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Colère contre Dieu

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Lacolère:vivrelecombatdeJacob.
Lesmiraclespeuventsemblerinjustes.
Desmiracles,ilyenatouslesjours.Despetitsdiscretsoudesgrosfascinantscomme
ces deux résurrections (ou plutôt réanimations). J’y crois profondément et j’ai été témoin
d’uncertainnombredechosesincroyablesquejevousraconteraiunjour!J
Pourtantlesmiracles,c’estcommelesantibiotiques,çan’estpasautomatique…jele
dis sur le ton de l’humour, mais c’est un point essentiel. Un jour on m’a raconté que des
protestants évangélique avaient expliqué à une dame atteinte d’un cancer en phase
terminalequesiellen’avaitpasétéguérie,c’estparcequ’ellenecroyaitpasassezetquesa
prièren’étaitpasassezintense.Jésusafaitquelquesmiraclesmaistrèspeuauregarddes
souffrancesdesontemps…parmivous,iladûyavoirquelquesmiraclesmaisilsnesontpas
proportionnelsàvotrefoisinonilyenauraitbeaucoupplus!
Serait-cedûaufaitquenosdésirsnesontpaslégitimes?Allonsdonc!Souventonse
moquedesenfantsquiontpriépourqueleurhamsternemeurepas…maisquandc’estun
fils ou une fille qui meurt? Quand c’est son époux ou son épouse… n’est-ce pas juste de
prier?N’est-cepasdemandersimplementlajusticequededemanderunmiracle?Iln’est
pasjustequedesparentssurviventàleurenfant.Iln’estpasjustequ’unconjointsetrouve
seul…etmêmepourdespersonnesplusâgées:Unprêtremeracontaitqu’unjourilavait
enterréunmonsieurde98ans.Toutlemondedisait:«Ehoui,c’estnormal,àcetâgelàila
eu une belle vie, … etc». Tout le monde trouvait cela juste, normal… sauf la veuve. Mais
c’était elle qui avait raison!! Aucune mort n’est juste. Le philosophe Gabriel Marcel le dit
trèsbien:«aimerquelqu’un,c’estluidire:tunemourraspas».
Lacolère…contreDieu?
Faceaumal,aumalbrutcommecetteveuvequiaperdusonfils,ilestdoncnormal
d’avoirunsentimentd’injusticeoud’iniquité.Chacunvalevivredifféremment,maiscequi
estsûr,c’estquebeaucoupvontenvouloiràDieu…CommelefaitlaveuvedeSareptaquise
désespère:«Quemeveux-tu,hommedeDieu?Tuesvenuchezmoipourfairemourirmon
fils!». Comme Elie qui crie vers Dieu: «Cette veuve Seigneur, lui veux-tu du mal jusqu’à
faire mourir son fils?». Comme probablement la veuve que Jésus rencontre. L’exemple le
plus évident de la Bible est sans doute celui de Job. Il a tout perdu et en veut à Dieu. Ses
amisluireprochentsacolère:«oùtoncoeurt'entraîne-t-il,etquesignifieceroulementde
tesyeux?Quoi!C'estcontreDieuquetutournestacolèreetquetaboucheexhaledepareils
discours!»maisjobassumecequ’ilressent:«Oui,Dieum’alivréàdesinjustes.Entreles
mains des méchants, du mal, il m’a jeté. Dieu a fait de moi sa cible!! Il me cerne de ses
flèches,transpercemesreinssanspitié.Ilouvreenmoibrèchesurbrèche,etfoncesurmoi
tel un guerrier». Il reproche à Dieu non seulement de ne pas l’avoir protégé, mais même
d’avoir Lui-même commis le mal!… on retrouve la même accusation dans le psaume 88:
«Toi Dieu, Tu m’as mis au tréfonds de la fosse, dans les abîmes, tu as déversé sur moi ta
colère.Tuaséloignédemoimesamisetmesproches,macompagnec’estlaténèbre».
LecombatdeJacob
AlorsnouspouvonsvivrelecombatdeJacobauguéduyabok(Gn32,23ss).Jacob
doit traverser un gué. Vous savez que dès qu’il y a une étendue d’eau à franchir dans la
Bible, cela représente le mal. Jacob doit franchir ce mal. Et au milieu du gué, il y a un
personnagemystérieux…Cepersonnage,c’estDieumaisJacobnelesaitpas.Lepersonnage
semblevouloirempêcherJacobdetraverseretcederniervadevoirluttertoutelanuit.Aun
moment,ilestmêmeblessé.Lepersonnageluidéboitelahanche.Lasouffranceestterrible
etd’ailleursJacobvadésormaisboiterpourlerestedesesjours.AlorsàcemomentlàDieu
luidit:«lâchemoi!»…maisJacobrépond:«jenetelâcheraipasquetunem’aiesbéni».
