOURS
Par
A. Samil
C’EST quoi l’Algérie ? Un pays, un Etat, une
grande, très grande nation, tout cela, on le
sait. Mais ce beau pays, par la seule grâce de
Dieu qui l’a bien façonné et pourvu abondamment en or noir, ce beau pays est aussi
celui de l’éternel recommencement. Dès
qu’on croit qu’il a terminé un mauvais cycle,
il recommence pour revenir au point de
départ initial. Exactement comme Pénélope,
fidèle épouse d’Ulysse qu’elle attendit vingt
ans qu’il revint de ses lointaines et dangereuses épopées. Les prétendants ne manquaient pas et elle devait sans cesse
renouveler ses ruses pour les repousser. La
plus célèbre et constante de ces ruses est la
toile qu’elle tissait inlassablement et qu’elle
défaisait une fois achevée. Mais c’était pour
se remettre aussitôt à l’ouvrage qu’elle pré-
réitéré le soutien de sa formation à
l’institution de l’ANP qui «veille à
la sécurité du pays sur les frontières».
Même son de cloche quand il
s’agit de porter un soutien à
l’armée. A la salle El Mouggar, à
Alger, le secrétaire général du
MPA, Amara Benyounès, qui a
animé, hier, un meeting clôturant
les différentes rencontres à travers
le territoire national, a alerté sur les
dangers qui guettent le pays. Qualifiant le climat sécuritaire de «situation exceptionnelle dans toute la
région», M. Benyounès a salué les
efforts déployés par les forces de
sécurité nationales pour assurer la
protection du pays. Seule paravent
à ces menaces : la démocratie,
tonne le chef du Mouvement populaire algérien (MPA), laquelle
démocratie, a-t-il précisé, «ne peut
se pratiquer sans l’existence d’une
majorité forte pour réaliser l’équilibre politique», déplorant ainsi
«l’absence d’une véritable opposition en Algérie». S’agissant de la
situation économique, le SG du
MPA a plaidé pour des réformes
profondes pour faire face à la chute
des prix du pétrole et au recul des
recettes de plus de 70%, selon les
déclarations de responsables.
Concernant le nouveau modèle
économique promis par le Premier
ministre Abdelmalek Sellal, l’ancien ministre du Commerce dira :
«Le chef du gouvernement avait dit
qu’il y avait un nouveau projet qui
devait être présenté en avril. Jusqu’à maintenant, on ne l’a pas vu !
Peut-être qu’il va le présenter en
juin à l’occasion de la tripartite.
Au MPA, nous attendons ce
projet.»
Le président de Talaie El
Houriyet, Ali Benflis, a, lui, choisi
d’aller à l’autre extrémité du pays,
à Tamanrasset, où il a animé, hier,
une rencontre régionale du parti au
cours de laquelle il a plaidé pour la
rénovation et la modernisation de
l’économie et du système politique
algériens. «À Talaie El Houriyet on
fait de la modernisation politique,
de la rénovation économique et de
la réforme sociale les trois piliers
du projet de société qu’il soumet à
la considération, l’appréciation et
au jugement du peuple algérien. Je
parle bien d’un véritable projet de
société, d’un projet de société au
sens plein du terme et d’un projet
de société avec ce qu’il exige
comme vision d’avenir, comme
projection à long terme et comme
démarche refondatrice politique,
économique et sociale», dira
M. Benflis. «De ces trois piliers,
celui de la modernisation politique
est incontestablement le pilier central. Sans l’existence préalable du
pilier de la modernisation politique, il serait vain de parler du
pilier de la rénovation économique
ou du pilier de la reforme sociale.
C’est par l’archaïsme de son
système politique que notre pays a
failli et c’est par la modernisation
de son système politique que notre
pays se redressera de nouveau»,
ajoutera-t-il.
A. B.
Tricher, un sport national
sentait comme prétexte pour repousser
toute demande en mariage. La Toile de
Pénélope, si vous, vous l’oubliez, elle, elle ne
vous perd pas de vue. Plusieurs fois dans
l’année, l’Algérie, votre beau pays, vous rappelle que vous êtes en… Algérie. Et nulle
part ailleurs, sauf ceux qui ont des comptes
bancaires ici et là-bas et, bien entendu, les
appartements et les biens qui vont avec. A
l’approche de l’été, pour ne citer que cet
exemple probant, deux ou trois tocsins sonnent en même temps qui, par répétition
routinière, vous ramènent à votre vécu, qu’il
vous plaise ou pas. Quand le ministère du
Commerce annonce que les marchés seront
bien approvisionnés, préparez-vous à faire
ventre creux, c’est le Ramadhan qui pointe.
Et sa sœur la spéculation qui saigne aux
quatre veines les petits salariés. Z’man, au
temps jadis, les commerçants, en bons
musulmans, baissaient les prix, fut-ce sym-
boliquement. Et l’année scolaire qui s’achève
avec des examens (bac, brevet, la «cinquième»…) préparés de sorte à décourager
la triche et le piston que tous les cancres
voient à l’entrée des salles où ils vont subir
les épreuves. Y a du faux, y a du vrai. Le vrai
vient des surveillants qui ont pitié des
pauvres candidats et qui ne peuvent s’empêcher de donner un coup de pouce. Le décourageant vient de cet acte de défiance,
morale et envers les institutions qui s’est
produit la semaine dernière dans deux communes d’Alger : Baraki et les Eucalyptus.
Quatre adolescents, élèves du secondaire
ont pris la place de quatre collégiens candidats au BEM et ont concouru à leur place.
Mon dieu, si tôt, à cet âge…
Ah, la triche ! Sport national par excellence,
elle est loin de se cantonner aux seuls examens scolaires. Mais quand elle est un acte
de défiance envers un ordre moral ambigu et
hypocrite, un défi à une autorité décrédibilisée par l’absence d’éthique et son appropriation privative, là, c’est plutôt le signe
d’un Etat dans tous ses états. D’ailleurs, il
n’est point besoin d’attendre la fin de l’année
scolaire ni le mois sacré de Ramadan pour
être tous les jours confronté à des manifestations de sa déréliction. A ceux qui rêvent
d’un consensus national à reconstruire ou
s’en prévalent déjà, c’est dans le ventre mou
de l’exercice régalien des pouvoirs qu’il faut
chercher les causes qui ont provoqué sa fissuration. C’est aussi un rappel renouvelable à
souhait, à de tristes évidences de nos mornes
quotidiens. Ça changera quand Pénélope
aura fini de tisser sa toile. En attendant la
prochaine rentrée scolaire et sociale qui, à
son tour, nous rappellera au souvenir de
notre toile de…peine et loupe, rêvons d’une
justice qui, un jour peut-être, sera le seul
privilège de ceux qui n’en ont pas.
A. S.
L ’ É V É N E M E N T
Dimanche 29 mai 2016
3
BOUCHOUAREB REÇOIT LE DG DE LA BANQUE ARABE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE
Coopération interafricaine et financement
des projets au menu
Par
Smaïl Boughazi
a promotion de la
coopération entre
l’Algérie et la Banque
arabe de développement économique en Afrique (Badea) a été
au centre des discussions, hier à
Alger, entre le ministre de
l’Industrie et des Mines,
Abdesselam Bouchouareb, et le
directeur général de cette
institution financière régionale,
M. Sidi Ould Tah. Cet entretien
a porté sur «les voies et moyens
de promouvoir la coopération
entre l’Algérie et la Badea pour
développer les échanges entre
les pays africains». C’est ce qu’a
indiqué un communiqué du
ministère, lequel précise que
M. Bouchouareb a présenté les
réformes engagées en Algérie
pour le développement de son
économie, en application du
programme du président de la
République. Le ministre a cité
dans ce cadre, l’encouragement
des exportations vers les pays
africains dans de différents
domaines comme un des objectifs du programme en question.
Le ministre a estimé également
important, dans le contexte
actuel, que les pays du Sud, et
Photo : DR
L
spécifiquement ceux d’Afrique,
renforcent leurs relations pour
augmenter leurs chances de
développement. Concrètement,
Bouchouareb a cité, entre autres,
projets susceptibles de booster le
partenariat avec l’Afrique, la
finalisation de la jonction de la
route transsaharienne reliant
Alger à Lagos. Un projet qui
permettrait de renforcer
l’intégration économique SudSud. Le ministre a présenté aussi
à M. Ould Tah les possibilités
d’affaires en Algérie susceptibles
de faire l’objet de partenariats
avec des investisseurs africains.
A ce titre, les deux parties ont
mis en relief l’importance des
financements, notamment ceux
émanant des institutions
financières arabes et africaines,
dans la promotion du commerce
interafricain, et la nécessité pour
les entreprises africaines d’accroître leur compétitivité. Par
ailleurs, cette rencontre a permis
d’identifier un certain nombre
d’actions et de projets pouvant
faire l’objet de financements par
la Badea. Dans ce sens,
Bouchouareb a annoncé la tenue,
avant fin 2016, d’un Forum économique africain en Algérie qui
réunira un nombre important
d’entreprises algériennes et
africaines. A rappeler que la
visite du DG de la Badea intervient à l’occasion du Salon
Djazair Export, organisé en
marge de la Foire internationale
d’Alger. Une conférence sera
organisée sur le schéma de
financement de la Badea, et le
dispositif de financement des
exportations des produits des
pays arabes vers les pays de
l’Afrique subsaharienne. Il
convient de souligner sur ce plan
que depuis 2015, cette banque a
entamé une nouvelle stratégie
qui consiste à financer les projets
qui s’inscrivent en droite ligne
des priorités des pays bénéficiaires. La contribution de la
Badea au financement d’un
projet peut s’élever à 60% du
coût total de ce dernier, à condition que le montant du prêt ne
dépasse pas 20 millions de dollars. Elle peut aller jusqu’à 90%
du coût total du projet dans le
cas de projets à coût global de 15
millions de dollars.
S. B./APS
LE MINISTRE-DÉLÉGUÉ CHARGÉ DU BUDGET ET DE LA PROSPECTIVE À LUSAKA:
«Des financements compétitifs pour faire aboutir
la stratégie de la BAD»
Par
Bahia Aliouche
LE MINISTRE-DÉLÉGUÉ
chargé du Budget et de la prospective, Hadji Baba Ammi, a
plaidé à Lusaka (Zambie) pour
des financements compétitifs,
afin de faire aboutir la stratégie
de la Banque africaine de développement (BAD) en Afrique, a
indiqué, hier, un communiqué du
ministère des Finances. M. Baba
Ammi qui intervenait à la
51 e réunion du Conseil des
gouverneurs du Groupe de la
BAD, tenue du 23 au 27 mai
dans la capitale zambienne, a
indiqué qu’afin que la stratégie
de la BAD réussisse, elle doit
nécessairement inclure des
«actions transversales» comme
le développement des infrastructures, la mise en place de programmes d’éducation adaptés et
de qualité ainsi que des
programmes de santé inclusifs.
M. Baba Ammi a insisté pour
que les financements de la BAD
demeurent «très compétitifs»,
ajoute le communiqué qui
précise que les propositions
formulées par le ministre ont
recueilli un grand appui de la
part des gouverneurs de banques
participant à cette rencontre
régionale. La 51e réunion du
Conseil des gouverneurs de la
BAD a eu pour thème «Energie
et changement climatique».
En marge de ces assemblées,
le ministre a participé à plusieurs
tables-rondes consacrées aux
questions de développement et
de résilience économique. Il s’est
aussi entretenu avec le président
de la BAD, M. Akinwumi Adesina, avec lequel il a discuté de
la coopération entre cette institution financière et l’Algérie.
M. Adesina a exprimé sa
satisfaction quant à la nature et
au niveau appréciable des
relations avec l’Algérie et a
confirmé sa volonté d’accompagner le pays dans ses efforts de
développement économique et
social. M. Baba Ammi a également eu des entretiens avec
certains de ses homologues
africains, avec lesquels il a
procédé à un échange de vues
sur la situation économique
mondiale et ses répercussions sur
le continent africain ainsi que sur
l’état des relations bilatérales et
les moyens de les développer.
Par ailleurs, le ministre a reçu,
Le Complexe sidérurgique d’El Hadjar menacé d’arrêt
Suite de la page 1
Cette mesure, si elle venait à être
appliquée, compromettrait sérieusement le
plan de rénovation et de modernisation des
installations pour lequel l’Etat a investi près
d’un milliard de dollars.
En effet, une coupure de l’énergie
électrique serait une catastrophe économique
aux conséquences incalculables, car les travaux en cours au niveau du haut fourneau
visant sa rénovation se font exclusivement
grâce à cette énergie (montage, coupes, soudures, treuils et autres) et ce serait tout paralyser si la SDE procède à cette coupure.
Idem au niveau des autres installations, laminoirs et aciéries à oxygène, qui ont besoin de
cette énergie.
L’usine qui tourne à 30% de ses capacités
en raison des travaux de rénovation,
produit à partir de billettes et de brames
importées du fer plat et du rond à béton pour
approvisionner ses clients et ainsi engranger
des recettes qui lui permettent de faire face
aux dépenses. Couper l’électricité signifierait
une mise à mort du peu qui reste et donc une
paralysie totale de toutes les installations, ce
qui entraînerait la mise au chômage forcé de
milliers de travailleurs, y compris ceux
affectés aux travaux de rénovation.
La situation est complexe dans la mesure
où, d’une part, la Sonelgaz est tenue de
recouvrer ces créances, qui représentent 70%
des dettes qu’elle détient sur particuliers et
entreprises et auxquelles elle a appliqué cette
décision, pour financer son plan de développement et, d’autre part, l’énergie électrique
est vitale pour l’usine qui doit poursuivre ses
travaux et sa production, mais elle n’est pas
en mesure de payer ses factures, pour le
moment du moins. Les efforts colossaux
déployés par le gouvernement pour sauver le
complexe sidérurgique en y investissant des
centaines de millions de dollars seraient dans
ce cas vains, pour une affaire somme toute
simple et qui pourrait se régler pour peu que
l’on s’y intéresse vraiment. Selon le
secrétaire général du syndicat d’entreprise,
Ammouri Noureddine, la situation connaîtra
certainement un dénouement aujourd’hui.
«Je suis sûr qu’on trouvera une solution à
partir de demain (dimanche) car il n’est pas
possible que le complexe s’arrête. C’est une
usine dans laquelle les pouvoirs publics ont
investi beaucoup d’argent et ce n’est pas le
non paiement de ce montant qui va remettre
en cause tout cela. De toutes façons, et quel
que soit la situation, le complexe ne
s’arrêtera pas de tourner», nous a-t-il
déclaré hier.
M. R.
en audience, le président de la
Banque africaine d’importexport (Afreximbank). A l’occasion de cette rencontre, il a été
examiné les possibilités de
développer la coopération avec
cette institution notamment en
matière de financement des
exportations algériennes, selon le
communiqué.
M. Adesina s’est engagé à
mettre en œuvre une vision pour
l’Afrique basée sur cinq priorités
: éclairer l’Afrique et l’électrifier, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique
et améliorer la qualité de vie des
populations africaines.
A rappeler que le président de
la BAD avait effectué une visite
à Alger en avril dernier, au cours
de laquelle l’Algérie et cette
banque du continent africain s’étaient engagées à définir une
stratégie de mobilisation des ressources en vue de contribuer
dans le financement de la croissance du pays. M. Adesina avait
alors affirmé que la BAD était
disponible à mettre à la disposition de l’Algérie ses outils et son
expérience pour permettre au
pays de poursuivre les réformes
engagées afin d’assurer une
croissance plus forte et inclusive.
Créée en 1964, la BAD
compte aujourd’hui 80 pays
membres dont 54 africains et
26 non africains.
B. A./APS
L ’ É V É N E M E N T
Dimanche 29 mai 2016
AFIN DE SENSIBILISER DAVANTAGE LES CITOYENS SUR SES CONSÉQUENCES
POUR ÉVITER LES INTERACTIONS
MÉDICAMENTEUSES
Journée porte ouverte d’information
sur les méfaits de tabagisme
Le pharmacien doit
être la 2e mémoire
du médecin
Par
Fatiha Ouidir
ne journée porte ouverte
d’information et de
sensibilisation sur les
conséquences du tabac sur la
santé a été organisée hier au
jardin d’essais d’El Hamma par
le bureau de la wilaya d’Alger de
l’association El Fadjr. «Cette
journée vise à sensibiliser les
fumeurs et le non fumeurs sur les
dangers du tabac», a fait savoir
M. Si Ahmed Mustapha,
membre de l’association El Fadjr
d’aide aux personnes atteintes de
cancer, ajoutant que l’objectif est
d’inciter les non fumeurs à ne
jamais s’essayer à la cigarette et
les fumeurs de «cesser cette
pratique nuisible à la santé».
«Nous avons surtout des difficultés à faire passer le message
auprès des fumeurs», a reconnu
Si Ahmed qui a indiqué que cette
manifestation est organisée à
l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, qui aura lieu le
31 mai, même si les activités de
sensibilisation contre le
tabagisme et le cancer se poursuivront toute l’année.
«Un gala de football sera
d’ailleurs organisé mardi
prochain au stade de Kouba
opposant des vétérans filles de
Bab El Oued et de La Casbah»,
à cette occasion, a souligné
M. Si Ahmed. L’association a
organisé cette journée en mettant
à la disposition des visiteurs des
affiches et des dépliants distribués par des bénévoles, qui sont
notamment des étudiants ou des
malades et des travailleurs.
«Dès les premières heures de la
matinée, les visiteurs ont
commencé à affluer en grand
nombre au stand de sensibilisation malgré le climat qui commençait à se gâter à cause de
fines pluies. Mais on est mobilisé
jusqu’à 17 heures pour sensibi-
Photo : DR
U
liser les gens contre le cancer»,
a indiqué M. Si Ahmed. Il a
révélé que des médecins
membres de l’association sont
présents au chapiteau de sensibilisation pour expliquer aux
visiteurs les dangers du tabac.
Interrogé sur le nombre de
cancéreux à Alger, le président
du bureau de la wilaya d’Alger
d’El Fadjr, le D r Boubekeur
Mouhibeddine, a fait savoir que
l’association prend en charge
environ 1 400 personnes
atteintes de cancer tous types
confondus, par an. Les médecins
membres de l’association ont
souligné que le message de
prévention est destiné aussi bien
au jeune public qu’aux adultes.
Les visiteurs rencontrés sur place
ont apprécié cette initiative
visant à les prévenir contre les
effets du tabac à l’occasion de
cette journée décrétée par
l’ONU. Par ailleurs, il faut dire
que la lutte anti tabac qui
menace la santé publique
représente un défi social pour les
pouvoirs publics, qui appellent à
la mise en œuvre de lois plus
rigoureuses dans l’arsenal
juridique. D’ailleurs, le ministère
de la Santé a reconnu que plusieurs maladies sont liées au
tabagisme comme les maladies
cardiovasculaires et le cancer.
C’est dans cette optique que le
ministère insiste sur la nécessité
pour l’Algérie de faire face à ce
fléau et a ratifié la convention
cadre de l’OMS sur la lutte
contre le tabagisme par un décret
présidentiel en mars 2006. Dans
ce cadre le ministère de la Santé
a inscrit la lutte contre le tabagisme comme axe stratégique du
plan national multisectoriel de
lutte contre les maladies non
transmissibles. Il appelle a renforcer la législation relative à la
lutte contre le tabagisme et à
veiller à sa stricte application.
F. O.
BAC-2016 : entre appréhensions et espoirs
Suite de la page 1
D’autres, voulant exploiter jusqu’à la
dernière minute pour les préparatifs, ignorant
les mises en garde des pédopsychiatres et
autres spécialistes qui ne cessent d’insister
sur la nécessité de s’aménager des plages de
repos durant les révisions et une phase de
décontraction la vieille de l’examen.
«J’ai bien préparé mon examen. J’ai
révisé tous les cours. Aujourd’hui, on a
décidé, moi et mes camarades de classe de
sortir en groupe afin de diminuer le stress
des examens», nous a confié une candidate
rencontrée au centre-ville d’Alger. «On a
décidé de visiter le Jardin d’Essai car il est
calme, vaste et surtout il y a un beau paysage
qui soulage», a-t-elle soutenu. D’autres, ont
choisi de consacrer la matinée pour les dernières révisions et la soirée pour les sorties.
«Ma fille refait son bac alors elle est beaucoup stressée. Elle a refusé de sortir avant
de jeter un dernier coup d’œil sur ses
cahiers, mais je l’ai obligé à sortir le soir
pour lui permettre de décompresser un peu»,
nous a affirmé Zahia, la quarantaine. Pour
une autre catégorie, un peu de repos avant le
début des épreuves s’avère nécessaire. «Mon
fils a choisi de passer la veille des épreuves
à la maison. Il a pris une douche puis il a
regagné son lit. Il nous a interdit de le
réveiller», précise une autre maman.
Par ailleurs, à Tisemsilt, dans l’objectif
de diminuer le stress des candidats à
l’examen du baccalauréat, des séances de
décompression ont été données au profit
cette catégorie. Sous le slogan «Des examens
sans pressions», cette opération a été initiée
par la direction de la sûreté de la wilaya
sus citée.
Selon un communiqué du bureau de
communication et des relations publiques de
la sûreté, cette opération de cinq jours, organisée en collaboration avec la direction de
l’éducation et l’Office des établissements de
jeunes (Odej), porte notamment sur des discussions avec les candidats, des conseils et
orientations pour les préparer à éviter le
stress lors des épreuves.
Cette initiative encadrée par des psychologues a donné lieu à la remise d’affiches et
dépliants aux directeurs de lycées comportant des conseils. Par la même occasion, des
5
cadres de la direction de la sûreté de wilaya
ont donné des explications aux élèves sur le
rôle des policiers dans les centres d’examens
qui se résume en l’assurance de la sécurité et
d’un climat favorable au bon déroulement
des examens. Plusieurs parents d’élèves ont
salué cette initiative
Il est à noter que, afin d’assurer le bon
déroulement des épreuves du baccalauréat,
tous les moyens humains et matériels nécessaires ont été mobilisés, selon une déclaration récente de la ministre de l’Education
nationale, Nouria Benghebrit.
La ministre a indiqué, en outre, que pour
l’examen du baccalauréat, 160 000 surveillants sont mobilisés dans les
2 561 centres de déroulement des épreuves et
55 000 enseignants pour la correction des
copies, prévue entre le 9 et le 29 juin. Pour
les résultats de cet examen, Mme Benghebrit
a souligné qu’ils seront connus, au plus tard,
début juillet prochain.
Pour la matinée d’aujourd’hui, les candidats des différentes filières passent les
épreuves de la langue arabe suivies de celle
de l’éducation islamique.
C. C.
LE PHARMACIEN doit
réfléchir plusieurs fois avant de
remettre un médicament à
un malade, comme il doit impérativement être la «deuxième
mémoire» du médecin afin d’éviter une interaction médicamenteuse, a affirmé, hier, le président
de la Société algérienne de pharmacie (SAP), Farid Benhamdine.
Dans une déclaration à la presse
en marge de la 25 e journée
pharmaceutique nationale,
M. Benhamdine a précisé que
cette rencontre se veut une «sonnette d’alarme» sur le danger que
peut causer un médicament s’il
n’est pas pris dans les normes.
«Nous avons choisi le thème
‘‘Interactions médicamenteuses’’
pour leurs méfaits sur les
malades, mais surtout pour
attirer l’attention sur la formation
des prescripteurs des médicaments et des médecins en
activité», a indiqué le président de
la SAP. Il a appelé dans ce cadre,
les personnes concernées à bien
«réfléchir» avant de prescrire
deux médicaments simultanément, car une interaction médicamenteuse doit être suspectée dès
l’association, a-t-il dit, de deux
médicaments. «Le risque d’interaction augmente avec le nombre
de médicaments prescrits. Il est
multiplié par trois au-dessus de
quatre médicaments», a-t-il
averti. Pour lui, il est impérativement important que la réflexion
chez le médecin et le pharmacien
se transforme en un
«réflexe systématique». Selon
M. Benhamdine, le pharmacien
doit bénéficier d’une très grande
formation dans ce domaine, car,
a-t-il dit, «il n’est pas normal de
délivrer des traitements aux
malades même ceux qui sont délivrés sans ordonnance sans leurs
poser systématiquement des questions en relation avec leurs
antécédents médicaux et leurs
traitements en cours, ou alors sur
leur maladie chronique». Il a, à
ce propos, rappelé qu’un taux de
58% d’appel au Centre antipoison
enregistré en 2009 a concerné les
interactions médicamenteuses
contre 9% ayant relation avec les
détergents. Le président de la
SAP a indiqué en outre, que «la
prescription d’un médicament
n’est jamais un geste anodin.
Outre l’indication, le bon choix
de la substance, la posologie et la
durée du traitement, il faut également se poser la question des
éventuelles interactions médicamenteuses ou alimentaires». Par
ailleurs, représentant le ministère
de la Santé, le directeur général
de la pharmacie Hafed Hamou, a
estimé que «le médicament est
aussi un des facteurs essentiels
qui influe directement sur la santé
de la population, et qui demande
un encadrement particulier». Il a
considéré que la dynamisation des
pharmaciens est plus que jamais
nécessaire pour la rationalisation
de la consommation des médicaments et surtout la diffusion de
l’éducation sanitaire auprès des
différentes catégories de la
société.
6
I D É E S
Dimanche 29 mai 2016
Mesurer la valeur
de la gratuité
ÉDITORIAL
Le seuil symbolique
des 50 dollars le baril de brut !
Par
Par
Noureddine Khelassi
APRÈS le dépassement d’une barre psychologique, le tassement
au même niveau qui reste cependant un seuil symbolique. En effet,
à l’issue d’une semaine qui les a vus dépasser 50 dollars le baril
pour la première fois en 2016, les cours pétroliers ont légèrement
baissé vendredi, lestés notamment par un renforcement du dollar.
Mais le repli tout à fait relatif est moins significatif que le rebond
du à des raisons conjoncturelles : les gigantesques feux de forêts au
Canada qui ont entraîné une réduction moyenne de 1,2 million de
barils/jour et le secteur pétrolier nigérian qui subit des sabotages à
répétition. Mais malgré une remontée spectaculaire des prix du
pétrole jamais enregistrée depuis novembre dernier, nous sommes
très loin encore des 115 dollars atteints en juin 2014. Le contre
choc-pétrolier actuel nous ramène tout simplement aux prix de
2003-2004. Mais la bonne nouvelle, relative en soi, est que l’on ne
s’est pas trop éloigné du seuil symbolique des 50 dollars pour
mieux y revenir. Les cours se sont repliés mais ne se sont pas effondrés. C’est un bon signe. Le baril de Brent, la référence mondiale
sur le marché pétrolier, s’est donc hissé à plus de 50 dollars et cela
remonte le moral en berne dans bien de pays producteurs. Un
sommet qu’il n’avait pas connu depuis son inquiétant plancher du
mois de janvier dernier à moins de 27 dollars. A cette époque, des
analystes avaient même redouté une chute au niveau fatidique des
20 USD ! On n’y a pas été fort heureusement. Au contraire, le prix
du baril a désormais pratiquement doublé de valeur, même si on est
cependant à très bonne distance des cours historiques de juin 2014,
quand l’or noir s’échangeait au-dessus du seuil «magique» des
100 dollars. Autre constat, la propulsion des cours ces derniers
jours a réveillé l’espoir d’un rééquilibrage du marché où les stocks
abondent sous l’effet d’une offre excédentaire et d’une demande
toujours atone. L’optimisme créé par le dépassement du seuil des
50 dollars est toutefois tempéré par les spécialistes. Et ils sont nombreux à estimer que le rebond de plus de 80% observé depuis
janvier 2016 est peut-être exagéré, car les fondamentaux macroéconomiques n’ont guère changé. Et de pointer un regain de spéculation tandis qu’une réunion de l’Opep doit se tenir à Vienne le
2 juin, où un accord sur une baisse de la production est espéré. Cet
arrangement est toutefois très incertain. L’Iran, dont le pétrole
arrose de nouveau le marché mondial après la levée des sanctions,
n’a visiblement aucune intention de limiter ses exportations, de
même que pour l’Arabie Saoudite qui maintient sa politique
de défense de parts de marché contre les producteurs de schiste
américains. Ce pessimisme relatif de certains experts est contredit
par l’optimisme tout aussi relatif de Chakib Khellil, l’ancien
ministre de l’Energie et président de l’Opep algérien qui voit le
pétrole bondir à 70 ou même à 80 dollars, à plus ou moins moyen
terme. Le pétrole et l’espoir font vivre !
N. K.
Quotidien national d’information
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Membres fondateurs
Ameyar Kheïreddine, Cherif Tifaoui,
Hassen Bachir-Cherif, Baya Gacemi, Djamel Djerad
Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune
réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Charles Bean*
es statistiques économiques fiables
constituent un bien public précieux. Elles
sont indispensables à l’efficacité de l’élaboration des politiques, à la planification des
activités, ainsi qu’à la possibilité pour les électeurs de voir leurs responsables politiques rendre
des comptes.
Or, les méthodes que nous employons pour
évaluer nos économies se font de plus en plus
obsolètes. Les habitudes statistiques sur lesquelles nous fondons nos estimations remontent
à un demi-siècle, époque à laquelle l’économie
produisait un ensemble de biens physiques relativement similaires. L’économie d’aujourd’hui
est radicalement différente, et ne cesse d’évoluer
à un rythme effréné – en raison des innovations
technologiques, de l’augmentation de la valeur
d’actifs incorporels basés sur la connaissance,
ainsi que de l’internationalisation de l’activité
économique.
Face à cette problématique, le chancelier de
l’Echiquier britannique George Osborne m’a
demandé il y a dix mois d’évaluer les besoins
actuels et futurs du Royaume-Uni en matière de
statistiques. Bien que mes recherches se soient
concentrées sur le Royaume-Uni, la difficulté
consistant à produire des statistiques pertinentes
de qualité se retrouve dans de nombreux pays.
Les récentes avancées technologiques ont
radicalement transformé la manière dont les
individus mènent leur vie, que ce soit au travail
ou dans leurs loisirs. Les progrès accomplis en
termes de puissance informatique, et qui
sous-tendent la révolution numérique, ont non
seulement abouti à de rapides améliorations de la
qualité et de l’innovation autour des produits,
mais ont également fait naître de nouvelles
manières d’échanger et de fournir des services,
sur la base de la connectivité.
L’un des défis caractérisant l’évaluation
de l’économie provient du fait qu’une part
croissante de la consommation se compose de
produits numériques délivrés pour un prix nul,
ou financés via des procédés alternatifs telles
que la publicité. Bien que ces produits virtuels et
gratuits représentent clairement une valeur pour
les consommateurs, ils sont totalement exclus du
PIB, en vertu des principes statistiques internationalement reconnus. Il se pourrait donc que les
mesures que nous effectuons passent à la trappe
un pan croissant de l’activité économique.
Songez à l’industrie musicale. Téléchargement et services de streaming ont aujourd’hui
remplacé le CD, support dominant des années
1990. Or, les recettes n’ont clairement pas suivi,
les revenus et les marges du secteur ayant
considérablement chuté. La contribution de
l’industrie musicale au PIB (telle que nous la
mesurons actuellement) a ainsi diminué alors
même que la quantité et la qualité des services
augmentaient.
Deux méthodes peuvent nous permettre
d’estimer globalement le volume d’activité économique numérique qui échappe à nos mesures :
recourir aux salaires moyens pour estimer la
valeur du temps que les individus consacrent en
ligne à l’utilisation de produits numériques
gratuits, ou ajuster les statistiques de production
des services de télécommunications afin de
prendre en compte la croissance rapide du trafic
Internet. Ces deux approches suggèrent qu’une
prise en compte de ces types d’activités pourrait
ajouter entre un et deux tiers de point de pourcentage au taux de croissance annuel moyen de
l’économie britannique, sur les dix dernières
années. La révolution numérique perturbe également les modèles d’entreprise traditionnels. La
diminution des coûts de recherche et de mise en
correspondance qu’offrent diverses plateformes
en ligne vient déverrouiller le marché sur le plan
des compétences (ce que l’on appelle la
L
«gig economy») et des actifs insuffisamment
exploités (la fameuse «économie du partage»).
Ici encore apparaissent de nouvelles difficultés
pratiques et conceptuelles en termes de mesures
destinées au calcul du PIB. La distinction
traditionnelle entre des sociétés qui produisent et
des ménages qui consomment laisse peu de place
à la prise en compte des ménages en tant que
créateurs de valeur.
Ainsi, la démarche consistant à mesurer du
PIB revient désormais à tenter d’atteindre une
cible en mouvement. Il faut s’attendre à ce que
la révolution numérique soit suivie par une
nouvelle vague de technologies de rupture,
parmi lesquelles des avancées en matière de
science des matériaux, d’intelligence artificielle,
et d’ingénierie génétique. A mesure que
l’économie évolue, il est nécessaire qu’évolue
également le cadre de référence régissant la
méthode statistique qui nous permet de mesurer
cette économie.
En outre, les principes statistiques internationalement reconnus se révéleront toujours
quelque peu dépassés ou incomplets, puisqu’ils
se situent dans le sillage des changements
que connaît l’économie. Il est par conséquent
nécessaire que les instituts nationaux de
statistique explorent des pistes de mesure qui
s’étendent au-delà des normes existantes, plutôt
que d’utiliser la conformité pour tenter d’excuser
leur incapacité à innover.
Une solution consisterait à mettre en place un
programme de recherche continu autour
des implications qu’engendrent les tendances
économiques émergentes en matière de mesures,
en menant dans un premier temps des études
ponctuelles afin de jauger leur importance quantitative potentielle. Cette démarche pourrait
ensuite orienter le développement de statistiques
expérimentales, susceptibles de rendre compte
du nouveau phénomène.
Les nouvelles techniques de collecte et
d’analyse des données volumineuses, telles que
le web scraping, l’extraction de connaissances
ou encore l’apprentissage machine, offrent aux
statisticiens une réelle opportunité. Bien que les
Etats détiennent d’ores et déjà un certain volume
de données administratives, l’utilisation qu’ils
peuvent en faire à des fins statistiques exige souvent certains changements législatifs. Le fait de
déverrouiller cette mine d’informations permettrait d’étendre les échantillons statistiques à
l’échelle d’un quasi-recensement, d’améliorer la
ponctualité et la précision de ces échantillons,
ainsi que de limiter les coûts de réponse aux
entreprises et aux ménages.
Veiller à ce que les données reflètent de
manière précise les changements de l’économie
constitue une des tâches les plus difficiles auxquelles sont confrontés les instituts nationaux de
statistique à travers le monde. La résolution de
ce défi exigera non seulement que nous
comprenions les limites de nos méthodes de
mesure traditionnelles, mais également que nous
développions une main-d’œuvre curieuse,
capable d’autocritique, et prête à collaborer avec
des partenaires experts, industriels, avec le
secteur public et auprès d’autres instituts
nationaux de statistique, afin d’élaborer des
méthodes plus appropriées.
Le Royaume-Uni n’est en aucun cas le seul
pays confronté à ces problématiques. Il nous faut
néanmoins agir rapidement, sans quoi la vitesse
à laquelle s’opère le changement économique
plongera nos statistiques dans un hors-sujet par
rapport à l’existence moderne.
C. B.
(Traduit de l’anglais
par Martin Morel)
*Professeur d’économie à la London
School of Economics. Ancien sous-gouverneur
de la politique monétaire et économiste en
chef de la Banque d’Angleterre.
In project-syndicate.org
R É G I O N S
Dimanche 29 mai 2016
EXTRACTION DE 50 000 M3 DE SABLE
DÉVELOPPEMENT
RURAL:
Jijel : dragage du port de Boudis
U
fort ensablement des lieux, a
confié à l’APS le président de
la Chambre de la pêche. Des
relevés bathymétriques ont été
effectués et révélé l’urgence
d’un dragage du port, selon la
même source.
Le dernier dragage de cette
infrastructure portuaire
remonte à 2006, ce qui, a-t-on
indiqué, est tout à fait normal,
d’autant que l’ensablement des
ports et abris de pêche est un
phénomène naturel que
connaissent les ports du
monde entier, a-t-on affirmé.
Les travaux seront achevés
dans les délais impartis
(15 jours), a assuré un
responsable de Meditram,
affirmant que le sable extrait
des lieux, du fait de sa pollution, ne sera pas utilisé à
d’autres fins (bâtiment,
construction, travaux publics).
Dans une déclaration à la
presse, le wali a invité les professionnels de la pêche et utilisateurs du port à collaborer au
programme d’animation prévu,
pendant la saison estivale, dans
cette infrastructure.
Ce port sera ouvert aux
visiteurs, comme lieu de villégiature et de découverte pour
les estivants venus d’autres
wilayas, a indiqué le wali, rassurant que la question de
sécurité de cet espace et des
équipements s’y trouvant sera
entièrement prise en charge par
les services concernés, en
réponse aux appréhensions
exprimées par les professionnels de la mer.
Le chef de l’exécutif local a,
en outre, confirmé l’ouverture
au mois de juin courant d’une
desserte maritime entre Jijel et
Alger via Béjaïa par l’Entreprise nationale de transport
maritime de voyageurs
(Entmv).
APS
KHENCHELA :
Remise des clés à 250 bénéficiaires de logements FNPOS
LES CLÉS de 250 logements réalisés au titre du Fond
national de péréquation des
œuvres sociales (Fnpos) ont été
remises samedi à leur bénéficiaires à Khenchela au cours
d’une cérémonie organisée à
l’Office des établissements de
jeunes (Odej).
Ce programme Fnpos est
réparti entre 200 unités au
chef-lieu de wilaya et 50 autres
logements de la même formule
réalisée dans la commune de
Kais, a-t-on précisé lors de la
cérémonie présidée par le wali,
Hamou Bekouche, accompagné
du directeur général du Fnpos,
Yacine Tebbal. Lors de son
intervention, le chef de l’exécutif local a rappelé que cette
formule d’acquisition de logement réservée aux fonctionnaires s’inscrit dans le cadre des
orientations et des directives du
président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, précisant
que d’autres opérations d’attribution de logements de différents segments seront lancées
«prochainement» à travers les
daïras de Khenchela.
De son côté, le directeur
régional du Fnpos, Faouzi
Benaicha, a indiqué à l’APS que
le programme de distribution
des logements Fnpos devra se
poursuivre dans la wilaya de
Khenchela avec l’attribution
«dans les quatre prochains
mois» de quarante-quatre (44)
Plusieurs projets
concrétisés
à Bechar
Photo : DR
ne opération de
dragage du port de
Boudis (Jijel) a été
lancée samedi à l’effet d’extraire entre 40 et 50 000 mètres
cubes de sable et de déchets
encombrant l’entrée et le
bassin de cette infrastructure
portuaire, a-t-on constaté.