EtJacobtientbon.Aumatin,DieubénitJacob.
Lecombatd’unevie,nouscroyonssouventquec’estcontrelediable.Enfaitc’estla
plupartdutempscontreDieu…C’estmystérieuxetbienétrangeetpourtantc’estbiencela
laviechrétienne.Dieuàunmomentnousdit:«lâchemoi»etonatouteslesraisonsdele
faire:Ilarefusécequinousparaîtuneévidence,Lui,lemaîtredetoutaconsentiàcequ’ily
ait du mal. Lui qui est soi-disant amour nous a blessé à la hanche et rend notre vie
claudicante.Alorsnous,leschrétiens,nousLuirépondons:«Jenetelâcheraipasquetune
m’aies béni»… et Dieu viendra nous bénir, au bout de la nuit, au bout de ce qui nous
paraissaitl’enferpeut-être.Ilnousbénitetdanscettebénédictionnotreregardchange.
Unpoème:despassurlesable.
Nous acceptons que Dieu ne soit pas la simple projection de nos idées humaines
étriquéesdansleciel.Nouscomprenonsquenoussommesfaitspourlacitédescieuxetnon
pour cette terre. Nous comprenons que l’amour suppose la vérité, qu’il faut perdre sa vie
pourlatrouver…Bref,nousapprenonsàaimerDieuenactesetenvéritéetnoustrouvonsla
vraievie.IlyacepoèmeSud-Américainquiillustretrèsbiencelaetquejevouslivre:
U
nenuit,j’aieuunsonge.
J’airêvéquejemarchaislelongd’uneplage,encompagnieduSeigneur.
Danslecielapparaissaient,lesunesaprèslesautres,touteslesscènesdemavie.
J’airegardéenarrièreetj’aivuqu’àchaquepériodedemavie,
ilyavaitdeuxpairesdetracessurlesable:
L’uneétaitlamienne,l’autreétaitcelleduSeigneur.
Ainsinouscontinuionsàmarcher,
jusqu’àcequetouslesjoursdemavieaientdéfilédevantmoi.
Alorsjemesuisarrêtéetj’airegardéenarrière.
J’airemarquéqu’encertainsendroits,
iln’yavaitqu’uneseulepaired’empreintes,
etcelacorrespondaitexactementaveclesjourslesplusdifficilesdemavie,
lesjoursdeplusgrandeangoisse,
deplusgrandepeuretaussideplusgrandedouleur.
Jel’aidoncinterrogé:
"Seigneur…tum’asditquetuétaisavecmoitouslesjoursdemavie
etj’aiacceptédevivreavecToi.
Maisj’airemarquéquedanslespiresmomentsdemavie,
iln’yavaitqu’uneseuletracedepas.
Jenepeuxpascomprendre
quetum’aieslaisséseulauxmomentsoùj’avaisleplusbesoindeToi."
EtleSeigneurrépondit:
"Monfils,tum’estellementprécieux!Jet’aime!
Jenet’auraisjamaisabandonné,pasmêmeuneseuleminute!
Lesjoursoùtun’asvuqu’uneseuletracedepassurlesable,
cesjoursd’épreuvesetdesouffrances,ehbien:c’étaitmoiquiteportais."
Je termine avec le témoignage d’un médecin qui avait une fille trisomique. Elle est
morteà19ansd’uncancer.Sonhandicapmentalneluipermettaitpasdecomprendrece
qui se passait et elle était dans une souffrance insupportable, sans aucun sens. Alors son
père est entré dans une grande colère. Il s’est adressé au Père: «tu dois payer!!!». Il se
battait contre Dieu mais ne le lâchait pas. Il raconte qu’un jour, il a reçu cette parole:
«Regarde,j’aipayéenacceptantquemonFilsmeurtsurlaCroixpourêtreavectafille».
Chaquesouffranceestunepetitemort…chaquesouffrancepeutêtreuncombatde
Jacob…Vivonscecombatavecpaixcarc’estuncombatdelumière,uncombatquinousfait
entrerdanslavie.
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