Les travaux, confiés à l’entreprise publique Meditram,
spécialisée dans les travaux
maritimes pour un montant de
110 millions de dinars et
un délai de quinze jours,
permettront un meilleur accès
et circulation aux abords et à
l’intérieur du port.
Le coup d’envoi des travaux
a été donné par le wali, Larbi
Merzoug, en présence notamment du Président-directeur
général de l’Entreprise portuaire de Djendjen (EPJ), des
directeurs de wilaya des transports, des travaux publics et de
la pêche.
Une drague à godet d’une
capacité de 15 000 m3 par
voyage a commencé à opérer
depuis le chenal pour
progresser graduellement vers
le bassin du port, dont le
niveau de sable a atteint des
proportions jugées alarmantes,
constituant un risque pour les
bateaux à l’entrée et à la sortie.
Une quinzaine de chalutiers
et sardiniers avaient toutes les
peines à circuler dernièrement
dans cet espace en raison du
logements dans la commune de
Babar. Il a également annoncé
que le Fnpos, dont le siège de la
direction régionale se trouve à
Batna, procédera prochainement
à l’ouverture d’une antenne à
Khenchela, dans l’objectif de
rapprocher l’administration des
citoyens.
Blida : 26 familles relogées à Boufarik
QUELQUE 26 familles
habitant des habitations
précaires, datant de l’époque
coloniale, de la commune de
Boufarik (Blida), ont été
relogées, samedi, dans des
appartements neufs de la cité
Sidi Aissa de Guerouaou,
a-t-on appris du président
de la commune Kamel
Athmani.
L’opération, intervenant à la
veille du mois sacré du
Ramadhan, a été fortement
appréciée par les familles
bénéficiaires, selon leurs
déclarations à l’APS. Aussitôt
les familles évacuées, les
services de la commune ont
entamé la destruction des habitations libérées, en perspective
du lancement de la réalisation
du projet de dédoublement
du boulevard Si Ben Youcef,
a fait savoir M. Athmani, se
félicitant de l’évacuation de ces
habitations précaires, qui ont
longtemps constitué une
entrave à la concrétisation de
ce projet visant la fluidification
du trafic au centre-ville.
Le responsable a signalé la
programmation pour bientôt de
nombreuses autres opérations
similaires de relogement, avec
une priorité pour les familles
habitant sur des sites destinés à
l’implantation de projets
d’intérêt général, a-t-il observé.
Le wali de Blida,
Abdelkader Bouazghi, avait
annoncé ce weekend, la programmation à la distribution de
2000 logements publics locatifs, avant la fin juillet, dans les
communes de l’Oued Djer,
Boufarik, Ain Romana et
Meftah, rappelle-t-on.
7
PLUSIEURS projets ont été
concrétisés par le secteur des forêts
au titre du développement des zones
rurales de la wilaya de Bechar, a-t-on
appris auprès de la Conservation
locale des forêts.
Ces projets qui ont été récemment
réceptionnés, ont permis la réalisation d’une protection végétale contre
la désertification sur une superficie
de 3 500 ha pour un coût de plus de
36 millions de dinars, et ce, au
niveau des zones agricoles et pastorales de Jdida et Belhouari situées à
plus de 60 km au nord de la commune de Bechar, a-t-on précisé.
Il a été également procédé à la
plantation de plusieurs espèces
d’arbres fruitiers sur une superficie
de 25 ha, exploités par 18 agriculteurs à travers la même collectivité,
et ce, pour un coût de plus de
3 millions de dinars , a-t-on noté.
Un réseau d’irrigation de goutte à
goutte a été aussi réalisé sur une surface de 10 ha au niveau des terres
agricoles, créées dans le cadre de la
mise en valeur des terres sahariennes
au niveau de la localité agricole de
Ouakda (5 km au nord de Bechar).
Cette opération qui s’inscrit dans
le cadre des actions d’économie
d’eau, vise le renforcement des capacités de production agricoles à
travers la région, a-t-on indiqué.
Une opération similaire a été
aussi concrétisée sur une superficie
de 41 ha à travers le périmètre de
mise en valeur de Djorf Ettorba, dans
l’objectif de promouvoir les capacités de production agricole au
niveau de cet espace agricole, a-t-on
ajouté
Ces projets dont le financement
est assuré par le Fonds national de
développement rural (Fndr) et le
Fonds spécial de développement des
régions sahariennes (Fsdrs) , ont été
suivis par la mise à la disposition de
20 éleveurs de camelin et caprins de
kits solaires pour répondre à leurs
besoins en matière d’énergie au
niveau des zones éparses et nomades
de la wilaya, a-t-on expliqué.
Parallèlement à ces actions de
développement rural, un circuit de
pistes agricoles d’un linéaire de
10 km a été réalisé et mis en service
au profit des agriculteurs des zones
de mise en valeur des terres des
localités de Sfissifa et Nif R’ha, localisés respectivement dans les communes de Lahmar et Bechar, a fait
savoir la Conservation des forêts de
la wilaya.
APS
Ghardaïa : démantèlement d’une bande de trafiquants de stupéfiants
UNE BANDE spécialisée
dans le trafic de drogues activant
à travers plusieurs wilayas du
pays a été démantelée et trois
narcotrafiquants ont été arrêtés
par la brigade anti-stups de la
police judiciaire de la sûreté de la
wilaya de Ghardaïa, a-t-on appris
hier auprès de ce corps constitué.
Agissant sur informations
faisant état d’un réseau criminel
organisé versé dans le trafic et la
commercialisation de drogues,
les services de la sûreté de Ghar-
daïa ont mis la main, après une
enquête diligentée et prolongation des compétences territoriales
aux wilayas de Sidi Bel Abbès et
Tlemcen, sur une quantité de
plus de 16 kg de kif traité en possession de trois narcotrafiquants.
Selon la même source,
une somme d’argent estimé à
162 000 DA issue de la vente de
la drogue et un véhicule utilisé
pour le transport des stupéfiants
ont été également saisis par les
mêmes services sécuritaires. Ces
derniers avaient été informés
auparavant qu’un trafiquant de
drogue demeurant au quartier El
Chaaba (Ghardaïa) commercialise, de temps en temps, des
quantités de kif en approvisionnant des dealers.
Une souricière tendue par les
éléments de la sûreté a permis sa
mise hors d’état de nuire, alors
qu’il était en possession d’une
quantité de drogue, dévoilée au
cours de l’interrogatoire de fournisseurs résidents à Sidi Bel
Abbès et Tlemcen, a souligné la
même source. Des éléments de la
sûreté de wilaya ont été dépêchés
sur ces deux villes pour arrêter
les fournisseurs en drogue du
dealer de Ghardaïa, selon la
même source.
Les mis en cause dans cette
affaire de trafic de stupéfiants ont
été présentés devant les instances
judiciaires qui ont ordonné leur
incarcération pour trafic, détention et commercialisation de
stupéfiants.
8
Dimanche 29 mai 2016
C O N J O N C T U R E
DANS UN ARTICLE SIGNÉ DE TROIS DE SES ÉCONOMISTES
Quand le FMI critique le néolibéralisme...
Par
remarquablement faible» en
termes d’assurance contre les
futures crises budgétaires. Passer
d’une dette de 120% du PIB à
100% du PIB apporterait bien
peu pour les économistes.
L’élément le plus intéressant est
que le FMI souligne ici que «la
mise en garde contre une politique de recette qui vaut pour
tous est justifiée». Or, c’est cette
politique qui a été menée en
Europe entre 2010 et 2013.
Romaric Godin
ans les années 1980, le
FMI était le bras armé de
la révolution libérale qui
avait commencé sous l’influence
des penseurs monétaristes lors de
la décennie précédente. L’institution promouvait partout où elle
allait les mêmes politiques :
réduction de la taille de l’Etat,
excédents budgétaires, déconstructions des politiques sociales,
privatisations massives et ouvertures des marchés. Ces politiques
ont même été connues sous le
nom de «consensus de
Washington» en référence au
siège du FMI.
D
Découverte des effets
négatifs de l’austérité
Cette tradition vacilleraitelle ? Le FMI serait-il sur le
point de prendre conscience de
ses erreurs passées ? Alors qu’il
lutte actuellement avec l’Eurogroupe pour en finir avec le
songe de la «soutenabilité de la
dette grecque» grâce à des excédents budgétaires primaires
gigantesques et infinis, le Fonds
vient de publier ce jeudi 26 mai
un article dans son magazine
Finance & Development qui
remet en cause la toute-puissance des recettes «néolibérales».
Dans un article titré «Le
néolibéralisme est-il survendu
?», les trois auteurs, Jonathan
Ostry, Prakash Loungani et
Davide Furceri, tous trois économistes à la section de recherche
du FMI, soulignent les effets
négatifs de deux types de politiques longtemps soutenues par
le FMI : l’ouverture du marché
des capitaux et les politiques
d’austérité et de privatisations.
Certes, le texte souligne qu’il
existe «beaucoup de raisons de
Photo : DR
Un article qui remet
en cause le fondement
de la pensée du FMI
se réjouir à propos de l’agenda
néolibéral», citant le développement des économies émergentes,
la sortie de la pauvreté de
millions de personnes et la
meilleure efficacité des services
fournis. Mais le texte cherche
clairement à corriger l’idée
d’une solution miracle et insiste
sur les effets néfastes des politiques néolibérales.
Les effets néfastes
de l’ouverture
aux marchés de capitaux
Sur l’ouverture des marchés
de capitaux, l’article souligne
combien le lien entre ce phénomène et la croissance est un
lien complexe. Si les investissements directs étrangers sont
clairement favorables au développement économique, il n’en
va pas de même d’autres flux
financiers comme les flux bancaires, les flux spéculatifs à court
terme («hot money») ou les flux
purement de portefeuilles. Ces
flux financiers alimentent des
bulles qui débouchent sur de la
volatilité et des crises. «Depuis
1980, indique l’article, il y a eu
150 épisodes de forte hausse des
flux entrants de capitaux dans
plus de 50 économies émergentes (...) et dans 20% des cas,
ceci s’achève par une crise
financière qui, souvent,
débouche sur un recul de la production», indique l’article.
Pour les économistes du
Fonds, «l’ouverture accrue au
marché des capitaux figure en
permanence comme un facteur
de risque». Le FMI souligne
aussi le biais distributif de ces
flux de capitaux qui accroissent
les inégalités et donc pèsent sur
la croissance, notamment lorsqu’un krach survient. Au final,
les économistes jugent même
que le contrôle des capitaux,
avec le taux de change et la
réglementation financière, peut
être une «option viable quand la
source d’une hausse insoutenable du crédit vient directement
de l’étranger».
Baisser la dette
à tout prix ?
Les économistes passent
ensuite aux politiques d’austérité. Tout en défendant l’idée
d’une nécessaire consolidation
budgétaire lorsque le pays est
menacé de perdre son accès au
marché, ce qui semble justifier
les politiques menées en Europe
du sud depuis 2010, les auteurs
soulignent qu’une dette élevée
n’est pas toujours un problème
pour la croissance, notamment
lorsque le pays dispose d’une
bonne réputation et n’est pas
menacé de perdre cet accès, la
réduction de la dette à tout prix
«semble avoir un bénéfice
Les auteurs remarquent
ensuite que l’intérêt de l’austérité doit prendre en compte son
coût. Or, ils insistent sur le fait
que ce coût est très élevé. Le
texte nie l’existence de la
«consolidation budgétaire favorable à la croissance», chère à
Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE et nouveau
membre du Conseil européen du
risque systémique. «En pratique,
les épisodes de consolidations
budgétaires ont été suivies par
un recul plutôt que par une
hausse de la production»,
explique le texte qui quantifie cet
effet : toute consolidation de
1% du PIB conduit à une hausse
de 0,6 point du taux de chômage
à long terme et à une hausse de
1,5 point du coefficient de Gini
qui estime les inégalités. Bref, le
FMI découvre les multiplicateurs
budgétaires et le manque de
sérieux de la théorie de l’équivalence ricardienne. Malgré les
appels à la prudence des auteurs,
ce texte semble prouver que le
FMI s’interroge sur ses fondements théoriques. Son attitude
face à la crise grecque semble le
confirmer. Le changement ne se
fera sans doute pas en un jour,
mais cet aggiornamento semblait
in fine nécessaire.
R. G.
In latribune.fr
A L’ISSUE DE LA RENCONTRE DE DEUX JOURS AU JAPON
Le G7 clôture son sommet sur l’urgence de doper
la croissance mondiale
LES DIRIGEANTS du
G7 ont fait vendredi de la croissance mondiale leur «priorité
absolue», à l’issue d’un sommet
de deux jours au Japon.
«La croissance mondiale est
notre priorité urgente», ont
affirmé dans leur déclaration
finale les dirigeants des sept pays
industrialisés réunis à Ise-Shima,
une petite localité côtière du
centre de l’archipel.
Les chefs d’Etat ou de
gouvernement des Etats-Unis, de
la Grande-Bretagne, de
l’Allemagne, de la France, de
l’Italie, du Canada et du Japon
estiment que «la croissance
mondiale restait modérée et
en dessous de son potentiel
tandis que persistent les risques
d’une croissance faible».
Ils ont donc «réitéré leur enga-
gement à utiliser tous les outils
de politique économique - monétaire, budgétaire et structurelle individuellement et collectivement».
Dans ce contexte, une éventuelle sortie du Royaume -Uni de
l’Union européenne à l’issue du
référendum prévu le 23 juin
constituerait une «menace grave
pour la croissance».
«Cela renverserait la tendance favorable au développement du commerce et de
l’investissement dans le monde,
ainsi qu’aux emplois qu’ils
créent», ont-ils averti.
Cependant, ils s’étaient
opposés pendant leurs discussions jeudi et vendredi sur
l’équilibre à trouver entre les
trois outils que sont les dépenses
publiques, la politique monétaire
accommodante et à plus long
terme, les transformations dans
le fonctionnement de l’économie
et de la société, chacun mettant
au premier plan ses propres
besoins. Sur le plus long terme,
les sept pays ont dit s’engager
«faire progresser les réformes
structurelles pour stimuler la
croissance, la productivité et la
production potentielle et de montrer l’exemple en relevant les
défis structurels». Une demande
répétée maintes fois par
l’Allemagne.
Par ailleurs, les dirigeants des
pays du G7 ont fait part de leurs
inquiétudes face à l’aggravation
des tensions maritimes en mers
de Chine méridionale et orientale, appelant au règlement des
conflits sans recours à la force.
Concernant la crise ukrainienne,
les dirigeants ont affirmé que les
sanctions occidentales contre
Moscou «pourront être levées
dès lors que la Russie honorera
ses engagements» tout en se
disant «prêts à prendre d’autres
mesures» afin, si nécessaire,
d’«augmenter le coût» pour les
autorités russes de leurs actions.
Le G7 a cependant jugé
important de «maintenir un dialogue» avec Moscou.
La crise des migrants à
laquelle fait face l’Europe est un
problème «mondial» qui doit
être traité à l’échelle
«mondiale», a estimé le G7 dont
les membres, selon un responsable japonais, ont eu de «vifs
échanges» à ce sujet.
La lutte contre le terrorisme a
occupé également une bonne
partie des discussions avec
notamment l’adoption d’un
«plan d’action» contre son
financement préparé par les
ministres des Finances et banquiers centraux du G7 quelques
jours avant le sommet, à Sendai
dans le nord du Japon.
«Nous réaffirmons sans
ambiguïté que nous sommes
déterminés à refuser de verser
toute rançon à des terroristes»,
promet la déclaration finale du
G7.
Le programme officiel a aussi
été ponctué par une série de
rencontres, baptisées «main
tendue» par l’hôte japonais, avec
les représentants de pays
émergents et en développement
d’Asie et d’Afrique, dont
le Tchad, l’Indonésie et le
Bangladesh.
APS
C O N J O N C T U R E
Dimanche 29 mai 2016
9
ENTRE JANVIER ET MARS, LES DÉPENSES DES AMÉRICAINS N’ONT PROGRESSÉ QUE DE 1,9%.
La Fed prête à une hausse imminente
des taux d’intérêt
Par
Stéphane Lauer
économie américaine
reste sur la bonne voie.
Malgré un premier
trimestre décevant, au cours
duquel la croissance a fait quasi
du surplace, Janet Yellen, la
présidente de la Réserve fédérale
(Fed, Banque centrale
américaine) a rassuré sur l’état
de santé de la première économie
du monde. «La croissance
semble s’accélérer», a-t-elle
affirmé, vendredi 27 mai, lors
d’une prise de parole à l’université Harvard (Massachusetts).
«Si cela se poursuit et si le
marché du travail continue de
s’améliorer, et je m’attends à ce
que ces phénomènes se
produisent» ; une hausse des
taux d’intérêt «dans les mois à
venir» serait «opportune»,
a-t-elle ajouté.
Ce message optimiste est
intervenu dans la foulée de la
publication décevante de la
seconde estimation de la
croissance du premier trimestre.
Le produit intérieur brut (PIB)
n’a progressé que de 0,8% en
rythme annuel, soit 0,2% en
rythme réel. Même si le chiffre
est légèrement supérieur à la première estimation annoncée fin
avril (+ 0,5%), la performance
marque un net ralentissement par
rapport aux deux trimestres
précédents (+ 2% et + 1,4%).
Le bilan du début d’année
reste très contrasté. La consommation, qui représente 70% de
l’activité économique aux
Etats-Unis, n’est pas au mieux.
Entre janvier et mars, les
dépenses des Américains n’ont
progressé que de 1,9%. Leur
rythme décélère maintenant
depuis trois trimestres consécutifs. D’autre part, les investissements des entreprises sont
orientés à la baisse (– 2,6%).
Enfin, le commerce extérieur
reste fragile, avec une chute de
Photo : DR
L’
2% des exportations et un
ralentissement de 1,1% des
importations.
Changement de discours
En revanche, la descente aux
enfers des profits des entreprises
semble avoir été stoppée. Les
bénéfices ont rebondi de 0,3% au
premier trimestre par rapport au
trimestre précédent, après une
chute de 7,8% au dernier
trimestre 2015. Même si, sur un
an, les profits restent en recul de
3,6%, il semble que la stabilisation du dollar et que la récente
remontée des cours du pétrole
aient permis aux entreprises
américaines de redresser la barre.
Autre bonne nouvelle, le bond de
17,1% des investissements dans
l’immobilier résidentiel, soit la
plus forte progression depuis le
quatrième trimestre 2012. Mais,
plutôt que de regarder dans le
rétroviseur, les membres de la
Fed préfèrent s’intéresser au présent, et aux tendances qui sont à
l’œuvre au deuxième trimestre.
Ces derniers jours, les déclarations se sont multipliées pour
laisser entendre que l’institution
monétaire pourrait relever ses
taux d’intérêt à deux ou trois
reprises cette année, considérant
que la solidité de l’économie
américaine s’améliore.
Janet Yellen plus
volontariste
Il s’agit d’un véritable
changement de discours. Car,
depuis le resserrement monétaire
de décembre 2015, le premier
depuis une décennie, la prudence
restait de mise. La Banque
centrale craignait que le contexte
de volatilité des marchés
financiers et de ralentissement de
la croissance dans les pays émer-
gents fragilise la reprise aux
Etats-Unis.
Depuis, le calme est revenu
sur les marchés financiers, tandis
que l’économie américaine
semble repartie de l’avant. Les
ventes de détail s’améliorent, les
exportations et la production
industrielle se redressent, les
ventes de logements augmentent.
Le moral des ménages, lui, est
revenu à son plus haut niveau
depuis juin 2015, selon l’indice
de l’université du Michigan
publié vendredi.
«Les dépenses de consommation et l’activité dans l’immobilier devraient redémarrer au
cours du printemps après six
mois d’accalmie», confirme
Gregory Daco, économiste chez
Oxford Economics, tout en
soulignant que «les entreprises
devraient rester très prudentes
face à des vents contraires
persistants (sur le plan macroéconomique) et une incertitude
grandissante sur le plan
électoral».
Pour lui, la croissance
américaine devrait rebondir à
2,5% au deuxième trimestre.
Les exportations et la production industrielle se redressent, les
ventes de logements augmentent
Cette amélioration en cours
devrait pousser la Fed à agir.
Reste à savoir quand. Clairement, Mme Yellen est apparue
vendredi beaucoup plus volontariste qu’elle n’en a donné
l’impression ces derniers mois.
«Je crois que les brèves
observations que nous a données
Mme Yellen aujourd’hui indiquent que son point de vue a
évolué et qu’elle est prête à envisager un relèvement des taux
prochainement», estime Stephen
Stanley, économiste en chef chez
Amherst Pierpont Securities.
Déjà, comme l’a montré la
publication, le 18 mai, des
«minutes» du dernier comité de
politique monétaire d’avril,
plusieurs membres se sont
exprimés en faveur d’un resserrement monétaire dès le mois de
juin, si l’économie continuait à
s’améliorer.
Toutefois, le calendrier n’a
rien d’évident. La prochaine réunion de la Fed aura lieu une
semaine avant le référendum du
23 juin, qui doit décider de la
sortie du Royaume-Uni de
l’Union européenne. Compte
tenu des incertitudes qui pèsent
sur le scrutin et des remous
financiers que provoquerait une
victoire des eurosceptiques, la
banque centrale américaine
pourrait une nouvelle fois
surseoir à un resserrement monétaire. Mais si tel est le cas, la
probabilité d’un relèvement des
taux en juillet ou en septembre
serait extrêmement élevée.
S. L.
In lemonde.fr
CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
Wall Street a connu sa meilleure semaine depuis mars
LA BOURSE de New York a
fini en hausse vendredi pour
conclure la semaine sur sa plus
forte progression hebdomadaire
depuis mars, les déclarations de
Janet Yellen sur un possible
£relèvement des taux «dans les
mois à venir» ne faisant que
confirmer une hypothèse
désormais bien ancrée dans
l’esprit des investisseurs.
L’indice Dow Jones a gagné
44,93 points, soit 0,25%, à
17 873,22. Le S&P-500, plus
large et principale référence des
investisseurs, a pris 8,96 points
(0,43%) à 2 099,06. Le Nasdaq
Composite a avancé de
31,74 points (0,65%) à 4 933,51.
Cette semaine a été la
meilleure pour les marchés
actions américains depuis début
mars. Le Dow Jones, qui restait
sur quatre semaines de baisse,
affiche un gain hebdomadaire de
2,1%, le S&P-500 de 2,3% et le
Nasdaq de 3,4%.
La Bourse de New York sera
fermée lundi en raison d’un jour
férié, Memorial Day, aux
Etats-Unis.
L’intervention de Janet
Yellen n’aura pas eu beaucoup
d’effet, même si Wall Street a un
temps réduit ses gains et si le
dollar et les rendements des
obligations du Trésor américain
ont un peu amplifié leur hausse.
La présidente de la Réserve
fédérale américaine a déclaré
que la Fed devrait relever ses
taux d’intérêt «dans les mois à
venir» si la croissance
économique accélère comme
prévu et que des emplois continuent d’être créés aux Etats-
Unis. Ces propos renforcent
l’hypothèse d’un nouveau tour
de vis monétaire en juin ou en
juillet, qui a ressurgi la semaine
dernière après la publication du
compte-rendu de la dernière
réunion du comité de politique
monétaire de la Fed.
«(L’hypothèse d’une hausse
de taux) en juin ou juillet est très
vivace désormais», a réagi
Stephen Massocca, responsable
de l’investissement chez
Wedbush Equity Management à
San Francisco.
«La révélation a eu lieu il y a
quelques jours avec la publication des ‘minutes’ de la Fed et
donc c’est cohérent avec ça. Je
ne pense pas qu’il y ait eu là
quoi que ce soit de nouveau»,
ajoute-t-il. Avant le discours de
Janet Yellen, Wall Street n’avait
guère réagi non plus à la
nouvelle estimation de la
croissance de l’économie
américaine au premier trimestre,
revue en hausse. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a
finalement progressé de 0,8% en
rythme annualisé au cours des
trois premiers mois de l’année et
non de 0,5% comme le donnait
la première estimation.
Verizon porte
les télécoms
Tous les secteurs ont fini dans
le vert, avec en tête les
financières (+0,71%) avec la
perspective d’une prochaine
hausse de taux.
L’action Verizon Communications, qui a pris 0,92% à
50,62 dollars, plus forte
hausse du Dow Jones, a porté
le secteur des télécoms
(+0,62%). L’opérateur et les
syndicats représentant près
de 40.000 salariés dans ses
activités de téléphonie fixe
sont parvenus à un accord de
principe pour mettre fin à une
grève d’un mois et demi aux
Etats-Unis.
La chaîne de salons de beauté
Ulta a bondi de 9,11% à
233,15 dollars, plus forte hausse
du S&P-500, après un
relèvement de sa prévision de
résultats annuels.
A l’inverse, Terex a décroché
de 14,14% à 20,89 dollars, le
chinois Zoomlion ayant annoncé
qu’il renonçait à son offre sur le
constructeur de grues de
chantier.
In latribune.fr / Reuters
10
F O C U S
Dimanche 29 mai 2016
SELON LES DERNIERS RAPPORT DU CONSEIL DE STABILITÉ FINANCIÈRE (CSF)
La finance doit s’adapter au comportement
irrationnel des épargnants
Par
R. J. Shiller*
Les derniers rapports du
Conseil de stabilité financière
(CSF) de Bâle donnent un aperçu
des améliorations de la stabilité
des règlements financiers dans
les 24 plus grandes économies
du monde. Leur «Tableau de
bord» recense des progrès dans
14 domaines de réglementation
différents. Par exemple, le CSF
attribue des notes élevées à tous
les pays - au nombre de 24 - qui
mettent en œuvre les exigences
de capital risque de Bâle III.
Mais la situation est loin
d’être rassurante. Ces exigences
de fonds propres fondées sur les
risques ne sont peut-être pas suffisamment élevées, comme l’ont
soutenu dans leur dernier
ouvrage (The Bankers New
Clothes), Anat Admati et Martin
Hellwig. Et il y a eu beaucoup
moins de progrès dans une
douzaine autres domaines réglementaires recensés par le CSF.
Voyons par exemple les
règlementations relatives aux
OPCVM (organismes de
placements collectifs en valeurs
mobilières monétaires). Selon le
CSF, seuls quelques pays les ont
développées depuis 2008. Les
OPCVM monétaires sont une
alternative aux banques pour
stocker l’argent, qui proposent
des taux d’intérêt légèrement
plus élevés, mais sans
l’assurance qui protège les
dépôts bancaires dans de
nombreux pays. Comme pour les
dépôts bancaires, les investisseurs peuvent retirer leur argent
à tout moment. Et comme les
dépôts bancaires, les OPCVM
sont potentiellement soumis à
une panique bancaire si un grand
nombre de personnes essaient de
retirer leur argent en même
temps.
des Etats-Unis, le Reserve Primary Fund, qui avait investi dans
la dette de Lehman, s’est trouvé
en grande difficulté. Avec des
actifs totalisant moins de ce qu’il
devait à ses investisseurs, le
fonds semblait au bord de la
faillite. Alors que l’opinion
publique s’inquiétait, le
gouvernement fédéral, craignant
une importante panique sur
d’autres OPCVM monétaires, a
garanti tous les fonds de ce type
pendant un an, à compter du
19 septembre 2008.
La raison pour laquelle cette
évolution de l’opinion a été
alarmante, au point d’imposer un
soutien sans précédent du
gouvernement, découle des récits
qui la sous-tendent. En fait, le
Reserve Primary Fund n’avait
pas tout perdu. Il a simplement
«lutté contre le marché», ce qui
signifie qu’il ne pouvait pas
payer un dollar contre un dollar
sur ses bilans ; mais il pouvait
encore payer 0,97 cent. Alors
pourquoi une crise ? Après tout,
les déposants de la Banque
perdent régulièrement davantage
lorsqu’une inflation inattendue
érode le pouvoir d’achat réel de
leur épargne (seule la valeur
nominale de ces dépôts est
assurée). Mais les récits ne se
concentrent pas là-dessus. La
perte de valeur réelle en raison
de l’inflation n’est pas un thème
important du récit public aux
Etats-Unis depuis des décennies,
parce que la stabilité durable des
prix a fait que les gens ont fini
par oublier ce sujet.
Comment l’Etat sauve
un OPCVM
Le 16 septembre 2008,
quelques jours après le début de
la panique sur la banque
américaine Washington Mutual
et le lendemain de l’annonce de
la faillite de Lehman Brothers,
un important OPCVM monétaire
Le récit de la Grande
dépression présent
partout
Photo : DR
Une situation
pas vraiment rassurante
Photo : DR
Q
ue veulent dire les gens
quand ils reprochent aux
généraux «d’être en
retard d’une guerre» ? Certainement pas que les généraux
pensent avoir affaire aux mêmes
systèmes d’armement et aux
mêmes champs de bataille. Ils ne
sont pas aussi naïfs. L’erreur,
dans la mesure où les généraux
la commettent, doit se situer à un
niveau plus subtil. Les généraux
sont parfois lents à développer
des plans et des équipements
militaires pour ces nouveaux
systèmes d’armement et ces
nouveaux champs de bataille.
Fait tout aussi important, ils
supposent parfois que la
psychologie de l’opinion
publique ne change pas d’une
guerre à l’autre.
Cela vaut également pour les
régulateurs dont le travail
consiste à prévenir les crises
financières. Pour les mêmes
raisons, ils peuvent être lents à
évoluer en réponse à de
nouvelles situations. Ils ont
tendance à s’adapter lentement à
l’évolution de la psychologie de
l’opinion publique. Le besoin de
réglementation dépend de la
façon dont la dernière crise a été
perçue par l’opinion publique. Et
comme George Akerlof et moi
l’avons soutenu dans Animal
Spirits, ces perceptions dépendent beaucoup de l’évolution des
récits populaires.
Mais ils n’ont pas oublié la
Grande Dépression des années
1930, même si la plupart des
gens actuellement vivants n’ont
pas vécu cette époque. En 2008,
le récit de la Grande Dépression
a été recyclé partout, avec toutes
ses histoires pittoresques de
panique financière, de foules en
colère autour des banques en
liquidation. Par ailleurs, les autorités de confiance ont semblé
dire et redire que ces événements
étaient historiquement lointains
et qu’ils ne pouvaient pas se
reproduire. Dans l’esprit du
temps très remonté de 2008, la
réaction de l’opinion publique à
un événement relativement
mineur a pris des proportions
étourdissantes.
Il a fallu attendre près de six
ans après la crise pour que la
Securities and Exchange Commission des Etats-Unis réduise la
vulnérabilité des OPCVM
monétaires, en exigeant en 2014
une «valeur nette flottante», ce
qui signifie que les OPCVM
monétaires ne promettent plus de
payer un dollar pour la valeur
nominale un dollar. Ils vont
payer toute part du déposant
dans les comptes. Cela n’assure
pas les investisseurs contre les
pertes. Pourtant cela va
probablement aider à éviter les
paniques, parce que cela signifie
que les retraits soudains de
certains ne causent pas de tort
aux comptes d’autres personnes
qui n’ont pas retiré leurs fonds.
Le cadre réglementaire
international a évolué en mieux
depuis 2008. Mais beaucoup de
retard avait été pris. Les
organismes de réglementation
auraient pu imposer une valeur
nette flottante depuis des décennies. Ils ne l’ont pas fait parce
qu’ils n’ont pas anticipé sur un
récit qui rendrait instables les
OPCVM monétaires. Aujourd’hui, les autorités réglementaires ne savent pas mieux
prédire les risques liés aux effets
de panique.
Aussi longtemps que nous
aurons un système économique
qui produit de la croissance en
récompensant les acteurs et les
investisseurs bien inspirés, nous
serons confrontés au risque que
des paniques mettent à mal ces
investisseurs. Les organismes de
réglementation doivent contrer
les risques que présentent des
structures intrinsèquement
perturbatrices, par exemple les
OPCVM monétaires. Mais les
règlementations les plus urgentes
seront toujours relatives à une
époque et à un contexte donné,
parce que les récits changent. Et
la façon dont ces récits résonnent
dans l’opinion publique peut
révéler une fois de plus des
brèches dans notre armure
financière.
R. J. S.
* Robert J. Shiller, prix
Nobel d’économie en 2013 et
professeur d’économie à
l’Université de Yale, co- avec
George Akerlof, de Phishing
pour Phools : The Economics
of Manipulation and
Deception.
Project Syndicate 1995-2016
DES
SPORTS
SUPPLÉMENT
P12
Le sportif peut ignorer l'existence de substances
dopantes dans un médicament
Dopage : nécessité de suivi,
encadrement et pédagogie
HEBDOMADAIRE
P13
Manque de discipline et mauvaise hygiène de vie
Les deux péchés mignons
des sportifs algériens
LA SAISON 2015-2016 EN AURA ÉTÉ LE RÉVÉLATEUR
Selon un bilan
officiel des instances
sportives nationales
en charge du
football,
1 360 pratiquants
des divisions
1, 2, dont les
féminines, ont été
contrôlés durant la
saison 2015-2016.
Parmi les cohortes
de sportifs contrôlés
avec le dépistage de
5 cas sérieux
d’usage de produits
comme la cocaïne, la
résine de cannabis,
stéroïdes et autres.
En somme un bilan
du genre «verre à
moitié vide ou à
moitié plein».
Autrement dit,
difficile de savoir si
c’est beaucoup ou
peu même s’il n’est
pas question de
transiger sur le
nombre dés lors qu’il
s’agit de l’usage de
produits dangereux
pour l’homme, qui
plus est si celui est
sportif, voire de haut
niveau
Photo : DR
Dopage, officiellement
c’est la faute à personne
Par
A. Lemili
quelque chose, malheur est
bon», c’est ce qui est sans
doute arrivé au football
algérien le jour où a éclaté l’affaire
Belaili, du nom du formidable footballeur
qui évoluait à l’USM Alger. L’Algérie
sportive découvrait alors le dopage et
surtout une réalité qui n’arrivait pas
qu’aux autres.
Pris en flagrant délit, l’usmiste a battu
sa coulpe pour entrer ensuite dans le plus
grand anonymat. Triste interruption de
carrière pour un joueur qui avait pour
habitude de taquiner les astres mais surtout lever de rideau sur un phénomène
lequel, même s’il n’avait pas grande
ampleur, rongeait la plus populaire des
disciplines et à côté duquel tout le monde
passait. Soit par ignorance, soit par com-
«A
plaisance et sinon plus grave par active
complicité. Pourtant, le fait de ne pas se
doper à dessein semble indéniable chez
les joueurs jusque-là confondus, exception
faite bien entendu de Y. Belaïli dont la
relation avec une ou des substances dont
l’usage semble plus relever de la dépendance que de l’idée ou l’intention de se
doter de capacités supérieures à ses homologues. En fait, une dépendance commune
aux consommateurs de stupéfiants et à
plus forte raison du plus ravageur d’entre
eux à savoir la cocaïne. Celle-ci faisait
plutôt partie de la vie de tous les joueurs
du footballeur dont la vie dissolue, semblerait-il, défrayait la chronique sans que
nul ne s’en soucie tant que celui-ci respectait un virtuel cahier de charges.
Et c’est là qu’évidemment peut être
touché du doigt, voire dénoncée la
passivité ou la complicité de l’entourage
d’abord du footballeur usmiste mais
ensuite de celui de tous les footballeurs
sanctionnés postérieurement. D’ailleurs,
l’un d’eux n’a t-il pas directement
incriminé un membre essentiel du staff
médical du club où il évoluait. En fait,
ces affaires qui ne sont pas nombreuses à
ce jour, mais lesquelles serait-il important
de le souligner, ne sont mises au jour que
parce que le hasard y ait pour beaucoup
notamment dans le choix des joueurs à
tester dans le cadre de l’opération «antidopage», pourraient en réalité habiller
l’ensemble des catégories de sportifs, plus
particulièrement au sein du reste
des milliers de clubs et associations
composant les différentes divisions et
auxquelles il n’est pas accordé, et pour
cause la disponibilité de moyens et parfois
le désintérêt collectif.
Suite en page 13
SPORTS
DES
12
Dimanche 29 mai 2016
13
Dimanche 29 mai 2016
LE SPORTIF PEUT IGNORER L’EXISTENCE DE SUBSTANCES DOPANTES
DANS UN MÉDICAMENT
Par
D
Malik Boumati
epuis que l’étoile montante du football
algérien et de l’USM Alger, Youcef
Belaïli, a été épinglé pour dopage, la
scène sportive algérienne s’est réveillée
brutalement sur un thème qui n’a jamais
effleuré les esprits des responsables, ni ceux du
public. Les acteurs du sport en général et du
football en particulier se rendent compte que
cette question ne peut être écartée d’un revers
de la main même si le dopage «est un
phénomène étranger à notre société». Et
depuis l’introduction du professionnalisme
dans la sphère footballistique, la Fédération
algérienne de football aurait pu penser à la
question du dopage, particulièrement en ce qui
concerne les substances dopantes que les
athlètes consomment sans savoir qu’elles sont
interdites. Il est clair que quand un athlète se
dope consciemment pour améliorer son rendement sur le terrain, la seule attitude qui lui sied,
c’est la sanction. Et elle doit être sévère, allant
jusqu’à la radiation à vie de l’activité sportive.
Mais les athlètes algériens, les footballeurs en
particulier, ne se sont pas encore familiarisés
avec toutes ces substances que les instances du
sport mondial ont interdites dans le but de
garder «saine» la scène sportive. D’où
Photo : DR
l’obligation faite aux fédérations sportives, aux
clubs et même au ministère de la Jeunesse et
des Sports de mener une campagne d’explication et d’information en direction des athlètes
pour leur expliquer les risques qu’ils encourent
s’ils consomment des produits dopants et leur
apprendre les différents types de ces
substances.
Parce que les athlètes ont surtout besoin de
savoir que ces substances interdites peuvent se
trouver dans des produits insoupçonnables, ils
sont tenus de soumettre toute leur alimentation
aux médecins de leurs clubs respectifs. Et pas
uniquement. Les athlètes devraient surtout soumettre leurs traitements médicamenteux aux
staffs médicaux de leurs clubs parce que certains médicaments, utilisés pour soigner telle
ou telle maladie, sont susceptibles de contenir
des substances considérées par les instances
sportives internationales comme dopantes donc
interdites. C’est donc délicat pour les athlètes
qui ne sont pas censés connaître tous ces
détails. Ce qui fait que c’est le rôle exclusif des
staffs médicaux des clubs employeurs.
Cela n’empêche pas les fédérations sportives de faire un travail d’information en direction des clubs. A commencer par la Fédération
de football qui a lancé la discipline dans le
monde du professionnalisme sans que tous ces
détails ne soient intégrés dans son action
lancée, il y a cinq années. D’autant plus que
l’instance présidée par Mohamed Raouraoua se
targue d’avoir acquis l’autonomie financière
qui lui fournit les moyens de mener à bien
toutes ses missions. Il restera au ministère de la
Jeunesse et des Sports de donner un coup de
main aux autres fédérations sportives dans leur
lutte contre le phénomène du dopage dont se
rendent coupables, consciemment ou inconsciemment, leurs athlètes. Particulièrement ceux
de haut niveau qui ont la possibilité de
participer aux compétitions internationales lors
desquelles les contrôles inopinés sont réguliers.
M. B.
MANQUE DE DISCIPLINE ET MAUVAISE HYGIÈNE DE VIE
Les deux péchés mignons des sportifs
algériens
Par
L
es boissons énergisantes, en vente libre
en Algérie, constituent, de l’avis des
spécialistes, un risque potentiel pour la
santé publique. Très prisés par les jeunes et
les sportifs, ces breuvages «explosifs», contenant des taux très élevés de caféine et
d’autres stimulants, augmentent le pouls et
accroissent sensiblement la tension artérielle,
engendrant un gros risque d’infarctus ou
d’attaque cardiaque. Des recherches
médicales sérieuses, effectuées par de grands
laboratoires en Europe et aux Etats-Unis,
déconseillent la consommation de ces
boissons qui seraient déjà responsables de
plusieurs morts subites. Avec une moyenne
de deux cannettes par jour, on a remarqué, au
bout d’une semaine, que la tension artérielle
systolique s’est accrue de 10% et la tension
diastolique de 8%. L’impact sur la santé est
certain, notamment pour les personnes ayant
des antécédents de tension. Une autre étude a
révélé que ces boissons rendaient le sang plus
collant, ce qui constitue un signe précurseur
manifeste de problèmes cardio-vasculaires
COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES, MÉGA MASS, CRÉATINE
Pratique sportive et consommation de substances légales
Abdallah Kaddour
LE SPORT est une activité physique à
part entière. L’athlète est censé fournir
d’énormes efforts physiques au cours d’un
entraînement ou une compétition. Sachant
qu’un athlète de haut niveau doit effectuer
des techniques bien précises. Dans le monde
du sport on parle souvent de «condition
physique» comme un facteur déterminant de
la réussite d’un athlète ou d’une équipe.
L’endurance est aussi primordiale pour un
sportif de haut niveau. Les sportifs pratiquent
différentes techniques pour améliorer leur
condition physique et pousser leurs corps à la
limite. Alors que certains athlètes optent pour
les longues heures d’entraînements et suivent
un programme alimentaire stricte, d’autres
sportifs optent malheureusement à des
pratiques malintentionnées. De nombreux
athlètes ont recours aux substances dopantes
pour améliorer leurs forces physiques et leurs
masses musculaires. Les pratiques dopantes
sont généralement complémentaires et associées les unes aux autres, augmentant par la
même occasion les risques et les inconnues
quant aux effets à long terme du dopage sur
la santé. Les connaissances quant aux effets
dopants sont essentiellement empiriques et
les études scientifiques restent rares à ce
sujet, sachant que les difficultés auxquelles se
heurte aujourd’hui la lutte contre le dopage
relève notamment de la nature des produits
dopants et des modalités mêmes de la lutte
contre le dopage. Les sportifs utilisent
différentes substances, ignorant souvent la
nature de ces dernières et même ce que
stipule la loi concernant la consommation de
tel ou tel produit. A titre d’exemple, les
hormones de croissance permettent de jouer
sur la morphologie du sportif dans les
disciplines où la taille est déterminante (par
exemple : basket-ball, volley-ball et natation). Certaines substances sont également
utilisées pour améliorer l’oxygénation.
Pis encore, certaines substances sont largement commercialisées et elles sont disponibles en grande quantité sur le marché.
Prenant l’exemple des salles de musculation
en Algérie, qui offrent aux sportifs différents
types de substances tel la «Méga mass» qui
augmente la masse musculaire. Plusieurs
pseudos entraîneurs encouragent même leurs
sportifs à consommer ce genre de substances
sans se soucier du danger que ces dernières
peuvent avoir sur la santé de l’athlète. Des
spécialistes estiment que certaines substances
sont cancéreuses. Sachant que certaines
substances sont légales, telle la créatine qui
augmente légèrement la force, le volume, la
masse d’un athlète. L’existence de substances
dopante légale rend la lutte contre le dopage
encore plus difficile. Les autorités sportives
en Algérie peinent encore à maîtriser ce
phénomène qui prend de l’ampleur. Ces
dernières doivent sensibiliser nos sportifs sur
les dangers de ces substances mais elles sont
appelées aussi de lutter de manière très
efficace et stricte contre la propagation de ce
phénomène. Il est important d’informer les
athlètes et leurs encadrements des procédures
de contrôles du dopage, les substances interdites, et les risques de l’utilisation de compléments alimentaires non contrôlés.
A. K.
comme l’infarctus. Il est également établi
qu’elles sont directement responsables de
dommages irréversibles sur les dents.
Pour toutes ces raisons, la vente de ces
«excitants» surdosés est aujourd’hui strictement réglementée à travers tous les pays du
monde. En Algérie, ils se vendent sans
restriction aucune dans les échoppes et les
cafés, voire dans les salles de sport, notamment celles dédiées à la musculation. On doit
absolument prendre conscience du danger que
ces boissons représentent pour la santé
publique et adopter des mesures idoines pour
circonscrire leur vente libre. On pourrait en
dire autant pour certains médicaments qu’on
peut acquérir dans les pharmacies sans prescription médicale. Des anti-inflammatoires
très puissants, avec des effets secondaires
extrêmement nocifs, sont commercialisés
dans les officines comme de simples
bonbons. Idem pour d’autres remèdes contenants des produits dopants et des substances
sensibles. De jeunes sportifs recourent régulièrement à l’automédication pour soulager
des douleurs et prendre part aux compétitions,
en trompant l’avis du médecin de leur clubemployeur. D’où les contrôles anti-dopage
positifs qui défraient épisodiquement la chronique ces derniers temps. Les clubs sportifs
amateurs et les sociétés sportives dites
professionnelles ont un grand retard à combler en matière d’hygiène de vie et de
diététique.
Tous les spécialistes vous le diront : un
sportif doit manger équilibré, être ponctuel à
ses entraînements, dormir assez pour
récupérer et consulter automatiquement le
médecin de l’équipe au moindre bobo. On en
n’est pas encore là dans nos différentes
équipes de sport. Les athlètes, peu scrupuleux
avec toutes ces règles, n’en font qu’à leur
tête. Certains se soignent eux-mêmes,
tombent facilement dans l’interdit et
s’exposent inutilement à de lourdes sanctions.
D’autres, sitôt la séance d’entraînement
achevée, s’éclatent dans les boîtes de nuits ou
participent à des «orgies» très nuisibles pour
leur santé et leur rendement sur le terrain.
Négligés, les conseils et les mises en garde du
médecin sont automatiquement transgressés.
Ce dernier, sans réelle autorité dans le
groupe, est amoindri et ne peut aucunement
imposer la bonne règle de conduite aux brebis
galeuses. Il est grand de discipliner un peu
cette activité pour répondre aux critères du
professionnalisme et éviter au pays tous ces
scandales qui entament la crédibilité du
mouvement sportif national. La direction
d’une société sportive doit veiller sur
l’éthique dans et en dehors des terrains. Un
contrôle anti-dopage positif engage la
responsabilité de tout le club. C’est pourquoi
il convient de donner au staff médical des
prérogatives suffisantes pour dicter ses règles
dans ce domaine et assumer entièrement la
responsabilité en cas de problème.
L’équipe technique a aussi un pouvoir à
exercer loin des interférences de l’administration. Cette dernière ne doit aucunement outrepasser son champ d’intervention pour exiger
en fin de parcours des résultats conformes
aux objectifs convenus avec les différentes
parties.
En clair, il s’agit de définir et de séparer
nettement les prérogatives et les responsabilités de chaque partie (administration, staff
technique, staff médical, comité des
supporters) pour que, au final, chacun assume
son bilan sans ambages et accepte les
conséquences qui en découlent.
K. A.
Dopage, officiellement c’est la faute à personne
Suite de la page 11
Photo : DR
Par
Kamel Amghar
Nombreux, voire par centaines seraient alors les sportifs qui généralement à leur insu ignorent
leur exposition à de tels risques pour la simple raison qu’ils consomment des produits dont ils ne
savent pas, ne maîtrisent pas la dangerosité à l’image de médicaments pris soit par automédication
soit sur prescription médicale sans pour autant qu’ils informent leurs dirigeants, autrement dit ceux
du staff médicale et parfois avec l’assentiment de ces derniers.
Selon un bilan officiel des instances sportives nationales en charge du football,
1 360 pratiquants des divisions 1, 2, dont les féminines, ont été contrôlés durant la saison
2015-2016. Parmi les cohortes de sportifs contrôlés avec le dépistage de 5 cas sérieux d’usage de
produits comme la cocaïne, la résine de cannabis, stéroïdes et autres. En somme un bilan du genre
«verre à moitié vide ou à moitié plein». Autrement dit, difficile de savoir si c’est beaucoup ou peu
même s’il n’est pas question de transiger sur le nombre dés lors qu’il s’agit de l’usage de produits
dangereux pour l’homme, qui plus est si celui est sportif, voire de haut niveau.
Par ailleurs, en l’absence chronique d’une hygiène de vie quotidienne chez les footballeurs
algériens, il serait tout aussi logique et honnête de reconnaître qu’il relève carrément de l’exploit de
pouvoir gérer ces derniers quand c’est la compétition elle-même et par extension tous les acteurs
qui en font partie, l’organisent, en font les règles qui sont «hors-jeu».
A. L.
Photo : DR
Photo : DR
Dopage : nécessité de suivi, encadrement
et pédagogie
14
S P O R T S
Dimanche 29 mai 2016
LIGUE 1 MOBILIS 2015-2016/ARBITRAGE :
CA Batna : l’équipe
retrouvera le stade
1er-Novembre la saison
prochaine (président)
Mis au box des accusés, le président de la commission fédérale d’arbitrage (CFA) de
la Fédération algérienne de football (FAF), Khelil Hammoum a souvent, au cours de
ses sorties médiatiques, défendu le corps arbitral tout en s’engageant de continuer à
améliorer le secteur
Le CA Batna, nouveau promu en
Ligue 1 Mobilis de football, sera
domicilié au stade 1er-Novembre de
Batna lors de la saison 2016-2017, a
appris l’APS samedi auprès du président du club Farid Nezzar.
«En principe, nous allons recevoir nos
adversaires au stade 1er-Novembre
dès la saison prochaine. Les travaux
qui ont été entamés depuis quelque
temps au niveau de cette enceinte
seront achevés avant le 20 août, date
de la première journée de championnat», a affirmé le premier responsable du CAB.
Le club phare des Aurès avait été
domicilié la saison dernière au
stade Sefouhi.
Par ailleurs, le président batnéen a
affirmé que l’entraîneur Rachid
Bouarata qui devait prolonger son
contrat samedi, a décidé de
reporter la signature pour les prochains jours.
«D’un commun accord, nous avons
décidé de reporter la signature du
nouveau contrat en raison de l’absence d’argent. Bouarata nous a
donné son accord pour rester et nous
tenons toujours à ses services, il a
réalisé un excellent travail, couronné
par une accession méritée», a-t-il
ajouté.
Evoquant les objectifs de la saison
prochaine, Nezzar a indiqué que
son souci actuel était de bâtir «une
équipe capable de jouer le maintien
et de terminer la saison parmi les 8
premiers».
Outre le CAB, les équipes de
l’Olympique Médéa et de l’USM
Bel-Abbès ont accédé en Ligue 1.
Entre imperfections et réformes
Par
Algérie presse service
e niveau général de l’arbitrage au cours de la saison
de Ligue 1 Mobilis de
football 2015-2016, bouclée vendredi, n’a pas fait l’unanimité, au
moment où les responsables du
secteur tentent tant bien que mal
d’apporter des réformes pour un
secteur de plus en plus contesté.
Mis au box des accusés, le
président de la commission fédérale d’arbitrage (CFA) de la
Fédération algérienne de football
(FAF), Khelil Hammoum a souvent, au cours de ses sorties
médiatiques, défendu le corps
arbitral tout en s’engageant de
continuer à améliorer le secteur.
«L’erreur est humaine, mais
ce que je ne tolère pas, c’est
lorsqu’elle est intentionnelle de
la part du referee. Je reconnais
qu’il y a eu des fautes, mais dans
l’ensemble, j’estime que les
jeunes arbitres mis dans le bain
ont donné satisfaction, à l’image
de Benbrahem, Boukhalfa,
Bekouassa ou Arab pour ne citer
que ceux-là. Il faut qu’ils continuent sur cette voie pour progresser et améliorer leur
niveau», a-t-il indiqué.
Plusieurs cas litigieux ont été
signalés lors de l’exercice précédent, dont celui de la demi-finale
de Coupe d’Algérie entre le
NA Hussein Dey et l’USM
Bel-Abbès (1-0), disputée le
14 avril dernier. Dans cette rencontre, le NAHD a inscrit
l’unique but peu avant la fin du
match suite à une remise de jeu
Photo : S. Zoheir
L
qui devait revenir à l’adversaire.
La qualification de la formation
algéroise a été très contestée par
les gars de la «Mekerra» qui ont
saisi la FAF et toutes les autres
instances du football national
dans l’espoir d’être rétablis dans
leur droit, en vain.
Quelques jours plus tard, le
derby algérois entre le MC Alger
et l’USM Alger (2-2) dans le
cadre du championnat, n’est pas
passé sans soulever un tollé chez
les deux camps.
Selon les spécialistes, l’arbitre de cette rencontre, Farouk
Mial, a accordé deux buts, un
pour chaque formation, alors
qu’ils étaient entachés de fautes.
Le 9 avril dernier, le président de
la CFA, Khelil Hammoum, a
estimé que l’amélioration du
niveau de l’arbitrage algérien
passait «inéluctablement» par la
formation.
Dans la foulée, l’ancien
arbitre international et ex-président de la CFA, Belaïd Lacarne,
a réagi en mettant en cause la
qualité de la formation des
arbitres en Algérie, imputant la
responsabilité en particulier aux
Ligues régionales et Ligues de
wilaya, tout en appelant à professionnaliser l’arbitrage.
«Ces Ligues disposent pourtant de moyens énormes, mais au
lieu de former leurs arbitres,
c’est la FAF qui se trouve dans
l’obligation de les suppléer. Il
est temps de professionnaliser
l’arbitrage dans le pays, afin de
se mettre au diapason du football mondial», a indiqué Lacarne
qui avait démissionné de la CFA
en 2014 pour être remplacé par
Hammoum.
Pour la première fois, la CFA
a décidé au cours de la saison
2015-2016 de taire les désignations des arbitres pour «réduire
davantage la pression sur leurs
épaules et les mettre dans les
meilleures conditions avant les
matchs».
En mars dernier, le président
de la FAF Mohamed Raouraoua
a réitéré au cours d’une réunion
du bureau fédéral sa confiance à
Khelil Hammoum.
APS
CAN-2017 (QUALIFICATIONS/5E J) ALGÉRIE :
Blessé, Boudebouda forfait face aux Seychelles (FAF)
LE DÉFENSEUR international Brahim Boudebouda,
blessé, a déclaré forfait pour le
match en déplacement face aux
Seychelles, le 2 juin à Victoria,
dans le cadre de la 5 e journée
(Gr.J) des qualifications de la
Coupe d’Afrique des nations
CAN-2017, a annoncé la Fédération algérienne de football (FAF)
samedi sur son site officiel.
Le latéral gauche de l’USM
Alger (Ligue 1/Algérie) a été
libéré par le staff technique
national, précise la même source.
Il s’agit de la troisième défection en espace de 24 heures au
sein des Verts, qui seront également privés des services des
deux milieux de terrain offensifs
Riyad Mahrez et Yacine
Brahimi, également blessés.
Ces trois forfaits s’ajoutent à
l’absence de l’actuel meilleur
buteur des Verts Islam Slimani,
suspendu pour cumul de cartons.
La sélection nationale a
effectué samedi (9h) sa dernière
séance d’entraînement au Centre
technique national de la FAF à
Sidi Moussa avant son départ
pour la capitale seychelloise Victoria à bord d’un avion spécial à
11h.
Le président de la FAF
Mohamed Raouraoua a confié à
Nabil Neghiz les rênes de la
sélection après le départ à
l’amiable de Gourcuff en avril
dernier, au lendemain de la
double confrontation face à
l’Ethiopie (aller 7-1, retour: 3-3)
pour le compte respectivement
des 3e et 4e journées des qualifications.
Les Verts, qui dominent le
groupe J avec 10 points, auront
besoin d’un nul pour valider leur
billet pour la CAN qu’organisera
le Gabon en début de l’année
2017. L’Ethiopie est deuxième
avec 5 points suivie par les
Seychelles et Lesotho avec respectivement 4 et 3 unités.
Ligue 1 Mobilis/USM Alger : la reprise
des entraînements fixée au 28 juin
L’USM ALGER, champion
d’Algérie de football 2015-2016,
reprendra les entraînements en
vue de la prochaine saison le
28 juin «sous la houlette d’un
nouvel entraîneur» qui sera
connu prochainement, a appris
l’APS hier auprès du club algérois. Les Rouge et Noir ont
bouclé la saison 2015-2016 par
une défaite concédée vendredi
sur le terrain de l’USM Blida (10) pour le compte de la 30 e et
dernière journée de la compétition. Les joueurs seront au repos
jusqu’au mardi 28 juin, date de
la reprise des entraînements, en
plein mois sacré du Ramadhan,
mais avec un nouveau coach,
l’avenir de l’entraîneur Miloud
Hamdi «étant scellé».
Arrivé en tant qu’entraîneuradjoint avant d’être confirmé au
poste de premier entraîneur,
«Hamdi devrait quitter l’USMA
pour être remplacé par un
entraîneur étranger», selon la
même source.
Les coéquipiers du capitaine
Nacereddine Khoualed effectueront un stage d’une semaine à
Alger avant de s’envoler pour un
regroupement en France à partir
du 8 juillet, soit après les fêtes de
l’Aïd El Fitr. Au cours de son
séjour en France, l’USMA disputera quatre matchs amicaux
contre des formations de différents paliers : Stade brestois
(Ligue 2), Stade rennais (Ligue
1) à deux reprises et l’US
Granville (championnat amateur/CFA 2). Ce stage prévu
dans la région de Bretagne se
poursuivra jusqu’au 22 juillet,
avant de continuer la préparation
à Alger. L’USMA entamera la
saison avec le match de Super
Coupe d’Algérie face au voisin
du MC Alger, le 13 août au stade
du 5-Juillet.
Kerbadj : les derbies algérois
maintenus au stade 5-Juillet la
saison prochaine
Le stade 5-Juillet-1962 sera réservé
exclusivement aux derbies algérois
la saison prochaine, exactement
comme ça a été le cas au cours de
l’exercice 2015-2016 qui vient de
s’achever, a indiqué le président de
la Ligue de football professionnel
(LFP), Mahfoud Kerbadj.
«Pour des raisons organisationnelles
et sécuritaires, les matchs derbies
entre clubs algérois pensionnaires de
la Ligue 1 seront de nouveau domiciliés au stade 5-Juillet», a déclaré
Kerbadj, invité d’une émission
sportive de la Télévision nationale
vendredi soir.
Par cette décision, la LFP réserve
d’ores et déjà une fin de non-recevoir à la demande que compte formuler la direction du MC Alger afin
d’accueillir sur la pelouse du
temple olympique ses adversaires
la saison prochaine.
«On ne peut pas autoriser le MCA à
être domicilié au 5-Juillet, du
moment que ce stade abrite les derbies», a encore expliqué le premier
responsable de la LFP, candidat
unique à sa propre succession lors
de la prochaine assemblée générale
élective de cette instance, le 5 juin.
Le nouvel entraîneur du Doyen,
Djamel Menad, avait exigé que son
équipe, domiciliée cette saison au
stade Omar-Hamadi de Bologhine,
retourne au grand stade de la capitale, où elle pratique «un meilleur
football», selon ses dires.
15
S P O R T S
Dimanche 29 mai 2016
TOMBER DE RIDEAU DE LA SAISON FOOTBALLISTIQUE 2015-2016
Un assez bon crû, mais...
Des équipes ont forcé l'admiration des publics à travers le pays. Mais il en est d'autres qui ont brillé par les
frasques de leurs joueurs, dirigeants ou leurs publics
Par
A. Lemili
ertains joueurs
m’ont trahi en
simulant des
blessures,
c’est dommage parce que nous
aurions pu réaliser un meilleur
parcours. Nos points, nous les
avons décrochés grâce à nos
efforts. Nous, nous n’avons pas
agi en coulisses comme certains
club». Il s’agit là de propos tenus
par Zoheir Djelloul, coach de
l’USM Blida à l’issue de la
rencontre livrée et gagnée par
son équipe contre l’USM Alger.
Quelques propos seulement
de ce qui résume la saison
2015/2016 dont il faut, malgré
tout, concéder la qualité comparativement à toutes celles qui
l’ont précédée. Qualité par la
prise en charge et l’organisation
de la compétition par la Ligue de
football professionnel. Même si
de temps à autre des couacs
imputables assez souvent à un
impondérable n’ont pas manqué
de faire toussoter la mécanique.
Qualité aussi dans le jeu pratiqué
par certaines formations et plutôt
par celles qui n’ont pas pour
habitude de faire l’évènement et
braquer sur elles les projecteurs.
Il y a eu s’agissant des réputés
néophytes le DRB Tadjenanet, la
JS Saoura, ensuite le MO Béjaïa,
le NAHD, des équipes qui ont
Photo : S.Zoheir
«C
forcé l’admiration des publics à
travers le pays. Comme ils s’en
sont trouvées d’autres qui ont
«brillé» par les frasques de leurs
joueurs, dirigeants. Autre
avancée qualitative, celle de l’arbitrage, un corps rajeuni et des
nouveaux qui «déchirent», dirait
le supporteur lambda, qualité de
la prise en charge médiatique
notamment la télévision
publique alors que celles
relevant du secteur privé n’ont
pas démérité dans la mesure où
c’est grâce à elles que les débats
ont été suscités, existés et permis
d’ajuster bien des incohérences.
La triste affaire de la rencontre
«CRB Aïn-Fakroun-AS Khroub»
aurait été vite classée n’était-ce
la ténacité de leurs journalistes et
leur désir de mettre fin au diktat
absolu des responsables à hauteur des instances sportives
nationales notamment la Fédération algérienne de football.
Néanmoins, il faudrait revenir
sur terre et surtout sur les propos
tenus par Zoheir Djelloul dont la
sortie médiatique se justifie
amplement par un trop plein de
pression. «Nos points, nous les
avons décrochés grâces à nos
efforts. Nous, nous n’avons pas
agi en coulisses comme certains
club», a-t-il asséné. Nul ne
contestera ce qui a été dit par le
coach blidéen sachant que côté
cour c’est de cette manière que
se sont déroulées les deux
dernières journées du championnat. D’ailleurs, le résultat de
l’ensemble des rencontres sur
lesquelles étaient braqués tous
les regards a été ceux... attendus.
Il suffisait d’un nul des
Relizanais à El-Harrach, une victoire (même petitement) de
l’USM Blida face à l’ogre
usmiste, une autre victoire mais
celle-ci en déplacement de la JS
Saoura à Oran pour que la saison
se termine bien pour les clubs
qui sont sortis avantagés de ces
affrontements. Seuls les
rencontres DRBT-CRB et
JSK-MCO semblent s’être
déroulées dans les normes.
Autrement dit, dans le respect de
la morale.
Un commentateur de la
télévision publique a parlé de
scénario hitcockien pour
certaines rencontres, il était loin
du compte, ces derniers (scénarios) ont été bien écrits, bien mis
en scène et bien interprétés.
Comble de l’ironie, même les
figurants (spectateurs) y ont
contribué en applaudissant leur
formation défaite, mais dans le
présent cas de figure autant souligner le génie exceptionnel de
ceux qui ont été à l’origine de
l’ensemble de la production.
La saison 2015-2016, à jeter
dans les oubliettes en n'omettant
pas toutefois de garder le
meilleur pour faire les prochaines (saisons) de meilleure
qualité encore.
A. L.
JO-2016 (FOOTBALL) ALGÉRIE
LE MILIEU de terrain du
DRB Tadjenanet, Amir Sayoud,
auteur d’une saison remarquable
avec le nouveau promu en
Ligue 1 algérienne de football, a
indiqué hier qu’il gardait toujours espoir de participer aux
Jeux olympiques (JO-2016),
même s’il vient d’être écarté
du groupe retenu pour la
préparation de cette épreuve
programmée en août prochain à
Rio de Janeiro (Brésil).
«Evidemment, je suis déçu de
ne pas figurer dans la liste des
joueurs retenus pour les prochains stages précédant le
départ vers Rio de Janeiro, mais
je garde toujours espoir de participer aux JO», a déclaré Sayoud
à l’APS.
Le joueur de 25 ans était pressenti pour faire partie des trois
seniors autorisés à prendre part à
l’évènement planétaire. Il avait
participé au dernier stage des
Verts à Séoul au cours duquel la
sélection nationale a perdu en
amical face à son homologue de
Corée du Sud à deux reprises
(2-0 et 3-0). «J’estime que j’ai
donné le meilleur de moi-même
au cours de ce stage. Maintenant, je me dois de respecter les
choix du sélectionneur national,
tout en me mettant toujours à sa
disposition dans le cas où il
aurait besoin de mes services», a
ajouté Sayoud. Rentré d’une
expérience étrangère qui l’avait
mené en Egypte, Bulgarie et
Tunisie, le natif de Guelma (Est
algérien), vient d’être désigné
meilleur joueur de la Ligue 1
cette saison lors des Oscars du
journal Maracana.
En retrouvant la plénitude de
ses moyens après une longue
traversée de désert, l’ancien
meneur de jeu d’Al-Ahly du
Caire suscite désormais la
convoitise des clubs algériens en
vue de la saison à venir.«C’est
vrai, j’ai des contacts avec
plusieurs clubs de l’élite, dont le
MC Alger où j’avais fait un passage de six mois en 2012, l’USM
Alger et la JS Kabylie, mais ce
qu’il faudra savoir c’est que mon
destin n’est pas entre mes mains.
Je suis encore lié pour une autre
saison avec mon club le DRBT»,
a-t-il précisé, poursuivant que
s’il venait de partir, cela se ferait
en commun accord avec les dirigeants de son équipe tout «en
tenant compte des intérêts des
deux parties».
APS
LE LIBYEN Mohamed
Zaâbiya (MC Oran), le
Camerounais Gil N’gomo
(CR Belouizdad) et le Malgache
Paulin Voavy (CS Constantine),
pour ne citer que ceux-là, quittent le championnat de Ligue 1
Mobilis, suite à l’interdiction de
recrutement des joueurs étrangers décidée par la Fédération
algérienne de football (FAF).
Ces joueurs, dont les contrats
arrivent à terme, auxquels
s’ajoutent d’autres éléments à
l’image du Mauritanien Khalil
Ahmed Moulay (CSC), ont disputé vendredi leur dernier match
avec leurs clubs respectifs, dans
le cadre de la 30e et ultime
journée de la compétition. Le
bureau fédéral de la FAF, lors de
sa réunion du 25 juillet 2015,
avait décidé d’interdire le recrutement des joueurs étrangers
dans les clubs professionnels à
partir du dernier mercato d’hiver.
L’instance fédérale avait
justifié cette décision par les
«difficultés financières et l’impossibilité d’obtenir des devises
légalement pour payer les
salaires et autres indemnités de
formation et de solidarité des
joueurs étrangers». Les joueurs
disposant encore d’un contrat
pourront jouer jusqu’à la fin de
Ligue 1/Interdiction de recrutement des joueurs étrangers
Zaâbiya, N’gomo et Voavy vers la porte de sortie
leur engagement avec leur club.
L’attaquant guinéen de l’USM
Blida Ibrahim Sylla ainsi que
le buteur camerounais du RC
Arbaâ Guessan Ghislain, dont
les clubs ont été relégués en
Ligue 2, seront libérés automatiquement. Les joueurs étrangers
n’ont pas le droit d’évoluer dans
le deuxième palier.
Le président de la Ligue de
football professionnel (LFP),
Mahfoud Kerbadj, a affirmé
récemment que l’interdiction
de recrutement des joueurs
étrangers «sera levée à partir de
la saison 2017-2018 mais sous
conditions». Le premier
responsable de la LFP a regretté
«que la plupart des joueurs
étrangers ne disposent pas de
permis de travail et sont payés
au noir».
Liste des joueurs étrangers
qui quittent le championnat algérien :
MC Oran : Mohamed Zaâbiya (Libye)
CR Belouizdad :
Gil N’gomo
(Cameroun)
CS Constantine : Khalil Ahmed Moulay
(Mauritanie), Paulin Voavy (Madagascar)
RC Relizane : Kouadio (Côte d’Ivoire)
USM Blida : Ibrahim Sylla (Guinée)
RC Arbaâ :
Guessan Ghislain
(Cameroun).
Photo : DR
Ecarté des Verts, Sayoud s’accroche au rêve brésilien
17
S O C I É T É
Dimanche 29 mai 2016
LES SCOUTS MUSULMANS ALGÉRIENS INCARNENT DES VALEURS HONORABLES
DANS LE CADRE
DES PCD
Le scoutisme, une école de citoyenneté
et d’entraide sociale
Par
Algérie presse service
e ministre de la Jeunesse
et des sports, El Hadi Ould
Ali, a estimé que les
valeurs incarnées par les Scouts
musulmans algériens (SMA) en
font une «école de citoyenneté
par excellence» et le cadre
privilégié pour la consécration
des principes d’entraide sociale.
Les valeurs de solidarité et de
droiture incarnées par les SMA
font de cette institution une école
de citoyenneté et un cadre
privilégié pour la consécration
des principes d’entraide sociale»,
a soutenu M. Ould El Hadi dans
une allocution à l’occasion de la
Jjournée nationale du scout (27
mai de chaque année). «Cette
institution a de tout temps donné
à la société des jeunes et des
cadres imprégnés d’un haut sens
de responsabilité et conscients
que l’Algérie est un précieux
legs à préserver», a encore
considéré le ministre.
Le ministre a rappelé le souci
de l’Etat, à sa tête le président de
la République Abdelaziz
Bouteflika, de garantir la
meilleure prise en charge des
préoccupations et attentes de la
jeunesse», une attention qui, a-til ajouté, s’est traduite par l’institution du Conseil supérieur de la
jeunesse. M. Ould Ali a mis en
avant l’importance du rôle du
mouvement associatif en tant
que «partenaire véritable» dont
les efforts viennent compléter
ceux de l’Etat pour la réalisation
du développement et le bien être
social.
Pour sa part, le ministre des
Moudjahidines, Tayeb Zitouni a
affirmé que les SMA étaient
appelés à s’engager dans la
bataille d’édification pour la sauvegarde des acquis de l’indépendance et les réalisations
accomplies dans différents
domaines. Les SMA doivent à
Nouvelle station
de pompage
pour l’AEP à Batna
Photo : DR
L
travers leur apport au service de
la nation, continuer d’être cette
école de dévouement et
constance qui dote les générations montantes des valeurs
nécessaires à la construction de
l’identité nationale authentique.
Il a rendu hommage au président
Bouteflika pour ses efforts en
direction des jeunes et les
mesures qu’il a adoptées en leur
faveur afin de les prémunir
contre le désespoir et les
velléités de certaines parties
hostiles à l’Algérie. Il a exhorté
les jeunes à aller sur la voie de la
génération de novembre qui a
donné les plus beaux exemples
de sacrifices dans la première
bataille contre l’occupant puis
celle de l’édification et la
sauvegarde de la sécurité et la
stabilité du pays. Le commandant général des SMA Mohamed
Boualleg a rappelé que ces festi-
vités organisées sous le haut
patronage du président de la
République Abdelaziz
Bouteflika sous le slogan
«80 ans au service de la patrie»
coïncidait avec l’anniversaire de
la mort du chahid Mohamed
Bouras, fondateur du mouvement scout en Algérie. Les SMA
sont présents dans tout le
territoire national, a-t-il ajouté
soulignant que les 70 000 scouts
répartis à travers 1 300 communes n’ont d’autre ambition
que celle d’être aux premiers
rangs pour servir le pays et
porter son emblème dans les
foras internationaux. Cette
journée, marquée par des
exhibitions des éléments
de différents groupes, a été
mise à profit pour rendre
hommage à plusieurs symboles
des SMA.
APS
Miliana rend hommage à Mohamed Bouras
LA COMMUNE de Miliana (Aïn Defla) a commémoré vendredi le
75e anniversaire de la mort du fondateur des Scouts musulmans algériens
(SMA), le chahid Mohamed Bouras, exécuté par les autorités coloniales en
1941. Une gerbe de fleurs a été déposée sur la tombe du chahid, en présence
des autorités civiles et militaires de la wilaya, qui ont récité la Fatiha du livre
saint. Des portes ouvertes mettant en évidence les activités des SMA de la
wilaya ainsi qu’une marche à laquelle quelque 1 000 scouts ont pris part ont, à
l’occasion, été organisés. Né en février 1908 à Miliana dans le quartier
Anassers dans une famille modeste, Mohamed Bouras a fréquenté la médersa
Al Falah où il a appris l’arabe et les bases théologiques de l’Islam tout en
poursuivant des études au collège français de Miliana.
THÈME D’UN CONGRÈS INTERNATIONAL
Les urgences cardio-vasculaires en examen à Oran
LE 9E CONGRES
international de l’Association
des médecins d’Oran pour la
prévention des maladies
cardio-vasculaires (Amoprec)
sur les urgences cardio-vasculaires (AVC, coronaires), l’insuffisance rénale aiguë et les
statines, s’est ouvert, vendredi
après-midi à l’hôtel Phoenix
d’Oran. Dans son allocution
d’ouverture, le Pr Sid Ahmed
Benachenhou, président de
l’Amoprec, a rappelé que près de
60 000 cas d’AVC sont annuellement enregistrés en Algérie,
causant en moyenne plus de
20 000 décès, en seconde
position après les accidents de la
circulation. Le Pr Benachenhou
a, en outre, souligné que les
facteurs de risques, notamment
le diabète, la haute tension
artérielle (HTA), l’obésité, la
dyslipémie et le tabac, entre
autres, sont les principales
causes des AVC, d’infarctus et
d’angines de poitrine.
Le spécialiste a ajouté que le
Conseil scientifique de l’association s’est intéressé à ces
urgences vasculaires (AVCcoronaires) car, a-t-il indiqué, il
s’agit d’une véritable «urgence
médicale» qui nécessite la prise
en charge rapide du malade.
«Ces accidents vasculaires sont
un véritable problème de santé
publique». Et devant cette situation alarmante, «la prévention
contre ces pathologies qui handicapent lourdement le malade,
joue un rôle important», a-t-il
ajouté.
De son côté, le D r Adda
Hanifi, co-président de
l’Amoprec, a indiqué à l’APS
que l’objectif de cette 9e édition
du congrès de l’association est
d’attirer l’attention sur le taux
élevé des accidents cardiovasculaires, ainsi que de l’insuffisance rénale aiguë. «Nous
voulons attirer l’attention sur
ces maladies et discuter des
conduites à tenir, notamment sur
la prévention, les moyens
d’exploration et les traitements.
Les organes ciblés par notre
congrès sont le cœur, le rein et le
cerveau, d’où la présence de
spécialistes de ces organes et des
maladies et accidents
pouvant survenir chez les
patients», a-t-il souligné.
Pour le D r Adda Hanifi, il
s’agit également d’actualiser les
données scientifiques concernant
ces maladies et de discuter de
l’état d’avancement des
diagnostics, des moyens de
prévention et des traitements, le
but étant de lutter de manière
efficace et maîtriser la HTA, le
diabète et les maladies
chroniques de manière générale
et de maîtriser également les
conséquences et les séquelles de
ces maladies.
Pour ce spécialiste, le congrès
est une étape importante dans la
formation continue des
médecins, aussi bien des spécialistes que des généralistes. Le
programme de la rencontre
intègre d’ailleurs plusieurs
communications sur ces
maladies, ainsi que sur les
facteurs de risque les entraînant.
Des participants de plusieurs
wilayas du pays, notamment
d’Oran, Tlemcen, Alger,
Constantine, Annaba, Blida ainsi
que de Tunisie et de France
participent à ce congrès.
APS
LA STATION de
pompage de la commune de
Ghassira (80 km au sud-est de
Batna) devant alimenter en
eau potable les agglomérations secondaires de kef
Larouss et Ghoufi a été mise
en exploitation. La mise en
service de réseaux d’alimentation en eau potable (AEP) à
partir de cette station de pompage au profit de 3 500 habitants qui s’est déroulée dans
une ambiance festive vise à
«renforcer l’AEP dans la
daïra de Takout et réduire le
déficit en cette denrée vitale
dans la région», a indiqué à
l’APS, le wali Mohamed
Salamani, à l’issue de sa visite
d’inspection dans les communes de la daïra de Takout,
entamée depuis la région de
Dermoune dans la commune
de Kimel, à 230 Km du cheflieu de wilaya. Le chef de
l’exécutif local a ajouté que
cette opération est inscrite
dans le cadre des plans communaux de développement
(PCD) de 2016, détaillant que
le projet a été réalisé par une
e n tre p rise lo c a le d a n s u n
temps «record» (3 mois).
M. Salamani a ajouté que les
visites d’inspection des
régions enclavées de la
capitale des Aurès est dans
l’objectif de s’enquérir «de
prés» des préoccupations des
citoyens et de la société civile
et de suivre l’élan de développement déclenché dans ces
régions à la faveur de
plusieurs projets. De son côté,
le directeur local des
ressources en eau, Abdelkrim
Chebri que le projet qui a
nécessité la mobilisation
17, 8 millions de dinars a
englobé la réalisation de 8 km
de canalisations en parallèle à
la station de pompage à partir
du puits d’Ouled Abed,
soulignant que ce projet
permet la dotation en eau
potable des agglomérations
de Kef Larouss et Ghoufi à
raison de quatre heures
quotidiennement alors que ces
deux régions étaient
alimentées auparavant à raison
d’un jour sur trois. Le même
responsable a ajouté que les
travaux de forage d’alimentation en eau potable seront
lancés «la semaine prochaine» pour renforcer en
AEP le reste des mechtas de la
région précisant qu’une enveloppe financière de l’ordre de
12 millions de dinars a été
mobilisée pour la concrétisation de ce projet, prévu dans
un délai de trois mois. La
visite d’inspection à la daïra
de Takout englobant les communes de Takout, Ghassira et
Kimel a conduit le chef de
l’exécutif local jusqu’au plus
loin point de cette daïra, à la
région de Dermoune, laquelle
est accessible à travers le
passage par sept communes de
Biskra, rappelle-t-on.
18
M O N D E
Dimanche 29 mai 2016
ENTRE LES OBSTACLES AMÉRICAINS ET LA RÉSISTANCE DES DURS IRANIENS
Les dividendes de l’accord nucléaire
se font attendre en Iran
Par
qu’elles ont peur (...), (elles
attendent) que les grandes
banques (internationales) commencent à faire des affaires,
mais les banques européennes
ont encore peur des banques
américaines.»
Samia Nakhoul et Richard Mably
de Reuters
n Iran, l’ouverture économique et l’arrivée massive
des investisseurs étrangers
promises par l’accord sur le
nucléaire et la levée des sanctions internationales se font
attendre. En cause : l’opacité des
milieux d’affaires et l’attitude
ambivalente des Etats-Unis. Les
hôtels de Téhéran grouillent
d’hommes d’affaires en quête
d’opportunités dans ce nouveau
grand marché émergent de
quelque 80 millions d’habitants,
plus développé industriellement
que la plupart des pays pétroliers
mais isolé depuis la révolution
islamique de 1979.
Mais ces investisseurs
étrangers attirés par la levée des
sanctions par l’Europe et les
Etats-Unis en janvier dernier,
six mois après la conclusion de
l’accord historique sur l’encadrement des activités nucléaires de
Téhéran de juillet 2015, se heurtent à une série d’obstacles. Ils
sont principalement de deux
ordres : la résistance des durs de
la République islamique qui
craignent qu’une ouverture ne
vienne compromettre leurs
intérêts économiques et la peur
des investisseurs étrangers
de contrevenir aux sanctions
américaines non encore levées et
d’en subir les conséquences.
Les Etats-Unis maintiennent
notamment l’interdiction des
transactions en dollars liées à
l’Iran qui sont traitées via le
système financier américain ainsi
que les sanctions contre les
individus et les sociétés
considérés comme des soutiens
au «terrorisme d’Etat». Avec, en
ligne de mire, le corps des
Gardiens de la révolution islamique (CGRI ou pasdarans),
représentant de l’establishment
théocratique en Iran et son bras
E
Photo : DR
Mauvaise gestion
nucléaire conclu avec l’Iran.
Quand ils étudient l’actionnariat des sociétés iraniennes qu’ils
approchent en vue de faire
affaire, les dirigeants étrangers
disent souvent détecter des liens
avec les pasdarans.
C’est le cas de Claude Béglé,
président exécutif de SymbioSwiss, une société suisse spécialisée dans la logistique et les
infrastructures.
«Nous avons effectué un
grand nombre de vérifications
préalables et nous avons
constaté que les noms des institutions figurant sur la liste des
sanctions de l’Ofac (l’Office de
contrôle des actifs étrangers
du Trésor américain) ne sont
souvent pas très loin», déclare-til en faisant apparemment
référence au CGRI.
«Quand vous regardez la
structure actionnariale au
deuxième ou au troisième
niveau, vous voyez alors apparaître de tels noms. Ils sont là»,
ajoute-t-il. «Très souvent, quand
vous regardez les entreprises qui
réussissent en Iran, vous le
voyez. Et, à moins que ces
sociétés ne soient désireuses de
modifier les structures de leurs
conseils d’administration en
conséquence, il sera très difficile
de lever des financements internationaux pour travailler avec
ce genre d’entités.»
Même un contact non volontaire avec une partie iranienne
sous le régime des sanctions est
susceptible de déboucher sur des
pénalités financières très lourdes
de la part du Trésor américain.
Le contrevenant peut alors être
banni de fait des marchés financiers américains, perspective
particulièrement dissuasive dans
une économie mondialisée.
armé à l’extérieur. L’organisation paramilitaire, qui se bat en
Syrie aux côtés du président
Bachar al Assad, a développé un
empire économique, dont les
intérêts vont de la construction à
la banque, mais son nom apparaît rarement en tant que tel.
Liens avec les pasdarans
Or, les grandes banques et
investisseurs étrangers craignent
de se retrouver au ban du
système bancaire international
s’ils venaient à traiter, même par
erreur, avec des organismes
faisant l’objet de sanctions.
Un autre facteur d’incertitude
est la montée en puissance de
Donald Trump, soulignent les
analystes en Iran et les dirigeants
d’entreprises étrangères. Le milliardaire américain, qui sera vraisemblablement le candidat du
Parti républicain pour l’élection
présidentielle du 8 novembre
prochain aux Etats-Unis, a
menacé de revenir sur l’accord
Photo : DR
En coulisses
Selon Alexander Gorjinia, qui
a participé à la deuxième délégation d’hommes d’affaires allemands à se rendre en Iran en
août 2015, «le principal pro-
blème concerne les banques.»
Ainsi, dit-il, l’Ofac estime que
c’est aux entreprises et aux
banques étrangères qui opèrent
en Iran d’établir si la compagnie
iranienne avec laquelle elles vont
traiter est «propre».
«L’entreprise étrangère doit
faire une enquête sur la société
iranienne (avec qui elle veut
faire affaire), voir si elle est liée
aux Gardiens de la révolution ou
si elle en fait partie», précise-t-il.
«Il faut enquêter sur ses opérations, sur la façon dont elle
opère en coulisses. Nous devons
travailler avec des sociétés qui
ont de l’argent et la plupart font
partie des Gardiens de la révolution.»
Les entreprises européennes,
dit-il, ont le sentiment que toutes
ces règles font partie d’un plan
des Etats-Unis pour empêcher la
conclusion de contrats entre
l’Europe et l’Iran.
Les hommes d’affaires occidentaux ont tendance à penser
que leurs homologues russes ou
chinois seraient moins entravés
par des sanctions américaines.
Mais un dirigeant d’entreprise
chinoise, qui a souhaité rester
anonyme, souligne lui aussi le
problème des banques internationales qui tournent encore le dos
à l’Iran par crainte de ne plus
avoir accès aux marchés financiers américains.
Représentant d’une société
travaillant pour le secteur des
hydrocarbures, ce dirigeant s’est
rendu plusieurs fois en Iran après
l’accord nucléaire, mais n’a pas
encore signé un seul contrat. La
plupart des sociétés iraniennes,
dit-il, même quand la demande
pour les équipements de forage
qu’il vend est là, «n’ont pas d’argent pour payer.»
«Elles demandent aux vendeurs de fournir les financements», dit-il, «mais c’est
impossible parce que dans le
monde entier, aucune banque
étrangère n’ose faire affaire avec
les banques iraniennes parce
Les dirigeants iraniens estiment de leur côté s’être fait
berner par le volet levée des
sanctions de l’accord nucléaire.
«Sur le papier, les Etats-Unis
autorisent les banques
étrangères à traiter avec l’Iran,
mais, en pratique, ils créent une
iranophobie de sorte que personne ne fasse affaire avec
l’Iran», a déclaré le mois dernier
l’ayatollah Ali Khamenei, le
Guide suprême de la révolution.
Claude Béglé rapporte que le
président iranien Hassan Rohani
a demandé au président suisse
qui était en visite en Iran de faire
pression sur les grandes banques
suisses pour qu’elles enclenchent
le financement des opérations
étrangères en Iran.
«Mais, naturellement, le gouvernement suisse ne peut pas
dire à une société privée de faire
cela», souligne le dirigeant de
SymbioSwiss. «Il peut dire qu’il
verrait cela d’un oeil favorable,
il peut même envisager des
garanties, mais à la fin, c’est à
la banque elle-même de
décider.» Autre obstacle, le
Corps des gardiens de la révolution et les autres groupes
d’intérêt qui se sont constitués
autour de l’ayatollah Khamenei
sont hostiles à l’ouverture du
pays aux étrangers, estiment
certains analystes, parce qu’ils
ont su profiter de la mise en
place des sanctions internationales liées aux activités
nucléaires de l’Iran pour
contrôler l’activité économique
du pays.
«De nombreux groupes
d’intérêt sont devenus très riches
en raison de la crise économique», souligne Hossein
Raghfar, professeur d’Economie
à l’université Alzahra de
Téhéran. «Ils ne veulent pas que
les sanctions soient levées.»
Saeed Laylaz, économiste
proche du président Rohani,
estime pour sa part que l’économie iranienne a été mise à
genoux plus par une mauvaise
gestion que par les sanctions.
Emprisonné après la répression
des manifestations de
2009 contre l’élection présidentielle ayant permis de reconduire
Mahmoud Ahmadinejad pour un
second mandat, il ne sous-estime
pas l’hostilité à l’ouverture économique de ceux qui ont des
positions acquises. «Je pense fermement qu’une certaine frange
du régime a et a eu le projet de
créer des sanctions contre l’Iran
pour dissimuler sa mauvaise
gestion et le pillage de la
richesse économique qu’elle a
organisé.»
Reuters
19
M O N D E
Dimanche 29 mai 2016
ALORS QUE L’OFFENSIVE CONTRE DAECH S’INTENSIFIE
Des centaines de civils fuient Falloudja
Des centaines de civils ont fui la zone de Falloudja, dans le centre de l’Irak, alors que les offensives contre
le groupe terroriste Daech dans cette ville et dans la province de Raqa, en Syrie, s’intensifient
Par
la Rédaction Internationale
a coalition a intensifié ses
raids, affirmant avoir tué
un des chefs des groupes
armés à Falloudja, une ville
située à 50 kilomètres à l’ouest
de Baghdad et que les forces irakiennes tentent de reprendre à
Daech. Les forces irakiennes ont
lancé depuis lundi une offensive
pour reprendre Falloudja, tenue
par Daech depuis 2014. Elles ont
atteint trois ponts menant à la
ville, selon l’armée irakienne.
Mais le groupe terroriste a
recours «aux voitures piégées,
aux attaques suicide et aux
tireurs embusqués». Des
centaines d’Irakiens ont fui le
secteur de Falloudja avec l’aide
des forces gouvernementales.
L’ONU a confirmé que 800 personnes avaient réussi à fuir
Falloudja depuis le début de
l’offensive, estimant que
50 000 civils y vivaient encore
dans des conditions dramatiques,
la nourriture étant «rare et les
médicaments épuisés». En Syrie,
la coalition a également intensifié ses frappes contre Daech
dans la province de Raqa en
appui à un assaut terrestre
majeur de forces arabo-kurdes
(FDS) lancé mardi. En Irak
Photo : DR
L
comme en Syrie l’inquiétude
croit sur le sort des civils pris au
piège dans les combats. Le
Conseil de sécurité de l’ONU a
discuté vendredi du désastre
humanitaire en Syrie, où plus de
280 000 personnes ont été tuées
et des millions d’autres jetées sur
les routes depuis 2011. Selon le
chef des opérations humanitaires
de l’ONU, Stephen O’Brien, le
nombre de civils syriens assiégés
par divers groupes armés en
Syrie a augmenté de 75 000 pour
atteindre 592 700 personnes.
«Ces chiffres sont choquants,
car ils montrent la nette détérioration de la situation des civils,
alors même qu’une cessation des
hostilités est en place» en Syrie
depuis fin février, a déclaré
O’Brien au Conseil de sécurité
depuis Genève. Même si l’alliance arabo-kurde exclut dans
l’immédiat un assaut contre la
capitale provinciale Raqa, le plus
important fief de Daech en Syrie,
les civils cherchent à la quitter
mais en sont empêchés par
Daech. Environ 300 000 personnes vivent dans la ville de
Raqa, où Daech utilise les civils
comme boucliers humains. Des
familles ont toutefois pu s’échapper et rejoindre la province
d’Idleb dans le nord-ouest.
Après que la Turquie ait accusé
les Etats-Unis d’«hypocrisie», à
propos de la présence des soldats
américains, dont certains arboraient l’insigne des YPG, milice
considérée comme «terroriste»
par Ankara. Les Etats-Unis ont
demandé à leurs soldats d’ôter
ces écussons.
A l’ouest de la province de
Raqa, dans celle d’Alep, Daech
menace toujours en progressant
en direction des localités d’Azaz
et de Marea, proches de la frontière turque et tenues par les
rebelles. «Nous sommes terriblement inquiets pour environ
100 000 personnes prises au
piège entre la frontière turque et
les lignes de front», a affirmé
Médecins sans frontières (MSF).
R. I.
LE DOSSIER MINE LES RELATIONS ENTRE CES ALLIÉS AU SEIN DE L’OTAN
Par
Fulya Ozerkan, Gokan Gunes
et Nicolas Revise de l’AFP
«TERRORISTES» pour
Ankara, rempart contre l’Etat
islamique pour Washington : la
Turquie et les Etats-Unis se sont
affrontés à propos des combattants kurdes de Syrie, un dossier
qui empoisonne les relations
entre ces alliés au sein de l’Otan.
«Hypocrisie», «deux poids, deux
mesures», «inacceptable» : le
chef de la diplomatie turque,
Mevlüt Cavusoglu, a lâché ses
coups contre les Etats-Unis, dont
des militaires des forces spéciales ont été photographiés par
l’AFP dans le nord de la Syrie
arborant sur leurs uniformes l’insigne des Unités de protection du
peuple (YPG), une milice kurde
considérée comme «terroriste»
par Ankara. «Il est inadmissible
que des soldats des Etats-Unis
[...] utilisent l’insigne d’un
groupe terroriste», a dénoncé le
ministre turc devant la presse à
Antalya (sud). «Nous leur
recommandons de porter des
badges de Daech (acronyme
arabe de l’EI), du Front alNosra lorsqu’ils sont ailleurs en
Syrie, et de Boko Haram lorsqu’ils vont en Afrique», a-t-il
ironisé.
Le Pentagone a reconnu la
présence à des fins de «conseil et
d’assistance» de soldats
américains dans la province de
Raqa, fief du groupe EI, où une
coalition de combattants kurdes
et arabes (Forces démocratiques
syriennes, FDS) a lancé une
offensive majeure contre les
djihadistes.
Dans un geste d’apaisement à
l’égard de l’allié turc ulcéré,
Washington a demandé à ses
militaires photographiés d’ôter
l’écusson des YPG, a annoncé le
colonel Steve Warren, porteparole de la coalition militaire
internationale contre l’EI en
Syrie et en Irak. Mais pas question d’abandonner les YPG.
«Nous allons continuer à les soutenir», a même affirmé le porteparole du département d’Etat,
Mark Toner. Ce diplomate américain a nié toute crise avec
Ankara, assurant que les EtatsUnis «comprenaient les inquiétudes de la Turquie» sur le
dossier kurde.
Il faut dire qu’aux yeux
d’Ankara les milices YPG sont
étroitement liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),
organisation jugée «terroriste»
par la Turquie, accusée d’avoir
commis des attentats à Ankara
et qui mène depuis 1984 une
rébellion meurtrière.
Pour Washington aussi, le
PKK est une «organisation
terroriste étrangère». Mais «au
contraire, les YPG, comme
d’autres forces dans le nord de
la Syrie, combattent efficacement
l’EI», a souligné l’Américain
Toner.
De fait, ces combattants
kurdes se sont forgé une réputation de redoutables fantassins en
chassant l’an dernier les
djihadistes de l’EI de la ville
syrienne de Kobané, à la
frontière turque.
En fait, «les Etats-Unis voient
les YPG comme un acteur local
avec qui coopérer en Syrie, alors
que la Turquie les considère - à
juste titre - comme les partenaires du PKK en Syrie», résume
l’expert Ozgür Unlühisarcikli, du
German Marshall Fund, pour qui
«il est improbable que les deux
camps surmontent leurs différends dans un avenir proche».
A long terme, le soutien américain aux combattants kurdes
risque de provoquer une «érosion de la confiance» entre
Washington et Ankara, analyse
pour l’AFP Soner Cagaptay, du
centre de réflexion Washington
Institute.
Pour l’expert, «la Turquie et
les Etats-Unis mènent deux
guerres différentes en Syrie :
Washington contre l’EI et
Ankara contre (le président
syrien Bachar) al-Assad». Et
«tant que cela sera le cas, les
deux pays continueront d’être en
désaccord au sujet des alliances à
nouer en Syrie», explique-t-il.
Longtemps accusée de soutenir des éléments radicaux
opposés au président syrien, la
Turquie a fini par rejoindre la
coalition internationale anti-EI et
met à disposition sa base
aérienne d’Incirlik (sud) pour
des bombardiers de plusieurs
pays alliés. Mais en parallèle, la
Turquie, qui dit ne faire «aucune
Photo : DR
Ankara et Washington s’affrontent sur les Kurdes de Syrie
différence» entre les groupes
«terroristes», continue de voir
dans les YPG une menace pour
ses intérêts. Invoquant régulièrement la fable du «Scorpion et la
Grenouille», le président turc
Recep Tayyip Erdogan estime
que les groupes «terroristes»
finissent toujours par «piquer»
ceux qui les soutiennent. Jeudi,
la présidence turque avait
déploré la décision de plusieurs
pays européens, dont la France et
l’Allemagne, d’autoriser le Parti
de l’union démocratique (PYD),
aile politique des YPG, à ouvrir
des antennes sur leurs territoires.
Si le PKK figure sur la liste
des organisations «terroristes»
des Etats-Unis et de l’Union
européenne, les Occidentaux
refusent d’y ajouter les Kurdes
de Syrie, malgré les demandes
répétées d’Ankara.
AFP
M A G A Z I N E
Dimanche 29 mai 2016
L’HUMANITÉ A L’OBLIGATION DE LE RÉPRIMER ET DE LE PUNIR
APRÈS UN ÉCHEC
DE LA MANŒUVRE
JEUDI DERNIER
Un ministre sud-africain veut changer
la Constitution pour criminaliser le racisme
e ministre sud-africain des
Arts et de la Culture, Nathi
Mthethwa, a souligné mardi
la nécessité de criminaliser le
racisme en amendant la Constitution.
«L’humanité a l’obligation de
réprimer et de punir ce crime (le
racisme)», a déclaré M. Mathewa
aux députés, lors d’un débat sur le
racisme au Parlement.
«Nous ne pouvons pas
contrôler l’attitude des gens, toutefois nous pouvons contrôler leur
comportement en pénalisant le
racisme. Nous devons si nécessaire
amender la Constitution», a
déclaré le ministre.
Malgré les progrès réalisés par
l’Afrique du Sud, l’héritage structurel du colonialisme, de la ségrégation et de l’apartheid restent
profondément enracinés comme en
témoignent la structure coloniale,
sexiste et super-exploitatrice de
l’économie, la répartition spatiale
du développement et du sous-développement, enfin les conditions
sociales, les ressources humaines et
les infrastructures, a déclaré
M. Mathewa.
Cet héritage structurel se traduit
en particulier par la pauvreté de
masse et l’inégalité extrême, des
facteurs inhérents au colonialisme
et à l’apartheid, a-t-il dit.
L’Afrique du Sud a subi une nouvelle vague d’actes racistes depuis
le début de l’année. Cette vague de
tensions a débuté à la Nouvelle
Année lorsque Penny Sparrow, une
agent immobilier, a qualifié les
noirs de «singes». Ses propos
ont été repris dans des
commentaires racistes sur les
La Nasa a encore
tenté hier de déployer
un module gonflable
à l’ISS
Photo : DR
L
médias sociaux. Ces propos
anti-noirs ont également attisé un
sentiment anti-blancs.
Les incidents racistes récents
expriment l’opinion de ceux qui
ont profité de l’apartheid et qui
souhaitent conserver le statu quo, a
déclaré M. Mathewa. Ceux qui
parlent et pensent en termes de
haine de l’autre expriment une
allégeance non pas à l’Afrique du
Sud du présent mais à la perpétuation des horreurs passées, a-t-il dit.
«Même si le racisme montre son
visage de temps à autres, nous
devons progresser avec une
détermination inflexible dans notre
programme de transformation
économique radicale», a observé le
ministre. «Le racisme nous tue. Ce
n’est pas juste une métaphore.
C’est aussi vrai littéralement», a-t-
ilsouligné. Le racisme ne sera pas
surmonté simplement par la parole,
a déclaré M. Mathewa.
Le racisme, comme beaucoup
d’autres maux de la société, est le
produit d’une société bâtie sur le
colonialisme et son dérivé, l’apartheid, pour le bénéfice d’une toute
petite partie de la population, a-t-il
dit.
APS
UN VOL EN LIGNE DE 81 MILLIONS DE DOLLARS
Les pirates de la Banque centrale du Bangladesh
liés à d’autres attaques, dont Sony
LES RESPONSABLES du
piratage de la Banque centrale du
Bangladesh, un vol en ligne de
81 millions de dollars, sont liés à
une série de cyber-attaques contre
des institutions financières en Asie
et peut-être contre les studios
Sony, selon une étude publiée
vendredi. «Le logiciel malveillant
utilisé par le groupe (de pirates) a
également été déployé dans des
attaques visant une banque aux
Philippines. De plus, les codes de
certains outils utilisés partagent
des similarités avec le logiciel malveillant ayant servi à des piratages
historiques liés à un groupe
baptisé Lazarus», ont indiqué jeudi
sur un blog des chercheurs de la
société de sécurité informatique
américaine Symantec. «La piste de
ces attaques remonte jusqu’à
octobre 2015, deux mois avant la
découverte d’un piratage raté au
Vietnam, qui est de facto l’incident
le plus ancien répertorié», ont-ils
ajouté.Et, selon eux, le logiciel
malveillant activé contre ces établissements bancaires partage des
lignes de codes avec celui utilisé
dans l’attaque d’envergure de Sony
Pictures Entertainment (SPE) fin
2014. Le 5 février, des pirates
informatiques ont réussi à faire
transférer 81 millions de dollars
que la banque centrale bangladaise
détenait sur un compte à l’antenne
de New York de la banque centrale
américaine (Fed), sur des comptes
bancaires aux Philippines. De là,
l’argent a atterri dans des casinos
philippins. Symantec affirme que
les auteurs de ce «casse» informatique sont les mêmes que ceux
ayant tenté de s’en prendre à la
Tien Phong Bank au Vietnam.
Selon elle, le logiciel malveillant a
été lié au groupe Lazarus, montré
du doigt pour le piratage spectaculaire de Sony qui, selon les autorités américaines, a été
commandité par la Corée du Nord.
Fin novembre 2014,
47 000 employés ou ex-employés
de SPE, dont des célébrités, avaient
vu leurs emails volés, de même que
leurs numéros de sécurité sociale,
adresses, salaires, et autres informations confidentielles.Les auteurs
exigeaient que SPE renonce à diffuser une comédie sur le dirigeant
nord-coréen Kim Jong-Un, «L’interview qui tue». «La découverte
de piratages supplémentaires
fournit de nouvelles preuves que le
groupe impliqué mène une vaste
campagne contre des cibles financières dans la région» d’Asie du
Sud-Est, a relevé la société.
LES NATIONS UNIES ont
refusé jeudi le statut d’ONG au
Comité pour la protection des journalistes (CPJ) après sa demande
d’accréditation.
Dix pays membres du comité
des ONG de l’ONU se sont
opposés à cette demande, dont la
Russie, la Chine et l’Afrique du
Sud, lors d’un vote jeudi.
Azerbaïdjan, Burundi, Cuba,
Nicaragua, Pakistan, Soudan et
Venezuela ont aussi voté contre.
Le statut spécial d’ONG permet
d’accéder plus facilement aux
locaux de l’ONU et est censé
donner voix au chapitre à la société
civile. La demande du CPJ date de
2012 mais elle avait été repoussée
sept fois auparavant sans vote par
des artifices de procédure.
Pour le directeur du CPJ, Joel
Simon, il est «triste» de constater
que les Nations unies soutiennent
la liberté de la presse dans leurs
résolutions mais refuse d’accorder
un statut spécial à une organisation
qui peut les aider à prendre des
décisions dans ce domaine.La
Grèce, la Guinée, la Mauritanie, les
Etats-Unis et l’Uruguay ont voté
en faveur de l’admission du CPJ.
La Turquie, l’Inde et l’Iran se sont
abstenus.
L’ambassadrice américaine
auprès des Nations unies,
Samantha Power, s’est déclarée
«extrêmement déçue» et a indiqué
que les Etats-Unis allaient
demander en juillet un nouveau
vote sur la candidature du CPJ de
la part de l’ensemble des membres
du Conseil économique et social de
l’ONU, dont le comité des ONG
dépend.
L’ONU refuse un statut d’ONG au Comité
pour la protection des journalistes
21
LA NASA a de nouveau
essayé tôt hier de déployer le
premier module gonflable expérimental, développé avec la société
américaine Bigelow Aerospace,
qui est amarré à la Station spatiale
internationale (ISS), après un
échec de la manoeuvre jeudi.
«Nous avons rencontré une
résistance plus élevée que ce que
prédisaient nos modèles», a
expliqué vendredi lors d’une
conférence de presse téléphonique
Jason Crusan, responsable à la
Nasa des systèmes avancés
d’exploration spatiale.
«Nous avons alors décidé
d’arrêter la pressurisation du
module», a-t-il ajouté expliquant
les difficultés rencontrées jeudi
matin pour déployer le module
appelé «Bigelow Expandable Activity Module» ou Beam.
Le Beam fait partie d’expériences de la Nasa pour tester des
habitats gonflables, qui sont plus
légers et moins encombrants et qui
pourraient un jour être utilisés sur
Mars ou la Lune.
De son côté Bigelow Aerospace qui a construit le module
aux termes d’un contrat de
17,8 millions de dollars avec la
Nasa, a précisé dans un communiqué que «le Beam était resté plié
pendant beaucoup plus longtemps
que prévu initialement», soit
quinze mois au lieu de cinq mois.
Cela pourrait avoir affecté la
souplesse du matériau - du Kevlar,
un thermoplastique extrêmement
résistant -, qui forme l’enveloppe
du module, explique la firme.
Le BEAM, d’une masse de
1,4 tonne, mesure quatre mètres de
long sur 3,23 mètres de diamètre
quand il est entièrement gonflé
avec de l’air respirable.
Son volume est ainsi multiplié par
4,5 ce qui procure un espace de
16 mètres cubes, soit l’équivalent
d’une petite chambre.
Si le module connaît encore des
problèmes pour être déployé
samedi, une prochaine tentative
n’aura pas lieu avant mercredi ou
jeudi, a dit Jason Crusan. «Nous
finirons par le déployer»,
a-t-il assuré.
Le Beam a été acheminé à
l’avant-poste orbital par le
vaisseau de fret non-habité
Dragon, de la société SpaceX, le
10 avril. Il avait été amarré à l’ISS
quelques jours après à l’aide du
bras télémanipulateur de la
Station.
Ce test de ce module amarré à
l’ISS permettra aux scientifiques
et ingénieurs d’évaluer ses performances et plus particulièrement de
déterminer s’il peut offrir une
protection contre les radiations
solaires et cosmiques ainsi que
contre les micrométéorites et
autres débris spatiaux en plus des
températures extrêmes.
Les astronautes actuellement
dans la Station spatiale devraient
en principe entrer dans le module
une fois déployé et y revenir plusieurs fois par an pendant la
période de deux ans prévue pour
cette expérience. Ils relèveront les
données et mesures recueillies par
les capteurs se trouvant à l’intérieur du BEAM et évalueront aussi
régulièrement l’état du module.
www.latribunedz.com
LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ETAT AMÉRICAIN,
THOMAS SHANNON, AFFIRME :
Dimanche 29 mai 2016
MÉTÉO
Centre Max. 25°
Min 13°
«Nous n’allons pas installer
une base militaire en Afrique»
Par
Venteux
Ouest
Max. 25°
Venteux
Min 16°
Est
Max. 27° Peu
Min 12° Nuageux
Sud
Max. 42° Peu
Min 24° Nuageux
Hasna Yacoub
e sous secrétaire d’Etat
américain en charge des
Affaires politiques, Thomas
Shannon a affirmé hier à
Washington, dans une déclaration à
l’APS, que les Etats-Unis étaient
prêts à fournir l’aide nécessaire à la
Libye dans sa lutte contre l’Etat
Islamique (EI/Daech), mais
n’avaient pas l’intention de mettre
en place une base militaire dans la
région. «Nous pouvons apporter à
la Libye l’aide dont elle a besoin,
mais nous n’allons pas installer
une base militaire dans la région»,
a déclaré le diplomate, mettant fin
ainsi aux rumeurs sur les ambitions
d’Africom de créer un quartier
général pour son commandement
en Afrique et auxquelles plusieurs
pays africains s’y sont opposés
ouvertement. Pour rappel, le
Commandement des États-Unis
pour l’Afrique (en anglais United
states africa command ou Africom)
a été créé par le Département de la
Défense des États-Unis en 2007 et
est entré en fonction en 2008. Mais
sa création a été précédée de polémiques sur les véritables intentions
américaines en Afrique. Pour de
nombreux observateurs, Africom
est l’expression de la volonté
américaine d’établir des bases
militaires sur ce continent. Pour
d’autres, ce commandement s’inscrit dans le soutien américain au
renforcement des capacités
africaines de maintien de la paix
amorcé depuis 1996. Entre ces
deux lectures, les explications
officielles américaines permettent
de dégager une troisième lecture
selon laquelle Africom sert les
intérêts africains afin de mieux
défendre ceux des Etats-Unis sur le
continent. Pour revenir aux déclarations de M. Thomas Shannon sur
le dossier libyen, ce dernier a
estimé que «le moment est venu
pour que les différentes factions en
Libye soutiennent le gouvernement
d’union libyen et commencent à
constituer les forces de sécurité
pour protéger la Libye et lutter
contre Daech», ajoutant cependant
qu’«une action militaire en Libye
est nécessaire pour lutter contre le
Source
L
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........03.44
Echourouk ...05.32
Maghreb ....20.02
Icha ............21.39
Photo :DR
„ M. Sellal reçoit le Conseiller d’Etat chinois, chargé de la gestion
et du développement du secteur public
groupe terroriste autoproclamé
Daech». L’adjoint de Kerry a
confirmé que des milices seront
armées en Libye par les Etats-Unis
tout en précisant que «c’est une
décision que le gouvernement
d’union libyen va prendre et nous
allons travailler avec lui sur ce
dossier. La décision n’est pas de
notre ressort, nous allons travailler
avec ce gouvernement pour
déterminer les milices à armer et
comment les armer». Tenant à
appuyer le respect de la légalité
internationale par les Etats-Unis, le
diplomate a déclaré qu’en cas
d’une nouvelle coalition militaire
conduite par l’Italie en Libye, le
rôle de son pays sera «celui des
partenaires de la Libye qui est de
soutenir le gouvernement d’union
libyen et de l’aider à trouver les
moyens d’établir les institutions
nécessaires en mesure de lutter
contre l’EI et protéger les
frontières libyennes». Questionné
sur les dernières «confessions» du
président Obama qui a jugé
l’intervention de 2011 comme une
débâcle, la qualifiant de pire erreur
de sa présidence, le sous-secrétaire
d’Etat américain a reconnu que
«l’Algérie avait raison en ce qui
concerne le règlement de ce conflit
en privilégiant la voie du dialogue
et de la diplomatie». Et concernant
l’Algérie, il n’a pas manqué d’évoquer son «expérience pertinente»
en matière de lutte contre le terrorisme. «L’Algérie est notre partenaire majeur, elle a une expérience
qui est très pertinente par rapport
aux pays du Moyen-Orient et du
Maghreb qui actuellement sont en
train de travailler pour contrer
le Djihadisme», a indiqué
M. Shannon ajoutant que
«l’Algérie a montré un grand
courage et des objectifs dans sa
lutte contre le djihadisme en sécurisant l’Etat et les citoyens. Nous
estimons que nous avons beaucoup
à apprendre».
Le responsable a affirmé que la
coopération sécuritaire entre les
Etats-Unis et l’Algérie «est en
mouvement, elle est tout le temps
en progression (…) L’éventuel
élargissement de cette coopération
au transfert technologique est une
vision positive sur laquelle les deux
pays doivent travailler». Et de
conclure que cette coopération
gagnerait à inclure un soutien à la
diversification économique de
l’Algérie à travers le développement des investissements américains et les échanges commerciaux
entre les deux pays.
H. Y./APS
SELON LE P-DG DE SONATRACH, AMINE MAZOUZI
Perspectives énergétiques prometteuses dans le Sud-ouest
LA RÉGION du Sud-ouest du
pays offre des perspectives énergétiques prometteuses, a affirmé, hier
à Adrar, le P-dg du Groupe pétrolier Sonatrach, Amine Mazouzi.
«La région du Sud-ouest du pays
offre des perspectives énergétiques
prometteuses à court terme, et
Sonatrach entend, au titre des
plans d’action, développer la production et réaliser de nouvelles
explorations dans cette région
pour consolider les capacités de
production en avenir», a souligné,
M. Mazouzi en marge de l’inspection des entreprises pétrolières établies sur le territoire de la wilaya
d’Adrar. Le P-dg a, lors de sa
visite, inspecté l’unité de séchage
de gaz dans la commune de S’bâa,
Dohr...........12.46
Assar ..........16.36
à 40 km au nord du chef-lieu de la
wilaya d’Adrar, d’une production
actuelle de 700 000 M 3 de gaz/
jour, pour passer prochainement à
plus de 1,4 million M3/J, selon les
explications fournies par les
responsables de cette unité. Cette
installation énergétique assure
l’alimentation en gaz des centrales
éclectiques des communes de
Timimoune, Adrar, Zouïat-Kounta
et la raffinerie du pétrole installée
dans la région de S’bâa. Cette
dernière, qui a fait également objet
de la visite du P-dg de Sonatrach
où il a pris connaissance des unités
de maîtrise, de traitement et le
laboratoire, offre une production
de brut de 600 000 tonnes/an de
pétrole brut. M. Mazouzi a, à cette
occasion, rendu hommage aux
efforts fournis par les employés,
notamment les jeunes de la région,
qui, a-t-il-dit, ont «relevé le défi en
récupérant cette unité en entité
purement nationale après avoir été
un partenariat algéro-chinois».
Il a, à ce titre, mis en valeur la
parfaite coordination entre
l’entreprise et les responsables
locaux de secteur de l’énergie qui
ont largement contribué à la
réalisation de cet acquis.
Regroupant actuellement un
personnel de 460 employés, cette
raffinerie assure également la
production d’autres dérivés du
pétrole, dont divers carburants à
alimenter différentes régions du
pays.
APS
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a reçu samedi à Alger, le Conseiller d’Etat
chinois, chargé de la gestion et du développement du secteur public, Wang Yong,
qui effectue une visite de travail en Algérie, indique un communiqué des services
du Premier ministre. «La rencontre a été l’occasion d’apprécier l’état d’évolution des
relations algéro-chinoises dans les différents domaines, sous l’impulsion des plus hauts
responsables et à la faveur des échanges de visites marquées par la signature de
nombreux accords de coopération», souligne la même source. Les deux parties «ont,
à ce propos, tenu à exprimer leur satisfaction quant aux résultats enregistrés et au
regard du développement des relations bilatérales dans le domaine économique». La
même source ajoute qu’«afin de consolider les acquis, il a été retenu de faire un effort
particulier pour encourager et développer le partenariat dans la sphère productive
notamment l’industrie, le bâtiment, l’agriculture, le transport et les nouvelles
technologies de la communication». L’audience s’est déroulée en présence du
ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb.
„ Relizane : deux morts et trois blessés dans un accident de la route
Deux personnes ont trouvé la mort et trois autres ont été grièvement blessées
dans un accident de la circulation survenu, hier à Zemmoura (20 km au sud de la
ville de Relizane), a-t-on appris auprès des services de la Protection civile.
L’accident s’est produit dans la matinée lorsqu’un camion semi-remorque est entré
en collision avec un véhicule touristique au niveau du lieu-dit Chehabiya sur la
RN23 selon la même source. Les victimes, deux femmes âgées de 53 et 64 ans,
sont décédées sur place, alors que les blessés, grièvement atteints, ont été
transférés vers la polyclinique de Zemmoura alors que les corps de deux
victimes ont été déposés à la morgue de l’Établissement public hospitalier
Mohammed-Boudiaf de Relizane.
„ Djelfa : quatre personnes, dont 3 adolescents, mortes noyées
dans une mare d’eau
Quatre personnes, dont 3 adolescents, sont mortes, hier, par noyade dans une
mare d’eau de la commune de Sidi Bayzid, à 55 km à l’est de Djelfa, a-t-on appris
auprès de la Protection civile de la wilaya. Une équipe de plongeurs de la
Protection civile de Djelfa est intervenue pour repêcher les corps de quatre
personnes noyées, faisant partie d’un groupe d’excursionnistes, d’une école
coranique, sorti en villégiature dans la région, a-t-on ajouté de même source. Il
s’agit d’un jeune (26 ans) enseignant (le Coran), et de 3 élèves âgés entre 14 et
17 ans, morts noyés dans une mare d’eau du lieu dit Chaiaà, de la route de
Sidi Bayzid, est-il précisé. Les dépouilles des victimes ont été transférées vers
l’hôpital du chef-lieu de wilaya, selon le directeur local de la Protection civile, le
lieutenant colonel Amichi Hakim.
„ Tentative d’émigration clandestine de 15 personnes déjouée
au large d’El Kala
Une tentative d’émigration clandestine de 15 personnes, à bord d’une embarcation
de construction artisanale, a été déjouée hier matin par les Garde-côtes d’Annaba
au nord d’El Kala, indique le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un
communiqué. «Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, des unités
des Garde-côtes d’Annaba (5e région militaire) ont déjoué, ce matin du 28 mai 2016 à
4h40, une tentative d’émigration clandestine de quinze (15) personnes à bord d’une
embarcation de construction artisanale à 4 miles au nord d’El Kala», note la même
source. «Cette intervention s’est déroulée dans de bonnes conditions», précise le
communiqué.
„ M. Tebboune examine avec le DG de CSCEC les projets réalisés
par la société chinoise en Algérie
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a examiné
hier à Alger avec le directeur général de la société chinoise de réalisation «China state
construction engineering cCorporation»(Cscec), Guan Qing les «moyens d’échange
d’expertises, de suivi et de concertation» dans le cadre des projets d’habitat et
d’équipements publics attribués à la société en Algérie. La rencontre s’inscrit dans le
cadre du renforcement des relations bilatérales et des liens historiques existant entre les
deux peuples en vue de développer la coopération bilatérale dans tous les domaines, a
indiqué un communiqué du ministère. M. Qing a affirmé dans ce sens que les travaux de
réalisation des projets confiés à la société chinoise en Algérie avancent à un rythme
accéléré ajoutant que le projet de la grande mosquée d’Alger sera livré dans les délais
fixés. M. Tebboune s’est dit pour sa part «satisfait du partenariat fort et de la coopération
fructueuse avec la partie chinoise dans le secteur de l’habitat, de l’urbanisme, de la ville et
des équipements publics», a ajouté le communiqué.
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